Abidjan / Cocody : le carrefour La Vie fermé pendant quatre mois pour les travaux du BRT

Dans le cadre de la réalisation de la ligne du Bus Rapid Transit (BRT) reliant Yopougon à Bingerville, le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier annonce le démarrage de nouveaux travaux sur le boulevard Germain Coffi Gadeau (ex-boulevard François Mitterrand).

Les travaux débuteront le vendredi 26 juin 2026 à 22 heures. Ils s’étendront sur une durée prévisionnelle de quatre mois et concerneront le tronçon situé dans le sens Carrefour La Vie – École de Gendarmerie.

Le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier interrompra temporairement la circulation dans le sens Carrefour La Vie–École de Gendarmerie. Les automobilistes emprunteront une déviation par l’Avenue de l’Université, via le Rond-Point de la RTI, selon le plan de circulation établi.

Le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier présente ses excuses aux usagers pour les désagréments que pourraient occasionner ces travaux. Ces aménagements s’inscrivent dans la réalisation du projet BRT Yopougon–Bingerville, destiné à moderniser le transport urbain à Abidjan et à améliorer la mobilité des populations. Le ministère appelle les conducteurs à respecter les déviations, la signalisation de chantier et toutes les mesures de sécurité mises en œuvre durant les travaux.

 

Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier
© Ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier

Koumassi Campement : Blé Goudé exige des sanctions après les démolitions et réclame justice pour les victimes

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, est monté au créneau sur l’affaire des démolitions survenues à Koumassi Campement le 3 juin 2026. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 juin, il a dénoncé un « drame humain » et appelé à faire toute la lumière sur les responsabilités dans cette opération.

L’ancien ministre a demandé l’ouverture d’une enquête complète afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans cette affaire. Il réclame également une indemnisation des familles touchées par les destructions.

Les démolitions du 3 juin dernier ont bouleversé la vie de plusieurs centaines de familles à Koumassi Campement. En pleine saison des pluies, des femmes, des enfants, des personnes âgées et des élèves en période d’examens se sont retrouvés sans habitation.

Si l’opérateur Brou Jacques, présenté comme l’auteur présumé des démolitions, a été interpellé par la justice pour absence de base légale, Charles Blé Goudé estime que les responsabilités doivent dépasser le seul exécutant. Le président du COJEP s’interroge notamment sur le rôle joué par certaines administrations et forces de sécurité dans le déroulement de l’opération.

 

Le COJEP demande une enquête sur la chaîne de décision

S’appuyant sur les déclarations du Procureur de la République indiquant que l’opérateur ne disposait d’aucune décision judiciaire autorisant une telle intervention, Charles Blé Goudé réclame des explications sur l’implication des autorités publiques.

« Comment monsieur Brou Jacques a-t-il pu bénéficier du concours de la force publique ? Sur quel fondement l’assistance de plusieurs dizaines d’agents des forces de l’ordre a-t-elle été autorisée ? Qui a pris ces décisions ? », a-t-il interrogé.

Pour le leader du COJEP, l’enquête doit remonter toute la chaîne de commandement afin d’établir les responsabilités de ceux qui auraient autorisé ou facilité cette opération jugée illégale.

Face aux pertes subies par les habitants, le COJEP appelle l’État à mettre en place un dispositif exceptionnel d’aide. L’organisation politique demande la création d’un fonds d’urgence destiné au relogement et au dédommagement des propriétaires et locataires concernés. Le parti annonce également la mise en place d’un collectif d’avocats pour accompagner les victimes dans leurs démarches judiciaires et leurs demandes de réparation.

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Revenant sur d’autres affaires restées sans réponse, notamment le dossier Komé Bakary, Charles Blé Goudé a appelé à une réflexion sur la protection des populations face aux abus.

« Qui sont ces intouchables qui se cachent derrière ces individus qui exproprient les pauvres populations ? », a-t-il lancé, estimant qu’un État fort doit avant tout garantir la sécurité et les droits des citoyens les plus vulnérables.

Mondial 2026 : Côte d’Ivoire – Norvège, les Éléphants défient Haaland pour une place en huitièmes

Après avoir décroché pour la première fois une qualification pour les phases à élimination directe, les Éléphants défieront la Norvège en 16es de finale, mardi 30 juin à 17 heures, à l’AT&T Stadium d’Arlington, au Texas.

