revue de presse du 19 juin : Arrestation d’Alloui Brou Jacques, scandale à l’Hôpital Mère-Enfant et ambitions agricoles dominent la presse ivoirienne

Les journaux ivoiriens consacrent leurs Unes de ce vendredi 19 juin 2026 à l’arrestation d’Alloui Brou Jacques dans l’affaire des démolitions de Koumassi Campement, aux révélations sur un présumé scandale financier à l’Hôpital Mère-Enfant et au lancement du Programme national d’investissement agricole (PNIA 3).

 

Retour sur les principaux sujets qui font la Une des journaux.

L’arrestation d’Alloui Brou Jacques au cœur de l’actualité

L’interpellation d’Alloui Brou Jacques, présenté comme le principal responsable des démolitions d’habitations et de biens à Koumassi Campement, figure parmi les informations les plus commentées dans les journaux ivoiriens parus ce vendredi 19 juin 2026. Les forces de l’ordre ont finalement arrêté l’ancien troisième adjoint au maire de Koumassi, recherché depuis plusieurs semaines après les événements qui ont plongé des milliers de familles dans la détresse. Son arrestation marque un tournant dans une affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

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L’annonce de l’arrestation d’Alloui Brou Jacques a occupé une place de choix dans les colonnes de la presse nationale. Plusieurs quotidiens ont consacré leur manchette à cet événement survenu jeudi. « Alloui Jacques arrêté, hier », titre Le Patriote, tandis que Le Rassemblement affiche en Une : « Le bourreau de Koumassi aux arrêts ! ».

Pour sa part, Soir Info s’attarde sur les circonstances de cette interpellation et retrace le déroulement de l’opération ayant permis l’arrestation de l’ancien élu local. Le journal rappelle que ce dernier avait lui-même revendiqué la responsabilité des opérations de démolition qui ont laissé des milliers de personnes sans logement.

« Voici comment et où le présumé auteur des démolitions a été arrêté », annonce le quotidien à sa Une. L’Avenir revient également sur cette arrestation en publiant des images de l’interpellation du suspect. De son côté, Le Nouveau Réveil s’interroge sur les révélations que pourrait apporter l’enquête : « Interpellé, hier, Alloui Brou dira-t-il toute la vérité ? ».

 

La HABG réclame des explications sur la chaîne des responsabilités

Avant l’arrestation d’Alloui Brou Jacques, plusieurs personnalités réclamaient déjà la vérité sur cette affaire. Le président de la HABG, Zoro Bi Ballo, avait demandé des éclaircissements sur les responsabilités. Selon Le Matin, il souhaite identifier les acteurs impliqués dans la décision ayant conduit aux démolitions.

« Il faut clarifier la chaîne de décision ayant conduit à l’intervention sur le site », rapporte le quotidien.

Cette prise de position traduit la volonté des autorités de mieux comprendre les circonstances ayant abouti à cette opération controversée qui a profondément marqué l’opinion publique.

 

Laurent Gbagbo plaide pour les familles sinistrées

La situation des populations touchées par les déguerpissements a également suscité des réactions dans la classe politique. L’ancien président Laurent Gbagbo s’est exprimé sur la question en appelant les pouvoirs publics à apporter une réponse rapide aux difficultés rencontrées par les victimes.

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Nouvelle Alliance rapporte que l’ex-chef de l’État a demandé l’adoption de mesures urgentes en faveur des familles affectées par les démolitions. Le Nouveau Réveil cite notamment cette déclaration : « L’État ne peut rester indifférent au sort des milliers de citoyens qui se retrouvent sans logement ». Laurent Gbagbo estime qu’il faut proposer des solutions dignes aux personnes qui ont perdu leur habitation à la suite de cette opération.

 

Hôpital Mère-Enfant : une affaire de fausses factures éclabousse plusieurs responsables

Au-delà du dossier Koumassi Campement, la presse ivoirienne s’intéresse également à une affaire présumée de détournement de fonds à l’Hôpital Mère-Enfant.

Le journal Le Sursaut révèle des irrégularités liées à de fausses factures et à des chantiers fictifs au sein de l’établissement sanitaire. Le quotidien affirme également que des acteurs auraient trompé la Première dame Dominique Ouattara dans cette affaire. « Ils ont osé gruger la Première dame, Mme Dominique Ouattara », affiche le journal en Une.

