Gagnoa : une institutrice meurt dans l’incendie de son domicile après avoir mis ses enfants à l’abri

Un drame a bouleversé la ville de Gagnoa dans la nuit du 19 au 20 juin 2026. Mme Gba Adjoua Clarisse, institutrice à l’École primaire publique (EPP) Delbo 2, a perdu la vie dans l’incendie de son domicile situé au quartier Dioulabougou Cimetière, plus connu sous le nom de Delbo 2 Station.

Âgée de 48 ans, l’enseignante a été retrouvée sans vie après qu’un violent incendie a ravagé sa résidence en pleine nuit. La disparition de cette mère de famille suscite une vive émotion au sein de la population et de la communauté éducative de la région du Gôh.

 

Un dernier geste pour protéger ses enfants

Selon plusieurs témoignages, la victime avait accompagné ses enfants chez des proches pour les vacances scolaires. Elle était ensuite rentrée à Gagnoa dans la soirée et avait rejoint son domicile. Quelques heures plus tard, un incendie a tragiquement coûté la vie à l’enseignante. Ce geste de protection envers ses enfants rend la disparition encore plus bouleversante pour ses proches. Ses collègues saluent aujourd’hui son attention et son dévouement envers sa famille.

D’après les premiers éléments recueillis, l’incendie aurait éclaté aux alentours de 1 h 30 du matin dans le salon de l’habitation. Les flammes et l’épaisse fumée se seraient rapidement propagées à l’ensemble de la maison. Surprise dans son sommeil, Mme Gba Adjoua Clarisse n’aurait pas réussi à quitter les lieux à temps. Piégée à l’intérieur de la résidence, elle a péri dans l’incendie qui a entièrement détruit le bâtiment.

Alertés par les habitants du quartier, les sapeurs-pompiers civils du Gôh se sont rendus sur place pour combattre le sinistre. Malgré la rapidité de leur intervention, ils n’ont pu sauver l’occupante de la maison. Après avoir maîtrisé les flammes, les secours ont découvert le corps calciné de l’enseignante au cours des opérations de reconnaissance menées dans les décombres.

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Une vive émotion à Gagnoa

Au lendemain du drame, de nombreux riverains se sont rendus sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts. La résidence, totalement détruite, ne laissait apparaître que des murs noircis et des biens consumés par le feu. La nouvelle du décès a également provoqué une onde de choc au sein de la Direction régionale de l’Éducation nationale. Collègues, élèves, parents d’élèves et proches rendent hommage à une enseignante reconnue pour son sérieux, sa discrétion et son engagement au service de l’éducation.

Plusieurs de ses collègues présentent Mme Gba Adjoua Clarisse comme une femme pieuse, respectueuse et profondément engagée dans sa mission d’éducatrice. Très appréciée de son entourage, elle laisse le souvenir d’une enseignante dévouée et exemplaire. Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore déterminé les circonstances exactes de l’incendie. Les services compétents devraient ouvrir une enquête afin d’identifier l’origine du sinistre et de faire toute la lumière sur les éventuelles responsabilités.

En attendant les résultats de l’enquête, la population de Gagnoa soutient la famille endeuillée. Les habitants rendent également hommage à cette éducatrice disparue dans des circonstances tragiques. Quelques heures avant le drame, elle avait pris soin de mettre ses enfants en sécurité.

 

Mondial 2026 : les Éléphants s’inclinent face à l’Allemagne (2-1) mais gagnent le respect du monde

La Côte d’Ivoire s’est inclinée (2-1) face à l’Allemagne vendredi soir au BMO Field de Toronto lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Un résultat frustrant pour les Éléphants, qui ont longtemps tenu tête à l’une des plus grandes nations du football mondial avant de céder dans les ultimes secondes de la rencontre.

Malgré la défaite, les hommes du sélectionneur ivoirien ont livré une prestation convaincante face à la Nationalmannschaft. Engagés, disciplinés et ambitieux dans le jeu, ils ont démontré que la sélection ivoirienne pouvait rivaliser avec les meilleures équipes de la planète.

Dès les premières minutes, les Éléphants ont affiché leurs intentions. Très remuant sur son aile, Yan Diomandé a multiplié les accélérations et les dribbles, mettant régulièrement en difficulté la défense allemande. Si Yahia Fofana a dû réaliser une intervention décisive devant Kai Havertz dès la 10e minute, la Côte d’Ivoire a progressivement pris confiance pour imposer son rythme.

