AfroBasket U18 : 14 ans après sa médaille d’argent, la Côte d’Ivoire entre enfin dans l’histoire avec l’or

La Côte d’Ivoire tient désormais son premier titre continental dans l’histoire de l’Afrobasket U18. Après avoir terminé deuxième en 2012 et à la 9e place lors de l’édition 2024 à Pretoria en Afrique du Sud, les Eléphanteaux ont dominé le Sénégal en finale, ce dimanche 17 août au Dôme du Palais des Sports de Treichville, sur le score de 73 à 51 devant leur public.

Dès les premières minutes, les Ivoiriens ont imposé leur rythme grâce à un collectif solide et une défense efficace. Les hommes de Stéphane Konaté ont remporté chacun des quatre quart-temps : 16-7, 18-17, 21-10 et 18-17. Une domination constante qui leur a permis de conserver le contrôle de la rencontre jusqu’au coup de sifflet final.

 

Un parcours sans faute jusqu’au titre

Avant d’atteindre la finale, les Eléphanteaux avaient déjà franchi deux étapes importantes. En quarts de finale, ils s’étaient imposés face à l’Égypte (67-57), avant de prendre le dessus sur le Cameroun (62-57) en demi-finale. La qualification pour la finale leur avait par ailleurs assuré l’un des billets africains qualificatifs pour la Coupe du monde U19 de 2027. Le titre vient ainsi couronner un parcours déjà synonyme de qualification mondiale.

Cette victoire représente une avancée majeure pour la Côte d’Ivoire dans cette compétition. Jusqu’ici, la meilleure performance ivoirienne à l’Afrobasket U18 remontait à 2012, avec une deuxième place. Le contraste est également marqué avec la précédente édition, au cours de laquelle les Eléphanteaux avaient terminé à la 9e position. Le nouveau sacre vient donc consacrer une progression spectaculaire du basket ivoirien dans cette catégorie.

 

Nathan Djako, homme fort de la finale

Sur le plan individuel, Nathan Djako a été désigné MVP de la finale. L’Ivoirien a largement contribué au succès des siens avec 22 points, 4 rebonds et une évaluation de 16. Il a notamment pu compter sur le soutien de Jean-Philippe Oka, auteur de 13 points, 6 rebonds et 2 passes. Raphaël Ouédraogo a également participé à la victoire avec 10 points et 5 rebonds, tandis que Deh-Dimitri Azema s’est distingué avec 6 points et surtout 10 rebonds.

Avec ce premier titre continental en Afrobasket U18 et une qualification pour la Coupe du monde U19 de 2027, les Eléphanteaux de Stéphane Konaté signent une performance historique. Cette génération inscrit ainsi son nom dans l’histoire du basket ivoirien en offrant à la Côte d’Ivoire son premier sacre continental dans cette catégorie.

 

Mort d’un agent des Douanes à Yamoussoukro : Naya Jarvis réclame des mesures contre les « gnambros »

La mort de Lamtou Aimé, agent des Douanes décédé jeudi dernier à Yamoussoukro après une violente altercation avec des acteurs du transport, suscite une nouvelle réaction politique. La députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis, appelle le gouvernement ivoirien à prendre des mesures fermes contre les violences signalées dans certaines gares routières.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Naya Jarvis dénonce un « drame de trop » et demande aux autorités de renforcer la sécurité dans les gares ainsi que l’encadrement des activités liées au transport.

L’élue dit partager la douleur de la famille de Lamtou Aimé et de l’ensemble des Douanes ivoiriennes. Elle estime que de tels actes ne peuvent trouver leur place dans un État de droit, où « la loi du plus fort, l’incivisme et la violence » ne doivent pas s’imposer.