Le Tabloïd ivoirien évoque quant à lui une véritable « casse du siècle » à l’Hôpital Mère-Enfant. Le journal affirme que 1,3 milliard de FCFA auraient disparu dans cette affaire et révèle que des fonds auraient été transférés à Paris. Sur le plan judiciaire, l’affaire connaît également des développements importants. Selon le quotidien, le parquet a requis cinq années d’emprisonnement ainsi qu’une amende de trois milliards de FCFA contre les personnes poursuivies dans ce dossier.

 

PNIA 3 : le gouvernement met le cap sur la souveraineté alimentaire

Le lancement du troisième Programme national d’investissement agricole (PNIA 3) domine l’actualité économique. Les autorités le présentent comme un instrument stratégique pour le développement du secteur agricole ivoirien.

Le Nouveau Réveil informe que le Premier ministre Robert Beugré Mambé a officiellement lancé le processus de formulation de ce nouveau programme d’investissement. Pour L’Expression, cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement d’intensifier ses actions en faveur de la souveraineté alimentaire.

À travers le PNIA 3, les autorités entendent renforcer les capacités de production agricole, améliorer la sécurité alimentaire et accélérer la transformation du secteur afin de répondre aux défis économiques et sociaux du pays.

Démolition à Koumassi – Campement : Laurent Gbagbo appelle à un relogement d’urgence des familles sinistrées

Face à la situation des populations touchées par les démolitions à Koumassi Campement, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo appelle à une réponse rapide de l’État. Dans une déclaration publiée ce jeudi 18 juin 2026, le président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a exprimé sa solidarité aux familles privées de logement et proposé des mesures d’urgence pour leur prise en charge.

Laurent Gbagbo a déploré les conséquences humaines des opérations de démolition menées dans le quartier Campement de Koumassi, estimant que plusieurs centaines de personnes se retrouvent aujourd’hui sans toit et sans solution immédiate de relogement. L’ancien chef de l’État a particulièrement insisté sur la situation des femmes, des enfants et des personnes âgées contraints de vivre dans des conditions difficiles après avoir perdu leurs habitations.

 

Un appel à l’hébergement provisoire

Tout en laissant la justice établir les responsabilités dans cette affaire, Laurent Gbagbo estime que l’urgence reste avant tout sociale. Il demande aux autorités de mettre en place un dispositif d’accueil temporaire permettant aux sinistrés de bénéficier d’un hébergement décent. Selon lui, l’État dispose déjà d’infrastructures capables d’accueillir des populations en situation exceptionnelle, citant notamment l’utilisation de sites publics durant la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Au-delà de l’urgence, le président du PPA-CI plaide pour un programme de reconstruction sur le site concerné. Il propose la construction de logements préfabriqués afin de permettre aux familles de retrouver un cadre de vie stable en attendant des solutions définitives. Pour Laurent Gbagbo, les populations touchées ne réclament pas une faveur, mais « justice » et une réparation des préjudices subis si les responsabilités venaient à être établies par les enquêtes en cours.

« La grandeur d’une Nation se juge à son soutien aux plus vulnérables »

Dans son message, l’ancien président appelle à une prise en charge humaine de cette crise, estimant qu’une nation doit se mesurer à sa capacité à protéger les citoyens les plus fragiles. Il a enfin assuré les habitants de Koumassi Campement de son soutien et de sa compassion, tout en appelant les autorités à agir rapidement pour éviter que des familles ivoiriennes restent durablement sans logement.

 

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Dr
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Niamey : une attaque déjouée près de l’aéroport Diori-Hamani, l’armée nigérienne en alerte

La capitale nigérienne a été réveillée par des tirs nourris ce jeudi 18 juin 2026. Plusieurs détonations et échanges de coups de feu ont retenti aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, faisant craindre une nouvelle attaque contre une infrastructure stratégique du pays.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des hommes armés à bord de deux pick-up Toyota Hilux et d’un taxi auraient tenté de forcer l’accès principal de l’aéroport aux environs de 6 heures du matin. Les forces de défense nigériennes ont rapidement réagi, empêchant les assaillants de pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire.

