Grève aux Affaires maritimes : 34 agents devant la justice après l’échec des négociations

Le bras de fer entre le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) et les autorités ivoiriennes prend une tournure judiciaire. Dans une note publiée le 12 juin 2026, le ministère délégué chargé des Affaires maritimes revient sur les circonstances ayant conduit à la grève du 8 juin et aux poursuites engagées contre plusieurs agents.

Le conflit remonte au 20 avril 2026, date à laquelle le SYNABEPAM a déposé un préavis de grève illimitée auprès du ministère de la Fonction publique. Le syndicat réclamait notamment l’amélioration des conditions de travail et des avantages financiers à travers neuf points de revendication.

Dès le dépôt du préavis, les responsables syndicaux, la Direction générale des Affaires maritimes et le ministère de tutelle ont organisé plusieurs rencontres. Ils ont également mis en place un groupe de travail chargé d’examiner les revendications et de proposer des solutions.

 

Deux points de blocage

Selon les autorités, les discussions ont permis d’aboutir à un consensus sur sept des neuf revendications. Les négociations ont toutefois échoué sur deux dossiers jugés sensibles : la revalorisation de la prime trimestrielle et le paiement du complément à l’indemnité contributive au logement.

Le ministère explique que des contraintes budgétaires empêchent, pour l’instant, une augmentation de la prime trimestrielle. Concernant l’indemnité de logement, il a déjà engagé une procédure réglementaire pour que le budget de l’État prenne en compte cette charge. Malgré ces assurances, le SYNABEPAM a maintenu sa position et exigé des mesures concrètes avant le 30 juin 2026.

À la veille du mouvement, le cabinet du ministre des Transports et des Affaires maritimes a tenté une dernière médiation. Les autorités ont invité les responsables syndicaux à suspendre la grève en attendant une rencontre avec le ministre prévue le lendemain. Le syndicat a toutefois rejeté cette proposition et lancé son mouvement le 8 juin.

 

Manifestation et intervention des forces de l’ordre

Le jour de la grève, plusieurs agents se sont rassemblés devant le siège de la Direction générale des Affaires maritimes. Selon le ministère, certains manifestants auraient bloqué l’accès aux locaux administratifs et entravé la circulation aux abords du site. Face à cette situation, les autorités ont ordonné l’intervention des forces de sécurité pour rétablir l’ordre. Au total, 50 agents ont été interpellés, dont 37 par la police et 13 par la gendarmerie.

 

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À l’issue des enquêtes préliminaires, 16 agents ont été remis en liberté. Les investigations ont conduit au renvoi de 34 autres devant le procureur de la République. Leur procès est fixé au 23 juin 2026. Dans sa communication, le ministère souligne n’avoir jamais interrompu le dialogue avec le SYNABEPAM. Il rappelle également que les fonctionnaires disposent du droit de grève, mais qu’ils ne peuvent ni bloquer l’accès aux services publics ni occuper les voies publiques.

Les autorités insistent ainsi sur le fait que les interpellations ne seraient pas liées à l’exercice du droit syndical, mais à des faits qualifiés de troubles à l’ordre public.

 

Ministère Délégué chargé des Affaires Maritimes
© Ministère Délégué chargé des Affaires Maritimes

Sénégal : « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », déclare Ousmane Sonko sur France 24

Recevant une équipe de France 24 et RFI, Ousmane Sonko est revenu sur l’actualité politique sénégalaise, trois semaines après son élection à la présidence de l’Assemblée nationale et sa reconduction à la tête du PASTEF. Limogé le 22 mai 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye, l’ancien Premier ministre occupe désormais une nouvelle fonction institutionnelle, tout en réaffirmant son ancrage dans le projet politique porté par les Sénégalais lors des dernières élections.

Depuis son installation au perchoir, Ousmane Sonko dit vouloir conjuguer coopération institutionnelle et vigilance politique. « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », affirme-t-il, tout en précisant que l’Assemblée nationale devra exercer pleinement son rôle de contre-pouvoir. Il se positionne ainsi comme un garant du projet initial, face à un exécutif dont il critique certaines orientations.

