Le Portugal (1-1) face à la RDC à Houston pour son grand retour en Coupe du monde après plus de 50 ans d’absence, tandis que le Ghana a créé la surprise à Toronto en battant le Panama (1-0) grâce à un but de Caleb Yirenkyi à la 95ᵉ minute. Malgré la domination de leurs adversaires, les deux équipes africaines ont fait preuve de courage et de solidité, portées par des défenses héroïques et des gardiens décisifs.
Le Portugal a rapidement ouvert le score dès la 6ᵉ minute grâce à João Neves, qui a repris de la tête un centre de Pedro Neto pour tromper le gardien congolais Lionel Mpasi. Malgré ce début difficile, les Léopards ont progressivement repris confiance et ont été récompensés juste avant la pause. Dans le temps additionnel de la première période, Yoane Wissa a profité d’un flottement dans la défense portugaise pour égaliser et remettre les deux équipes à 1-1.
En seconde période, le Portugal a largement dominé la possession et multiplié les offensives, notamment par Cristiano Ronaldo, mais la défense congolaise a tenu bon. Axel Tuanzebe s’est illustré par plusieurs interventions décisives, tandis que le gardien Dimitry Mpasi a rassuré son équipe dans les moments chauds.
La RDC a également eu des opportunités en contre-attaque, notamment avec Cédric Bakambu, dont la frappe a trouvé le poteau à la 57ᵉ minute. Malgré la pression portugaise jusqu’aux dernières secondes, les Léopards ont conservé ce précieux match nul. Avec ce résultat, la RDC signe une performance majeure pour son retour sur la scène mondiale et prouve qu’elle pourra jouer un rôle important dans le groupe K. Le Portugal, de son côté, devra se montrer plus efficace offensivement pour la suite de la compétition.
Le Ghana s’offre une victoire au bout du suspense
Après une première période difficile, le Ghana a tenté de réagir en seconde mi-temps avec ses joueurs offensifs, mais le Panama a repris le contrôle du jeu et a continué à mettre la pression sur la défense ghanéenne. Tout semblait se diriger vers un match nul lorsque les Black Stars ont frappé dans le temps additionnel, à la 95ᵉ minute.
Sur une contre-attaque rapide menée par Antoine Semenyo, puis relayée par Brandon Thomas-Asante, Caleb Yirenkyi a repris un centre au second poteau et inscrit le but de la victoire (1-0), provoquant la délivrance des supporters ghanéens.
Cette victoire place le Ghana en deuxième position du groupe L, à égalité de points avec l’Angleterre, victorieuse plus tôt dans la journée face à la Croatie (4-2) à Dallas. La différence de buts, pour l’instant favorable aux Anglais, promet déjà une course serrée pour la qualification.
À quelques jours de son entrée en lice avec la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026, Elye Wahi se retrouve au centre d’une affaire judiciaire en France. L’attaquant ivoirien de 23 ans fait l’objet d’une enquête pour des soupçons de manipulation d’événement sportif, après avoir été suspecté d’avoir volontairement provoqué un carton jaune lors d’un match de Ligue 1 avec l’OGC Nice.
Selon les informations révélées par le média britannique The Athletic, plusieurs sources proches du dossier ont confirmé que l’international ivoirien fait actuellement l’objet d’une enquête active visant à déterminer s’il a délibérément obtenu un avertissement lors de la rencontre entre Nice et Metz, disputée le 17 mai dernier. Les enquêteurs cherchent notamment à établir si le carton jaune reçu par l’ancien joueur de Montpellier Hérault Sport Club était lié à des paris suspects enregistrés autour de cette rencontre de championnat.
Une arrestation après son doublé décisif avec Nice
L’affaire a pris une nouvelle dimension le 29 mai, lorsque Elye Wahi a été arrêté par la police française. Son interpellation est intervenue quelques heures seulement après une prestation remarquée avec l’OGC Nice. L’attaquant venait alors de réaliser un match décisif lors du barrage retour de relégation face à AS Saint-Étienne. Auteur d’un doublé lors de la victoire 4-1 des Niçois, il avait permis à son équipe de conserver sa place en Ligue 1 et avait été désigné homme du match.
