Affaire Koumassi – Campement : Jacques Alloui Brou interpellé, la justice passe à l’offensive

Recherché depuis plusieurs jours par les enquêteurs, Jacques Alloui Brou a finalement été interpellé par les services de police, selon une source sécuritaire. L’arrestation de l’opérateur économique et ancien adjoint au maire marque un nouveau tournant dans l’enquête sur les démolitions controversées de Koumassi – Campement, à l’origine du déplacement de milliers de riverains.

Les enquêteurs recherchaient activement Jacques Alloui Brou depuis l’ouverture des investigations ordonnées par le parquet d’Abidjan. Les autorités le soupçonnent d’avoir orchestré l’opération de démolition menée au début du mois de juin 2026 dans ce quartier populaire de la commune de Koumassi. Pour l’heure, les services de sécurité n’ont pas communiqué les circonstances exactes de son arrestation ni le lieu où il a été appréhendé.

 

Une opération de démolition au cœur de la polémique

Le 3 juin dernier, des engins de chantier ont détruit une vaste zone résidentielle de plus de 30 hectares à Koumassi Campement. Cette opération a laissé des milliers de familles sans logement en pleine saison des pluies, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Selon le parquet, Jacques Alloui Brou se serait appuyé sur une décision judiciaire qui autorisait uniquement la démolition de cinq habitations. Les enquêteurs estiment que ce document aurait servi à justifier une opération de bien plus grande ampleur, réalisée en dehors du cadre légal prévu. Les poursuites portent notamment sur des faits de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire de biens appartenant à autrui.

Malgré cette interpellation, plusieurs questions demeurent sans réponse. Ni le parquet ni les autorités policières n’ont encore détaillé les suites immédiates de la procédure, notamment une éventuelle présentation devant un juge ou les mesures judiciaires envisagées. La défense de Jacques Alloui Brou ne s’est pas encore exprimée publiquement sur cette arrestation.

 

Des milliers de victimes toujours en attente

Sur le terrain, les conséquences du déguerpissement restent visibles. De nombreuses familles continuent de vivre dans des conditions précaires, tandis que des associations et organisations humanitaires poursuivent leurs actions d’assistance.

Le Barreau de Côte d’Ivoire a, de son côté, annoncé un dispositif d’accompagnement juridique gratuit afin d’aider les victimes à engager d’éventuelles procédures en réparation. Parallèlement à l’enquête judiciaire, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance mène ses propres investigations. L’institution cherche à déterminer si des agents publics ont pu jouer un rôle dans cette opération controversée à travers d’éventuels faits de corruption, d’abus de fonction ou de conflits d’intérêts.

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Avec l’arrestation de Jacques Alloui Brou, le dossier entre désormais dans une phase décisive. Les investigations devront désormais permettre d’établir les responsabilités de l’ensemble des acteurs impliqués dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations.

 

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Mondial 2026 : Elye Wahi autorisé à entrer au Canada, il rejoint finalement les Éléphants

Contre toute attente, Elye Wahi pourra bien accompagner la sélection ivoirienne au Canada. Annoncé indisponible en raison de difficultés administratives liées à son entrée sur le territoire canadien, l’attaquant de l’OGC Nice a finalement obtenu le feu vert des autorités locales, selon des informations publiées par RMC Sport ce jeudi 18 juin 2026.

Le média français indique que les autorités canadiennes ont accordé l’autorisation de voyage après réception d’un document transmis par le parquet de Marseille. Cette décision met fin aux incertitudes qui entouraient la participation de l’international ivoirien à la suite de son absence annoncée dans la délégation devant rejoindre Toronto.

Selon RMC Sport, l’enquête ouverte en France sur des paris sportifs suspects lors du match OGC Nice – FC Metz du 17 mai dernier a conduit les autorités canadiennes à effectuer des vérifications supplémentaires concernant Elye Wahi, dont le nom apparaît dans le dossier. Toutefois, l’attaquant ivoirien ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire.

 

Aucune poursuite contre l’attaquant ivoirien

RMC Sport précise toutefois que la justice ne poursuit pas Elye Wahi dans ce dossier. Le média souligne que l’attaquant ivoirien n’est ni mis en examen ni concerné par une quelconque procédure judiciaire dans l’affaire des paris sportifs présumés autour de Nice-Metz. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a confirmé cette évolution dans un communiqué publié le même jour. La FIF a annoncé qu’Elye Wahi pouvait désormais voyager avec la délégation ivoirienne et poursuivre normalement sa participation au Mondial 2026.

