Revue de presse du 25 juin : espoir des éléphants face à Curaçao, sortie de la liste grise du GAFI et réformes électorales à la Une des journaux

Le match Côte d’Ivoire-Curaçao, décisif pour la qualification des Éléphants en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la sortie du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et les débats autour de la création d’un nouvel organe électoral occupent une place centrale dans les quotidiens ivoiriens parus ce jeudi 25 juin 2026.

 

Les Éléphants à l’heure du grand rendez-vous face à Curaçao

À quelques heures du coup d’envoi de la rencontre Côte d’Ivoire – Curaçao prévue à 20h GMT, la presse sportive affiche sa confiance envers la sélection nationale. L’enjeu est majeur : une victoire offrirait aux Éléphants une qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

SuperSport donne le ton avec une Une offensive : « Éléphants, on gagne et on avance ». Le journal mise notamment sur le trio offensif Amad-Diomandé-Bonny pour faire la différence face à la sélection caribéenne. Il relaie également la détermination du sélectionneur Emerse Faé, qui vise « la victoire et rien d’autre ».

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Fraternité Matin revient sur l’importance de cette confrontation à travers les mots du technicien ivoirien : « Pas question d’abandonner si près du but ». Le quotidien évoque aussi la volonté de réaction du capitaine Franck Kessié après les derniers résultats.

D’autres titres se projettent déjà vers une qualification historique. Soir Info résume l’attente des supporters avec « Aujourd’hui, c’est aujourd’hui ! », tandis que L’Inter estime que les Éléphants sont « à un pas des 16e de finale ».

Pour Notre Voie, cette rencontre représente « l’heure du rendez-vous avec l’histoire ». Générations Nouvelles estime que les champions d’Afrique peuvent « s’ouvrir les portes des seizièmes de finale », alors que Le Nouveau Réveil parle de « l’heure de vérité ». Plus prudent, La Voie Originale appelle toutefois à la vigilance en évoquant « le syndrome de la Grèce en 2014 », rappelant l’élimination ivoirienne lors du Mondial brésilien.

 

La sortie de la liste grise du GAFI célébrée par la presse

La reconnaissance internationale obtenue par la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’impose comme l’une des grandes informations du jour. La presse nationale salue une avancée majeure pour le pays, désormais retiré de la liste grise du GAFI, qui regroupe les juridictions soumises à une surveillance renforcée en raison de faiblesses identifiées dans leurs dispositifs financiers.

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Le journal Le Rassemblement consacre sa Une à cette annonce avec le titre : « Blanchiment, terrorisme : La Côte d’Ivoire quitte la liste grise du GAFI ». De son côté, L’Avenir affiche : « Blanchiment d’argent : La Côte d’Ivoire réussit son examen de contrôle », tandis que Le Jour Plus estime que le pays « marque de précieux points dans sa guerre contre l’argent sale ».

Cette évolution intervient après plusieurs mois de réformes engagées par les autorités ivoiriennes pour renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre les flux financiers illicites. Inscrite sur la liste grise du GAFI en 2025, la Côte d’Ivoire devait corriger plusieurs insuffisances stratégiques afin de retrouver une meilleure appréciation internationale.:

 

La réforme électorale divise les acteurs politiques

Au-delà du terrain sportif et des performances économiques, plusieurs journaux consacrent également leurs pages aux discussions autour de la réforme du système électoral ivoirien et de la création d’un nouvel organe chargé de l’organisation des scrutins.

L’Avenir voit dans cette initiative une opportunité de transformation institutionnelle et estime que « le gouvernement ouvre la voie, aux acteurs de suivre ». Le journal présente cette démarche comme une invitation au dialogue entre les différentes parties prenantes.

Une lecture différente apparaît dans les publications proches de l’opposition. Le Quotidien d’Abidjan critique la rencontre entre le Premier ministre et les partis politiques, qu’il qualifie de « propagande politique du régime RHDP ». Le journal relaie également les critiques de Kouadio Kouassi Siméon, qui dénonce « une hiérarchie du mépris ».

