Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 août 2026

Présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara, le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 5 août 2026 au Palais de la Présidence de la République à Abidjan. De 11h à 14h15, le gouvernement a examiné plusieurs dossiers majeurs inscrits à l’ordre du jour.

 

 

Les délibérations du Conseil ont porté sur les points suivants :A/-Mesures Générales,

  • Projets de loi et d’ordonnance
  • Projets de décrets

B/-Mesures Individuelles

C/-Communications

D/-Divers

 

 

A/– MESURES GENERALES

 

PROJETS DE LOI ET D’ORDONNANCE

Au titre du Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, en liaison avec le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté une ordonnance portant mise en œuvre de la quatrième phase du démantèlement tarifaire dans le cadre de l’Accord de Partenariat Economique entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne, et le projet de loi de ratification y afférent.

Conformément au calendrier convenu entre les parties, un accès préférentiel au marché national est reconnu aux produits de l’UE, sur une période de dix (10) ans, en cinq (05) phases de démantèlement, allant de 2019 à 2029. Les première, deuxième et troisième phases du démantèlement tarifaire ont démarré respectivement les 1er janvier 2019, 1er janvier 2021, et 1er janvier 2024.

La quatrième phase du démantèlement tarifaire, entrée en vigueur au 1er janvier 2026, comporte 1074 lignes tarifaires obtenues à la suite de la migration du Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO de 2017 vers la version 2022 du système harmonisé.

Les produits originaires de l’Union Européenne et couverts par cette phase de démantèlement, sont exonérés du paiement du droit de douane à l’occasion de leur importation sur le marché national.

Cette ordonnance organise la mise en œuvre des termes de l’accord de libre-échange relatifs à la quatrième phase du démantèlement tarifaire telle que convenue par les parties.

 

PROJETS DE DECRETS

  1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêtn° 2026012/PR CI 2026 19 00, d’un montant total de trente milliards (30 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 22 mai 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet de réhabilitation des sites et de renforcement de la plateforme de vidéoprotection.

Le financement objet de cet Accord est destiné à la réhabilitation et à l’extension des réseaux de communication électrique et de vidéo surveillance issus des phases précédentes du projet.

Il permettra, plus spécifiquement, de renforcer la résilience des infrastructures et de renouveler les installations vétustes, d’accroître les capacités d’analyse et de détection de nouvelles menaces, et d’améliorer la protection du cyber espace national.

 

2.Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, , le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n° 2026004/PR CI 2026 17 00, d’un montant total de vingt-neuf milliards sept cents millions (29 700 000 000) de Francs CFA, conclu le 11 mai 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel de la phase de consolidation du projet de développement intégré du Wassoulou.

Le projet initial du développement du Wassoulou prévoit notamment la construction de deux (02) barrages collinaires d’une capacité totale de 18,3 millions de mètres cubes, ainsi que l’aménagement de 249 hectares de périmètres irrigués à l’aval des barrages, la réhabilitation et la construction de parcs et de marchés à bétail, la construction d’un marché régional de gros, ainsi que la réalisation de 77,5 kilomètres de pistes de désenclavement du site de production.

Le financement objet de cet accord porte spécifiquement sur la prise en charge des travaux de construction des deux (02) barrages prévus à Wahiré et à Gbahanla, la réalisation du marché régional de gros et l’aménagement de 800 hectares de périmètres irrigués en aval des barrages de Wahiré, de Gbahanla, de Wossa, de Samanko, de Siensoko et de Bireko-Deguini.

 

3.Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n°2026034/PR CI 2026 16 00, d’un montant total de quarante-deux milliards (42 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 06 mai 2026, entre la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet de construction de 4300 logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire – Phase 4 de 840 logements à Bouaké et des infrastructures sociales connexes.

Le projet prévoit non seulement la construction de 4.300 logements sociaux et économiques, dont 2.360 logements à Abidjan, 420 logements à Yamoussoukro et 1520 logements à Bouaké, la viabilisation des trois (03) sites d’une superficie de 30 hectares environ, retenus à cet effet, mais également le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base, ainsi que la promotion de modes innovants d’accession aux logements, en faveur des ménages à faibles revenus.

4.Au titre du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, et le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de don, d’un montant total de trois cents millions (300 000 000) de Dollars US, soit environ cent soixante et onze milliards six cent cinquante-quatre millions huit cent soixante-quatorze mille cent quatre-vingt-onze (171 654 874 191) Francs CFA, conclu le 16 septembre 2025, entre les Etats-Unis d’Amérique, agissant par l’intermédiaire du Millennium Challenge Corporation (MCC), et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement du Programme compact régional pour l’énergie.

Ce don est destiné au financement des activités liées au programme régional d’électricité en Côte d’Ivoire. Ce programme porte sur deux (02) activités essentielles, à savoir l‘appui au marché régional de l’électricité de la CEDEAO, à travers l’opérationnalisation de la deuxième phase du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEAO), et la modernisation du réseau électrique national.

Ces différentes activités consistent en la réalisation d’investissements ciblant les outils, les équipements et les infrastructures du réseau électrique ivoirien, afin de répondre aux exigences techniques et de fonctionnement du marché, et d’augmenter corrélativement la quantité nette d’électricité échangée par notre pays sur le marché régional.

 

5.Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets :

  • un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité de Concertation entre l’Etat et la Société Civile ;
  • un décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur Consultatif des Religions et des Convictions, en abrégé C.S.C.R.C ;
  • un décret fixant le coût et les modalités de paiement du droit de dépôt du dossier des Organisations de la Société Civile et des frais de dossier d’enquête de moralité ;
  • un décret fixant le montant de la dotation initiale minimale de la fondation reconnue d’utilité publique ;
  • un décret fixant les conditions de l’appel public à la générosité par les fondations reconnues d’utilité publique.

