An 66 de l’Indépendance : l’Inde, la Guinée, le Bénin et le Gabon donnent une dimension internationale au défilé de Yopougon

La Côte d’Ivoire a célébré, ce vendredi 7 août 2026, le 66ᵉ anniversaire de son indépendance à travers un imposant défilé militaire organisé sur le boulevard de la Solidarité à Yopougon. Présidée par le chef de l’État, Alassane Ouattara, la cérémonie a réuni les Forces de défense et de sécurité (FDS) ivoiriennes ainsi que plusieurs contingents étrangers, illustrant la volonté d’Abidjan de renforcer ses partenariats en matière de défense.

Placée sous le thème « Forces de Défense et de Sécurité, au service de la paix, de l’unité et du développement », cette parade a mis en avant les capacités opérationnelles des armées tout en réaffirmant leur rôle dans la préservation de la stabilité nationale.

 

La Guinée, invitée d’honneur, marque les esprits

La participation des forces spéciales guinéennes, invitées d’honneur de cette édition, a constitué l’un des moments forts de la cérémonie. Par leur discipline, leur synchronisation et leur marche parfaitement cadencée, les militaires guinéens ont suscité de nombreux applaudissements du public. Leur présence, sous le regard des autorités ivoiriennes et du Premier ministre guinéen, témoigne du renforcement de la coopération sécuritaire entre Abidjan et Conakry.

 

Le Bénin, le Gabon et l’Inde donnent une dimension internationale à la cérémonie

Outre la Guinée, le Bénin, le Gabon et l’Inde ont également pris part au défilé militaire. Le détachement béninois, composé en grande partie de femmes militaires, a particulièrement retenu l’attention des spectateurs. Les militaires gabonais ont, quant à eux, apporté une touche culturelle à leur prestation, tandis que la participation de l’Inde a illustré le renforcement des relations stratégiques entre New Delhi et Abidjan, notamment dans le domaine de la défense.

Placées sous le commandement du général de brigade Tibé Bi Lopoua Toussaint, commandant des Forces spéciales ivoiriennes, les unités nationales ont constitué le cœur du défilé.

L’Armée de terre, la Marine nationale, l’Armée de l’air, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, les Forces spéciales ainsi que les corps paramilitaires ont successivement défilé devant le président de la République. La musique de la Garde républicaine, dirigée par le capitaine Kouadio Adebo, ainsi que les orchestres de la gendarmerie et de la police, ont rythmé la cérémonie, renforçant le caractère solennel de l’événement.

 

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Le ciel de Yopougon s’est également transformé en théâtre d’opérations avec le passage de plusieurs aéronefs de reconnaissance, de surveillance et d’attaque. Des hélicoptères légers de reconnaissance et d’appui, ainsi que d’autres appareils militaires, ont présenté les capacités renforcées de l’armée de l’air ivoirienne. Ces équipements, acquis dans le cadre de la Loi de programmation militaire, illustrent les investissements consentis par l’État pour moderniser son dispositif de défense.

 

Indépendance 2026 : plus de 5 400 militaires mobilisés, une démonstration de force de l’armée ivoirienne à Yopougon

La célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, ce vendredi 7 août à Yopougon, a été marquée par un imposant défilé militaire. En présence du président Alassane Ouattara, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont déployé un important dispositif terrestre et aérien, illustrant la montée en puissance de l’appareil sécuritaire ivoirien.

Des milliers de spectateurs ont assisté à cette parade, ponctuée par le passage des différentes unités, de véhicules blindés et d’aéronefs. Les chiffres témoignent de l’ampleur de cette édition 2026. Les Forces de défense et de sécurité ont mobilisé 5 423 militaires pour la cérémonie. Parmi eux, 4 032 soldats ont participé au défilé pédestre, tandis que 1 035 militaires ont pris place à bord de 534 véhicules et engins militaires. En complément, 356 agents ont assuré le soutien logistique et la sécurisation de l’événement.