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De son côté, Notre Voie estime que l’opposition et la société civile se trouvent désormais « au pied du mur » face aux choix qui seront faits pour le futur organe électoral. Générations Nouvelles affirme pour sa part que « la trouvaille du régime Ouattara divise déjà », en mettant en avant les réserves exprimées par certains acteurs politiques.

Le Nouveau Réveil appelle à « éviter une CEI bis », tandis que Dernière Heure Monde redoute un possible « passage en force à l’horizon », dénonçant un manque de concertation dans le processus. Enfin, Soir Info donne la parole à Fernand Ahilé, présenté comme proche de l’ancien ministre Ahoua Don Mello, qui estime que le pouvoir préparerait « un retour larvé à l’ère d’avant 1990 ».

Entre exploit sportif attendu, victoire diplomatique sur le front financier et tensions politiques autour de la réforme électorale, l’actualité ivoirienne reste dominée ce jeudi par plusieurs enjeux majeurs.

Adjamé : un faux élève sous-officier interpellé avec une arme factice par le CCDO

Une vérification d’identité a conduit à une affaire pour le moins inhabituelle à Adjamé. Alors qu’ils effectuaient une patrouille dans la commune, des éléments du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) ont interpellé un individu qui tentait de se présenter comme un élève sous-officier de la Gendarmerie nationale.

La scène s’est déroulée en fin d’après-midi, dans une zone où l’activité commerciale et la circulation restent particulièrement intenses. Aux alentours de 18 heures, les agents du CCDO ont remarqué un homme dont le comportement a éveillé leurs soupçons. Ils ont alors décidé de procéder à un contrôle.

 

Une découverte qui interpelle les forces de l’ordre

Les premières vérifications effectuées par les policiers ont rapidement révélé des éléments suspects. L’individu portait une arme dont l’apparence pouvait laisser croire à une véritable arme à feu. Après examen, les forces de l’ordre ont établi qu’il ne s’agissait finalement que d’une arme factice. Cette découverte n’a toutefois pas mis fin aux interrogations des agents. Lors de la fouille, ils ont également trouvé une carte professionnelle censée prouver son appartenance à la Gendarmerie nationale en qualité d’élève sous-officier.

Face aux questions des enquêteurs, l’homme n’a pas réussi à justifier cette qualité ni à expliquer clairement l’origine de cette carte professionnelle. Les autorités cherchent désormais à comprendre comment il a obtenu ce document, dans quelles circonstances il l’utilisait et quelles étaient ses intentions en se présentant comme un futur membre des forces de sécurité.

À l’issue du contrôle, les agents du CCDO ont procédé à son interpellation avant de le conduire auprès de la brigade d’Adjamé, où il a été placé à la disposition des enquêteurs. La procédure devra permettre d’établir les responsabilités éventuelles dans cette affaire et de déterminer si l’usage de cette fausse carte professionnelle relevait d’une simple usurpation ou d’une démarche visant à tromper son entourage. Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire.

 

Police secours
© Police secours

Abidjan : l’influenceur camerounais Elysée Le Snieper sera déferré devant les autorités judiciaires

L’affaire qui enflamme les réseaux sociaux ivoiriens depuis plusieurs jours franchit une nouvelle étape. Après avoir interpellé à Abidjan l’influenceur camerounais T.E., connu sous le pseudonyme d’Elysée Le Snieper, à la suite de la diffusion d’une vidéo contenant des propos jugés offensants envers les institutions ivoiriennes, les autorités s’apprêtent à le déférer devant la justice.

Les forces de l’ordre l’ont arrêté le dimanche 21 juin 2026 dans un hôtel de Grand-Bassam, où il séjournait dans le cadre d’une collaboration publicitaire. L’opération s’est déroulée sans incident avant son transfert vers les services d’enquête compétents.

Originaire de Yaoundé et de nationalité camerounaise, Elysée Le Snieper se présente comme ingénieur en informatique et réside à Hembach, en Allemagne. Ces derniers jours, plusieurs de ses contenus publiés sur les réseaux sociaux ont suscité de vives réactions et attiré l’attention des autorités ivoiriennes. Après plusieurs auditions menées par les enquêteurs, le dossier entre désormais dans sa phase judiciaire. Les autorités devraient déférer l’influenceur devant les juridictions compétentes afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés.

