PPA-CI : Laurent Gbagbo nomme Demba Traoré superviseur des élections internes du parti

Ancien représentant du PPA-CI à la Commission électorale indépendante (CEI), Demba Traoré prend la tête du dispositif électoral interne du parti. Il a été nommé superviseur général des élections internes par Laurent Gbagbo, qui entend ainsi renforcer l’organisation des prochains scrutins du PPA-CI.

Dans une décision signée le 19 juin 2026, Laurent Gbagbo a procédé à une nouvelle réorganisation destinée à encadrer les prochains scrutins internes du PPA-CI. Demba Traoré aura pour mission de piloter l’ensemble du processus électoral au sein des structures du parti. Cette nomination intervient dans le cadre de la volonté de la direction du parti d’assurer une organisation « centralisée, cohérente et efficace » des élections concernant notamment les comités de base, les sections et les fédérations sur l’ensemble du territoire national.

 

Une mission placée sous l’autorité de Laurent Gbagbo

Selon la décision officielle, le nouveau superviseur général exercera directement sous l’autorité du président du parti et lui rendra compte de ses activités. Il sera chargé de la supervision globale des opérations électorales internes, de la coordination entre les différentes structures impliquées ainsi que du suivi du déroulement des scrutins.

Ancien représentant du PPA-CI auprès de la Commission électorale indépendante, Demba Traoré s’était illustré dans les débats liés au processus électoral national. En avril 2025, il avait notamment annoncé la suspension de sa participation aux activités de l’institution électorale, évoquant des préoccupations sur son fonctionnement.

Pour l’accompagner dans cette nouvelle mission, le PPA-CI a également nommé Étienne M’Ponon au poste de superviseur général adjoint. Celui-ci devra assister Demba Traoré et assurer son intérim en cas d’empêchement. L’équipe de supervision comprend également Gaoussou Yahiri Paul, N’Drin James et Fahe Florentine. Ces responsables participeront aux opérations de suivi, d’évaluation et de coordination des élections internes sous la direction du superviseur général.

 

LIRE AUSSI : Démolition à Koumassi – Campement : Laurent Gbagbo appelle à un relogement d’urgence des familles sinistrées

La nouvelle organisation prévoit que Demba Traoré pourra désigner des observateurs chargés de suivre le déroulement des élections internes dans les différentes régions du pays. Il devra également assurer la coordination entre plusieurs structures du parti, notamment la Commission électorale et applications numériques du parti (CEAP), la cellule de renforcement de l’implantation (CRI) et les instances locales. Toutefois, la décision précise que le Comité de contrôle reste l’organe compétent pour traiter les contentieux électoraux internes et proclamer les résultats définitifs.

Cette réorganisation intervient alors que le PPA-CI poursuit la consolidation de ses structures internes. À travers cette nouvelle équipe électorale, la formation dirigée par Laurent Gbagbo entend renforcer l’organisation et la transparence de ses prochains scrutins internes, dans la perspective de ses futures échéances politiques.

 

 

Ahoua Don Mello revendique une nouvelle voie politique et défend sa « Renaissance souverainiste »

La Direction de la Communication du Dr Ahoua Don Mello a publié une mise au point après les débats suscités par l’émission « Le Grand Débat » de Télésud. Elle défend l’autonomie politique de l’ancien cadre du PPA-CI, justifie sa rupture avec les instances dirigeantes du parti et affirme porter un projet souverainiste axé sur la transformation de la Côte d’Ivoire.

La polémique autour de l’avenir politique du Dr Ahoua Don Mello continue d’alimenter les débats. Après l’émission « Le Grand Débat » diffusée sur la chaîne Télésud, consacrée à la question : « Ahoua Don Mello peut-il exister politiquement sans Laurent Gbagbo ? », la Direction de la Communication du concerné a tenu à apporter des clarifications.

Dans une déclaration, elle dit avoir pris acte des échanges intervenus au cours de l’émission, tout en saluant « l’intérêt constant » des panélistes pour le parcours, les idées et les perspectives politiques du Dr Ahoua Don Mello. Toutefois, elle dénonce une lecture qu’elle juge « anachronique, réductrice et déconnectée des réalités politiques actuelles de la Côte d’Ivoire ».

 

Une rupture stratégique avec le PPA-CI assumée

Réagissant aux commentaires présentant l’émergence de cette nouvelle dynamique comme une « création subie » ou un simple « caprice », l’équipe de communication du Dr Ahoua Don Mello affirme que sa nouvelle orientation politique repose sur une décision mûrement réfléchie.

