Trafic présumé de voitures de luxe volées : des proches de Kémi Seba cités dans une enquête régionale

L’enquête sur un présumé réseau de revente de véhicules de luxe volés en Europe prend une nouvelle dimension en Afrique de l’Ouest. Selon des sources sécuritaires, plusieurs personnes présentées comme proches de l’activiste béninois Kémi Seba apparaissent dans des investigations menées autour d’un trafic international de véhicules signalés volés puis retrouvés dans plusieurs pays de la sous-région.

Les investigations s’intéressent notamment à M.Y., surnommé « Amada », considéré par les enquêteurs comme l’un des principaux acteurs du dossier. D’après les informations recueillies, l’un de ses proches collaborateurs a récemment été interpellé alors qu’il se trouvait en possession de deux véhicules de type Mazda CX-9. Ces véhicules avaient fait l’objet d’un signalement par Interpol Belgique en février 2026 dans le cadre d’une enquête sur un réseau international de trafic automobile.

 

Des véhicules recherchés retrouvés en Afrique de l’Ouest

Les enquêteurs examinent également plusieurs opérations réalisées au cours des derniers mois. Selon les sources sécuritaires, une Mazda CX-6 importée en 2025 par M.Y. aurait été revendue à une agente des Douanes ivoiriennes. Interpol a effectué des vérifications et a identifié le véhicule comme appartenant à une liste de voitures recherchées. Les autorités compétentes l’ont ensuite saisi. L’enquête ne se limite pas à la Côte d’Ivoire. Les enquêteurs ont localisé plusieurs véhicules signalés dans cette affaire au Burkina Faso, qu’ils considèrent comme l’une des destinations finales du réseau présumé.

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Au-delà des aspects liés au trafic automobile, les services chargés des investigations cherchent à établir la nature des relations entre les différents protagonistes cités dans le dossier. Selon les informations recueillies, M.Y. entretiendrait des relations étroites avec l’activiste panafricaniste béninois Kémi Seba. Les enquêteurs tentent de déterminer si ces liens ont un rapport quelconque avec les faits faisant actuellement l’objet des investigations. À ce stade, aucune accusation officielle n’a été formulée contre Kémi Seba dans cette affaire. Les vérifications portent principalement sur les connexions entre les personnes impliquées et les circuits présumés de revente des véhicules recherchés.

 

Une enquête aux ramifications régionales

Les services de sécurité s’intéressent également au parcours de deux ressortissants béninois soupçonnés d’être liés au réseau. Selon les mêmes sources, ces derniers auraient séjourné en Côte d’Ivoire avant de rejoindre le Burkina Faso. Cette dimension transfrontalière renforce l’implication de plusieurs services de renseignement et de coopération internationale, notamment Interpol, dans le suivi du dossier. Face aux différentes pistes explorées, les autorités ont renforcé la surveillance de plusieurs individus cités dans l’enquête. Une source proche du dossier affirme que les investigations portent aussi sur d’autres activités présumées liées à certains acteurs concernés.

Les enquêteurs s’intéressent notamment aux contacts et aux visiteurs de M.Y., actuellement détenu dans le cadre d’autres procédures judiciaires. Selon des informations recueillies auprès de sources sécuritaires, l’une des dernières personnes à lui avoir rendu visite serait une responsable commerciale d’un média privé ivoirien. La justice n’a encore rendu aucune décision définitive dans cette affaire. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations et la justice doit encore établir les responsabilités éventuelles des personnes citées dans le dossier.

Les autorités poursuivent leurs investigations afin d’identifier les éventuelles ramifications du réseau et de déterminer le rôle précis des différents acteurs mentionnés dans le dossier. Les conclusions de l’enquête devraient permettre de faire la lumière sur ce présumé trafic international de véhicules de luxe volés.

 

Mazda CX-6
© Mazda CX-6

Ce qu’il faut savoir sur les résultats du CEPE session 2026 en Côte d’Ivoire

La Direction des examens et concours (DECO) a proclamé, ce lundi 1er juin 2026 à Abidjan-Plateau, les résultats du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) session 2026. À cette occasion, la directrice de la DECO, Diarra Kadidiata Badji, a annoncé un taux national de réussite de 85,76 %, tout en relevant une « légère régression » par rapport à la session précédente. 