 

Toutes les composantes des FDS au rendez-vous

Le défilé s’est déroulé sur le Boulevard de la Solidarité, entre les carrefours Siporex et Keneya, après plusieurs semaines de préparation technique orchestrées par l’État-major général des armées. L’Armée de terre, la Marine nationale, l’Armée de l’air, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, les Douanes ivoiriennes ainsi que les Eaux et Forêts ont successivement défilé devant les autorités. Le passage des Forces spéciales ivoiriennes et de la Garde républicaine a constitué l’un des temps forts de cette parade militaire.

 

Quatre pays invités et un défilé aérien spectaculaire

La cérémonie a également revêtu une dimension internationale avec la participation de détachements militaires du Bénin, du Gabon, de la Guinée et de l’Inde, pays invités de cette édition. Dans le ciel de Yopougon, les Forces aériennes ivoiriennes ont présenté leurs capacités avec le survol d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque Mi-24 ainsi que d’hélicoptères de transport Mi-17. La présence de ces aéronefs, combinée au déploiement de nombreux blindés, a renforcé le caractère spectaculaire de la cérémonie.

Au-delà de la célébration de la fête nationale, ce défilé a illustré les efforts engagés par les autorités pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité. Le gouvernement poursuit la modernisation des armées à travers le renouvellement des équipements, l’amélioration des infrastructures militaires et le renforcement des effectifs opérationnels.

 

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Indépendance 2026 : Alassane Ouattara annonce une réforme électorale et gracie 2 064 détenus

À la veille du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a placé son adresse à la Nation sous le signe du renforcement de la démocratie, de la justice et de la cohésion nationale. Dans son discours prononcé ce jeudi 6 août 2026, le chef de l’État a dévoilé plusieurs mesures destinées à consolider la confiance dans les institutions, notamment à travers la poursuite de la réforme de la gouvernance électorale et des mesures de clémence en faveur de milliers de détenus.

Estimant que la Côte d’Ivoire a retrouvé la paix, consolidé sa stabilité et renforcé ses institutions, Alassane Ouattara a annoncé la poursuite de la réforme de la gouvernance électorale engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Selon le président de la République, cette réforme vise à clarifier les responsabilités liées à l’organisation matérielle des élections, au recensement des votes et à l’observation du scrutin afin de renforcer la crédibilité du processus électoral.

« Nous voulons renforcer la transparence, accroître la confiance de tous les acteurs et consolider durablement notre démocratie », a déclaré le chef de l’État, invitant les citoyens à accompagner cette modernisation dans le respect des institutions.

 

4 661 détenus bénéficient de mesures de clémence

L’autre annonce majeure de cette adresse à la Nation concerne la justice. En application de ses prérogatives constitutionnelles, Alassane Ouattara a signé deux décrets en faveur de détenus condamnés pour des infractions mineures. Le premier décret accorde une grâce présidentielle à 2 064 détenus, tandis que le second prévoit une remise de peine pour 2 597 détenus dont le reliquat de la condamnation est inférieur à 36 mois. Au total, 4 661 personnes sont concernées par ces mesures.

« Le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2 064 détenus et le second décret une remise de peine à 2 597 détenus (…) Ces personnes recouvreront la liberté très bientôt », a précisé le président de la République.

Au-delà de ces annonces, Alassane Ouattara a dressé un bilan qu’il juge positif des soixante-six années d’indépendance du pays. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de paix, de stabilité et de renforcement des institutions, tout en appelant les Ivoiriens à poursuivre les efforts en faveur du développement et de la consolidation démocratique.

« Nous pouvons être fiers. En soixante-six ans, nous devons être confiants », a conclu le chef de l’État, invitant les populations à continuer de bâtir une Côte d’Ivoire stable, démocratique et prospère.

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An 66 de l’Indépendance : l’intégralité du message à la Nation du président Alassane Ouattara

Dans son traditionnel message à la Nation à l’occasion de l’An 66 de l’Indépendance, le Président Alassane Ouattara a dressé le bilan des acquis enregistrés par la Côte d’Ivoire tout en fixant les priorités des prochaines années. Développement économique, infrastructures, réforme de la gouvernance électorale, Fonds souverain stratégique et cohésion sociale étaient au cœur de cette adresse aux Ivoiriens.

 

 

Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Ce vendredi 7 août 2026, notre chère Côte d’Ivoire célèbre le soixante sixième anniversaire de son accession à l’indépendance.