Selon elle, la rupture officielle intervenue en mai 2026 avec les instances dirigeantes du PPA-CI n’est ni « le fruit d’une impulsion passagère » ni l’expression d’une ambition personnelle. Elle serait plutôt la conséquence d’un profond désaccord stratégique sur l’avenir de leur famille politique et sur les moyens jugés les plus efficaces pour servir la Côte d’Ivoire. La Direction de la Communication explique que le Dr Ahoua Don Mello a refusé de s’inscrire dans une stratégie qu’il considérait comme politiquement inefficace, notamment celle du boycott et de la chaise vide lors de l’élection présidentielle de 2025.

Selon ses proches, il estimait que faire espérer aux militants une candidature dont l’invalidation apparaissait probable, au lieu de préparer des alternatives crédibles de participation et de mobilisation, constituait une erreur politique majeure. Son choix aurait donc été celui de « la lucidité, la responsabilité et la vérité plutôt que le déni ». La Direction de la Communication rejette également les critiques portant sur le poids politique du Dr Ahoua Don Mello. Elle affirme que son influence ne repose pas sur un héritage politique, mais sur une dynamique construite sur le terrain.

Elle met notamment en avant la mobilisation enregistrée autour de sa candidature, la validation de ses parrainages dans l’ensemble du pays ainsi que l’obtention de plus de 90 000 suffrages d’adhésion et de conviction. Pour son entourage, ces résultats traduisent l’existence d’un « capital politique » en construction, fondé sur la confiance, la cohérence et la crédibilité.

 

Un parcours politique revendiqué depuis les années 1980

La communication du Dr Ahoua Don Mello estime qu’il serait réducteur de le présenter comme un simple exécutant ou un dissident de circonstance. Elle rappelle plus de quarante années d’engagement intellectuel, politique et idéologique au sein de la gauche ivoirienne, depuis les premiers cercles de réflexion des années 1980 jusqu’aux combats actuels autour de la souveraineté, du développement et de la justice sociale. Pour son équipe, le Dr Ahoua Don Mello « n’a pas besoin d’exister contre qui que ce soit », son parcours, son expertise et sa vision lui donnant une légitimité propre dans le débat politique national.

Au-delà des querelles internes, la Direction de la Communication affirme vouloir inscrire cette nouvelle dynamique dans un projet politique plus large. Le mouvement présenté autour du Dr Ahoua Don Mello se définit comme une gauche de transformation, « pragmatique, moderne et résolument tournée vers l’avenir ». Il entend se démarquer à la fois d’une opposition jugée enfermée dans les luttes d’appareils et d’un pouvoir accusé d’être parfois éloigné des préoccupations sociales urgentes.

L’objectif affiché n’est pas de récupérer les déçus d’autres formations politiques, mais de rassembler une « majorité silencieuse » composée notamment de jeunes Ivoiriens en quête de nouvelles perspectives. Cette vision repose sur une souveraineté économique, industrielle, technologique et financière accrue, avec notamment la transformation locale des ressources nationales et une volonté de positionner la Côte d’Ivoire dans le nouvel équilibre multipolaire mondial.

La Direction de la Communication évoque également des partenariats stratégiques avec les pays émergents et les BRICS comme une piste pour renforcer l’autonomie économique du pays. Pour les responsables de cette dynamique, le projet porté par le Dr Ahoua Don Mello dépasse désormais les anciens clivages politiques et les structures héritées du passé. Ils annoncent une nouvelle étape consacrée à la mobilisation du peuple ivoirien, de la jeunesse et des forces vives de la Nation autour d’une alternative politique qualifiée de « crédible, audacieuse et résolument moderne ».

 

LIRE AUSSI : PPA-CI : des ex-cadres de Gbagbo rejoignent le projet politique d’Ahoua Don Mello

 

Répondant aux interrogations sur sa légitimité politique, son équipe rappelle que celle-ci « ne se décrète ni sur les plateaux de télévision ni dans les états-majors politiques ». Elle se construirait, selon elle, « sur le terrain, au contact des populations, dans l’écoute, le travail et la constance ».

Dans les prochaines semaines, le Dr Ahoua Don Mello prévoit d’aller à la rencontre des Ivoiriens, particulièrement de la jeunesse, avec l’ambition de présenter des solutions concrètes, des projets structurants et une vision d’avenir.

La Direction de la Communication conclut sa mise au point par un message de mobilisation : « Le temps de la clarification est désormais derrière nous. Place au temps de la construction. Place au temps du rassemblement. Place au temps de la Renaissance souverainiste. »

Fin de cavale pour Jacques Brou Alloui : interpellé, voici les premières précisions du procureur

Le dossier des démolitions de constructions à Koumassi Campement connaît un nouveau tournant. Le procureur de la République a annoncé l’interpellation de Jacques Brou Alloui, recherché dans le cadre de l’enquête ouverte après les opérations de démolition survenues le 3 juin 2026.