 

Naya Jarvis réclame des mesures « drastiques »

Pour la députée de Gohitafla, la mort de l’agent des Douanes ne doit pas être considérée comme un fait isolé. Elle rappelle notamment qu’en août 2019, le maréchal des logis Anderson Tiékou avait perdu la vie à Yopougon Sicogi, à Abidjan, alors qu’il intervenait pour mettre fin à une violente altercation dans une gare routière. Face à cette succession de violences, Naya Jarvis appelle les pouvoirs publics à agir avec davantage de fermeté. Elle estime que les citoyens, les agents de l’État et les pères de famille ne peuvent continuer à perdre la vie dans de telles circonstances.

« Des mesures drastiques, fermes et exemplaires doivent être prises pour assainir définitivement nos gares », insiste-t-elle.

La parlementaire préconise un meilleur encadrement des activités exercées dans les gares routières. Elle demande également que les personnes responsables des violences soient identifiées et poursuivies conformément à la loi. Selon elle, les autorités doivent prendre toutes leurs responsabilités face à ce qu’elle qualifie de « fléau », afin d’éviter que de nouveaux affrontements liés aux activités de transport ne provoquent des pertes en vies humaines.

Au-delà du décès de Lamtou Aimé, la réaction de Naya Jarvis remet au premier plan la question de la sécurité dans les gares et de l’organisation du transport routier en Côte d’Ivoire. Pour l’élue, les autorités doivent empêcher que les conflits autour du contrôle ou de la gestion des activités de transport ne dégénèrent en violences mortelles.

 

Décès du sergent-chef Coulibaly Aimé Lamtou 

Le sergent-chef Coulibaly Aimé Lamtou, agent d’encadrement des Douanes en service à la Brigade Mobile des Douanes de Yamoussoukro, est décédé le mardi 4 août 2026 après une violente bagarre survenue à la suite d’un accident de la circulation. Après le drame, plusieurs informations diffusées sur les réseaux sociaux ont accusé un « gnambro » d’avoir porté le coup mortel. Alors que le défunt était conduit à sa dernière demeure à Tafiré, vendredi 14 août, le délégué du Haut Conseil des Entreprises de Transport de Yamoussoukro a publié une déclaration dans lequel l’organisation affirme ne pas être mêlée à cette affaire et appelle à éviter les amalgames. Une précision qui  continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter de vives réactions.

AfroBasket U18 2026 : la Côte d’Ivoire en finale ce soir et qualifiée pour le Mondial U19 2027

Qualifiés pour la finale de l’AfroBasket U18 2026, les Éléphanteaux ont obtenu leur ticket en dominant le Cameroun 62-57, samedi 15 août au Palais des Sports de Treichville, à Abidjan. Ce succès permet également à la Côte d’Ivoire de décrocher sa qualification pour le Mondial U19 2027, alors que la compétition se poursuit à domicile ce dimanche 16 août à 20h GMT pour la finale contre le Sénégal.

Les Ivoiriens ont rapidement pris l’avantage dans cette demi-finale en remportant le premier quart-temps 16-10. Le Cameroun a ensuite réagi dans le deuxième acte, avec un score de 22-19 en sa faveur, réduisant ainsi l’écart avant la pause.

Au retour des vestiaires, les Éléphanteaux ont retrouvé leur maîtrise. Ils ont remporté le troisième quart-temps 17-15, avant de conserver leur avance dans une dernière période équilibrée, achevée sur le score de 10-10.

 

Nathan Djako porte les Éléphanteaux

Plusieurs joueurs ivoiriens se sont illustrés dans ce succès. Nathan Djako a terminé meilleur marqueur de la sélection avec 17 points, auxquels il a ajouté 4 rebonds et 1 interception. Karl Kouamé a également contribué à la victoire avec 11 points, 5 rebonds et 3 passes décisives. Jean-Philippe Oka a, de son côté, inscrit 8 points et capté 6 rebonds, avec une interception. Chez les Camerounais, Joachim Basson a inscrit 11 points, tandis que Félix Deumi en a marqué 9.

Le succès face au Cameroun offre aux Éléphanteaux bien plus qu’une place en finale. La sélection ivoirienne décroche également son ticket pour la Coupe du monde U19 2027. La Côte d’Ivoire s’offre ainsi une nouvelle chance de conquérir le titre continental, après sa dernière présence en finale en 2012.

