Bénin : Romuald Wadagni officiellement investi président après Patrice Talon

Élu dès le premier tour de la présidentielle du 12 avril 2026, Romuald Wadagni a officiellement pris fonction ce dimanche 24 mai à Cotonou, à l’issue d’une cérémonie d’investiture organisée sur l’esplanade du Palais des Congrès.

L’ancien ministre béninois de l’Économie et des Finances succède ainsi à Patrice Talon après dix années de pouvoir. Il entame un mandat de sept ans à la tête du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités béninoises, de plusieurs invités internationaux et de 16 délégations étrangères, parmi lesquelles celle de la Côte d’Ivoire conduite par le vice-président Tiémoko Meyliet Koné.

LIRE AUSSI : Entrée sans visa : Le Togo supprime les visas pour tous les Africains

Conformément à la Constitution béninoise, Romuald Wadagni a prêté serment avant de recevoir les attributs du pouvoir présidentiel, notamment le drapeau national et les honneurs militaires. « Je servirai le Bénin avec intégrité, avec courage et avec constance », a déclaré le nouveau chef de l’État lors de son discours d’investiture, affirmant vouloir gouverner avec « la conscience permanente que le pouvoir n’est jamais un privilège personnel ».

 

Un mandat placé sous le signe de la continuité économique

Dans son discours, le nouveau président a insisté sur l’unité nationale et la paix. Il veut poursuivre les réformes engagées ces dernières années. À 49 ans, Romuald Wadagni est considéré comme un acteur majeur des réformes économiques du Bénin. Ancien cadre de Deloitte, il est diplômé de l’ESC Grenoble et de l’Université Harvard. Il a dirigé le ministère de l’Économie pendant près de dix ans.

Sous sa gestion, le Bénin a enregistré une croissance moyenne supérieure à 6 %. Cette progression repose sur plusieurs réformes budgétaires et projets d’infrastructures. Le nouveau président veut poursuivre la modernisation économique du pays. Il met l’accent sur l’emploi des jeunes et l’intégration régionale.

Après deux mandats de cinq ans, Patrice Talon a officiellement transmis les charges de l’État avant de quitter la présidence. Toutefois, l’ancien chef de l’État conserve un rôle institutionnel. Il devient membre de droit du nouveau Sénat béninois.

 

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde : du rêve aux grandes victoires

Les équipes africaines ont longtemps dû se battre pour être reconnues sur la scène mondiale. Au départ, elles devaient prouver qu’elles méritaient leur place dans le plus grand tournoi de football. Ensuite, elles ont montré qu’elles pouvaient faire bien plus que participer : elles étaient capables de signer de grands résultats.

 

Aujourd’hui, l’Afrique au Championnat du monde n’est plus seulement une histoire de quelques exploits isolés. C’est un parcours marqué par des échecs douloureux, mais aussi par des victoires qui ont changé le regard porté sur tout un continent. 1xBet vous propose de revenir sur les performances les plus marquantes des sélections africaines dans le grand tournoi de football.

 

La lutte pour la reconnaissance

 

En 1934, l’Égypte est devenue la première sélection africaine à participer au Championnat du monde. Son joueur Abdelrahman Fawzi est aussi entré dans l’histoire en inscrivant les premiers buts africains dans la compétition. Les Pharaons se sont inclinés face à la Hongrie 2-4 et ont été éliminés (à l’époque, les équipes jouaient selon un système olympique, sans phase de groupes). Mais cette participation a représenté une étape importante pour le football africain.

 

Par la suite, se qualifier pour le grand rendez-vous mondial du football est resté très difficile. Par exemple, pour accéder au tournoi de 1966, le vainqueur des qualifications africaines devait encore battre le meilleur représentant de l’Asie ou de l’Océanie. Les fédérations africaines ont considéré cette situation comme injuste et ont boycotté les qualifications. Cette décision a porté ses fruits : à partir de 1970, l’Afrique a obtenu une place garantie dans le tournoi.

De la participation aux premières victoires

 

En 1974, le Zaïre, aujourd’hui la RD Congo, est devenu la première sélection d’Afrique subsaharienne à participer au Championnat du monde. Sur le plan sportif, le tournoi n’a pas été réussi : l’équipe a perdu ses 3 matchs sans inscrire le moindre but. Mais sa présence a marqué un tournant important pour le football africain.