La récompense est intervenue à la demi-heure de jeu. À la suite d’une action initiée par Yan Diomandé, Amad Diallo a vu sa tentative repoussée par la défense allemande. Mais Frank Kessié, opportuniste, a suivi l’action pour ouvrir le score et donner l’avantage aux Éléphants (30e, 1-0). Solides défensivement et rigoureux dans leur organisation, les Ivoiriens ont rejoint les vestiaires avec un avantage logique au tableau d’affichage.

 

L’entrée d’Amiri change le visage du match

Au retour des vestiaires, l’Allemagne a haussé le ton. Plus agressifs dans le pressing et plus présents dans les duels, les Allemands ont progressivement repris le contrôle du ballon. Le tournant de la rencontre intervient à l’heure de jeu avec les entrées de Nadiem Amiri et Deniz Undav. Très influent dans l’entrejeu, Amiri a rapidement pris le contrôle des opérations.

À la 69e minute, son centre précis trouve Undav dans la surface. L’attaquant allemand ne laisse aucune chance à Yahia Fofana et remet les deux équipes à égalité (1-1). Quelques minutes plus tard, les Éléphants subissent un nouveau coup dur avec la sortie sur blessure de Wilfried Singo. Touché à la cuisse, le défenseur ivoirien quitte la pelouse en larmes et cède sa place à Guéla Doué.

Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers un match nul, la Côte d’Ivoire obtient une occasion en or à trois minutes de la fin du temps réglementaire. Sur une percée de Nicolas Pépé, entré en cours de jeu, Simon Adingra se retrouve seul face au but allemand. Une situation idéale pour offrir une victoire historique aux Éléphants. Mais l’ailier ivoirien manque son contrôle au moment décisif et laisse échapper ce qui apparaît comme la balle du match. Une action qui rappelle à certains observateurs l’occasion manquée par Randal Kolo Muani lors de la finale du Mondial 2022 face à l’Argentine.

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L’Allemagne punit les Éléphants dans le temps additionnel

Le football se montre parfois impitoyable. Après cette énorme occasion ratée, l’Allemagne profite d’un ultime temps fort pour faire la différence. Dans le temps additionnel, Felix Nmecha perce le bloc ivoirien grâce à une passe verticale parfaitement dosée. Trouvé dans la surface, Deniz Undav contrôle, se retourne et trompe Yahia Fofana d’une frappe puissante (90e+4, 2-1). Ce but offre la victoire à l’Allemagne et valide sa qualification pour le tour suivant. Si le score final reste défavorable à la Côte d’Ivoire, la prestation des Éléphants laisse entrevoir de réelles raisons d’espérer.

Face à une équipe allemande qui a terminé la rencontre avec 59 % de possession et 16 tirs contre 9, les Ivoiriens ont démontré leur capacité à rivaliser avec les meilleures nations du football mondial. Après leur succès remarqué contre la France en match amical, cette performance confirme la progression d’un groupe qui gagne en maturité et en confiance.

Avec trois points au compteur avant la dernière journée, la Côte d’Ivoire conserve toutes ses chances de qualification. Les Éléphants devront désormais confirmer face au Curaçao, largement battu par l’Allemagne (7-1), pour décrocher leur billet pour les huitièmes de finale. À Toronto, la victoire a choisi son camp. Mais le respect, lui, semble avoir changé de couleur.

Mondial 2026 / « Il devrait avoir honte » : Thierry Henry charge Simon Adingra après Côte d’Ivoire-Allemagne

La défaite de la Côte d’Ivoire contre l’Allemagne (2-1) lors de la deuxième journée de la Coupe du monde 2026 continue de faire réagir. Si ce revers complique les chances de qualification des Éléphants, une action de Simon Adingra concentre désormais l’essentiel des critiques.

Au cours d’une rencontre pourtant équilibrée, les Ivoiriens ont eu l’opportunité de prendre l’avantage à un moment clé du match. Servi idéalement par Nicolas Pépé dans la surface de réparation, Simon Adingra s’est retrouvé seul face au gardien allemand.

Alors qu’un tir semblait être l’option la plus évidente, l’ailier ivoirien a préféré tenter une passe. Une décision qui a surpris observateurs et supporters, permettant à la défense allemande d’écarter le danger et privant les Éléphants d’un but qui aurait pu changer le cours de la rencontre. Face à une équipe aussi expérimentée que l’Allemagne, ce type d’hésitation peut coûter très cher. Après le match, de nombreux supporters ivoiriens ont exprimé leur frustration, estimant que cette occasion manquée a pesé lourd dans l’issue de la partie.

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Thierry Henry très sévère envers l’attaquant ivoirien

Consultant durant cette Coupe du monde, Thierry Henry n’a pas caché son incompréhension face au choix effectué par le joueur de l’AS Monaco.

