Mort d’un gendarme sur le Bandama : Léandre Koffi interpelle l’État sur le manque d’équipements

La disparition du maréchal des logis (MDL) Stéphane Tando Soumahoro lors d'une opération contre l'orpaillage clandestin sur le fleuve Bandama…

La disparition du maréchal des logis (MDL) Stéphane Tando Soumahoro lors d’une opération contre l’orpaillage clandestin sur le fleuve Bandama suscite une vive émotion et relance les interrogations sur les conditions d’intervention des forces de sécurité. À Yamoussoukro, le député Léandre Koffi estime que ce drame met en lumière les insuffisances matérielles auxquelles sont confrontés les agents déployés sur le terrain.

Pour l’élu de la circonscription de Yamoussoukro sous-préfecture, Kossou commune et sous-préfecture, cette tragédie doit conduire les autorités à renforcer les capacités opérationnelles des unités engagées dans la lutte contre l’exploitation illégale de l’or.

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Emporté par le courant lors d’une mission sur le fleuve Bandama

Les faits remontent au jeudi 30 juillet 2026. Des éléments de la Gendarmerie nationale menaient une opération à Allaiyaokro, dans la zone de Kossou, afin de détruire trois dragues utilisées pour l‘orpaillage illégal sur le fleuve Bandama.

Au cours de cette intervention, le MDL Stéphane Tando Soumahoro, affecté à l’escadron de Divo, a été emporté par un violent courant avant de disparaître dans les eaux. Après plusieurs jours de recherches, sa dépouille a été retrouvée le samedi 1er août, en aval du fleuve, près du village d’Allé, dans le département de Bouaflé.

« Comment intervenir sur l’eau sans bateaux ? », s’interroge Léandre Koffi

Tout en présentant ses condoléances à la famille du gendarme disparu ainsi qu’à la Gendarmerie nationale, le député Léandre Koffi a interpellé les pouvoirs publics sur les moyens mis à la disposition des forces engagées contre l’orpaillage clandestin.

« Comment peuvent-ils intervenir sur l’eau sans bateaux et autres hors-bords ? Comment peuvent-ils traquer ces bandits qui détruisent nos eaux et nos forêts sans matériels d’interventions adéquats ? », s’est interrogé le parlementaire.

Selon lui, les efforts consentis par l’État dans la lutte contre l’exploitation illégale de l’or doivent désormais s’accompagner d’un renforcement des équipements adaptés aux réalités du terrain, notamment dans les zones fluviales.

Au-delà de l’action de l’État, Léandre Koffi invite les collectivités territoriales à participer à l’amélioration des capacités opérationnelles des forces de sécurité. L’élu propose que les districts autonomes, les conseils régionaux et les autres collectivités contribuent à l’acquisition d’équipements tels que des motos tout-terrain, des quads ou encore des hors-bords, afin de faciliter les interventions dans les zones difficiles d’accès.

Pour Léandre Koffi, l’efficacité des opérations ne peut être dissociée des moyens matériels mis à la disposition des forces engagées.

« La vie de nos populations que nous gérons en dépend. La sécurité est l’affaire de tous », a-t-il conclu, plaidant pour une mobilisation collective afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.



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