Service public : Kuibiert veut en finir avec « l’esprit du vendredi, on ne dure pas au champ » chez les fonctionnaires

À l’ouverture de la 6ᵉ édition des Journées nationales du service public (JNSP), ce mardi 23 juin 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville, la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a appelé à construire un service public davantage tourné vers les besoins des populations.

Placée sous le thème « Ensemble, construisons un service public ami du citoyen », cette rencontre a réuni plusieurs personnalités, dont Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, président du Conseil d’État, des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des fonctionnaires, agents de l’État et élèves-fonctionnaires.

 

Un service public au cœur du « bonheur partagé »

Pour Anne Désirée Ouloto-Lamizana, l’amélioration des services publics constitue un levier essentiel pour répondre aux attentes des populations. Elle rappelle que le président de la République, Alassane Ouattara, a placé le bien-être des citoyens au centre de son action. Selon la ministre, ce « bonheur partagé » passe notamment par l’accès aux services essentiels tels que la sécurité, la paix, l’eau potable, l’électricité, l’éducation ou encore la santé.

« C’est pour cela que nous sommes là et c’est à cela que nous travaillons tous les jours », a-t-elle déclaré.

Dans cette dynamique, son département mise sur la transformation numérique de l’administration afin de rapprocher davantage les services publics des usagers. La digitalisation doit permettre de faire du citoyen un véritable partenaire et d’améliorer l’efficacité des prestations administratives.

 

L’administration appelée à se réinventer

Présent en qualité de conférencier inaugural, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a insisté sur la nécessité pour l’administration ivoirienne de s’adapter aux évolutions de la société. Le président du Conseil d’État estime que l’intégration des technologies de l’information et de la communication représente un outil majeur pour répondre efficacement aux besoins des citoyens.

« Il faut arriver à créer un duo entre l’administration et les usagers du service public », a-t-il souligné, appelant à une relation fondée sur la confiance et la proximité. Il a également rappelé les trois grands principes qui doivent guider l’action publique : la continuité du service public, l’égalité d’accès pour les citoyens et la mutabilité, c’est-à-dire la capacité de l’administration à évoluer en fonction des besoins des populations. Concernant la continuité, il a illustré son propos à travers un exemple pratique :

« Si vous êtes malade, faites-vous remplacer par un collègue pour assurer la continuité du service. Ne fermez pas le bureau. » Kuibiert Coulibaly s’est montré très clair à l’endroit des fonctionnaires ivoiriens : « L’usager est le chef et vous travaillez pour le satisfaire. Servir dans l’administration est un sacerdoce et vous devez l’accepter. Par conséquent, évitez les expressions telles que : “Vendredi, on ne dure pas au champ”. Cela ne vous valorise pas et, d’ailleurs, ce champ est aussi le vôtre », a-t-il martelé.

Pour Auguste Yéboué, directeur général de la Transformation du Service public, la réussite de cette ambition repose sur l’engagement collectif des fonctionnaires, agents de l’État et citoyens.

« Ensemble, bâtissons ce service public ami », a-t-il lancé, avant de procéder au lancement du Prix de l’Innovation du Service Public au nom de la ministre d’État.

Les Journées nationales du service public se déroulent du 23 au 26 juin 2026 dans les districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro, ainsi que dans les 31 régions de Côte d’Ivoire. Au programme : des stands de présentation, des ateliers cliniques du service public, une masterclass, des tables rondes et plusieurs panels de réflexion. La cérémonie de clôture est prévue le vendredi au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, en présence du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

 

Réforme de la gouvernance électorale : le RHDP salue une « avancée historique » pour la Côte d’Ivoire

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) affiche son adhésion à la réforme de la gouvernance électorale engagée par le gouvernement ivoirien. Dans une déclaration rendue publique après l’intervention du Premier ministre Beugré Mambé, le parti s’est félicité de la décision de revoir le dispositif actuel d’organisation des élections en Côte d’Ivoire.

Le RHDP indique avoir suivi avec « grand intérêt » l’adresse prononcée le lundi 22 juin 2026 par le Premier ministre, chef du gouvernement, à l’auditorium de la Primature, en présence des partis politiques et des organisations de la société civile. Cette rencontre portait sur la réforme de l’organe chargé de la gestion des élections, conformément à la décision prise lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026.