 

6.Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret relatif aux conditions de réception des dons et legs par les Organisations de la Société Civile, aux avantages consentis auxdites Organisations et à la tenue de leurs états financiers.

Ce décret et les cinq (05) précédents interviennent en application de l’ordonnance n° 2024-368 du 12 juin 2024 relative à l’organisation de la société civile.

Ils précisent les conditions et les modalités du déploiement de l’action des Organisations de la Société Civile, et organisent en synergie le cadre de leur participation active et structurée à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques.

 

7.Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique ;

Le Conseil a adopté trois (03) décrets portant chacun attribution d’un permis de recherche minière :

  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « AVESORO COTE D’IVOIRE S.A.U avec C.A », dans les départements de Prikro et de Sandégué ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche, valable pour l’or, à la société « AVESORO COTE D’IVOIRE S.A.U avec C.A », dans le département d’Oumé ;
  • un décret portant attribution d’un permis de recherche valable pour l’or, à la société « BARRICK GOLD COTE D’IVOIRE SARL », dans le département de Korhogo.

Ces permis de recherche sont délivrés conformément aux conditions techniques et environnementales requises. Leur durée de validité est fixée à quatre (04) ans.

8.Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté trois (03) décrets :

  • un décret portant approbation de la Convention de concession pour la conception, le financement, la construction, la détention en pleine propriété, l’exploitation, la maintenance et le transfert de propriété d’une centrale thermique de production d’électricité à cycle combiné d’une puissance totale maximale de 470 MW, à Taboth ;
  • un décret portant approbation de la Convention pour la fourniture de services de location et d’exploitation d’une unité flottante de production d’électricité de 225 MW, à Abidjan ;
  • un décret portant approbation de la Convention de prestation de services pour la location et l’exploitation d’une centrale thermique modulaire d’une capacité cumulée de 40 MW, à Attakro et à Abrobakro.

Dans le cadre de la politique de développement du parc de production d’électricité engagée par le Gouvernement, les opérateurs privés ont été incités à soumettre des offres portant sur le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance de nouvelles unités de production ainsi que d’infrastructures connexes, en vue de faire face à la forte croissance de la demande d’énergie observée ces dernières années.

Ainsi, ces différents décrets entérinent et engagent chacun la mise en œuvre des termes de trois (03) conventions de partenariat public privé signées avec trois (03) opérateurs privés du secteur de l’électricité, à savoir la Convention GENSER ENERGY TABOTH portant sur une centrale thermique à cycle combiné de 470 MW, la Convention POWER 32 portant sur une centrale thermique à cycle combiné d’environ 225 MW, et la Convention PIPS portant sur une centrale thermique modulaire de 40 MW, correspondant à une capacité de production totale d’environ 735 MW.

9.Au titre du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté deux (02) décrets :

  • le premier décret transforme l’Etablissement Public à caractère Administratif dénommé Institut National de Formation des Agents de Santé, en abrégé INFAS, en Etablissement Public Hospitalier National ;

En application de la loi n° 2019-678 du 23 juillet 2019 portant réforme hospitalière, ce décret restructure le cadre organique et le fonctionnement de l’INFAS et lui confère le statut d’Etablissement Public Hospitalier National.

Ce nouveau dispositif permettra de rehausser la qualité de la formation initiale et de la formation continue dispensées par l’établissement, et de mettre à la disposition du système hospitalier du personnel qualifié à même d’assurer des soins de qualité aux populations.

  • le deuxième décret porte attributions, organisation et fonctionnement d’un Etablissement Public Hospitalier National (EPHN) dénommé Centre National d’Excellence en Prévention et Traitement de l’Insuffisance Rénale, en abrégé CNEPTIR.

Créé en octobre 2012, le CNEPTIR a été transformé en EPHN en septembre 2022, en vue d’améliorer la prise en charge médicale des malades de l’insuffisance rénale.

Dans la même dynamique, ce décret modificatif réorganise la gouvernance de l’établissement et introduit diverses innovations pour améliorer davantage la réalisation des activités de prévention et de prise en charge des patients. Il étend notamment les missions du CNEPTIR avec l’élargissement du paquet de services et de soins, particulièrement pour les enfants dont l’état de santé nécessite une hémodialyse ou une transplantation rénale.

 

10.Au titre du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques et le Ministère du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

Le Conseil a adopté un décret portant création d’un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé Fonds National de Lutte contre les Maladies et les Urgences Epidémiques, en abrégé FNLMUE.

Ce décret transforme le Fonds National de Lutte contre le Sida (FNLS) en un Etablissement Public National à caractère administratif, social, culturel et environnemental, dénommé FNLMUE.

Cette mesure vise à renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques et aux crises sanitaires.

Cette nouvelle structuration du fonds permettra en pratique, de diversifier les sources de financement, d’optimiser l’allocation des ressources, d’améliorer la gouvernance, mais également d’élargir le périmètre d’intervention à d’autres programmes prioritaires, tels que ceux concernant la tuberculose, le cancer, la nutrition, la santé maternelle et infantile, et de faire face avec sérénité aux éventuelles urgences épidémiques.

11.Au titre du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, en liaison avec le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité Consultatif National de la Santé Publique Vétérinaire.

Créé en application du Code de la Santé Publique Vétérinaire, le Comité Consultatif National de la Santé Publique Vétérinaire a pour mission de renforcer le dispositif de gouvernance de la santé animale, en vue d’annihiler, ou au minimum, réduire significativement l’impact économique négatif des maladies animales.

