Affaire « Coach Mehdi » : 17 femmes prises en charge après des plaintes pour viols et agressions sexuelles présumés

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a annoncé l’arrestation de l’homme connu sous le nom de « Coach Mehdi », visé par plusieurs plaintes pour des faits présumés d’agressions sexuelles et de viols. Le mis en cause est désormais à la disposition des autorités judiciaires compétentes.

Dès les premières dénonciations, le 24 avril 2026, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a engagé une réponse visant à permettre aux femmes concernées de faire entendre leur parole et de bénéficier d’un accompagnement.

Sur instruction de la ministre, le Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG) a mis en place une cellule de crise chargée d’écouter les victimes, d’assurer leur suivi psychologique, de leur apporter une assistance juridique et de les orienter vers des soins médicaux.

 

Dix-sept femmes prises en charge par le ministère

Selon le communiqué, 17 femmes ont, à ce jour, été accueillies par les services du ministère. Chacune a bénéficié d’un accompagnement juridique, psychosocial et psychologique adapté. Le ministère précise également que le Procureur de la République a saisi la justice et que les femmes prises en charge ont officiellement déposé des plaintes.

Le ministère considère l’arrestation du mis en cause comme « une étape déterminante ». Il rappelle toutefois que la justice ivoirienne devra désormais établir les responsabilités, dans le respect de son indépendance et de la présomption d’innocence. Le département ministériel salue par ailleurs la mobilisation des différents acteurs impliqués dans la lutte contre les violences, notamment les ministères chargés de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense et de la Santé.

Le ministère assure qu’il poursuivra l’accompagnement des femmes concernées, en veillant au respect de leur dignité, de leur confidentialité et de leurs droits.

Il réaffirme également la détermination du gouvernement à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Toute personne concernée ou témoin d’une violence basée sur le genre peut contacter gratuitement et en toute confidentialité le numéro vert national 1308.

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Orpaillage illégal : 120 équipements détruits et plusieurs sites démantelés à Noé, Sogo et Zanikaha par les Eaux et Forêts

La lutte contre l’orpaillage illégal s’intensifie en Côte d’Ivoire. Du 17 au 21 août 2026, plusieurs opérations menées par les agents des Eaux et Forêts ont permis de démanteler des sites clandestins et de détruire ou saisir d’importants équipements dans les localités de Nougoua, Sogo et Zanikaha.

Cette opération illustre une nouvelle fois la détermination du Ministère des Eaux et Forêts, à travers la BSSI, à protéger nos ressources naturelles et à préserver la qualité de nos eaux pour les générations présentes et futures.

120 équipements détruits à Nougoua

À Nougoua, dans la sous-préfecture de Noé, les éléments de la Base avancée de Noé de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) ont conduit, du 17 au 20 août, une opération contre les activités responsables de la pollution des eaux. Le détachement, composé de 15 hommes et appuyé par des moyens roulants, a démantelé plusieurs sites clandestins d’exploitation aurifère.

En trois jours, les agents ont détruit 120 équipements d’orpaillage illégal, parmi lesquels des concasseurs, des motos-pompes et des laveries. Ils ont également saisi une moto, plusieurs téléphones portables, du matériel de détection d’or et divers équipements.

 

Un site clandestin détruit sur les berges de la Bagoué

À Sogo, dans le département de Boundiali, les agents du détachement BSSI de Tengréla ont mené, vendredi 21 août 2026, une opération de déguerpissement sur un site d’orpaillage clandestin installé sur les berges du fleuve Bagoué. L’intervention a conduit à la destruction complète du site ainsi qu’à la destruction et à l’incinération sur place de six machines d’extraction, communément appelées « wombiaré ».

Cette opération s’inscrit dans les actions menées sous l’autorité du ministère des Eaux et Forêts pour protéger les ressources en eau et les écosystèmes exposés aux activités d’orpaillage illégal.

 

À Zanikaha, plusieurs équipements détruits et deux motos saisies

Une autre opération s’est déroulée jeudi 20 août à Zanikaha, dans la sous-préfecture de Kanakono, dans le cadre de l’opération spéciale « Téré Koula » (Ère Nouvelle).

La mission de démantèlement, conduite par les agents techniques du Cantonnement des Eaux et Forêts de Tengrela sous la supervision du lieutenant-colonel Campbell Richmond, a permis de détruire par incendie un concasseur, une moto, trois vélos, cinq dragues et plusieurs récipients utilisés pour l’orpaillage.

Les agents ont également saisi deux motos. Les clandestins ont, pour leur part, pris la fuite en direction de la rive malienne du fleuve Bagoué, où plusieurs dragues ont été aperçues.