 

Entre appel à l’unité et divergences politiques avec Diomaye Faye

Réagissant aux propos de Bassirou Diomaye Faye appelant à éviter toute division nationale, Ousmane Sonko minimise les tensions personnelles. Il insiste sur la stabilité du pays et refuse toute idée de rupture institutionnelle, tout en rappelant que les divergences politiques relèvent du débat démocratique. Il revendique également la légitimité de sa nouvelle position, confortée selon lui par le soutien électoral.

« aucune querelle ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun ». Interrogé sur la portée de ces mots, « Le Sénégal est plus grand que les divergences politiques que nous pouvons avoir. Assurons tout le monde : il n’y aura pas de déchirement. On peut avoir des divergences programmatiques, mais pas de déchirure du pays. Le peuple sénégalais jugera. », t’il déclaré. 

Sur les accusations de « trahison du projet PASTEF », Sonko privilégie une lecture politique et non émotionnelle. Il estime que certains engagements n’ont pas été respectés, tout en laissant aux instances du parti le soin d’évaluer les responsabilités internes. Il avertit néanmoins que la majorité parlementaire n’accordera aucun « chèque en blanc » au gouvernement et n’exclut pas le recours à la censure si nécessaire.

« Ce sont des engagements pris sur dix ans d’opposition. Aujourd’hui, certains de ces engagements ne sont pas respectés. Il n’y a pas de volonté de les respecter. Je mets le curseur à ce niveau-là. La trahison, je laisse à la morale. » Sonko prévient : « L’approbation se fera a posteriori par l’Assemblée. Ce n’est pas une diminution de nos pouvoirs. » Sur l’organisation des élections locales prévues en janvier 2027, il a coupé court : « Aucune raison valable pour qu’elles soient reportées. La loi fixe la mi-juillet comme dernier délai pour fixer la date. Je croise les doigts pour que le gouvernement respecte ses responsabilités légales. »

 

Dette, FMI et souveraineté économique au cœur des tensions

Sur la question de la dette et des négociations avec le FMI, l’ancien chef du gouvernement adopte une posture de fermeté. Il appelle à des solutions compatibles avec les intérêts du Sénégal et refuse toute restructuration jugée défavorable. Il assume les choix faits lorsqu’il dirigeait l’exécutif, tout en plaidant pour un traitement souverain de la dette et une transparence accrue.

« Nous ne sommes pas dans des positions absolues. Nous examinons avec lucidité. L’important, c’est que ce qui sera mis sur la table corresponde aux exigences du moment. Une restructuration sauvage, nous n’en avons pas voulu quand j’étais à Matignon, car le pays n’était pas en défaut et nos indicateurs étaient corrects. » Il déplore que le FMI ait « d’autres préoccupations » que d’accompagner un pays qui n’est pas responsable de la situation actuelle.

 

Sécurité, justice et libertés publiques sous surveillance

Interrogé sur les violences à l’université Cheikh Anta Diop et les débats autour des libertés publiques, Sonko défend l’action de l’État tout en renvoyant les responsabilités opérationnelles aux forces de sécurité. Sur la question des arrestations liées à l’homosexualité, il assume la législation en vigueur et rejette toute accusation de stigmatisation, invoquant la souveraineté juridique du Sénégal.

 « Une enquête a été ouverte de manière diligente. Aujourd’hui, le dossier est sur la table du procureur. On ne peut pas dire que personne n’a été tenu responsable tant que les conclusions ne sont pas connues. »

 

2029 et vision africaine en toile de fond

Évoquant l’avenir politique, Ousmane Sonko refuse de se projeter sur l’élection présidentielle de 2029, laissant le choix au PASTEF. En conclusion, il élargit le débat au rôle de l’Afrique dans le monde, notamment à travers le football et les relations internationales, appelant à une meilleure valorisation des ressources humaines et naturelles du continent.

« Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui est gagnante. Rien qu’à voir la configuration de l’équipe de France, on comprend où se trouve le besoin. Le message que je lance aux Africains : si on sait reconnaître notre propre valeur, on a les ressources naturelles, humaines, une démocratie galopante, une population essentielle. L’échelle des besoins n’est pas là où certains le croient. » Une manière élégante de ramener le débat sur l’immigration, les relations post-coloniales et la souveraineté.

Mondial 2026 : une photo de Tidiane Thiam et Kandia Camara qui ravive les lectures politiques

Avant le premier match des Éléphants à la Coupe du monde 2026, une photo publiée sur Instagram par Tidjane Thiam a retenu l’attention. On y voit le président du PDCI-RDA aux côtés de Kandia Camara, présidente du Sénat et figure du RHDP, réunis dans une loge officielle.

Sur ce cliché pris lors de la rencontre Côte d’Ivoire–Équateur, Tidjane Thiam porte le maillot orange des Éléphants, tandis que Kandia Camara apparaît en veste rouge et casquette aux couleurs nationales. Les deux responsables affichent ainsi leur soutien à la sélection ivoirienne.

 

Un message d’unité autour des Éléphants

En légende de la publication, le leader de l’opposition écrit : « Nous sommes tous supporters des Éléphants ». Sur le terrain, la Côte d’Ivoire s’est imposée 1-0 face à l’Équateur, dans un match suivi avec attention par de nombreux supporters, dont les deux personnalités.

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Cette apparition n’est pas une première. Tidjane Thiam et Kandia Camara s’étaient déjà croisés aux États-Unis, notamment lors de la Convention du Parti démocrate, confirmant une série de contacts ponctuels entre les deux figures politiques.

Cette image intervient toutefois dans un climat marqué par les tensions entre le PDCI-RDA et le RHDP, notamment après la présidentielle d’octobre 2025. Le PDCI-RDA dit craindre des pressions politiques et réclame des garanties pour le retour de Tidjane Thiam à Abidjan.

Ces derniers mois, Tidjane Thiam a multiplié les initiatives d’apaisement, invitant des cadres du RHDP aux 80 ans du PDCI-RDA et adressant des marques d’attention à plusieurs personnalités. Malgré cela, le porte-parole du parti, Soumaïla Brédoumy, maintient son refus d’une alliance gouvernementale avec le RHDP.

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Biankouma : tensions et violences après un drame impliquant deux motocyclistes

Biankouma, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, a été le théâtre de vives tensions au cours du week-end, à la suite d’un drame survenu dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin. Les faits, encore non clarifiés officiellement par les autorités administratives et sécuritaires, impliqueraient deux jeunes motocyclistes sur l’axe Dingouin–Foundépleu.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les deux motocyclistes auraient refusé de s’arrêter à un poste de contrôle. Dans des conditions encore discutées, des individus auraient placé un obstacle sur la chaussée, provoquant la chute de leur engin et un grave accident. Les secours ont ensuite transporté les deux victimes au centre de santé de Dingouin.

 

Un bilan humain encore non confirmé officiellement

D’après des sources locales, l’un des jeunes serait décédé après son admission, tandis que l’autre se trouvait dans un état critique. Aucune communication officielle n’avait encore confirmé ces éléments au moment de la diffusion des premiers témoignages, alimentant davantage les interrogations.

Très vite, l’émotion a gagné plusieurs quartiers de Biankouma. Des habitants rapportent une montée de la colère et des appels à des explications claires. Des barricades ont été érigées, perturbant la circulation, tandis que des groupes de manifestants ont tenté de se diriger vers le commissariat local.

Face à la situation, les forces de l’ordre, appuyées par des renforts venus de Man, sont intervenues pour rétablir l’ordre. Des affrontements ont éclaté dans certains secteurs, tandis que des individus vandalisent, pillent ou incendient plusieurs commerces au cours des violences nocturnes.

Si la matinée du dimanche a laissé entrevoir une accalmie progressive, la situation est restée instable avec la fermeture de plusieurs commerces. De nouveaux incidents auraient même été signalés plus tard dans la journée, nécessitant une nouvelle intervention sécuritaire.