Le Comité intègre toutes les parties prenantes à la problématique de la santé publique vétérinaire, afin d’orienter au mieux le Gouvernement en matière de politique sanitaire animale et de plans d’intervention d’urgence.

12.Au titre du Ministère des Eaux et Forêts ;

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Comité National de Gouvernance Forestière pour la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Volontaire entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne sur l’Application des règlementations forestières, la Gouvernance et les Echanges Commerciaux des bois et produits dérivés.

L’Accord de Partenariat Volontaire entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne sur l’Application des règlementations forestières a été signé en février 2024, à Bruxelles, dans la dynamique de la lutte contre l’exploitation forestière illégale et de la garantie de la durabilité de la chaîne d’approvisionnement en bois.

Le Comité National de Gouvernance Forestière, qui regroupe l’ensemble des parties prenantes du secteur forestier, intégrant les Ministères techniques concernés, le secteur privé, la société civile et la chefferie traditionnelle, est chargé d’assurer la mise en œuvre de l’Accord sur le territoire national.

13.Au titre du Ministère du Plan et du Développement ;

Le Conseil a adopté un décret portant validation, diffusion et archivage des statistiques publiques du Système Statistique National.

Ce décret institue un cadre organisationnel harmonisé, destiné à encadrer les processus de validation, de diffusion et d’archivage des statistiques publiques produites par les organes du Système Statistique National, en vue de garantir la qualité, la cohérence, la transparence et la traçabilité des données statistiques.

Il consacre notamment l’obligation de soumettre toute production statistique publique à un processus préalable de validation associant l’organe producteur, l’Agence Nationale de la Statistique, en sa qualité d’organe de coordination technique, ainsi que le Conseil National de la Statistique, chargé de veiller à la conformité des données aux normes et standards en vigueur aux plans national et international.

14.Au titre du Ministère de la Culture et de la Francophonie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

Le Conseil a adopté un décret portant création d’un centre culturel d’intérêt national dénommé « Centre Culturel Jacques AKA de Bouaké », en abrégé CCJAB.

Dans le cadre de la réforme de l’action publique et de la gouvernance culturelle, ce décret transforme le CCJA, anciennement Service Extérieur d’Intérêt National rattaché au Ministère en charge de Culture, en un Etablissement Public à caractère administratif, social, culturel et environnemental, et opère un changement de sa dénomination qui devient désormais, « Centre Culturel Jacques AKA de Bouaké », en abrégé CCJAB.

Ce statut juridique renforcé garantit au CCJAB une autonomie de gestion et de fonctionnement qui permet d’entrevoir la réhabilitation et la modernisation de cette institution culturelle de la région du Gbêkê.

B/– MESURES INDIVIDUELLES

Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ;

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur KANGOUTE Issa, Ambassadeur, 2e échelon, Matricule 303.634-D, actuellement Consul au Consulat Général de Côte d’Ivoire à New York, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République Algérienne et Démocratique, avec résidence à Alger.

En outre, le Conseil a donné son agrément en vue de la nomination de deux (02) ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires près la République de Côte d’Ivoire :

  • Madame NDIYAKUPI NGHITUWAMATA, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Namibie près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Accra, au Ghana ;
  • Madame NIPA NIRANNOOT, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Thaïlande près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Dakar, au Sénégal.

 

 

C/– COMMUNICATIONS

 

2.Au titre du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget ;

Le Conseil a adopté une communication relative au Programme Jeunesse du Gouvernement (PJGOUV) 2026-2030.

Adossé au Plan National de Développement (PND) 2021-2025, le PJGOUV 2024, d’un coût global estimé à 1.118 milliards de francs CFA, projetait d’impacter 1.500.000 jeunes sur la période indiquée.

Au 31 décembre 2025, les résultats dépassent largement les cibles initiales : 3,6 millions de jeunes ont été impactés, en terme notamment de formations à visée d’insertion, d’insertion en milieu professionnel, de programmes d’entrepreneuriat et de bourses d’études ; 261 structures de formation et infrastructures de jeunesse ont été construites ou réhabilitées, et 6 millions de jeunes et adolescents ont été sensibilisés chaque année au civisme et contre les fléaux sociaux tels que la drogue, l’alcoolisme et le tabagisme, pour un investissement cumulé de 962,16 milliards de francs CFA dont 492,91 milliards pour les initiatives d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, 465,89 milliards pour les infrastructures et 3,36 milliards pour les actions de prévention et de sensibilisation.

Aligné également sur les grandes orientations des politiques publiques, le PJGOUV 2026-2030 repose sur trois (3) axes stratégiques, à savoir l’accélération de la formation, de l’insertion professionnelle et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, le renforcement de l’engagement citoyen et de l’éthique sociale de la jeunesse, et l’amélioration des conditions d’épanouissement et de bien-être des jeunes.

Suivant cette dynamique, le PJGOUV 2026-2030 prévoit d’impacter 5,3 millions de jeunes, de construire ou réhabiliter 644 structures de formation et infrastructures de jeunesse et de sensibiliser chaque année plus de 5,3 millions de jeunes et d’adolescents aux valeurs de civisme et contre les fléaux sociaux pour un coût global de 2.869,4 milliards de francs CFA.

2.Au titre du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget et le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la contribution de la recherche universitaire à la lutte contre la maladie du « Swollen Shoot » du cacaoyer par la mise au point de bio-solutions efficaces.

Apparue dans le verger cacaoyer depuis les années 1940, la maladie du Swollen Shoot est aujourd’hui répandue sur quasiment toutes les zones de production de cacao du pays et ailleurs dans le monde. La maladie a déjà causé des dommages économiques considérables et irréversibles aux petits exploitants de cacao dans les zones d’infection massive. De 1946 à ce jour, les solutions proposées par le monde de la recherche consistaient essentiellement en l’arrachage des pieds atteints par la maladie.