Cette commémoration constitue un moment important de rassemblement autour des valeurs qui fondent notre République. Le 7 août est d’abord une journée de reconnaissance. C’est l’occasion d’avoir une forte pensée pour les Pères fondateurs de notre Nation, le Président Félix Houphouët-Boigny et ses compagnons de lutte, ainsi que pour toutes celles et tous ceux qui, depuis 1960, ont consacré leur intelligence, leur travail et parfois leur vie à la construction de notre pays.

Le 7 août est aussi un jour d’hommage. Je veux rendre un vibrant hommage et adresser mes vives félicitations à nos Forces de Défense et de Sécurité, dont le professionnalisme et le sens élevé du devoir garantissent chaque jour la paix et la sécurité sur l’ensemble de notre territoire. Je veux également rendre hommage à toutes les forces vives de la Nation : nos agriculteurs, nos ouvriers, nos commerçants, nos entrepreneurs, nos enseignants, nos personnels de santé, nos fonctionnaires, nos artisans, nos artistes, nos jeunes, nos femmes, ainsi qu’à tous ceux qui, dans chaque village, chaque quartier et chaque commune, contribuent, souvent dans l’ombre, au progrès de notre pays.

Cette Fête Nationale est la vôtre. Cette année, nous la célébrons à Yopougon, une commune qui incarne l’énergie de notre jeunesse, la diversité de notre peuple, le dynamisme et la vitalité de la Côte d’Ivoire moderne. Après la ville de Bouaké en 2025, le retour de la célébration de la Fête Nationale à Abidjan traduit notre volonté d’en faire un moment de rassemblement partagé entre les capitales politique et économique et les villes de l’intérieur du pays. Cela illustre notre conviction que le développement doit irriguer l’ensemble du territoire national et accompagner l’émergence de pôles régionaux dynamiques, conformément à notre ambition de bâtir une Côte d’Ivoire plus équilibrée et plus solidaire.

Mes chers compatriotes,Ces derniers mois, notre pays, comme le reste du monde, a été confronté à des défis importants. Le monde demeure exposé à de profondes incertitudes, marquées par des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires, les conséquences du changement climatique et un environnement économique international toujours fragile. La Côte d’Ivoire, quant à elle, a été durement éprouvée par des pluies d’une intensité exceptionnelle et des inondations qui ont causé des pertes en vies humaines et de nombreux dégâts matériels. En cette circonstance, je voudrais renouveler mes sincères condoléances aux familles endeuillées. Je partage leur douleur. J’adresse également toute ma compassion aux populations sinistrées. Chaque vie perdue est une blessure pour la Nation tout entière. Face à cette réalité, nous agissons avec davantage de détermination. J’ai demandé au Gouvernement d’accélérer les investissements dans les infrastructures de drainage et d’assainissement, de renforcer les dispositifs de prévention et de poursuivre les programmes de logements sociaux.

Les opérations de libération des zones à risque se poursuivront dans le strict respect de l’État de droit, pour préserver des vies humaines. S’agissant des opérations de déguerpissement menées en dehors du cadre légal, notamment à Koumassi, elles font l’objet, en ce moment même, d’enquêtes approfondies. Je peux vous assurer que toutes les responsabilités seront établies et elles donneront lieu aux sanctions prévues par la loi. Dans la Côte d’Ivoire que nous bâtissons, personne ne peut agir au nom de l’État en dehors de l’État, sans en subir les conséquences. La protection des populations, le respect de la dignité humaine et l’application de la loi demeureront toujours au cœur de l’action publique. Mes chers compatriotes, Malgré ces défis, notre pays a su maintenir sa trajectoire de développement. Notre économie reste dynamique, avec l’un des taux de croissance annuel les plus élevés de la région et du monde, confirmant la solidité de ses fondamentaux. Cette performance n’a de sens que si elle améliore concrètement la vie de nos concitoyens. C’est pourquoi, nous poursuivrons nos efforts afin de renforcer l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité, au logement et à des services publics toujours plus performants. Nous continuerons également d’accorder une attention particulière à l’emploi, au pouvoir d’achat des ménages et à la protection des plus vulnérables.