Malgré un léger recul par rapport à la session précédente, les autorités éducatives se félicitent des performances enregistrées. Pour la directrice de la DECO, Diarra Kadidiata Badji, ces résultats traduisent « le niveau appréciable du système éducatif ivoirien » et confirment les efforts déployés pour améliorer les apprentissages dans le primaire.

Plus de 512 000 élèves admis

Cette année, 597 171 candidats ont effectivement pris part aux épreuves dans 2 763 centres d’examen répartis à travers les 345 Inspections de l’enseignement préscolaire et primaire (IEPP) du pays. À l’issue des corrections, 512 106 élèves ont obtenu au moins 85 points sur 170, seuil requis pour décrocher le diplôme et accéder à la classe de sixième. Le taux national d’admission s’établit ainsi à 85,76 %, contre 86,58 % en 2025, soit une baisse de 0,82 point. Si cette légère régression met fin à plusieurs années de progression continue, elle ne remet pas en cause la dynamique globale observée dans l’enseignement primaire ivoirien. Le niveau de réussite demeure largement supérieur à 80 %, un seuil franchi de manière constante ces dernières années.

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Comme lors des précédentes sessions, les filles affichent les meilleures performances. Sur 298 135 candidates présentes aux épreuves, 257 976 ont été déclarées admises, soit un taux de réussite de 86,53 %. Chez les garçons, 254 130 élèves ont obtenu leur admission sur 299 036 candidats, représentant un taux de réussite de 84,98 %. Ces résultats confirment une tendance désormais régulière dans les examens scolaires nationaux, où les jeunes filles enregistrent des performances légèrement supérieures à celles des garçons.

 

Comment consulter les résultats ?

Les listes des admis sont disponibles depuis 14 heures dans les établissements scolaires pour les candidats officiels et dans les IEPP pour les candidats libres. La consultation peut également s’effectuer en ligne sur le portail officiel de la DECO à l’adresse www.men-deco.org. Les candidats doivent simplement renseigner leur numéro de table pour accéder à leur résultat.

La DECO ouvre une phase de réclamations du 2 au 8 juin 2026. Cette procédure permet aux candidats et à leurs parents de signaler d’éventuelles erreurs matérielles ou administratives liées aux résultats. Les recours concernent notamment les problèmes d’identité, les absences de notes ou toute autre anomalie constatée lors de la publication des résultats. En revanche, cette procédure ne permet pas de demander une réévaluation des copies. Les jurys spéciaux chargés d’examiner ces réclamations rendront leurs conclusions le 12 juin 2026 à partir de 14 heures

Les autorités éducatives ont organisé la session 2026 autour du thème : « Une communauté éducative déterminée pour des examens crédibles ».

À travers ce mot d’ordre, le ministère de l’Éducation nationale a mis l’accent sur la sécurisation des épreuves, la transparence du processus d’évaluation et le renforcement de la lutte contre la fraude scolaire. Après la proclamation des résultats, l’attention se tourne désormais vers l’affectation en classe de sixième, prochaine étape pour les plus de 512 000 élèves admis à l’issue de cette session 2026.

 

Diarra Kadidiata Badji
© Diarra Kadidiata Badji

Revue de presse du 1er juin 2026 : retour de Tidjane Thiam / les appels des évêques pour la CEI indépendante / la fête des mères à Aboisso

La presse ivoirienne de ce lundi 1er juin 2026 revient largement sur l’actualité politique nationale. Les journaux évoquent notamment les mouvements en cours autour d’un possible retour de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, ainsi que les prises de position des évêques catholiques sur la future commission électorale.

Sur le plan sociétal, les quotidiens reviennent sur la célébration de la fête des mères organisée le 30 mai à Aboisso par la Première dame Dominique Ouattara. L’événement, marqué par la présence des anciennes Premières dames Henriette Bédié et Simone Gbagbo, a été largement relayé. Dans Le Patriote, la Première dame a salué « les bâtisseuses silencieuses de notre société ». La Tribune Ivoire souligne de son côté un appui de 4,4 milliards FCFA du FAFCI au Sud-Comoé.

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Inondations et critiques sur la gestion des crises urbaines

La presse revient également sur les problèmes d’infrastructures et de catastrophes urbaines. Générations Nouvelles met en avant des cas d’inondations et d’effondrements, évoquant un « échec des solutions RHDP » selon un expert interrogé. Ces drames relancent le débat sur la gestion des risques urbains et la prévention des catastrophes dans les grandes villes du pays.