 

Une réforme pour tourner la page des crises électorales

Le parti présidentiel salue l’initiative du chef de l’État Alassane Ouattara et estime que cette réforme ouvre une nouvelle étape dans l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire. Pour le RHDP, cette nouvelle architecture électorale doit permettre de dépasser les contestations qui ont marqué plusieurs échéances électorales et contribuer à instaurer un climat de confiance entre les acteurs politiques.

Le parti rappelle que les débats sur l’amélioration du système électoral remontent au retour du multipartisme en 1990. Depuis cette période, plusieurs formations politiques ont exprimé des préoccupations liées notamment à la transparence du vote, au bulletin unique, à l’âge électoral ou encore à la création d’un organe indépendant chargé de superviser l’ensemble du processus électoral.

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De la COSUR à la CEI : une évolution du système électoral ivoirien

Dans sa déclaration, le RHDP revient sur l’évolution des structures électorales mises en place au fil des années. Il cite notamment la Commission de Supervision de l’Organisation du Référendum (COSUR) et la Commission Nationale Électorale (CNE), avant la création de la Commission Électorale Indépendante (CEI) en 2001.

Cette dernière a connu plusieurs réformes, notamment à partir de 2014, à la suite des différents cycles de dialogue politique. La CEI a finalement été dissoute en mai 2026 après plusieurs années de contestations concernant sa composition et son fonctionnement. Le RHDP reconnaît toutefois les acquis enregistrés par l’institution et estime que la réforme actuelle constitue une opportunité pour renforcer durablement la gestion des élections.

Le parti présidentiel met en avant plusieurs objectifs majeurs liés à la nouvelle gouvernance électorale. Il cite notamment la professionnalisation de l’organisation matérielle des scrutins, la garantie de la neutralité et de la transparence du processus électoral, ainsi que le renforcement du contrôle et de la supervision des opérations électorales. Pour le RHDP, cette réforme représente une « avancée historique » susceptible de consolider la stabilité institutionnelle du pays, de prévenir les crises post-électorales et de renforcer la confiance entre les différents acteurs.

 

Le RHDP invite les partis politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des acteurs concernés à accompagner cette réforme avec « responsabilité, patriotisme et esprit républicain ». Le parti estime qu’une adhésion collective permettra de garantir une transmission pacifique et démocratique du pouvoir, dans le respect de la Constitution et des lois ivoiriennes. Il réaffirme enfin son engagement en faveur du dialogue politique, de la paix et du renforcement de l’État de droit, avec l’ambition de faire des élections en Côte d’Ivoire des moments d’expression sereine de la volonté populaire plutôt que des périodes de tensions.

 

 

Revue de presse du 24 juin : la réforme électorale, les hydrocarbures, le match des éléphants ainsi que le service public au cœur de l’actualité

La nouvelle découverte de pétrole au large des côtes ivoiriennes occupe la revue de ce mercredi 24 juin 2026. Les journaux du jour accordent également une large place à la rencontre entre le Premier ministre et les partis politiques sur la réforme de l’organe électoral, au match décisif entre la cote d’ivoire et Curaçao ainsi qu’à l’ouverture de la Journée nationale du service public.

 

La Côte d’Ivoire poursuit son offensive dans le secteur des hydrocarbures. Le pays vient d’enregistrer une nouvelle découverte de pétrole au large de ses côtes, confirmant ainsi le dynamisme de son bassin sédimentaire et son attractivité pour les investisseurs internationaux.

L’annonce a été faite le 22 juin 2026 par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Dans un communiqué officiel, le département ministériel indique que la compagnie américaine Murphy Oil Corporation, en partenariat avec PETROCI Holding, a mis au jour un nouveau gisement sur le bloc pétrolier CI-709.