« Il a donné toutes les raisons à son entraîneur de le laisser sur le banc lors des prochains matchs, jusqu’à ce qu’il apprenne à mieux conclure ses actions », a déclaré l’ancien international français.

Thierry Henry a poussé sa critique plus loin, affirmant que Simon Adingra ne pouvait pas se permettre de manquer une telle occasion à ce niveau de compétition.

« Vous affrontez l’Allemagne et vous obtenez une occasion aussi importante, puis vous la manquez ? Il devrait avoir honte et présenter ses excuses à ses coéquipiers. S’il avait tenté sa chance en frappant et avait simplement raté, ce serait une tout autre histoire »

« Le football peut être cruel, mais aujourd’hui, c’était du pur vol. La Côte d’Ivoire n’a pas perdu parce que l’Allemagne était meilleure ; elle a perdu parce que le football ne récompense pas la domination, il récompense les moments. Et quand ce moment est arrivé, Adingra l’a traité comme une patate chaude. À ce niveau, on ne peut pas rater des occasions aussi simples. Le but le fixait droit dans les yeux, le suppliait d’être touché, et d’une manière ou d’une autre, il a trouvé le moyen de transformer l’or en poussière. Pendant la majeure partie du match, la Côte d’Ivoire a fait courir l’Allemagne après des ombres. Ils contrôlaient le rythme, gagnaient les duels, dictaient le tempo. L’Allemagne ressemblait à des passagers dans un bus conduit par la Côte d’Ivoire. Kessié aurait probablement dû quitter ce match avec deux buts et les gros titres, pas avec des regrets et une défaite. Mais c’est là que le football d’élite se distingue. Pendant que la Côte d’Ivoire gaspillait des occasions, Julian Nagelsmann jouait aux échecs. Chaque changement modifiait l’échiquier. Chaque décision changeait l’élan. Undav était magnifique, un problème que la Côte d’Ivoire n’a jamais résolu. En fait, je me posais une seule question pendant 75 minutes : pourquoi Havertz est-il encore sur le terrain ? Le moment où Nagelsmann a changé les choses, l’Allemagne s’est réveillée. C’est la différence. Une équipe contrôlait le match, l’autre contrôlait le résultat. La Côte d’Ivoire a écrit l’histoire, l’Allemagne a écrit la fin. Et le football ne se souvient que de la fin. » , a-t-il ajouté.

 

Malgré ce revers, la sélection ivoirienne conserve ses chances de qualification pour les huitièmes de finale. Les hommes du sélectionneur devront toutefois impérativement s’imposer face au Curaçao lors de la dernière journée de la phase de groupes. Cette rencontre s’annonce décisive pour les Éléphants, qui devront faire preuve de réalisme offensif pour espérer poursuivre leur aventure dans ce Mondial 2026. Après la polémique suscitée par son occasion manquée, Simon Adingra sera particulièrement attendu lors de ce rendez-vous crucial.

 

Simon Adingra
© Simon Adingra

PPA-CI : Laurent Gbagbo nomme Demba Traoré superviseur des élections internes du parti

Ancien représentant du PPA-CI à la Commission électorale indépendante (CEI), Demba Traoré prend la tête du dispositif électoral interne du parti. Il a été nommé superviseur général des élections internes par Laurent Gbagbo, qui entend ainsi renforcer l’organisation des prochains scrutins du PPA-CI.

Dans une décision signée le 19 juin 2026, Laurent Gbagbo a procédé à une nouvelle réorganisation destinée à encadrer les prochains scrutins internes du PPA-CI. Demba Traoré aura pour mission de piloter l’ensemble du processus électoral au sein des structures du parti. Cette nomination intervient dans le cadre de la volonté de la direction du parti d’assurer une organisation « centralisée, cohérente et efficace » des élections concernant notamment les comités de base, les sections et les fédérations sur l’ensemble du territoire national.

 

Une mission placée sous l’autorité de Laurent Gbagbo

Selon la décision officielle, le nouveau superviseur général exercera directement sous l’autorité du président du parti et lui rendra compte de ses activités. Il sera chargé de la supervision globale des opérations électorales internes, de la coordination entre les différentes structures impliquées ainsi que du suivi du déroulement des scrutins.

Ancien représentant du PPA-CI auprès de la Commission électorale indépendante, Demba Traoré s’était illustré dans les débats liés au processus électoral national. En avril 2025, il avait notamment annoncé la suspension de sa participation aux activités de l’institution électorale, évoquant des préoccupations sur son fonctionnement.