 

Près de deux heures d’affrontements autour de l’aéroport

Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant environ deux heures dans plusieurs secteurs proches de l’aéroport. Après avoir repoussé l’attaque, les forces de sécurité ont lancé des opérations de ratissage dans les quartiers environnants afin de retrouver d’éventuels complices ou fugitifs. Des interpellations auraient été effectuées au cours de ces opérations. Face à la tension sur le terrain, les forces de l’ordre ont également renforcé la surveillance autour de plusieurs sites sensibles, notamment les abords du palais présidentiel et de la Primature.

Si le calme est progressivement revenu dans la matinée, les autorités nigériennes n’ont toujours pas communiqué de bilan officiel. Des sources locales évoquent toutefois des victimes possibles parmi les militaires et les assaillants. Cet incident rappelle l’attaque menée en janvier dernier contre le même complexe aéroportuaire. À l’époque, des combattants affiliés à l’État islamique au Sahel avaient pénétré dans l’aéroport et la base militaire voisine, causé d’importants dégâts matériels et blessé plusieurs personnes avant que les forces nigériennes ne les repoussent.

Après cette attaque, le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire au pouvoir depuis juillet 2023, avait reconnu des failles dans le dispositif sécuritaire et affirmé que les assaillants cherchaient à affaiblir les capacités aériennes de l’armée.

 

L’aéroport Diori-Hamani, une cible hautement stratégique

La répétition des attaques ou tentatives d’incursion visant l’aéroport de Niamey inquiète les observateurs. Cette infrastructure représente un symbole majeur de l’appareil sécuritaire nigérien et un point stratégique dans la lutte contre les groupes armés actifs dans la région du Sahel. Alors que le Niger a renforcé sa coopération militaire avec la Russie après le départ des forces françaises, cette nouvelle attaque remet au centre les défis sécuritaires auxquels le pays reste confronté.

Aucun groupe armé n’a encore revendiqué l’attaque. Les autorités doivent désormais déterminer l’identité des assaillants, leurs éventuels soutiens et les conditions ayant permis cette tentative d’attaque. La population, habituée aux opérations de bouclage et aux interventions militaires, reste dans l’attente d’informations précises sur le bilan et les suites de cette nouvelle offensive. Les forces nigériennes ont sécurisé l’aéroport, mais cet épisode confirme que la menace armée reste persistante autour de la capitale.

 

le Bénin exprime sa solidarité au peuple nigérien

Le gouvernement béninois a réagi aux attaques dans un communiqué publié depuis Cotonou, les autorités béninoises ont condamné avec fermeté cette agression visant une infrastructure civile stratégique, estimant qu’elle constitue une menace pour la sécurité des populations.

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Face à cette nouvelle situation sécuritaire, le Bénin a exprimé son soutien au peuple nigérien ainsi qu’au président Abdourahamane Tiani et aux autorités de la République du Niger. Le gouvernement béninois a également adressé ses pensées de solidarité aux victimes et réaffirmé son attachement aux liens historiques de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays.

 

Gouvernement de la république du Bénin
© Gouvernement de la république du Bénin

Affaire Koumassi – Campement : Jacques Alloui Brou interpellé, la justice passe à l’offensive

Recherché depuis plusieurs jours par les enquêteurs, Jacques Alloui Brou a finalement été interpellé par les services de police, selon une source sécuritaire. L’arrestation de l’opérateur économique et ancien adjoint au maire marque un nouveau tournant dans l’enquête sur les démolitions controversées de Koumassi – Campement, à l’origine du déplacement de milliers de riverains.

Les enquêteurs recherchaient activement Jacques Alloui Brou depuis l’ouverture des investigations ordonnées par le parquet d’Abidjan. Les autorités le soupçonnent d’avoir orchestré l’opération de démolition menée au début du mois de juin 2026 dans ce quartier populaire de la commune de Koumassi. Pour l’heure, les services de sécurité n’ont pas communiqué les circonstances exactes de son arrestation ni le lieu où il a été appréhendé.

 

Une opération de démolition au cœur de la polémique

Le 3 juin dernier, des engins de chantier ont détruit une vaste zone résidentielle de plus de 30 hectares à Koumassi Campement. Cette opération a laissé des milliers de familles sans logement en pleine saison des pluies, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Selon le parquet, Jacques Alloui Brou se serait appuyé sur une décision judiciaire qui autorisait uniquement la démolition de cinq habitations. Les enquêteurs estiment que ce document aurait servi à justifier une opération de bien plus grande ampleur, réalisée en dehors du cadre légal prévu. Les poursuites portent notamment sur des faits de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire de biens appartenant à autrui.