Le Sénégal en dernier obstacle

Pour tenter de décrocher le sacre, les Éléphanteaux devront désormais battre le Sénégal, qui a obtenu sa qualification pour la finale en dominant le Mali 55-51. La finale entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal se disputera dimanche 16 août 2026 à 20h GMT, au Palais des Sports de Treichville.

Front commun PDCI-RDA / PPA-CI : Yohou Dia Houphouët révèle les divergences qui ont fait voler en éclats l’alliance

Un an après la formation du Front commun entre le PDCI-RDA et le PPA-CI, l’alliance entre les deux formations de l’opposition ivoirienne n’a finalement pas résisté à leurs divergences. Dans une interview diffusée par Actupeople, Yohou Dia Houphouët Augustin revient sur les raisons qui, selon lui, ont conduit à cet échec.

Pour le responsable du PDCI-RDA, les difficultés du Front commun étaient en partie prévisibles. Les deux formations ne reposent pas sur la même histoire ni sur une culture politique identique.

Il rappelle ainsi que le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo, issu du FPI, « ne partagent pas la même idéologie politique et n’ont pas la même culture politique ».

Malgré ces différences, Yohou Dia Houphouët affirme avoir défendu l’initiative avec conviction. Il explique même avoir essuyé des critiques au sein de son propre camp, certains militants lui reprochant de prendre davantage la défense de Laurent Gbagbo que celle de Tidjane Thiam.

« Je le faisais parce que j’y croyais », soutient-il.

 

Les législatives, point de bascule

La fracture s’est particulièrement accentuée autour de la stratégie à adopter après l’élection présidentielle de 2025. Les deux partis avaient auparavant mené des actions communes autour de plusieurs revendications, notamment concernant leurs dirigeants et la participation de l’opposition au processus électoral. Après le rejet des candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam par le Conseil constitutionnel, les responsables du Front commun envisageaient de poursuivre leur démarche, notamment à l’Assemblée nationale.

L’objectif, selon Dia Houphouët, consistait à maintenir une position commune pour les élections législatives et à disposer d’un contre-pouvoir. Il estime qu’une déclaration conjointe devait notamment appeler les Ivoiriens à participer au scrutin. Mais cette stratégie commune n’a pas résisté aux divergences.

Le PDCI-RDA reproche un manque de concertation

Après avoir arrêté sa décision de participer aux élections législatives, le PDCI-RDA attendait de connaître la position du PPA-CI et de Laurent Gbagbo. C’est dans cette période que la confiance aurait commencé à se détériorer. Yohou Dia Houphouët reproche notamment à ses partenaires de ne pas avoir informé en priorité les responsables du PDCI-RDA d’un changement d’orientation.

Pour lui, le respect des engagements pris dans le cadre du Front commun imposait une concertation préalable entre les deux formations. Il estime ainsi que les cadres du PDCI-RDA et son président ne pouvaient pas découvrir à la télévision une nouvelle décision ou une évolution de la stratégie commune.

 

Une question de confiance entre les deux camps

Au-delà du désaccord sur les législatives, le responsable du PDCI-RDA situe le problème sur le terrain de la confiance. Les discussions avaient réuni des responsables des deux formations et donné lieu, selon lui, à des engagements. Dans ce contexte, toute modification de la ligne commune aurait dû être discutée au préalable.

Cette rupture de confiance explique en partie son amertume. Dia Houphouët affirme s’être investi dans cette alliance « au risque de sa vie », alors que des militants avaient été arrêtés et que certains se trouvaient encore en détention.

« Je ne suis pas en colère »

Yohou Dia Houphouët rejette toutefois l’idée que ses critiques seraient motivées par sa non-réélection comme député. Il assure que son analyse du Front commun ne découle pas de son résultat personnel aux élections et affirme rester fidèle à ses convictions politiques.