 

Tidjane Thiam au centre des manœuvres politiques

Sur le terrain politique, Le Mandat évoque des initiatives discrètes en cours pour préparer un retour sécurisé de Tidjane Thiam en Côte d’Ivoire. Le journal indique que plusieurs personnalités seraient mobilisées pour faciliter ce retour. Selon la même source, cette stratégie constituerait un enjeu majeur pour le PDCI-RDA, présenté comme engagé dans une phase décisive de repositionnement politique.

 

Les évêques appellent à une CEI indépendante

Le Quotidien d’Abidjan rapporte que les évêques catholiques plaident pour une Commission électorale indépendante et non politisée. Cette position intervient dans un contexte de débats autour de la réforme de l’institution électorale. La dissolution récente de la Commission électorale indépendante (CEI) continue d’alimenter les discussions politiques et institutionnelles.

 

Laurent Gbagbo appelle à la discipline militante

Dans Le Moment, le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, invite ses militants à faire preuve de discipline à l’approche des élections internes des ligues des femmes et des jeunes. Treize candidatures ont été validées pour ces scrutins internes, présentés comme stratégiques pour la restructuration du parti.

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Le PDCI-RDA en pleine mobilisation interne

Le Nouveau Réveil revient sur les festivités marquant les 80 ans du PDCI-RDA. Le journal évoque une forte mobilisation dans la zone Est autour de la figure de Tidjane Thiam. Cette dynamique interne intervient alors que le parti poursuit sa réorganisation politique et son repositionnement sur la scène nationale.

Dans l’ensemble, cette revue de presse met en lumière une actualité dominée par les enjeux électoraux, les recompositions politiques et les débats institutionnels autour de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Les positions des acteurs politiques et religieux traduisent une période de fortes attentes autour des prochaines échéances nationales.

Côte d’Ivoire – Bénin : Romuald Wadagni attendu à Abidjan pour son premier déplacement officiel

Le nouveau président béninois, Romuald Mbueke Kossi Wadagni, pourrait effectuer son premier voyage à l’étranger en Côte d’Ivoire. Selon plusieurs sources, une visite à Abidjan est envisagée le 4 juin prochain auprès du président Alassane Ouattara, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait encore été donnée.

Ce déplacement, s’il se concrétise, constituerait un signal fort dès les débuts du nouveau mandat. Il marquerait également une volonté d’inscrire la diplomatie béninoise dans une dynamique de rapprochement avec Abidjan. Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire occupe une place centrale dans les relations extérieures du Bénin. Sous la présidence de Patrice Talon, les deux pays ont multiplié les échanges bilatéraux et les rencontres de haut niveau.

Entre 2016 et 2025, au moins cinq déplacements officiels ou de travail ont été recensés entre Cotonou et Abidjan. Ces rencontres ont porté sur des sujets économiques, sécuritaires et diplomatiques, consolidant une relation qualifiée de stratégique par les deux capitales.

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Des liens économiques en forte intensification

Les échanges commerciaux entre les deux pays témoignent d’une intégration croissante. La Côte d’Ivoire figure parmi les principaux fournisseurs du Bénin, notamment en produits pétroliers et biens industriels.

En retour, Cotonou exporte vers Abidjan des matières premières agricoles et des produits transformés. Cette dynamique s’est renforcée avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui favorise la circulation des biens et services dans la sous-région. La communauté béninoise installée en Côte d’Ivoire est estimée entre 300 000 et 500 000 personnes. Elle constitue l’une des plus importantes diasporas béninoises dans le monde. Active dans le commerce, l’artisanat et les services, cette communauté joue également un rôle civique important. Lors de la présidentielle de 2026, près de 13 000 électeurs étaient inscrits dans 22 bureaux de vote à Abidjan.

Le déplacement attendu de Romuald Wadagni s’inscrit dans une continuité diplomatique, mais aussi dans une évolution symbolique. Son prédécesseur avait effectué son premier voyage officiel à Lomé, au Togo, en 2016. En choisissant Abidjan, le nouveau président envoie un signal différent, orienté vers un partenaire considéré comme central dans la sous-région. Cette orientation souligne l’importance stratégique de la relation avec la Côte d’Ivoire.