Selon le parquet, les services de la Police nationale ont arrêté Jacques Brou Alloui le jeudi 18 juin 2026 à Port-Bouët, dans le quartier Gonzagueville, secteur Terre Rouge. Contrairement aux informations diffusées sur les réseaux sociaux faisant état d’une éventuelle fuite après son arrestation, le procureur précise que l’intéressé demeure bien détenu par les services compétents.

 

Le parquet met en garde contre les fausses informations

Face à la circulation de fausses nouvelles sur cette affaire, le procureur de la République rappelle que la diffusion d’informations mensongères par le biais d’un système d’information constitue une infraction pénale. Les auteurs et les personnes qui relaient ces contenus s’exposent aux sanctions prévues par l’article 183 du Code pénal, qui prévoit une peine d’emprisonnement allant d’un à six ans ainsi qu’une amende comprise entre 500 000 et 5 millions de francs CFA. L’enquête sur les démolitions de Koumassi Campement se poursuit avec l’audition de plusieurs acteurs impliqués dans le dossier.

LIRE AUSSI : Affaire Koumassi – Campement : Jacques Alloui Brou interpellé, la justice passe à l’offensive

 

Le parquet indique notamment avoir entendu Boa Krapa Valérie, directeur général des Services techniques du District autonome d’Abidjan, Ballet Narcisse Toussaint, maire de la commune de Koumassi, ainsi que Kindo Moumouni, responsable de l’entreprise SEKF, propriétaire des engins utilisés lors des démolitions.

Pour le procureur de la République, l’audition de Jacques Brou Alloui devrait permettre d’apporter de nouveaux éléments sur les circonstances exactes des démolitions opérées à Koumassi Campement. Cette étape est désormais très attendue dans une affaire qui a suscité une vive émotion après la destruction de nombreuses habitations et installations dans le quartier.

 

Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme
© Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme

Sénat : onze projets de loi adoptés à l’unanimité pour renforcer l’arsenal législatif ivoirien

Réunis en séance plénière jeudi 18 juin 2026 à Yamoussoukro, les sénateurs ont adopté à l’unanimité des membres présents onze projets de loi portant sur plusieurs domaines stratégiques, notamment l’économie, les finances, l’urbanisme, la diplomatie, la cohésion sociale, la santé publique et la protection sociale.

Présidée par Mme Kandia Camara, cette session a permis à la chambre haute du Parlement d’examiner en profondeur des textes déjà étudiés par les commissions compétentes. Les discussions ont porté sur chaque disposition avant le passage au vote. Conformément aux dispositions de l’article 52, alinéa 1 nouveau, du Règlement du Sénat, les échanges entre les sénateurs ont permis d’éclairer les différents aspects des projets soumis à leur appréciation, avant leur adoption définitive.

 

Onze projets de loi adoptés à l’unanimité à Yamoussoukro

Au terme des débats, les onze (11) projets de loi inscrits à l’ordre du jour ont été adoptés à l’unanimité. Ces onze textes viennent ainsi enrichir l’architecture juridique nationale et traduisent la volonté du Sénat d’accompagner les réformes engagées dans plusieurs secteurs essentiels au développement du pays.  Il s’agit des textes suivants :

1. Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-32 du 15 janvier 2025 déterminant les attributions, l’organisation, la composition et le fonctionnement de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) ;

 

2. Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-260 du 23 avril 2025 relative à la mise en œuvre du démantèlement tarifaire appliqué aux produits non sensibles dans le cadre de l’Accord portant création de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) ;

 

3. Projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-405 du 18 juin 2025 portant abrogation de l’ordonnance n°2018-643 du 1er août 2018 instituant la taxe de soutien au développement de l’activité de raffinage ;

 

4. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique ;

 

5. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord portant création de la Banque Africaine de l’Énergie (BAE), signé le 4 juin 2024 ;

 

6. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord relatif aux services aériens entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de la République fédérative du Brésil, signé le 13 octobre 2017 à Abidjan ;

 

7. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord de services aériens entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de la République d’Angola, signé le 24 juin 2025 à Luanda ;

 

8. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord entre le Gouvernement du Sultanat d’Oman relatif aux services aériens, signé le 22 septembre 2025 à Montréal (Canada) ;

 

9. Projet de loi modifiant la loi n°2019-576 du 26 juin 2019 instituant le Code de la Construction et de l’Habitat ;

 

10. Projet de loi relatif à l’Économie sociale et solidaire ;

 

11. Projet de loi relatif à la biologie médicale.

 

À l’issue de la séance, la Présidente du Sénat a annoncé la clôture de la première session ordinaire de l’année 2026 pour le vendredi 19 juin 2026 à Yamoussoukro.