Pour l’accompagner dans cette nouvelle mission, le PPA-CI a également nommé Étienne M’Ponon au poste de superviseur général adjoint. Celui-ci devra assister Demba Traoré et assurer son intérim en cas d’empêchement. L’équipe de supervision comprend également Gaoussou Yahiri Paul, N’Drin James et Fahe Florentine. Ces responsables participeront aux opérations de suivi, d’évaluation et de coordination des élections internes sous la direction du superviseur général.

 

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La nouvelle organisation prévoit que Demba Traoré pourra désigner des observateurs chargés de suivre le déroulement des élections internes dans les différentes régions du pays. Il devra également assurer la coordination entre plusieurs structures du parti, notamment la Commission électorale et applications numériques du parti (CEAP), la cellule de renforcement de l’implantation (CRI) et les instances locales. Toutefois, la décision précise que le Comité de contrôle reste l’organe compétent pour traiter les contentieux électoraux internes et proclamer les résultats définitifs.

Cette réorganisation intervient alors que le PPA-CI poursuit la consolidation de ses structures internes. À travers cette nouvelle équipe électorale, la formation dirigée par Laurent Gbagbo entend renforcer l’organisation et la transparence de ses prochains scrutins internes, dans la perspective de ses futures échéances politiques.

 

 

Ahoua Don Mello revendique une nouvelle voie politique et défend sa « Renaissance souverainiste »

La Direction de la Communication du Dr Ahoua Don Mello a publié une mise au point après les débats suscités par l’émission « Le Grand Débat » de Télésud. Elle défend l’autonomie politique de l’ancien cadre du PPA-CI, justifie sa rupture avec les instances dirigeantes du parti et affirme porter un projet souverainiste axé sur la transformation de la Côte d’Ivoire.

La polémique autour de l’avenir politique du Dr Ahoua Don Mello continue d’alimenter les débats. Après l’émission « Le Grand Débat » diffusée sur la chaîne Télésud, consacrée à la question : « Ahoua Don Mello peut-il exister politiquement sans Laurent Gbagbo ? », la Direction de la Communication du concerné a tenu à apporter des clarifications.

Dans une déclaration, elle dit avoir pris acte des échanges intervenus au cours de l’émission, tout en saluant « l’intérêt constant » des panélistes pour le parcours, les idées et les perspectives politiques du Dr Ahoua Don Mello. Toutefois, elle dénonce une lecture qu’elle juge « anachronique, réductrice et déconnectée des réalités politiques actuelles de la Côte d’Ivoire ».

 

Une rupture stratégique avec le PPA-CI assumée

Réagissant aux commentaires présentant l’émergence de cette nouvelle dynamique comme une « création subie » ou un simple « caprice », l’équipe de communication du Dr Ahoua Don Mello affirme que sa nouvelle orientation politique repose sur une décision mûrement réfléchie.

Selon elle, la rupture officielle intervenue en mai 2026 avec les instances dirigeantes du PPA-CI n’est ni « le fruit d’une impulsion passagère » ni l’expression d’une ambition personnelle. Elle serait plutôt la conséquence d’un profond désaccord stratégique sur l’avenir de leur famille politique et sur les moyens jugés les plus efficaces pour servir la Côte d’Ivoire. La Direction de la Communication explique que le Dr Ahoua Don Mello a refusé de s’inscrire dans une stratégie qu’il considérait comme politiquement inefficace, notamment celle du boycott et de la chaise vide lors de l’élection présidentielle de 2025.

Selon ses proches, il estimait que faire espérer aux militants une candidature dont l’invalidation apparaissait probable, au lieu de préparer des alternatives crédibles de participation et de mobilisation, constituait une erreur politique majeure. Son choix aurait donc été celui de « la lucidité, la responsabilité et la vérité plutôt que le déni ». La Direction de la Communication rejette également les critiques portant sur le poids politique du Dr Ahoua Don Mello. Elle affirme que son influence ne repose pas sur un héritage politique, mais sur une dynamique construite sur le terrain.

Elle met notamment en avant la mobilisation enregistrée autour de sa candidature, la validation de ses parrainages dans l’ensemble du pays ainsi que l’obtention de plus de 90 000 suffrages d’adhésion et de conviction. Pour son entourage, ces résultats traduisent l’existence d’un « capital politique » en construction, fondé sur la confiance, la cohérence et la crédibilité.

 

Un parcours politique revendiqué depuis les années 1980

La communication du Dr Ahoua Don Mello estime qu’il serait réducteur de le présenter comme un simple exécutant ou un dissident de circonstance. Elle rappelle plus de quarante années d’engagement intellectuel, politique et idéologique au sein de la gauche ivoirienne, depuis les premiers cercles de réflexion des années 1980 jusqu’aux combats actuels autour de la souveraineté, du développement et de la justice sociale. Pour son équipe, le Dr Ahoua Don Mello « n’a pas besoin d’exister contre qui que ce soit », son parcours, son expertise et sa vision lui donnant une légitimité propre dans le débat politique national.