Malgré cette interpellation, plusieurs questions demeurent sans réponse. Ni le parquet ni les autorités policières n’ont encore détaillé les suites immédiates de la procédure, notamment une éventuelle présentation devant un juge ou les mesures judiciaires envisagées. La défense de Jacques Alloui Brou ne s’est pas encore exprimée publiquement sur cette arrestation.

 

Des milliers de victimes toujours en attente

Sur le terrain, les conséquences du déguerpissement restent visibles. De nombreuses familles continuent de vivre dans des conditions précaires, tandis que des associations et organisations humanitaires poursuivent leurs actions d’assistance.

Le Barreau de Côte d’Ivoire a, de son côté, annoncé un dispositif d’accompagnement juridique gratuit afin d’aider les victimes à engager d’éventuelles procédures en réparation. Parallèlement à l’enquête judiciaire, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance mène ses propres investigations. L’institution cherche à déterminer si des agents publics ont pu jouer un rôle dans cette opération controversée à travers d’éventuels faits de corruption, d’abus de fonction ou de conflits d’intérêts.

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Avec l’arrestation de Jacques Alloui Brou, le dossier entre désormais dans une phase décisive. Les investigations devront désormais permettre d’établir les responsabilités de l’ensemble des acteurs impliqués dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations.

 

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Mondial 2026 : Elye Wahi autorisé à entrer au Canada, il rejoint finalement les Éléphants

Contre toute attente, Elye Wahi pourra bien accompagner la sélection ivoirienne au Canada. Annoncé indisponible en raison de difficultés administratives liées à son entrée sur le territoire canadien, l’attaquant de l’OGC Nice a finalement obtenu le feu vert des autorités locales, selon des informations publiées par RMC Sport ce jeudi 18 juin 2026.

Le média français indique que les autorités canadiennes ont accordé l’autorisation de voyage après réception d’un document transmis par le parquet de Marseille. Cette décision met fin aux incertitudes qui entouraient la participation de l’international ivoirien à la suite de son absence annoncée dans la délégation devant rejoindre Toronto.

Selon RMC Sport, l’enquête ouverte en France sur des paris sportifs suspects lors du match OGC Nice – FC Metz du 17 mai dernier a conduit les autorités canadiennes à effectuer des vérifications supplémentaires concernant Elye Wahi, dont le nom apparaît dans le dossier. Toutefois, l’attaquant ivoirien ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire.

 

Aucune poursuite contre l’attaquant ivoirien

RMC Sport précise toutefois que la justice ne poursuit pas Elye Wahi dans ce dossier. Le média souligne que l’attaquant ivoirien n’est ni mis en examen ni concerné par une quelconque procédure judiciaire dans l’affaire des paris sportifs présumés autour de Nice-Metz. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a confirmé cette évolution dans un communiqué publié le même jour. La FIF a annoncé qu’Elye Wahi pouvait désormais voyager avec la délégation ivoirienne et poursuivre normalement sa participation au Mondial 2026.

Cette issue favorable constitue une bonne nouvelle pour le sélectionneur ivoirien à quelques jours du duel décisif contre l’Allemagne dans le groupe E. Vainqueurs de l’Équateur (1-0) lors de leur entrée en lice, les Éléphants affronteront une Mannschaft en confiance après son large succès (7-1) contre Curaçao.

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Après avoir débuté la rencontre face à l’Équateur, Elye Wahi pourrait de nouveau figurer dans les plans du sélectionneur ivoirien pour ce choc très attendu contre l’Allemagne. Appelé pour la première fois sous les couleurs ivoiriennes en mars dernier après son changement de nationalité sportive, l’ancien international Espoirs français poursuit son intégration au sein de la sélection nationale.

La Fédération Ivoirienne de Football a salué le dénouement favorable de ce dossier et a exprimé sa gratitude aux différentes parties ayant facilité la régularisation de la situation d’Elye Wahi.

Mondial 2026 : Elye Wahi au cœur d’une enquête pour paris suspects : la LFP saisit les autorités

La Ligue de football professionnel (LFP) a ouvert un dossier après des alertes concernant des mouvements inhabituels sur les marchés de paris sportifs liés à un avertissement reçu par l’international ivoirien Elye Wahi lors du match entre l’OGC Nice et le FC Metz, disputé le 17 mai dernier en Ligue 1.