Même en dehors de l’Assemblée nationale, l’ancien parlementaire entend poursuivre son engagement. Pour lui, l’échec de l’alliance résulte surtout de la difficulté à faire fonctionner durablement un rapprochement entre deux formations aux histoires et aux cultures politiques différentes, sans dispositif suffisamment solide pour gérer leurs divergences.

Les cyberactivistes également mis en cause

Dans son analyse, le responsable du PDCI-RDA évoque enfin l’influence des réseaux sociaux dans l’évolution de la position de certains responsables. Il affirme que des cyberactivistes proches du PPA-CI auraient exercé une pression ayant contribué, selon lui, au changement de position de certains acteurs.

Formé en 2025 autour de plusieurs revendications communes, le Front commun entre le PDCI-RDA et le PPA-CI n’aura donc pas réussi à maintenir son unité. Les désaccords sur la stratégie électorale et les tensions autour de la concertation auront progressivement fragilisé cette alliance de l’opposition.

Samy Succès après son empoisonnement : « Je suis de retour » et annonce deux nouveaux opus

Le festival international Climbié Beach d’Assinie (FECBA) a accueilli, le 14 août 2026, le chanteur zouglou Samy Succès comme artiste vedette. À l’occasion de son mini-concert dans la nuit du 14 au 15 août, l’artiste est revenu sur l’épreuve de santé qu’il dit avoir traversée et a dévoilé ses projets pour la suite de sa carrière.

 

Après une période d’absence de la scène musicale et un transfert à l’extérieur pour recevoir des soins, selon certaines sources, Samy Succès a profité de sa prestation pour évoquer son retour. L’artiste a particulièrement tenu à remercier Dieu ainsi que les personnes qui, selon lui, ont prié pour son rétablissement. Revenant sur l’épisode d’empoisonnement qu’il affirme avoir subi, il a souligné le rôle de ces prières dans son retour sur scène.

« Je veux dire merci à Dieu. Merci aussi aux enfants de Dieu qui ont prié pour moi », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il était désormais de retour devant son public.

Samy Succès ne compte pas s’arrêter à ce retour. Au cours de son passage sur la scène du FECBA, le chanteur a annoncé la sortie prochaine de deux opus. Le premier abordera notamment l’ingratitude, la jalousie et l’envie dans le milieu artistique, tandis que le second s’intéressera à ces mêmes réalités dans la vie quotidienne.

LIRE AUSSI :  Yodé & Siro : 30 ans de zouglou, « Le zouglou s’adapte à tout » et résiste au temps

Pour son retour devant les festivaliers d’Assinie, l’artiste a également revisité plusieurs de ses titres à succès. Sa prestation a été saluée par les festivaliers, qui ont applaudi sa résilience. Entre retrouvailles avec la scène et annonce de nouveaux projets musicaux, Samy Succès a ainsi profité de cette soirée pour marquer son retour et évoquer la prochaine étape de sa carrière.

Côte d’Ivoire : 254 ressortissants rapatriés de Libye et du Niger en août 2026

La Côte d’Ivoire a accueilli cette semaine 254 de ses ressortissants rapatriés volontairement de Libye et du Niger, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces opérations concernent des personnes en situation de vulnérabilité et s’inscrivent dans le cadre du mécanisme de retour volontaire.

Jeudi, 119 ressortissants ivoiriens ont regagné Abidjan à bord d’un vol charter en provenance de Libye. Le groupe était composé de 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs, arrivés à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny.  L’OIM a organisé le retour de migrants souhaitant regagner leur pays, mais ne disposant pas toujours des moyens nécessaires pour financer eux-mêmes leur voyage.

Les personnes rapatriées se trouvaient en situation de difficulté en Libye, pays qui constitue un important territoire de transit sur les routes migratoires vers la Méditerranée. Cette opération intervient quelques jours après le retour d’un autre groupe. Le 11 août, 135 Ivoiriens, dont deux mineurs, avaient été rapatriés du Niger.

