Mondial 2026 / Qualification des Éléphants pour les 16es de finale : Tidjane Thiam salue une victoire qui « n’est que le début »

En s’imposant avec maîtrise face à Curaçao (2-0), jeudi 25 juin 2026 à Philadelphie, la sélection ivoirienne a décroché son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde FIFA 2026. Une première dans l’histoire du pays, qui ouvre une nouvelle ère pour les Éléphants et déclenche une vague d’enthousiasme auprès de millions de supporters.

Après trois participations marquées par des éliminations au premier tour en 2006, 2010 et 2024, la Côte d’Ivoire franchit enfin un cap majeur sur la scène mondiale. Avec six points au compteur, les hommes d’Emerse Faé terminent deuxièmes du groupe E et poursuivent leur aventure dans la compétition.

 

Tidjane Thiam salue un exploit qui dépasse le football

La joie était immense au sein de la délégation ivoirienne après cette qualification historique. Parmi les personnalités présentes dans les tribunes figurait Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, qui a vécu avec émotion ce moment inédit.

« Je suis l’homme le plus heureux sur terre aujourd’hui », a-t-il déclaré après la rencontre.

L’ancien dirigeant international a ensuite replongé dans l’histoire du football africain, rappelant les difficultés rencontrées par les sélections du continent pour s’imposer au plus haut niveau. Évoquant les années 1970, il a notamment cité la défaite de la Côte d’Ivoire face au Maroc à Tétouan (4-1), une époque où les équipes africaines devaient encore prouver leur valeur sur la scène mondiale.

« On se battait tous pour notre place à la Coupe du Monde parce qu’on considérait que l’Afrique n’était pas un concurrent sérieux », a-t-il expliqué.

 

« Vive la Côte d’Ivoire, vive l’Afrique » : un message d’espoir

Pour Tidjane Thiam, le parcours actuel des Éléphants témoigne de la montée en puissance du football africain. Il a salué les performances de plusieurs nations du continent engagées dans cette Coupe du monde, notamment le Maroc, le Ghana, le Cap-Vert et le Congo.

« Aujourd’hui, nous, la Côte d’Ivoire, nous sommes qualifiés pour le second tour. Vous avez vu le Maroc, vous avez vu le Ghana, vous avez vu le Cap-Vert, vous avez vu le Congo… et ce n’est que le début. Vive la Côte d’Ivoire, vive l’Afrique ! », a-t-il lancé.

Sur le terrain, les Éléphants ont dû faire preuve de patience et de discipline pour venir à bout de Curaçao. La rencontre, disputée sous une chaleur importante avec 29 °C et un taux d’humidité de 42 %, a éprouvé les organismes ivoiriens. Après une première période convaincante, les joueurs d’Emerse Faé ont progressivement réduit leur intensité en seconde période. Moins explosifs dans leurs courses, ils ont néanmoins conservé leur organisation et leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

 

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Dans l’autre rencontre du groupe, l’Équateur a créé la surprise en battant l’Allemagne (2-1), obtenant également sa qualification pour les seizièmes de finale en terminant troisième. Les Éléphants connaissent désormais l’ampleur du prochain défi, ils affronteront la France ou la Norvège lors du tour suivant. Un adversaire de taille, mais que la sélection ivoirienne abordera avec une confiance renforcée par ses performances et par le soutien massif de tout un peuple.

Cette qualification dépasse largement le cadre sportif. Elle illustre la progression continue du football ivoirien, quelques années après le sacre continental, et confirme la place grandissante des nations africaines parmi les grandes puissances du football mondial. Avec cette génération d’Éléphants, la Côte d’Ivoire nourrit désormais une ambition nouvelle qui est de continuer à surprendre et écrire encore de belles pages de son histoire sur la scène internationale.

 

 

Réforme électorale : le PDCI-RDA met en garde le gouvernement contre toute démarche unilatérale

Face au projet gouvernemental de réforme du système électoral, le PDCI-RDA affiche son opposition. Dans un communiqué rendu public mercredi 24 juin 2026, le parti dirigé par Tidjane Thiam appelle à la prudence et refuse toute révision menée sans concertation, estimant que les règles électorales doivent résulter d’un consensus entre les différents acteurs politiques.