 

Le véritable déclic est arrivé en 1978, lorsque la Tunisie a battu le Mexique 3-1 et signé la première victoire d’une sélection africaine dans le plus grand tournoi de la planète. À partir de ce moment-là, l’Afrique n’était plus perçue comme une simple curiosité du football mondial.

 

Comment les sélections africaines ont changé le regard sur l’Afrique

 

En 1986, le Maroc est devenu la première équipe africaine à atteindre la phase à élimination directe du tournoi. Dans son groupe, les Lions de l’Atlas ont devancé l’Angleterre, le Portugal et la Pologne, avant de s’incliner 0-1 en huitième de finale contre l’Allemagne, future finaliste.

 

Le regard du monde sur le football africain a définitivement changé grâce au parcours du Cameroun au Championnat du monde 1990. La victoire contre l’Argentine de Diego Maradona, les succès face à la Roumanie et à la Colombie, ainsi que les buts et les danses de Roger Milla, ont fait de cette équipe l’un des grands symboles du tournoi. Les Lions indomptables n’étaient qu’à sept minutes d’une demi-finale et n’ont cédé contre l’Angleterre qu’après deux penalties.

Le sommet des réussites au XXIe siècle

En 2002, le Sénégal a montré qu’un débutant pouvait rêver grand. Les Lions de la Teranga ont battu la France, championne du monde et d’Europe en titre, avant d’atteindre les quarts de finale, où ils se sont inclinés contre la Turquie en prolongation.

En 2010, le tournoi s’est déroulé en Afrique du Sud, et le Ghana a atteint les quarts de finale. Son parcours est resté dans les mémoires non seulement pour le résultat, mais aussi pour le drame du match contre l’Uruguay. Le Ghana avait une immense occasion de devenir la première équipe africaine en demi-finale, mais son leader a manqué un penalty dans les dernières secondes du temps additionnel. Les Black Stars ont ensuite perdu lors de la séance de tirs au but. Cet épisode reste encore aujourd’hui l’un des plus douloureux de l’histoire du football africain.

 

En 2022, le Maroc a repoussé les limites du football africain en atteignant les demi-finales. Ses victoires contre la Belgique, l’Espagne et le Portugal ont transformé ce tournoi en moment historique pour toute l’Afrique. Ce n’était plus seulement un exploit. C’était la preuve qu’une équipe africaine pouvait rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Elle pouvait atteindre un niveau longtemps réservé aux Européens et aux Sud-Américains.

 

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde n’est plus une simple série de rares exploits. C’est un chemin fait de lutte pour la reconnaissance, de premières victoires, de quarts de finale et, enfin, d’une demi-finale. Le prochain objectif semble évident : après le parcours du Maroc en 2022, une finale ne semble plus impossible pour une sélection africaine.

 

Nos équipes réussiront-elles à écrire une nouvelle page de l’histoire cet été ? Nous le saurons très bientôt. Soutenez les sélections africaines lors du grand tournoi mondial 2026 avec 1xBet !

Permis à points en Côte d’Ivoire : 3 600 conducteurs déjà privés de leur permis depuis 2023 (DGTTC)

Depuis l’entrée en vigueur du permis à points le 1er mars 2023, 3 600 usagers ont perdu la totalité de leurs 12 points, entraînant l’invalidation de leur permis de conduire. L’annonce a été faite le jeudi 21 mai 2026 lors de la tribune d’échange « Gouv’Space » du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), par un responsable de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), Stéphane Tiengouan.

Selon les chiffres présentés, 11 000 conducteurs perdent entre 8 et 11 points sur leur permis, tandis que plus de 60 000 en perdent entre 2 et 7 points. Le système du permis à points fonctionne en lien avec la vidéo-verbalisation, qui repose principalement sur la plaque d’immatriculation comme élément de référence. Dans ce dispositif, la machine remplace l’intervention humaine dans le constat des infractions.

