Revue de presse du 13 août : orpaillage, Affi N’Guessan charge le gouvernement et l’emploi des jeunes à la Une

La presse ivoirienne consacre une large place, ce jeudi 13 août 2026, à deux sujets qui alimentent les débats nationaux : la progression de l’orpaillage clandestin et les enjeux liés à l’emploi et à l’insertion des jeunes. Plusieurs journaux reviennent ainsi sur les inquiétudes suscitées par l’exploitation illégale de l’or, tandis que d’autres mettent l’accent sur les échanges autour de la Journée internationale de la jeunesse.

 

Orpaillage clandestin : l’ampleur du phénomène inquiète

L’exploitation illégale de l’or revient au premier plan de l’actualité ivoirienne. La multiplication des sites d’orpaillage clandestin et les conséquences attribuées à cette pratique alimentent notamment les réactions dans la classe politique.

Le quotidien Le Jour Plus met en avant l’évolution du phénomène à travers une donnée particulièrement marquante. À sa Une, le journal titre : « Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : les sites sont passés de 241 en 2022 à plus de 1600 en 2026 ». Cette progression alimente les inquiétudes autour des conséquences de l’orpaillage clandestin et relance le débat sur les moyens de lutter contre cette pratique.

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Affi N’Guessan accuse le gouvernement

Après les prises de position de Charles Blé Goudé, président du COJEP, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Affi N’Guessan, s’est également exprimé sur la question. Notre Voie relaie notamment une déclaration particulièrement critique de l’opposant à sa Une : « Le gouvernement est complice de l’orpaillage ». Cette sortie vient ainsi renforcer le débat politique autour de la lutte contre l’exploitation clandestine de l’or et de la responsabilité des pouvoirs publics face à l’ampleur du phénomène.

 

Journée internationale de la jeunesse : les jeunes exposent leurs attentes

Autre sujet mis en avant dans les journaux ce jeudi, la célébration de la Journée internationale de la jeunesse 2026 en Côte d’Ivoire. À cette occasion, des consultations nationales ont été organisées par le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

La rencontre a notamment permis aux jeunes de présenter leurs préoccupations et de formuler des propositions susceptibles d’orienter l’action publique. Des orientations leur ont également été données en retour. Le quotidien Le Rassemblement revient sur cette rencontre en mettant l’accent sur la question de l’emploi. Sa Une affiche : « Lutte contre le chômage : Mambé secoue la jeunesse et le ministère ».

AfroBasket U18 féminin : la Côte d’Ivoire bat la Tunisie 45-28 et défie le Nigeria en demi-finale

Pour la première fois depuis 2006, la Côte d’Ivoire retrouve le dernier carré de l’AfroBasket féminin U18. À domicile à Abidjan, les Éléphantes ont décroché leur qualification pour les demi-finales en s’imposant 45-28 face à la Tunisie, mercredi 12 août 2026, un succès également confirmé par la FIBA.

Grâce à une défense solide et une meilleure efficacité offensive, elles ont pris les commandes dès les premières minutes. La Tunisie a éprouvé de grandes difficultés à trouver des solutions et n’a inscrit que 3 points dans le premier quart-temps, contre 14 pour la Côte d’Ivoire. Le deuxième acte a davantage souri aux Tunisiennes. Plus agressives dans les duels, elles ont profité de quelques imprécisions ivoiriennes pour remporter la période 8-7. Malgré cette réaction, les Éléphantes ont conservé l’avantage à la pause.

 

La Côte d’Ivoire creuse l’écart après la pause

Au retour des vestiaires, les Ivoiriennes ont repris le contrôle de la partie. Leur défense a de nouveau pris le dessus sur les offensives tunisiennes, tandis que les joueuses de Christelle N’garsanet ont retrouvé davantage d’efficacité sous le panier. Le troisième quart-temps s’est révélé décisif. La Côte d’Ivoire l’a remporté 14-5, portant son avance à un niveau qui a considérablement compliqué la tâche de la Tunisie.

