L’affaire des démolitions de Koumassi Campement prend une nouvelle tournure. Face à la vive polémique suscitée par la destruction de plusieurs habitations le 3 juin 2026, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est sorti de son silence à travers un communiqué publié sur sa page officielle Facebook.
Dans ce document, les autorités judiciaires contestent les déclarations d’Alloui Brou Jacques, qui avait justifié les opérations de déguerpissement en s’appuyant sur une décision de justice. Après vérification, le ministère affirme que le jugement invoqué n’autorisait aucune démolition de constructions.
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Une décision de justice « détournée »
Selon le communiqué, le tribunal avait expressément rejeté la demande de démolition formulée par Alloui Brou Jacques. Mieux, la procédure concernait uniquement cinq habitations et non l’ensemble des bâtiments détruits lors de l’opération menée à Koumassi Campement. Pour le ministère de la Justice, les destructions réalisées ne reposent donc sur aucun fondement judiciaire et pourraient constituer plusieurs infractions pénales selon les articles 179, 190, 382, 485 et 486 du Code Pénal.
Les autorités qualifient ces actes de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire de biens appartenant à autrui, des faits réprimés par le Code pénal ivoirien. Face à la gravité de la situation, le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête. Il a également instruit les services compétents de rechercher et d’interpeller Alloui Brou Jacques, qui demeure pour l’heure introuvable.
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Le parquet assure que les investigations permettront d’établir les responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter l’indignation de nombreuses familles sinistrées. Le Procureur de la République a assuré que les autorités feront toute la lumière sur ces événements et sanctionneront les auteurs des actes constatés.