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Le puits Bubale-1X au cœur de la découverte

Cette avancée est le résultat du forage du puits d’exploration Bubale-1X, lancé à la fin du mois de février 2026. Situé en eaux profondes dans le bassin sédimentaire ivoirien, le puits a atteint une profondeur totale de 6 263 mètres, dont près de 2 400 mètres sous la surface de la mer. Pour Murphy Oil Corporation et PETROCI Holding, cette découverte ne constitue qu’une première étape. Les deux partenaires entendent poursuivre les travaux afin d’évaluer avec davantage de précision le volume et les caractéristiques de la ressource identifiée.

Dans cette perspective, un second puits d’évaluation sera foré au cours du second semestre 2026. Cette opération vise à recueillir des données supplémentaires sur le gisement et à déterminer son potentiel commercial avant toute éventuelle phase de développement et de production.

L’information a rapidement trouvé un écho dans les colonnes de plusieurs journaux ivoiriens. Le quotidien L’Expression met en avant la portée de l’annonce avec le titre : « La Côte d’Ivoire fait une nouvelle découverte de pétrole ». De son côté, Le Matin insiste sur la qualité des ressources découvertes en affichant à sa Une : « Nouvelle découverte de pétrole de qualité premium ».

 

Nouvelle architecture électorale : les consultations s’intensifient

Tandis que les hydrocarbures alimentent l’actualité économique, le gouvernement et les acteurs politiques concentrent leurs échanges sur la mise en place d’une nouvelle gouvernance électorale.

Après avoir supprimé la Commission Électorale Indépendante (CEI), longtemps contestée par une partie de l’opposition, le gouvernement engage une série de consultations avec les formations politiques afin de définir les contours du futur organe chargé d’organiser les prochaines échéances électorales. L’objectif affiché est de parvenir à un mécanisme consensuel capable de renforcer la confiance des acteurs politiques et des électeurs dans le processus électoral.

Les premières pistes issues des discussions commencent à émerger. Selon le journal Notre Voix, les réflexions en cours s’orienteraient vers « une gouvernance électorale à trois têtes ». Cette formule, qui reste encore à préciser dans ses modalités de fonctionnement, pourrait constituer l’un des fondements de la future institution chargée de superviser les élections en Côte d’Ivoire.

Le PPA-CI absent des échanges

Une absence a toutefois marqué cette phase de concertation. Le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, n’a pas pris part à la rencontre.

Le quotidien Le Quotidien d’Abidjan revient sur les raisons de cette non-participation à travers un titre sans équivoque : « Sans dialogue préalable, le régime propose ses solutions ». Aujourd’hui évoque des « abonnés absents », tandis que L’Essor ivoirien estime que « Gbagbo est toujours prisonnier du boycott ».

Au fil des consultations, les contours de la future structure électorale se dessinent progressivement. Si plusieurs questions restent encore en suspens, les discussions engagées témoignent de la volonté des autorités et des acteurs politiques de construire un nouveau cadre institutionnel pour la gestion des élections. Un chantier majeur dont les évolutions continueront d’alimenter l’actualité politique nationale dans les prochains mois.

 

Anne Désirée Ouloto lance la Journée nationale du service public

L’autre temps fort de l’actualité est l’ouverture de la Journée nationale du service public par la ministre Anne Désirée Ouloto Lamizana. L’événement a mobilisé plusieurs médias qui mettent en avant les efforts engagés pour améliorer la qualité des prestations administratives. Dans ses colonnes, Fraternité Matin revient sur les enjeux de cette initiative et met en lumière « Les recettes de l’État pour un service public ami du citoyen ».

Pour La Régionale, l’ambition du gouvernement est claire : faire de la satisfaction des usagers « une priorité nationale ». Une vision également saluée par RHDP News, qui considère que « notre pays poursuit sa belle marche vers la grande Côte d’Ivoire ». L’accent est ainsi mis sur la modernisation de l’administration et le renforcement du lien entre les services publics et les populations.

La conférence inaugurale prononcée par le président du Conseil d’État, Ibrahime Kuibiert Coulibaly, a également retenu l’attention de la presse. Le quotidien Liberté se montre particulièrement élogieux en titrant simplement : « Kuibiert, magistral », saluant la qualité de son intervention lors de cette cérémonie d’ouverture.