 

Sécurité régionale et coopération renforcée

Au-delà des enjeux politiques, la coopération sécuritaire figure parmi les priorités. Le Bénin fait face depuis quelques années à des menaces terroristes dans sa zone nord.

La Côte d’Ivoire, également confrontée à des défis similaires depuis l’attaque de Grand-Bassam en 2016, a développé une expertise en matière de lutte antiterroriste. Des échanges d’informations et des coopérations opérationnelles sont déjà en cours entre les deux pays. Cette éventuelle rencontre devrait également aborder des sujets régionaux majeurs. Parmi eux figurent la situation politique au Sahel, les tensions au sein de la CEDEAO et la mise en œuvre de la ZLECAf. Les deux pays partagent globalement des positions convergentes sur ces questions. Leur coordination est souvent perçue comme un facteur de stabilité en Afrique de l’Ouest.

Les autorités évoquent la date du 4 juin, mais elles n’ont pas encore validé officiellement le déplacement. Les agendas présidentiels peuvent encore évoluer. Mais dans les milieux diplomatiques, cette visite est déjà perçue comme probable. Elle pourrait constituer l’un des premiers actes forts de la nouvelle présidence béninoise sur la scène internationale.

Au-delà des protocoles, cette visite aurait une forte valeur politique. Elle permettrait au nouveau président de s’inscrire dans la continuité régionale et de consolider sa légitimité internationale. Pour Abidjan comme pour Cotonou, un rapprochement affiché renforcerait un axe déjà considéré comme structurant en Afrique de l’Ouest.

 

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CEPE 2026 : résultats et taux de réussite, découvrez comment consulter les chiffres complets !

Les résultats du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), session 2026, sont disponibles depuis ce lundi 1er juin 2026 sur l’ensemble du territoire national.

La Direction des examens et concours (DECO) a officiellement rendu publics les chiffres au cours de la journée. Selon les données communiquées par la directrice de la DECO, Diarra Kadidiatou, le taux de réussite s’établit cette année à 85,76 %. Sur 597 171 candidats présents aux épreuves écrites, 512 106 ont obtenu au moins 85 points et sont déclarés admis. Ce résultat marque un léger recul de 0,82 point par rapport à la session 2025, qui affichait 86,58 % de réussite.

 

Les filles toujours en tête des performances

Les résultats montrent une nouvelle fois une meilleure performance des filles. Sur 298 135 candidates présentes, 257 976 ont été admises, soit un taux de réussite de 86,53 %. Chez les garçons, 254 136 admis ont été enregistrés sur 299 036 candidats, représentant un taux de 84,98 %. Les établissements scolaires affichent les listes des admis dès la proclamation. Cette méthode reste la plus utilisée par les élèves, qui découvrent souvent leurs résultats en groupe. Les scènes de joie et d’émotion accompagnent généralement ces affichages dans les écoles.

Résultats également disponibles en ligne

La DECO propose aussi une consultation numérique pour plus de rapidité et de discrétion. Les candidats doivent se rendre sur le site officiel, puis accéder à la rubrique des examens scolaires. Ils doivent ensuite sélectionner le CEPE 2026 et saisir leur numéro de table pour consulter leur résultat.

  • Rendez-vous sur le site officiel de la DECO : www.men-deco.org
  • Cliquez sur la rubrique « Examens scolaires », puis sur l’onglet relatif au CEPE 2026 ;
  • Entrez votre Numéro de table et suivez les instructions.

 

Au cours des cinq dernières années, le taux de réussite au CEPE est resté au-dessus de 80 %. En 2025, il s’élevait à 86,58 %, contre 84,46 % en 2024. Cette stabilité traduit une certaine régularité des performances scolaires à l’échelle nationale. L’année précédente, les filles avaient enregistré un taux de réussite de 87,32 %. Sur 286 124 candidates, 249 838 obtiennent leur admission.
Chez les garçons, 249 125 candidats réussissent sur 290 161 présents, soit 85,86 %.

La DECO ouvre une phase de réclamations après la proclamation des résultats. Elle permet de signaler les erreurs administratives, omissions de notes ou anomalies d’identification. Les demandes doivent être adressées aux structures compétentes dans les délais fixés par la DECO. Les réclamations ne permettent pas de contester une note obtenue. Elles concernent uniquement les erreurs matérielles ou administratives constatées lors de la publication. La DECO communiquera les modalités précises de la session 2026 lors de la proclamation officielle.

