Mondial 2026 : l’Espagne élimine le Portugal, Cristiano Ronaldo fait ses adieux quitte la Coupe du monde en larmes

Le Portugal ne verra pas les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Au terme d’un huitième de finale longtemps verrouillé, l’Espagne a fait la différence dans les derniers instants pour s’imposer et poursuivre son parcours dans la compétition.

Grâce à ce succès, la Roja rejoint les quarts de finale où elle affrontera le vainqueur de la rencontre entre les États-Unis et la Belgique. L’Espagne a rapidement pris le contrôle des débats en multipliant les occasions. Dès la 8e minute, Mikel Oyarzabal a manqué une opportunité en or face au but, avant que Lamine Yamal ne teste les réflexes de Diogo Costa quelques minutes plus tard.

Le gardien portugais s’est ensuite illustré à plusieurs reprises, notamment sur une frappe enroulée d’Alex Baena, avant de voir Dani Olmo manquer le cadre de la tête juste avant la pause. Solide durant toute la rencontre, Diogo Costa a longtemps maintenu le Portugal dans le match.

 

Le Portugal craque au bout du suspense

Au retour des vestiaires, les deux sélections ont continué à se neutraliser malgré plusieurs tentatives de part et d’autre. Mais alors que la prolongation semblait se profiler, l‘Espagne a finalement trouvé la faille dans les ultimes instants du temps réglementaire, mettant un terme au parcours portugais.

Au coup de sifflet final, Cristiano Ronaldo est apparu en larmes. Peu en vue durant la rencontre, l’attaquant portugais n’a pas réussi à inverser le cours du match. À 41 ans, cette élimination pourrait marquer la dernière participation du quintuple Ballon d’Or à une Coupe du monde et mettre définitivement fin à son rêve de soulever le trophée le plus prestigieux du football.

« J’ai la conscience tranquille »

Malgré la déception, Cristiano Ronaldo a défendu son bilan avec la sélection portugaise.

« Demain, je me lèverai comme je me suis levé aujourd’hui : avec ma conscience tranquille. J’ai donné le meilleur de moi-même. J’ai remporté trois titres avec le Portugal alors que la sélection n’en avait gagné aucun auparavant. Le plus grand titre que j’ai remporté reste l’Euro 2016. Cet Euro a pour moi la même dimension qu’une Coupe du monde », a-t-il déclaré après la rencontre.

Avec cette élimination, la Coupe du monde restera le seul grand trophée absent du palmarès de Cristiano Ronaldo. L’Espagne, de son côté, poursuit sa quête d’un deuxième sacre mondial et confirme son statut de sérieux prétendant au titre

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Revue de presse du 7 juillet : réforme électorale, les divergences entre pouvoir et opposition et les libérations de Moïse Lida Kouassi et d’Ibrahim Zigui à la une

La réforme de la gouvernance électorale continue d’occuper le devant de la scène médiatique en Côte d’Ivoire. Deux mois après la dissolution de l’ancien organe chargé des élections, le choix de la future institution électorale alimente toujours les débats et oppose presse proche du pouvoir et journaux favorables à l’opposition.

 

La réforme de la gouvernance électorale divise la presse

Dans ses colonnes, Le Nouveau Réveil plaide pour un « dialogue inclusif » avant toute décision. Le quotidien estime que le RHDP porte une responsabilité particulière dans la recherche d’un consensus et relaie les propos de l’ancien préfet Vincent Toh Bi, pour qui les différentes formules de commissions électorales mises en place au fil des années n’ont jamais réussi à obtenir l’adhésion de l’ensemble de la classe politique.

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Le gouvernement accélère, l’opposition hausse le ton

Alors que l’exécutif a choisi de transmettre directement son projet de réforme au Parlement, où le RHDP dispose d’une large majorité, plusieurs titres de presse dénoncent une démarche jugée unilatérale.

Le Temps évoque des « tirs groupés contre le régime » après la saisine de l’Assemblée nationale, tandis que La Voie Originale relaie la prise de position du président du Renouveau Démocratique, Lamoussa Djinko, qui affirme ne pas soutenir l’initiative gouvernementale.

Le ton se montre encore plus critique dans Notre Voie, qui estime que l’adoption du texte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles tensions politiques. À l’inverse,L’Inter donne la parole à un juriste qui appelle les acteurs politiques à privilégier un consensus national avant toute réforme majeure.