 

Au moins 698 retours recensés depuis février

Les deux opérations d’août portent à 698 le nombre de ressortissants ivoiriens recensés parmi les cinq opérations de retour volontaire rendues publiques depuis février. Le premier retour documenté remonte au 9 février, avec 149 Ivoiriens rapatriés du Niger. Seize jours plus tard, 145 personnes revenaient de Tunisie. En mars, un autre vol avait permis à 150 ressortissants de quitter le Niger pour la Côte d’Ivoire, parmi lesquels 134 hommes, 13 femmes et trois enfants.

Ces chiffres correspondent uniquement aux opérations mentionnées dans les informations disponibles et ne constituent donc pas un bilan exhaustif des retours organisés en 2026.

Avec trois opérations sur les cinq recensées, le Niger représente la principale provenance des Ivoiriens rapatriés cette année. Au total, 434 personnes, sur les 698 comptabilisées, sont revenues de ce pays. La Libye et la Tunisie complètent les pays de provenance recensés dans ces opérations, illustrant la diversité des itinéraires empruntés par les migrants ivoiriens à travers le Sahel et l’Afrique du Nord.

 

Le retour suivi par un dispositif de réintégration

Le rapatriement constitue la première étape du dispositif. À leur arrivée, les bénéficiaires reçoivent une assistance destinée notamment à faciliter leur retour auprès de leurs proches. L’accompagnement peut toutefois se poursuivre au-delà de l’arrivée à l’aéroport. Selon Adama Dosso, ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, le programme d’accompagnement et de réintégration peut s’étendre jusqu’à 18 mois.

Le dispositif vise notamment à éviter qu’un retour organisé ne plonge à nouveau les bénéficiaires dans une situation de précarité. La réinsertion constitue ainsi le deuxième volet du dispositif mis en place après le rapatriement.

DR
© DR

Bouna : deux adolescents retrouvés morts dans une chambre, une survivante hospitalisée

Une scène tragique a été découverte vendredi 14 août 2026 à Bouna. Deux adolescents ont été retrouvés sans vie dans une chambre en location, tandis qu’une troisième adolescente a été découverte inconsciente, selon les informations rapportées par l’AIP.

 

Les deux victimes décédées sont une fille et un garçon âgés de moins de 16 ans. Le garçon, élève en classe de quatrième et également mécanicien moto, a été retrouvé étendu sur le lit. Le corps de la jeune fille gisait, quant à lui, au sol. La troisième adolescente, également âgée de moins de 16 ans, se trouvait au sol dans un état d’inconscience.

L’adolescent décédé avait quitté le domicile familial deux mois avant le drame. Il louait depuis cette période la chambre où les trois adolescents ont été retrouvés. Selon ses amis, le jeune garçon avait passé la soirée précédant le drame à boire avant de regagner son logement accompagné des deux filles.

La découverte des victimes est intervenue après plusieurs tentatives du voisin pour joindre l’adolescent. Entre 7 h et 10 h, celui-ci aurait appelé le jeune garçon sans obtenir de réponse. Face à cette absence de réaction, le voisin a finalement décidé de forcer la porte de la chambre. C’est à l’intérieur qu’il a découvert les trois adolescents.

Les circonstances exactes de ce drame restent pour l’heure inconnues. La police s’est rendue sur place afin d’effectuer les constatations d’usage et a ouvert une enquête pour faire la lumière sur l’affaire. La survivante, après plusieurs séances de réanimation, a progressivement repris ses facultés. Elle reste désormais placée sous surveillance médicale.

Accident sur l’autoroute Abidjan-Grand-Bassam : 12 victimes après une crevaison

Un accident impliquant un véhicule de transport en commun de type « Hyace » s’est produit vendredi 14 août 2026 sur l’autoroute Abidjan-Grand-Bassam. Le véhicule a percuté un poteau électrique après une crevaison.

Le bilan définitif établi après l’accident fait état de 12 victimes. Sept personnes, souffrant de diverses blessures, ont été prises en charge par les pompiers civils de Grand-Bassam avant leur évacuation vers l’Établissement public hospitalier départemental de Grand-Bassam. Les victimes présentaient notamment une suspicion d’hémorragie interne ainsi que des blessures aux cuisses, aux doigts, au front et aux pieds. Des douleurs au bassin et à la hanche ont également été constatées.