Cette réaction intervient au lendemain de la rencontre organisée le 22 juin à Abidjan entre le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, et les formations politiques dans le cadre du dialogue républicain. À cette occasion, le chef du gouvernement a présenté les grandes lignes de la réforme envisagée, notamment la création d’un nouvel organe de supervision électorale articulé autour de trois entités.

Le PDCI-RDA affirme toutefois être sorti de cette rencontre avec de fortes réserves. Selon le parti dirigé par Tidjane Thiam, le gouvernement aurait déjà arrêté les contours de la réforme en s’appuyant exclusivement sur ses propres experts, réduisant ainsi le dialogue à une simple formalité. Le vieux parti déplore également le déroulement de la réunion, présentée comme une séance de travail mais qui, selon lui, s’est limitée à un exposé du Premier ministre, sans véritable espace de discussion.

 

« Une réforme électorale ne peut être imposée »

Pour le PDCI-RDA, la réforme du système électoral dépasse le cadre d’une simple réorganisation administrative. Elle engage, souligne-t-il, les fondements mêmes de la démocratie ivoirienne.

« Le PDCI-RDA attire l’attention des Ivoiriennes et des Ivoiriens sur le fait qu’une réforme électorale n’est pas une réforme administrative ordinaire. Elle touche au fondement même du pacte démocratique. Elle concerne les règles qui permettront demain de désigner démocratiquement les gouvernants de notre pays. À ce titre, elle ne peut être élaborée unilatéralement par le seul pouvoir en place », indique le communiqué.

Le parti estime, en outre, qu’il existe une « incohérence démocratique » à laisser le RHDP, futur candidat aux élections, définir seul les règles du processus électoral. Selon lui, le parti au pouvoir ne peut être simultanément rédacteur des règles, organisateur du scrutin et concepteur du mécanisme chargé de son contrôle.

Face à cette situation, le PDCI-RDA plaide pour l’organisation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés. Le parti propose que le RHDP, les partis de l’opposition, les organisations de la société civile ainsi que les autorités traditionnelles et religieuses participent à un cadre de concertation destiné à élaborer de manière consensuelle la réforme électorale.

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Le PDCI-RDA a également adressé un courrier officiel au gouvernement afin de formaliser cette demande, précise le communiqué. Pour le parti de Tidjane Thiam, les expériences passées démontrent que la stabilité du pays dépend d’un consensus politique construit avant les élections.

« En Côte d’Ivoire, la paix doit impérativement se construire avant les élections, et non après », conclut le document.

 

PDCI-RDA
© PDCI-RDA

Revue de presse du 26 juin : qualification historique des Éléphants, la réforme électorale et le « pacte social » du PPA-CI au cœur de l’actualité

Entre la qualification historique de la Côte d’Ivoire pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 et les tensions politiques suscitées par le projet de réforme de l’organe électoral, les quotidiens ivoiriens consacrent leurs principales Unes à ces deux dossiers ce vendredi 26 juin 2026.

 

L’exploit des Éléphants au Mondial 2026 s’impose comme le principal sujet des journaux ivoiriens . Grâce à leur victoire maîtrisée (2-0) contre Curaçao, jeudi, les hommes d’Emerse Faé se sont qualifiés pour les 16es de finale de la Coupe du monde, une première dans l’histoire du football ivoirien.

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Après des éliminations dès le premier tour lors de leurs précédentes participations en 2006, 2010 et 2024, les Ivoiriens franchissent enfin un cap historique. Avec six points, ils terminent deuxièmes du groupe E et décrochent leur billet pour la phase à élimination directe.

Cette performance est largement saluée par la presse nationale. « Les Éléphants en 16es de finale », affiche L’Essor, tandis que Le Jour Plus célèbre une qualification « historique ». L’Inter met, quant à lui, en avant la prestation de Nicolas Pépé, auteur d’un doublé décisif, en titrant : « Nicolas Pépé propulse les Éléphants en 16es de finale du Mondial 2026 ».

 

La réforme de l’organe électoral suscite une vive contestation

Au-delà du football, les débats politiques occupent également une place importante dans les colonnes des quotidiens. L’annonce par le gouvernement de la création d’un nouvel organe électoral « à trois têtes » continue de provoquer de nombreuses réactions au sein de l’opposition.