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La justice ivoirienne devra à présent examiner les différents éléments du dossier et déterminer les suites à donner à cette affaire, qui suscite un vif intérêt aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger. Très commentée sur les réseaux sociaux, cette procédure continue d’alimenter les débats. L’opinion publique suivra de près les prochains développements, tandis que de nombreuses réactions continuent d’alimenter les débats autour de cette affaire.

 

Elysée le snieper
© Elysée le snieper

Mondial 2026 : « Un football africain un peu sauvage », les propos de Bastian Schweinsteiger sur la Côte d’Ivoire font polémique

Présent sur le plateau de la chaîne publique allemande ARD pour commenter la Coupe du monde 2026, Bastian Schweinsteiger s’est retrouvé au centre d’une vive controverse à la suite de déclarations tenues avant la rencontre entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire.

Ancien capitaine de la Mannschaft et champion du monde 2014, l’ex-milieu de terrain analysait les forces et les faiblesses des Éléphants pour les téléspectateurs de la chaîne ARD. Mais au lieu de se limiter à une lecture sportive de l’adversaire, le consultant a suscité l’indignation en recourant à des stéréotypes pour décrire le jeu de la sélection ivoirienne.

Évoquant ce qu’il a qualifié de « football africain », Schweinsteiger a notamment parlé d’un style « parfois peu orthodoxe », « un peu sauvage » et « pas tout à fait aussi tactique ». Des propos qui ont rapidement fait réagir en Allemagne, où plusieurs observateurs ont dénoncé des clichés réducteurs associés au football africain.

 

Un terme au cœur de la controverse

Si les déclarations sont d’abord passées relativement inaperçues dans le contexte de la victoire allemande face à la Côte d’Ivoire (2-1), la polémique a pris de l’ampleur dans les heures qui ont suivi. En cause, l’utilisation du terme « sauvage », jugé problématique par de nombreux internautes et commentateurs en raison de ses connotations historiques liées aux représentations coloniales et raciales.

Sur les réseaux sociaux comme dans plusieurs médias allemands, les critiques se sont multipliées contre l’ancien international, accusé d’avoir véhiculé une vision caricaturale du football africain. Malgré l’ampleur de la controverse, aucune excuse publique n’a été formulée jusqu’à présent par Bastian Schweinsteiger. De son côté, la chaîne ARD n’a pas non plus communiqué officiellement sur l’incident.

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L’ancien joueur a même poursuivi ses interventions à l’antenne. Mardi soir, Bastian Schweinsteiger a de nouveau pris place au micro pour commenter la rencontre entre l’Angleterre et le Ghana (0-0), sans évoquer la polémique qui entoure ses déclarations. Cette absence de réaction continue d’alimenter les critiques et ternit l’image de l’une des figures les plus respectées du football allemand.

Déguerpissements à Gesco : deux ans après, les victimes réclament toujours justice et réparation

Deux ans après les démolitions qui ont bouleversé le quartier Gesco à Yopougon, les familles affectées dénoncent l’absence de solutions concrètes et réclament une indemnisation à la hauteur des préjudices subis. Le Collectif des victimes des déguerpissements a interpellé les autorités lors d’une conférence de presse tenue le mardi 23 juin 2026.

Le dossier des déguerpissements de Gesco reste loin d’être clos. Deux années après les opérations de démolition menées au début de 2024 dans plusieurs zones du quartier, notamment les cités Éden, Pays-Bas et d’autres sous-quartiers, les victimes affirment attendre toujours des réponses des autorités.

Réunis en conférence de presse à Yopougon, les responsables du Collectif des victimes des déguerpissements ont exprimé leur frustration face à une situation qu’ils jugent préoccupante. Selon eux, plusieurs familles touchées disposaient pourtant de documents administratifs, dont des Arrêtés de concession définitive (ACD), ou avaient engagé des démarches pour sécuriser leurs terrains.

 

Des pertes matérielles et sociales considérables

Lors de la rencontre avec la presse, Rose Koné, membre du collectif et victime des démolitions, a dressé un bilan alarmant de la situation. Elle déplore l’absence de réponse concrète des autorités concernées, notamment du District autonome d’Abidjan, de l’État central, de la mairie de Yopougon et du ministère de la Solidarité nationale, face à la situation des familles affectées.