Mes chers compatriotes,

Notre ambition pour les années à venir est de bâtir une Grande Côte d’Ivoire, par l’étendue de son économie et l’importance de ses infrastructures, mais aussi par la qualité de son développement, la prospérité partagée de ses populations et la place qu’elle occupe en Afrique et dans le monde. C’est cette ambition qui inspire le Plan National de Développement 2026-2030 et donnera une impulsion nouvelle à la transformation économique, sociale et culturelle de notre pays. Je me réjouis de la forte mobilisation enregistrée lors du Groupe consultatif pour le financement du PND, tenu les 8 et 9 juillet derniers. Cela constitue un signal fort de la confiance envers notre pays. Je voudrais remercier l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs privés pour leur engagement à nos côtés. Cette confiance est le fruit de notre stabilité, de la crédibilité de nos institutions et des efforts que nous accomplissons, collectivement, depuis plusieurs années.

Notre ambition s’appuiera également sur notre capacité à mobiliser nos propres ressources, à valoriser nos actifs stratégiques et à investir, durablement, dans notre avenir. C’est tout le sens du Fonds Souverain Stratégique pour le Développement de la Côte d’Ivoire, le FSD-CI, que nous avons mis en place en avril dernier. Il traduit notre volonté de renforcer notre souveraineté financière et de préparer, dès aujourd’hui, la prospérité des générations futures. Ce nouvel instrument contribuera au financement des investissements structurants, au développement des secteurs stratégiques et à l’accompagnement de la transformation de notre économie.

Mes chers compatriotes,

Le développement ne peut être durable sans des institutions fortes, crédibles et adaptées aux défis de notre temps. Depuis plusieurs années, notre pays a retrouvé la paix, consolidé sa stabilité et renforcé ses institutions. Cette évolution nous invite naturellement à poursuivre leur modernisation afin qu’elles répondent toujours davantage aux exigences de notre démocratie et aux attentes de nos concitoyens. C’est dans cet esprit que le Gouvernement a engagé la réforme de la gouvernance électorale après la dissolution de la Commission Électorale Indépendante. Cette réforme, qui vise à parachever la normalisation de notre système électoral, est une nouvelle étape de notre maturité démocratique. 4

En distinguant plus clairement les responsabilités liées à l’organisation matérielle des élections, au recensement des votes et à l’observation du processus, nous voulons renforcer la transparence, accroître la confiance de tous les acteurs et consolider durablement notre démocratie. J’invite tous nos concitoyens à apporter leur contribution à cette œuvre de modernisation et à faire progresser, ainsi, dans le respect des institutions, la démocratie dans notre pays.

Mes chers compatriotes,

Conformément aux prérogatives que me confère la Constitution, j’ai signé deux décrets au titre de la Justice ; le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2064 détenus et le second décret, une remise de peine à 2597 détenus dont le reliquat de la peine est inférieur à trente-six (36) mois. Ainsi, 4661 détenus de droit commun, condamnés pour des infractions mineures, recouvreront la liberté. Mes chers compatriotes, Nous pouvons être fiers du chemin parcouru en 66 ans. Nous devons être confiants en l’avenir. La Grande Côte d’Ivoire à laquelle nous aspirons sera le fruit du travail, du talent, de l’engagement et de la confiance de tout un peuple. J’invite chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien à saisir pleinement les opportunités et à y apporter son énergie, son talent, ses idées et son engagement.

À notre jeunesse, je veux vous dire que la Côte d’Ivoire croit en votre talent, en votre créativité et en votre capacité à ouvrir de nouveaux chemins. Vous êtes l’avenir et le présent de notre pays, et rien de ce que nous entreprenons ne se fera sans vous.

À nos femmes, votre courage, votre engagement et votre esprit d’initiative constituent une force essentielle de notre développement.

À nos entrepreneurs, notre pays a besoin de votre audace, de votre capacité d’innovation et de votre volonté d’investir pour créer davantage de richesses et d’emplois.

À nos agriculteurs, vous demeurez les premiers artisans de notre souveraineté alimentaire et de notre prospérité. Et à chacune et chacun d’entre vous, je veux dire que notre avenir commun se construira dans l’unité, le travail, la discipline, la solidarité et la confiance. Ensemble, poursuivons cette ambition avec détermination et construisons une Grande Nation pour nous-mêmes et pour les générations futures.