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La CAP-CI, à travers la voix de Pascal Affi N’Guessan, exprime ses inquiétudes face au processus engagé. Selon L’Inter, la coalition redoute « un passage en force du gouvernement ». Notre Voie souligne pour sa part que l’ancien Premier ministre appelle à « l’ouverture d’un dialogue politique » afin de parvenir à un consensus.

Le Nouveau Réveil relaie également la position du PDCI-RDA, qui invite les autorités à privilégier un dialogue « sincère et inclusif » autour de la réforme électorale. Plus virulent, Le Quotidien d’Abidjan s’interroge : « Comment le RHDP veut ramener la Côte d’Ivoire aux réflexes moyenâgeux des partis politiques… ».

Les journaux favorables au pouvoir répondent aux critiques de l’opposition en défendant la démarche du gouvernement. Dans ses colonnes, L’Expression estime que « l’opposition étale déjà sa mauvaise foi », rejetant les accusations formulées contre le projet de réforme de l’organe électoral.

 

Le « nouveau pacte social » de Laurent Gbagbo divise les quotidiens

Le lancement du « nouveau pacte social » proposé par Laurent Gbagbo constitue le troisième grand sujet de l’actualité de ce vendredi. L’initiative de l’ancien président est interprétée différemment selon les sensibilités des médias.

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Le Quotidien d’Abidjan souligne que Laurent Gbagbo « lance un pacte social et redéfinit son combat politique ». De son côté, Générations Nouvelles insiste sur les critiques formulées par l’ex-chef de l’État contre le régime RHDP, notamment sur la cherté de la vie, les opérations de déguerpissement et les atteintes aux libertés.

À l’opposé, les journaux proches du pouvoir rejettent vivement cette initiative. L’Avenir qualifie ainsi ce projet de « pacte de la honte », illustrant une nouvelle fois la profonde fracture qui caractérise le traitement de l’actualité politique dans la presse ivoirienne.

Mondial 2026 : Nicolas Pépé, héros du match contre Curaçao, relance sa carrière et envoie la Côte d’Ivoire dans l’histoire

Quelques mois après avoir manqué la Coupe d’Afrique des nations 2025, Nicolas Pépé retrouve la lumière. L’ailier ivoirien a été le grand artisan de la victoire des Éléphants face à Curaçao (2-0), jeudi 25 juin, en inscrivant un doublé qui propulse la Côte d’Ivoire en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Une qualification historique, la première de la sélection ivoirienne dans la phase à élimination directe d’un Mondial.

Écarté de la CAN 2025, Nicolas Pépé avait vu son avenir en sélection susciter de nombreuses interrogations. Le joueur de Villarreal a finalement répondu sur le terrain. Face à Curaçao, il a livré une prestation de haut niveau, alliant efficacité, mobilité et justesse technique. Son doublé lui a valu d’être désigné homme du match.

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Au terme de la rencontre, l’international ivoirien n’a pas caché son émotion.

« C’est un mélange de fierté, de joie… beaucoup d’émotions m’animent en ce moment. C’est la première fois que la Côte d’Ivoire se qualifie pour la phase finale d’une Coupe du monde », a-t-il déclaré.

Malgré sa performance décisive, Nicolas Pépé a tenu à saluer le travail collectif qui a conduit les Éléphants vers cette qualification.

« C’est pour toute l’équipe. Sur le premier but, Yan fait tout le travail avant de me donner le ballon. Le deuxième but vient d’une magnifique passe d’Ibrahim, je n’avais plus qu’à ouvrir le pied. Ce trophée est individuel, mais il est surtout collectif. C’est grâce à mes coéquipiers que j’ai été élu homme du match », a-t-il souligné.

La qualification acquise, l’ailier ivoirien assure que le groupe ne compte pas s’arrêter à ce premier exploit.

« C’est beaucoup de fierté. Maintenant, on entre dans les matches à élimination directe. On va essayer d’aller le plus loin possible. On a les joueurs et la qualité pour le faire. On va récupérer et préparer la suite », a affirmé Pépé. Revenant sur la rencontre, il a également salué la solidité de l’adversaire. « Curaçao était une équipe très physique qui jouait en bloc bas. Le fait de marquer très tôt nous a permis de prendre le contrôle du match. »

Élu homme du match, Nicolas Pépé a dédié cette distinction à ses proches ainsi qu’au peuple ivoirien.