Selon elle, les promesses d’indemnisation n’ont pas abouti aux attentes des victimes. Elle dénonce notamment l’aide de 250 000 FCFA accordée à certaines familles, estimant que cette somme ne peut compenser la perte de biens immobiliers construits parfois sur plusieurs décennies.

Le collectif évoque également de lourdes conséquences sociales : la destruction partielle de la cité Éden, la disparition de plus de 200 concessions et la fermeture d’un établissement scolaire qui accueillait plus de 1 000 élèves. Les victimes affirment également que les démolitions ont causé trois décès et que plusieurs familles vivent toujours dans des conditions précaires.

Face à l’absence de solution, les victimes ont décidé d’engager une bataille judiciaire. Le collectif a assigné le District autonome d’Abidjan devant le Tribunal de première instance de Yopougon afin d’obtenir réparation des préjudices subis. Les responsables du collectif contestent notamment les déclarations selon lesquelles le District ne serait pas impliqué dans l’opération de déguerpissement. Après plusieurs audiences tenues les 16 avril, 4 mai et 21 mai 2026, les victimes attendent désormais la prochaine étape judiciaire prévue le jeudi 25 juin 2026.

 

« Gesco n’était pas une zone à risque », affirme le collectif

Pour Gbanan Goro Marcelin, président du Collectif des victimes de Gesco, le quartier ne représentait pas une zone dangereuse nécessitant une telle intervention. Selon lui, les destructions auraient aggravé les difficultés dans le secteur.

« Après les destructions, le quartier est devenu un vide et les agressions s’accumulent », a-t-il déclaré, dénonçant également un dépassement de la zone initialement prévue.

Selon lui, les autorités avaient prévu une opération limitée à une bande de 50 mètres, mais elles ont finalement détruit près de 500 mètres. Le responsable du collectif souligne que plusieurs victimes, aujourd’hui à la retraite après avoir consacré leur vie au service de la nation, se retrouvent sans solution durable.

 

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Les victimes rappellent enfin que Gesco faisait partie du Projet des quartiers restructurés d’Abidjan (PQRA), un programme destiné à améliorer les conditions de vie dans certains quartiers de la capitale économique ivoirienne. Regrettant que ce projet n’ait pas produit les résultats espérés, Rose Koné appelle les autorités à intervenir pour trouver une issue favorable.

« Nous ne sommes pas des étrangers, mais des Ivoiriens comme vous. Nous avons besoin de l’aide de l’État », a-t-elle plaidé.

Après plus de deux ans d’attente, les familles concernées espèrent désormais une reconnaissance de leurs droits et une solution définitive à leur situation.

Liste grise du GAFI : Abidjan franchit un cap décisif vers la sortie

Après dix-huit mois de réformes intensives, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans son combat contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le Groupe d’action financière (GAFI) reconnaît les avancées majeures réalisées par Abidjan, renforçant ainsi la confiance dans la place financière ivoirienne.

La Côte d’Ivoire entrevoit la fin d’une période de surveillance accrue. Réuni en session plénière en juin 2026, le Groupe d’action financière (GAFI) a officiellement reconnu les progrès substantiels accomplis par le pays dans la mise en œuvre de son plan d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ces avancées résultent d’un vaste programme de réformes engagé depuis octobre 2024 par les autorités ivoiriennes. L’objectif était clair, sortir la Côte d’Ivoire de la liste des juridictions placées sous surveillance renforcée, communément appelée « liste grise ».

 

Des réformes achevées avec plusieurs mois d’avance

La performance ivoirienne a particulièrement retenu l’attention des observateurs internationaux. Alors que l’achèvement de la feuille de route était initialement prévu pour septembre 2026, les autorités ont finalisé les principales actions près de trois mois avant l’échéance. Pour atteindre ce résultat, l’État ivoirien a renforcé sa coopération avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), l’organisme régional chargé d’accompagner les pays membres dans ce domaine.

