Mondial 2026 : Contesté en sélection, Jean Michael Seri devient le phénomène numéro 1 du web ivoirien

À l’approche de l’entrée en lice des Éléphants à la Coupe du monde 2026, Jean Michael Seri fait parler de lui bien au-delà des terrains de football. Le milieu de terrain ivoirien de 34 ans est devenu, en quelques jours, l’un des sujets les plus commentés sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire.

À l’origine de cet engouement, une vidéo réalisée dans le cadre d’un exercice de présentation de l’équipe nationale. Face à la caméra, chaque joueur devait simplement se présenter et indiquer la prononciation correcte de son nom. Lorsque son tour est arrivé, Jean Michael Seri, qui évolue actuellement en Slovénie, a surpris en prononçant son nom avec un accent anglais particulièrement appuyé.

 

Une vidéo virale en quelques heures

Ce qui n’était au départ qu’une séquence anodine s’est rapidement transformé en phénomène viral. En quelques heures, la vidéo a quitté les canaux officiels de la sélection ivoirienne pour se propager massivement sur Facebook, TikTok, Instagram et X. Les internautes se sont immédiatement emparés de la séquence, multipliant les commentaires amusés, les imitations et les montages humoristiques. Très vite, le passage de Jean Michael Seri est devenu l’un des contenus les plus partagés du moment.

 

L’effet viral a rapidement dépassé la sphère sportive. Des médias aux créateurs de contenus, en passant par des banques, des entreprises et des influenceurs, nombreux sont ceux qui ont repris la fameuse prononciation dans leurs publications. La tendance a même inspiré le monde de la musique.

Un morceau reprenant la séquence a récemment vu le jour, preuve de l’ampleur prise par ce phénomène numérique. Au sein même de la sélection ivoirienne, l’ambiance semble détendue. Plusieurs joueurs n’hésitent d’ailleurs pas à reprendre la désormais célèbre prononciation pour chambrer leur coéquipier.

 

Une sélection qui prépare sereinement son entrée en compétition

Au-delà de l’aspect humoristique, cette histoire témoigne une nouvelle fois de la capacité des réseaux sociaux à transformer un instant anodin en véritable phénomène de société. Quelques secondes devant une caméra ont suffi pour propulser Jean Michael Seri au rang de personnalité la plus virale du moment en Côte d’Ivoire.

Pendant ce temps, les Éléphants poursuivent leur préparation dans une atmosphère visiblement sereine avant leur premier rendez-vous du Mondial, prévu ce dimanche 14 juin face à l’Équateur. Longtemps discutée par une partie des supporters, la présence de Jean Michael Seri dans la liste des sélectionnés avait suscité de nombreux débats. Mais cette séquence inattendue semble avoir changé le regard d’une partie du public sur le joueur.

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Si cette soudaine popularité renforce aujourd’hui son capital sympathie, le milieu ivoirien sait que l’essentiel se jouera sur le terrain. À lui désormais de transformer cet engouement numérique en réussite sportive sous les couleurs des Éléphants.

Permis, cartes grises, cartes de transport : la DGTTC instaure des documents provisoires dès le 15 juin

À compter du 15 juin 2026, les usagers de la route en attente de leurs titres de transport définitifs pourront obtenir des documents provisoires leur permettant de poursuivre leurs activités en toute légalité. L’annonce a été faite par la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), qui entend ainsi garantir la continuité de la mobilité et des activités professionnelles.

Les Directions Régionales des Transports et des Affaires Maritimes mettront en œuvre cette mesure en délivrant des documents temporaires aux usagers en attente de leurs titres définitifs.

Les titres provisoires concerneront plusieurs documents administratifs indispensables à la circulation et à l’exercice des activités de transport. Il s’agit notamment du permis de conduire, de la carte grise après immatriculation, de la carte de transport et de la carte de transporteur. La DGTTC précise que ces documents de substitution auront une durée de validité limitée à un mois à compter de leur date de délivrance.

 

Des conditions strictes pour l’obtention

L’administration souligne que la délivrance de ces documents ne sera pas automatique. Chaque demande fera l’objet d’un contrôle rigoureux de conformité.