Selon la LFP, ses partenaires spécialisés dans la surveillance des paris sportifs ont détecté des volumes de mises jugés atypiques à l’international autour de cet événement. Ces signalements ont conduit l’instance à transmettre immédiatement les informations aux autorités compétentes.

 

Une plainte déposée pour corruption sportive présumée

Dans le cadre de cette procédure, la LFP a déposé une plainte contre X le 29 mai 2026 pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée. La LFP a transmis le dossier au Service central des courses et jeux de la Police nationale, à l’Autorité nationale des jeux ainsi qu’à la Fédération française de football (FFF) afin que les enquêteurs puissent établir les circonstances exactes des faits.

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L’instance dirigeante du football professionnel français précise qu’aucune procédure disciplinaire n’a été engagée à ce stade contre le joueur. Elle indique toutefois qu’elle se réserve la possibilité d’agir en fonction des conclusions de l’enquête. La LFP affirme rester pleinement mobilisée pour préserver l’intégrité de ses compétitions et rappelle qu’elle prendra « les mesures nécessaires » contre tout comportement susceptible de porter atteinte à la régularité des matchs.

 

Communiqué LFP
© Communiqué LFP

Abidjan : cinq agences de voyages accusées de fraude financière de 21 milliards FCFA

Cinq agences de voyages se retrouvent au centre d’une procédure judiciaire en Côte d’Ivoire. Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) les poursuit pour des soupçons de fraude fiscale, de blanchiment de capitaux et de transferts irréguliers de fonds à l’étranger. Le parquet a requis, le 17 juin 2026, cinq ans de prison ferme contre leurs dirigeants ainsi que 65 milliards FCFA d’amendes à l’encontre des sociétés concernées.

Au cœur de cette procédure figurent cinq structures basées à Abidjan : Waheguru Travels, Anil Travel Tour Satiguru Services SARL, Metroways Voyages et Tourisme, OMED Travels Tour et Blueberry Travel. Selon les enquêteurs, ces agences auraient utilisé leur activité de billetterie comme couverture pour dissimuler une partie de leurs revenus. Le préjudice présumé porte sur plus de 21 milliards FCFA, correspondant à des bénéfices qui n’auraient pas été déclarés à l’administration fiscale.

 

La justice évoque un système de double comptabilité

Les investigations mettent en avant un mécanisme présumé reposant sur une double comptabilité. Les entreprises auraient déclaré uniquement certaines commissions issues de la vente de billets, tout en masquant une partie de leurs recettes réelles. Les responsables mis en cause affirment que certains montants non déclarés auraient été utilisés dans le cadre de leurs relations avec l’Association internationale du transport aérien (IATA). Une explication rejetée par le parquet, qui estime que ces opérations auraient servi à dissimuler des flux financiers.

Entre 2021 et 2022, les sociétés auraient également transféré des fonds vers l’étranger sans autorisation des autorités monétaires de l’UEMOA, selon les éléments présentés à la justice.

Au-delà de la procédure pénale, l’administration fiscale ivoirienne a engagé un redressement de 5,8 milliards FCFA à l’encontre des cinq agences. L’État réclame également 10 milliards FCFA de dommages et intérêts, estimant avoir subi un préjudice économique du fait des pratiques reprochées aux entreprises.

 

Le PPEF poursuit son offensive contre les flux financiers illicites

Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la criminalité économique et financière en Côte d’Ivoire. Le Pôle pénal économique et financier multiplie les procédures visant à lutter contre le blanchiment de capitaux et les mouvements financiers suspects. La juridiction applique notamment le principe du blanchiment autonome, qui permet d’engager des poursuites sur la base de flux financiers douteux sans attendre une condamnation préalable pour une infraction d’origine.

En cinq ans d’activité, le PPEF revendique près de 1 964 procédures judiciaires traitées. Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) a procédé au gel de plus de 15 milliards FCFA sur des comptes bancaires, à la saisie de 97 biens immobiliers soupçonnés d’origine illicite et a prononcé plus de 22 milliards FCFA d’amendes dans des affaires de blanchiment de capitaux.