Deuxièmes du groupe E avec six points, à égalité avec l’Allemagne, les hommes d’Emerse Faé retrouveront une sélection norvégienne également classée deuxième de son groupe I, derrière la France. Cette confrontation sera une première entre les deux nations. Les deux équipes joueront donc un match à enjeu majeur, avec une qualification historique pour les huitièmes de finale en perspective.

La Norvège a validé son billet après une phase de groupes marquée par une lourde défaite face à la France (4-1) lors de la troisième journée. De son côté, la Côte d’Ivoire arrive avec une dynamique positive après avoir franchi un cap inédit dans son histoire mondiale.

 

Haaland, principale menace pour la défense ivoirienne

Les regards seront forcément tournés vers Erling Haaland. L’attaquant de la Norvège représente le principal danger offensif avec quatre buts inscrits depuis le début du tournoi. Il occupe actuellement la deuxième place du classement des buteurs, derrière Lionel Messi auteur de cinq réalisations. Mais la sélection scandinave dispose d’autres armes offensives. Martin Ødegaard, capitaine d’Arsenal, et Alexander Sørloth, attaquant de l’Atlético de Madrid, font également partie des joueurs capables de faire la différence.

Toutefois, la défense norvégienne a montré des signes de fragilité. Elle a encaissé six buts en trois rencontres, dont quatre face à la France et deux contre le Sénégal. Une situation que les Éléphants pourraient exploiter.

Emerse Faé pourra compter sur un groupe confiant et équilibré. La force offensive ivoirienne repose notamment sur plusieurs buteurs : Nicolas Pépé a inscrit deux buts, tandis que Franck Kessié et Amad Diallo ont chacun trouvé le chemin des filets. Les Éléphants ont affiché leur solidité lors de leurs dernières sorties. Après une victoire maîtrisée contre Curaçao (2-0), ils avaient déjà démontré leurs qualités défensives face à l’Équateur (1-0), dans un match marqué par une forte intensité.

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Avec une qualification historique déjà acquise, la Côte d’Ivoire aborde ce rendez-vous avec ambition. Face à une Norvège dangereuse mais prenable, les Éléphants disposent d’arguments pour poursuivre leur parcours exceptionnel au Mondial 2026.

 

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Rupture diplomatique Burkina Faso-France : Paris réagit et dénonce une décision qu’il juge « hostile »

La France a réagi à la décision du Burkina Faso de mettre fin à leurs relations diplomatiques. Dans une déclaration officielle, les autorités françaises indiquent avoir pris acte de cette rupture décidée unilatéralement par Ouagadougou.

Le gouvernement français dit regretter une décision qu’il qualifie d’« hostile et sans fondement ». Selon Paris, cette rupture diplomatique traduit « la dérive préoccupante » des autorités burkinabè. Face à cette situation, les autorités françaises annoncent l’examen de mesures de réciprocité. Elles précisent que ces dispositions seront prises en réponse à la décision du Burkina Faso.

Malgré cette crise diplomatique, Paris assure maintenir sa solidarité avec la population du Burkina Faso. Les autorités françaises rappellent également l’importance des liens historiques, humains et culturels qui unissent les deux peuples. La France souligne ainsi que la rupture entre les États ne remet pas en cause les relations profondes établies entre les populations française et burkinabè.

Dans ce nouveau contexte, les autorités françaises indiquent suivre avec attention la situation sécuritaire de leurs personnels présents au Burkina Faso ainsi que celle de la communauté française résidant dans le pays. Elles appellent d’ailleurs les ressortissants français à renforcer leur vigilance et à rester attentifs face à l’évolution de la situation. La rupture diplomatique entre Paris et Ouagadougou ouvre ainsi une nouvelle phase dans les relations entre les deux pays, déjà marquées ces dernières années par de fortes tensions.

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PPA-CI : Laurent Gbagbo nomme Jean-Gervais Tchéidé coordonnateur national du Pacte social

Le président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, poursuit la mise en place de son dispositif politique. Dans une décision datée du 26 juin 2026, l’ancien chef de l’État a nommé Jean-Gervais Tchéidé premier vice-président exécutif chargé de la coordination nationale du Pacte social. Il portera également le titre de « commissaire général du Pacte social ».

Par cette nomination, Laurent Gbagbo confie une mission stratégique à l’ancien secrétaire général du PPA-CI. Jean-Gervais Tchéidé pilotera l’un des principaux chantiers politiques du parti. Cette décision dépasse une simple réorganisation interne. Elle vise à accélérer la promotion du Pacte social. Le PPA-CI présente ce projet comme le socle de son projet de société. À l’approche des élections locales de 2028 et de la présidentielle prévue en 2030, cette initiative s’inscrit dans la stratégie de mobilisation et d’implantation du PPA-CI sur l’ensemble du territoire.