« Je dédie ce trophée à ma famille, à mes enfants et à toute la Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.

Avec cette prestation, Nicolas Pépé signe une véritable renaissance sous le maillot des Éléphants. Son retour en grâce accompagne le parcours historique de la Côte d’Ivoire au Mondial 2026 et pourrait marquer le début d’un nouveau chapitre dans son histoire avec la sélection nationale.

 

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Mondial 2026 : grâce au doublé de Nicolas Pépé, la Côte d’Ivoire bat Curaçao (2-0) et se qualifie pour les seizièmes de finale

La Côte d’Ivoire entre dans l’histoire de la Coupe du monde. Grâce à une victoire maîtrisée face à Curaçao (2-0), jeudi soir au Philadelphia Stadium, les Éléphants décrochent pour la première fois de leur histoire une qualification pour les seizièmes de finale du Mondial 2026.

L’homme du match se nomme Nicolas Pépé. Auteur d’un doublé décisif, l’ailier ivoirien a porté sa sélection dans cette rencontre capitale. Ses deux réalisations ont permis aux hommes d’Emerse Faé de sécuriser la deuxième place du groupe E et d’éliminer Curaçao, qui quitte la compétition sans avoir réussi à créer la surprise.

 

Un plafond de verre enfin brisé

Cette qualification marque un tournant pour le football ivoirien. Les générations emmenées par Didier Drogba, Yaya Touré, Kolo Touré, Gervinho ou Didier Zokora n’étaient jamais parvenues à franchir le premier tour de la compétition. Les Éléphants d’Emerse Faé mettent ainsi fin à cette série et écrivent une nouvelle page de leur histoire. Face à une équipe de Curaçao disciplinée et dangereuse sur plusieurs frappes lointaines, les Ivoiriens ont su faire preuve de réalisme. Sans produire leur prestation la plus spectaculaire, ils ont assuré l’essentiel : la victoire et la qualification.

Au fil de la compétition, le sélectionneur ivoirien a su construire un collectif solide et adaptable. Face à Curaçao, il a de nouveau ajusté son dispositif en seconde période afin de mieux contrôler le milieu de terrain et limiter les contre-attaques adverses. Le technicien ivoirien a également confirmé sa volonté d’impliquer l’ensemble de son groupe. Après le deuxième but, il a procédé à plusieurs changements offensifs, offrant du temps de jeu à de nouveaux entrants tout en préservant certains cadres en vue du prochain tour.

 

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Les Éléphants connaissent désormais leur objectif, poursuivre leur aventure face à un adversaire qui pourrait être la France ou la Norvège, selon l’issue des derniers matchs. Portée par un groupe en confiance et un Nicolas Pépé retrouvé, la Côte d’Ivoire peut désormais rêver d’un parcours encore plus ambitieux dans ce Mondial 2026.

 

Journal d'Abidjan
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Incivisme routier : Dame Gnahoré sanctionnée après une récidive liée à l’usage du téléphone au volant

L’influenceuse ivoirienne Dame Gnahoré se retrouve une nouvelle fois au centre de l’attention après une procédure engagée par la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC). Déjà rappelée à l’ordre quelques mois auparavant pour une infraction similaire, elle fait désormais l’objet d’une réponse plus ferme des autorités.

Tout avait commencé avec une première vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montraient l’influenceuse utilisant son téléphone alors qu’elle était au volant, un comportement interdit par le Code de la route et considéré comme un facteur majeur de distraction pour les conducteurs.

À la suite de cette séquence, la DGTTC a convoqué Dame Gnahoré et l’a sensibilisée aux risques liés à l’usage du téléphone au volant. Les contrôles effectués par les services compétents avaient également révélé que son permis de conduire présentait un solde de points nul. Malgré cette situation, les autorités avaient alors privilégié une démarche pédagogique. L’Office de sécurité routière (OSER) avait accueilli l’influenceuse pour un stage de récupération de points afin de l’encourager à adopter un comportement plus responsable au volant.

 

Une récidive qui change la réponse des autorités

Quelques semaines plus tard, une nouvelle vidéo diffusée sur les plateformes numériques a relancé la controverse. Les images auraient de nouveau montré un comportement jugé contraire aux règles de sécurité routière. Pour la DGTTC, cette répétition des faits ne pouvait plus être considérée comme une simple erreur. Après une première phase de sensibilisation, les autorités ont décidé d’appliquer une réponse plus stricte.