Au-delà des querelles internes, la Direction de la Communication affirme vouloir inscrire cette nouvelle dynamique dans un projet politique plus large. Le mouvement présenté autour du Dr Ahoua Don Mello se définit comme une gauche de transformation, « pragmatique, moderne et résolument tournée vers l’avenir ». Il entend se démarquer à la fois d’une opposition jugée enfermée dans les luttes d’appareils et d’un pouvoir accusé d’être parfois éloigné des préoccupations sociales urgentes.

L’objectif affiché n’est pas de récupérer les déçus d’autres formations politiques, mais de rassembler une « majorité silencieuse » composée notamment de jeunes Ivoiriens en quête de nouvelles perspectives. Cette vision repose sur une souveraineté économique, industrielle, technologique et financière accrue, avec notamment la transformation locale des ressources nationales et une volonté de positionner la Côte d’Ivoire dans le nouvel équilibre multipolaire mondial.

La Direction de la Communication évoque également des partenariats stratégiques avec les pays émergents et les BRICS comme une piste pour renforcer l’autonomie économique du pays. Pour les responsables de cette dynamique, le projet porté par le Dr Ahoua Don Mello dépasse désormais les anciens clivages politiques et les structures héritées du passé. Ils annoncent une nouvelle étape consacrée à la mobilisation du peuple ivoirien, de la jeunesse et des forces vives de la Nation autour d’une alternative politique qualifiée de « crédible, audacieuse et résolument moderne ».

 

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Répondant aux interrogations sur sa légitimité politique, son équipe rappelle que celle-ci « ne se décrète ni sur les plateaux de télévision ni dans les états-majors politiques ». Elle se construirait, selon elle, « sur le terrain, au contact des populations, dans l’écoute, le travail et la constance ».

Dans les prochaines semaines, le Dr Ahoua Don Mello prévoit d’aller à la rencontre des Ivoiriens, particulièrement de la jeunesse, avec l’ambition de présenter des solutions concrètes, des projets structurants et une vision d’avenir.

La Direction de la Communication conclut sa mise au point par un message de mobilisation : « Le temps de la clarification est désormais derrière nous. Place au temps de la construction. Place au temps du rassemblement. Place au temps de la Renaissance souverainiste. »

Fin de cavale pour Jacques Brou Alloui : interpellé, voici les premières précisions du procureur

Le dossier des démolitions de constructions à Koumassi Campement connaît un nouveau tournant. Le procureur de la République a annoncé l’interpellation de Jacques Brou Alloui, recherché dans le cadre de l’enquête ouverte après les opérations de démolition survenues le 3 juin 2026.

Selon le parquet, les services de la Police nationale ont arrêté Jacques Brou Alloui le jeudi 18 juin 2026 à Port-Bouët, dans le quartier Gonzagueville, secteur Terre Rouge. Contrairement aux informations diffusées sur les réseaux sociaux faisant état d’une éventuelle fuite après son arrestation, le procureur précise que l’intéressé demeure bien détenu par les services compétents.

 

Le parquet met en garde contre les fausses informations

Face à la circulation de fausses nouvelles sur cette affaire, le procureur de la République rappelle que la diffusion d’informations mensongères par le biais d’un système d’information constitue une infraction pénale. Les auteurs et les personnes qui relaient ces contenus s’exposent aux sanctions prévues par l’article 183 du Code pénal, qui prévoit une peine d’emprisonnement allant d’un à six ans ainsi qu’une amende comprise entre 500 000 et 5 millions de francs CFA. L’enquête sur les démolitions de Koumassi Campement se poursuit avec l’audition de plusieurs acteurs impliqués dans le dossier.

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Le parquet indique notamment avoir entendu Boa Krapa Valérie, directeur général des Services techniques du District autonome d’Abidjan, Ballet Narcisse Toussaint, maire de la commune de Koumassi, ainsi que Kindo Moumouni, responsable de l’entreprise SEKF, propriétaire des engins utilisés lors des démolitions.

Pour le procureur de la République, l’audition de Jacques Brou Alloui devrait permettre d’apporter de nouveaux éléments sur les circonstances exactes des démolitions opérées à Koumassi Campement. Cette étape est désormais très attendue dans une affaire qui a suscité une vive émotion après la destruction de nombreuses habitations et installations dans le quartier.