De leur côté, quatre autres victimes présentant des traumatismes crâniens et une suspicion d’atteinte de la colonne vertébrale ont reçu les premiers soins du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM). Elles ont ensuite été évacuées vers le CHU de Treichville pour leur prise en charge.

La douzième victime a, quant à elle, choisi de ne pas être évacuée. Elle a signé une décharge de responsabilité. Cet accident rappelle l’importance de la vigilance et du respect des règles de sécurité sur les routes afin de limiter les risques et de préserver les vies.

Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana dénoncent la baisse du cacao dans les produits chocolatés

La Côte d’Ivoire et le Ghana montent au créneau face à la multiplication des produits chocolatés contenant moins de cacao. Abidjan et Accra réclament davantage de transparence sur la composition des produits, alors que le recours aux ingrédients de substitution pourrait, selon eux, fragiliser les efforts engagés pour bâtir une filière cacaoyère plus durable et équitable.

L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) a tiré la sonnette d’alarme sur l’évolution des produits commercialisés comme du chocolat. Dans une déclaration rendue publique le 12 août 2026 à Accra, l’organisation dénonce notamment le recours croissant aux substituts du cacao et la reformulation de certains produits.

Pour l’organisation, cette évolution intervient alors que les producteurs et les exploitants agricoles doivent répondre à des exigences toujours plus importantes en matière de durabilité, de traçabilité et de conformité.

 

Abidjan et Accra veulent consolider une filière plus équitable

Cette prise de position intervient quelques semaines après la rencontre tenue à Abidjan le 16 juin 2026. À cette occasion, les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama avaient réaffirmé leur volonté de promouvoir une économie cacaoyère plus juste.

La veille, le 15 juin, la 7ᵉ session du comité de pilotage de l’ICCIG avait déjà permis d’aborder plusieurs enjeux de la filière. Les discussions avaient notamment porté sur l’harmonisation des politiques de commercialisation, la lutte contre les maladies du cacao, la mise en œuvre de la norme ARS 1000, le développement de la transformation locale et l’ouverture de l’initiative à d’autres pays producteurs.

Pour l’ICCIG, les évolutions de l’industrie du chocolat doivent s’accompagner d’une information claire des consommateurs. L’organisation demande notamment que les reformulations des produits soient clairement signalées. Les deux pays souhaitent également que les allégations environnementales, sociales et éthiques associées aux produits chocolatés correspondent à leur teneur réelle en cacao.

Cette exigence prend une importance particulière alors que les producteurs ivoiriens et ghanéens consentent des investissements importants pour répondre aux nouvelles réglementations internationales sur la déforestation, la traçabilité et les normes sociales. Dans ce contexte, Abidjan et Accra considèrent qu’une diminution de la part de cacao dans les produits finis ne peut s’accompagner d’une information insuffisante des consommateurs.

 

Vers une responsabilité partagée dans la filière

L’ICCIG appelle les autorités de régulation, les industriels, les distributeurs et les organismes de normalisation à ouvrir un dialogue sur les conséquences économiques et sociales liées au recours aux substituts du cacao. L’organisation préconise une meilleure information des consommateurs, une utilisation rigoureuse des dénominations des produits et une évaluation concertée de l’impact des reformulations sur la demande mondiale de cacao.

Elle propose également la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant les différents acteurs de la filière.

Pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, la durabilité de l’économie cacaoyère repose donc sur une responsabilité partagée. Les exigences imposées aux producteurs doivent, selon eux, trouver leur contrepartie dans une meilleure valorisation du cacao, davantage de transparence sur les produits et une répartition plus équitable des revenus tout au long de la chaîne de valeur.

Yodé & Siro : 30 ans de zouglou, « Le zouglou s’adapte à tout » et résiste au temps

Trente ans après leurs débuts, Yodé & Siro continuent de faire vivre le zouglou tout en portant un regard sur la société ivoirienne. À la veille de leur concert prévu samedi 15 août au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, les deux artistes reviennent sur l’évolution de leur musique, leur engagement citoyen, les réformes dans le milieu du spectacle et leurs actions en faveur de l’environnement.