 

Mondial 2026 : les Éléphants à l’épreuve de Curaçao

Dans les pages sportives, l’attention se tourne vers la sélection nationale ivoirienne. À la veille d’un rendez-vous crucial face à Curaçao dans le cadre de la Coupe du monde 2026, les attentes sont fortes autour des Éléphants. Supersport résume l’enjeu dans une formule imagée : « Les Éléphants dans le bois sacré », traduisant l’importance de cette rencontre pour la suite de la compétition.

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Soubré : un commerçant succombe brutalement

L’actualité des faits divers est marquée par un drame survenu à Soubré. Selon Soir Info, un propriétaire de magasin de friperie s’est brusquement effondré avant de rendre l’âme. Cette disparition soudaine a suscité une vive émotion parmi ses proches, ses clients et les habitants de la localité.

Mondial 2026 / Côte d’Ivoire – Curaçao : l’ambassade des États-Unis met en place une fan zone à Abidjan pour soutenir les Éléphants

L’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, en partenariat avec le Comité national de soutien aux Éléphants (CNSE) et l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), organise une retransmission publique du match Côte d’Ivoire – Curaçao, comptant pour la Coupe du monde 2026.

Prévu le jeudi 25 juin 2026, l’événement se tiendra à partir de 17h30 à la Fan Zone de l’INJS à Abidjan. Cette initiative vise à rassembler les supporters ivoiriens autour des Éléphants dans une ambiance conviviale et festive, à l’occasion de cette rencontre importante qui se disputera à Philadelphie, aux États-Unis.

Au-delà de la diffusion du match sur écran géant, plusieurs animations sont annoncées pour accompagner ce grand rendez-vous sportif. Les supporters pourront profiter d’activités de divertissement ainsi que d’une animation musicale destinée à renforcer l’atmosphère de fête autour de l’équipe nationale. Cette mobilisation populaire permettra aux fans ivoiriens de vivre collectivement ce moment fort du Mondial et d’apporter leur soutien aux Éléphants engagés dans la compétition.

 

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Avec cette initiative, les organisateurs entendent promouvoir les valeurs de cohésion, de fraternité et de fair-play véhiculées par le sport. Elle témoigne également de l’engagement des partenaires à créer un espace de rassemblement autour de la sélection nationale.

L’événement s’inscrit aussi dans une dynamique de rapprochement entre les peuples ivoirien et américain à travers le football. Discipline fédératrice suivie par des millions de passionnés dans le monde, le sport devient ainsi un cadre de partage et de renforcement des liens entre les deux nations.

 

éléphants de Côte d'Ivoire
© éléphants de Côte d'Ivoire

Pétrole : une nouvelle découverte sur le bloc CI-709 renforce les ambitions offshore de la Côte d’Ivoire

Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a annoncé, le 22 juin 2026, la découverte d’un nouveau gisement sur le bloc offshore CI-709, à la suite des travaux menés par Murphy Oil Corporation en partenariat avec PETROCI Holding.

Cette découverte résulte du forage du puits d’exploration Bubale-1X, lancé à la fin du mois de février. Situé dans les eaux profondes du bassin sédimentaire ivoirien, le puits a atteint une profondeur totale de 6 263 mètres, dont 2 400 mètres sous le niveau de la mer. Selon les informations communiquées par le ministère, le forage a mis en évidence environ 30 mètres nets de pétrole répartis dans deux réservoirs distincts.

 

Un pétrole de qualité identifié

Les premières analyses réalisées sur les fluides extraits indiquent la présence d’un pétrole léger et de bonne qualité. Cette découverte confirme le potentiel du bassin offshore ivoirien. Ces dernières années, cette zone est devenue l’une des plus actives de la sous-région. Les partenaires prévoient désormais une nouvelle phase d’évaluation. L’objectif est d’estimer les volumes récupérables du gisement. Ces travaux permettront aussi d’évaluer son potentiel de développement.

Dans cette optique, un second puits d’appréciation devrait être foré au cours du second semestre 2026. Cette étape permettra de mieux définir les caractéristiques du réservoir et son intérêt économique avant toute décision d’exploitation. Parallèlement, Murphy Oil poursuit ses activités sur plusieurs autres permis du bassin de Tano. La compagnie détient entre 85 % et 90 % des participations sur les blocs CI-102, CI-103, CI-502, CI-531 et CI-709, tout en développant plusieurs prospects d’exploration.