Pour les habitants et notables locaux, seule la vérité permettra d’apaiser les tensions. Ils réclament l’ouverture d’une enquête afin de clarifier les circonstances du drame et d’établir les responsabilités. En attendant, Biankouma reste dans l’expectative des conclusions officielles annoncées par les autorités.

Revue de presse du 15 juin : la victoire des Éléphants en marge des actualités politiques, révélations sur la CEI et crispations sociales à Biankouma et Koumassi

La presse ivoirienne de ce 15 juin revient sur les débats autour de la CEI et les polémiques liées aux déguerpissements à Koumassi occupent une place centrale. À cela s’ajoutent des réactions contrastées après la victoire des Éléphants en Coupe du monde 2026. Enfin, des violences à Biankouma complètent un climat national chargé.

Une partie de la presse relaie peu la victoire de la Côte d’Ivoire face à l’Équateur lors de son entrée en Coupe du monde 2026 et privilégie plutôt des sujets politiques et sociaux jugés prioritaires. Quelques médias rappellent toutefois ce succès des Éléphants dans un contexte d’actualité chargée.

 

Débats autour des institutions électorales

Sur le terrain politique, Le Jour Plus relaie les propos du sénateur Paulin Allomo, selon lequel la Commission électorale indépendante (CEI) aurait rempli une mission transitoire et devrait être repensée. Ces déclarations relancent les discussions sur la réforme du système électoral.

 

Koumassi Campement : une affaire au cœur des tensions

Le déguerpissement de Koumassi Campement occupe une place centrale dans plusieurs titres. Le Nouveau Réveil évoque un « scandale d’État » autour du dossier Alloui Brou, tandis que Le Direct dénonce une situation où « des milliers de victimes restent sans responsables identifiés ». De son côté, L’Expression estime que l’opposition n’a pas réussi à politiser l’affaire. L’Inter affirme par ailleurs que des instructions auraient été données pour suspendre les opérations de déguerpissement dans le district d’Abidjan.

Le Débat Ivoirien met en lumière la situation de Serey Doh, ancien syndicaliste devenu ministre, présenté comme fragilisé par les événements liés à Koumassi Campement. Le journal s’interroge sur son rôle potentiel dans ce dossier sensible.

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Procédures judiciaires et figures politiques

Dans un autre registre, Le Canard Déchaîné publie une interview de Me Aka-Serikpa, avocate de Damana Médard, alias Damana Adia Pickass. Elle revient sur les accusations portées contre son client et évoque également des personnalités politiques telles que Laurent Gbagbo et Nady Bamba-Gbagbo.

 

Violences à Biankouma et attentes de réponses

Enfin, des incidents ont éclaté à Biankouma, dans l’ouest du pays. La Régionale rapporte que les populations attendent toujours des explications officielles après un week-end marqué par des violences et des tensions persistantes.

Côte d’Ivoire – Équateur (1-0) : Amad Diallo en héros pour l’entrée réussie des Éléphants

La Côte d’Ivoire a parfaitement lancé sa campagne à la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à l’Équateur (1-0), dimanche à Philadelphie. Dans une rencontre longtemps indécise, les hommes d’Emerse Faé ont trouvé la faille dans les dernières minutes grâce à Amad Diallo, auteur du but victorieux à la 90e minute.

Entré en jeu à l’heure de jeu, l’attaquant de Manchester United a conclu une action initiée par Wilfried Singo d’une frappe du pied gauche à l’entrée de la surface, permettant aux Éléphants de décrocher trois points précieux.

 

Un match fermé débloqué dans les ultimes instants

Durant une grande partie de la rencontre, les deux équipes se sont neutralisées dans un duel intense et équilibré. L’Équateur s’est montré dangereux à plusieurs reprises, notamment en première période, où John Yeboah puis Alan Minda ont successivement trouvé la barre transversale. Les Ivoiriens ont également eu leurs opportunités, mais ont dû attendre les derniers instants pour faire la différence devant les 68 274 spectateurs du stade de Philadelphie.