Pour Siro, le zouglou a su traverser les différentes évolutions musicales sans perdre ses racines. Le genre, rappelle-t-il, a connu plusieurs générations, des premiers groupes comme Bilé Didié, Poignon et Sur’Choc à une nouvelle génération qui a su s’adapter sans avoir connu les tam-tams des débuts.

Au fil des années, le duo a lui aussi fait évoluer son approche musicale. Siro estime que le zouglou peut se chanter sur différents rythmes, notamment le zouk, le coupé-décalé ou encore la salsa. Il le décrit comme une « danse philosophique » permettant à l’être humain de se recueillir et d’oublier ses soucis.

Sur scène, Yodé & Siro comptent faire revivre plusieurs de leurs titres emblématiques. Parmi les chansons citées figurent « La vie », « Antilaléca » et « Victoire », un morceau qui, selon Yodé, a franchi les frontières.

 

De la critique à une parole plus mesurée

Avec leur album Héritage, sorti en 2020, Yodé & Siro avaient notamment marqué les esprits avec « Président, On dit quoi », un titre critique à l’égard de la gouvernance et qui évoquait notamment les conditions de détention. Six ans plus tard, Siro estime que la dénonciation peut contribuer à faire avancer les choses. Il considère que le pays avance et grandit, évoquant notamment la présence de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

Face à ceux qui estiment que le duo se montre moins critique aujourd’hui, Siro répond que la critique doit rester objective. Selon lui, lorsque des améliorations sont constatées, il faut savoir en tenir compte. Il appelle également à la prudence afin d’éviter que certaines prises de position n’enveniment la situation dans le pays.

La nouvelle réglementation concernant notamment l’octroi de licences et le paiement d’une caution pouvant atteindre 10 millions de francs CFA pour l’organisation de spectacles suscite des réactions dans le milieu culturel. Yodé appelle à prendre le temps d’examiner le texte et à en mesurer les avantages et les inconvénients. Siro reconnaît, lui, que le sujet divise même le duo.

Le chanteur considère toutefois que la volonté d’assainir le milieu du showbiz n’est pas mauvaise, estimant que certaines personnes deviennent promoteurs sans nécessairement disposer de l’expérience requise. Il demande néanmoins que l’ancienneté des promoteurs soit prise en compte, notamment parce que de nombreux concerts sont déficitaires.

 

Des concerts souvent difficiles à rentabiliser

Pour Siro, l’organisation de spectacles reste une activité économiquement difficile. Il affirme que 80% des concerts en Côte d’Ivoire sont déficitaires et cite le Palais de la culture, où, selon lui, 90% des concerts seraient des échecs.

Le coût des salles constitue notamment une difficulté pour les organisateurs. Dans ce contexte, le chanteur estime qu’une alternative doit être trouvée pour les promoteurs expérimentés qui se sont ruinés en organisant des spectacles, afin qu’ils puissent rester dans le secteur et disposer d’une licence leur permettant de se relancer.

Au-delà de leur carrière musicale, Yodé & Siro revendiquent également un engagement en faveur de l’environnement. Le duo participe à des actions de reboisement et affirme avoir atteint près de 1 200 hectares reboisés. Siro pointe toutefois les difficultés rencontrées sur le terrain, notamment le manque de comportement éco-citoyen. Il cite le cas d’un reboisement réalisé à Assinie qui a été incendié. Face au manque de plants, le duo prépare cette année l’ouverture d’une pépinière destinée à fournir gratuitement des plants, avec un suivi.

 

Un message aux jeunes pour préserver le couvert forestier

Yodé insiste sur la dimension collective de cet engagement. Il invite les jeunes à considérer les actions de reboisement comme un investissement pour les générations futures. L’objectif, souligne-t-il, est de contribuer à permettre à la Côte d’Ivoire de retrouver son couvert forestier.