Le parquet de Marseille a confirmé l’interpellation d’un footballeur de 23 ans évoluant en Ligue 1 dans le cadre d’une enquête judiciaire. Après son audition en garde à vue, les autorités ont remis Elye Wahi en liberté. À ce stade, elles n’ont retenu aucune accusation officielle contre lui et poursuivent leurs investigations.
Dans une déclaration transmise à The Athletic, un porte-parole du parquet a indiqué que les investigations portaient sur plusieurs chefs d’accusation potentiels, notamment « fraude organisée », « corruption sportive organisée », « traitement des produits du crime » et « blanchiment d’argent ». Le parquet a également rappelé que le joueur concerné ne faisait pas partie de l’équipe de France engagée à la Coupe du monde 2026.
Des paris suspects autour d’un carton jaune
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’enquête aurait débuté après des alertes transmises par la Ligue de Football Professionnel concernant des mouvements de paris inhabituels lors du match Nice-Metz. Ces paris concernaient notamment la possibilité qu’Elye Wahi reçoive un carton jaune pendant la rencontre.
Les acteurs du sport appellent « correction ponctuelle » la manipulation volontaire d’un événement précis pendant un match, comme un avertissement. Les autorités cherchent donc à établir si Elye Wahi a simplement reçu un carton jaune dans le cours normal du jeu ou s’il a volontairement provoqué cet événement pour influencer des paris sportifs.
Le 17 mai, lors du déplacement de Nice à Metz, Elye Wahiavait reçu un avertissement à la 35e minute après un tacle en retard sur le défenseur messin Sadibou Sané. Quelques minutes plus tôt, l’attaquant avait déjà commis une faute sur Bouna Sarr, mais l’arbitre ne lui avait pas infligé de carton. Cet avertissement avait entraîné automatiquement sa suspension pour le match aller du barrage de relégation contre Saint-Étienne, après avoir accumulé cinq cartons jaunes durant la saison de Ligue 1.
Absent lors de la première manche, disputée le 26 mai et conclue par un match nul 0-0, Wahi avait retrouvé sa place dans le onze titulaire trois jours plus tard pour le match retour. Il avait alors livré une prestation décisive avec deux buts inscrits dans une victoire 4-1. Les spécialistes de la lutte contre la corruption sportive de la police française l’ont arrêté après cette rencontre.
Wahi a rejoint les Éléphants malgré l’enquête
Malgré cette procédure judiciaire, Elye Wahi a rejoint la sélection ivoirienne pour participer à la Coupe du monde 2026. L’attaquant ivoirien a débuté le premier match des Éléphants face à l’Équateur à Philadelphie. Il a disputé 55 minutes avant de céder sa place, après avoir notamment touché la barre transversale en seconde période. Wahi a affiché de bonnes qualités offensives aux côtés de Yan Diomande, élu homme du match, avant de céder sa place à Ange Yoan-Bonny. La Côte d’Ivoire s’était finalement imposée 1-0 grâce à un but d’Amad Diallo dans les dernières minutes.
Les Éléphants doivent désormais poursuivre leur parcours avec un prochain match contre l’Allemagne à Toronto. La Fédération Internationale de Football Association n’a pas précisé si elle connaissait l’arrestation d’Elye Wahi avant sa participation au Mondial 2026.
L’instance internationale n’a pas non plus précisé si cette enquête pouvait avoir une influence sur son éligibilité à participer à la compétition ou à voyager avec la sélection ivoirienne. La Côte d’Ivoire et Elye Wahi n’ont pas non plus communiqué officiellement sur le dossier.
Un changement de nationalité récent
Né en région parisienne en 2003, Elye Wahi a commencé sa formation au centre de formation de SM Caen avant de se révéler en Ligue 1 avec Montpellier lors de la saison 2020-2021. Après son passage à Montpellier, il a porté les couleurs de RC Lens puis de Olympique de Marseille avant de rejoindre l’Allemagne.
Il avait signé à Eintracht Francfort au début de la saison dernière, mais n’avait pas réussi à inscrire le moindre but lors de la première partie de championnat. Son prêt à Nice en janvier lui avait permis de retrouver de l’efficacité avec cinq buts en quatorze matchs de Ligue 1.
Ancien international français dans les catégories de jeunes, Elye Wahi a choisi de représenter la Côte d’Ivoire en mars 2026. Il fait désormais partie du groupe ivoirien engagé dans la Coupe du monde, alors que l’enquête judiciaire française se poursuit.