Cette affaire intervient alors que les services en charge de la sécurité routière multiplient les actions contre les comportements dangereux au volant. À travers ce dossier, la DGTTC entend rappeler que l’application du Code de la route concerne tous les usagers, sans distinction de statut ou de notoriété.

Au-delà du cas de Dame Gnahoré, les autorités souhaitent faire de cette situation un exemple dans la lutte contre l’incivisme routier. L’objectif affiché est de renforcer la prise de conscience des conducteurs face aux dangers liés à l’usage du téléphone au volant. La DGTTC réaffirme ainsi sa volonté de durcir les mesures lorsque les actions de sensibilisation ne produisent pas les changements attendus dans les comportements des automobilistes.

 

Police secours
© Police secours

Mondial 2026 / Côte d’Ivoire-Curaçao : Emerse Faé rassure avant le choc décisif : « L’état d’esprit est bon »

À l’occasion de leur dernier match de la phase de groupes du Mondial 2026, les Éléphants affrontent Curaçao jeudi au Philadelphia Stadium avec un objectif majeur, décrocher une qualification historique pour les seizièmes de finale. Deuxièmes du groupe E, les Ivoiriens espèrent franchir pour la première fois ce cap dans leur histoire en Coupe du monde.

Positionnés à la deuxième place du groupe avant cette ultime journée, les Ivoiriens abordent ce rendez-vous avec confiance, malgré la défaite concédée lors de leur précédente rencontre face à l’Allemagne. Le groupe assure avoir rapidement digéré ce revers pour se concentrer sur l’objectif principal, décrocher son billet pour la suite du tournoi. En conférence de presse, le sélectionneur Emerse Faé a insisté sur la nécessité de livrer une prestation maîtrisée.

« Nous voulons obtenir la qualification et cela passe par une prestation sérieuse. Curaçao joue encore sa chance et viendra avec des ambitions », a-t-il déclaré.

Le technicien ivoirien a également souligné le travail effectué par son équipe pour corriger les erreurs observées lors du dernier match. Il appelle toutefois ses joueurs à rester vigilants face à une formation de Curaçao qui jouera elle aussi sa qualification. Dans le vestiaire ivoirien, la motivation est au rendez-vous. Ange Yoan Bonny estime que les Éléphants ont l’occasion d’écrire une nouvelle page du football national.

« Nous sommes proches de réaliser quelque chose d’historique. Nous restons concentrés sur notre objectif », a-t-il affirmé.

Ses coéquipiers partagent cette ambition. Elye Wahi assure que la sélection possède les qualités nécessaires pour franchir ce cap, tandis qu’Evan Guessand préfère parler d’opportunité plutôt que de pression à l’approche de cette échéance.

« L’état d’esprit est bon. Nous avons eu le temps de récupérer et de digérer la défaite de samedi face à l’Allemagne. Les joueurs sont conscients qu’ils ne sont pas loin d’une qualification historique pour un deuxième tour de Coupe du monde. Même à l’entraînement, je les ai sentis bien, vraiment concernés et très motivés à aller chercher cette qualification.

Le Curaçao est un adversaire sérieux. C’est une équipe qui, après une lourde défaite 7-1 face à l’Allemagne, a su trouver les ressources mentales pour décrocher un match nul contre l’Équateur. Elle met beaucoup d’agressivité dans son jeu et dispose d’attaquants capables de faire la différence individuellement. De plus, elle évolue avec beaucoup de solidarité.

Nous nous attendons donc à un match compliqué, comme le sont tous les matchs d’une Coupe du monde, d’autant plus qu’après son nul face à l’Équateur, le Curaçao conserve encore une chance de se qualifier. »

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À quelques heures du coup d’envoi, la Côte d’Ivoire affiche donc sa détermination avant un match qui pourrait permettre aux Éléphants d’entrer dans une nouvelle dimension sur la scène mondiale.

Côte d’Ivoire : le FMI classe le pays à « faible » risque de surendettement après un programme réussi

La validation de la sixième et dernière revue du programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) marque une nouvelle avancée pour la Côte d’Ivoire. Cette étape confirme la réussite du programme engagé avec l’institution et renforce la position du pays auprès des partenaires financiers internationaux.