LIRE AUSSI : Gbakas et taxis à Abidjan : la DGTTC lance une offensive contre les « dabagaous » et les bavettes fantaisistes

Les autorités rappellent également que toute dissimulation de plaque d’immatriculation expose le conducteur à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 2 millions de FCFA. Le dispositif prévoit toutefois des voies de contestation. Les usagers peuvent déposer des réclamations après une vidéo-verbalisation, une procédure qui a enregistré 8 500 requêtes en 2021, avec un taux de traitement estimé entre 75 % et 80 %.

La récupération des points reste possible, notamment après un stage à l’Office de sécurité routière (OSER) ou après une période de deux ans sans nouvelle infraction. Face à ces chiffres, les autorités appellent les conducteurs à davantage de responsabilité. Elles estiment que le respect du code de la route permet non seulement de préserver le permis de conduire, mais aussi de réduire les risques d’accidents et de protéger les vies sur la route.

Gouv.CI
© Gouv.CI

Mort d’un Congolais à Dublin : la diaspora s’indigne, Kinshasa réagit officiellement

Un ressortissant de la République démocratique du Congo âgé de 35 ans, Yves Sakila, est décédé le 15 mai 2026 à Dublin après une interpellation violente par des agents de sécurité d’un magasin. Les images de la scène, filmées par un témoin, ont suscité une vive émotion en Irlande et au sein de la diaspora congolaise.

Selon les premiers éléments, l’homme, informaticien installé en Irlande depuis 2004, était soupçonné de vol à l’étalage lorsqu’il a été maîtrisé au sol en plein centre-ville par plusieurs vigiles. Transporté ensuite à l’hôpital Mater de Dublin, il y a été déclaré mort.

Une interpellation filmée et vivement contestée

La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre au moins cinq agents maintenant la victime au sol pendant plusieurs minutes, certains exerçant une pression sur sa tête et son cou. Inconscient à l’arrivée de la police, les agents le menottent puis le transfèrent vers l’hôpital. Les autorités irlandaises affirment que le suspect aurait tenté de fuir au moment de son interpellation. Les autorités ouvrent deux enquêtes pour déterminer les circonstances exactes du décès et le rôle des agents de sécurité impliqués.

Communiqué Ministère des affaires étrangères
© Communiqué Ministère des affaires étrangères

LIRE AUSSI : Affaire du financement Libyen : Sept ans prison requis en appel contre Nicolas Sarkozy

 

Face à la gravité des faits, le Premier ministre irlandais Micheál Martin a demandé une enquête approfondie. Plusieurs responsables politiques, dont la députée Holly Cairns, ont également appelé à faire toute la lumière sur l’affaire. La diffusion des images a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une intervention jugée disproportionnée et un manque de réaction des témoins présents sur place.

La mort de Yves Sakila a ravivé les débats sur les violences policières et les discriminations en Irlande. Des organisations de la diaspora congolaise ont dénoncé un climat de racisme et appelé à des mesures fortes pour protéger les minorités. Les proches organisent une veillée à Dublin en hommage à la victime, puis plusieurs centaines de personnes manifestent devant le Parlement irlandais. Les manifestants ont réclamé « justice » et « la fin du silence » autour des violences subies par les minorités.

Les autorités congolaises ont qualifié le décès d’« homicide » et annoncé des démarches diplomatiques pour suivre l’enquête. À Dublin, le débat s’intensifie alors que les statistiques policières font état d’une hausse des incidents à caractère raciste ces dernières années. L’affaire, désormais suivie au plus haut niveau politique et judiciaire, continue de provoquer une forte émotion des deux côtés.

Affaire MUPEMENET-CI : trois suspects placés sous mandat de dépôt dans un dossier de présumé détournement de plus de 5 milliards

Le Procureur général près le Pôle pénal économique et financier (Pôle pénal économique et financier), Aboya Koffi Jean-Claude, a clôturé l’enquête portant sur la Mutuelle des enseignants de Côte d’Ivoire (MUPEMENET-CI), ouvrant ainsi la voie à un procès attendu dans les prochains jours.

L’affaire porte sur un présumé détournement estimé à plus de 5 milliards de FCFA, impliquant plusieurs responsables de la mutuelle ainsi qu’un présumé complice.