L’affaire du déguerpissement de Koumassi Campement continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué publié le 15 juin 2026, l’Observatoire du Barreau de Côte d’Ivoire pour les droits humains et la lutte contre la corruption a dénoncé plusieurs irrégularités dans l’opération de démolition menée le 3 juin dernier. L’institution annonce également la mise en place d’une assistance juridique gratuite destinée aux populations touchées.
Des centaines de familles ont été affectées par cette opération qui a entraîné la destruction d’habitations, de commerces et d’autres infrastructures sur une superficie estimée à une dizaine d’hectares. Selon l’Observatoire, de nombreux habitants se retrouvent aujourd’hui sans logement après l’intervention réalisée avec l’appui des forces de l’ordre.
Une décision de justice au cœur de la polémique
Le débat porte principalement sur l’interprétation d’un jugement rendu le 14 avril 2025 dans le litige opposant Alloui Brou Jacques à plusieurs occupants du site. L’ancien adjoint au maire de Koumassi, qui se présente également comme opérateur économique, a affirmé avoir agi sur la base de cette décision judiciaire.
Toutefois, les avocats relèvent que le jugement concernait uniquement un nombre limité de personnes clairement identifiées. Selon eux, la décision ordonnait un déguerpissement ciblé et ne prévoyait en aucun cas les démolitions massives qui ont suivi.
« On n’exécute pas une décision de justice contre des tiers »,
rappelle l’Observatoire, évoquant le principe de l’effet relatif de l’autorité de la chose jugée. Il relève également que la grosse du jugement invoquée n’autorisait pas les destructions constatées, une position qui rejoint celle exprimée par le Procureur de la République dans un communiqué daté du 10 juin 2026.
Des interrogations sur l’intervention des forces de l’ordre
L’Observatoire met également en cause les conditions de l’intervention sécuritaire ayant accompagné l’opération. Il rappelle que la circulaire n°002/MJDH/CAB du 27 juin 2022du ministre de la Justice subordonne l’intervention des forces de l’ordre à une réquisition du Procureur général. Pourtant, selon les informations recueillies et les éléments communiqués par le Parquet, les autorités n’ont délivré aucune réquisition malgré la présence d’importants effectifs sur le terrain. Une situation que les avocats considèrent comme une irrégularité majeure.
L’institution s’inquiète également d’éventuelles atteintes au droit de propriété garanti par la Constitution ivoirienne. Selon elle, les personnes concernées n’ont bénéficié ni d’une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique ni d’une indemnisation préalable avant la destruction de leurs biens. Prenant acte de l’enquête ouverte par le Procureur de la République, l’Observatoire appelle les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur les circonstances de cette opération et à déterminer l’ensemble des responsabilités engagées.
Dans le même temps, le Barreau entend accompagner les populations sinistrées dans leurs démarches. À compter du 19 juin 2026, une permanence juridique gratuite sera ouverte à la Maison de l’Avocat, à Cocody-II Plateaux. Des avocats bénévoles y recevront les victimes afin de les informer sur les recours disponibles et de les assister dans la défense de leurs droits.
L’Argentine n’a pas manqué son entrée en lice à la Coupe du monde 2026. Opposée à l’Algérie mercredi 17 juin à l’Arrowhead Stadium de Kansas City, l’Albiceleste s’est imposée avec autorité (3-0), portée par un Lionel Messi exceptionnel, auteur des trois buts de la rencontre.
Très attendus pour leur retour sur la scène mondiale, les Fennecs espéraient créer la surprise face aux champions du monde en titre. Mais les hommes de Vladimir Petkovic ont rapidement été confrontés à la maîtrise collective et à l’expérience d’une sélection argentine déterminée à défendre sa couronne.
Durant le premier quart d’heure, l’Algérie a tenté de contenir les assauts argentins grâce à un bloc défensif discipliné. Mais à la 17e minute, Lionel Messi a trouvé la faille. Profitant d’un espace dans la défense adverse, le capitaine argentin a conclu avec sang-froid pour donner l’avantage à son équipe.
Menés au score, les Algériens ont cherché à réagir en multipliant les efforts au milieu de terrain. Malgré quelques séquences offensives, les coéquipiers d’Houssem Aouar se sont heurtés à une formation sud-américaine parfaitement organisée et rarement mise en danger.