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Avec ces différentes interventions, le ministère des Eaux et Forêts réaffirme sa volonté de poursuivre la lutte contre l’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national Le ministère salue par ailleurs l’engagement et le courage des agents mobilisés sur le terrain pour protéger les ressources naturelles, les cours d’eau et les écosystèmes.

 

Ministère des Eaux et Forêts-RCI
© Ministère des Eaux et Forêts-RCI

Électricité à Abidjan Sud : les travaux de la CIE pourraient entraîner des coupures à Marcory et Koumassi ce week-end

La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) programme de nouveaux travaux sur le réseau haute tension d’Abidjan Sud. Les interventions se dérouleront les samedi 22 et dimanche 23 août 2026, de 8 heures à 18 heures, avec notamment le levage d’un nouveau pylône et le renforcement du réseau aéro-souterrain.

Ces opérations concernent plusieurs secteurs de Marcory et Koumassi et s’inscrivent dans la poursuite des travaux engagés sur les infrastructures électriques du sud du District autonome d’Abidjan.

 

À Marcory, les équipes techniques interviendront dans plusieurs zones, notamment Orca Déco, Marcory Sicogi, Bâti Plus, Saprolait, Rimco, Ambrozino et Calmette. Les secteurs de China Mall Ibis, Marcory GFCI et SICOGI, la rue Langevin, la résidence Marcony, l’hôtel Stop, Pergola, Resto Parenthèse et la résidence Aralia figurent également parmi les zones concernées.

La CIE précise que le rétablissement de la fourniture d’électricité s’effectuera progressivement, secteur par secteur, en fonction de l’avancement des travaux.

Les opérations se poursuivront également à Koumassi, notamment dans les zones de Péniche, Delaunay, Cité RAN, AGEFOP et la zone industrielle de Koumassi. Les secteurs de Zoé Bruno, Remblais, SICOGI et SOTICI sont également concernés par cette programmation. Les habitants et les activités installées dans ces différentes zones pourraient ainsi subir des perturbations de la fourniture d’électricité durant les périodes d’intervention.

Un chantier de 8 heures à 18 heures

Pendant ces deux journées, les équipes de la CIE procéderont notamment au levage d’un nouveau pylône et au renforcement du réseau aéro-souterrain. Les travaux, programmés de 8 heures à 18 heures, pourraient entraîner des perturbations de la fourniture d’électricité dans les secteurs concernés.

Ces interventions constituent une nouvelle étape du programme de renforcement du réseau haute tension d’Abidjan Sud. Le retour à la normale interviendra progressivement après l’achèvement des opérations techniques dans chaque zone.

 

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Afrobasket U18 : le gouvernement ivoirien débloque 200 millions FCFA pour récompenser les Éléphanteaux

Le sacre des Éléphanteaux U18 à l’Afrobasket 2026 est récompensé par l’État ivoirien. Le gouvernement ivoirien a annoncé une enveloppe globale de 200 millions de FCFA pour récompenser les champions d’Afrique, leur encadrement et la Fédération ivoirienne de basket-ball (FIBB).

La cérémonie de reconnaissance s’est tenue le jeudi 20 août 2026 à la Primature, à Abidjan-Plateau, en présence du ministre des Sports, Adjé Silas Metch.

Le dispositif prévoit une prime individuelle de 5 millions de FCFA pour chaque joueur de la sélection masculine U18 sacrée championne d’Afrique.  Les entraîneurs et managers bénéficieront également chacun d’une prime de 5 millions de FCFA, tandis que les autres membres du staff recevront 3 millions de FCFA par personne.

Le gouvernement a également prévu une récompense pour la sélection féminine U18, qui a terminé quatrième du championnat d’Afrique. Chaque joueuse percevra 2 millions de FCFA, montant également attribué à chaque coach.

L’appui de l’État concerne aussi la structure qui encadre le basket-ball ivoirien. La Fédération ivoirienne de basket-ball (FIBB) recevra une enveloppe de 60 millions de FCFA. Son président, Moussa Diarra, bénéficiera pour sa part d’une prime de 4 millions de FCFA. Cette enveloppe globale de 200 millions de FCFA inclut ainsi les récompenses destinées aux joueurs, aux encadrements et à la Fédération.

La cérémonie a également été l’occasion de distinguer plusieurs acteurs du basket-ball ivoirien dans l’ordre du mérite sportif. L’État ivoirien a élevé Moussa Diarra, président de la FIBB, et Konaté Stéphane, entraîneur de la sélection masculine U18 championne d’Afrique, au grade de Commandeur dans l’ordre du mérite sportif ivoirien.