Cette conclusion confirme que les autorités ivoiriennes ont atteint les objectifs fixés dans le cadre de l’accord avec l’institution financière internationale. Le FMI souligne ainsi la solidité de la trajectoire macroéconomique et budgétaire du pays, ainsi que les résultats des réformes engagées ces dernières années.

 

Un nouveau classement historique pour la dette ivoirienne

Selon l’analyse de viabilité de la dette réalisée conjointement par le FMI et la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire est désormais classée parmi les pays présentant un faible risque de surendettement. Le pays devient ainsi le seul État d’Afrique subsaharienne à atteindre cette catégorie, aussi bien pour la dette publique extérieure que pour l’ensemble de la dette publique.

Cette amélioration repose sur plusieurs facteurs, notamment le renforcement des capacités financières de l’État, l’amélioration des indicateurs économiques et institutionnels, ainsi qu’une gestion plus efficace de la dette publique. La nouvelle appréciation du FMI s’explique également par une meilleure dynamique d’endettement, portée par la consolidation budgétaire et l’augmentation des recettes publiques.

Les efforts engagés par les autorités ivoiriennes ont permis de renforcer la résilience des finances publiques face aux éventuels chocs économiques extérieurs. La stratégie de gestion de la dette, combinée à une discipline budgétaire accrue, a contribué à améliorer la perception du pays auprès des partenaires internationaux.

Cette évolution marque une rupture après plus d’une décennie de classement en risque « modéré », depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en 2012.

 

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Le passage au niveau de risque « faible » traduit l’absence de dépassement des seuils critiques de viabilité de la dette et confirme la robustesse des fondamentaux économiques ivoiriens. Pour Abidjan, cette reconnaissance constitue un nouvel atout pour renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs et des institutions financières internationales. Elle vient également conforter la stratégie menée par le gouvernement en matière de gestion économique et de stabilité financière.

 

Communiqué du ministère de l'économie du budget et des finances
© Communiqué du ministère de l'économie du budget et des finances

PPA-CI : Laurent Gbagbo dévoile son « Pacte social » et prépare le terrain pour 2030

Laurent Gbagbo pose les bases de son projet politique pour 2030 avec un nouveau document intitulé « Le Pacte social de Laurent Gbagbo : La Côte d’Ivoire de tous pour qu’aucun Ivoirien ne soit oublié ». Présenté le 25 juin 2026, ce texte marque une nouvelle étape dans la stratégie du président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui entend proposer une réponse aux préoccupations sociales tout en redéfinissant les priorités de sa formation politique.

À travers ce document de quatre pages, l’ancien président revient également sur son parcours et les grandes séquences de son engagement politique. Il évoque son combat pour l’instauration du multipartisme, son passage à la tête de l’État entre 2000 et 2010, ainsi que les crises majeures qui ont marqué son parcours, notamment la rébellion de 2002 et la crise postélectorale de 2010-2011.

Laurent Gbagbo affirme toutefois que son engagement actuel ne se limite pas à une quête de pouvoir. « L’occupation du fauteuil présidentiel ne doit pas être le but unique de notre combat », écrit-il, estimant que son projet vise avant tout à répondre aux attentes des citoyens.

 

Un programme axé sur les préoccupations sociales

Le leader du PPA-CI dresse un constat sévère de la situation nationale. Il cite notamment la hausse du coût de la vie, le chômage, les difficultés rencontrées par les ménages, les déguerpissements dans certains quartiers et la perte de confiance envers les institutions judiciaires. Cette analyse prolonge le mouvement citoyen « Trop c’est trop », lancé quelques mois plus tôt par son parti pour dénoncer les difficultés quotidiennes des populations. Avec ce nouveau document, Laurent Gbagbo entend passer de la dénonciation à la proposition.

« Le Pacte social repose sur une conviction simple : aucun Ivoirien ne doit être oublié », affirme-t-il.

Le projet repose sur sept engagements majeurs, la protection du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, la promotion des femmes, le renforcement de la justice sociale, la défense des libertés publiques, le développement équilibré des régions et la réconciliation nationale. L’ancien président insiste également sur une meilleure redistribution des richesses. Selon lui, la croissance économique doit profiter à toutes les catégories sociales et à l’ensemble du territoire, au-delà de la seule capitale économique Abidjan.

