Dans la nuit du 3 au 4 juillet 2026, une opération de maraude conduite par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a permis de retirer 54 enfants en situation de rue dans les communes de Cocody et de Yopougon.
À l’issue de cette descente, les enfants ont été orientés vers le Bureau d’écoute et d’orientation de Songon, où une prise en charge immédiate a été mise en place. L’initiative s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la protection des enfants vulnérables, particulièrement exposés en période de fortes pluies.
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Des conditions de vie jugées alarmantes par la ministre
Sur le terrain, la ministre a constaté la précarité extrême dans laquelle vivent ces enfants. Les abris de fortune, souvent fragilisés par les intempéries, ne protègent ni des fortes pluies ni des risques sanitaires.
« Je refuse de voir nos enfants dormir sous la pluie, au milieu des eaux sales et des maladies », a-t-elle déclaré, évoquant plusieurs cas de forte fièvre et des situations d’exposition directe aux inondations et aux risques d’éboulement.
Elle a également alerté sur la recrudescence de maladies saisonnières telles que le paludisme et la dengue, qui aggravent la vulnérabilité des enfants vivant dans la rue. Selon les données du ministère, le Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables (PPEAV) a mené 209 opérations de maraude entre 2021 et 2026. Ces interventions ont permis d’entrer en contact avec 7 431 enfants en situation de vulnérabilité.
Les résultats affichent 3 003 réunifications familiales, 2 603 réinsertions scolaires et 2 082 orientations vers des formations professionnelles ou des apprentissages. Par ailleurs, 815 enfants ont bénéficié d’une prise en charge spécialisée, notamment sur le plan sanitaire et pour des cas d’addictions.
Au-delà de l’urgence, un accompagnement durable
Le ministère souligne que la stratégie ne se limite pas aux opérations ponctuelles de retrait des enfants de la rue. Elle repose également sur un dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement social.Ces structures offrent une assistance alimentaire, un accès à l’éducation et un suivi psychosocial, avec pour objectif de favoriser une réinsertion durable des enfants concernés.
Lors de son intervention, Nassénéba Touré a insisté sur la nécessité d’une implication des familles et des communautés dans la protection de l’enfance.
« Ne laissez pas vos enfants livrés à eux-mêmes dans la rue. Des solutions existent », a-t-elle exhorté, invitant les parents en difficulté à contacter les services compétents ou à utiliser le numéro vert 116 en cas de signalement d’enfant en danger.
La ministre a enfin réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la protection des enfants une priorité constante, en particulier durant la saison des pluies, période durant laquelle les risques sanitaires et sociaux s’intensifient pour les populations les plus vulnérables.
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