 

DECO
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La Côte d’Ivoire intègre le Top 10 des économies les plus industrialisées d’Afrique, selon la BAD

La Côte d’Ivoire figure désormais parmi les dix économies les plus industrialisées du continent africain. Cette position est confirmée par l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025 (IIA 2025) publié par la Banque africaine de développement (BAD).

le pays occupe la 9e place du classement continental, avec un score de 0,6173. Cette performance confirme la montée en puissance de l’économie ivoirienne dans le secteur industriel.

Une trajectoire de progression sur quinze ans

L’évolution de la Côte d’Ivoire apparaît régulière depuis 2010. À cette époque, le pays occupait la 14e place du classement africain. En quinze ans, cinq positions ont été gagnées. La BAD attribue cette progression à des réformes structurelles et à des investissements continus dans les secteurs productifs.

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La dynamique industrielle s’appuie sur une croissance économique soutenue. Dans le cadre du Plan national de développement 2021-2025, le pays affiche une moyenne annuelle de 6,5 %. En 2024, la croissance s’établit à 6 %, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Cette performance renforce les capacités de production et d’investissement.

L’indice de la BAD accorde une forte pondération à la performance manufacturière. Elle représente 50 % de la note globale. La Côte d’Ivoire mise sur la transformation de ses matières premières agricoles. Le cacao et l’anacarde occupent une place stratégique dans cette orientation industrielle. Cette politique permet de réduire la dépendance aux exportations de produits bruts et d’accroître la valeur ajoutée locale.

 

Une puissance économique régionale confirmée

Leader de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire joue un rôle central dans l’économie ouest-africaine. Elle représente environ 40 % du PIB de l’Union. Le pays assure également près de 42 % des exportations régionales. Son secteur secondaire pèse désormais environ 24 % du PIB national. Cette performance repose sur plusieurs moteurs, dont l’agro-industrie, l’énergie, les mines et les BTP

Les autorités poursuivent une politique de diversification économique. L’objectif est de réduire la dépendance à quelques secteurs clés. L’industrialisation est présentée comme un levier majeur de création de richesse et d’emplois. Elle reste au cœur des priorités économiques nationales. Malgré les progrès, plusieurs défis subsistent. La dette publique est passée de 37,2 % du PIB en 2019 à près de 60 % en 2024. Les déséquilibres territoriaux restent marqués, avec Abidjan qui concentre près de 80 % de l’activité économique. Le secteur informel demeure également dominant. Il représente plus de la moitié du PIB et plus de 90 % des emplois.

Au niveau continental, le Maroc occupe la première place, devant l’Afrique du Sud. En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire se positionne devant le Nigeria et le Ghana. Avec le Sénégal, classé 10e, elle forme le duo de tête régional. Cette position confirme son influence industrielle dans la sous-région.

L’entrée dans le Top 10 africain traduit les progrès réalisés dans la transformation économique du pays. Elle confirme également l’orientation stratégique vers l’industrialisation. La consolidation de cette dynamique dépendra de la poursuite des réformes. Elle nécessitera aussi une réduction des inégalités territoriales et un renforcement de la compétitivité industrielle.

Côte d’Ivoire : les prix du carburant et du gaz restent inchangés en juin 2026

Le ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a publié les nouveaux tarifs des produits pétroliers applicables du 1er au 30 juin 2026. Si les prix destinés aux ménages demeurent stables, plusieurs ajustements concernent les hydrocarbures utilisés par les entreprises.

Les automobilistes ivoiriens continueront de payer leur carburant aux mêmes tarifs qu’au mois de mai. Selon la grille publiée par la Direction générale des hydrocarbures, le litre de super sans plomb reste fixé à 875 FCFA sur l’ensemble du territoire national. Le gasoil moteur conserve également son prix de 700 FCFA le litre. Quant au pétrole lampant, largement utilisé dans certaines localités, il demeure vendu à 745 FCFA le litre.