Je vous invite à venir nombreux prendre part à la grande parade qui se tiendra à Yopougon, le vendredi 7 août 2026, afin de célébrer, ensemble, nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les femmes et les hommes qui, par leur engagement quotidien, contribuent à la vitalité et au rayonnement de notre Nation dans la paix. Je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous une excellente Fête Nationale. Vive la République ! Vive la Côte d’Ivoire !

Daloa : décès du colonel Karim Traoré, commandant de la Section de recherches de la gendarmerie après une activité sportive

La gendarmerie nationale ivoirienne est en deuil. Le colonel Karim Traoré, commandant de la Section de recherches de la gendarmerie de Daloa, est décédé ce jeudi 6 août 2026 après avoir été victime d’un malaise survenu au terme d’une séance sportive.

Sa disparition soudaine a provoqué une vive émotion dans la ville de Daloa, au sein des forces de défense et de sécurité ainsi qu’auprès de ses proches et collaborateurs.

 

Un malaise après une séance sportive

Selon plusieurs sources concordantes, l’officier supérieur participait à une activité sportive avec des frères d’armes, une habitude qu’il entretenait régulièrement pour préserver sa condition physique. À la fin de la séance, le colonel Karim Traoré aurait ressenti un malaise. Ses compagnons ont immédiatement organisé son évacuation vers la Clinique Solidarité de Daloa afin qu’il reçoive des soins d’urgence.

Malgré l’intervention du personnel médical, son décès a été constaté peu après son admission. Les premières informations évoquent un possible infarctus du myocarde, même si aucune confirmation officielle n’avait encore été communiquée au moment de la rédaction.

Issu de la promotion 1996-1998 des sous-officiers de l’École de gendarmerie d’Abidjan, Karim Traoré avait construit une carrière marquée par la discipline et le sens du devoir. Au fil des années, il avait gravi les différents grades grâce à son professionnalisme et son engagement au service de la gendarmerie nationale. Ses collègues le décrivent comme un officier rigoureux, attaché aux valeurs de l’institution et apprécié pour ses qualités humaines.

 

À la tête d’une unité stratégique à Daloa depuis 2022

Nommé en novembre 2022 commandant de la Section de recherches de Daloa, le colonel Karim Traoré dirigeait une unité chargée notamment des enquêtes judiciaires complexes et de la lutte contre la grande criminalité.

Depuis sa prise de fonction, il s’était distingué par son implication sur le terrain et son attachement à l’accomplissement des missions confiées à son unité. « Il faisait son travail avec passion et dévouement », témoigne une source proche de la gendarmerie, saluant la mémoire d’un officier dont l’expérience et le leadership étaient largement reconnus.

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Le décès du colonel Karim Traoré intervient alors que les forces de défense et de sécurité sont fortement mobilisées dans le cadre des préparatifs de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Ses frères d’armes et ses proches gardent le souvenir d’un serviteur de l’État engagé, marqué par la loyauté, la rigueur et le dévouement, en attendant les informations officielles sur ses obsèques et les hommages qui lui seront consacrés.

PDCI-RDA : Maurice Kakou Guikahué conteste l’ancienneté de Tidjane Thiam au Bureau politique

La crise interne au PDCI-RDA connaît un nouvel épisode. Dans un entretien accordé au quotidien L’Inter et publié ce jeudi 6 août 2026, Maurice Kakou Guikahué, ancien secrétaire exécutif du parti, conteste les déclarations du porte-parole Brédoumy Soumaïla concernant l’ancienneté de Tidjane Thiam au Bureau politique.

Selon lui, le président du PDCI-RDA a perdu sa qualité de membre du Bureau politique après le 11ᵉ congrès de 2002 et n’a retrouvé ce statut qu’à l’occasion du congrès extraordinaire de 2023, une version qui contredit celle défendue par les proches de Tidjane Thiam.