Seuls les usagers ayant déjà accompli l’ensemble des démarches requises et se trouvant dans l’attente de leur titre définitif pourront bénéficier de cette mesure. Les autorités invitent les demandeurs à se rapprocher de leur Direction régionale afin de connaître les pièces justificatives exigées selon le document sollicité.

La DGTTC demande également aux forces de sécurité et de contrôle routier de prendre acte de la validité légale de ces documents provisoires. Les détenteurs de ces titres temporaires devront ainsi pouvoir circuler sans difficulté lors des contrôles effectués sur les routes.

 

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À travers cette initiative, la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation affirme sa volonté de maintenir la qualité du service rendu aux usagers tout en garantissant la rigueur nécessaire dans le traitement et la délivrance des documents administratifs liés au transport.

 

DGTTC
© DGTTC

Mondial 2026 : le Canada refuse un visa à Thomas Partey, visé par des accusations de viol

Le milieu de terrain ghanéen Thomas Partey ne participera pas au premier déplacement de sa sélection au Canada dans le cadre de la Coupe du monde 2026. La Fifa a annoncé, vendredi 12 juin, que les autorités canadiennes avaient refusé de lui délivrer un visa, en raison de la procédure judiciaire dont il fait l’objet au Royaume-Uni, où il doit être jugé en 2027 pour des accusations de viol.

Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football mondial a précisé que le joueur de 32 ans, actuellement basé à Boston avec les Black Stars, ne pourra pas rejoindre le Canada pour la rencontre face au Panama prévue le 17 juin.

« La Fifa peut confirmer que le joueur Thomas Partey ne pourra voyager de Boston au Canada, sa demande de visa ayant été refusée par le gouvernement canadien », a-t-elle indiqué.

 

La Fifa renvoie la décision aux autorités canadiennes

La FIFA a également rappelé qu’elle n’intervenait pas dans les procédures d’immigration des pays organisateurs. Selon elle, chaque État demeure seul compétent pour décider de l’octroi des visas et de l’admission des ressortissants étrangers sur son territoire. Contactées par l’AFP, les autorités canadiennes n’ont ni confirmé ni infirmé le refus, invoquant la confidentialité des dossiers individuels.

Si le Canada lui a fermé ses portes, les États-Unis ont, en revanche, autorisé son entrée sur leur territoire. Installée à la Bryant University de Boston pour préparer la compétition, la sélection ghanéenne compte toujours dans ses rangs l’ancien joueur d’Arsenal. La police des frontières américaine (CBP) a confirmé que Thomas Partey avait été contrôlé puis admis aux États-Unis le 3 juin 2026 après l’obtention d’un visa valide.

 

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Les autorités américaines ont indiqué suivre de près la procédure judiciaire en cours contre le joueur ghanéen. Elles ont toutefois précisé qu’à ce stade, la justice n’avait prononcé aucune condamnation à son encontre, ce qui a motivé leur décision de l’autoriser à entrer sur le territoire américain. Cette décision lui permettra de disputer les prochaines rencontres du Ghana dans le groupe L, notamment contre l’Angleterre à Boston et la Croatie à Philadelphie.

Désormais joueur de Villarreal après son passage à Arsenal, Thomas Partey fait face à sept chefs d’accusation de viol ainsi qu’à une accusation d’agression sexuelle. Les faits reprochés concernent quatre femmes et se seraient déroulés entre 2020 et 2022. Le footballeur a plaidé non coupable de l’ensemble des charges retenues contre lui.

Kinshasa sous tension : le sit-in de l’opposition dispersé, plusieurs leaders blessés

L’esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa a été le théâtre d’une forte mobilisation ce vendredi 12 juin. Des militants de l’opposition, rassemblés à l’appel de la coalition « C64 », ont convergé vers le Parlement pour dénoncer une révision constitutionnelle qu’ils assimilent à une tentative de maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi.

Dès les premières heures de la journée, un important dispositif sécuritaire a été déployé par la Police nationale congolaise. Barrages filtrants, unités antiémeutes et contrôle strict du périmètre ont transformé les environs du Parlement en zone fortement sécurisée. Malgré la recommandation des autorités provinciales de délocaliser le rassemblement vers le terrain Assossa, les organisateurs ont maintenu leur position, considérant l’esplanade du Palais du Peuple comme un symbole politique incontournable.