 

Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme
© Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme

Sénat : onze projets de loi adoptés à l’unanimité pour renforcer l’arsenal législatif ivoirien

Réunis en séance plénière jeudi 18 juin 2026 à Yamoussoukro, les sénateurs ont adopté à l’unanimité des membres présents onze projets de loi portant sur plusieurs domaines stratégiques, notamment l’économie, les finances, l’urbanisme, la diplomatie, la cohésion sociale, la santé publique et la protection sociale.

Présidée par Mme Kandia Camara, cette session a permis à la chambre haute du Parlement d’examiner en profondeur des textes déjà étudiés par les commissions compétentes. Les discussions ont porté sur chaque disposition avant le passage au vote. Conformément aux dispositions de l’article 52, alinéa 1 nouveau, du Règlement du Sénat, les échanges entre les sénateurs ont permis d’éclairer les différents aspects des projets soumis à leur appréciation, avant leur adoption définitive.

 

Onze projets de loi adoptés à l’unanimité à Yamoussoukro

Au terme des débats, les onze (11) projets de loi inscrits à l’ordre du jour ont été adoptés à l’unanimité. Ces onze textes viennent ainsi enrichir l’architecture juridique nationale et traduisent la volonté du Sénat d’accompagner les réformes engagées dans plusieurs secteurs essentiels au développement du pays.  Il s’agit des textes suivants :

1. Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-32 du 15 janvier 2025 déterminant les attributions, l’organisation, la composition et le fonctionnement de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) ;

 

2. Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-260 du 23 avril 2025 relative à la mise en œuvre du démantèlement tarifaire appliqué aux produits non sensibles dans le cadre de l’Accord portant création de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) ;

 

3. Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-405 du 18 juin 2025 portant abrogation de l’ordonnance n°2018-643 du 1er août 2018 instituant la taxe de soutien au développement de l’activité de raffinage ;

 

4. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique ;

 

5. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord portant création de la Banque Africaine de l’Énergie (BAE), signé le 4 juin 2024 ;

 

6. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord relatif aux services aériens entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de la République fédérative du Brésil, signé le 13 octobre 2017 à Abidjan ;

 

7. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord de services aériens entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de la République d’Angola, signé le 24 juin 2025 à Luanda ;

 

8. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord entre le Gouvernement du Sultanat d’Oman relatif aux services aériens, signé le 22 septembre 2025 à Montréal (Canada) ;

 

9. Projet de loi modifiant la loi n°2019-576 du 26 juin 2019 instituant le Code de la Construction et de l’Habitat ;

 

10. Projet de loi relatif à l’Économie sociale et solidaire ;

 

11. Projet de loi relatif à la biologie médicale.

 

À l’issue de la séance, la Présidente du Sénat a annoncé la clôture de la première session ordinaire de l’année 2026 pour le vendredi 19 juin 2026 à Yamoussoukro.

 

SENAT CI
© SENAT CI

PNIA 3 : la Côte d’Ivoire lance un nouveau programme pour moderniser son agriculture

Premier ministre Robert Beugré Mambé a officiellement lancé, jeudi 18 juin 2026 à Abidjan, le processus de formulation du Programme national d’investissement agricole de troisième génération (PNIA 3). Ce nouveau programme ambitionne de faire de l’agriculture un moteur majeur de création de richesse, d’emploi et de bien-être pour les populations ivoiriennes.

À travers le PNIA 3, le gouvernement veut construire une agriculture plus performante, capable de répondre aux défis économiques, alimentaires et environnementaux, tout en renforçant la place de la Côte d’Ivoire comme puissance agricole. Lors de la cérémonie de lancement, Robert Beugré Mambé a rappelé les avancées enregistrées grâce aux deux premières générations du Programme national d’investissement agricole.

Selon lui, ces résultats reposent d’abord sur l’engagement des producteurs ivoiriens, mais également sur l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, des collectivités territoriales et du secteur privé.

« Ces résultats, nous les devons en premier lieu à nos braves producteurs qui ont fait confiance au gouvernement et ont adhéré au programme mis en œuvre, mais aussi à l’appui constant de nos partenaires techniques et financiers, aux collectivités territoriales ainsi qu’au dynamisme du secteur privé », a déclaré le chef du gouvernement.

 

Une agriculture plus compétitive et tournée vers l’entreprise

Le Premier ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir l’agriculture au cœur des priorités nationales, aussi bien dans les programmes d’action que dans les orientations budgétaires. Pour cette nouvelle étape, l’exécutif ambitionne de promouvoir une agriculture d’entreprise, mieux financée, capable de résister aux effets du changement climatique et davantage connectée aux marchés.

Robert Beugré Mambé a insisté sur la nécessité de faire du PNIA 3 un programme qui répond aux attentes des populations, en favorisant notamment la transformation locale des matières premières agricoles. Le programme devra également encourager l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes à travers une agriculture moderne offrant davantage d’opportunités économiques.