 

SENAT CI
© SENAT CI

PNIA 3 : la Côte d’Ivoire lance un nouveau programme pour moderniser son agriculture

Premier ministre Robert Beugré Mambé a officiellement lancé, jeudi 18 juin 2026 à Abidjan, le processus de formulation du Programme national d’investissement agricole de troisième génération (PNIA 3). Ce nouveau programme ambitionne de faire de l’agriculture un moteur majeur de création de richesse, d’emploi et de bien-être pour les populations ivoiriennes.

À travers le PNIA 3, le gouvernement veut construire une agriculture plus performante, capable de répondre aux défis économiques, alimentaires et environnementaux, tout en renforçant la place de la Côte d’Ivoire comme puissance agricole. Lors de la cérémonie de lancement, Robert Beugré Mambé a rappelé les avancées enregistrées grâce aux deux premières générations du Programme national d’investissement agricole.

Selon lui, ces résultats reposent d’abord sur l’engagement des producteurs ivoiriens, mais également sur l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, des collectivités territoriales et du secteur privé.

« Ces résultats, nous les devons en premier lieu à nos braves producteurs qui ont fait confiance au gouvernement et ont adhéré au programme mis en œuvre, mais aussi à l’appui constant de nos partenaires techniques et financiers, aux collectivités territoriales ainsi qu’au dynamisme du secteur privé », a déclaré le chef du gouvernement.

 

Une agriculture plus compétitive et tournée vers l’entreprise

Le Premier ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir l’agriculture au cœur des priorités nationales, aussi bien dans les programmes d’action que dans les orientations budgétaires. Pour cette nouvelle étape, l’exécutif ambitionne de promouvoir une agriculture d’entreprise, mieux financée, capable de résister aux effets du changement climatique et davantage connectée aux marchés.

Robert Beugré Mambé a insisté sur la nécessité de faire du PNIA 3 un programme qui répond aux attentes des populations, en favorisant notamment la transformation locale des matières premières agricoles. Le programme devra également encourager l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes à travers une agriculture moderne offrant davantage d’opportunités économiques.

 

LIRE AUSSI : Filière Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana renforcent leur alliance pour contrôler le marché mondial

 

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a rappelé les résultats obtenus grâce aux précédentes phases du programme. Mis en œuvre entre 2012 et 2017, le PNIA 1 disposait d’une enveloppe de 2 040 milliards FCFA et a permis d’enregistrer plusieurs avancées dans le développement agricole. Le PNIA 2, couvrant la période 2018-2025, a mobilisé environ 12 391 milliards FCFA. Cette deuxième génération a notamment introduit le concept des agropôles, destinés à favoriser un développement territorial équilibré et à mieux répondre aux besoins des producteurs et des populations.

Le nouveau programme s’articule autour de cinq orientations stratégiques majeures. Le PNIA 3 prévoit notamment de renforcer durablement la souveraineté et la sécurité alimentaire, de construire une agriculture plus compétitive, de consolider les mécanismes de financement du secteur et d’accélérer la sécurisation du foncier rural. Il entend également intégrer davantage les enjeux liés à la durabilité et à la résilience face au changement climatique.

 

 

Démolitions à Koumassi Campement : la HABG ouvre une enquête sur les droits fonciers et les soupçons de conflits d’intérêts

La polémique autour des démolitions du quartier Campement à Koumassi connaît un nouveau rebondissement. La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) ouvre une enquête préliminaire afin d’établir les conditions dans lesquelles l’opération s’est déroulée et de vérifier la régularité des droits fonciers revendiqués sur le site.

Cette procédure vise notamment à déterminer l’origine des titres de propriété avancés par l’opérateur économique Jacques Brou Alloui, ainsi que la légalité des travaux de remblayage et de démolition qui ont conduit à la destruction de plusieurs habitations et installations. Le 3 juin dernier, des engins ont investi le quartier Campement à Koumassi et détruit plus de 35 hectares de terrains occupés par des populations. Maisons, commerces et autres constructions ont été rasés, provoquant une forte réaction de l’opinion publique.

Dans un communiqué publié le même jour, la mairie de Koumassi avait indiqué que l’opération résultait de l’exécution d’une décision de justice dans le cadre d’un conflit foncier. Quelques jours après les démolitions, Jacques Brou Alloui, ancien troisième adjoint au maire de Koumassi chargé du domaine communal sous une précédente mandature, a revendiqué la propriété du terrain. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il affirme détenir un titre foncier couvrant environ 34 hectares et assure avoir agi conformément à des décisions judiciaires reconnaissant ses droits.

 

La justice conteste la version de Jacques Brou Alloui

Le parquet d’Abidjan a toutefois contesté cette version. Le 10 juin, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan a indiqué que la justice avait rejeté la procédure engagée par Jacques Brou Alloui. Selon le procureur, la requête concernait uniquement cinq habitations et aucune décision de justice n’autorisait la destruction de l’ensemble du quartier Campement.