Après deux (02) décennies de recherche et d’optimisation dans des champs d’expérimentation, de 2004 à 2024, une équipe de chercheurs de l’Université Nangui Abrogoua (UNA) d’Abobo-Adjamé, dirigée par le Professeur DOUMBIA Mamadou, propose une nouvelle solution pour traiter de manière définitive et durable la maladie du Swollen Shoot du cacaoyer. Cette solution consiste à utiliser un ensemble de Bio-solutions qui sont des solutions biologiques, à base de matières organiques naturelles agissant synergiquement pour le traitement et le contrôle de la maladie du Swollen Shoot.

Depuis 2014, plus de 300 ha ont été traités avec les Bio-solutions de l’UNA, avec un taux de succès de 90%, au bout de 9 mois de traitement, dans toutes les zones agro-climatiques de culture du cacaoyer en Côte d’Ivoire.

Par conséquent, les bio-solutions proposées par les chercheurs de l’UNA ont fait l’objet d’un brevet sur marque, 100% ‘’Made in Côte d’Ivoire’’.

Le Conseil, tout en saluant cette découverte majeure de nos chercheurs, a instruit le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur et l’ensemble des Ministres concernés, à l’effet de prendre les dispositions idoines pour renforcer le dispositif de production des bio-solutions, et de faire aboutir les études scientifiques complémentaires pour la validation pleine et entière de cette solution prometteuse pour l’éradication de la maladie du Swollen Shoot du cacaoyer.

Fait à Abidjan, le mercredi 05 août 2026
M. Amadou COULIBALY
Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement
porteparolat@communication.gouv.ci

 

Revue de presse du 6 août : entre célébration de l’indépendance et appel à la réconciliation au cœur des Unes

À la veille de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, prévue ce vendredi 7 août à Yopougon, la presse nationale fait largement écho aux préparatifs de l’événement. Si la plupart des quotidiens mettent en avant l’organisation de cette fête nationale et les attentes autour de l’adresse à la Nation du président Alassane Ouattara, les journaux proches de l’opposition privilégient une lecture plus politique de cette commémoration.

 

Le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance domine les Unes

Le quotidien L’Expression focalise son attention sur le discours présidentiel attendu ce jeudi soir en Une avec : « Fête de l’indépendance : ce que Ouattara va dire aujourd’hui », tandis que Fraternité Matin salue les derniers préparatifs à Yopougon sous la supervision du ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, titrant : « À 66 ans, Téné Birahima Ouattara sur le terrain à Yopougon : « Tout est magnifique » ; l’Inde à l’honneur avec des militaires au défilé ».

 

Yopougon au cœur des préparatifs de la fête nationale

Les journaux favorables au pouvoir mettent en avant l’ampleur du dispositif prévu pour cette édition de la fête de l’indépendance.

Le Matin annonce « du lourd à Yopougon ! », révélant le déploiement de 5 423 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que 534 engins pour le défilé militaire. Le quotidien revient également sur les raisons ayant motivé le choix de Yopougon comme ville hôte et reprend les propos de Téné Birahima Ouattara : « La fête sera belle, nous devons donner de l’espoir aux jeunes. »

LIRE AUSSI : Fête de l’Indépendance 2026 : 5 423 participants et 534 engins annoncés pour le défilé du 7 août à Yopougon

Dans le même esprit, Le Jour Plus titre : « La fête sera très belle, vendredi », tandis que Soir Info insiste sur les assurances du ministre de la Défense quant au bon déroulement de la cérémonie. De son côté, Le Rassemblement présente cette célébration comme « un gros héritage pour Yopougon » et annonce la participation du président gabonais aux festivités.

À l’inverse, les journaux proches de l’opposition s’interrogent davantage sur la portée politique de cette célébration.  Le Nouveau Réveil, proche du PDCI-RDA, affiche en Une : « 7 août : célébration de l’indépendance à Yopougon, fête nationale ou cérémonie d’hommage ? », exprimant ses réserves sur l’organisation de l’événement. Dans la même veine, Le Temps rappelle que l’indépendance doit aussi être synonyme de liberté, de justice et de réconciliation, invitant à une réflexion sur les valeurs qui fondent cette date historique.

 

Le camp Gbagbo relance le débat sur la réconciliation nationale

Au-delà des festivités, le débat politique reste marqué par la question de la cohésion nationale. Lors d’une conférence de presse animée par Diaby Youssouf, les proches de l’ancien président Laurent Gbagbo ont estimé que le processus de réconciliation demeure inachevé, quinze ans après la crise post-électorale de 2010-2011.

Le camp Gbagbo a dressé un bilan critique de la situation et présenté dix propositions destinées, selon lui, à favoriser une paix durable.

« Une nation ne se construit pas durablement par la peur, par l’exclusion ou par le silence, mais par le dialogue et la justice. Asseyons-nous et discutons », a déclaré le conférencier, reprenant la ligne défendue par l’ancien chef de l’État.

Si l’opposition juge les avancées insuffisantes, elle reconnaît implicitement que la Côte d’Ivoire a enregistré des progrès en matière de stabilisation depuis la crise. Le débat demeure toutefois ouvert sur la consolidation de la cohésion nationale. Cette position est relayée par Générations Nouvelles, qui barre à sa Une : « 15 ans après la crise : la réconciliation reste inachevée, alerte le camp Gbagbo », illustrant la persistance des divergences d’appréciation sur l’état de la paix sociale à la veille de la fête nationale.