Les Tunisiennes ont bien remporté le dernier acte 12-10, mais cette réaction est restée insuffisante. Les Éléphantes se sont finalement imposées 45-28. Les statistiques officielles de la FIBA confirment notamment la domination ivoirienne dans les premier et troisième quart-temps.

La performance collective ivoirienne a notamment été portée par Mary Diomandé, auteure de 12 points, 10 rebonds et 2 interceptions. Fatima Diouf a également contribué au succès avec 11 points et 4 interceptions. La FIBA identifie toutefois Maelhys N’Dri comme meilleure marqueuse ivoirienne du match avec 10 points dans ses statistiques officielles.

Après la rencontre, la sélectionneuse Christelle N’garsanet a salué l’engagement de ses joueuses, estimant que les consignes avaient été respectées dans l’ensemble.

Le Nigeria, dernier obstacle avant la finale

La Côte d’Ivoire devra désormais franchir l’obstacle nigérian pour atteindre la finale. Le Nigeria s’est qualifié en dominant largement le Cameroun 75-45 en quarts de finale. La demi-finale entre les deux sélections est programmée vendredi 14 août au Palais des Sports de Treichville. La fiche officielle de la FIBA fait état de deux victoires du Nigeria contre aucune pour la Côte d’Ivoire dans leurs précédents face-à-face répertoriés.

 

Alépé : 18 personnes inculpées après les affrontements de Kossandji ayant fait 7 morts

Dix-huit personnes ont été interpellées puis placées sous mandat de dépôt après les violents affrontements survenus le 4 août 2026 à Kossandji, dans la sous-préfecture de Danguira, département d’Alépé. Le conflit entre des membres de différentes communautés avait fait sept morts et plusieurs blessés, selon le communiqué du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abobo.

Les affrontements avaient dégénéré en violences dans la localité de Kossandji, faisant sept victimes mortelles et plusieurs blessés. Une personne est également portée disparue. D’importants dégâts matériels avaient par ailleurs été enregistrés au cours des violences.

À la suite de ces événements, le Parquet près le Tribunal de première instance d’Abobo a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs des faits et de procéder à leur interpellation. Les investigations menées dans ce cadre ont abouti à l’arrestation de 18 personnes, qui ont été déférées au Parquet.

Une information judiciaire a été ouverte contre les personnes interpellées pour plusieurs infractions, notamment meurtre, troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes à feu des cinquième et sixième catégories et association de malfaiteurs. Les charges retenues comprennent également le vol en temps de nuit et en réunion, les dégâts volontaires à la propriété mobilière d’autrui, la destruction volontaire de tout ou partie d’immeubles au moyen d’un incendie ainsi que les coups et blessures volontaires.

Ces faits sont prévus et punis par les articles 179, 203, 378, 380, 381, 387, 457, 459, 461, 462, 486 et 495 du Code pénal, ainsi que par les articles 5 et 14 de la loi n°98-749 du 23 décembre 1998 portant répression des infractions à la réglementation sur les armes, munitions et substances explosives.

Le parquet indique que les personnes concernées ont été inculpées des infractions susvisées et placées sous mandat de dépôt. La procédure judiciaire se poursuit désormais afin de déterminer les responsabilités dans les violences survenues à Kossandji.

 

Ministère de la justice et des droits de l'Homme
© Ministère de la justice et des droits de l'Homme

Yaya Touré : 5 victoires en 6 matchs, le Slovan Bratislava fonce vers la Ligue des champions

Pour ses débuts comme entraîneur principal du Slovan Bratislava, Yaya Touré réalise une entame remarquable. L’ancien capitaine des Éléphants affiche cinq victoires et un match nul en six rencontres, sans aucune défaite. Une série qui permet au club slovaque de poursuivre son parcours vers la phase de ligue de la Ligue des champions.

Depuis son arrivée sur le banc du Slovan Bratislava, Yaya Touré a rapidement imprimé sa marque. En six matches, le technicien ivoirien totalise cinq succès et un nul, soit un taux de victoire de 83 %.