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La presse proche du pouvoir défend le projet

Les quotidiens favorables au pouvoir rejettent les critiques de l’opposition et soutiennent la démarche engagée par le gouvernement. Abidjan 24 dénonce ce qu’il qualifie de « chantage de l’opposition », tandis que Le Patriote réduit ces contestations à des « enfantillages d’une opposition en ruine ».

De son côté, L’Expression estime que le boycott des précédentes élections législatives continue de pénaliser le PPA-CI et considère que cette stratégie de la « chaise vide » se retourne aujourd’hui contre le parti de Laurent Gbagbo.

 

Les libérations de Lida Kouassi et d’Ibrahim Zigui alimentent les espoirs d’apaisement

En parallèle des débats institutionnels, plusieurs journaux mettent en avant les récentes décisions de justice ayant conduit à la remise en liberté de deux personnalités proches du PPA-CI, l’ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi et le cyberactiviste Ibrahim Zigui.

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Le Quotidien d’Abidjan y voit un « vent nouveau » soufflant sur le parti de Laurent Gbagbo et estime que ces libérations relancent le débat sur la situation des autres détenus liés à la crise politique de 2025.

Même tonalité au Nouveau Réveil, qui salue un premier geste de décrispation tout en appelant les autorités à poursuivre cette dynamique afin de restaurer un climat politique apaisé.

Une détente politique encore jugée fragile

Si La Voie Originale se félicite de la libération des deux hommes, le quotidien souligne également les préoccupations entourant l’état de santé de Moïse Lida Kouassi après plusieurs mois de détention.

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À travers leurs analyses, les journaux ivoiriens décrivent ainsi une actualité marquée par deux dynamiques parallèles : une réforme électorale qui continue de diviser profondément la classe politique et des gestes d’apaisement qui nourrissent l’espoir d’une décrispation progressive du climat politique.

Mercato : Simon Adingra au cœur des convoitises, cinq clubs se disputent l’international ivoirien

Simon Adingra anime le mercato estival. L’ailier ivoirien figure désormais sur les tablettes de plusieurs clubs européens, dont l’AS Roma et le RB Leipzig, tandis que trois formations anglaises suivent également son évolution.

Sous contrat avec Sunderland jusqu’en juin 2030, l’international ivoirien pourrait toutefois quitter le club anglais cet été, ses performances de fin de saison ayant relancé sa cote sur le marché des transferts.

 

Le prêt à Monaco a relancé sa valeur

Après une première partie de saison compliquée à Sunderland, Simon Adingra avait rejoint l’AS Monaco sous la forme d’un prêt de six mois afin de retrouver du temps de jeu. Le pari s’est révélé payant. En 14 rencontres de Ligue 1, l’ailier de 24 ans a inscrit trois buts et délivré deux passes décisives, retrouvant l’efficacité qui avait fait sa réputation en Premier League.

Cette montée en puissance lui a également permis de participer à la Coupe du monde 2026 avec les Éléphants de Côte d’Ivoire, même si son temps de jeu est resté limité.

Au-delà de sa récente expérience en France, Simon Adingra présente un parcours déjà solide sur la scène européenne. L’ancien joueur de Brighton totalise notamment 74 matchs de Premier League, 30 rencontres de championnat belge, 17 apparitions en Ligue Europa et une expérience concluante en Ligue 1. Un profil polyvalent qui attire plusieurs recruteurs en quête de vitesse et de percussion sur les ailes.

 

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Selon plusieurs sources concordantes, l’AS Monaco souhaite prolonger l’aventure en obtenant un nouveau prêt du joueur. Cette option semble néanmoins peu probable. Sunderland privilégierait désormais un transfert définitif afin de valoriser un joueur dont la cote a progressé ces derniers mois.

Dans ce contexte, l’AS Roma et le RB Leipzig ont déjà manifesté un intérêt concret. En Angleterre, Ipswich Town, Hull City et West Ham suivent également le dossier de près. Le club londonien aurait même engagé des discussions avec l’entourage du joueur. À quelques semaines de la reprise des championnats européens, Simon Adingra s’impose ainsi comme l’un des internationaux ivoiriens les plus courtisés de ce mercato estival.

Transport : GoCab lance 200 VTC électriques en Côte d’Ivoire et remet 100 véhicules à des chauffeurs

L’entreprise GoCab a remis, le samedi 4 juillet 2026 à Star Auto, dans la commune de Marcory, les clés de 100 véhicules 100 % électriques à une première vague de chauffeurs de véhicules de transport avec chauffeur (VTC).