Cette collaboration a permis d’améliorer les échanges d’informations lors des enquêtes, de renforcer la surveillance des secteurs présentant des risques élevés et de consolider les mécanismes de contrôle. Parmi les mesures adoptées figure une meilleure identification des bénéficiaires effectifs des entreprises, afin d’assurer davantage de transparence sur la propriété réelle des structures économiques.

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Les autorités ivoiriennes ont également intensifié l’utilisation des renseignements financiers, ce qui a contribué à une augmentation des procédures judiciaires liées aux infractions financières. En parallèle, un dispositif de sanctions ciblées a été renforcé afin de mieux répondre aux manquements constatés. Ces mesures ont permis de consolider l’architecture nationale de lutte contre les circuits financiers illégaux et de rapprocher le pays des standards internationaux.

 

Une dernière étape avant la sortie définitive de la liste grise

Malgré ces résultats encourageants, la Côte d’Ivoire doit encore franchir une ultime étape avant une éventuelle sortie définitive de la zone de vigilance du GAFI. L’organisation internationale prévoit une visite technique sur le terrain afin d’évaluer l’efficacité et la pérennité des dispositifs mis en place. Cette mission permettra de vérifier que les réformes engagées produisent des résultats durables. En signe de reconnaissance, Abidjan accueillera également les prochaines réunions de concertation avec les autres pays africains encore placés sous surveillance renforcée, notamment l’Angola, le Cameroun, le Kenya et le Soudan du Sud.

Pour la première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cet avancée représente un enjeu stratégique majeur. Une sortie définitive de la liste grise renforcerait la crédibilité du système financier ivoirien auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.

Mondial 2026 : Wilfried Singo rassuré après sa blessure, les examens médicaux sont positifs

Touché lors du choc entre la Côte d’Ivoire et l’Allemagne en Coupe du Monde 2026, Wilfried Singo a reçu des nouvelles encourageantes après des examens médicaux complémentaires. Le défenseur des Éléphants observera néanmoins quelques jours de repos pour retrouver pleinement ses capacités.

Sorti sur blessure à l’occasion de la rencontre de la 2e journée de la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 face à l’Allemagne, Wilfried Singo a passé de nouveaux examens médicaux le lundi 22 juin afin d’évaluer précisément la nature de sa blessure.

Les résultats se sont révélés rassurants pour l’international ivoirien. D’après le staff médical de la sélection nationale, aucune inquiétude majeure n’est à signaler à ce stade. Le joueur devra toutefois respecter une période de repos accompagnée de soins spécifiques durant les prochains jours, avec pour objectif de favoriser une récupération complète et optimale.

La Fédération Ivoirienne de Football ainsi que l’ensemble de l’encadrement des Éléphants ont tenu à apporter leur soutien au défenseur et lui souhaitent un prompt rétablissement. Le staff médical de la sélection suivra attentivement son évolution et communiquera de nouvelles informations en fonction de l’évolution de son état de santé.

 

Emploi en Côte d’Ivoire : lancement du SIMT, une plateforme stratégique pour le marché du travail

Le gouvernement ivoirien dispose désormais d’un nouvel outil pour mieux piloter les politiques d’emploi. Lancé mardi 23 juin 2026 à Abidjan par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, le Système d’information sur le marché du travail (SIMT) vise à renforcer la collecte et l’analyse des données pour une meilleure prise de décision.

Développé à travers la plateforme .STAT, basée sur la norme internationale Statistical data and metadata eXchange (SDMX), cet outil est porté par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF). Il doit permettre aux décideurs publics de disposer de données fiables pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

 

Un outil au service de l’emploi des jeunes

Lors de la cérémonie de lancement, le chef du gouvernement a salué le travail réalisé par l’ONEF et rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara, qui a placé l’emploi, la qualification de la main-d’œuvre et l’employabilité des jeunes au cœur des priorités nationales.

Selon Robert Beugré Mambé, le SIMT permettra à la Côte d’Ivoire de rejoindre le cercle des rares pays africains disposant d’un tel dispositif d’analyse du marché du travail. « J’invite l’ensemble des parties prenantes à s’approprier cet outil », a déclaré le Premier ministre, appelant les administrations, les entreprises et les établissements de formation à collaborer afin de faire du SIMT un instrument au service de l’intérêt général.