Depuis la découverte du gisement Baleine en 2021, plusieurs découvertes majeures ont été enregistrées dans les eaux profondes du pays. Les gisements Calao et Calao South ont notamment renforcé les perspectives de production nationale et accru l’intérêt des investisseurs internationaux pour le bassin ivoirien. Le gouvernement ivoirien entend s’appuyer sur cette dynamique pour accélérer le développement du secteur. Les autorités visent une production d’environ 200 000 barils de pétrole par jour à l’horizon 2028-2030, contre près de 60 000 barils actuellement.

 

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À plus long terme, la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre 500 000 barils par jour d’ici 2035. Pour le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, cette découverte confirme le potentiel énergétique du pays. Elle renforce également les ambitions de la Côte d’Ivoire dans l’offshore africain. Le pays entend s’imposer comme un acteur majeur du secteur sur le continent.

 

Ministère des mines et de l'Energie
© Ministère des mines et de l'Energie

Mortalité massive de poissons à Songon : les autorités lancent des analyses pour identifier les causes

Une alerte environnementale a conduit les autorités ivoiriennes à réagir rapidement. Après la découverte, jeudi 18 juin 2026, d’une importante mortalité de poissons dans les eaux lagunaires de Songon-Kassemblé, les autorités ont immédiatement déployé des mesures d’urgence.

Le phénomène, qui touche principalement des alevins de sardinelle, a mobilisé une équipe mixte composée d’agents du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), des autorités administratives locales et des forces de sécurité. Une première mission a permis d’évaluer la situation et de mettre en place les premières actions de protection.

 

Des prélèvements pour déterminer l’origine du phénomène

Les services techniques ont procédé à des prélèvements d’eau et de poissons morts afin de mener des analyses approfondies. Ces examens, réalisés avec l’appui du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) et d’autres structures spécialisées, portent notamment sur les aspects physico-chimiques, bactériologiques et toxicologiques. Parallèlement, les équipes mobilisées ont retiré, sécurisé puis détruit les poissons morts afin de prévenir tout risque sanitaire et de limiter les impacts sur l’environnement.

Les autorités ont également renforcé le dispositif de contrôle autour du site touché. Des équipes terrestres et nautiques suivent l’évolution de la situation, tandis que des enquêtes sont en cours pour rechercher d’éventuelles sources de pollution à proximité ou en amont de la zone concernée. Un cadre de coordination réunissant le MIRAH, le CIAPOL, les autorités locales et les collectivités territoriales a été instauré pour assurer le suivi des opérations.

En attendant les résultats des analyses, le MIRAH appelle les populations riveraines, les pêcheurs et les acteurs de la filière halieutique à la prudence. Le ministère rappelle l’interdiction de ramasser, vendre ou consommer les poissons retrouvés morts, en attendant l’identification des causes de cette mortalité inhabituelle.

 

Double exploit médical à Abidjan : l’ICA réalise une première historique en cardiologie de pointe

Deux interventions TAVI réussies en moins de 48 heures, l’Institut de Cardiologie d’Abidjan signe une première historique en Côte d’Ivoire. Les jeudi 18 et vendredi 19 juin 2026, l’établissement a réalisé avec succès ces opérations de remplacement valvulaire aortique percutané, marquant une avancée majeure dans la prise en charge des maladies cardiaques dans le pays.

L’équipe du Professeur Roland N’Guetta, Directeur de la Recherche, de l’Innovation et de la Formation de l’ICA, a conduit cette avancée médicale avec le soutien technique et scientifique du laboratoire américain Medtronic et de son distributeur local Médikacare.

 

Une première pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique subsaharienne

Au-delà du succès ivoirien, cette opération marque également une première collaboration de ce type entre Medtronic et une équipe médicale d’Afrique subsaharienne pour la réalisation d’une procédure TAVI. Cette performance place désormais l’ICA sur une nouvelle trajectoire dans le domaine de la cardiologie interventionnelle. Elle confirme l’ambition de faire d’Abidjan un centre de référence régional pour les traitements cardiovasculaires de haute technicité.