 

Guikahué évoque une interruption de plus de vingt ans

Maurice Kakou Guikahué affirme que le nom de Tidjane Thiam n’a figuré sur aucune liste du Bureau politique entre le congrès de 2002 et celui de 2023. L’ancien numéro deux du parti rappelle le calendrier des différents congrès du PDCI-RDA, notamment ceux de 1996, 2002, 2013 et le congrès extraordinaire organisé après le décès d’Henri Konan Bédié en août 2023. Pour lui, ces éléments démontrent que l’ancien dirigeant du Crédit Suisse ne remplissait plus les conditions d’appartenance continue au Bureau politique durant cette période.

L’ancien secrétaire exécutif est également revenu sur la controverse liée aux cotisations de Tidjane Thiam. Quelques jours plus tôt, Brédoumy Soumaïla avait affirmé que Tidjane Thiam remplissait la condition des dix années de cotisations et soutenu que Maurice Kakou Guikahué avait validé les quittances lorsqu’il occupait les fonctions de secrétaire exécutif du parti.

Ce dernier réfute cette affirmation. Il explique avoir simplement demandé à Tidjane Thiam de s’acquitter de sa cotisation pour l’année 2023, conformément aux textes du parti. Guikahué affirme avoir appris par la suite que le président du PDCI-RDA a autorisé Tidjane Thiam à régler dix années d’arriérés de cotisations. Il précise toutefois ne pas être responsable de la gestion financière du parti et met Brédoumy Soumaïla au défi de produire les reçus qu’il affirme avoir signés.

 

« J’aurais demandé 21 ans de cotisations »

Maurice Kakou Guikahué va plus loin en estimant que, si un paiement rétroactif devait être effectué, il aurait dû couvrir toute la période écoulée depuis 2002. « Moi, je lui aurais dit de payer 21 ans », déclare-t-il, estimant que Tidjane Thiam n’aurait plus versé de cotisations entre le 11ᵉ congrès de 2002 et sa réintégration en 2023.

L’ancien responsable qualifie les accusations portées contre lui de « contre-vérités » et de « manipulation », tout en réclamant des preuves matérielles pour étayer les affirmations de ses contradicteurs.

Une sortie qui intervient alors que plusieurs membres du Bureau politique ont saisi la justice pour demander la destitution de Tidjane Thiam, estimant qu’il ne remplissait pas la condition de dix années de présence au Bureau politique exigée pour briguer la présidence du parti.

Le verdict, initialement attendu le 30 juillet, a été renvoyé au 22 octobre 2026. En attendant cette décision, Tidjane Thiam conserve le soutien affiché de la direction du PDCI-RDA et de plusieurs instances du parti, tandis que les divergences internes continuent d’alimenter le débat sur sa légitimité à la tête de la formation politique.

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Mercato : Yan Diomandé rejoint le Real Madrid pour 125 M€, un transfert record pour le RB Leipzig

Le Real Madrid a frappé un grand coup sur le marché des transferts en officialisant, ce jeudi, l’arrivée de Yan Diomandé. L’ailier ivoirien de 19 ans rejoint la Maison Blanche en provenance du RB Leipzig, où il s’est rapidement imposé comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs d’Europe.

 

Le joueur a signé un contrat de sept ans, le liant au club madrilène jusqu’en 2033. Selon les informations communiquées, l’opération est estimée à 125 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter 15 millions d’euros de bonus. Avec cette transaction, le RB Leipzig réalise la plus importante vente de son histoire. Le montant du transfert dépasse le précédent record détenu par Joško Gvardiol, transféré à Manchester City en 2023 pour 90 millions d’euros.

Le parcours de Yan Diomandé illustre une progression particulièrement rapide. Après un passage de six mois à Leganés, en Espagne, au début de l‘année 2025, l’international ivoirien avait rejoint le RB Leipzig, qui avait alors levé sa clause libératoire de 20 millions d’euros.

En une seule saison complète chez les professionnels, Diomandé a changé de dimension. Avec 13 buts et 10 passes décisives en 36 matchs, Yan Diomandé s’est imposé comme l’une des grandes révélations du championnat allemand. Déjà international ivoirien (14 sélections, 3 buts), il a suscité l’intérêt de plusieurs grands clubs européens, dont le Paris Saint-Germain, avant de choisir le Real Madrid.

