Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) monte au créneau après les critiques du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) sur la hausse des prix des produits pétroliers entrée en vigueur le 1er août 2026. Dans une déclaration publiée le 2 août, le parti au pouvoir estime que le débat mérite « des faits exacts » et accuse l’opposition d’entretenir une confusion sur l’évolution réelle des prix à la pompe.
Le RHDP reconnaît que la hausse des prix de l’énergie suscite des inquiétudes chez les ménages, mais affirme que cette préoccupation ne doit pas être exploitée à des fins politiques.
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Le RHDP conteste les chiffres avancés par le PPA-CI
Le parti présidentiel réfute les montants évoqués par le PPA-CI concernant l’augmentation des carburants. Selon le RHDP, l’ajustement appliqué le 1er août correspond à une hausse de 30 FCFA sur le litre de super, passé de 875 à 905 FCFA, et de 25 FCFA sur le gasoil, désormais vendu 725 FCFA contre 700 FCFA auparavant. Les 85 FCFA d’augmentation évoqués par le PPA-CI résulteraient, selon le RHDP, d’un cumul entre les révisions tarifaires intervenues en mai et en août 2026. Le parti affirme également que certains prix cités par l’opposition « n’ont jamais figuré dans une grille officielle ».
Pour expliquer cet ajustement, le RHDP met en avant la flambée des cours mondiaux du pétrole provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le parti rappelle que la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026 a entraîné une forte hausse du prix du baril, passé de 71 dollars en février à 144 dollars en avril.
« L’État absorbe l’essentiel du choc », affirme le RHDP
Le RHDP insiste sur l’effort budgétaire consenti par les finances publiques pour contenir la hausse des prix à la pompe. Selon le parti, sans intervention de l’État, le litre de super atteindrait 1 120 FCFA et celui du gasoil 894 FCFA. Concrètement, pour chaque litre de super vendu, l’automobiliste ne supporterait qu’une hausse de 30 FCFA, tandis que l’État prendrait en charge 215 FCFA.
Le coût de ce mécanisme est estimé à près de 350 milliards de FCFA en 2026, portant à plus de 1 600 milliards de FCFA les subventions accordées depuis 2022. Le RHDP souligne également que le prix du gaz butane, largement utilisé par les ménages, est resté inchangé.
Le RHDP compare la stratégie ivoirienne à celle adoptée dans d’autres pays confrontés au même choc pétrolier. Selon lui, certains États ont laissé les hausses se répercuter intégralement sur les consommateurs, tandis que d’autres ayant supprimé brutalement les subventions ont connu une forte inflation.
À l’inverse, les pays ayant gelé artificiellement les prix auraient été confrontés à des pénuries et au développement d’un marché parallèle. Le parti estime que la Côte d’Ivoire a choisi une voie intermédiaire visant à protéger les ménages tout en préservant l’approvisionnement du marché.
Le RHDP dénonce un discours « populiste » de l’opposition
Dans sa déclaration, le RHDP rappelle également que plusieurs baisses des prix des carburants avaient été appliquées entre avril 2025 et février 2026, sans susciter, selon lui, les mêmes réactions de l’opposition. Le parti souligne que les prix réglementés sont publiés chaque mois et rappelle que les produits de première nécessité font déjà l’objet d’un encadrement des prix. Il cite également le lancement, le 30 juillet dernier, d’une opération nationale d’affichage des prix.
Concernant les propositions du PPA-CI visant à suspendre la hausse, le RHDP estime qu’elles ne sont accompagnées d’aucune solution de financement.
« Réclamer une dépense sans dire où la prendre n’est pas une proposition : c’est du populisme », affirme le parti.
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En conclusion, le RHDP condamne ce qu’il qualifie de « tentatives de manipulation et de désinformation » autour de la hausse des carburants et réaffirme son soutien au gouvernement ainsi qu’au président de la République, Alassane Ouattara.
Le parti appelle enfin les acteurs politiques et les organisations de la société civile à privilégier « la responsabilité et la vérité » dans le débat public, estimant que la gestion des conséquences de la crise pétrolière mondiale exige une approche fondée sur les faits plutôt que sur la polémique.