Cette issue favorable constitue une bonne nouvelle pour le sélectionneur ivoirien à quelques jours du duel décisif contre l’Allemagne dans le groupe E. Vainqueurs de l’Équateur (1-0) lors de leur entrée en lice, les Éléphants affronteront une Mannschaft en confiance après son large succès (7-1) contre Curaçao.

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Après avoir débuté la rencontre face à l’Équateur, Elye Wahi pourrait de nouveau figurer dans les plans du sélectionneur ivoirien pour ce choc très attendu contre l’Allemagne. Appelé pour la première fois sous les couleurs ivoiriennes en mars dernier après son changement de nationalité sportive, l’ancien international Espoirs français poursuit son intégration au sein de la sélection nationale.

La Fédération Ivoirienne de Football a salué le dénouement favorable de ce dossier et a exprimé sa gratitude aux différentes parties ayant facilité la régularisation de la situation d’Elye Wahi.

Mondial 2026 : Elye Wahi au cœur d’une enquête pour paris suspects : la LFP saisit les autorités

La Ligue de football professionnel (LFP) a ouvert un dossier après des alertes concernant des mouvements inhabituels sur les marchés de paris sportifs liés à un avertissement reçu par l’international ivoirien Elye Wahi lors du match entre l’OGC Nice et le FC Metz, disputé le 17 mai dernier en Ligue 1.

Selon la LFP, ses partenaires spécialisés dans la surveillance des paris sportifs ont détecté des volumes de mises jugés atypiques à l’international autour de cet événement. Ces signalements ont conduit l’instance à transmettre immédiatement les informations aux autorités compétentes.

 

Une plainte déposée pour corruption sportive présumée

Dans le cadre de cette procédure, la LFP a déposé une plainte contre X le 29 mai 2026 pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée. La LFP a transmis le dossier au Service central des courses et jeux de la Police nationale, à l’Autorité nationale des jeux ainsi qu’à la Fédération française de football (FFF) afin que les enquêteurs puissent établir les circonstances exactes des faits.

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L’instance dirigeante du football professionnel français précise qu’aucune procédure disciplinaire n’a été engagée à ce stade contre le joueur. Elle indique toutefois qu’elle se réserve la possibilité d’agir en fonction des conclusions de l’enquête. La LFP affirme rester pleinement mobilisée pour préserver l’intégrité de ses compétitions et rappelle qu’elle prendra « les mesures nécessaires » contre tout comportement susceptible de porter atteinte à la régularité des matchs.

 

Communiqué LFP
© Communiqué LFP

Abidjan : cinq agences de voyages accusées de fraude financière de 21 milliards FCFA

Cinq agences de voyages se retrouvent au centre d’une procédure judiciaire en Côte d’Ivoire. Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) les poursuit pour des soupçons de fraude fiscale, de blanchiment de capitaux et de transferts irréguliers de fonds à l’étranger. Le parquet a requis, le 17 juin 2026, cinq ans de prison ferme contre leurs dirigeants ainsi que 65 milliards FCFA d’amendes à l’encontre des sociétés concernées.

Au cœur de cette procédure figurent cinq structures basées à Abidjan : Waheguru Travels, Anil Travel Tour Satiguru Services SARL, Metroways Voyages et Tourisme, OMED Travels Tour et Blueberry Travel. Selon les enquêteurs, ces agences auraient utilisé leur activité de billetterie comme couverture pour dissimuler une partie de leurs revenus. Le préjudice présumé porte sur plus de 21 milliards FCFA, correspondant à des bénéfices qui n’auraient pas été déclarés à l’administration fiscale.

 

La justice évoque un système de double comptabilité

Les investigations mettent en avant un mécanisme présumé reposant sur une double comptabilité. Les entreprises auraient déclaré uniquement certaines commissions issues de la vente de billets, tout en masquant une partie de leurs recettes réelles. Les responsables mis en cause affirment que certains montants non déclarés auraient été utilisés dans le cadre de leurs relations avec l’Association internationale du transport aérien (IATA). Une explication rejetée par le parquet, qui estime que ces opérations auraient servi à dissimuler des flux financiers.

Entre 2021 et 2022, les sociétés auraient également transféré des fonds vers l’étranger sans autorisation des autorités monétaires de l’UEMOA, selon les éléments présentés à la justice.