LIRE AUSSI : Diffamation présumée : la tiktokeuse ivoirienne La Vitesse Noire placée sous mandat de dépôt

À l’issue de plusieurs mois d’instruction, le Procureur a ordonné, le mardi 19 mai 2026, le placement sous mandat de dépôt du directeur exécutif de la MUPMENET-CI, Agré Lynx Bourgelat, ainsi que de son directeur financier, Koné Allagnan. Les deux hommes ont été transférés au pôle pénitentiaire d’Abidjan.

Lors de leurs auditions, les deux responsables ont mis en cause Dao Ibrahim Kinan, homme d’affaires et président du parti politique Les Avertis, qu’ils accusent d’avoir participé à la création de sociétés écrans. Selon leurs déclarations, ces structures auraient servi à détourner des fonds issus des caisses de la mutuelle des enseignants.

Les enquêteurs du Pôle pénal économique et financier interpellent Dao Ibrahim Kinan dans le cadre de l’enquête et le placent sous mandat de dépôt après plusieurs auditions. Ils le conduisent ensuite à la prison d’Abidjan, où il rejoint les deux autres mis en cause en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Football : les éléphanteaux qualifiés pour les quarts de finale de la CAN U17 et son billet pour le Mondial 2026

La sélection ivoirienne des moins de 17 ans a validé sa qualification pour la Coupe du monde U17 Qatar 2026 après sa victoire (1-0) face à la RDC, le 17 mai 2026, lors de la phase de groupes de la CAN U17.

Les Éléphanteaux ont arraché leur succès dans les dernières secondes grâce à un but décisif de Harafat Diabaté à la 90e+2 minute. Deux jours plus tôt, la Côte d’Ivoire avait déjà lancé sa compétition par une victoire convaincante (2-0) contre le Cameroun. Avec ces résultats, les jeunes ivoiriens terminent premiers du groupe B, se qualifient pour les quarts de finale de la CAN U17 et décrochent également leur ticket pour le Mondial U17 prévu au Qatar en novembre 2026.

LIRE AUSSI : Coupe du monde FIFA 2026 : Faé Emerse mise sur un groupe « sérieux et humble » pour la côte d’ivoire

Au-delà de la qualification, cette performance met en lumière la progression du travail de formation entrepris dans le football ivoirien. Les jeunes ivoiriens sont restés solides mentalement jusqu’aux dernières secondes du match. Cette performance reflète une préparation tactique et psychologique rigoureuse.

Le but inscrit dans le temps additionnel par Harafat Diabaté symbolise cette maîtrise mentale dans un match à forte pression. La participation au Mondial U17 représente une étape stratégique pour cette génération ivoirienne. La compétition offrira aux jeunes talents l’opportunité d’affronter les meilleures sélections mondiales et d’attirer l’attention des recruteurs internationaux.

Pour la Côte d’Ivoire, cette qualification dépasse le simple cadre d’un résultat sportif. Cette qualification s’inscrit dans une stratégie de formation à long terme du football ivoirien. Elle prépare les futurs cadres des Éléphants pour les prochaines compétitions internationales.

FIF
© FIF

Tabaski 2026 en Côte d’Ivoire : le COSIM et le CODISS fixent la célébration au 27 mai

Le Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM) et le Conseil Suprême des Imams, Organisations et Structures Sunnites (CODISS) ont officiellement annoncé la célébration de la Tabaski pour le mercredi 27 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

Dans un communiqué conjoint, les deux organisations religieuses précisent que la station à Arafat aura lieu le mardi 26 mai 2026, correspondant au 9 Zoul-Hijja 1447 de l’Hégire. Les fidèles musulmans célébreront ainsi l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski, le mercredi 27 mai 2026.

LIRE AUSSI : Tabaski 2026 : Séguéla lance sa première foire aux moutons pour encadrer les prix

À travers cette annonce, les guides religieux ont adressé des messages de paix et de cohésion sociale aux populations ivoiriennes. Ils ont également formulé des vœux de prospérité à la communauté musulmane. Le COSIM et le CODISS ont prié pour les pèlerins ivoiriens revenus du Hadj. Les deux organisations leur ont souhaité un excellent retour au pays.