Les ministres en charge de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Me Adama Kamara, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, Koffi N’Guessan, ainsi que celui de la Promotion de la jeunesse et de l’Insertion professionnelle, Mamadou Touré, ont salué la mise en place de cette plateforme.

Pour eux, le SIMT constitue une réponse aux défis liés à l’insertion des jeunes, en apportant des informations précises sur les métiers porteurs, les compétences recherchées et les besoins réels des employeurs. Les responsables gouvernementaux ont également insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

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Le BIT et la Banque mondiale saluent une initiative majeure

Les partenaires internationaux impliqués dans le projet ont également exprimé leur satisfaction. La représentante du Bureau international du travail (BIT), N’deye Coumba Diop, et celle de la Banque mondiale, Wally Wane, ont estimé que le SIMT pourrait contribuer à réduire l’écart entre les formations proposées et les besoins du marché de l’emploi. Ils ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la Côte d’Ivoire dans cette démarche visant à soutenir la croissance économique et l’amélioration de l’employabilité.

Lancée en 2025, la mise en place du SIMT a nécessité 18 mois de travaux avec l’appui technique du BIT. Le directeur général de l’ONEF, Pénatien Émile Koné, a présenté les différentes étapes de réalisation du projet ainsi que les fonctionnalités de la plateforme. L’outil propose notamment des tableaux de bord permettant de suivre les principaux indicateurs liés à l’emploi et à la formation.

Pour le responsable de l’ONEF, cette plateforme marque le début d’une nouvelle étape et nécessite désormais un engagement durable des acteurs publics et des partenaires afin d’enrichir régulièrement les données disponibles. Le SIMT se présente ainsi comme un réseau regroupant institutions, acteurs et informations destinés à améliorer la collecte, l’analyse et la diffusion des données sur le marché du travail ivoirien. Une avancée majeure pour mieux anticiper les besoins en compétences et accompagner les politiques d’emploi.

Burkina Faso – Union européenne : Ouagadougou hausse le ton après une résolution du Parlement européen

Le gouvernement burkinabè a exprimé son profond désaccord après l’adoption d’une résolution du Parlement européen concernant le Burkina Faso et les déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart. En réaction, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué le lundi 22 juin l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou, Philippe Bronchain.

À travers cette rencontre, les autorités burkinabè ont voulu faire part de leur « désapprobation », de leur « déception » et du rejet des propos tenus à l’encontre du pays lors des débats au Parlement européen.

 

Ouagadougou dénonce des accusations jugées infondées

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, les arguments avancés par l’eurodéputé reposent sur des informations erronées et traduisent une méconnaissance des efforts engagés par le Burkina Faso dans la lutte contre l’insécurité. Karamoko Jean Marie Traoré estime que le pays mène depuis plusieurs années un combat difficile aux côtés du Mali et du Niger pour faire face aux menaces sécuritaires dans la région du Sahel.

« Notre pays se bat depuis longtemps pour faire face à l’insécurité aux côtés du Mali et du Niger, et nous constituons cette digue que les trois leaders essayent de garder consolidée. Voir un parlementaire qui vient donner des chiffres erronés sur un pays qu’il n’a pas visité, nous pensons qu’il a souillé la sacralité du Parlement européen en tenant un discours au relent néocolonialiste », a expliqué S.E. Karamoko Jean Marie TRAORE, dénonçant un discours qu’il qualifie de « relent néocolonialiste ».

 

Le Burkina Faso revendique sa souveraineté

Face au représentant de l’Union européenne, le ministre des Affaires étrangères a également contesté ce qu’il considère comme une volonté d’imposer des orientations extérieures à la politique intérieure burkinabè. Selon lui, le Burkina Faso demeure souverain dans ses choix en matière de gestion de l’espace civique et de sécurité nationale. Il a ainsi critiqué la position du Parlement européen, accusé de vouloir porter un jugement sur les décisions prises par les autorités du pays.

Le ministre a également rappelé les conséquences de la crise libyenne et son impact sur la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel. Il estime que les responsabilités internationales liées à cette situation ne peuvent être ignorées dans l’analyse des défis actuels auxquels font face les pays de la région.