Cette première expérience comme entraîneur principal confirme ainsi les premiers pas réussis de l’ancien milieu de terrain dans sa reconversion. Après avoir mis un terme à sa carrière de joueur en mai 2019, à l’issue de son passage au Qingdao Huanghai, Yaya Touré avait progressivement préparé son passage vers le métier d’entraîneur.

Après avoir remporté le match aller 2-1 en Suède, le club slovaque a confirmé sa qualification mardi 11 août en dominant une nouvelle fois Mjällby, cette fois sur le score de 2-0. Cette double victoire permet au Slovan de poursuivre son ambition européenne.

Le prochain rendez-vous s’annonce désormais décisif pour Yaya Touré et ses joueurs. Le Slovan Bratislava devra effectivement éliminer Celje lors des barrages pour accéder à la phase de ligue de la Ligue des champions. Ces deux confrontations représentent un premier grand test pour le technicien ivoirien. Une qualification permettrait à Yaya Touré de prolonger son excellente série et surtout de signer une première performance majeure dans sa carrière d’entraîneur principal.

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Après avoir brillé comme joueur, notamment sous les couleurs de Manchester City et du FC Barcelone, l’ancien capitaine des Éléphants semble donc réussir, pour le moment, sa transition vers le banc.

Éclipse solaire du 12 août 2026 en Côte d’Ivoire : Korhogo, Dabakala et Man pourront observer le phénomène

Une partie du ciel ivoirien pourrait offrir un spectacle particulier ce mercredi 12 août 2026. L’éclipse solaire annoncée sera partiellement observable dans certaines localités du Nord et de l’Ouest du pays, notamment à Korhogo, Dabakala et Man, selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP).

La Côte d’Ivoire se trouve toutefois à la limite de la zone de visibilité de l’éclipse. Cette situation rendra l’observation particulièrement difficile et limitée à quelques régions. Dans les localités concernées, les premières phases du phénomène devraient apparaître à partir d’environ 18h28, heure locale. La fenêtre d’observation sera cependant très courte, puisque l’éclipse se produira alors que le Soleil sera déjà proche de l’horizon.

À Abidjan, ainsi que dans la majeure partie du Sud ivoirien, les habitants ne pourront pas observer l’éclipse. Le Soleil devrait en effet se coucher avant que le phénomène n’atteigne une phase suffisamment visible.

 

Un phénomène observable sur plusieurs continents

L’éclipse solaire du 12 août ne concernera pas uniquement l’Afrique de l’Ouest. Sa phase totale sera visible sur une bande relativement étroite traversant notamment le Groenland, l’Islande et une partie de l’Espagne. Dans plusieurs autres régions d’Europe et du nord-ouest de l’Afrique, les observateurs pourront assister à une éclipse partielle, avec une partie du disque solaire masquée par la Lune.

En Côte d’Ivoire, seules certaines zones du Nord et de l’Ouest devraient ainsi profiter du spectacle, principalement au moment où le Soleil s’approchera de son coucher.

L’observation d’une éclipse solaire nécessite certaines précautions. Les spécialistes déconseillent notamment de regarder directement le Soleil sans utiliser des équipements spécialement conçus pour l’observation solaire. Une observation à l’œil nu peut entraîner de graves lésions oculaires. Les personnes souhaitant suivre le phénomène doivent donc privilégier des dispositifs de protection adaptés.

 

Rendez-vous en février 2027 pour une autre éclipse

Cette éclipse intervient près de treize ans après celle observée en Côte d’Ivoire le 3 novembre 2013. Les amateurs de phénomènes astronomiques auront toutefois une nouvelle occasion d’observer une éclipse solaire dans le pays. Une éclipse annulaire est annoncée le 6 février 2027, avec une visibilité qui devrait être particulièrement importante dans le Sud-Est, notamment autour d’Abidjan.

Pour ce mercredi 12 août, le spectacle restera donc exceptionnellement limité en Côte d’Ivoire, avec quelques localités du Nord et de l’Ouest comme principaux points d’observation, et une fenêtre réduite par le coucher du Soleil.