L’Argentine accélère après la pause
Au retour des vestiaires, le scénario est resté favorable à l’Argentine. Dominatrice dans la possession, la sélection de Lionel Scalonia continué d’imposer son rythme et d’étouffer les tentatives algériennes. Cette domination a été récompensée à l’heure de jeu. Après une frappe puissante d’Alexis Mac Allister repoussée difficilement par le gardien algérien Zidane, Messi a suivi l’action pour inscrire son deuxième but de la soirée et porter le score à 2-0 (60e).
Le portier algérien s’est ensuite illustré en réalisant une parade spectaculaire devant la star argentine, retardant momentanément l’échéance.
L’Algérie a tenté de relancer le suspense, notamment grâce à une frappe lointaine d’Houssem Aouar à la 69e minute. Mais les Fennecs ont manqué de précision dans le dernier geste. Lionel Messi, lui, n’a pas laissé passer sa chance. Servi idéalement par Nicolas Gonzalez à la 76e minute, l’attaquant argentin a conclu son récital d’une frappe enroulée au premier poteau, scellant définitivement le sort de la rencontre et signant un triplé retentissant.
Au-delà du succès argentin, cette performance permet à Lionel Messi d’inscrire un nouveau chapitre de sa légende. Grâce à ses trois réalisations, il rejoint Miroslav Klose en tête du classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du monde avec 16 buts.
Cette lourde défaite complique en revanche la situation de l’Algérie dans le groupe J. Les hommes de Vladimir Petkovic devront impérativement réagir lors de leurs prochaines rencontres face à la Jordanie, le 23 juin, puis contre l’Autriche, le 28 juin, pour espérer poursuivre leur aventure dans ce Mondial 2026. De son côté, l’Argentine envoie un message fort à ses concurrents et confirme, dès son premier match, son statut de prétendante au sacre mondial.
Réunis mardi 16 juin 2026 à Abidjan dans le cadre du sommet de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana, les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama ont affiché leur volonté de défendre davantage les intérêts des producteurs africains sur le marché international.
À eux deux, les deux pays représentent environ 60 % de la production mondiale de cacao. Face aux incertitudes du marché, aux fluctuations des prix et aux nombreux défis qui fragilisent la filière, les deux chefs d’État misent sur une réponse commune.
Vers une stratégie commune sur les prix du cacao
À l’issue des travaux, Abidjan et Accra ont annoncé plusieurs décisions majeures, notamment l’harmonisation des prix du cacao entre les deux pays et l’alignement du calendrier des campagnes de commercialisation. Les deux États ont également décidé d’élargir l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana à d’autres producteurs africains, notamment le Cameroun et le Nigeria. L’objectif est de renforcer la coordination continentale et de permettre aux pays producteurs de parler d’une seule voix face aux acteurs internationaux.
« Nous devons agir ensemble »,
Ont déclaré les deux dirigeants devant les délégations ivoirienne et ghanéenne. Le président ivoirien Alassane Ouattaraa rappelé les difficultés auxquelles fait face la filière cacao. Il a notamment évoqué le vieillissement des plantations, les effets du changement climatique et les conséquences de l’orpaillage illégal sur les terres agricoles. Selon lui, la volatilité des cours internationaux fragilise les revenus des planteurs et pèse sur les économies nationales.
« La volatilité des prix pèse sur les revenus de nos planteurs et nos finances publiques : aucun de nos États ne peut, à lui seul, absorber de tels chocs », a-t-il souligné.
De son côté, le président ghanéen John Dramani Mahama a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération scientifique entre les deux pays. Il a appelé à une mise en commun des recherches pour lutter contre les maladies qui menacent les plantations, notamment le swollen shoot, une maladie qui affecte fortement les cacaoyers en Afrique de l’Ouest.
Suite a cette rencontre, la Côte d’Ivoire et le Ghana ambitionnent de bâtir une filière cacao plus résiliente, capable de mieux protéger les producteurs et de renforcer le poids de l’Afrique dans l’économie mondiale du cacao.
Face à la montée de la menace jihadiste dans la sous-région, Abidjan veut relancer la coopération sécuritaire avec Bamako et Ouagadougou. Le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, appelle à une coordination régionale pour mieux combattre le terrorisme.