 

Violents affrontements et blessure de Martin Fayulu

La situation a dégénéré avant même le début officiel du rassemblement. Sur l’avenue de l’Enseignement, des heurts ont éclaté entre militants de l’opposition et membres de la Force du Progrès, proche du pouvoir. Jets de projectiles et échanges de coups ont rapidement entraîné une intervention des forces de sécurité.

La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont tenté de forcer les cordons de police devant le Palais du Peuple. Lors de la dispersion, les forces de sécurité ont blessé Martin Fayulu à la tête, selon plusieurs témoignages concordants. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent le leader de l’ECiDé le visage ensanglanté, soutenu par ses proches dans un climat de confusion générale.

Le bilan humain reste encore incertain, mais plusieurs blessés sont signalés des deux côtés. L’opposition dénonce un usage excessif de la force, tandis que les autorités justifient leur intervention par la nécessité de sécuriser une zone sensible et de faire respecter les itinéraires autorisés.

 

Une opposition unie, renforcée par le soutien de Joseph Kabila

Au-delà des affrontements, la journée illustre une recomposition politique marquée. La coalition C64 rassemble désormais plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund, unies dans leur rejet de toute modification de la Constitution de 2006.

Fait marquant, l’ancien président Joseph Kabila a publiquement apporté son soutien à cette démarche. Dans une déclaration publiée la veille de la manifestation, il dénonce un complot contre la Nation et la démocratie. Il appelle à une mobilisation nationale contre le projet de révision constitutionnelle. Cette prise de position accentue la pression politique sur le pouvoir en place. Le gouvernement fait déjà face à des critiques sur l’état des libertés publiques.

De son côté, le gouvernement défend une réforme présentée comme nécessaire pour renforcer la stabilité institutionnelle et améliorer l’efficacité de l’action publique, un argument qui peine à apaiser les tensions dans un climat politique déjà fortement polarisé.

 

Retour au calme fragile et perspectives de tensions prolongées

En fin de journée, les abords du Palais du Peuple ont retrouvé un calme relatif. Les forces de l’ordre ont maintenu leur dispositif, tandis que les derniers groupes de manifestants se sont dispersés progressivement.

La Coalition Article 64, qui dénonce une atteinte aux acquis démocratiques, annonce déjà la poursuite de la mobilisation dans les prochains jours. Les porte-parole de l’opposition promettent de maintenir la pression politique.

Sur le plan médical, une équipe a pris en charge Martin Fayulu dans une structure sanitaire non précisée. Les autorités évoquent de leur côté un « traumatisme facial » sans danger vital immédiat. Cet épisode est largement relayé dans les médias. Il pourrait devenir un symbole des tensions politiques actuelles. Le dialogue entre pouvoir et opposition semble fortement fragilisé.

Mondial 2026 : Ronwen Williams pointe un manque de soutien Africain après la défaite des « Bafana Bafana »

Le capitaine de l’Afrique du Sud, Ronwen Williams, a attribué une partie de la défaite (2-0) face au Mexique à un manque de solidarité continentale. À l’issue du match d’ouverture du Mondial 2026, le gardien sud-africain a exprimé sa frustration face à l’absence de soutien des supporters africains.

En conférence de zone mixte, Ronwen Williams n’a pas caché sa déception après la rencontre. Il estime que son équipe n’a pas bénéficié de l’élan habituel de solidarité africaine lors des grandes compétitions internationales.

« Notre défaite n’est pas seulement liée à notre performance. Je crois que le manque de soutien de nos frères africains a également joué un rôle. Habituellement, l’Afrique soutient toujours ses représentants dans les grands tournois. Cette fois, nous avons eu l’impression que notre défaite faisait le bonheur de certains », a-t-il déclaré.

Selon lui, certains supporters auraient même préféré soutenir le Mexique. Le gardien des Bafana Bafana, également joueur de Mamelodi Sundowns, regrette un manque d’unité autour de la sélection sud-africaine. Il affirme que cette situation a pesé moralement sur son groupe lors de cette entrée en compétition.

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« Les Africains ont toujours soutenu d’autres pays africains à chaque Coupe du monde, mais je ne comprends pas pourquoi notre cas est différent. Beaucoup d’Africains ont soutenu le Mexique, pas nous, les Sud-Africains. Nous avons presque coulé des larmes. En tant qu’Africains, soyons unis », a-t-il insisté.