Au-delà de la procédure pénale, l’administration fiscale ivoirienne a engagé un redressement de 5,8 milliards FCFA à l’encontre des cinq agences. L’État réclame également 10 milliards FCFA de dommages et intérêts, estimant avoir subi un préjudice économique du fait des pratiques reprochées aux entreprises.

 

Le PPEF poursuit son offensive contre les flux financiers illicites

Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la criminalité économique et financière en Côte d’Ivoire. Le Pôle pénal économique et financier multiplie les procédures visant à lutter contre le blanchiment de capitaux et les mouvements financiers suspects. La juridiction applique notamment le principe du blanchiment autonome, qui permet d’engager des poursuites sur la base de flux financiers douteux sans attendre une condamnation préalable pour une infraction d’origine.

En cinq ans d’activité, le PPEF revendique près de 1 964 procédures judiciaires traitées. Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) a procédé au gel de plus de 15 milliards FCFA sur des comptes bancaires, à la saisie de 97 biens immobiliers soupçonnés d’origine illicite et a prononcé plus de 22 milliards FCFA d’amendes dans des affaires de blanchiment de capitaux.

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Cette affaire marque une nouvelle étape dans l’élargissement des contrôles financiers en Côte d’Ivoire. Après l’immobilier, le commerce de luxe ou la grande distribution, le secteur du tourisme et du transport aérien apparaît désormais comme un domaine surveillé par les autorités. Le verdict attendu dans ce dossier pourrait envoyer un signal fort aux entreprises opérant dans le pays, notamment les groupes internationaux soumis aux règles de transparence financière.

Mondial 2026 : soupçons autour de Elye Wahi, la FIF réagit et justifie son absence du groupe

La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) et l’Equipe Nationale de Football Côte d’Ivoire ont réagi aux informations diffusées concernant l’international ivoirien Elye Wahi, visé par des interrogations liées à une supposée procédure autour de paris sportifs. Dans un communiqué publié ce jeudi 18 juin 2026, l’instance dirigeante du football ivoirien affirme n’avoir reçu aucune notification officielle à ce sujet.

La FIF indique avoir pris connaissance des différents articles et informations relayés dans la journée concernant le joueur. Toutefois, la FIF précise qu’« à ce jour », aucune autorité ne lui a officiellement signalé de procédure judiciaire ou administrative concernant Elye Wahi.

« À ce jour, la FIF n’a été officiellement saisie d’aucune procédure judiciaire ou administrative le concernant. Dans cette période particulièrement délicate, la FIF apporte tout son soutien au joueur et lui réaffirme sa confiance. Elye Wahi demeure un élément important de la sélection nationale de Côte d’Ivoire.»

Face à cette situation, la Fédération Ivoirienne de football assure apporter son soutien au joueur et réaffirme sa confiance envers l’attaquant ivoirien, présenté comme un pilier de la sélection nationale.

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Elye Wahi absent du déplacement au Canada

La FIF a également précisé que le joueur ne fera pas partie du déplacement de la délégation ivoirienne au Canada. Cette absence n’est pas liée à une décision sportive, mais à des contraintes administratives. Selon la Fédération, les autorisations nécessaires à son entrée sur le territoire canadien n’ont pas pu être obtenues à ce stade. Elye Wahi restera donc aux États-Unis en attendant le retour de l’équipe nationale.

L’instance ivoirienne assure qu’elle continuera à suivre attentivement l’évolution du dossier et qu’elle communiquera toute information officielle utile. En attendant, elle maintient son soutien à Elye Wahi dans cette période marquée par de nombreuses interrogations autour de son nom

Revue de presse du 18 juin : la défense ivoirienne, le cacao et l’affaire Koumassi-Campement au cœur de l’actualité

Les grands titres de la presse ivoirienne de ce jeudi 18 juin 2026 sont largement consacrés à trois sujets majeurs notamment le renforcement de la coopération militaire entre la Côte d’Ivoire et la France, la relance de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire – Ghana ainsi que les développements judiciaires liés au déguerpissement de Koumassi – Campement.

 

Abidjan et Paris veulent renforcer leur coopération militaire

La participation de la Côte d’Ivoire au Salon mondial de la défense Eurosatory 2026 et la rencontre à Paris entre le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et son homologue français occupent une place importante dans les journaux ivoiriens.