 

Une mission placée sous Laurent Gbagbo

Dans la décision signée par le président du PPA-CI, le Pacte social est défini comme « l’expression des engagements du PPA-CI en faveur d’une Côte d’Ivoire plus juste, plus solidaire, plus prospère et plus souveraine ». Pour assurer la mise en œuvre de cette vision, Jean-Gervais Tchéidé exercera ses fonctions sous l’autorité directe de Laurent Gbagbo. Il aura pour mission de coordonner les ambassadeurs du Pacte social, d’élaborer le calendrier national des campagnes de vulgarisation, de présider les réunions de coordination et de veiller à l’exécution des programmes arrêtés par la direction du parti. Il devra également transmettre au président du PPA-CI des rapports réguliers sur l’évolution des activités et des actions engagées.

Laurent Gbagbo a choisi Jean-Gervais Tchéidé pour piloter le Pacte social. Il mise sur l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA), Jean-Gervais Tchéidé a exercé comme administrateur en chef des services financiers avant de faire valoir ses droits à la retraite. Ancien député de Bloléquin, il a effectué une grande partie de sa carrière dans l’administration publique. Il s’est ensuite imposé comme une figure de premier plan de l’opposition ivoirienne.

Cette nomination consolide la place de Jean-Gervais Tchéidé au sein du PPA-CI. Il occupe un rôle central depuis la création du parti en octobre 2021. Ancien cadre du Front populaire ivoirien (FPI), il a participé à la fondation du PPA-CI. Cet engagement est intervenu après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

 

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Le 24 octobre 2023, il avait été désigné secrétaire général du parti en remplacement de Damana Pickass. Depuis lors, il a ainsi supervisé l’administration du PPA-CI, tout en coordonnant les activités des structures du parti sur le terrain. Par ailleurs, il a accompagné Laurent Gbagbo dans les principales prises de position de l’opposition, notamment sur les questions électorales et institutionnelles.

Burkina Faso : le gouvernement annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec la France

Le Burkina Faso a annoncé, ce vendredi 26 juin 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Dans un communiqué officiel, le gouvernement burkinabè justifie cette décision par une dégradation profonde des relations bilatérales, qu’il attribue notamment à des divergences sur la souveraineté nationale, au respect mutuel entre les deux États et à ce qu’il qualifie d’« activisme » des autorités françaises contre les intérêts du pays.

Selon les autorités burkinabè, cette décision intervient à l’issue d’une évaluation approfondie de l’état des relations entre Ouagadougou et Paris. Le gouvernement estime que les conditions nécessaires à une coopération fondée sur « le respect mutuel, la confiance réciproque, le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale » ne sont désormais plus réunies.

 

Le gouvernement accuse la France d’ingérence et de soutien à des réseaux subversifs

Dans son communiqué, l’exécutif burkinabè accuse le régime français de mener « un activisme incessant » contre les intérêts du Burkina Faso. Il dénonce également des « ambitions néocoloniales affichées », un « soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent notre pays et le Sahel », ainsi que « la perfidie et la partialité des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communauté internationale ».

Face à ce que les autorités présentent comme des « visées impérialistes de domination » et une volonté « d’asservissement » du peuple burkinabè, le gouvernement affirme avoir fait « le choix de la responsabilité et de la souveraineté ». Toutefois, Ouagadougou tient à préciser que cette rupture diplomatique ne remet pas en cause les liens historiques entre les peuples des deux pays.

« Le Gouvernement tient à souligner que cette décision ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français. Elle vise exclusivement le cadre institutionnel des relations entre les deux États au plan diplomatique », indique le communiqué.

Appel au calme et protection des ressortissants

Les autorités assurent également vouloir garantir la sécurité des ressortissants étrangers présents sur le territoire national. Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à assurer la protection des ressortissants concernés et la préservation de leurs intérêts. Il appelle, dans le même temps, les citoyens burkinabè à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme à l’égard des ressortissants français ainsi que de l’ensemble des expatriés vivant au Burkina Faso, dans le strict respect des lois de la République.

Enfin, le Burkina Faso affirme poursuivre une politique étrangère indépendante, axée sur la diversification de ses partenariats internationaux, le renforcement de la coopération Sud-Sud ainsi que le développement de relations équilibrées favorisant la paix, la sécurité et le développement durable.