Il rappelle que les sélections africaines bénéficient habituellement d’un soutien mutuel en Coupe du monde.

Un contexte marqué par des tensions en Afrique du Sud

Ces déclarations interviennent dans un climat sensible, marqué par des épisodes de violences xénophobes en Afrique du Sud ces dernières années. Plusieurs ressortissants africains, notamment nigérians, zimbabwéens, mozambicains et congolais, ont été victimes d’agressions.

 

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Malgré la défaite, Ronwen Williams a été l’un des joueurs les plus en vue côté sud-africain. Il s’est distingué dès la 5e minute par une première intervention décisive. Battu sur l’ouverture du score de Julián Quiñones à la 9e minute, il a ensuite enchaîné plusieurs arrêts importants, dont une parade juste avant la pause. Il a également été sauvé par son poteau à la 43e minute.

Impuissant sur le second but de Raúl Jiménez à la 67e minute, le capitaine reste néanmoins l’un des rares Sud-Africains salués pour sa prestation lors de cette entrée en matière difficile.

Sécurité routière : 569 auto-écoles contrôlées, le gouvernement engage une vaste réforme du secteur

Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a lancé une opération nationale de contrôle des auto-écoles. Au total, 569 établissements ont été inspectés à Abidjan et à l’intérieur du pays. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer la formation des conducteurs et à lutter contre l’incivisme routier.

La Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC) pilote cette mission de terrain. Elle entend garantir une meilleure qualité d’apprentissage et renforcer la sécurité sur les routes ivoiriennes. Le directeur général, Oumar Sacko, a rencontré les responsables d’auto-écoles le mardi 9 juin 2026. Il leur a présenté les premiers résultats du contrôle et les pistes de réorganisation du secteur.

 

Des dysfonctionnements relevés dans plusieurs établissements

Selon le directeur de la circulation et de la sécurité routière, Coulibaly Kafona, les inspections ont concerné 302 auto-écoles à Abidjan et 267 à l’intérieur du pays. Les équipes ont relevé plusieurs insuffisances, notamment la présence d’auto-écoles non agréées et le non-respect des programmes officiels. Les conditions d’obtention du permis de conduire ont également été jugées trop souples, selon le rapport.

Pour Oumar Sacko, ces pratiques fragilisent les efforts de l’État en matière de sécurité routière. Il a insisté sur la nécessité de revaloriser le permis de conduire, qu’il considère comme un véritable certificat de compétence. Selon lui, la qualité de la formation impacte directement la sécurité des usagers de la route.

Face à ces constats, la DGTTC prévoit plusieurs réformes. Elles portent notamment sur l’harmonisation des tarifs et l’accompagnement des auto-écoles. L’objectif est d’assainir durablement le secteur et d’améliorer son organisation. L’administration annonce également la création prochaine d’un cadre permanent de dialogue avec les professionnels. Un atelier national sera organisé afin de recueillir les propositions et préoccupations des acteurs du secteur.

 

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Les responsables d’auto-écoles ont accueilli favorablement cette démarche. Le président de l’UNAPAE-CI, Koko Guillaume, a annoncé que des propositions seront transmises sous 15 jours. Il a estimé que cette réforme permettra de revaloriser la profession et d’améliorer la formation des conducteurs.

 

Marine nationale : le PHM Vaillance signe un retour après la revue navale internationale de Lagos

La Marine nationale ivoirienne a accueilli, ce jeudi 11 juin 2026, le Patrouilleur de Haute Mer (PHM) Vaillance, de retour de mission au Nigeria. Le bâtiment avait pris part aux festivités du 70ᵉ anniversaire de la Marine nigériane et à la revue navale internationale organisée à Lagos.

Le PHM Vaillance a représenté la Côte d’Ivoire lors des célébrations du 70ᵉ anniversaire de la Marine nigériane. Le navire a participé aux cérémonies organisées à Lagos pour cet événement militaire majeur. Cette présence marque le retour de la Côte d’Ivoire sur la scène navale internationale. Le pays n’avait plus participé à ce type de rendez-vous depuis plusieurs années. La mission a également renforcé la visibilité de la Marine nationale ivoirienne. Elle a favorisé la coopération entre les marines partenaires de la sous-région.