Cette opération constitue la première phase d’un programme prévoyant le déploiement de 200 véhicules électriques destinés à l’activité de transport via la plateforme. Pour les premiers chauffeurs sélectionnés, cette initiative représente une opportunité de réduire leurs charges d’exploitation tout en accédant progressivement à un actif professionnel.

« Ce véhicule va améliorer mes conditions de travail grâce à sa rentabilité. Plus le conducteur travaille dans de bonnes conditions, plus son activité devient rentable », a expliqué Ladji Djiley Rachel Gouamené.

Même satisfaction pour Kouadio Kouamé Honoré, qui estime que ce dispositif offre une possibilité concrète d’acquérir un véhicule dans un contexte où son financement reste difficile pour de nombreux chauffeurs.

GoCab mise sur la plus grande flotte électrique du secteur

Pour Moulaye Tabouré, directeur général de GoCab Côte d’Ivoire, cette première livraison marque le début d’un projet appelé à transformer le marché du VTC.

« Avec ces 100 premiers véhicules, bientôt rejoints par 100 autres, nous posons la première pierre de la plus grande flotte de VTC électriques de Côte d’Ivoire, et probablement d’Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.

L’entreprise veut proposer un service de transport plus respectueux de l’environnement tout en réduisant les dépenses de carburant et les coûts d’entretien des véhicules.

À plus long terme, GoCab prévoit de porter la part des véhicules électriques à 50 % de sa flotte. Avec cette stratégie, la plateforme ambitionne de s’imposer comme un acteur majeur de la mobilité durable en Côte d’Ivoire, tout en accompagnant la transition énergétique du secteur des transports et en favorisant l’inclusion économique des chauffeurs.

Côte d’Ivoire / PPA-CI : l’ancien ministre Moïse Lida Kouassi remis en liberté après 11 mois de détention

Moïse Lida Kouassi, ancien ministre ivoirien de la Défense et figure du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), a été remis en liberté ce lundi 6 juillet 2026. Une source au sein du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien président Laurent Gbagbo, a confirmé l’information à Linfodrome.

Les autorités n’avaient pas encore précisé, à ce stade, les modalités ni les fondements juridiques de cette décision. Cette remise en liberté met toutefois un terme à près de onze mois de détention.

 

Une arrestation dans un contexte de tensions à Yopougon

La justice avait placé Moïse Lida Kouassi sous mandat de dépôt le 11 août 2025, à la suite de son inculpation par la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan.

Son arrestation était intervenue quelques jours après des violences urbaines enregistrées dans la commune de Yopougon. Les autorités judiciaires le poursuivaient notamment pour des faits qualifiés d’actes de terrorisme, de participation à un mouvement insurrectionnel, de complot contre l’autorité de l’État ainsi que de dégradations et d’incendies volontaires de véhicules.

Âgé de 70 ans, Moïse Lida Kouassi compte parmi les principales figures politiques de la gauche ivoirienne. Enseignant-chercheur en études germaniques à l’université de Cocody, il est également titulaire d’un doctorat en science politique, spécialité défense et stratégie générale, obtenu à l’université de Strasbourg.

Après un engagement dans le syndicalisme universitaire, il avait rejoint le Front populaire ivoirien (FPI) dès sa création en 1990 avant de devenir l’un des proches collaborateurs de Laurent Gbagbo. Après l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000, celui-ci avait nommé Moïse Lida Kouassi ministre de la Défense. Il avait ensuite été élu député à l’Assemblée nationale.

 

Un parcours marqué par plusieurs procédures judiciaires

Depuis la crise postélectorale de 2010-2011, la justice ivoirienne a engagé plusieurs procédures contre Moïse Lida Kouassi. Après la chute du régime Gbagbo, les autorités togolaises avaient arrêté Moïse Lida Kouassi à Lomé en juin 2012, avant de l’extrader vers la Côte d’Ivoire. La justice l’avait ensuite condamné, le 18 janvier 2018, à quinze ans de prison pour complot contre l’autorité de l’État dans une affaire de tentative présumée de déstabilisation du pouvoir.

Quelques mois plus tard, il avait toutefois recouvré la liberté grâce à l’ordonnance d’amnistie générale signée le 8 août 2018 par le président Alassane Ouattara. La remise en liberté de Moïse Lida Kouassi intervient alors que le débat sur la réforme de la gouvernance électorale continue d’animer la scène politique ivoirienne.