Le gouvernement conclut en réaffirmant son ouverture au dialogue avec l’ensemble des États de la communauté internationale, à condition que celui-ci repose sur « le respect mutuel, la réciprocité, l’égalité souveraine et la défense des intérêts légitimes de chacun ». Il assure demeurer engagé à bâtir, avec toutes les nations attachées à la paix et à la justice, « un monde libre, plus juste et plus solidaire ».

 

Mondial 2026 : Emerse Faé accuse Schweinsteiger de propos « racistes » après ses critiques sur le jeu ivoirien

Les commentaires de Bastian Schweinsteiger sur le football ivoirien continuent de faire débat. Après la rencontre entre la Côte d’Ivoire et l’Allemagne, l’ancien milieu de terrain allemand avait décrit le style des Éléphants comme un football « peu orthodoxe » et « un peu sauvage », estimant qu’il était moins tactique que celui des grandes nations européennes.

Des propos qui ont provoqué une vive réaction d’Emerse Faé. Le technicien ivoirien a dénoncé une analyse qu’il juge déplacée et a estimé qu’elle pouvait être qualifiée de « raciste ». La réaction du sélectionneur ivoirien est d’autant plus forte qu’il affirme avoir longtemps admiré l’ancien champion du monde allemand. Ancien milieu défensif comme Schweinsteiger, Emerse Faé a rappelé son respect pour le joueur qu’il considérait comme une référence.

« C’est triste parce que Bastian a été un très grand joueur », a déclaré le technicien ivoirien, avant d’exprimer sa déception face aux propos tenus par l’ex-joueur du Bayern Munich. « J’ai été déçu par l’homme quand j’ai entendu ces commentaires. Quand vous connaissez le foot comme lui, c’est bizarre d’avoir des propos de ce genre, qu’on peut qualifier sans langue de bois de racistes ».

Selon lui, un ancien footballeur de ce niveau devrait avoir une lecture plus nuancée du jeu africain. Il estime que ces déclarations ne correspondent pas à l’image qu’il avait de l’ancien international allemand.

 

Une polémique née après un match serré entre les deux sélections

La controverse est apparue après la défaite des Éléphants face à l’Allemagne (2-1). Malgré le revers, la Côte d’Ivoire avait livré une prestation solide face à une équipe quadruple championne du monde. Quelques jours plus tard, les Ivoiriens ont marqué l’histoire en décrochant leur qualification pour la phase à élimination directe du Mondial 2026 grâce à leur victoire contre Curaçao. C’est après cette qualification historique qu’Emerse Faé a choisi de répondre aux critiques.

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : « Un football africain un peu sauvage », les propos de Bastian Schweinsteiger sur la Côte d’Ivoire font polémique

Le sélectionneur ivoirien n’a pas seulement contesté le fond des propos de Schweinsteiger. Il a également mis en cause leur motivation, estimant que certains consultants cherchent parfois à créer la polémique pour rester au centre de l’attention.

« Le foot est comme ça, il y a beaucoup de consultants qui cherchent à faire le buzz. Maintenant qu’il est un peu dans l’anonymat, il essaie de faire parler de lui », a-t-il lancé, reprochant à l’ancien international allemand de vouloir attirer les projecteurs.

Pour l’heure, Bastian Schweinsteiger n’a pas réagi aux accusations du sélectionneur ivoirien. La chaîne publique allemande ARD, pour laquelle il intervient comme consultant, n’a pas non plus communiqué sur cette polémique. Interrogé sur le sujet, Jürgen Klopp a préféré éviter la controverse, estimant qu’il s’agissait d’une question sensible qui nécessitait de la prudence.

« Et maintenant, vous voulez continuer sur ce sujet. Non, non, il n’y a aucune chance que je réponde à cette question. Tout le monde aime ça, alors vous me mettez dans cette situation. Ce n’est pas mon rôle de plaire à tout le monde, mais c’est un sujet sérieux et je ne sais même pas ce qu’il convient de dire. Pour les Africains, ce serait une chose, pour d’autres, ce serait autre chose ».

Alors que la Côte d’Ivoire poursuit son aventure historique au Mondial 2026, cette polémique rappelle les débats persistants autour de la perception du football africain sur la scène internationale.

 

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Mondial 2026 : la Côte d’Ivoire signe un record offensif historique avec 92,9 % de matches buteurs

La Côte d’Ivoire continue de marquer son empreinte dans l’histoire de la Coupe du monde. Avec 13 rencontres sur 14 disputées en phase finale ayant enregistré au moins un but ivoirien, les Éléphants détiennent désormais un record mondial de régularité offensive.