Le vice-Premier ministre s’est exprimé mardi en marge du salon international de la défense Eurosatory, organisé à Paris. Selon lui, aucun pays ne peut combattre seul la menace terroriste qui touche plusieurs États ouest-africains.
« Je reste convaincu d’une chose, Le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un État. Il faut une collaboration et une mutualisation des forces », a déclaré Téné Birahima Ouattara. « Avec le Burkina, par exemple, on a engagé la possibilité de pouvoir mener des opérations communes ensemble. Il y a eu un arrêt que je qualifierais de brutal (en juin 2024, ndlr) et depuis, il n’y a rien du tout. Mais c’est souhaitable que nous puissions avoir ce type de partenariat pour essayer de faire face au terrorisme », a-t-il ajouté, en se disant « sincèrement prêt » à reprendre une coopération, si ses deux voisins le souhaitent.
Des relations marquées par des tensions diplomatiques
Les relations entre Abidjan, Bamako et Ouagadougou se sont fragilisées après les changements politiques survenus au Mali en 2020 et au Burkina Faso en 2022. Ces évolutions ont entraîné la suspension de plusieurs cadres de coopération, notamment dans le domaine sécuritaire. Le ministre ivoirien a toutefois rappelé que des échanges avaient déjà permis d’envisager des opérations conjointes avec le Burkina Faso le long des frontières. Cette dynamique a cependant été interrompue en juin 2024.
Pour Téné Birahima Ouattara, une reprise de ces mécanismes reste nécessaire afin de mieux répondre aux attaques des groupes armés. Il assure que la Côte d’Ivoire reste disponible si ses voisins souhaitent relancer cette collaboration. Face aux menaces venues du Sahel, la Côte d’Ivoire maintient un important dispositif sécuritaire dans ses zones frontalières. Le pays n’a plus enregistré d’attaque jihadiste meurtrière depuis 2021.
Les autorités ivoiriennes expliquent cette situation par le renforcement de la présence militaire, mais aussi par des programmes de développement destinés aux populations du nord.
« Dès le début, nous avons pensé qu’il fallait d’abord organiser la zone nord, sur un plan militaire mais aussi sur le plan du développement. La misère est un terreau facile pour le terrorisme », a expliqué le ministre,
précisant que près de 3 000 militaires sont actuellement mobilisés dans cette partie du territoire. Au-delà de la coopération régionale, Téné Birahima Ouattara a également insisté sur l’importance du partenariat militaire entre la Côte d’Ivoire et la France.
« Que ce soit au niveau de la formation, au niveau du renseignement, au niveau des équipements, il y a une coopération exemplaire avec la France »,a-t-il affirmé.
Cette collaboration concerne notamment la formation des soldats ivoiriens, le renseignement et l’acquisition d’équipements de défense. Pour le ministre, ce partenariat constitue un levier important dans le renforcement des capacités des Forces armées de Côte d’Ivoire. Alors que la menace terroriste continue de progresser au Sahel, Abidjan entend ainsi privilégier une approche collective basée sur la coordination régionale et le partage des moyens.
Les journaux ivoiriens parus ce mercredi 17 juin 2026 consacrent leurs principales Unes à trois dossiers majeurs : la polémique autour du déguerpissement à Koumassi Campement, l’affaire des faux cas présumés d’Ebola au CHU de Yopougon et les efforts de rapprochement entre Abidjan et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans la lutte contre le terrorisme.
Koumassi Campement : les victimes réclament des réponses
Deux semaines après la destruction de plusieurs habitations et biens à Koumassi Campement, l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions. Le 3 juin dernier, des engins engagés dans une opération de déguerpissement avaient rasé plusieurs constructions sur une superficie annoncée de 34 hectares. Les responsables de l’opération ont justifié les déguerpissements par une décision de justice. Pourtant, le procureur a affirmé qu’aucune autorisation judiciaire n’avait été délivrée pour mener une telle opération.
Dans sa parution du jour, Le Nouveau Réveil estime que « les Ivoiriens veulent tout comprendre »et souligne que les conclusions de l’enquête ouverte par le parquet sont très attendues. Le journal s’interroge également sur les mesures prévues par l’État en faveur des populations sinistrées.