Elle survient également plusieurs mois après l’investiture du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat, dans un climat où les questions liées au dialogue politique et à l’apaisement demeurent au cœur des discussions entre le pouvoir et l’opposition.

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Lida Kouassi
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Justice : la Cour d’appel accorde une liberté provisoire au cyberactiviste Ibrahim Zigui

La Cour d’appel d’Abidjan a ordonné la mise en liberté provisoire d’Ibrahim Zigui, cyberactiviste proche du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), condamné en première instance à cinq ans de prison ferme.

Son avocat,  Ange Rodrigue Dadjé, a annoncé l’information dans une publication sur les réseaux sociaux. « La Cour d’appel d’Abidjan vient d’ordonner la mise en liberté provisoire du jeune Ibrahim Zigui », a-t-il annoncé, avant de remercier les autorités ivoiriennes et la justice pour leur décision.

 

Une condamnation à cinq ans de prison en première instance

Militant du PPA-CI et actif sur les réseaux sociaux, Ibrahim Zigui avait été condamné le 18 mai 2026 à cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 20 millions de FCFA. Le tribunal l’avait reconnu coupable de « provocation à l’insurrection » et de « troubles à l’ordre public », des faits liés à ses publications et appels à mobilisation sur les réseaux sociaux.

Les faits remontent à la fin du mois d’août 2025, en pleine contestation du quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Selon les autorités, Ibrahim Zigui avait appelé les Ivoiriens à se vêtir du maillot de l’équipe nationale et à se rassembler dans les espaces publics le jour de la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle.

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L’affaire s’inscrit dans le contexte des tensions qui ont entouré le processus électoral de 2025. Durant cette période, les forces de l’ordre avaient interpellé et placé en détention plusieurs responsables et militants de partis d’opposition.

Les tribunaux avaient également condamné des centaines de personnes poursuivies pour leur participation à des manifestations interdites, notamment pour des faits de troubles à l’ordre public. La décision de la Cour d’appel d’accorder une liberté provisoire à Ibrahim Zigui intervient alors que la procédure judiciaire se poursuit.

Football ivoirien : les 7 réformes proposées par Malick Traoré pour relancer les Éléphants

Au lendemain du parcours de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde, le journaliste sportif Malick Traoré appelle à une réflexion de fond sur l’organisation du football national. Si l’objectif affiché par les Éléphants était « d’aller le plus loin possible », il estime que cette ambition ne peut être atteinte sans une transformation structurelle de la sélection et de son environnement.

Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, il affirme que les grandes nations du football bâtissent leurs succès sur une vision à long terme et sur des investissements cohérents, bien au-delà des seuls résultats sportifs.

Pour Malick Traoré, le premier chantier concerne la formation. Il préconise une meilleure coordination entre le sélectionneur de l’équipe A et ceux des sélections de jeunes afin d’instaurer une véritable identité de jeu. Selon lui, les différentes catégories nationales devraient évoluer selon une même philosophie, garantissant une transition plus fluide des jeunes talents vers l’équipe première. Il invite également à revoir les critères de détection et de sélection des jeunes joueurs.

 

Mieux préparer la relève avec une sélection U23 plus active

Autre priorité évoquée, la sélection des moins de 23 ans. Considérée comme l’antichambre des Éléphants, elle devrait, selon lui, bénéficier de rassemblements systématiques à chaque fenêtre internationale. Une telle régularité permettrait de renforcer la cohésion du groupe et d’accompagner plus efficacement l’émergence d’une génération appelée à intégrer la sélection A.

Un centre technique moderne pour accompagner les ambitions

Le journaliste estime également que la Côte d’Ivoire doit disposer d’un Centre technique national répondant aux standards internationaux. Hébergement, restauration, infrastructures sportives, équipements médicaux, espaces de récupération et technologies de pointe, comme la cryothérapie ou l’analyse de la performance, devraient être réunis sur un même site afin d’offrir aux différentes sélections des conditions optimales de préparation.

Séduire les binationaux dès le plus jeune âge

Face à la concurrence des sélections européennes, Malick Traoré estime que la Fédération ivoirienne doit proposer un projet sportif attractif aux jeunes binationaux dès les catégories de formation. Il considère que créer très tôt un sentiment d’appartenance et permettre aux joueurs de grandir ensemble favorise non seulement leur fidélité à la sélection nationale, mais aussi le développement d’automatismes qui profitent à l‘équipe A.