 

Le gaz butane conserve ses tarifs

Les prix du gaz domestique n’enregistrent aucune variation pour le mois de juin. Les différentes bouteilles commercialisées conservent leurs tarifs réglementés. La bouteille de 6 kilogrammes reste ainsi fixée à 2 000 FCFA. Celle de 12,5 kilogrammes demeure vendue à 5 200 FCFA. Les formats de 15, 17,5, 25 et 28 kilogrammes maintiennent également leurs prix respectifs. Les principales évolutions concernent les produits destinés aux activités industrielles, notamment dans le district d’Abidjan. Le Distillate Diesel Oil (DDO) affiche une baisse de prix. Son tarif passe de 1 007 FCFA à 963 FCFA le kilogramme.

Le DDO exonéré suit la même tendance. Son prix recule de 933 FCFA à 889 FCFA le kilogramme. Le butane en vrac utilisé par les entreprises industrielles enregistre lui aussi une diminution. Le kilogramme est désormais facturé à 652,835 FCFA. Contrairement aux autres produits industriels, le Fuel Oil 180 connaît une légère augmentation. Son prix progresse de 18 FCFA pour atteindre 606 FCFA le kilogramme durant la période de référence.

Le ministère rappelle que ces tarifs doivent être affichés et appliqués pendant toute leur période de validité. Cette nouvelle grille restera en vigueur jusqu’au 30 juin 2026, date de la prochaine révision mensuelle des prix des hydrocarbures.

 

Ministère des Mines, du Pétrole et de l'Energie
© Ministère des Mines, du Pétrole et de l'Energie

Après son exclusion du PPA-CI, Ahoua Don Mello rebondit en Russie à l’Université de Kazan

Quelques semaines après sa radiation du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Ahoua Don Mello s’ouvre un nouveau chapitre à l’international. L’ancien vice-président du parti de Laurent Gbagbo a rejoint la Fédération de Russie, où il vient d’être nommé Expert-Associé à l’Université fédérale de Kazan.

Le service de communication de l’ancien ministre ivoirien de l’Équipement et de l’Assainissement a rendu publique sa nouvelle orientation professionnelle dans un communiqué. Elle intervient un peu plus de deux semaines après son exclusion définitive du PPA-CI, à l’issue du premier congrès ordinaire tenu à la mi-mai 2026. Selon le document signé de son directeur de communication, Fernand Ahilé, la nomination fait suite à plusieurs séances de travail au sein de l’Institut de gestion, d’économie et de finance de l’Université fédérale de Kazan.

 

Un rôle d’expert au sein d’une institution prestigieuse

Désormais associé à cette institution russe, Ahoua Don Mello exercera en tant qu’expert au sein de l’Université fédérale de Kazan (KFU). Il occupe également des fonctions de vice-président en charge des projets stratégiques de l’Alliance internationale des BRICS. Le communiqué précise que cette désignation fait suite à des échanges approfondis entre les différentes parties et s’inscrit dans une dynamique de coopération académique et stratégique.

En parallèle de ses nouvelles fonctions, le cadre ivoirien rejoint également le comité de rédaction du Kazan Economic Bulletin, une revue académique spécialisée dans les questions économiques. Cette double responsabilité renforce son positionnement dans les cercles de réflexion liés aux économies émergentes et aux réseaux d’expertise internationaux.

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Fondée en 1804, l’Université fédérale de Kazan figure parmi les principales institutions académiques de la Fédération de Russie. Elle développe des travaux dans les domaines de l’innovation technologique et de l’analyse économique globale. En intégrant cette université, Ahoua Don Mello rejoint un environnement académique tourné vers les enjeux de développement et d’intégration économique internationale.

Un parcours tourné vers les économies émergentes

Déjà actif sur les questions de coopération Sud-Sud et de diplomatie économique, l’ancien cadre du PPA-CI voit dans cette nomination une étape importante de son engagement dans les réseaux des BRICS. Selon le communiqué, cette collaboration vise à renforcer les liens entre les institutions de recherche russes et les réseaux d’experts engagés dans les dynamiques économiques des pays émergents.

Cette reconversion intervient dans un contexte politique tendu pour Ahoua Don Mello. Ancien vice-président du PPA-CI chargé de la région des Lacs et du panafricanisme, il a été radié du parti à la suite de sa candidature dissidente à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Le parti de Laurent Gbagbo avait maintenu la candidature de son leader malgré son inéligibilité liée à une condamnation judiciaire et à la perte de ses droits civiques, le rendant inéligible aux scrutins nationaux.