 

Le PPA-CI cherche un nouvel élan après 2025

Cette annonce intervient dans une période de reconstruction politique pour le parti. Lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025, Laurent Gbagbo n’avait pas pu participer au scrutin après l’invalidation de sa candidature, liée à sa radiation de la liste électorale dans le cadre de l’affaire dite du « braquage de la BCEAO ». Le PPA-CI avait alors dénoncé une élection jugée « non inclusive », refusé de soutenir un autre candidat et choisi de boycotter les élections législatives.

Depuis cette séquence, la formation politique a engagé une réorganisation interne. Lors de son premier congrès ordinaire organisé en mai 2026, le parti a renouvelé sa confiance à Laurent Gbagbo à sa tête et sanctionné plusieurs responsables accusés d’avoir remis en cause la stratégie adoptée après la présidentielle.

Parallèlement, le PPA-CI poursuit son combat pour une réforme du système électoral. Le parti réclame notamment une refonte de la Commission électorale indépendante (CEI) et maintient ses critiques sur le cadre institutionnel actuel. La formation de Laurent Gbagbo a d’ailleurs refusé de participer à la réunion organisée le 23 juin par le Premier ministre avec les acteurs politiques autour de la question électorale.

 

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À l’approche de 2030, le « Pacte social » apparaît comme la première grande proposition politique structurée portée par Laurent Gbagbo depuis la crise électorale de 2025. À travers ce document, le PPA-CI entend replacer les questions sociales au cœur du débat public tout en poursuivant son opposition au système institutionnel actuel.

 

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Grève au SYNABEPAM : 31 agents des Affaires maritimes condamnés à 12 mois de prison ferme

Le verdict est tombé. Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a condamné, mardi 23 juin 2026, 31 agents des Affaires maritimes à douze mois d’emprisonnement ferme à l’issue du procès lié à la manifestation du 8 juin dernier.

Sur les 34 agents poursuivis, le tribunal a retenu leur culpabilité pour des faits de trouble à l’ordre public. En revanche, le tribunal n’a pas retenu les accusations d’attroupement sur la voie publique et de voie de fait contre les prévenus. Il a également relaxé trois agents, estimant que les éléments présentés ne permettaient pas d’établir leur responsabilité.  La défense dispose désormais d’un délai de vingt jours pour interjeter appel de cette décision.

 

Une manifestation née d’un conflit social

Cette affaire trouve son origine dans un mouvement de protestation lancé par le Syndicat Agir pour le Bien-être du Personnel des Affaires maritimes (SYNABEPAM). Le syndicat avait déposé un préavis de grève le 6 juin 2026 afin de réclamer la satisfaction de plusieurs revendications, notamment liées à des primes. Les autorités des Affaires maritimes affirment avoir enregistré des avancées dans les discussions et pris des engagements pour répondre aux revendications des agents. Elles indiquent qu’il ne restait plus que deux points à régler avant le déclenchement de la grève.

Malgré ces avancées, le SYNABEPAM a maintenu son mot d’ordre de grève. Une décision intervenue alors que des échanges étaient encore en cours avec les responsables du ministère des Transports et des Affaires maritimes.

Le 7 juin 2026, une rencontre s’est tenue avec le directeur de cabinet du ministère afin de préserver le dialogue social et trouver une issue au différend. À cette occasion, les responsables syndicaux auraient été invités à rencontrer le ministre des Transports et des Affaires maritimes à son retour de mission, prévu le 9 juin.

 

Des discussions interrompues avant le passage à l’action

Toujours selon les autorités, le ministre, alors en déplacement, aurait également échangé avec les responsables du syndicat pour leur demander de patienter jusqu’à son retour avant toute action. Mais le SYNABEPAM a décidé de maintenir son programme de mobilisation. Le 8 juin, les agents ont donc organisé leur mouvement, une manifestation qui a conduit à l’interpellation de 34 d’entre eux.

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Après le jugement, les avocats des agents condamnés ont exprimé leur désaccord avec la décision rendue par le tribunal. Ils disposent désormais d’un délai légal pour engager une procédure d’appel. L’affaire pourrait donc connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines, alors que le conflit autour des revendications du personnel des Affaires maritimes reste au centre des débats.