Yan Diomande de retour au RB Leipzig, le Real Madrid poursuit les négociations pour la pépite ivoirienne

Après quelques jours d’absence en raison d’une maladie, Yan Diomande a retrouvé le groupe du RB Leipzig. L’ailier ivoirien de 19 ans a rejoint le stage de préparation du club allemand en Autriche, où il entame désormais sa montée en puissance avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027.

Contraint de déclarer forfait juste avant le départ de l’équipe pour son camp de base estival, Yan Diomande s’est entièrement remis de l’infection qui l’avait éloigné des terrains. L’international ivoirien a retrouvé ses coéquipiers à Saalfelden, en Autriche, où le RB Leipzig poursuit sa préparation d’avant-saison.

Son retour constitue une bonne nouvelle pour le nouvel entraîneur Martin Demichelis, qui récupère l’un de ses principaux atouts offensifs à l’approche des rencontres amicales prévues durant le stage.

 

Le Real Madrid toujours à l’affût

Si Diomande est de retour sur les terrains, son avenir continue d’alimenter les discussions sur le marché des transferts. Les négociations entre le RB Leipzig et le Real Madrid restent d’actualité, selon plusieurs sources proches du dossier.

Le club espagnol étudie les modalités d’un éventuel transfert afin de racheter les dernières années du contrat du jeune Ivoirien, engagé avec Leipzig jusqu’en juin 2030. Sa récente indisponibilité n’aurait eu aucun impact sur les échanges entre les deux formations, qui se poursuivent dans un climat jugé serein.

Considéré comme l’une des plus grandes révélations de la dernière saison en Bundesliga, Yan Diomande a largement contribué à la qualification du RB Leipzig pour la prochaine Ligue des champions. Élu meilleur rookie du championnat, l’attaquant ivoirien a signé des performances remarquées avec 12 buts et 8 passes décisives en 33 matches. Des statistiques qui expliquent l’intérêt grandissant de plusieurs grands clubs européens.

LIRE AUSSI : Yan Diomandé au Real Madrid : un accord à près de 130 millions d’euros trouvé avec Leipzig

En attendant une éventuelle évolution de son dossier, Yan Diomande reste pleinement impliqué dans la préparation du RB Leipzig. Martin Demichelis espère s’appuyer sur sa vitesse, sa percussion et son efficacité offensive pour permettre au club allemand de confirmer sa troisième place acquise la saison dernière.

Décès de Mariam Diallo à Sikensi : Sikensi TV dénonce des pressions après la publication de son enquête

L’affaire du décès de Mariam Diallo, survenu le 1er août 2026 lors de son évacuation sanitaire entre Sikensi et Bôdô, prend une nouvelle tournure. Après avoir publié une enquête sur les circonstances de ce drame, le média en ligne Sikensi TV affirme avoir subi des pressions qui l’ont contraint à retirer son article.

Dans un communiqué diffusé le mercredi 5 août, la rédaction dénonce des actes d’intimidation qu’elle considère comme une atteinte à la liberté de la presse et au droit des citoyens à une information fiable.

 

Une publication précédée de vérifications

Le média explique avoir volontairement retardé la diffusion de son enquête malgré les nombreuses informations qui circulaient déjà sur les réseaux sociaux. Selon la rédaction, plusieurs jours ont été consacrés à des recoupements et à la vérification des faits avant la publication de l’article, le mardi 4 août 2026. Celui-ci présentait les conclusions des investigations menées, la réaction du ministère de la Santé ainsi que des recommandations portant sur les insuffisances relevées dans la prise en charge médicale.

Peu après la mise en ligne de l’article, Sikensi TV affirme avoir été la cible de multiples appels téléphoniques et de pressions destinés à obtenir son retrait. Le média soutient que certaines de ses sources d’information auraient également fait l’objet d‘intimidations, une situation qui l’a conduit à retirer provisoirement la publication de sa plateforme. Dans son communiqué, la rédaction s’interroge sur les raisons d’un tel acharnement autour d’une information qu’elle qualifie d’intérêt public.

 

La liberté de la presse au cœur des préoccupations

Pour Sikensi TV, ces agissements constituent une remise en cause de la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution ivoirienne. Le média estime que ces pressions visent à empêcher les journalistes d’exercer leur mission d’information en toute indépendance et rappelle son engagement à produire une information fondée sur la vérification des faits et le respect des règles déontologiques.

Créée en 2019, la plateforme affirme rester fidèle à sa ligne éditoriale et assure qu’aucune forme d’intimidation ne remettra en cause sa mission au service des populations de Sikensi et de sa diaspora.

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Au-delà de la polémique autour de cette enquête, le décès de Mariam Diallo continue de soulever de nombreuses interrogations sur les conditions de prise en charge des urgences obstétricales dans la région.

Alors que l’émotion demeure vive au sein de la population, cette affaire relance également le débat sur la protection des journalistes dans le traitement de dossiers sensibles et sur la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès, afin d’établir d’éventuelles responsabilités et de prévenir de nouveaux drames.

PDCI-RDA : « S’il continue, nous aussi, on va sortir les choses », avertit Brédoumy Soumaïla au camp Guikahué

Le climat reste tendu au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Alors que les débats autour de la direction du parti se poursuivent, Brédoumy Soumaïla est monté au créneau pour défendre le président Tidjane Thiam et répondre aux critiques émanant de proches de l’ancien secrétaire exécutif en chef, Maurice Kakou Guikahué.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Abidjan, le porte-parole du PDCI-RDA a dénoncé des attaques qu’il juge infondées contre le président du parti, tout en appelant les différentes sensibilités à préserver l’unité de la formation politique.

