Élu dès le premier tour de la présidentielle du 12 avril 2026, Romuald Wadagni a officiellement pris fonction ce dimanche 24 mai à Cotonou, à l’issue d’une cérémonie d’investiture organisée sur l’esplanade du Palais des Congrès.
L’ancien ministre béninois de l’Économie et des Finances succède ainsi à Patrice Talon après dix années de pouvoir. Il entame un mandat de sept ans à la tête du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités béninoises, de plusieurs invités internationaux et de 16 délégations étrangères, parmi lesquelles celle de la Côte d’Ivoire conduite par le vice-président Tiémoko Meyliet Koné.
LIRE AUSSI : Entrée sans visa : Le Togo supprime les visas pour tous les Africains
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Conformément à la Constitution béninoise, Romuald Wadagni a prêté serment avant de recevoir les attributs du pouvoir présidentiel, notamment le drapeau national et les honneurs militaires. « Je servirai le Bénin avec intégrité, avec courage et avec constance », a déclaré le nouveau chef de l’État lors de son discours d’investiture, affirmant vouloir gouverner avec « la conscience permanente que le pouvoir n’est jamais un privilège personnel ».
Un mandat placé sous le signe de la continuité économique
Dans son discours, le nouveau président a insisté sur l’unité nationale et la paix. Il veut poursuivre les réformes engagées ces dernières années. À 49 ans, Romuald Wadagni est considéré comme un acteur majeur des réformes économiques du Bénin. Ancien cadre de Deloitte, il est diplômé de l’ESC Grenoble et de l’Université Harvard. Il a dirigé le ministère de l’Économie pendant près de dix ans.
Sous sa gestion, le Bénin a enregistré une croissance moyenne supérieure à 6 %. Cette progression repose sur plusieurs réformes budgétaires et projets d’infrastructures. Le nouveau président veut poursuivre la modernisation économique du pays. Il met l’accent sur l’emploi des jeunes et l’intégration régionale.
Après deux mandats de cinq ans, Patrice Talon a officiellement transmis les charges de l’État avant de quitter la présidence. Toutefois, l’ancien chef de l’État conserve un rôle institutionnel. Il devient membre de droit du nouveau Sénat béninois.