LIRE AUSSI : Déguerpissement « Koumassi Campement » : la Justice dément Alloui Brou et ordonne son interpellation

 

Ces éléments ont renforcé les interrogations autour de l’opération et poussé la HABG à se saisir du dossier. Lors d’un point de presse tenu jeudi, le président de la HABG, Épiphane Zorro Bi Ballo, a soulevé plusieurs questions sur les circonstances de l’acquisition du terrain.

« Comment un élu local chargé du domaine communal a-t-il pu acquérir à titre personnel une superficie représentant près de 4 % du territoire communal de Koumassi ? », s’est interrogé le responsable.

L’institution entend notamment vérifier si cette acquisition respecte les principes de transparence et de bonne gouvernance. Les enquêteurs examineront les titres fonciers liés au site, les actes d’attribution et de cession, les autorisations administratives ainsi que les archives de la mairie relatives à la gestion du domaine communal durant la période où Jacques Brou Alloui exerçait ses fonctions.

Au-delà de la question foncière, la HABG veut également déterminer si des agents publics ont joué un rôle dans cette affair L’enquête portera sur d’éventuels faits de conflit d’intérêts, d’abus de fonction, de prise illégale d’intérêt, d’enrichissement illicite ou encore de corruption. La HABG cherche également à déterminer le fondement juridique des opérations de remblayage et de démolition et à examiner les documents que les responsables de l’opération ont présentés aux forces de l’ordre mobilisées sur le terrain.

« Cette phase d’enquête préliminaire devra permettre à la Haute Autorité de disposer d’éléments factuels et documentaires suffisants pour déterminer ou non l’existence d’atteintes à la législation relative à la lutte contre la corruption », a expliqué Épiphane Zorro Bi Ballo.

L’ouverture de cette enquête par la HABG vient compléter la procédure judiciaire déjà engagée par le parquet d’Abidjan. Selon les informations communiquées par la police, les forces de l’ordre ont finalement retrouvé Jacques Brou Alloui, qu’elles recherchaient dans le cadre de cette affaire. La suite de cette affaire reste très attendue par l’opinion publique.

LIRE AUSSI : Affaire Koumassi – Campement : Jacques Alloui Brou interpellé, la justice passe à l’offensive

Affaire Hôpital Mère-Enfant : ElPRO Ingénierie poursuivie pour un présumé détournement de 1,3 milliard FCFA

Le parquet poursuit ElPRO Ingénierie SARL, Fatima Berrada épouse Maleyrat et Jacques Maleyrat pour un abus de confiance présumé portant sur 1.311.092.170 FCFA dans le dossier de la construction de l’Hôpital Mère-Enfant.

Les deux personnes physiques visées dans cette procédure font l’objet de deux mandats d’arrêt délivrés depuis le 27 avril 2020. Elles n’étaient pas présentes à l’audience du jeudi 18 juin 2026. À l’inverse, le conseil de la société PFO, constituée partie civile dans ce dossier, était bien présent devant le tribunal. Il a demandé à la juridiction de mettre un terme à une procédure qui dure depuis plusieurs années.

Prenant la parole pour la partie civile, le conseil de PFO a expliqué le rôle joué par son entreprise dans cette affaire. « PFO a agi en tant que garant de la société ElPRO Ingénierie SARL », a déclaré l’avocat, qui accuse l’entreprise d’avoir dissimulé le fait qu’elle faisait déjà l’objet d’une procédure judiciaire en France. Selon lui, dans le cadre d’un contrat évalué à 3 milliards FCFA, ElPRO aurait perçu 30 % du montant du marché. Les responsables de la société auraient ensuite établi de fausses factures afin de transférer les fonds vers l’extérieur. L’avocat a également indiqué que PFO avait dû indemniser la Fondation Children of Africa à hauteur d’un milliard FCFA.

« PFO se constitue partie civile et réclame un milliard FCFA », a-t-il déclaré devant le tribunal.

 

Un marché de 3,065 milliards FCFA au cœur du litige

Dans son exposé des faits, le conseil de PFO a rappelé la convention que la Fondation Children of Africa a signée le 5 juillet 2016 avec la société de droit marocain ElPRO Ingénierie. Cette convention portait sur l’exécution des lots techniques de l’Hôpital Mère-Enfant pour un marché à prix ferme et non révisable d’un montant de 3.065.000.000 FCFA HT. Le contrat prévoyait une avance de démarrage représentant 30 % du marché, soit 919.500.000 FCFA, payable contre une garantie bancaire de restitution.

Selon la partie civile, PFO a versé au total 1.311.092.170 FCFA à ElPRO, au titre de l’avance de démarrage et de divers approvisionnements, alors que l’entreprise n’aurait jamais fourni la garantie bancaire exigée. PFO aurait permis le déblocage des fonds grâce à sa garantie morale.