La Tabaski commémore l’acte de foi du prophète Ibrahim et reste une fête majeure du calendrier islamique. Les fidèles marquent cette célébration par des prières, des retrouvailles familiales et le sacrifice du mouton. À quelques jours de l’événement, les préparatifs s’intensifient dans plusieurs villes du pays. Les familles s’activent autour de l’achat des moutons et de l’organisation des festivités.

COSIM
© COSIM

Gbakas et taxis à Abidjan : la DGTTC lance une offensive contre les « dabagaous » et les bavettes fantaisistes

Le 21 mai 2026 à Abidjan, la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) a réuni les conducteurs et propriétaires de gbakas et de taxis. Cette rencontre s’inscrit dans une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière et l’extension de l’opération « Tolérance zéro », déjà en vigueur sur les axes interurbains et désormais élargie au transport urbain pour assainir le secteur.

 

Face aux transporteurs, le directeur général de la DGTTC, Oumar Sacko, a dressé un état des lieux des comportements jugés problématiques sur les routes. Il a notamment dénoncé l’usage d’accessoires non réglementaires comme les « dabagaous », les bavettes fantaisistes, la circulation sans plaques d’immatriculation conformes, ainsi que les violations répétées du code de la route. Selon lui, ces pratiques traduisent une indiscipline généralisée qui met en danger aussi bien les passagers que les autres usagers de la route.

LIRE AUSSI : Transport : L’OFT dévoile la carte des 33 barrages routiers autorisés

 

Une phase de répression annoncée

Le directeur général a annoncé le lancement imminent d’une opération de contrôle renforcé contre les véhicules non conformes et les équipements interdits. Cette mesure vise également les plaques d’immatriculation illisibles, absentes ou falsifiées. La DGTTC indique vouloir passer d’une phase de sensibilisation à une phase d’application stricte de la réglementation.

Dans le même temps, les autorités ont reconnu les difficultés rencontrées par les transporteurs, notamment les lenteurs administratives et les coûts liés à la mise en conformité des véhicules. Des dispositifs d’accompagnement ont été évoqués afin de faciliter la régularisation des documents et l’harmonisation des immatriculations, dans une logique d’équilibre entre répression et soutien au secteur.

La police routière en appui

Le Commissaire divisionnaire major Touré Abdul Kader, directeur de la Police spéciale de sécurité routière (DPSSR), a confirmé la mobilisation des forces de sécurité pour accompagner cette opération. Il a prévenu que les forces de contrôle renforceront les contrôles et sanctionneront les conducteurs en infraction, tout en appelant à une mise en conformité volontaire.

L’extension de l’opération « Tolérance zéro » aux gbakas et taxis s’inscrit dans une stratégie globale de réduction des accidents de la route à Abidjan, où les transports urbains restent fortement impliqués dans l’insécurité routière. Reste désormais à savoir si cette nouvelle offensive permettra d’installer durablement de meilleures pratiques dans un secteur souvent confronté à la résistance des habitudes et à des contraintes économiques persistantes

DGTTC
© DGTTC

Strasbourg : Charles Blé Goudé défend un panafricanisme de responsabilité et de réconciliation

Depuis plusieurs semaines, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, parcourt l’Europe dans le cadre d’une tournée politique et citoyenne. Cette série de rencontres est centrée sur la paix, le panafricanisme et les perspectives de développement du continent africain.

Le 17 mai 2026, il était l’invité du Foyer des Étudiants Catholiques de Strasbourg, où il a animé un café politique organisé par la Fondation Charles Blé Goudé pour la paix et le développement. La rencontre avait pour thème : « L’Afrique face à son histoire : exiger réparation, construire l’avenir ».

Blé Goudé Charles Officiel
© Blé Goudé Charles Officiel

LIRE AUSSI : PPA-CI : Laurent Gbagbo opère un vaste remaniement et révoque plusieurs cadres du parti

 

Un échange nourri avec la diaspora africaine

Face à un public composé majoritairement de membres de la diaspora africaine venus de plusieurs villes européennes, l’ancien ministre ivoirien a pris part à de longs échanges dans une ambiance conviviale, autour de cafés et de débats politiques. Son intervention a alterné analyses, témoignages personnels et messages à l’endroit de la jeunesse africaine, avec un accent particulier sur la responsabilité politique et citoyenne.