 

Professionnaliser l’encadrement sportif

L’ancien présentateur de la RTI appelle également à renforcer plusieurs métiers encore insuffisamment développés autour des sélections nationales. Il cite notamment l’analyse vidéo, la préparation mentale, le suivi médical, la récupération et l’utilisation des nouvelles technologies comme des domaines dans lesquels la Côte d’Ivoire doit investir davantage pour rester compétitive face aux grandes nations du football.

Parmi les autres pistes avancées figure la prise en charge des familles des internationaux, un aspect qu’il juge déterminant pour offrir aux joueurs un environnement serein pendant les compétitions et convaincre certains binationaux de rejoindre les Éléphants.

Enfin, Malick Traoré regrette que le championnat ivoirien reste insuffisamment valorisé malgré le potentiel de nombreux joueurs locaux. Selon lui, le développement durable du football ivoirien passe autant par une meilleure structuration des sélections nationales que par un investissement accru dans les compétitions domestiques.

« Le développement du football ivoirien est l’affaire de tous », conclut-il, appelant l’ensemble des acteurs du football national à contribuer à cette transformation.

 

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Humour : Kévine Obin fait salle comble avec « Quand les lumières s’éteignent » au Palais de la Culture

Kévine Obin a signé une nouvelle performance en réunissant un public nombreux à la salle Anoumabo du Palais de la Culture, à l’occasion de son spectacle « Quand les lumières s’éteignent ». L’humoriste a fait salle comble, confirmant son attractivité auprès des amateurs de stand-up.

Dès 18 heures, toutes les places assises étaient occupées, alors que de nombreux spectateurs attendaient encore à l’extérieur de la salle. En réalité, remplir la salle Anoumabo ne consiste pas uniquement à occuper les sièges fixes. Pour atteindre sa capacité maximale de 4 000 places, les organisateurs doivent également installer des chaises supplémentaires au fond de la salle.

Selon les observations sur place, ces sièges additionnels ont, eux aussi, progressivement été occupés au cours de la soirée, témoignant de l’affluence exceptionnelle enregistrée pour ce spectacle. Dans un contexte où réunir plusieurs milliers de spectateurs constitue un véritable défi pour les artistes, Kévine Obin réussit une performance qui confirme sa popularité grandissante.

Au-delà des chiffres, cette soirée consacre l’attachement du public à son univers artistique et renforce sa place parmi les humoristes les plus suivis de la scène culturelle ivoirienne. Remplir la salle Anoumabo jusqu’à sa capacité maximale demeure un indicateur fort de succès, et Kévine Obin vient d’en apporter une nouvelle illustration.

 

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Baccalauréat 2026 en Côte d’Ivoire : 40,60 % de réussite, voici où et comment consulter les résultats

La Direction des examens et concours (DECO) proclamera ce lundi 6 juillet 2026 les résultats du baccalauréat, session 2026, sur l’ensemble du territoire ivoirien. Cette publication met fin à plusieurs semaines d’attente pour les 301 364 candidats effectivement présents aux épreuves.

Au niveau national, 122 360 admis ont été enregistrés, soit un taux de réussite de 40,60 %, contre 40,15 % lors de la session précédente. Cette évolution traduit une légère progression de 0,45 point.

 

Une performance féminine supérieure à celle des garçons

L’analyse des résultats confirme la tendance observée ces dernières années, les filles affichent de meilleurs résultats que les garçons. Sur 153 534 candidates présentes, 64 853 ont été déclarées admises, soit un taux de réussite de 42,24 %. Du côté des garçons, 57 507 admis ont été enregistrés sur 147 830 candidats, représentant un taux de 38,90 %.

Série C en tête, la série D en difficulté

Par série, les résultats révèlent des écarts significatifs dans l’enseignement général. Les candidats de la série C obtiennent le meilleur taux de réussite avec 75,34 % d’admis. Ils sont suivis par la série A1 avec 52,07 %, puis la série A2 avec 35,42 %. La série D ferme le classement avec un taux de réussite de 23,64 %, confirmant les difficultés persistantes de cette filière.

 

Affichage en centres et consultation en ligne des résultats

Les candidats disposent de deux modalités principales pour consulter leurs résultats. Dès 14 heures, les centres d’examen affichent les listes sur l’ensemble du territoire national, permettant une consultation directe et collective. À partir de 15 heures, les résultats sont également accessibles en ligne sur la plateforme officielle de la DECO (www.men-deco.org). Les candidats doivent y renseigner leur numéro matricule pour obtenir leur résultat, identique à celui affiché dans les centres.