Le TAVI est une procédure permettant de remplacer une valve aortique défaillante sans ouvrir le thorax du patient. La nouvelle valve est introduite à l’aide d’un cathéter qui progresse dans les artères avant d’être positionnée directement au niveau du cœur. Cette technologie, encore pratiquée dans un nombre limité de centres spécialisés à travers le monde, nécessite des équipements médicaux avancés, notamment l’imagerie spécialisée, un scanner performant, ainsi qu’une équipe disposant d’une expertise spécifique.

Les deux patients traités à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan souffraient de formes complexes de pathologies valvulaires aortiques. Leur prise en charge a nécessité une grande précision technique et le respect de standards médicaux internationaux. Le Dr Kamel Boughalem, expert international mandaté par Medtronic, a supervisé les interventions afin d’accompagner l’équipe ivoirienne dans le respect des standards internationaux.

 

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La réalisation de ces opérations a également bénéficié de l’appui des autorités ivoiriennes. L’accès à cette technologie représente une avancée majeure, mais son coût élevé constitue un défi pour de nombreux systèmes de santé. Avec cette avancée, l’Institut de Cardiologie d’Abidjan ambitionne désormais de renforcer son rôle de centre d’excellence et d’offrir aux patients ivoiriens des traitements jusque-là accessibles uniquement dans quelques grandes structures médicales internationales.

 

Buzz Maa Bio – Himra – Aya Robert : une polémique qui enflamme le showbiz ivoirien et divise les fans

La polémique entre Himra et Maa Bio continue de faire réagir sur les réseaux sociaux. En répondant directement aux attaques de l’influenceuse, le rappeur ivoirien s’est retrouvé au cœur d’une controverse qui, selon plusieurs observateurs, profite davantage à son adversaire.

Alors que Himra dispose d’une importante communauté de fans et d’un entourage présenté comme structuré, certains estiment qu’une meilleure gestion de la communication aurait pu éviter cette confrontation publique. Pour eux, répondre à la polémique aurait davantage alimenté le débat au lieu de l’apaiser.

 

Une bataille médiatique qui prend une autre dimension

Une altercation verbale oppose depuis quelques jours les créatrices de contenu Aya Robert et Maa Bio. Au centre des échanges : des propos liés à la vie privée et à la sexualité, largement commentés sur les plateformes numériques. Une exposition qui relance le débat sur les limites du contenu diffusé en ligne et sur la responsabilité des personnalités publiques.

Lors de son intervention en direct devant plus de 32 000 personnes connectées, Maa Bio a multiplié les déclarations visant Himra, malgré plusieurs tentatives de perturbation de ses lives par certains supporters du rappeur.

« On n’a pas seulement filtré, il y a eu plus. » Les mots choisis pour dépeindre cette relation étaient, eux aussi, condescendants. « J’ai mangé votre chef de gang ».

Elle a poursuivi ses prises de parole sur d’autres canaux, maintenant ainsi la pression médiatique. Pour plusieurs analystes du milieu, cette séquence a permis à Maa Bio de gagner en visibilité. En occupant l’espace médiatique et en imposant son récit, l’influenceuse a réussi à capter l’attention d’une partie importante du public.

De son côté, Himra voit certains fans s’interroger sur la stratégie adoptée dans cette affaire. Des observateurs estiment que cette sortie pourrait fragiliser l’image de maîtrise et de contrôle qui accompagne habituellement l’artiste.

 

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Au-delà de l’affrontement entre les deux personnalités, cette affaire remet sur la table la question des limites dans les clashes du showbiz ivoirien. Entre recherche de buzz, stratégies digitales et exposition de sujets privés, le débat se poursuit sur la frontière entre communication et dérive. Si cette polémique ne devrait pas remettre en cause la carrière de Himra, elle restera toutefois comme une séquence marquante où la gestion de l’image publique a occupé une place centrale.

 

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CGLU 2026 : Kandia Camara défend la vision ivoirienne de la décentralisation à Tanger

La présidente du Sénat ivoirien, Kandia Camara, a rejoint lundi 22 juin 2026 les participants au Congrès mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) à Tanger, au Maroc. Prévu jusqu’au 26 juin, ce grand rendez-vous réunit des élus locaux et responsables territoriaux venus des cinq continents.