 

Un retour salué par la Marine nationale

À son arrivée, les autorités militaires ivoiriennes ont chaleureusement accueilli le navire. Elles ont salué le retour du Vaillance comme une réussite opérationnelle et diplomatique pour la Marine nationale. Selon les responsables militaires, cette mission démontre les progrès des capacités navales ivoiriennes. Elle confirme également l’engagement de la Marine nationale dans les missions de représentation internationale.

Au cœur de cette réussite, le commandant du bâtiment, le Capitaine de corvette Kouakou Djaiblond Dominique Y, a été particulièrement salué. Le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMMAR) a souligné son professionnalisme et son sens élevé du devoir. Durant toute la mission, il a assuré la conduite de l’équipage avec rigueur, discipline et sang-froid, dans un contexte de forte visibilité internationale.

Cette participation marque une étape importante pour la Marine nationale, qui renoue avec les grandes rencontres navales internationales. Elle témoigne également de la volonté des autorités ivoiriennes de renforcer la présence du pays dans les espaces maritimes stratégiques.

Cette mission réussie à Lagos confirme le repositionnement progressif de la Côte d’Ivoire dans la coopération navale régionale et internationale.

 

 

Déguerpissements à Abidjan : le Ghana rapatrie 327 ressortissants touchés par les démolitions

Le Ghana a lancé une opération d’urgence pour rapatrier 327 de ses ressortissants vivant en Côte d’Ivoire, après les récentes opérations de déguerpissement menées dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Selon les autorités ghanéennes, une première vague de 228 personnes a regagné le pays le jeudi 11 juin 2026.

Les personnes concernées résidaient principalement dans des zones touchées par les démolitions, notamment dans la commune de Port-Bouët. Privées de logement et confrontées à la perte de leurs moyens de subsistance, elles se sont retrouvées dans une situation jugée préoccupante par Accra.

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a indiqué que son gouvernement avait mobilisé gratuitement des bus et des camions afin d’assurer le transport des ressortissants et de leurs biens vers le Ghana. Selon les autorités diplomatiques ghanéennes, le gouvernement a lancé cette opération pour protéger et assister les citoyens affectés. Il prévoit de rapatrier le reste du contingent ce vendredi 12 juin.

 

Accra attend le versement des indemnisations

Au-delà de l’assistance d’urgence, le gouvernement ghanéen affirme suivre de près la question des compensations annoncées par les autorités ivoiriennes.

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères indique qu’Abidjan a exprimé sa volonté d’indemniser les personnes affectées par les démolitions. La représentation diplomatique du Ghana en Côte d’Ivoire poursuivra les échanges avec les autorités concernées afin de veiller au versement effectif des indemnisations promises aux sinistrés.

Depuis plusieurs semaines, les opérations de déguerpissement se multiplient dans le District autonome d’Abidjan. Les autorités justifient ces interventions par des impératifs de sécurité et de prévention des risques d’inondation.

 

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À Port-Bouët, notamment dans le quartier de Vridi 3, plusieurs habitations ont été détruites. Ces opérations suscitent toutefois de nombreuses réactions en raison de leurs conséquences sociales, particulièrement en cette période de fortes pluies.

 

Samuel Okudzeto Ablakwa
© Samuel Okudzeto Ablakwa

Déguerpissements à Abidjan : le PDCI-RDA en mission de solidarité auprès des populations sinistrées

Face aux conséquences des opérations de déguerpissement en cours dans le District autonome d’Abidjan, le Groupe parlementaire PDCI-RDA s’est rendu sur le terrain ce jeudi 11 juin 2026. La délégation a exprimé sa solidarité aux familles touchées, plongées dans une situation de précarité à la suite des démolitions.

Conduite par le président du groupe parlementaire, Me Jean Chrysostome Blessy, la mission a parcouru plusieurs sites fortement impactés. Les députés se sont notamment rendus à Vridi-Canal à Port-Bouët, au campement « Quartier Nanan Félix Houphouët-Boigny » à Koumassi, ainsi qu’au site de Gobelet à Cocody.

Sur place, les élus ont échangé avec les populations sinistrées, contraintes pour certaines de se réfugier dans des écoles ou chez des proches après la perte de leurs habitations.