« Dans ce genre de match, il faut rester concentré jusqu’au bout. On a eu une opportunité et cela a suffi », a résumé l’attaquant Elye Wahi après la rencontre.

Les Éléphants montent en puissance au retour des vestiaires

Au retour de la pause, les Ivoiriens ont affiché davantage d’ambitions offensives. Très actif sur son aile, Yan Diomandé a continué de créer des décalages, tandis qu’Elye Wahi est passé tout près de l’ouverture du score en trouvant la barre transversale à la 52e minute. Constatant les difficultés de son équipe à concrétiser ses temps forts, Emerse Faé a procédé à des changements offensifs en lançant Amad Diallo et Yoane Wissa Bonny à l’heure de jeu.

Alors que la rencontre restait indécise, le gardien ivoirien Yahia Fofana s’est illustré en réalisant une intervention décisive devant Gonzalo Plata à la 67e minute. Cet arrêt a permis aux Éléphants de conserver leurs chances dans une rencontre devenue de plus en plus ouverte. Les deux équipes se sont ensuite répondu coup pour coup, sans réussir à prendre l’avantage.

La délivrance est finalement arrivée à la 89e minute. Bien servi par Wilfried Singo, Amad Diallo a fait parler sa précision pour tromper le gardien équatorien et offrir la victoire à la Côte d’Ivoire. Avec cette réalisation, le joueur de Manchester United inscrit son sixième but sous le maillot national et confirme son importance grandissante au sein du groupe ivoirien.

 

Yan Diomandé élu homme du match

Très actif sur le front de l’attaque, Yan Diomandé a été désigné homme du match. Le jeune ailier a notamment été à l’origine de plusieurs situations dangereuses et a participé à l’animation offensive des Éléphants.

« C’est toujours important de commencer une compétition par une victoire. Cela donne de la confiance pour la suite », a-t-il déclaré.

Après une première période marquée par une certaine nervosité, le sélectionneur ivoirien a salué la montée en puissance de ses joueurs au retour des vestiaires.

« C’était une première Coupe du monde pour l’ensemble de notre groupe. En première période, nous avons senti de l’hésitation et une certaine crainte de prendre des risques. En seconde période, nous avons affiché davantage d’intentions et nous avons réussi à rééquilibrer le match », a expliqué Emerse Faé.

 

L’Équateur regrette son manque d’efficacité

Malgré une première période convaincante et plusieurs occasions franches, la sélection équatorienne a manqué de réalisme devant le but. Son entraîneur, Sebastián Beccacece, a reconnu l’efficacité ivoirienne tout en regrettant l’issue du match.

« Je n’ai jamais eu le sentiment qu’ils méritaient davantage que nous de gagner. Mais le football se joue sur l’efficacité, et ils ont su concrétiser leur occasion », a-t-il déclaré.

Grâce à ce succès, la Côte d’Ivoire rejoint l’Allemagne en tête du groupe E. Plus tôt dans la journée, la Mannschaft avait largement dominé Curaçao (7-1).

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Les Éléphants affronteront désormais l’Allemagne le 20 juin à Toronto dans ce qui s’annonce comme le choc du groupe. Une victoire pourrait rapprocher les Ivoiriens d’une qualification historique pour les huitièmes de finale, un stade de la compétition qu’ils n’ont jamais atteint lors de leurs précédentes participations en 2006, 2010 et 2014.

 

  

Mondial 2026 : Côte d’Ivoire vs Équateur – analyse, pronostics et forces en présence des Éléphants

La sélection ivoirienne fait son entrée en lice à la Coupe du monde 2026 ce dimanche 14 juin à Philadelphie. Les Éléphants affronteront l’Équateur à 23h00 GMT pour leur premier match de la compétition, sous la direction du sélectionneur Emerse Faé.