 

Hervé Renard de retour chez les Éléphants : « La Côte d’Ivoire est une nation faite pour remporter des trophées »

La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a officiellement installé Hervé Renard à la tête de la sélection nationale ce jeudi 6 août 2026. Le nouveau sélectionneur des Éléphants a été présenté lors d’une conférence de presse organisée au siège de la FIF, en présence du président de l’instance, Yacine Idriss Diallo, et des membres du Comité exécutif.

Ce retour marque une nouvelle étape dans le projet sportif de la Fédération, qui entend maintenir la Côte d’Ivoire parmi les grandes nations du football africain à l’approche des prochaines échéances internationales.

 

Un hommage appuyé à Emerse Faé

Avant d’évoquer l’avenir, la FIF a tenu à saluer le travail accompli par Emerse Faé, dont le contrat a pris fin le 31 juillet 2026 après deux années à la tête des Éléphants.

« Je tiens à exprimer toute notre reconnaissance à Emerse Faé, à son staff, à ses collaborateurs ainsi qu’à tous les joueurs qui ont participé à ces deux années d’aventure. Les résultats obtenus ont permis au football ivoirien de retrouver toute sa place sur la scène internationale », a déclaré le Président de la FIF.

Il souligne que les résultats obtenus ont permis au football ivoirien de retrouver une place importante sur la scène internationale. Pour le président de la FIF, le changement de sélectionneur s’inscrit dans une logique de continuité et d’évolution du projet sportif national.

La Fédération justifie le choix d’Hervé Renard par son expérience, sa connaissance du football africain et sa capacité à gérer les grands rendez-vous. Selon Yacine Idriss Diallo, les prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations, programmées à deux ans d’intervalle, représentent un cycle particulier nécessitant une forte expertise et une grande capacité d’adaptation.

« Le Comité Exécutif a estimé qu’Hervé Renard réunissait toutes ces qualités », a expliqué le président de la FIF, assurant que l’institution mettra à disposition du technicien français les meilleures conditions de travail pour atteindre les objectifs fixés.

 

« Un immense honneur de revenir avec la Côte d’Ivoire »

De son côté, Hervé Renard a exprimé sa satisfaction de retrouver la sélection ivoirienne, qu’il considère comme un défi majeur dans sa carrière.

« J’avais décidé depuis plusieurs mois de revenir en Afrique. Revenir avec la Côte d’Ivoire est un immense honneur. Nous avons devant nous de grands objectifs et un énorme travail à accomplir avec les deux prochaines Coupes d’Afrique des Nations », a-t-il indiqué le nouveau patron des Éléphants, remerciant les acteurs ayant facilité son retour sur le continent africain.

Le technicien français a également expliqué qu’il souhaitait depuis plusieurs mois reprendre une expérience en Afrique, convaincu du potentiel de l’équipe ivoirienne et des ambitions qu’elle porte. Conscient de l’attente des supporters ivoiriens, Hervé Renard entend placer l’exigence et la discipline au centre de son projet.

« Les attentes des supporters ivoiriens sont immenses, comme toujours. La Côte d’Ivoire est une nation faite pour remporter des trophées. Nous devons être exigeants au quotidien afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles », a conclu le nouveau sélectionneur des Éléphants.

Avec les prochaines Coupes d’Afrique des Nations en ligne de mire, la FIF et son nouveau sélectionneur affichent une ambition commune qui est de consolider les acquis récents et maintenir les Éléphants au sommet du football continental.

SOTRA / Yopougon : la gare Kouté délocalisée temporairement vers SIDECI pour la fête de l’Indépendance

La Société des Transports Abidjanais (SOTRA) adapte temporairement son dispositif à l’occasion des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Dans un communiqué publié le 5 août 2026, l’entreprise annonce la délocalisation provisoire de la gare Kouté vers le terminus SIDECI les jeudi 6 et vendredi 7 août 2026.

 

Durant ces deux journées, les usagers habitués à emprunter la gare Kouté devront effectuer leurs départs et leurs arrivées depuis le terminus SIDECI, qui servira exceptionnellement de point de correspondance. Ces célébrations entraînent traditionnellement des ajustements dans la circulation, des restrictions temporaires sur certains axes et des réorganisations des services publics afin de garantir le bon déroulement des activités.