 

Un message de compassion et de soutien

Devant les victimes, Me Blessy a dénoncé une situation qu’il juge difficilement acceptable. Il a estimé que le développement d’un pays ne pouvait se construire au détriment de la dignité des citoyens. Le président du groupe parlementaire a insisté sur la détresse des familles, notamment des enfants et des personnes vulnérables, privées de logement en quelques heures. Il a affirmé la présence du PDCI-RDA aux côtés des populations affectées.

Au-delà des déclarations, la délégation parlementaire a apporté un soutien financier immédiat. Une enveloppe globale de 1 500 000 FCFA a été distribuée, soit 500 000 FCFA pour chacun des trois sites visités. Cette aide vise à répondre aux besoins urgents des familles touchées par les déguerpissements et à atténuer les premières difficultés rencontrées. S’adressant aux populations, les députés ont assuré qu’ils continueront de relayer leurs préoccupations au sein des institutions.

 

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Ils ont réaffirmé leur volonté de porter leur voix dans le débat parlementaire. Au nom du président du parti, Tidjane Thiam, le groupe parlementaire a fait un rappel. Le progrès ne doit laisser personne en marge. Le Groupe parlementaire a exprimé sa gratitude à Tidjane Thiam pour son accompagnement. Il a aussi remercié le député-maire de Port-Bouët, Dr Emmou Sylvestre, pour son accueil. Les députés ont également salué la mobilisation de l’ensemble de la délégation, soulignant leur engagement auprès des populations en difficulté.

 

Revue de presse du 12 juin : démolitions à Koumassi, lutte contre le blanchiment et une démission du ministre Vagondo exigée, dominent l’actualité

En Côte d’Ivoire, deux dossiers majeurs occupent les unes des journaux ce vendredi 12 juin 2026. Il s’agit des démolitions d’habitations à Koumassi Campement et des déclarations du procureur financier sur le blanchiment de capitaux. Ces affaires alimentent débats et réactions dans la presse nationale.

 

Koumassi Campement : une affaire qui s’envenime

Le dossier des démolitions à Koumassi connaît un nouveau développement. Le procureur financier a annoncé que le principal mis en cause, M. Brou Alloui Jacques, est activement recherché par la justice ivoirienne.

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Dans les journaux, l’affaire suscite indignation et vives réactions. Le Bélier évoque une « bataille de versions » entre la mairie et le parquet, estimant qu’elle fragilise la confiance des citoyens. La mairie affirme s’appuyer sur une décision de justice, tandis que le procureur soutient que le document présenté ne donne aucune autorisation de déguerpissement.

Plusieurs titres dénoncent la gravité des faits. Le Canard déchaîné parle d’un « rasage inhumain de Koumassi-Campement » et évoque un scandale d’État. Le Sursaut s’interroge sur d’éventuelles complicités. La Voie Originale dénonce, elle, un document fictif ayant servi de base aux opérations.

 

Polémique politique et réactions en chaîne

Les réactions politiques se multiplient. Le Nouveau Réveil soulève plusieurs interrogations sur les responsabilités dans cette affaire et évoque un possible « iceberg » derrière le principal suspect.

Selon ce journal, le PDCI-RDA estime que la responsabilité du gouvernement est engagée. Dernière Heure Monde rapporte même que le parti aurait demandé la démission du ministre de l’Intérieur, le général Vagondo Diomandé. De son côté, Le Temps relaie la réaction du parti de Laurent Gbagbo, qui exige des explications du RHDP. Le journal souligne également la condamnation des déguerpissements par la Ligue des femmes de ce parti.

 

Blanchiment de capitaux : le procureur durcit le ton

L’autre sujet majeur concerne la lutte contre le blanchiment de capitaux. Le procureur financier Jean-Claude Aboya a mis en garde contre les avoirs d’origine douteuse, selon Générations Nouvelles.

Le Rassemblement souligne pour sa part la mobilisation de plusieurs acteurs judiciaires et administratifs dans la lutte contre la criminalité financière. Juges, douaniers et forces de sécurité sont annoncés en première ligne.

 

Réforme électorale : les tensions politiques se dessinent

Enfin, la presse évoque les premières tensions autour de la future réforme électorale. Le Patriote note des divergences déjà visibles entre partis d’opposition sur les règles à venir. Le Matin s’interroge sur l’intérêt suscité par la future Commission électorale et rappelle que l’État conserve la main sur le processus de réforme.

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