Charles Blé Goudé est revenu sur les différentes étapes de son parcours judiciaire, de son arrestation au Ghana à sa détention en Côte d’Ivoire, puis son transfert à La Haye. Il a évoqué une période qu’il décrit comme déterminante dans l’évolution de sa vision politique. Il a notamment rappelé ses quatorze mois d’isolement avant son acquittement par la Cour pénale internationale, estimant que cette expérience a renforcé son attachement au dialogue, à la paix et à la maîtrise de soi. S’inspirant régulièrement de Nelson Mandela, il défend désormais une approche politique fondée sur la réconciliation plutôt que sur l’affrontement.

 

Un plaidoyer pour un panafricanisme ouvert

Se présentant comme un « panafricaniste à responsabilité positive », l’ancien leader des Jeunes Patriotes a plaidé pour un panafricanisme ouvert, basé sur la coopération internationale et la défense des intérêts africains sans rupture avec les partenaires extérieurs. Il insiste sur la formation, l’innovation et une gouvernance efficace pour accélérer le développement africain. Il cite la Chine comme modèle de transformation économique.

Interrogé sur ses liens avec l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé réaffirme sa fidélité à son « père politique ». Il reconnaît toutefois une distance actuelle entre eux. Blé Goudé a par ailleurs dénoncé les dérives du débat politique sur les réseaux sociaux, qu’il juge dominé par la « politique spectacle ». Il appelle à un retour à une culture politique plus structurée, centrée sur les idées et le sens des responsabilités.

Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo décroche enfin son premier titre officiel avec Al-Nassr

Au terme de la dernière journée de championnat disputée ce jeudi 21 mai 2026, Cristiano Ronaldo a décroché son premier trophée officiel avec Al-Nassr FC, grâce à une large victoire 4-1 contre Damac FC. Ce succès marque la fin de trois années d’attente pour la star portugaise depuis son arrivée en Arabie saoudite en 2023. Il consacre également le retour d’Al-Nassr au sommet du football national, huit ans après son dernier titre de champion.

 

Dans une rencontre décisive, Al-Nassr a validé son titre de champion d’Arabie saoudite avec autorité. Le club a maîtrisé son adversaire, Damac FC, s’imposant largement et scellant ainsi une saison aboutie. Ce succès marque le premier trophée officiel de Cristiano Ronaldo sous les couleurs du club, la Coupe arabe des clubs champions remportée en 2023 n’étant pas reconnue comme une compétition officielle.

Pour le quintuple Ballon d’Or, ce titre représente également son premier sacre en club depuis la Coppa Italia remportée avec la Juventus en 2021. Depuis son arrivée en Arabie saoudite, le Portugais a fortement contribué à la visibilité de la Saudi Pro League, attirant l’attention mondiale et renforçant l’attractivité du championnat.

 

Al Nassr
© Al Nassr

Au-delà du titre, la présence de Cristiano Ronaldo a contribué à transformer l’image du football saoudien, ouvrant la voie à d’autres stars internationales et renforçant l’intérêt médiatique pour la ligue. Sur le plan international, le joueur avait déjà remporté la Ligue des Nations de l’UEFA avec le Portugal en 2025, confirmant sa longévité au plus haut niveau. Avec ce sacre, Al-Nassr et sa star portugaise tournent une nouvelle page, marquée par une consécration longtemps attendue.

 

Cap sur un nouveau défi mondial

À 41 ans, Cristiano Ronaldo se projette désormais vers un autre grand rendez-vous : la Coupe du monde de la FIFA 2026. Avec le Portugal, il s’apprête à disputer un sixième Mondial, un record historique qui pourrait également marquer sa dernière apparition sur la scène internationale.

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : Émerse Faé dévoile les 26 éléphants et une liste de cinq réservistes

Depuis son arrivée en 2023 à Al-Nassr FC, l’attaquant portugais a profondément influencé le football saoudien. Son transfert, estimé à près de 200 millions d’euros par an, a contribué à attirer plusieurs stars internationales dans le championnat. Trois ans plus tard, cette aventure se conclut par un premier trophée officiel avec le club, qui décroche ainsi son dixième titre national, confirmant l’impact sportif et médiatique de la star portugaise.