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Plusieurs publications mettent en avant la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat sécuritaire. Le Patriote estime ainsi qu’« Abidjan veut muscler son dispositif sécuritaire », tandis que Le Rassemblement évoque une volonté de consolider le partenariat entre les deux nations avec le titre : « La Côte d’Ivoire et la France bétonnent leur pacte ».

Dans la même perspective, Le Matin souligne que « La Côte d’Ivoire et la France veulent franchir un nouveau cap », alors que L’Essor revient sur l’action du ministre ivoirien de la Défense avec le titre  « TBO consolide la coopération de défense ivoiro-française ».

De son côté, Fraternité Matin rapporte que Téné Birahima Ouattara et son homologue français explorent « de nouvelles opportunités » pour approfondir cette coopération. Dernière Heure, pour sa part, s’intéresse aux coulisses de cette visite parisienne avec un article consacré aux « dessous de la visite de Téné Birahima Ouattara à Matignon ».

 

La filière cacao au centre d’une nouvelle dynamique régionale

Sur le terrain économique, la rencontre entre les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama à Abidjan, consacrée à la relance de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire-Ghana, suscite également de nombreux commentaires dans la presse.

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Les journaux saluent cette démarche visant à renforcer la position des deux principaux producteurs mondiaux de cacao sur le marché international. Tribune Ivoire rapporte que les deux dirigeants souhaitent « intégrer d’autres pays producteurs » à cette initiative.

Pour L’Informateur, cette alliance représente « une stratégie pour défendre les producteurs et bâtir une filière durable ». De son côté, RHDP News voit dans cette coopération un pas supplémentaire « vers une souveraineté économique des producteurs ».

 

Le dossier Koumassi – Campement prend une tournure judiciaire

L’affaire liée au déguerpissement de Koumassi-Campement continue également de faire débat dans les colonnes des journaux. La réaction de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire, qui réclame des éclaircissements sur les responsabilités dans cette opération, occupe une place centrale dans plusieurs publications.

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La Voie Originale rapporte que « Le Barreau exige la vérité sur toute la chaîne des responsabilités ». De son côté, Le Nouveau Réveil soulève plusieurs interrogations autour de la situation avec les titres : « Aloui Brou a-t-il été exfiltré ? » et « Qui veut cacher quoi ? ».

Dans la même veine, Le Temps affirme que « Le Barreau ivoirien démonte la version officielle », tandis que Notre Voie estime que « Le Barreau ivoirien s’insurge contre l’opération ». Dernière Heure met pour sa part l’accent sur l’accompagnement juridique annoncé pour les personnes touchées avec le titre : « Secours aux sinistrés de Koumassi : Le Barreau ouvre le front judiciaire ».

 

La Coupe Dominique Ouattara mobilise les jeunes pendant les vacances

Dans les pages sportives et sociales, la 17ᵉ édition de la Coupe Dominique Ouattara attire également l’attention. Cette compétition destinée aux enfants pendant les vacances scolaires est présentée par plusieurs médias comme une initiative favorisant l’épanouissement et la cohésion sociale.

Le Matin annonce que la Première dame mobilise 150 millions de FCFA pour accompagner les enfants de 80 localités. De son côté, Liberté met en avant la participation annoncée de ces différentes localités avec le titre : « 80 localités à l’assaut du trophée Dominique Ouattara ».

Enfin, RHDP 24 insiste sur la dimension éducative du tournoi, estimant que « Le football se retrouve au service de l’épanouissement des jeunes Ivoiriens ».

Abidjan / Koumassi : un grave incendie ravage le China Mall et touche Fer Ivoire, une enquête ouverte

Dans la nuit du mercredi 17 juin 2026, un important incendie a frappé le China Mall à Koumassi, avant d’atteindre les installations de la société Fer Ivoire, dans le secteur Ibis, le long du boulevard Félix Houphouët-Boigny (ex-VGE). Les autorités ont mobilisé plusieurs équipes de secours pour tenter de maîtriser les flammes, alors que l’ampleur du sinistre reste importante et que ses causes demeurent inconnues pour l’heure.

Le feu a rapidement pris de l’ampleur, comme en témoignent plusieurs vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Les images montrent d’importantes flammes et un épais nuage de fumée s’élevant au-dessus du centre commercial et des installations voisines, illustrant l’intensité du brasier.

 

Le GSPM mobilisé pour contenir la propagation du feu

Alertés rapidement, les éléments du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) ont été déployés sur les lieux afin de maîtriser l’incendie. Les soldats du feu ont engagé d’importants moyens pour limiter la progression des flammes, mais le sinistre restait difficile à contenir au moment des dernières observations.