 

Des déclarations jugées sans fondement

Au cœur de la polémique figure la controverse sur la légitimité des dix années de bureau politique de Tidjane Thiam. Brédoumy Soumaïla s’est particulièrement attardé sur les récentes prises de parole de Guy Tréssia, présenté comme un proche de Maurice Kakou Guikahué. Selon lui, les accusations portées contre le président du PDCI-RDA reposent davantage sur des récits rapportés que sur des faits directement constatés.

« Tout ce qu’il rapporte correspond à la version de M. Guikahué. Il n’était pas présent lors des échanges », a affirmé le porte-parole.

Brédoumy Soumaïla a également rejeté les critiques présentant Tidjane Thiam comme un dirigeant « imbu de sa personne », estimant que leurs auteurs ne disposent d’aucune expérience personnelle leur permettant de porter un tel jugement.

Sans remettre en cause le respect qu’il dit porter à Maurice Kakou Guikahué, Brédoumy Soumaïla a appelé ses proches à mettre fin aux attaques contre l’actuelle direction du parti. Il a estimé que les invectives publiques risquaient d’entacher l’image de l’ancien responsable du PDCI-RDA et a prévenu que toute nouvelle attaque pourrait entraîner une riposte de son camp.

« Nous respectons nos anciens dirigeants. Mais si les attaques continuent contre notre président, nous répondrons », a-t-il averti.

 

La défense de Tidjane Thiam

Le porte-parole du PDCI-RDA a également dénoncé les critiques visant le parcours personnel et professionnel de Tidjane Thiam. Il a rappelé que la réussite académique et internationale de l’ancien patron de Crédit Suisse ne pouvait lui être reprochée. Selon lui, le débat politique doit porter sur les idées et la gouvernance du parti, plutôt que sur des attaques personnelles.

En conclusion de son intervention, Brédoumy Soumaïla a regretté que certains soutiens de Maurice Kakou Guikahué soient restés discrets lorsque ce dernier faisait face à des difficultés judiciaires ou politiques, tout en multipliant aujourd’hui les critiques contre Tidjane Thiam. Le porte-parole a enfin lancé une mise en garde à l’endroit des détracteurs du président du PDCI-RDA.

« On ne défend pas un chef en insultant les autres à sa place. Si cela continue, nous aussi nous sortirons des éléments. Advienne que pourra », a-t-il conclu.

Agboville : l’eau potable polluée par l’orpaillage clandestin, le préfet tire la sonnette d’alarme

Les habitants d’Agboville et de plusieurs localités environnantes font face à une dégradation préoccupante de la qualité de l’eau potable distribuée dans les réseaux. Réunis en urgence le lundi 3 août 2026, les responsables administratifs ont identifié les activités d’orpaillage clandestin comme une possible source de cette pollution et appellent les populations à la plus grande prudence.

La situation concerne notamment la ville d’Agboville, Grand-Morié, Attobrou ainsi que plusieurs villages de Yapo, où les habitants constatent depuis plusieurs jours une importante modification de la couleur et de la qualité de l’eau.

 

Une réunion de crise convoquée par les autorités

Face à l’ampleur du phénomène, le préfet de région de l’Agnéby-Tiassa et préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly, a réuni les principaux acteurs locaux pour organiser la réponse des autorités. Selon les premières observations, la pollution serait liée aux activités d’exploitation artisanale illégale de l’or dans la région du Moronou, zone où prend sa source le fleuve Agbo qui alimente plusieurs systèmes d’approvisionnement en eau.

Le préfet Sihindou Coulibaly a expliqué que les analyses préliminaires et les images réalisées par les services des Eaux et Forêts révèlent une importante dégradation de la ressource.

« Depuis vendredi dernier, nous avons constaté un changement total de la couleur de l’eau. Les images des drones des Eaux et Forêts montrent que l’eau n’est pas potable car elle contient du cyanure », a-t-il déclaré.

Les premiers résultats communiqués par l’Office national de l’eau potable (ONEP) font état d’un niveau de turbidité particulièrement élevé. Les analyses indiquent une valeur de 850 unités, alors que la norme acceptable est fixée à 5 unités. Pour Soro Nahoua, chef de l’antenne régionale de l’ONEP, cette situation pourrait exposer les populations à des risques sanitaires importants en raison de la présence potentielle de substances utilisées dans l’extraction artisanale de l’or, notamment le mercure et le cyanure.

Ces produits peuvent entraîner de graves conséquences sur la santé, tandis que le recours à des sources alternatives non sécurisées, comme les puits, pourrait favoriser l’apparition de maladies hydriques telles que la typhoïde ou le choléra.

 

Des mesures d’urgence pour protéger les populations

En attendant les résultats définitifs des analyses du Laboratoire national d’appui au développement agricole (LANADA), les autorités recommandent aux populations de limiter l’utilisation de l’eau du réseau pour la consommation. Elles conseillent de privilégier l’eau embouteillée ou provenant de forages privés fiables. Pour les habitants utilisant des puits, un traitement préalable de l’eau est fortement recommandé avant toute consommation. Les autorités annoncent également la mise en place d’un dispositif d’approvisionnement par camions-citernes afin de répondre aux besoins des populations pendant cette période de crise.

Parallèlement, une nouvelle intervention des services des Eaux et Forêts est prévue afin d’identifier et de démanteler les sites d’orpaillage clandestin suspectés d’être à l’origine de cette pollution.

Le préfet a par ailleurs rappelé les efforts financiers consentis ces dernières années pour améliorer l’accès à l’eau potable dans la région. Près de 50 milliards de FCFA auraient été mobilisés, dont 27 milliards pour le seul département d’Agboville, permettant notamment l’installation d’environ 5 000 kilomètres de canalisations et la baisse du coût du branchement domestique de 163 000 FCFA à 10 000 FCFA.