De son côté, Notre Voie dénonce des démolitions qui, selon lui, « violent la Constitution », tandis que L’Expression, après un reportage sur place, affirme que plusieurs habitants refusent de quitter les lieux malgré les destructions.
Le quotidien Le Sursaut relaie également les appels à la mobilisation citoyenne, estimant que cette situation révèle un manque d’écoute envers les populations touchées.
CHU de Yopougon : la polémique autour de faux cas d’Ebola
Autre dossier largement commenté par la presse : la découverte de deux faux cas présumés d’Ebola au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Yopougon. Le journal L’Héritage évoque un « vaste complot contre le CHU de Yopougon », tout en défendant l’action des responsables de l’établissement, engagés selon lui dans l’amélioration des services offerts aux populations.
Abidjan ouvre le dialogue avec l’AES
Sur le front diplomatique et sécuritaire, les journaux reviennent également sur la volonté de la Côte d’Ivoire de renforcer la coopération avec le Mali et le Burkina Faso face à la menace terroriste.
Liberté titre sur la main tendue de Téné Birahima Ouattara aux pays de l’AES, tandis que Le Rassemblement évoque une reprise des relations entre Abidjan, Bamako et Ouagadougou.
Pour L’Avenir, la lutte contre le terrorisme nécessite une action collective, estimant qu’« aucun État ne peut vaincre seul » cette menace.
Cacao : une alliance africaine entre Ouattara et Mahama
La rencontre entre le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama occupe également une place importante dans les colonnes des journaux.
Les deux dirigeants, dont les pays figurent parmi les premiers producteurs mondiaux de cacao, affichent leur volonté de renforcer leur coopération dans cette filière stratégique. Le Matin évoque la création d’une « alliance africaine du cacao », tandis que RHDP News parle d’une initiative commune pour transformer durablement le secteur.
Quelques jours après la victoire des Éléphants face à l’Équateur au Mondial 2026, une fusillade a éclaté mardi 16 juin à Wilmington, aux États-Unis, non loin de l’hôtel qui accueille la sélection ivoirienne. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a rassuré les supporters en affirmant que l’incident n’a touché ni les joueurs ni les membres de la délégation.
Les faits se sont déroulés au sein du ChristianaCare Wilmington Hospital, situé à une quinzaine de minutes de l’Hotel du Pont, quartier général des Éléphants durant le tournoi. Les médias américains rapportent que des tirs ont éclaté vers 15h30, heure locale. Les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé le site, évacué des patients et réorganisé temporairement plusieurs services hospitaliers.
Les autorités indiquent qu’un tireur a blessé deux personnes par balle. Elles n’ont pas encore révélé leur identité ni leur état de santé. Les enquêteurs, avec l’appui du FBI, ont ouvert une enquête pour établir les circonstances des faits.
La FIF rassure les supporters ivoiriens
En raison de la proximité du lieu de l’incident avec le camp de base de la sélection nationale, la nouvelle a rapidement suscité des réactions en Côte d’Ivoire. Face aux inquiétudes, la FIF a tenu à clarifier la situation dans un communiqué.
L’instance dirigeante du football ivoirien affirme que « la sélection n’a été affectée d’aucune façon par cet incident ». Elle précise que les joueurs, les membres du staff technique et l’ensemble de la délégation poursuivent normalement leur programme de préparation dans un environnement sécurisé. La fédération a également salué la mobilisation des autorités américaines, de la FIFA et des services de sécurité chargés de la protection des équipes participantes.
Cette fusillade intervient dans un pays régulièrement confronté à des actes de violence par arme à feu. Bien que très médiatisés, ces incidents continuent d’alimenter les préoccupations en matière de sécurité publique aux États-Unis. Pour l’heure, les autorités du Delaware ont demandé à la population d’éviter le périmètre concerné, tandis que les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes de la fusillade.
Du côté ivoirien, l’attention reste désormais tournée vers la compétition, les Éléphants poursuivant leur préparation sans perturbation avant leurs prochaines échéances du Mondial 2026.
La France a parfaitement lancé sa campagne à la Coupe du monde 2026. Opposés au Sénégal mardi dans le New Jersey, les hommes de Didier Deschamps se sont imposés 3 buts à 1 grâce notamment à un doublé de leur capitaine, Kylian Mbappé.