Consultant football et expert pour Africafoot, Nasser Eddy livre son analyse de cette rencontre très attendue. Selon lui, la Côte d’Ivoire se présente avec un groupe à la fois jeune et expérimenté, même si aucun des 26 joueurs n’a encore disputé une phase finale de Coupe du monde. L’Équateur, de son côté, constitue un adversaire solide qu’il convient de prendre au sérieux. L’analyste recommande ainsi une approche prudente, estimant qu’un match nul représente un scénario probable.

 

Une attaque ivoirienne en pleine confiance

Sur le plan offensif, les Éléphants affichent une forme impressionnante. L’équipe a inscrit 15 buts lors de ses six dernières sorties, avec au moins une réalisation dans chacune de ses rencontres en 2026.

Cette dynamique s’appuie sur plusieurs talents émergents tels que Yan Diomandé, Amad Diallo, Bazoumana Touré, Guéla Doué ou encore Inao Oulaï. Défensivement, la sélection ivoirienne reste également solide, avec une moyenne d’un but encaissé par match sur la même période. Pour sa cinquième participation à une Coupe du monde, l’Équateur se présente dans une excellente dynamique. La « Tri » reste sur une série de 19 matchs sans défaite toutes compétitions confondues.

Actuellement 23e au classement FIFA, la sélection sud-américaine confirme sa régularité et sa capacité à rivaliser avec les grandes nations du football mondial. Les bookmakers anticipent une rencontre ouverte, avec une probabilité élevée d’au moins deux buts inscrits. La cote pour un total supérieur à 1,5 but est estimée à 1,46, tandis que l’option « les deux équipes marquent » est proposée à 2,17.

 

Analyse et pronostics de Gervinho pour les Éléphants

Africafoot, l’un des sites de football les plus populaires en Afrique, relaie le pronostic de la légende ivoirienne Gervinho, qui considère la rencontre face à l’Équateur comme un test révélateur pour les hommes d’Emerse Faé.

« L’Équateur est le parfait adversaire pour jauger le niveau d’une équipe comme la Côte d’Ivoire. La victoire sur la France a fait naître des espoirs dans le camp ivoirien, mais il va falloir faire très attention à La Tri. Ce n’est pas pour rien qu’elle a terminé 2e des éliminatoires dans la zone AmSud. Elle reste aussi sur une série de 19 matchs sans défaite », a-t-il déclaré.

Côté paris, la victoire de la Côte d’Ivoire est cotée à 3,7 contre 2,42 pour l’Équateur, tandis que le match nul est proposé à 2,88 selon les experts de Melbet. Les bookmakers estiment également la cote à 1,46 pour un match avec plus de 1,5 but, et à 1,62 pour une rencontre où les deux équipes ne marquent pas. D’autres options de paris sont disponibles sur le portail Africafoot pour ce match de la Coupe du monde 2026.

 

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Pour les parieurs, d’autres analyses et options sont également disponibles sur le portail Africafoot, dans la rubrique dédiée à la Côte d’Ivoire.

 

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Football : Yaya Touré nommé entraîneur principal du Slovan Bratislava, première expérience à la tête d’un club

Le Slovan Bratislava a officialisé, le samedi 13 juin 2026, la nomination de Yaya Touré au poste d’entraîneur principal. Le champion en titre de Slovaquie confie ainsi les commandes de son équipe à l’ancien international ivoirien, âgé de 43 ans, pour un contrat de trois saisons.

Il s’agit de la première expérience du champion d’Afrique 2015 à la tête d’un club professionnel, marquant une nouvelle étape dans sa reconversion. Depuis la fin de sa carrière de joueur, Yaya Touré s’est progressivement installé dans le monde des bancs de touche. Il a d’abord occupé des fonctions d’entraîneur adjoint dans plusieurs clubs et sélections.

L’Ivoirien est passé par l’Olimpik Donetsk en Ukraine, l’Akhmat Grozny en Russie, le Standard de Liège en Belgique ainsi que la sélection nationale d’Arabie saoudite, où il a accumulé de l’expérience aux côtés de différents staffs techniques.