Rentrée scolaire 2026-2027 : les inscriptions gratuites au préscolaire et au CP1 dans les écoles publiques

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, une mesure devrait alléger les dépenses des familles. Les inscriptions au préscolaire et au CP1 sont entièrement gratuites dans les établissements scolaires publics. Les parents et tuteurs disposent d’une période allant du lundi 10 août au vendredi 11 septembre 2026 pour effectuer les démarches nécessaires à l’inscription de leurs enfants.

Cette gratuité concerne les élèves inscrits au préscolaire et en classe de CP1 dans les établissements publics. La mesure vise notamment à faciliter l’accès à l’école et à réduire les charges supportées par les familles à l’occasion de la rentrée. Les parents sont ainsi invités à profiter de cette période pour procéder aux inscriptions dans les établissements publics concernés.

 

« La Côte d’Ivoire à l’École », une nouvelle vision

Face à ses collaborateurs, le ministre a présenté le slogan de son département, « La Côte d’Ivoire à l’École », articulé autour d’une vision visant à faire du système éducation formation « le moteur du développement durable de la Côte d’Ivoire ».

Pour concrétiser cette orientation, le ministère entend concentrer son action autour de sept priorités. Elles concernent notamment la mise en place de curricula plus lisibles et de manuels uniques accessibles aux élèves, ainsi que la formation, l’accompagnement et la valorisation des enseignants.

Le département veut également favoriser des établissements scolaires sécurisés, salubres et adaptés à l’épanouissement des apprenants. La qualité et la crédibilité des examens figurent aussi parmi les priorités annoncées.

L’enseignement technique et la formation professionnelle doivent, de leur côté, devenir des filières choisies plutôt que subies. Le ministère souhaite parallèlement renforcer la culture scientifique et numérique afin de mieux préparer les élèves aux métiers de demain. Enfin, la discipline et le travail constituent le septième axe de cette feuille de route destinée à renforcer le système éducatif ivoirien.

« Ces sept priorités ont, par le passé, fait la force de l’école ivoirienne. Nous devons aujourd’hui les revisiter et les moderniser. (…) L’Education Nationale est fortement soutenue par le Gouvernement, en raison des ambitions que le Président de la République nourrit pour notre jeunesse. Il s’agit de constituer un capital humain compétent, capable de contribuer efficacement au développement du pays », a t’il déclaré.

Le Ministre a enfin rassurer les Inspecteurs généraux, les Directeurs généraux, les Directeurs Centraux et les Chefs de Structures rattachées de son soutien et de celui de Monsieur le Ministre Délégué, chargé de l’Enseignement Technique, Jean-Louis MOULOT.

DGTTC : un élu local modifie sa plaque pour échapper à 806 000 FCFA d’amendes cumulées

Une modification de plaque d’immatriculation n’a pas résisté à la vidéo-verbalisation. La DGTTC indique avoir détecté un véhicule dont la lettre « J » avait été transformée en « D », une manœuvre présumée destinée à contourner le système de contrôle des infractions routières.

L’anomalie a été relevée lors d’une opération de vidéo-verbalisation, selon une information publiée par la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC) sur sa page Facebook officielle.

Le véhicule, immatriculé AA-743-JH-01, circulait avec une plaque sur laquelle le « J » avait été transformé en « D ». Cette modification aurait eu pour objectif de rendre plus difficile l’identification du véhicule par le système de transport intelligent chargé notamment de détecter les infractions.

La transformation, pourtant discrète, a été repérée sur les images de surveillance. Les services de la DGTTC ont alors sollicité l’appui des forces de l’ordre pour procéder à l’interception du véhicule. La Gendarmerie nationale a finalement intercepté le véhicule dans la matinée avant de le conduire en fourrière, dans le cadre des suites données à cette affaire.

Selon les premières informations communiquées par la DGTTC, le détenteur du véhicule serait un élu local exerçant également comme directeur central dans l’administration publique. Le véhicule concerné cumulerait par ailleurs 806 000 FCFA d’amendes.

Au-delà de la modification présumée de la plaque, l’affaire relance la question de l’application des règles de circulation à tous les usagers, indépendamment de leur statut. La DGTTC annonce qu’elle saisira les différentes hiérarchies du concerné et qu’elle suivra le traitement du dossier. L’institution entend ainsi rappeler que le respect du Code de la route doit s’appliquer sans distinction de fonction ou de statut social.