Yopougon : la DGI recommande le paiement en ligne des impôts pendant les perturbations liées au défilé du 7 août

À l’approche de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la Direction générale des Impôts (DGI) prend des dispositions pour limiter les désagréments liés aux restrictions de circulation dans la commune de Yopougon.

Dans un communiqué publié le 4 août 2026, l’administration fiscale informe les contribuables que des difficultés d’accès au site fiscal de Yopougon sont attendues en raison des répétitions du défilé militaire organisées sur le boulevard de la Solidarité, entre Siporex et Kenya.

 

Ces répétitions, prévues du 30 juillet au 5 août, se déroulent quotidiennement de 8h à 16h. Elles entraînent des perturbations de la circulation sur cet axe stratégique de la commune et rendent l’accès aux services fiscaux situés à proximité plus difficile. Face à cette situation temporaire, la DGI recommande aux contribuables relevant des Directions régionales Abidjan Nord IV et V de privilégier les solutions de paiement à distance afin d’éviter les déplacements inutiles.

Pour assurer la continuité des opérations fiscales, l’administration rappelle la disponibilité de ses outils numériques permettant aux usagers de régler leurs impôts et taxes sans se rendre physiquement dans les centres. Les contribuables peuvent notamment utiliser :

  • Le portail e-Impôts, plateforme officielle de paiement en ligne ;
  • DGI Mobile, accessible via les services USSD des opérateurs téléphoniques :
  • Orange Côte d’Ivoire : #144# ou #144*451#
  • MTN Côte d’Ivoire : 133# ou 133*115#
  • Moov Africa Côte d’Ivoire : 155# ou 155461#

 

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Le directeur général des Impôts, Sie Abou Ouattara, a mis en place ces dispositifs numériques afin de faciliter les démarches des contribuables et d’assurer la continuité du service public pendant les préparatifs de la fête nationale.

CAN féminine 2026 : la Côte d’Ivoire bat la Tanzanie (2-1) et affrontera l’Algérie en quarts de finale

Les Éléphantes poursuivent leur aventure à la CAN féminine TotalEnergies Maroc 2026. La sélection ivoirienne a assuré sa qualification pour les quarts de finale en dominant la Tanzanie (2-1), mardi à Casablanca, lors de la troisième et dernière journée de la phase de groupes.

Avec cette nouvelle victoire, les Ivoiriennes terminent premières du groupe B avec sept points au compteur et une différence de buts de +4, confirmant leur solidité depuis le début du tournoi.

 

Une maîtrise récompensée avant la pause

Face à une équipe tanzanienne combative, la Côte d’Ivoire a rapidement pris le contrôle des débats. Dominatrices dans le jeu et plus entreprenantes offensivement, les Éléphantes ont été récompensées juste avant la mi-temps. À la 44e minute, Safi Ouedraogo a trouvé l’ouverture et permis aux Ivoiriennes de regagner les vestiaires avec un avantage précieux.

Au retour des vestiaires, les Éléphantes ont continué à imposer leur rythme. Leur pression a fini par payer une nouvelle fois avec un penalty obtenu et transformé par Inès Konan à la 67e minute. Cette deuxième réalisation a offert une marge de sécurité aux Ivoiriennes, qui semblaient alors se diriger vers une victoire tranquille.

 

La Tanzanie réduit l’écart, mais la Côte d’Ivoire résiste

Dans les dernières secondes de la rencontre, les Tanzaniennes ont tenté de revenir dans la partie. Diana Msewa a réduit la marque sur penalty à la 90e+9 minute, relançant brièvement le suspense. Mais les joueuses ivoiriennes ont fait preuve de caractère pour conserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final et valider une qualification méritée.

Après cette belle performance en phase de groupes, les Éléphantes se tournent désormais vers les quarts de finale. Elles affronteront l’Algérie, deuxième du groupe A, le samedi 8 août 2026.

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Revue de presse : Yopougon transformé, participation de l’opposition et réconciliation à la Une de ce 05 août

À quarante-huit heures de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, les journaux ivoiriens consacrent leurs principales manchettes aux préparatifs des festivités, au climat politique et aux débats sur la réconciliation nationale. Entre valorisation du bilan du pouvoir, interrogations sur la participation de l’opposition et appels au dialogue, la presse offre un panorama contrasté de l’actualité.

 

Yopougon, vitrine du pouvoir avant le 7 août

La transformation de Yopougon, commune choisie pour accueillir les célébrations officielles, occupe une place de choix dans les colonnes de la presse proche du pouvoir. Le Mâtin met en avant les travaux réalisés dans la commune en titrant : « Moqué hier, Yopougon totalement transformé par Ouattara ! ». Le quotidien souligne également la satisfaction d’une partie des habitants, présentés comme reconnaissants envers le chef de l’État pour les infrastructures réalisées à l’occasion de la fête nationale.

La participation de l’opposition alimente les débats

Au-delà des préparatifs, c’est surtout la présence ou non des principaux partis d’opposition aux cérémonies officielles qui retient l’attention. Le Mandat s’interroge sur une éventuelle participation de Laurent Gbagbo après l’invitation adressée par le président Alassane Ouattara, estimant qu’une telle présence pourrait constituer un signal fort en faveur du dialogue politique. Dans la même veine, L’Expression appelle le PPA-CI à privilégier « l’intérêt national » en répondant favorablement à cette invitation.

Le PDCI-RDA entre contestation et devoir républicain

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) apparaît également au centre des commentaires de la presse. Le Nouveau Réveil dénonce la situation de son président, Tidjane Thiam, en évoquant un « exil forcé » qu’il juge injustifié. Malgré cette dénonciation, le parti confirme sa participation aux festivités du 7 août.