Face à l’ampleur de la situation, les forces de police ont également investi la zone pour sécuriser les alentours, éloigner les personnes présentes et faciliter l’intervention des secours. Les autorités n’ont encore communiqué aucun bilan officiel sur d’éventuelles victimes ni sur l’étendue des dégâts matériels.

Situé à proximité de l’hôtel Ibis, sur l’un des axes majeurs d’Abidjan, le China Mall accueille quotidiennement de nombreux clients et commerçants. L’incendie a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes relayant en direct les images du sinistre.

Alors que les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent, les autorités n’ont communiqué aucune information sur les causes du sinistre. Une enquête devra permettre de déterminer les circonstances exactes de cet incendie qui a fortement marqué la nuit dans la commune de Koumassi.

 

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Mondial 2026 : la RDC défie Ronaldo (1-1), le Ghana assomme le Panama à la 95ᵉ minute (1-0)

Le Portugal (1-1) face à la RDC à Houston pour son grand retour en Coupe du monde après plus de 50 ans d’absence, tandis que le Ghana a créé la surprise à Toronto en battant le Panama (1-0) grâce à un but de Caleb Yirenkyi à la 95ᵉ minute. Malgré la domination de leurs adversaires, les deux équipes africaines ont fait preuve de courage et de solidité, portées par des défenses héroïques et des gardiens décisifs.

Le Portugal a rapidement ouvert le score dès la 6ᵉ minute grâce à João Neves, qui a repris de la tête un centre de Pedro Neto pour tromper le gardien congolais Lionel Mpasi. Malgré ce début difficile, les Léopards ont progressivement repris confiance et ont été récompensés juste avant la pause. Dans le temps additionnel de la première période, Yoane Wissa a profité d’un flottement dans la défense portugaise pour égaliser et remettre les deux équipes à 1-1.

En seconde période, le Portugal a largement dominé la possession et multiplié les offensives, notamment par Cristiano Ronaldo, mais la défense congolaise a tenu bon. Axel Tuanzebe s’est illustré par plusieurs interventions décisives, tandis que le gardien Dimitry Mpasi a rassuré son équipe dans les moments chauds.

La RDC a également eu des opportunités en contre-attaque, notamment avec Cédric Bakambu, dont la frappe a trouvé le poteau à la 57ᵉ minute. Malgré la pression portugaise jusqu’aux dernières secondes, les Léopards ont conservé ce précieux match nul. Avec ce résultat, la RDC signe une performance majeure pour son retour sur la scène mondiale et prouve qu’elle pourra jouer un rôle important dans le groupe K. Le Portugal, de son côté, devra se montrer plus efficace offensivement pour la suite de la compétition.

 

Le Ghana s’offre une victoire au bout du suspense

Après une première période difficile, le Ghana a tenté de réagir en seconde mi-temps avec ses joueurs offensifs, mais le Panama a repris le contrôle du jeu et a continué à mettre la pression sur la défense ghanéenne. Tout semblait se diriger vers un match nul lorsque les Black Stars ont frappé dans le temps additionnel, à la 95ᵉ minute.

Sur une contre-attaque rapide menée par Antoine Semenyo, puis relayée par Brandon Thomas-Asante, Caleb Yirenkyi a repris un centre au second poteau et inscrit le but de la victoire (1-0), provoquant la délivrance des supporters ghanéens.

Cette victoire place le Ghana en deuxième position du groupe L, à égalité de points avec l’Angleterre, victorieuse plus tôt dans la journée face à la Croatie (4-2) à Dallas. La différence de buts, pour l’instant favorable aux Anglais, promet déjà une course serrée pour la qualification.

 

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Mondial 2026 : Elye Wahi rattrapé par une enquête pour suspicion de trucage de pari avant la Coupe du monde

À quelques jours de son entrée en lice avec la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026, Elye Wahi se retrouve au centre d’une affaire judiciaire en France. L’attaquant ivoirien de 23 ans fait l’objet d’une enquête pour des soupçons de manipulation d’événement sportif, après avoir été suspecté d’avoir volontairement provoqué un carton jaune lors d’un match de Ligue 1 avec l’OGC Nice.