Toujours selon les explications du conseil de PFO, ElPRO Ingénierie se trouvait déjà dans une situation financière difficile, avec notamment des ventes aux enchères judiciaires intervenues en 2015. L’entreprise aurait encaissé les fonds par l’intermédiaire de sa filiale ElPRO Ivoire, qui n’était pas partie au contrat initial, avant de quitter le chantier.

La partie civile affirme également qu’ElPRO aurait transféré une partie importante des sommes à l’étranger à travers des commandes fictives et des approvisionnements contestés. Elle soutient que l’entreprise aurait établi des fiches de déclaration d’importation pour ces opérations, alors qu’elle n’aurait jamais livré les équipements concernés.

 

Le parquet requiert cinq ans de prison ferme

À l’audience, le ministère public a estimé que les faits reprochés à ElPRO Ingénierie étaient établis.

« ElPRO Ingénierie est renvoyée devant votre tribunal pour escroquerie de 1.311.092.170 FCFA dans le cadre de la construction de l’Hôpital Mère-Enfant », a déclaré le parquet.

Selon l’accusation, la société n’aurait jamais achevé les travaux prévus. Les fonds auraient été affectés à d’autres types d’opérations qui ne figuraient pas dans le contrat initial. Le parquet soutient également que les dirigeants de la société auraient perçu 30 % du montant du marché avant de transférer les fonds vers Paris.

 

LIRE AUSSI : Abidjan : cinq agences de voyages accusées de fraude financière de 21 milliards FCFA

 

Concernant le blanchiment de capitaux, le ministère public estime que les dirigeants ont constitué l’infraction en injectant les fonds dans leurs activités. Dans ses réquisitions, le parquet a demandé cinq ans de prison ferme contre Fatima Berrada épouse Maleyrat et Jacques Maleyrat. Il a également requis une amende de 3 milliards FCFA et demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt contre les deux personnes physiques poursuivies.

Après les débats et les différentes observations des parties, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 16 juillet 2026.

 

Hôpital mère- enfant de Bingerville
© Hôpital mère- enfant de Bingerville

revue de presse du 19 juin : Arrestation d’Alloui Brou Jacques, scandale à l’Hôpital Mère-Enfant et ambitions agricoles dominent la presse ivoirienne

Les journaux ivoiriens consacrent leurs Unes de ce vendredi 19 juin 2026 à l’arrestation d’Alloui Brou Jacques dans l’affaire des démolitions de Koumassi Campement, aux révélations sur un présumé scandale financier à l’Hôpital Mère-Enfant et au lancement du Programme national d’investissement agricole (PNIA 3).

 

Retour sur les principaux sujets qui font la Une des journaux.

L’arrestation d’Alloui Brou Jacques au cœur de l’actualité

L’interpellation d’Alloui Brou Jacques, présenté comme le principal responsable des démolitions d’habitations et de biens à Koumassi Campement, figure parmi les informations les plus commentées dans les journaux ivoiriens parus ce vendredi 19 juin 2026. Les forces de l’ordre ont finalement arrêté l’ancien troisième adjoint au maire de Koumassi, recherché depuis plusieurs semaines après les événements qui ont plongé des milliers de familles dans la détresse. Son arrestation marque un tournant dans une affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

LIRE AUSSI : Affaire Koumassi – Campement : Jacques Alloui Brou interpellé, la justice passe à l’offensive

L’annonce de l’arrestation d’Alloui Brou Jacques a occupé une place de choix dans les colonnes de la presse nationale. Plusieurs quotidiens ont consacré leur manchette à cet événement survenu jeudi. « Alloui Jacques arrêté, hier », titre Le Patriote, tandis que Le Rassemblement affiche en Une : « Le bourreau de Koumassi aux arrêts ! ».

Pour sa part, Soir Info s’attarde sur les circonstances de cette interpellation et retrace le déroulement de l’opération ayant permis l’arrestation de l’ancien élu local. Le journal rappelle que ce dernier avait lui-même revendiqué la responsabilité des opérations de démolition qui ont laissé des milliers de personnes sans logement.

« Voici comment et où le présumé auteur des démolitions a été arrêté », annonce le quotidien à sa Une. L’Avenir revient également sur cette arrestation en publiant des images de l’interpellation du suspect. De son côté, Le Nouveau Réveil s’interroge sur les révélations que pourrait apporter l’enquête : « Interpellé, hier, Alloui Brou dira-t-il toute la vérité ? ».