 

Le Slovan Bratislava mise sur son ambition

Au sein du club slovaque, Yaya Touré remplace Vladimir Weiss, en poste depuis 2021 et architecte des récents succès nationaux du Slovan. Le club domine le championnat de Slovaquie avec huit titres consécutifs et nourrit également des ambitions européennes. Dans ses premières déclarations, le nouvel entraîneur a affiché sa motivation et son respect pour le travail de son prédécesseur. Il a également exprimé sa volonté d’imposer un style de jeu offensif et maîtrisé.

Yaya Touré a insisté sur son ambition de proposer un football dominant. Il souhaite bâtir une équipe capable de contrôler les matchs et de séduire les supporters.

« Je suis très heureux et enthousiaste. J’ai hâte de commencer le travail. J’ai un grand respect pour mon prédécesseur. Je veux m’appuyer sur son héritage tout en apportant ma touche », a-t-il déclaré.

Affichant clairement ses intentions pour la saison à venir. Avant sa reconversion, Yaya Touré a marqué l’histoire du football africain. Formé à l’ASEC Mimosas, il a évolué dans plusieurs grands clubs européens, notamment à l’Olympiakos, l’AS Monaco, le FC Barcelone et Manchester City.

Avec le FC Barcelone, il a remporté la Ligue des champions en 2009. À Manchester City, il a décroché trois titres de Premier League, deux Coupes de la Ligue et une FA Cup. Avec la Côte d’Ivoire, il a participé à trois Coupes du monde et remporté la CAN 2015. Récompensé à quatre reprises comme Joueur africain de l’année, il a également inscrit plus de 150 buts au cours de sa carrière professionnelle.

 

 

Classement CPPI 2025 : Dakar confirme sa domination, San Pedro s’impose, Abidjan recule

La Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence ont publié, le 10 juin 2026, l’édition 2025 de l’Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI). Ce rapport évalue l’efficacité des terminaux portuaires à travers le temps d’escale des navires, du mouillage jusqu’au départ.

Ce classement met en lumière les dynamiques portuaires mondiales, en particulier en Afrique de l’Ouest où la concurrence s’intensifie entre plusieurs infrastructures stratégiques.

Dakar, leader incontesté de l’Afrique de l’Ouest

En tête de la sous-région, le port de Dakar confirme sa position de référence ouest-africaine. Classé 144e au niveau mondial, il conserve son statut de premier port de la zone, comme en 2024. Cette performance s’explique notamment par les investissements récents réalisés dans les équipements portuaires, l’extension des zones de stockage et l’amélioration de la connectivité terrestre, notamment vers le Mali.

La principale évolution de cette édition 2025 concerne le port de San Pedro. Désormais 9e port africain, il s’installe à la deuxième place en Afrique de l’Ouest et atteint la 211e position mondiale avec un score de –0,9, proche de l’équilibre. En un an, l’infrastructure ivoirienne a réalisé un bond significatif, passant d’un score de –43 en 2024 à une nette amélioration de ses performances. Elle dépasse ainsi plusieurs ports majeurs de la région, notamment au Nigeria.

Un taux d’occupation des quais de 74 % et une meilleure fluidité administrative portent cette progression. Les analystes ont étudié 71 navires.

 

Une concurrence serrée derrière le trio de tête

Derrière Dakar et San Pedro, le complexe d’Onne au Nigeria occupe la troisième place régionale (259e mondial), suivi de Nouakchott en Mauritanie (304e). Les ports de Tin Can Island (318e) et de Lagos (320e) complètent la présence nigériane dans le classement.

Cotonou (Bénin) arrive en 7e position régionale, devant Freetown (Sierra Leone), Banjul (Gambie) et Lomé (Togo), qui ferme le Top 10 ouest-africain à la 347e place mondiale.

Le Port autonome d’Abidjan (PAA) enregistre une contre-performance notable en 2025. Il se classe 14e en Afrique de l’Ouest, 46e au niveau continental et 381e mondial, avec un score de –127,5. Le port ivoirien enregistre une activité importante. 407 escales de navires ont été prises en compte. Il recule par rapport à 2024. Il occupait déjà une position moins favorable en 2024. Son score était de –51. Il était classé 358e mondial.