Face à ces contraintes, la SOTRA réorganise temporairement son fonctionnement tout en maintenant la continuité du service offert aux voyageurs. La société de transport invite les passagers concernés à prendre leurs dispositions afin d’éviter les perturbations liées à ce changement temporaire. Les voyageurs sont notamment encouragés à prévoir un temps supplémentaire pour rejoindre le terminus SIDECI et à suivre les éventuelles informations communiquées par la SOTRA sur l’évolution du réseau.

Cette modification reste limitée aux 6 et 7 août 2026. À l’issue des festivités, la gare Kouté retrouvera son fonctionnement habituel, sauf nouvelle indication de l’entreprise.

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Avec cette délocalisation ponctuelle, la SOTRA cherche à maintenir la fluidité du transport urbain tout en accompagnant les exigences liées à l’organisation de l’une des principales célébrations nationales. Les usagers de la gare Kouté sont donc invités à se rendre au terminus SIDECI pendant la période concernée avant la reprise normale des activités.

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Côte d’Ivoire : l’INFAS devient un établissement public hospitalier national pour la formation des soignants

À l’issue du Conseil des ministres du 5 août 2026, le gouvernement ivoirien a adopté deux réformes majeures dans le secteur de la santé. L’INFAS change de statut et devient un Établissement public hospitalier national (EPHN) tandis que le second réorganise le Centre national d’excellence en prévention et traitement de l’insuffisance rénale (CNEPTIR), avec une avancée notable pour la dialyse pédiatrique.

Jusqu’ici classé comme Établissement public à caractère administratif (EPA), l’INFAS franchit un nouveau cap institutionnel. Son changement de statut vise à transformer l’établissement en véritable structure hospitalière d’enseignement, capable d’assurer une meilleure articulation entre formation théorique, pratique clinique et besoins du terrain.

 

Une réforme inscrite dans la modernisation du système hospitalier

La transformation de l’INFAS s’inscrit dans la dynamique engagée par la loi n°2019-678 du 23 juillet 2019 portant réforme hospitalière, qui vise à moderniser l’offre de soins en Côte d’Ivoire. En repositionnant l’institut au sein du dispositif hospitalier national, le gouvernement cherche à répondre à un enjeu central qui est de mieux adapter les compétences des agents de santé aux réalités des établissements de soins.

Parallèlement, la réorganisation du CNEPTIR confirme la volonté des autorités de renforcer les structures spécialisées face à la progression des maladies rénales en Afrique de l’Ouest, où l’accès aux soins spécialisés demeure encore un défi majeur.

 

La dialyse pédiatrique, une nouvelle priorité sanitaire

Au-delà de la réforme institutionnelle, l’évolution du CNEPTIR marque une avancée importante dans la prise en charge des enfants souffrant d’insuffisance rénale. L’élargissement des missions du centre à la dialyse pédiatrique répond à une problématique longtemps restée insuffisamment couverte. Jusqu’à présent, de nombreux jeunes patients nécessitant des soins spécialisés étaient confrontés à des difficultés d’accès aux traitements adaptés.

Si ces décisions ouvrent de nouvelles perspectives pour le secteur sanitaire ivoirien, leur réussite dépendra de leur mise en œuvre concrète. Le renforcement des infrastructures, la disponibilité des équipements et la mobilisation de ressources humaines qualifiées seront déterminants pour transformer ces annonces en résultats visibles.

Pour l’INFAS, le nouveau statut pourrait favoriser le développement de partenariats académiques, la recherche appliquée et une meilleure intégration avec les structures hospitalières. Mais il nécessitera également des investissements conséquents pour produire les effets attendus. De même, l’extension des services du CNEPTIR aux enfants exigera la formation d’équipes spécialisées et un accompagnement durable afin de garantir une prise en charge efficace.

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Avec ces deux réformes, le gouvernement dessine une nouvelle approche du système de santé, reliant la formation des professionnels aux besoins spécifiques des patients. La transformation de l’INFAS et la montée en puissance du CNEPTIR illustrent une volonté de construire une offre sanitaire plus spécialisée et mieux adaptée aux défis actuels.