Selon les informations révélées par le média britannique The Athletic, plusieurs sources proches du dossier ont confirmé que l’international ivoirien fait actuellement l’objet d’une enquête active visant à déterminer s’il a délibérément obtenu un avertissement lors de la rencontre entre Nice et Metz, disputée le 17 mai dernier. Les enquêteurs cherchent notamment à établir si le carton jaune reçu par l’ancien joueur de Montpellier Hérault Sport Club était lié à des paris suspects enregistrés autour de cette rencontre de championnat.

 

Une arrestation après son doublé décisif avec Nice

L’affaire a pris une nouvelle dimension le 29 mai, lorsque Elye Wahi a été arrêté par la police française. Son interpellation est intervenue quelques heures seulement après une prestation remarquée avec l’OGC Nice. L’attaquant venait alors de réaliser un match décisif lors du barrage retour de relégation face à AS Saint-Étienne. Auteur d’un doublé lors de la victoire 4-1 des Niçois, il avait permis à son équipe de conserver sa place en Ligue 1 et avait été désigné homme du match.

Le parquet de Marseille a confirmé l’interpellation d’un footballeur de 23 ans évoluant en Ligue 1 dans le cadre d’une enquête judiciaire. Après son audition en garde à vue, les autorités ont remis Elye Wahi en liberté. À ce stade, elles n’ont retenu aucune accusation officielle contre lui et poursuivent leurs investigations.

Dans une déclaration transmise à The Athletic, un porte-parole du parquet a indiqué que les investigations portaient sur plusieurs chefs d’accusation potentiels, notamment « fraude organisée », « corruption sportive organisée », « traitement des produits du crime » et « blanchiment d’argent ». Le parquet a également rappelé que le joueur concerné ne faisait pas partie de l’équipe de France engagée à la Coupe du monde 2026.

 

Des paris suspects autour d’un carton jaune

Selon plusieurs sources proches du dossier, l’enquête aurait débuté après des alertes transmises par la Ligue de Football Professionnel concernant des mouvements de paris inhabituels lors du match Nice-Metz. Ces paris concernaient notamment la possibilité qu’Elye Wahi reçoive un carton jaune pendant la rencontre.

Les acteurs du sport appellent « correction ponctuelle » la manipulation volontaire d’un événement précis pendant un match, comme un avertissement. Les autorités cherchent donc à établir si Elye Wahi a simplement reçu un carton jaune dans le cours normal du jeu ou s’il a volontairement provoqué cet événement pour influencer des paris sportifs.

Le 17 mai, lors du déplacement de Nice à Metz, Elye Wahi avait reçu un avertissement à la 35e minute après un tacle en retard sur le défenseur messin Sadibou Sané. Quelques minutes plus tôt, l’attaquant avait déjà commis une faute sur Bouna Sarr, mais l’arbitre ne lui avait pas infligé de carton. Cet avertissement avait entraîné automatiquement sa suspension pour le match aller du barrage de relégation contre Saint-Étienne, après avoir accumulé cinq cartons jaunes durant la saison de Ligue 1.

Absent lors de la première manche, disputée le 26 mai et conclue par un match nul 0-0, Wahi avait retrouvé sa place dans le onze titulaire trois jours plus tard pour le match retour. Il avait alors livré une prestation décisive avec deux buts inscrits dans une victoire 4-1. Les spécialistes de la lutte contre la corruption sportive de la police française l’ont arrêté après cette rencontre.

 

Wahi a rejoint les Éléphants malgré l’enquête

Malgré cette procédure judiciaire, Elye Wahi a rejoint la sélection ivoirienne pour participer à la Coupe du monde 2026. L’attaquant ivoirien a débuté le premier match des Éléphants face à l’Équateur à Philadelphie.  Il a disputé 55 minutes avant de céder sa place, après avoir notamment touché la barre transversale en seconde période. Wahi a affiché de bonnes qualités offensives aux côtés de Yan Diomande, élu homme du match, avant de céder sa place à Ange Yoan-Bonny. La Côte d’Ivoire s’était finalement imposée 1-0 grâce à un but d’Amad Diallo dans les dernières minutes.

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Les Éléphants doivent désormais poursuivre leur parcours avec un prochain match contre l’Allemagne à Toronto. La Fédération Internationale de Football Association n’a pas précisé si elle connaissait l’arrestation d’Elye Wahi avant sa participation au Mondial 2026.

L’instance internationale n’a pas non plus précisé si cette enquête pouvait avoir une influence sur son éligibilité à participer à la compétition ou à voyager avec la sélection ivoirienne. La Côte d’Ivoire et Elye Wahi n’ont pas non plus communiqué officiellement sur le dossier.