 

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Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a rappelé les résultats obtenus grâce aux précédentes phases du programme. Mis en œuvre entre 2012 et 2017, le PNIA 1 disposait d’une enveloppe de 2 040 milliards FCFA et a permis d’enregistrer plusieurs avancées dans le développement agricole. Le PNIA 2, couvrant la période 2018-2025, a mobilisé environ 12 391 milliards FCFA. Cette deuxième génération a notamment introduit le concept des agropôles, destinés à favoriser un développement territorial équilibré et à mieux répondre aux besoins des producteurs et des populations.

Le nouveau programme s’articule autour de cinq orientations stratégiques majeures. Le PNIA 3 prévoit notamment de renforcer durablement la souveraineté et la sécurité alimentaire, de construire une agriculture plus compétitive, de consolider les mécanismes de financement du secteur et d’accélérer la sécurisation du foncier rural. Il entend également intégrer davantage les enjeux liés à la durabilité et à la résilience face au changement climatique.

 

 

Démolitions à Koumassi Campement : la HABG ouvre une enquête sur les droits fonciers et les soupçons de conflits d’intérêts

La polémique autour des démolitions du quartier Campement à Koumassi connaît un nouveau rebondissement. La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) ouvre une enquête préliminaire afin d’établir les conditions dans lesquelles l’opération s’est déroulée et de vérifier la régularité des droits fonciers revendiqués sur le site.

Cette procédure vise notamment à déterminer l’origine des titres de propriété avancés par l’opérateur économique Jacques Brou Alloui, ainsi que la légalité des travaux de remblayage et de démolition qui ont conduit à la destruction de plusieurs habitations et installations. Le 3 juin dernier, des engins ont investi le quartier Campement à Koumassi et détruit plus de 35 hectares de terrains occupés par des populations. Maisons, commerces et autres constructions ont été rasés, provoquant une forte réaction de l’opinion publique.

Dans un communiqué publié le même jour, la mairie de Koumassi avait indiqué que l’opération résultait de l’exécution d’une décision de justice dans le cadre d’un conflit foncier. Quelques jours après les démolitions, Jacques Brou Alloui, ancien troisième adjoint au maire de Koumassi chargé du domaine communal sous une précédente mandature, a revendiqué la propriété du terrain. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il affirme détenir un titre foncier couvrant environ 34 hectares et assure avoir agi conformément à des décisions judiciaires reconnaissant ses droits.

 

La justice conteste la version de Jacques Brou Alloui

Le parquet d’Abidjan a toutefois contesté cette version. Le 10 juin, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan a indiqué que la justice avait rejeté la procédure engagée par Jacques Brou Alloui. Selon le procureur, la requête concernait uniquement cinq habitations et aucune décision de justice n’autorisait la destruction de l’ensemble du quartier Campement.

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Ces éléments ont renforcé les interrogations autour de l’opération et poussé la HABG à se saisir du dossier. Lors d’un point de presse tenu jeudi, le président de la HABG, Épiphane Zorro Bi Ballo, a soulevé plusieurs questions sur les circonstances de l’acquisition du terrain.

« Comment un élu local chargé du domaine communal a-t-il pu acquérir à titre personnel une superficie représentant près de 4 % du territoire communal de Koumassi ? », s’est interrogé le responsable.

L’institution entend notamment vérifier si cette acquisition respecte les principes de transparence et de bonne gouvernance. Les enquêteurs examineront les titres fonciers liés au site, les actes d’attribution et de cession, les autorisations administratives ainsi que les archives de la mairie relatives à la gestion du domaine communal durant la période où Jacques Brou Alloui exerçait ses fonctions.

Au-delà de la question foncière, la HABG veut également déterminer si des agents publics ont joué un rôle dans cette affair L’enquête portera sur d’éventuels faits de conflit d’intérêts, d’abus de fonction, de prise illégale d’intérêt, d’enrichissement illicite ou encore de corruption. La HABG cherche également à déterminer le fondement juridique des opérations de remblayage et de démolition et à examiner les documents que les responsables de l’opération ont présentés aux forces de l’ordre mobilisées sur le terrain.

« Cette phase d’enquête préliminaire devra permettre à la Haute Autorité de disposer d’éléments factuels et documentaires suffisants pour déterminer ou non l’existence d’atteintes à la législation relative à la lutte contre la corruption », a expliqué Épiphane Zorro Bi Ballo.