Longtemps accrochés par une équipe sénégalaise combative, les Bleus ont fini par faire la différence en seconde période. Mbappé a ouvert le score à la 66e minute au terme d’une course bien sentie conclue par une finition maîtrisée. L’attaquant français a ensuite scellé la victoire dans le temps additionnel grâce à une frappe lointaine spectaculaire de près de 25 mètres.
Mbappé entre dans l’histoire des Bleus
Auteur des deux premiers buts français, Kylian Mbappé a une nouvelle fois confirmé son statut de leader offensif. Pour sa 99e sélection, l’attaquant a porté son total à 58 réalisations sous le maillot tricolore, devenant ainsi le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France devant Olivier Giroud. Le joueur de 27 ans continue également d’impressionner sur la scène mondiale. Avec 14 buts inscrits en Coupe du monde en seulement 15 rencontres, il s’impose comme l’un des attaquants les plus redoutables de sa génération.
Si Mbappé a brillé sous les projecteurs, Aurélien Tchouaméni a livré une prestation essentielle dans l’entrejeu. Le milieu français a assuré l’équilibre de son équipe avec 72 ballons touchés et un taux de réussite de 89 % à la passe. Très actif à la récupération, il a également remporté la majorité de ses duels et multiplié les interventions défensives. Une performance discrète mais précieuse qui a permis aux joueurs offensifs de s’exprimer.
Les Lions de la Teranga ont montré de belles intentions mais ont manqué d’efficacité dans les moments clés. Ibrahim Mbaye a réduit l’écart en fin de rencontre, mais la réaction sénégalaise a été immédiatement refroidie par le second but de Mbappé. Avec ce succès, la France prend une option intéressante dans le groupe avant d’affronter l’Irak le 22 juin puis la Norvège le 26 juin. Le Sénégal, de son côté, devra rapidement rebondir pour conserver ses chances de qualification pour la phase à élimination directe.
Face à l’évolution rapide des menaces sécuritaires, la Côte d’Ivoire renforce sa présence sur les grandes plateformes internationales de défense. Le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, conduit la délégation ivoirienne à Eurosatory 2026, le plus grand salon mondial consacré à la défense et à la sécurité, qui se tient du 15 au 19 juin à Paris, en France.
Cette participation traduit l’ambition des autorités ivoiriennes d’accélérer la modernisation des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) et d’adapter leurs capacités aux nouveaux défis sécuritaires. Entre conflits internationaux, cybermenaces, terrorisme et crises multidimensionnelles, Abidjan entend renforcer son dispositif de défense à travers l’innovation et la coopération internationale.
Au cours de ce rendez-vous mondial, la délégation ivoirienne s’intéresse aux solutions technologiques de nouvelle génération dans plusieurs domaines stratégiques. Les échanges portent notamment sur les capacités terrestres, navales, spatiales ainsi que sur la cybersécurité.
L’objectif est d’explorer des équipements et des solutions capables d’améliorer la surveillance des frontières, la protection des infrastructures critiques et la gestion des situations d’urgence. La Côte d’Ivoire souhaite également renforcer la résilience nationale face aux nouvelles formes de menaces, notamment le terrorisme et les conflits communautaires.
Un salon stratégique pour les armées du futur
Au-delà d’une simple exposition d’équipements militaires, Eurosatory constitue une plateforme internationale de réflexion sur les enjeux de défense et de sécurité. Le salon rassemble les principaux acteurs mondiaux du secteur autour des innovations qui façonnent les armées de demain.
Pour la Côte d’Ivoire, cette présence s’inscrit dans une dynamique de transition technologique des forces armées et de consolidation des partenariats stratégiques avec les acteurs internationaux de la défense. L’édition 2026 d’Eurosatory confirme son statut de rendez-vous incontournable du secteur. Le salon accueille 2 640 exposants venus de 68 pays ainsi que 440 délégations officielles, soit une progression de 30 % par rapport à l’édition 2024.
Créé en 1967, Eurosatory se tient tous les deux ans et s’est imposé comme l’un des principaux événements mondiaux dédiés aux technologies de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres. À Paris, la Côte d’Ivoire entend ainsi poursuivre son ouverture vers les innovations militaires et réaffirmer son engagement en faveur d’une armée moderne, performante et mieux préparée aux défis sécuritaires du XXIᵉ siècle.