 

La HABG réclame des explications sur la chaîne des responsabilités

Avant l’arrestation d’Alloui Brou Jacques, plusieurs personnalités réclamaient déjà la vérité sur cette affaire. Le président de la HABG, Zoro Bi Ballo, avait demandé des éclaircissements sur les responsabilités. Selon Le Matin, il souhaite identifier les acteurs impliqués dans la décision ayant conduit aux démolitions.

« Il faut clarifier la chaîne de décision ayant conduit à l’intervention sur le site », rapporte le quotidien.

Cette prise de position traduit la volonté des autorités de mieux comprendre les circonstances ayant abouti à cette opération controversée qui a profondément marqué l’opinion publique.

 

Laurent Gbagbo plaide pour les familles sinistrées

La situation des populations touchées par les déguerpissements a également suscité des réactions dans la classe politique. L’ancien président Laurent Gbagbo s’est exprimé sur la question en appelant les pouvoirs publics à apporter une réponse rapide aux difficultés rencontrées par les victimes.

LIRE AUSSI : Démolition à Koumassi – Campement : Laurent Gbagbo appelle à un relogement d’urgence des familles sinistrées

Nouvelle Alliance rapporte que l’ex-chef de l’État a demandé l’adoption de mesures urgentes en faveur des familles affectées par les démolitions. Le Nouveau Réveil cite notamment cette déclaration : « L’État ne peut rester indifférent au sort des milliers de citoyens qui se retrouvent sans logement ». Laurent Gbagbo estime qu’il faut proposer des solutions dignes aux personnes qui ont perdu leur habitation à la suite de cette opération.

 

Hôpital Mère-Enfant : une affaire de fausses factures éclabousse plusieurs responsables

Au-delà du dossier Koumassi Campement, la presse ivoirienne s’intéresse également à une affaire présumée de détournement de fonds à l’Hôpital Mère-Enfant.

Le journal Le Sursaut révèle des irrégularités liées à de fausses factures et à des chantiers fictifs au sein de l’établissement sanitaire. Le quotidien affirme également que des acteurs auraient trompé la Première dame Dominique Ouattara dans cette affaire. « Ils ont osé gruger la Première dame, Mme Dominique Ouattara », affiche le journal en Une.

Le Tabloïd ivoirien évoque quant à lui une véritable « casse du siècle » à l’Hôpital Mère-Enfant. Le journal affirme que 1,3 milliard de FCFA auraient disparu dans cette affaire et révèle que des fonds auraient été transférés à Paris. Sur le plan judiciaire, l’affaire connaît également des développements importants. Selon le quotidien, le parquet a requis cinq années d’emprisonnement ainsi qu’une amende de trois milliards de FCFA contre les personnes poursuivies dans ce dossier.

 

PNIA 3 : le gouvernement met le cap sur la souveraineté alimentaire

Le lancement du troisième Programme national d’investissement agricole (PNIA 3) domine l’actualité économique. Les autorités le présentent comme un instrument stratégique pour le développement du secteur agricole ivoirien.

Le Nouveau Réveil informe que le Premier ministre Robert Beugré Mambé a officiellement lancé le processus de formulation de ce nouveau programme d’investissement. Pour L’Expression, cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement d’intensifier ses actions en faveur de la souveraineté alimentaire.

À travers le PNIA 3, les autorités entendent renforcer les capacités de production agricole, améliorer la sécurité alimentaire et accélérer la transformation du secteur afin de répondre aux défis économiques et sociaux du pays.

Démolition à Koumassi – Campement : Laurent Gbagbo appelle à un relogement d’urgence des familles sinistrées

Face à la situation des populations touchées par les démolitions à Koumassi Campement, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo appelle à une réponse rapide de l’État. Dans une déclaration publiée ce jeudi 18 juin 2026, le président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a exprimé sa solidarité aux familles privées de logement et proposé des mesures d’urgence pour leur prise en charge.

Laurent Gbagbo a déploré les conséquences humaines des opérations de démolition menées dans le quartier Campement de Koumassi, estimant que plusieurs centaines de personnes se retrouvent aujourd’hui sans toit et sans solution immédiate de relogement. L’ancien chef de l’État a particulièrement insisté sur la situation des femmes, des enfants et des personnes âgées contraints de vivre dans des conditions difficiles après avoir perdu leurs habitations.

 

Un appel à l’hébergement provisoire

Tout en laissant la justice établir les responsabilités dans cette affaire, Laurent Gbagbo estime que l’urgence reste avant tout sociale. Il demande aux autorités de mettre en place un dispositif d’accueil temporaire permettant aux sinistrés de bénéficier d’un hébergement décent. Selon lui, l’État dispose déjà d’infrastructures capables d’accueillir des populations en situation exceptionnelle, citant notamment l’utilisation de sites publics durant la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Au-delà de l’urgence, le président du PPA-CI plaide pour un programme de reconstruction sur le site concerné. Il propose la construction de logements préfabriqués afin de permettre aux familles de retrouver un cadre de vie stable en attendant des solutions définitives. Pour Laurent Gbagbo, les populations touchées ne réclament pas une faveur, mais « justice » et une réparation des préjudices subis si les responsabilités venaient à être établies par les enquêtes en cours.