Le baccalauréat 2026 s’est déroulé selon un calendrier étalé sur plusieurs semaines. Les épreuves physiques et sportives ont eu lieu du 27 avril au 8 mai, suivies des épreuves orales et pratiques du 2 au 13 juin pour les séries techniques et artistiques. Les épreuves écrites se sont, quant à elles, déroulées du 15 au 19 juin, clôturant ainsi le processus d’évaluation des candidats.

 

Vérifications et réclamations après publication des résultats

La DECO invite les candidats à vérifier attentivement leurs relevés de notes après la proclamation officielle. L’institution rappelle que toute erreur éventuelle peut faire l’objet d’une réclamation. Les centres de composition ouvrent les recours du 7 au 9 juillet 2026. Les candidats peuvent y signaler une absence de note, une erreur d’identité, une omission sur la liste des admis ou une anomalie dans les moyennes et coefficients.

Avec un taux national de 40,60 %, le baccalauréat 2026 enregistre une progression modérée par rapport à 2025. Sur les 301 364 candidats présents, 122 360 ont décroché le diplôme, confirmant une stabilité globale des performances. Dans un contexte de massification de l’enseignement secondaire, ces résultats traduisent à la fois une amélioration progressive du système éducatif et les défis persistants en matière de qualité des apprentissages.

 

Direction des Examens et Concours - MENA Côte d'Ivoire
© Direction des Examens et Concours - MENA Côte d'Ivoire

Saison de pluies : 54 enfants retirés de la rue lors d’une opération nocturne à Abidjan

Dans la nuit du 3 au 4 juillet 2026, une opération de maraude conduite par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a permis de retirer 54 enfants en situation de rue dans les communes de Cocody et de Yopougon.

À l’issue de cette descente, les enfants ont été orientés vers le Bureau d’écoute et d’orientation de Songon, où une prise en charge immédiate a été mise en place. L’initiative s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la protection des enfants vulnérables, particulièrement exposés en période de fortes pluies.

 

Des conditions de vie jugées alarmantes par la ministre

Sur le terrain, la ministre a constaté la précarité extrême dans laquelle vivent ces enfants. Les abris de fortune, souvent fragilisés par les intempéries, ne protègent ni des fortes pluies ni des risques sanitaires.

« Je refuse de voir nos enfants dormir sous la pluie, au milieu des eaux sales et des maladies », a-t-elle déclaré, évoquant plusieurs cas de forte fièvre et des situations d’exposition directe aux inondations et aux risques d’éboulement.

Elle a également alerté sur la recrudescence de maladies saisonnières telles que le paludisme et la dengue, qui aggravent la vulnérabilité des enfants vivant dans la rue. Selon les données du ministère, le Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables (PPEAV) a mené 209 opérations de maraude entre 2021 et 2026. Ces interventions ont permis d’entrer en contact avec 7 431 enfants en situation de vulnérabilité.

Les résultats affichent 3 003 réunifications familiales, 2 603 réinsertions scolaires et 2 082 orientations vers des formations professionnelles ou des apprentissages. Par ailleurs, 815 enfants ont bénéficié d’une prise en charge spécialisée, notamment sur le plan sanitaire et pour des cas d’addictions.

 

Au-delà de l’urgence, un accompagnement durable

Le ministère souligne que la stratégie ne se limite pas aux opérations ponctuelles de retrait des enfants de la rue. Elle repose également sur un dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement social.Ces structures offrent une assistance alimentaire, un accès à l’éducation et un suivi psychosocial, avec pour objectif de favoriser une réinsertion durable des enfants concernés.

Lors de son intervention, Nassénéba Touré a insisté sur la nécessité d’une implication des familles et des communautés dans la protection de l’enfance.

« Ne laissez pas vos enfants livrés à eux-mêmes dans la rue. Des solutions existent », a-t-elle exhorté, invitant les parents en difficulté à contacter les services compétents ou à utiliser le numéro vert 116 en cas de signalement d’enfant en danger.

La ministre a enfin réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la protection des enfants une priorité constante, en particulier durant la saison des pluies, période durant laquelle les risques sanitaires et sociaux s’intensifient pour les populations les plus vulnérables.

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Nassénéba Touré
© Nassénéba Touré