L’Inter annonce ainsi qu’une délégation composée notamment de trois anciens ministres représentera le PDCI-RDA lors de la cérémonie officielle, une information également relayée par L’Expression. Tout en saluant cette décision, Le Nouveau Réveil estime que le RHDP aurait adopté une attitude différente s’il s’était trouvé dans une situation similaire, affirmant qu’il aurait choisi le boycott.

 

Bilan du RHDP : la presse affiche deux lectures opposées

Les quinze années de gouvernance d’Alassane Ouattara continuent également de diviser la presse. Le Patriote dresse un bilan très favorable du chef de l’État, présenté comme l’artisan du repositionnement international de la Côte d’Ivoire. Dans ses colonnes, le journal publie également une déclaration de N’Guia Arsène, cadre du RHDP, qui considère Alassane Ouattara comme « le principal repère politique de millions d’Ivoiriens ».

À l’inverse, les journaux proches de l’opposition contestent cette lecture. La Voie Originale évoque une « réconciliation en carton », tandis que Le Nouveau Réveil relaie la position du PPA-CI selon laquelle « la stabilité ne saurait être confondue avec une véritable réconciliation nationale ».

Le PPA-CI propose un nouveau cadre pour la réconciliation

Sur le terrain des propositions, Le Temps révèle les grandes lignes d’un projet attribué à Laurent Gbagbo pour favoriser une réconciliation durable.

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Présenté par l’ambassadeur Youssou Diaby, ce plan repose sur dix recommandations, parmi lesquelles figure la création d’un Conseil national du dialogue permanent réunissant anciens présidents de la République, représentants de la société civile et autorités traditionnelles. Le document préconise également une réforme consensuelle du code électoral afin de renforcer la confiance entre les acteurs politiques.

 

66e anniversaire de l’Indépendance : le PDCI-RDA confirme sa participation aux côtés d’Alassane Ouattara, le PPA-CI reste silencieux

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) prendra part aux célébrations officielles du 66e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, prévues en présence du président Alassane Ouattara. L’annonce a été faite mercredi à Abidjan par Brédoumy Soumaïla, lors d’une conférence de presse.

Selon le porte-parole du parti, une délégation de quatre personnalités représentera la formation politique lors de cette cérémonie républicaine. Elle sera composée de trois anciens ministres ainsi que de Brédoumy Soumaïla, également vice-président de l’Assemblée nationale.

 

Tidjane Thiam donne ses instructions

Brédoumy Soumaïla a expliqué que sa présence au sein de cette délégation ne relève pas uniquement de ses fonctions institutionnelles. Il affirme avoir reçu des instructions du président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, afin de renforcer la représentation du parti lors des festivités nationales.

Pour les responsables du vieux parti, cette participation s’inscrit dans une logique de continuité historique. Ils estiment que le PDCI-RDA, acteur majeur de la lutte pour l’indépendance et de la construction de l’État ivoirien, ne pouvait être absent d’une célébration qu’il considère comme intimement liée à son héritage politique.

Au cours de son intervention, Brédoumy Soumaïla a rappelé le rôle fondateur du PDCI-RDA dans l’histoire contemporaine de la Côte d’Ivoire. Il a affirmé que le parti est à l’origine d’une grande partie des réalisations qui ont marqué le développement du pays depuis l’indépendance. Selon lui, Tidjane Thiam, héritier politique de Félix Houphouët-Boigny, porte la responsabilité de perpétuer cette tradition.

« Le progrès qu’il a entraîné, tout ce avec quoi nous sommes aujourd’hui là, 80 % de ce qui est bon (…) c’est le PDCI-RDA seul qui les a créés », avant d’insister sur la portée symbolique de cette participation. « Parce que c’est d’abord notre fête, c’est d’abord notre œuvre, c’est d’abord notre combat », a-t-il affirmé, estimant que le parcours du PDCI-RDA est indissociable de celui de la nation ivoirienne.

 

Des valeurs républicaines mises en avant

Au-delà du symbole, Brédoumy Soumaïla a assuré que la décision du parti repose sur des principes clairement assumés. Selon lui, les choix du PDCI-RDA s’appuient sur des valeurs républicaines et non sur des considérations émotionnelles.

« Les positions du PDCI-RDA sont basées non pas sur des émotions, mais sur des valeurs : valeurs républicaines, de justice, de cohésion et de dialogue », a-t-il déclaré, soulignant la volonté de transmettre cette vision aux jeunes générations.

Cette annonce intervient alors que plusieurs signaux de décrispation politique ont été observés ces dernières semaines entre le PDCI-RDA et le pouvoir. Le retour en Côte d’Ivoire de Tidjane Thiam, installé à l’étranger depuis un peu plus d’un an, ferait actuellement l’objet de discussions. Par ailleurs, plusieurs militants du PDCI-RDA interpellés dans le cadre des manifestations contre un éventuel quatrième mandat ont récemment été remis en liberté.

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À Yopougon, la délégation locale du parti a également affiché sa volonté de participer pleinement aux festivités de l’Indépendance aux côtés du maire Adama Bictogo, illustrant une volonté de privilégier le caractère républicain de la célébration.

 

Le PPA-CI n’a pas encore dévoilé sa position

À l’inverse du PDCI-RDA, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), allié du vieux parti au sein du Front commun de l’opposition, garde le silence sur sa participation à la cérémonie officielle.

Le parti de Laurent Gbagbo, dont plusieurs dizaines de militants demeurent détenus dans des établissements pénitentiaires ivoiriens, n’a pas encore communiqué sa décision. Pourtant, comme le PDCI-RDA, il a reçu une invitation officielle du président Alassane Ouattara pour prendre part aux festivités du 7 août.