Selon une statistique publiée par Flashscore, la sélection ivoirienne affiche le meilleur taux de matches avec au moins un but inscrit parmi les équipes ayant participé à au moins trois rencontres dans la compétition. Un ratio exceptionnel de 92,9 %, jamais atteint par une autre nation.

Cette performance repose sur une constance offensive observée depuis la première participation ivoirienne au Mondial en 2006. En Allemagne, les Éléphants avaient trouvé le chemin des filets face à l’Argentine, aux Pays-Bas et à la Serbie-Monténégro. Quatre ans plus tard en Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire avait encore marqué contre la Corée du Nord et le Brésil. Seul le match nul contre le Portugal (0-0) reste l’unique rencontre mondiale où les Ivoiriens n’ont pas inscrit de but. Lors du Mondial 2014 au Brésil, les Éléphants avaient également conservé cette dynamique offensive avec des buts contre le Japon, la Colombie et la Grèce.

 

Le Mondial 2026 consacre une nouvelle ère pour les Éléphants

La campagne américaine a permis à la Côte d’Ivoire de renforcer cette statistique historique. Dans le groupe E, les hommes d’Emerse Faé ont inscrit un but face à l’Équateur, puis deux contre Curaçao, malgré une défaite contre l’Allemagne. Face à Curaçao à Philadelphie, Nicolas Pépé a offert la qualification historique aux siens grâce à un doublé, permettant aux Éléphants d’atteindre pour la première fois les seizièmes de finale d’une Coupe du monde.

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : grâce au doublé de Nicolas Pépé, la Côte d’Ivoire bat Curaçao (2-0) et se qualifie pour les seizièmes de finale

Après trois éliminations au premier tour en 2006, 2010 et 2014, la Côte d’Ivoire a enfin franchi un nouveau cap dans son histoire mondiale. Deuxième du groupe E derrière l’Allemagne, la sélection ivoirienne disputera son premier match à élimination directe à Dallas. Les Éléphants attendent désormais de connaître leur adversaire, qui sera déterminé à l’issue du duel entre la France et la Norvège.

 

 

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Réforme électorale : « Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex » Pascal Affi N’Guessan (CAP-CI)

La réforme du système électoral ivoirien continue de susciter de vives réactions dans l’opposition. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 25 juin 2026 au siège du Front populaire ivoirien (FPI), la Coalition pour une Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a livré son analyse de la rencontre organisée quelques jours plus tôt par le gouvernement autour de la création d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections.

La CAP-CI a pris la parole après la réunion tenue le lundi 22 juin à la Primature, où le gouvernement a convié plusieurs partis politiques et organisations de la société civile à une séance d’information sur le projet de réforme visant à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI).

Après avoir reçu le compte rendu de son président et examiné les orientations présentées par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, la conférence des présidents de la CAP-CI a dénoncé une rencontre qu’elle juge déséquilibrée. Selon la coalition, le gouvernement aurait davantage livré une présentation qu’engagé un véritable échange avec les parties prenantes.

« Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex. Le gouvernement aurait pu nous éviter les contraintes du déplacement à la Primature en utilisant les canaux de la radio nationale ou de la télévision pour passer son message », a-t-il déclaré.

 

La CAP-CI critique le contenu de la réforme annoncée

Pour la coalition, la méthode adoptée par l’exécutif ne répond pas aux exigences d’une réforme électorale crédible. Elle estime que les discussions autour de l’avenir de l’organe électoral ne peuvent se limiter à une simple présentation des propositions gouvernementales. La CAP-CI rappelle que le Premier ministre a lui-même reconnu que la question électorale constitue un enjeu majeur, directement lié à la souveraineté nationale, à la légitimité des institutions et à la stabilité du pays.

Mais pour l’organisation politique, les conclusions tirées par le gouvernement comporteraient des contradictions. Elle partage notamment le constat selon lequel les crises électorales passées ont fragilisé la cohésion nationale, tout en contestant l’analyse selon laquelle les différents cycles électoraux auraient également démontré la maturité démocratique du pays.

Au cœur des critiques de la CAP-CI figure la question de la confiance dans le processus électoral. La coalition estime que la réforme doit d’abord répondre aux causes profondes de la défiance des acteurs politiques et des citoyens envers les institutions chargées des élections. Selon elle, le problème ne réside pas uniquement dans l’organisation matérielle des scrutins, mais dans la neutralité, l’impartialité et la crédibilité de l’ensemble du dispositif électoral.