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STOP À L’INCIVISME SUR LA ROUTE

Police secours
© Police secours

DJ Arafat : 7 ans après sa disparition, l’empreinte indélébile du « Yôrôbô » sur la musique ivoirienne

Le 12 août 2019, la Côte d’Ivoire perdait Ange Didier Houon, plus connu sous le nom de DJ Arafat. À 33 ans, l’artiste disparaissait des suites d’un accident de moto à Abidjan. Sept ans plus tard, son nom, ses morceaux et son influence continuent de traverser les générations et de nourrir la culture populaire ivoirienne.

Dans la nuit du 11 au 12 août 2019, DJ Arafat succombait à ses blessures après un accident de moto survenu à Abidjan. Sa disparition avait provoqué une immense vague d’émotion en Côte d’Ivoire et au-delà des frontières nationales.

Celui qui s’était imposé sous les surnoms de « Daïshikan », « Yôrôbô » ou encore « Zeus d’Afrique » était devenu l’une des figures les plus reconnaissables du Coupé-Décalé. Sa disparition, à seulement 33 ans, intervenait alors qu’il était encore au sommet de sa carrière.

Quelques semaines après son décès, l’État ivoirien lui rendait un hommage particulier. Le 30 août 2019, DJ Arafat était élevé à titre posthume à l’Ordre national de la République de Côte d’Ivoire, après avoir été fait officier de l’Ordre du Mérite culturel quelques mois auparavant.

 

Un artiste qui avait conquis les grandes scènes africaines

Avant sa disparition, DJ Arafat avait déjà construit un palmarès qui témoignait de son rayonnement continental. En 2012, il réalise notamment une performance historique aux Kora Awards en remportant à la fois le prix du meilleur artiste d’Afrique de l’Ouest et celui du meilleur artiste d’Afrique. Cette dernière distinction constituait alors une première pour un artiste ivoirien dans cette catégorie.

Trois ans plus tard, il franchit une nouvelle étape internationale en remportant le trophée Best Francophone aux MTV Africa Music Awards 2015. Sa domination sur la scène du Coupé-Décalé s’est également confirmée en 2016 et 2017. Il décroche notamment les titres de meilleur artiste de l’année et de meilleur artiste masculin lors de la première édition des Coupé-Décalé Awards en 2016. En 2017, il conserve son titre de meilleur artiste Coupé-Décalé et reçoit également le prix RFI lors de la cérémonie.

 

Une reconnaissance officielle avant sa mort

Quelques mois seulement avant sa disparition, la Côte d’Ivoire avait officiellement reconnu la contribution de DJ Arafat au rayonnement de sa culture. Le 13 février 2019, lors de la rentrée culturelle du ministère de la Culture, Ange Didier Houon avait été élevé au grade d’officier de l’Ordre du Mérite culturel ivoirien. Le ministre de la Culture de l’époque, Maurice Kouakou Bandaman, avait salué sa contribution au rayonnement international de la culture ivoirienne.

Cette distinction est venue consacrer une carrière marquée par une forte présence scénique, une identité artistique singulière et une capacité à imposer les codes du Coupé-Décalé auprès d’un public bien au-delà de la Côte d’Ivoire.

Son héritage musical reste particulièrement visible à travers plusieurs morceaux qui ont marqué différentes générations. « Jonathan », « Kpangor », « Zoropoto », « Enfant Beni », « Dosabado » et « Moto Moto » figurent parmi les titres associés à son parcours. Spotify présente également DJ Arafat comme l’une des figures influentes du Coupé-Décalé, en rappelant notamment ses succès et ses distinctions de 2016 et 2017.

Son dernier album studio, Renaissance, sorti en 2018, avait confirmé son statut de poids lourd de la musique ivoirienne, tandis que le titre « Moto Moto », sorti en 2019, comptait parmi ses derniers grands succès avant son décès.