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Cette affaire marque une nouvelle étape dans l’élargissement des contrôles financiers en Côte d’Ivoire. Après l’immobilier, le commerce de luxe ou la grande distribution, le secteur du tourisme et du transport aérien apparaît désormais comme un domaine surveillé par les autorités. Le verdict attendu dans ce dossier pourrait envoyer un signal fort aux entreprises opérant dans le pays, notamment les groupes internationaux soumis aux règles de transparence financière.

Mondial 2026 : soupçons autour de Elye Wahi, la FIF réagit et justifie son absence du groupe

La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) et l’Equipe Nationale de Football Côte d’Ivoire ont réagi aux informations diffusées concernant l’international ivoirien Elye Wahi, visé par des interrogations liées à une supposée procédure autour de paris sportifs. Dans un communiqué publié ce jeudi 18 juin 2026, l’instance dirigeante du football ivoirien affirme n’avoir reçu aucune notification officielle à ce sujet.

La FIF indique avoir pris connaissance des différents articles et informations relayés dans la journée concernant le joueur. Toutefois, la FIF précise qu’« à ce jour », aucune autorité ne lui a officiellement signalé de procédure judiciaire ou administrative concernant Elye Wahi.

« À ce jour, la FIF n’a été officiellement saisie d’aucune procédure judiciaire ou administrative le concernant. Dans cette période particulièrement délicate, la FIF apporte tout son soutien au joueur et lui réaffirme sa confiance. Elye Wahi demeure un élément important de la sélection nationale de Côte d’Ivoire.»

Face à cette situation, la Fédération Ivoirienne de football assure apporter son soutien au joueur et réaffirme sa confiance envers l’attaquant ivoirien, présenté comme un pilier de la sélection nationale.

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Elye Wahi absent du déplacement au Canada

La FIF a également précisé que le joueur ne fera pas partie du déplacement de la délégation ivoirienne au Canada. Cette absence n’est pas liée à une décision sportive, mais à des contraintes administratives. Selon la Fédération, les autorisations nécessaires à son entrée sur le territoire canadien n’ont pas pu être obtenues à ce stade. Elye Wahi restera donc aux États-Unis en attendant le retour de l’équipe nationale.

L’instance ivoirienne assure qu’elle continuera à suivre attentivement l’évolution du dossier et qu’elle communiquera toute information officielle utile. En attendant, elle maintient son soutien à Elye Wahi dans cette période marquée par de nombreuses interrogations autour de son nom

Revue de presse du 18 juin : la défense ivoirienne, le cacao et l’affaire Koumassi-Campement au cœur de l’actualité

Les grands titres de la presse ivoirienne de ce jeudi 18 juin 2026 sont largement consacrés à trois sujets majeurs notamment le renforcement de la coopération militaire entre la Côte d’Ivoire et la France, la relance de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire – Ghana ainsi que les développements judiciaires liés au déguerpissement de Koumassi – Campement.

 

Abidjan et Paris veulent renforcer leur coopération militaire

La participation de la Côte d’Ivoire au Salon mondial de la défense Eurosatory 2026 et la rencontre à Paris entre le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et son homologue français occupent une place importante dans les journaux ivoiriens.

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Plusieurs publications mettent en avant la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat sécuritaire. Le Patriote estime ainsi qu’« Abidjan veut muscler son dispositif sécuritaire », tandis que Le Rassemblement évoque une volonté de consolider le partenariat entre les deux nations avec le titre : « La Côte d’Ivoire et la France bétonnent leur pacte ».

Dans la même perspective, Le Matin souligne que « La Côte d’Ivoire et la France veulent franchir un nouveau cap », alors que L’Essor revient sur l’action du ministre ivoirien de la Défense avec le titre  « TBO consolide la coopération de défense ivoiro-française ».

De son côté, Fraternité Matin rapporte que Téné Birahima Ouattara et son homologue français explorent « de nouvelles opportunités » pour approfondir cette coopération. Dernière Heure, pour sa part, s’intéresse aux coulisses de cette visite parisienne avec un article consacré aux « dessous de la visite de Téné Birahima Ouattara à Matignon ».

 

La filière cacao au centre d’une nouvelle dynamique régionale

Sur le terrain économique, la rencontre entre les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama à Abidjan, consacrée à la relance de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire-Ghana, suscite également de nombreux commentaires dans la presse.