« Le malheur de la défunte CEI a deux noms : sa caporalisation et son instrumentalisation par le gouvernement et le RHDP », a-t-il affirmé.

La CAP-CI conteste ainsi l’idée d’une architecture reposant sur trois piliers distincts, un organe chargé de l’organisation matérielle des élections, un autre dédié au recensement et au comptage des voix, et un troisième chargé de la supervision et du contrôle du processus. Pour la coalition, la séparation des missions ne suffira pas à garantir la confiance si les principes d’indépendance et d’équité ne sont pas pleinement assurés.

 

La CEI au centre des critiques de la coalition

Revenant sur le bilan de l’ancienne Commission électorale indépendante, la CAP-CI estime que ses difficultés étaient liées à son fonctionnement et à son manque d’autonomie. La coalition accuse notamment le pouvoir en place et le RHDP d’avoir exercé une influence excessive sur l’institution électorale, empêchant selon elle une représentation équilibrée de l’opposition et de la société civile.

Elle considère que toute nouvelle réforme doit tirer les leçons du passé afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs et de créer les conditions de futures contestations électorales. La coalition critique également les conditions d’organisation de la rencontre du 22 juin, notamment le choix des participants et l’absence de visibilité sur les prochaines étapes du processus.

« Cette séance d’information a été unilatérale, en simplex. Le gouvernement aurait pu nous éviter les contraintes du déplacement à la Primature en utilisant les canaux de la radio nationale ou de la télévision pour passer son message », a-t-il déclaré.

 

LIRE AUSSI : Réforme électorale : le PDCI-RDA met en garde le gouvernement contre toute démarche unilatérale

Selon elle, certaines formations politiques régulièrement engagées dans les compétitions électorales n’auraient pas été associées aux échanges, tandis que d’autres acteurs auraient été privilégiés. Face à ces inquiétudes, la CAP-CI appelle à l’ouverture d’un véritable dialogue politique réunissant toutes les forces représentatives, les organisations de la société civile ainsi que les différentes parties prenantes.

Pour la coalition, la stabilité du pays dépendra de la capacité des acteurs politiques à construire un organe électoral accepté par tous. Elle estime que la confiance ne pourra naître que d’une démarche fondée sur la transparence, l’équilibre et le consensus national.

 

Sécurité routière : 34 chauffeurs sanctionnés après l’examen de 43 dossiers d’infractions à Abidjan

Quarante-trois dossiers d’infractions routières ont été passés en revue par la Commission technique de suspension et de retrait du permis de conduire, réunie jeudi 25 juin 2026 dans les locaux de la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC). Cette nouvelle session s’inscrit dans le cadre des actions engagées par les autorités ivoiriennes pour renforcer la sécurité routière et lutter contre les comportements dangereux sur les routes.

À l’issue des délibérations, 34 conducteurs ont écopé de sanctions allant de trois mois à dix ans de suspension ferme de leur permis. Un autre chauffeur a bénéficié d’une suspension de trois mois avec sursis, tandis que deux permis ont été restitués après analyse des dossiers concernés.

 

Deux affaires très commentées sur les réseaux sociaux sanctionnées

Parmi les dossiers étudiés figuraient deux cas particulièrement médiatisés. Le premier concernait une conductrice dont l’attitude au volant avait suscité de nombreuses réactions en ligne. Convoquée devant la Commission, elle a reconnu les faits, présenté ses excuses et demandé la clémence des membres.

Le second dossier portait sur un conducteur filmé sur l’Autoroute du Nord avec une plaque d’immatriculation volontairement dissimulée. Face aux membres de la Commission, il a tenté d’expliquer son comportement, sans toutefois convaincre les responsables chargés de statuer sur son cas. Compte tenu de la gravité des faits, les deux conducteurs ont reçu une suspension ferme d’un an de leur permis de conduire. Avant toute reprise du volant, ils devront également suivre une nouvelle formation obligatoire.

Au-delà de ces dossiers emblématiques, la Commission a également traité 31 autres cas ayant conduit à différentes sanctions. Sept conducteurs convoqués ne se sont toutefois pas présentés devant l’instance. À l’issue de la session, Coulibaly Kafona, au nom du président de la Commission, a appelé les usagers de la route à adopter davantage de prudence et de responsabilité.

« Derrière chaque accident de la circulation, ce sont des familles entières qui sont touchées, mobilisées et parfois endeuillées », a-t-il rappelé.

La Commission entend ainsi renforcer la prévention et rappeler que les comportements dangereux au volant peuvent avoir de lourdes conséquences humaines et judiciaires.

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