Cette rencontre internationale réunit plus de 3 000 participants issus des cinq continents, parmi lesquels des maires, gouverneurs, présidents de régions et responsables locaux. Elle constitue l’un des principaux espaces de réflexion sur l’avenir des territoires et leur rôle dans la gouvernance mondiale.

À son arrivée dans la ville marocaine, la présidente du Sénat a été accueillie par plusieurs responsables de l’institution, notamment les sénateurs Baflan Laure épouse Donwahi et le Professeur Sidibé Valy, ainsi que le secrétaire général du Sénat, Touré Ousmane Samassi.

 

Les territoires au cœur des débats mondiaux

Durant cinq jours, les participants au Congrès vont échanger autour des grands défis auxquels font face les collectivités. Les discussions porteront notamment sur le financement local, la lutte contre le changement climatique, la gouvernance territoriale, l’intelligence artificielle, la coopération décentralisée et le développement durable. Une démarche qui s’inscrit dans les enjeux de développement local auxquels la Côte d’Ivoire fait face et vise à contribuer à l’élaboration d’une vision commune des territoires pour l’après-2030.

À Tanger, Kandia Camara entend mettre en avant l’expérience ivoirienne en matière de décentralisation et contribuer aux réflexions sur la réduction des inégalités territoriales. La présidente du Sénat participera notamment à un panel consacré aux disparités sociales et territoriales, un sujet majeur pour les pays africains confrontés aux défis de l’aménagement équilibré du territoire.

 

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Cette participation s’inscrit dans la continuité du Symposium international sur la décentralisation organisé en mars dernier par le Sénat ivoirien à Yamoussoukro, qui avait réuni plusieurs acteurs autour des enjeux liés au développement local. La présence ivoirienne à ce forum mondial traduit la volonté des autorités de renforcer une gouvernance territoriale plus inclusive et efficace. Elle témoigne également de l’ambition du pays de développer davantage les échanges internationaux au profit des collectivités locales.

 

 

Mondial 2026 : le Sénégal au bord du gouffre après une deuxième défaite face a la Norvège

La situation se complique sérieusement pour le Sénégal au Mondial 2026. Battus 3-2 par la Norvège mardi au MetLife Stadium de New York, les Lions de la Teranga enchaînent une deuxième défaite consécutive et restent bloqués à zéro point. Les champions d’Afrique 2021 se retrouvent désormais sous la menace d’une élimination dès le premier tour dans le groupe I.

Les Norvégiens ont rapidement pris l’ascendant sur la rencontre. Marcus Pedersen a ouvert le score à la 43e minute avant qu’Erling Haaland ne creuse l’écart dès le retour des vestiaires avec un doublé inscrit aux 48e et 58e minutes. À 3-0, la sélection scandinave semblait avoir définitivement plié le match.

Malgré ce retard conséquent, les Sénégalais ont tenté de revenir dans la partie. Ismaïla Sarr a entretenu l’espoir en réduisant le score à la 53e minute avant d’inscrire un second but dans le temps additionnel (90e+3). Cette réaction tardive n’a toutefois pas empêché les Lions de concéder une nouvelle défaite, qui les place dans une position très inconfortable avant la dernière journée.

 

La France et la Norvège qualifiées

Dans l’autre match du groupe, la France s’est imposée face à l’Irak et a validé son billet pour les huitièmes de finale. Les Bleus terminent en tête avec six points, devant la Norvège, également qualifiée après deux victoires en autant de rencontres. Grâce à une meilleure différence de buts, la sélection française occupe la première place du groupe devant les Scandinaves.

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Le Sénégal n’a désormais plus de marge d’erreur. Les hommes de leur sélectionneur devront impérativement s’imposer face à l’Irak lors de la troisième journée prévue le 26 juin. Même en cas de victoire, leur qualification ne sera pas assurée. Les Lions devront également compter sur d’autres résultats favorables pour espérer décrocher une place parmi les meilleurs troisièmes. Après deux revers consécutifs, le champion d’Afrique joue désormais son avenir dans la compétition sur un ultime match décisif.

 

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