Considéré comme l’un des proches de Laurent Gbagbo et potentiel successeur au sein du PPA-CI, Ahoua Don Mello occupait une place stratégique dans l’appareil du parti. Technocrate influent et figure de la gauche ivoirienne, il bénéficiait d’une visibilité nationale malgré une implantation locale limitée dans sa région natale de Bongouanou.

 

Communiqué Fernand Ahilé
© Communiqué Fernand Ahilé

Nouvelle loi anti-LGBT+ au Ghana : jusqu’à cinq ans de prison pour certains soutiens

Le Parlement ghanéen a adopté une nouvelle législation durcissant les sanctions contre les personnes LGBT+ et les organisations qui soutiennent leurs droits. Le texte, qui doit encore être ratifié par le président John Mahama, prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans pour certaines infractions liées à la promotion ou au soutien des activités LGBT+.

Adoptée vendredi par les députés ghanéens, la loi intitulée « Droits sexuels et valeurs familiales » renforce considérablement l’arsenal juridique du pays en matière de relations entre personnes de même sexe. Le texte prévoit notamment jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour les personnes reconnues coupables de relations homosexuelles. Des peines allant de trois à cinq ans de prison sont également prévues pour toute personne accusée de promouvoir, financer ou soutenir volontairement des activités liées à la communauté LGBT+.

Un projet déjà adopté en 2024

Cette législation n’est pas nouvelle dans le paysage politique ghanéen. Une première version avait été adoptée à l’unanimité par le Parlement en février 2024. Toutefois, l’ancien président Nana Akufo-Addo ne l’avait jamais promulguée avant la fin de son mandat. Conformément à la Constitution ghanéenne, le texte est devenu caduc avec la fin de la législature, obligeant les parlementaires à reprendre le processus législatif.

La version récemment adoptée conserve l’essentiel des dispositions initiales, mais introduit plusieurs exemptions destinées à certaines professions. Les avocats pourront notamment assurer la défense de personnes LGBT+ sans risque de poursuites. Les médias resteront autorisés à traiter des sujets liés à cette communauté. Les professionnels de santé pourront fournir des soins médicaux.
Ils pourront aussi proposer un accompagnement psychologique. Ils pourront réaliser des interventions nécessaires. Aucune sanction ne sera appliquée dans ces cas.

Le Ghana demeure une société largement conservatrice et religieuse, majoritairement chrétienne. Une législation héritée de l’époque coloniale interdit déjà les relations entre personnes du même sexe dans le pays. Malgré ce cadre juridique, les poursuites judiciaires fondées sur ces dispositions sont restées rares jusqu’à présent. Le nouveau texte vise toutefois à élargir le champ des sanctions et à encadrer davantage les activités liées aux questions LGBT+.

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Le président John Mahama soutient le projet de loi. Il s’est exprimé plusieurs fois en sa faveur. Il l’a fait pendant sa campagne électorale.
>Il l’a également fait après son arrivée au pouvoir. Peu après son investiture, il avait réaffirmé sa vision des questions de société. « Je crois aux principes et aux valeurs selon lesquelles il n’existe que deux sexes : l’homme et la femme. Et que le mariage est entre un homme et une femme », avait-il déclaré. On attend désormais la décision du président concernant la promulgation du texte.

L’adoption de cette loi suscite déjà de vives réactions au niveau national et international. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent un texte qu’elles jugent discriminatoire et contraire aux engagements internationaux du Ghana en matière de libertés fondamentales. Ces organisations appellent les autorités à renoncer à sa promulgation et alertent sur les conséquences potentielles pour les droits des minorités sexuelles dans le pays.

Une tendance observée dans plusieurs pays africains

Le Ghana n’est pas le seul État africain à avoir récemment renforcé sa législation sur cette question. Au Sénégal, une loi adoptée en mars 2026 a alourdi les peines prévues pour les relations homosexuelles, désormais passibles de cinq à dix ans de prison. Quelques mois plus tôt, les autorités du Burkina Faso avaient également adopté un texte prévoyant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour les pratiques homosexuelles.