 

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Dans la suite du classement, plusieurs ports affichent une dynamique de rattrapage progressive. Lekki (Nigeria) occupe la 353e place mondiale. Monrovia suit à la 360e position. Tema (Ghana) est classé 376e mondial. Ces ports n’enregistrent pas de rupture majeure de performance sur un an. Le port de Conakry ferme le classement ouest-africain. Il occupe la 399e place mondiale. Il confirme des difficultés structurelles persistantes. Ses résultats étaient déjà négatifs en 2024.

Café-cacao : la carte du producteur devient obligatoire dès septembre 2026 pour sécuriser la filière ivoirienne

La filière café-cacao ivoirienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa modernisation. À partir du 1er septembre 2026, la carte du producteur deviendra obligatoire pour toutes les transactions commerciales, à l’ouverture de la campagne principale 2026-2027.

L’annonce a été faite le vendredi 12 juin 2026 à Abidjan par le Directeur général du Conseil du Café-Cacao, Koné Brahima Yves, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Pullman au Plateau, consacrée à la mise en œuvre du Système National de Traçabilité (SNT).

Cette réforme s’inscrit dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur, dès janvier 2027, du règlement européen sur la lutte contre la déforestation. Ce texte impose une traçabilité complète des produits agricoles destinés au marché européen, notamment le café et le cacao.

« Depuis 2019, la Côte d’Ivoire, à travers Le Conseil du Café-Cacao, a engagé d’importants efforts pour adapter la filière aux nouvelles exigences internationales. Grâce au Système National de Traçabilité (SNT), il sera désormais possible de suivre le café et le cacao depuis les parcelles de production jusqu’aux marchés d’exportation », a indiqué le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao.

Selon le Directeur général, la Côte d’Ivoire anticipe ces exigences depuis 2019 à travers un vaste programme de modernisation de la filière. Le SNT permettra ainsi de suivre les produits depuis les parcelles de production jusqu’aux marchés d’exportation, garantissant une meilleure transparence.

 

La carte du producteur, un outil central du dispositif

Au cœur de ce système, la carte du producteur devient un instrument incontournable. Elle conditionnera désormais toute transaction de café-cacao intégrée au dispositif national de traçabilité. Le Conseil du Café-Cacao invite ainsi les producteurs à se rapprocher des délégations régionales pour obtenir leur carte dans les meilleurs délais. Pour les autorités, cet outil ne se limite pas à la traçabilité, mais constitue également une mesure de protection sociale et économique.

Selon Koné Brahima Yves, la carte du producteur garantit plusieurs avantages concrets. Elle permet notamment de sécuriser les paiements, d’assurer le respect du prix bord-champ fixé par l’État et de faciliter l’accès à la Couverture Maladie Universelle, entièrement prise en charge pour les producteurs enregistrés. Les autorités estiment que ce dispositif contribue à renforcer la professionnalisation de la filière tout en améliorant les conditions de vie des producteurs.

« Cette avancée constitue une garantie pour nos partenaires internationaux, mais surtout une opportunité pour renforcer la crédibilité et la compétitivité de notre cacao et de notre café », a expliqué Koné Brahima Yves.

Les différents acteurs présents à la conférence ont salué cette réforme. Le Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI), représenté par Kone Ismaël, a exprimé son soutien à l’initiative, tout en saluant les efforts du gouvernement en faveur des producteurs. De leur côté, le GEPEX et l’UCOOPEX-CI Nouvelle ont mis en avant les résultats positifs des projets pilotes, notamment l’amélioration de l’enrôlement des producteurs et le renforcement de la confiance entre les différents maillons de la chaîne.

Pour le Directeur général du Conseil du Café-Cacao, cette réforme doit être portée par l’ensemble des acteurs de la filière afin de renforcer la compétitivité du cacao et du café ivoiriens sur les marchés internationaux. Il a appelé à une appropriation collective du dispositif, estimant que la traçabilité constitue désormais un levier essentiel de crédibilité, de durabilité et de performance pour la filière.