 

Sept ans après, son influence reste mesurable

La disparition de DJ Arafat n’a pas mis fin à l’écoute de son répertoire. Bien au contraire, ses morceaux continuent de circuler sur les plateformes numériques. En 2024, cinq ans après sa mort, Le Monde rapportait, sur la base de données communiquées par la fondation Arafat DJ for Ever, plus de 20 millions de streams sur Spotify, plus de 28 millions sur Boomplay et près de 305 millions de vues sur YouTube.

Ces chiffres illustrent la longévité de son œuvre dans un environnement musical pourtant en constante évolution. Son influence dépasse également ses propres chansons, des artistes de la nouvelle génération continuent de reprendre certains de ses codes, notamment dans l’attitude scénique, les concepts et les fameux « attalaku ».

DJ Arafat n’a pas seulement été un chanteur à succès. Il a participé à faire du Coupé-Décalé un véritable phénomène culturel ivoirien et africain. Son parcours, marqué par les récompenses, les polémiques, les innovations musicales et une relation particulièrement forte avec son public, a contribué à construire une figure devenue presque indissociable de la culture populaire ivoirienne contemporaine.

Sept ans après sa disparition, le « Yôrôbô » continue donc d’exister à travers sa musique, ses admirateurs et les artistes qu’il a influencés. À Abidjan comme dans les autres capitales africaines où son répertoire continue d’être écouté, l’héritage de DJ Arafat demeure bien vivant.

 

Mel Touré

Revue de presse du 12 août : arrestation d’un pasteur, Ghazouani à Abidjan et bataille sur l’emploi des jeunes

La presse ivoirienne de ce mercredi 12 août 2026 met en avant plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale. De l’interpellation d’un pasteur à Abobo à la visite du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Abidjan, en passant par les propositions du PPA-CI sur l’emploi des jeunes, les journaux accordent une large place aux questions judiciaires, diplomatiques et politiques.

 

Affaire Fofié Kouakou : l’interpellation d’un pasteur fait polémique

L’un des sujets qui dominent les Unes concerne le pasteur David Jérémie Koffi, fondateur de Christ Family Ministry à Abobo. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a placé le guide religieux au centre de l’attention après des propos tenus lors d’un sermon consacré à la disparition, le 9 août, du colonel-major Fofié Kouakou.

Au cours de cette intervention, le pasteur avait notamment évoqué la mort de l’ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles en déclarant que cela « continue seulement, one by one ». Ces propos ont rapidement suscité de nombreuses réactions avant de conduire à son interpellation par les autorités judiciaires.

Aujourd’hui titre ainsi sur les « “Prophètes” de malheurs no limit », tandis que L’Expression rappelle, à travers sa Une, que « les guides religieux ne sont pas au-dessus de la loi ».

Au-delà de la polémique suscitée par les déclarations du religieux, cette affaire intervient dans un contexte marqué par la sensibilité des questions liées aux anciennes crises politiques et militaires en Côte d’Ivoire. La procédure judiciaire devra désormais déterminer les faits reprochés au pasteur ainsi que les éventuelles suites qui leur seront données.

 

Côte d’Ivoire-Mauritanie : Ouattara et Ghazouani affichent leur proximité

La visite d’amitié et de travail du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Abidjan constitue l’autre grand sujet de cette revue de presse. Au-delà du tête-à-tête entre les deux chefs d’État, les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d’intérêt commun.

Selon les éléments communiqués par la Présidence ivoirienne, Alassane Ouattara et son homologue mauritanien ont notamment abordé la situation sociopolitique dans leurs pays respectifs, les perspectives de coopération ainsi que les enjeux sécuritaires et la consolidation de la paix dans la sous-région.

Le président mauritanien a placé son déplacement sous le signe de « l’amitié et de la fraternité » entre les deux dirigeants et a salué les relations « solides, historiques et privilégiées » entre la Côte d’Ivoire et la Mauritanie. Cette proximité est largement reprise par les journaux. Le Patriote affiche « En phase face aux défis de la sous-région », tandis que L’Expression retient une « convergence de vues ». Le Matin parle, de son côté, de « convergence totale face aux défis régionaux ».