La situation varie fortement d’un pays africain à l’autre. Dans plusieurs États, les relations homosexuelles restent criminalisées.
Les peines peuvent aller de plusieurs années de prison. Elles peuvent aussi aller jusqu’à la réclusion à perpétuité. Certains pays appliquent également des sanctions particulièrement sévères. L’Ouganda, la Mauritanie et certaines régions de Somalie prévoient notamment la peine de mort dans certaines circonstances, selon leurs législations ou systèmes juridiques en vigueur.

Après son adoption par le Parlement, l’avenir de la loi repose désormais entre les mains du président John Mahama. La promulgation permettrait l’entrée en vigueur du texte. Elle marquerait une nouvelle étape juridique au Ghana. Elle concernerait les questions liées aux droits LGBT+.

Fête des mères : les retrouvailles symboliques de Dominique Ouattara, Simone Gbagbo et Henriette Bédié

Ce samedi 30 mai 2026 à Aboisso, aux côtés de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, deux anciennes Premières Dames, Henriette Konan Bédié et Simone Ehivet Gbagbo, ont pris part à la célébration de la Fête des Mères. Originaires du Sud-Comoé, elles ont apporté leur soutien à cette cérémonie dédiée aux mères ivoiriennes, offrant une image rare de rassemblement et de fraternité.

Organisée sur la place Alexis Elleigand Etché, la manifestation a mobilisé une importante foule venue célébrer les femmes et les mères de Côte d’Ivoire. Dans une ambiance chaleureuse, les trois personnalités ont partagé plusieurs moments d’échange avec les populations, renforçant le caractère symbolique de cette édition organisée dans la région natale de Henriette Konan Bédié et de Simone Ehivet Gbagbo.

L’un des temps forts de la journée est intervenu dès l’arrivée de Dominique Ouattara. Sous le regard attentif du public, la Première Dame a choisi de céder son siège à Henriette Konan Bédié. Un geste salué par l’assistance, qui y a vu une marque de respect et de considération envers son aînée, dans un contexte placé sous le signe de la reconnaissance et du vivre-ensemble.

Prenant ensuite la parole, Dominique Ouattara a tenu à exprimer sa joie de retrouver l’ancienne Première Dame. « Je voudrais à présent saluer chaleureusement ma chère grande sœur, Madame Henriette Konan Bédié, que je suis très heureuse de retrouver pour cette occasion festive. Chère Henriette, merci d’avoir effectué le déplacement pour célébrer avec nous nos mamans du Sud-Comoé, votre belle région », a-t-elle déclaré devant un public conquis.

Hommages appuyés à Henriette Bédié et Simone Gbagbo

La Première Dame a également souhaité la bienvenue à Simone Ehivet Gbagbo. Elle a salué sa présence à cette célébration. Elle l’a remerciée d’avoir répondu à l’invitation et d’être venue partager ce moment consacré aux mères de Côte d’Ivoire. Au-delà des salutations protocolaires, Dominique Ouattara a mis en avant le parcours et l’engagement social de ses deux invitées. Elle a notamment salué leur proximité avec les populations et leurs nombreuses actions en faveur des personnes vulnérables. « Comme nous le savons, vous avez toujours été très proches des populations et vous n’avez de cesse de les entourer de votre affection grâce à vos actions sociales. Merci pour votre chaleureuse présence, qui me touche profondément », a-t-elle affirmé.

La fête a également été marquée par plusieurs prestations artistiques qui ont contribué à créer une atmosphère festive. Les chanteuses Antoinette Konan, Chantal Taïba et Roseline Layo, ainsi que l’artiste Kérosène, ont animé la cérémonie à travers des performances appréciées du public.

L’ambiance festive a gagné les trois personnalités. Dominique Ouattara, Henriette Konan Bédié et Simone Gbagbo ont esquissé quelques pas de danse. Sourires, complicité et bonne humeur ont rythmé ces séquences qui ont suscité de vives réactions au sein de l’assistance. Très commentées, les images des trois femmes dansant ensemble ont retenu l’attention. Pour de nombreux participants, elles incarnent l’unité nationale. Elles traduisent aussi le respect mutuel. Ces moments ont rappelé l’importance du rassemblement autour des mères ivoiriennes.

À travers cette célébration, la ville d’Aboisso s’est imposée comme le théâtre d’un message de cohésion sociale et de solidarité. Cette célébration a rendu hommage aux mères ivoiriennes. Elle a souligné l’importance des femmes dans la société.