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Les journaux saluent cette démarche visant à renforcer la position des deux principaux producteurs mondiaux de cacao sur le marché international. Tribune Ivoire rapporte que les deux dirigeants souhaitent « intégrer d’autres pays producteurs » à cette initiative.

Pour L’Informateur, cette alliance représente « une stratégie pour défendre les producteurs et bâtir une filière durable ». De son côté, RHDP News voit dans cette coopération un pas supplémentaire « vers une souveraineté économique des producteurs ».

 

Le dossier Koumassi – Campement prend une tournure judiciaire

L’affaire liée au déguerpissement de Koumassi-Campement continue également de faire débat dans les colonnes des journaux. La réaction de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire, qui réclame des éclaircissements sur les responsabilités dans cette opération, occupe une place centrale dans plusieurs publications.

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La Voie Originale rapporte que « Le Barreau exige la vérité sur toute la chaîne des responsabilités ». De son côté, Le Nouveau Réveil soulève plusieurs interrogations autour de la situation avec les titres : « Aloui Brou a-t-il été exfiltré ? » et « Qui veut cacher quoi ? ».

Dans la même veine, Le Temps affirme que « Le Barreau ivoirien démonte la version officielle », tandis que Notre Voie estime que « Le Barreau ivoirien s’insurge contre l’opération ». Dernière Heure met pour sa part l’accent sur l’accompagnement juridique annoncé pour les personnes touchées avec le titre : « Secours aux sinistrés de Koumassi : Le Barreau ouvre le front judiciaire ».

 

La Coupe Dominique Ouattara mobilise les jeunes pendant les vacances

Dans les pages sportives et sociales, la 17ᵉ édition de la Coupe Dominique Ouattara attire également l’attention. Cette compétition destinée aux enfants pendant les vacances scolaires est présentée par plusieurs médias comme une initiative favorisant l’épanouissement et la cohésion sociale.

Le Matin annonce que la Première dame mobilise 150 millions de FCFA pour accompagner les enfants de 80 localités. De son côté, Liberté met en avant la participation annoncée de ces différentes localités avec le titre : « 80 localités à l’assaut du trophée Dominique Ouattara ».

Enfin, RHDP 24 insiste sur la dimension éducative du tournoi, estimant que « Le football se retrouve au service de l’épanouissement des jeunes Ivoiriens ».

Abidjan / Koumassi : un grave incendie ravage le China Mall et touche Fer Ivoire, une enquête ouverte

Dans la nuit du mercredi 17 juin 2026, un important incendie a frappé le China Mall à Koumassi, avant d’atteindre les installations de la société Fer Ivoire, dans le secteur Ibis, le long du boulevard Félix Houphouët-Boigny (ex-VGE). Les autorités ont mobilisé plusieurs équipes de secours pour tenter de maîtriser les flammes, alors que l’ampleur du sinistre reste importante et que ses causes demeurent inconnues pour l’heure.

Le feu a rapidement pris de l’ampleur, comme en témoignent plusieurs vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Les images montrent d’importantes flammes et un épais nuage de fumée s’élevant au-dessus du centre commercial et des installations voisines, illustrant l’intensité du brasier.

 

Le GSPM mobilisé pour contenir la propagation du feu

Alertés rapidement, les éléments du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) ont été déployés sur les lieux afin de maîtriser l’incendie. Les soldats du feu ont engagé d’importants moyens pour limiter la progression des flammes, mais le sinistre restait difficile à contenir au moment des dernières observations.

Face à l’ampleur de la situation, les forces de police ont également investi la zone pour sécuriser les alentours, éloigner les personnes présentes et faciliter l’intervention des secours. Les autorités n’ont encore communiqué aucun bilan officiel sur d’éventuelles victimes ni sur l’étendue des dégâts matériels.

Situé à proximité de l’hôtel Ibis, sur l’un des axes majeurs d’Abidjan, le China Mall accueille quotidiennement de nombreux clients et commerçants. L’incendie a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes relayant en direct les images du sinistre.

Alors que les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent, les autorités n’ont communiqué aucune information sur les causes du sinistre. Une enquête devra permettre de déterminer les circonstances exactes de cet incendie qui a fortement marqué la nuit dans la commune de Koumassi.

 

VOIR LA VIDÉO ICI : https://www.facebook.com/share/r/1FR6wao4Cc/

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