L’ouverture de cette enquête par la HABG vient compléter la procédure judiciaire déjà engagée par le parquet d’Abidjan. Selon les informations communiquées par la police, les forces de l’ordre ont finalement retrouvé Jacques Brou Alloui, qu’elles recherchaient dans le cadre de cette affaire. La suite de cette affaire reste très attendue par l’opinion publique.

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Affaire Hôpital Mère-Enfant : ElPRO Ingénierie poursuivie pour un présumé détournement de 1,3 milliard FCFA

Le parquet poursuit ElPRO Ingénierie SARL, Fatima Berrada épouse Maleyrat et Jacques Maleyrat pour un abus de confiance présumé portant sur 1.311.092.170 FCFA dans le dossier de la construction de l’Hôpital Mère-Enfant.

Les deux personnes physiques visées dans cette procédure font l’objet de deux mandats d’arrêt délivrés depuis le 27 avril 2020. Elles n’étaient pas présentes à l’audience du jeudi 18 juin 2026. À l’inverse, le conseil de la société PFO, constituée partie civile dans ce dossier, était bien présent devant le tribunal. Il a demandé à la juridiction de mettre un terme à une procédure qui dure depuis plusieurs années.

Prenant la parole pour la partie civile, le conseil de PFO a expliqué le rôle joué par son entreprise dans cette affaire. « PFO a agi en tant que garant de la société ElPRO Ingénierie SARL », a déclaré l’avocat, qui accuse l’entreprise d’avoir dissimulé le fait qu’elle faisait déjà l’objet d’une procédure judiciaire en France. Selon lui, dans le cadre d’un contrat évalué à 3 milliards FCFA, ElPRO aurait perçu 30 % du montant du marché. Les responsables de la société auraient ensuite établi de fausses factures afin de transférer les fonds vers l’extérieur. L’avocat a également indiqué que PFO avait dû indemniser la Fondation Children of Africa à hauteur d’un milliard FCFA.

« PFO se constitue partie civile et réclame un milliard FCFA », a-t-il déclaré devant le tribunal.

 

Un marché de 3,065 milliards FCFA au cœur du litige

Dans son exposé des faits, le conseil de PFO a rappelé la convention que la Fondation Children of Africa a signée le 5 juillet 2016 avec la société de droit marocain ElPRO Ingénierie. Cette convention portait sur l’exécution des lots techniques de l’Hôpital Mère-Enfant pour un marché à prix ferme et non révisable d’un montant de 3.065.000.000 FCFA HT. Le contrat prévoyait une avance de démarrage représentant 30 % du marché, soit 919.500.000 FCFA, payable contre une garantie bancaire de restitution.

Selon la partie civile, PFO a versé au total 1.311.092.170 FCFA à ElPRO, au titre de l’avance de démarrage et de divers approvisionnements, alors que l’entreprise n’aurait jamais fourni la garantie bancaire exigée. PFO aurait permis le déblocage des fonds grâce à sa garantie morale.

Toujours selon les explications du conseil de PFO, ElPRO Ingénierie se trouvait déjà dans une situation financière difficile, avec notamment des ventes aux enchères judiciaires intervenues en 2015. L’entreprise aurait encaissé les fonds par l’intermédiaire de sa filiale ElPRO Ivoire, qui n’était pas partie au contrat initial, avant de quitter le chantier.

La partie civile affirme également qu’ElPRO aurait transféré une partie importante des sommes à l’étranger à travers des commandes fictives et des approvisionnements contestés. Elle soutient que l’entreprise aurait établi des fiches de déclaration d’importation pour ces opérations, alors qu’elle n’aurait jamais livré les équipements concernés.

 

Le parquet requiert cinq ans de prison ferme

À l’audience, le ministère public a estimé que les faits reprochés à ElPRO Ingénierie étaient établis.

« ElPRO Ingénierie est renvoyée devant votre tribunal pour escroquerie de 1.311.092.170 FCFA dans le cadre de la construction de l’Hôpital Mère-Enfant », a déclaré le parquet.

Selon l’accusation, la société n’aurait jamais achevé les travaux prévus. Les fonds auraient été affectés à d’autres types d’opérations qui ne figuraient pas dans le contrat initial. Le parquet soutient également que les dirigeants de la société auraient perçu 30 % du montant du marché avant de transférer les fonds vers Paris.

 

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Concernant le blanchiment de capitaux, le ministère public estime que les dirigeants ont constitué l’infraction en injectant les fonds dans leurs activités. Dans ses réquisitions, le parquet a demandé cinq ans de prison ferme contre Fatima Berrada épouse Maleyrat et Jacques Maleyrat. Il a également requis une amende de 3 milliards FCFA et demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt contre les deux personnes physiques poursuivies.

Après les débats et les différentes observations des parties, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 16 juillet 2026.

 

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