« La grandeur d’une Nation se juge à son soutien aux plus vulnérables »

Dans son message, l’ancien président appelle à une prise en charge humaine de cette crise, estimant qu’une nation doit se mesurer à sa capacité à protéger les citoyens les plus fragiles. Il a enfin assuré les habitants de Koumassi Campement de son soutien et de sa compassion, tout en appelant les autorités à agir rapidement pour éviter que des familles ivoiriennes restent durablement sans logement.

 

LIRE AUSSI : Affaire Koumassi – Campement : Jacques Alloui Brou interpellé, la justice passe à l’offensive

 

Dr
© Dr

Niamey : une attaque déjouée près de l’aéroport Diori-Hamani, l’armée nigérienne en alerte

La capitale nigérienne a été réveillée par des tirs nourris ce jeudi 18 juin 2026. Plusieurs détonations et échanges de coups de feu ont retenti aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, faisant craindre une nouvelle attaque contre une infrastructure stratégique du pays.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des hommes armés à bord de deux pick-up Toyota Hilux et d’un taxi auraient tenté de forcer l’accès principal de l’aéroport aux environs de 6 heures du matin. Les forces de défense nigériennes ont rapidement réagi, empêchant les assaillants de pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire.

 

Près de deux heures d’affrontements autour de l’aéroport

Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant environ deux heures dans plusieurs secteurs proches de l’aéroport. Après avoir repoussé l’attaque, les forces de sécurité ont lancé des opérations de ratissage dans les quartiers environnants afin de retrouver d’éventuels complices ou fugitifs. Des interpellations auraient été effectuées au cours de ces opérations. Face à la tension sur le terrain, les forces de l’ordre ont également renforcé la surveillance autour de plusieurs sites sensibles, notamment les abords du palais présidentiel et de la Primature.

Si le calme est progressivement revenu dans la matinée, les autorités nigériennes n’ont toujours pas communiqué de bilan officiel. Des sources locales évoquent toutefois des victimes possibles parmi les militaires et les assaillants. Cet incident rappelle l’attaque menée en janvier dernier contre le même complexe aéroportuaire. À l’époque, des combattants affiliés à l’État islamique au Sahel avaient pénétré dans l’aéroport et la base militaire voisine, causé d’importants dégâts matériels et blessé plusieurs personnes avant que les forces nigériennes ne les repoussent.

Après cette attaque, le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire au pouvoir depuis juillet 2023, avait reconnu des failles dans le dispositif sécuritaire et affirmé que les assaillants cherchaient à affaiblir les capacités aériennes de l’armée.

 

L’aéroport Diori-Hamani, une cible hautement stratégique

La répétition des attaques ou tentatives d’incursion visant l’aéroport de Niamey inquiète les observateurs. Cette infrastructure représente un symbole majeur de l’appareil sécuritaire nigérien et un point stratégique dans la lutte contre les groupes armés actifs dans la région du Sahel. Alors que le Niger a renforcé sa coopération militaire avec la Russie après le départ des forces françaises, cette nouvelle attaque remet au centre les défis sécuritaires auxquels le pays reste confronté.

Aucun groupe armé n’a encore revendiqué l’attaque. Les autorités doivent désormais déterminer l’identité des assaillants, leurs éventuels soutiens et les conditions ayant permis cette tentative d’attaque. La population, habituée aux opérations de bouclage et aux interventions militaires, reste dans l’attente d’informations précises sur le bilan et les suites de cette nouvelle offensive. Les forces nigériennes ont sécurisé l’aéroport, mais cet épisode confirme que la menace armée reste persistante autour de la capitale.

 

le Bénin exprime sa solidarité au peuple nigérien

Le gouvernement béninois a réagi aux attaques dans un communiqué publié depuis Cotonou, les autorités béninoises ont condamné avec fermeté cette agression visant une infrastructure civile stratégique, estimant qu’elle constitue une menace pour la sécurité des populations.

LIRE AUSSI : Diplomatie régionale : le Bénin relance ses relations avec le Niger et le Burkina Faso

Face à cette nouvelle situation sécuritaire, le Bénin a exprimé son soutien au peuple nigérien ainsi qu’au président Abdourahamane Tiani et aux autorités de la République du Niger. Le gouvernement béninois a également adressé ses pensées de solidarité aux victimes et réaffirmé son attachement aux liens historiques de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays.

 

Gouvernement de la république du Bénin
© Gouvernement de la république du Bénin