 

Un changement de nationalité récent

Né en région parisienne en 2003, Elye Wahi a commencé sa formation au centre de formation de SM Caen avant de se révéler en Ligue 1 avec Montpellier lors de la saison 2020-2021. Après son passage à Montpellier, il a porté les couleurs de RC Lens puis de Olympique de Marseille avant de rejoindre lAllemagne.

Il avait signé à Eintracht Francfort au début de la saison dernière, mais n’avait pas réussi à inscrire le moindre but lors de la première partie de championnat. Son prêt à Nice en janvier lui avait permis de retrouver de l’efficacité avec cinq buts en quatorze matchs de Ligue 1.

Ancien international français dans les catégories de jeunes, Elye Wahi a choisi de représenter la Côte d’Ivoire en mars 2026. Il fait désormais partie du groupe ivoirien engagé dans la Coupe du monde, alors que l’enquête judiciaire française se poursuit.

 

Al Bello / Getty Images
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Déguerpissement à Koumassi Campement : le Barreau dénonce de graves irrégularités et ouvre une assistance juridique

L’affaire du déguerpissement de Koumassi Campement continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué publié le 15 juin 2026, l’Observatoire du Barreau de Côte d’Ivoire pour les droits humains et la lutte contre la corruption a dénoncé plusieurs irrégularités dans l’opération de démolition menée le 3 juin dernier. L’institution annonce également la mise en place d’une assistance juridique gratuite destinée aux populations touchées.

Des centaines de familles ont été affectées par cette opération qui a entraîné la destruction d’habitations, de commerces et d’autres infrastructures sur une superficie estimée à une dizaine d’hectares. Selon l’Observatoire, de nombreux habitants se retrouvent aujourd’hui sans logement après l’intervention réalisée avec l’appui des forces de l’ordre.

 

Une décision de justice au cœur de la polémique

Le débat porte principalement sur l’interprétation d’un jugement rendu le 14 avril 2025 dans le litige opposant Alloui Brou Jacques à plusieurs occupants du site. L’ancien adjoint au maire de Koumassi, qui se présente également comme opérateur économique, a affirmé avoir agi sur la base de cette décision judiciaire.

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Toutefois, les avocats relèvent que le jugement concernait uniquement un nombre limité de personnes clairement identifiées. Selon eux, la décision ordonnait un déguerpissement ciblé et ne prévoyait en aucun cas les démolitions massives qui ont suivi.

« On n’exécute pas une décision de justice contre des tiers »,

rappelle l’Observatoire, évoquant le principe de l’effet relatif de l’autorité de la chose jugée. Il relève également que la grosse du jugement invoquée n’autorisait pas les destructions constatées, une position qui rejoint celle exprimée par le Procureur de la République dans un communiqué daté du 10 juin 2026.

 

Des interrogations sur l’intervention des forces de l’ordre

L’Observatoire met également en cause les conditions de l’intervention sécuritaire ayant accompagné l’opération. Il rappelle que la circulaire n°002/MJDH/CAB du 27 juin 2022 du ministre de la Justice subordonne l’intervention des forces de l’ordre à une réquisition du Procureur général. Pourtant, selon les informations recueillies et les éléments communiqués par le Parquet, les autorités n’ont délivré aucune réquisition malgré la présence d’importants effectifs sur le terrain.  Une situation que les avocats considèrent comme une irrégularité majeure.

L’institution s’inquiète également d’éventuelles atteintes au droit de propriété garanti par la Constitution ivoirienne. Selon elle, les personnes concernées n’ont bénéficié ni d’une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique ni d’une indemnisation préalable avant la destruction de leurs biens. Prenant acte de l’enquête ouverte par le Procureur de la République, l’Observatoire appelle les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur les circonstances de cette opération et à déterminer l’ensemble des responsabilités engagées.

 

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Dans le même temps, le Barreau entend accompagner les populations sinistrées dans leurs démarches. À compter du 19 juin 2026, une permanence juridique gratuite sera ouverte à la Maison de l’Avocat, à Cocody-II Plateaux. Des avocats bénévoles y recevront les victimes afin de les informer sur les recours disponibles et de les assister dans la défense de leurs droits.

 

Florence Loan Messan
© Florence Loan Messan
Bâtonnière de l’ordre des avocats de Côte d’Ivoire