« Ce député qui a pris la parole, il sait très bien comment la situation sécuritaire a commencé dans le pays. Faisant abstraction de la responsabilité de l’OTAN dans la déstabilisation de la Libye dont les conséquences ont été portées par nos pays ici, qu’il vienne en toute aisance parler de la situation sécuritaire, nous pensons que quelque part c’est malsain », a soutenu le Camarade ministre.

De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a indiqué avoir pris note des observations formulées par le gouvernement burkinabè. Le diplomate européen a assuré qu’il transmettrait le message des autorités de Ouagadougou à son institution afin de rendre compte des préoccupations exprimées.

 

Mondial 2026 : le Ghana résiste à l’Angleterre (0-0), la Colombie valide son billet pour les seizièmes

Le Ghana a réalisé une belle opération dans la course à la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Opposés à l’Angleterre mardi 23 juin à Foxborough, les Black Stars ont obtenu un match nul (0-0) au terme d’une rencontre marquée par une solide prestation défensive tandis que les Léopards se sont inclinés sur la plus petite des marges (1-0), au terme d’une rencontre où ils ont longtemps résisté grâce à un Lionel Mpasi impérial.

Ce point précieux permet aux hommes de Carlos Queiroz de totaliser quatre points après deux journées et de se rapprocher du tour suivant. Une performance que la sélection ghanéenne considère comme une véritable victoire, tant l’adversaire anglais a dominé une grande partie des débats.

 

Une défense ghanéenne infranchissable

Les Three Lions, pourtant favoris après leur victoire inaugurale face à la Croatie, ont rapidement pris le contrôle du match. Portée par sa possession de balle, l’Angleterre a tenté de trouver des solutions face à un bloc ghanéen compact et parfaitement organisé. Declan Rice s’est procuré deux occasions franches en première période, sans parvenir à trouver le cadre. De son côté, Harry Kane, très surveillé par la défense adverse, n’a jamais réussi à peser véritablement sur la rencontre.

Le Ghana a également tenté quelques incursions, notamment par Antoine Semenyo, dont la frappe en première période a frôlé le poteau anglais. Après la pause, les occasions se sont multipliées. Anthony Gordon et Harry Kane ont tenté de forcer le verrou ghanéen, mais le gardien Benjamin Asare et sa défense ont résisté jusqu’au coup de sifflet final. À l’issue de la rencontre, le sélectionneur anglais Thomas Tuchel a reconnu les difficultés rencontrées face à une équipe ghanéenne disciplinée.

« Le Ghana a défendu avec détermination et discipline. Nous avons été patients, mais nous n’avons pas trouvé les espaces », a regretté le technicien allemand.

À l’inverse, Carlos Queiroz a salué l’engagement de ses joueurs. Pour le sélectionneur des Black Stars, ce nul récompense « l’intelligence et la détermination » de son équipe. Avec quatre points au compteur, le Ghana peut désormais envisager sereinement son dernier match de groupe, tandis que l’Angleterre devra encore batailler pour assurer sa qualification.

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La Colombie qualifiée après sa courte victoire face à la RD Congo

La Colombie a validé son ticket pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après sa victoire face à la République démocratique du Congo (1-0), dans la nuit de mardi à mercredi.

Dominateurs durant l’essentiel de la rencontre, les Cafeteros ont longtemps buté sur une défense congolaise solide et un Lionel Mpasi impérial dans les buts. Le gardien des Léopards a multiplié les interventions décisives pour maintenir son équipe dans le match, avant de céder à la 76e minute. Daniel Muñoz a finalement trouvé l’ouverture et offert aux Colombiens une deuxième victoire consécutive dans la compétition.

Avec six points, la Colombie poursuit son parcours parfait et rejoint les équipes déjà qualifiées pour la suite du tournoi. Malgré cette défaite, la République démocratique du Congo conserve une chance de qualification. Les hommes de Sébastien Desabre devront impérativement battre l’Ouzbékistan lors de leur dernier match de groupe pour espérer atteindre, pour la première fois de leur histoire, la phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

Le rendez-vous est fixé dans la nuit du 27 au 28 juin. Une rencontre qui s’annonce décisive pour l’avenir des Léopards dans cette compétition.