 

Emploi des jeunes : le PPA-CI relance la bataille des chiffres

Le débat politique se déplace également sur le terrain économique et social. À travers sa série de tribunes consacrées au « pacte social », le PPA-CI met une nouvelle fois l’accent sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.

Le parti de Laurent Gbagbo s’appuie notamment sur l’intervention de Fabrice Lago, qui critique le bilan des politiques publiques menées sous le RHDP. Selon les chiffres présentés par le responsable du PPA-CI, plus de 2,1 millions de jeunes Ivoiriens seraient sans emploi, études ou formation.

Le parti annonce parallèlement « 10 engagements majeurs pour l’emploi de la jeunesse ivoirienne », plaçant ainsi la question de l’insertion professionnelle au cœur de son discours politique. Cette sortie provoque déjà une riposte dans la presse proche du pouvoir. L’Avenir accuse notamment le PPA-CI de « mentir sur l’emploi des jeunes » et promet des éléments destinés à contredire les arguments avancés par la formation politique.

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Laurent Gbagbo toujours présent dans les Unes

L’ancien président Laurent Gbagbo demeure également au centre de l’attention médiatique, mais cette fois à travers les témoignages de proches et les regards portés sur son parcours politique. Le Temps publie ainsi des « confidences de Hubert Oulaye sur Gbagbo » et revient sur « sa vie auprès du Président Laurent Gbagbo ». Une approche davantage centrée sur l’homme et son entourage. De son côté, L’Expression s’intéresse à « la belle leçon de Blé Goudé à Gbagbo » à l’occasion des célébrations de l’indépendance.

Football féminin : l’OM Féminin recrute Habibou Ouedraogo, MVP de la Ligue des perles 2025-2026

Âgée de 24 ans, l’attaquante internationale ivoirienne Habibou Ouedraogo la joueuse s’est officiellement engagée avec l’équipe féminine de l’Olympique de Marseille, mardi 11 août 2026, après trois saisons remarquées sous les couleurs de l’ASEC Mimosas.

Dans sa présentation, l’OM met notamment en avant les qualités athlétiques d’Habibou Ouedraogo, sa capacité à prendre la profondeur et son efficacité dans le dernier geste. Un profil qui devrait offrir de nouvelles solutions offensives à l’équipe dirigée par Nicolas Chabot.

 

112 buts en trois saisons avec l’ASEC

Avant de poser ses valises à Marseille, Habibou Ouedraogo s’est imposée comme l’une des principales références offensives du football féminin ivoirien. Passée par la JFC Marcory, le Danta AC au Burkina Faso puis l’Inter d’Abidjan, elle rejoint l’ASEC Mimosas en 2023. Sous le maillot jaune et noir, elle explose véritablement au plus haut niveau et termine meilleure buteuse du championnat ivoirien pendant trois saisons consécutives. Ses statistiques illustrent cette domination, 33 buts en 2024, 39 en 2025 et 40 en 2026, soit 112 réalisations en trois exercices.

L’impact de l’attaquante ne s’est toutefois pas limité à ses performances individuelles. Avec l’ASEC Mimosas, elle a participé à deux titres consécutifs de championne de Côte d’Ivoire, au sacre en UFOA-B ainsi qu’à une finale continentale. Ses prestations lui ont également valu plusieurs distinctions individuelles. Elle a notamment été élue meilleure joueuse du tournoi UFOA-B 2025 et meilleure joueuse de la Ligue des champions féminine de la CAF 2025.

Cette progression l’a naturellement conduite vers la sélection nationale. Habibou Ouedraogo a intégré les Éléphantes en 2025, confirmant son changement de dimension sur la scène internationale.

 

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Après avoir marqué de son empreinte le football ivoirien, son arrivée à Marseille représente un tournant important, tant sur le plan sportif que professionnel. L’ASEC Mimosas perd ainsi l’une de ses principales armes offensives après trois saisons particulièrement prolifiques. De son côté, Habibou Ouedraogo ouvre une nouvelle page de sa carrière avec l’OM, avec l’objectif de transformer son efficacité acquise en Côte d’Ivoire en performances sur la scène européenne.