Quatre autres personnalités ont reçu le grade d’Officier dans l’ordre du mérite sportif : le manager Edi Guy Landry et les joueurs Ladji Konaté, Emmanuel Ouédraogo et Jean-Philippe Oka. Enfin, l’État ivoirien a élevé 17 autres membres de la délégation au grade de Chevalier dans l’ordre du mérite ivoirien.

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BRVM : la capitalisation franchit le cap historique des 20 000 milliards de FCFA

La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) établit un nouveau record. La capitalisation de son marché des actions a dépassé, pour la première fois, les 20 000 milliards de FCFA, atteignant précisément 20 036,18 milliards de FCFA. Depuis le début de l’année 2026, la valeur des entreprises cotées a ainsi progressé de 50,30 %.

Cette performance marque une nouvelle étape pour la place financière commune aux huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Au 1er janvier 2026, la capitalisation du marché des actions s’établissait à 13 330,71 milliards de FCFA. Elle a donc augmenté de plus de la moitié en moins de huit mois pour atteindre son nouveau sommet de 20 036,18 milliards de FCFA.

Cette évolution prolonge une progression de long terme. Depuis le démarrage de la BRVM, le 16 septembre 1998, la capitalisation du marché des actions a été multipliée par 24, passant de 836,19 milliards de FCFA à son niveau actuel.

 

Les banques et les télécoms concentrent l’essentiel de la valeur

Le nouveau record repose toutefois sur un marché fortement concentré autour de quelques secteurs économiques. Les services financiers représentent à eux seuls 44,16 % de la capitalisation du marché des actions. Ils sont suivis par les télécommunications, avec 33,36 %, puis par la consommation de base, qui pèse 12,54 %. Ces trois secteurs concentrent ainsi 90,06 % de la valeur totale du marché des actions.

La concentration se retrouve également au niveau des entreprises cotées. Sur les 47 sociétés présentes à la BRVM, cinq groupes occupent une position dominante : SONATEL SN, ORANGE CI, SOCIETE GENERALE CI, ECOBANK TRANSNATIONAL INCORPORATED TG et CORIS BANK INTERNATIONAL BF. À eux seuls, ces cinq groupes représentent 49,16 % de la capitalisation totale du marché des actions.

La BRVM profite d’un regain d’intérêt pour les marchés africains

Cette nouvelle performance intervient dans un contexte marqué par un regain d’intérêt pour les marchés de capitaux africains. Plusieurs places boursières du continent enregistrent également des évolutions importantes. À la BRVM, cette dynamique se manifeste notamment par le retour des introductions en Bourse, les opérations d’augmentation de capital et une participation plus importante des investisseurs institutionnels et particuliers.

Au-delà de la progression des cours et de la capitalisation, cette évolution traduit également l’ambition de faire du marché financier régional une source de financement à long terme pour les économies de l’UEMOA.

La BRVM entend poursuivre cette orientation à travers le développement de nouveaux instruments et l’ouverture à davantage de secteurs, notamment les mines et l’agriculture. La place financière souhaite également accompagner les besoins liés à la finance durable et aux nouvelles technologies.

Revue de presse du 21 août : l’orpaillage clandestin domine les Unes des journaux ivoiriens

La presse ivoirienne de ce vendredi 21 août 2026 place l’orpaillage clandestin au premier plan de son actualité. Plusieurs quotidiens s’intéressent aux conséquences de cette activité illégale sur les populations, l’environnement et le foncier, tout en revenant sur les opérations engagées par les autorités pour tenter d’enrayer le phénomène.

D’autres journaux consacrent leurs Unes aux affaires financières, aux activités du gouvernement ou encore à des dossiers qui continuent de marquer l’actualité nationale.

 

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

« La guerre contre l’orpaillage secoue les régions », titre Le Rassemblement, qui met en avant la fermeté affichée par la gendarmerie dans la lutte contre les activités clandestines à Nassian.  L’@venir s’inscrit dans la même dynamique et revient sur l’intensification de la traque menée par l’État contre les orpailleurs clandestins. Le quotidien appelle les autorités à « taper plus fort, plus haut ».

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De son côté, Générations Nouvelles établit un lien entre l’orpaillage clandestin et les conflits fonciers. Le journal estime que ces deux phénomènes portent atteinte au bilan du président Alassane Ouattara.

Le Quotidien d’Abidjan alerte également sur les risques que cette activité fait peser sur les populations et réclame une réaction ferme et urgente du gouvernement. Le journal rapporte notamment les prises de position de Mamadou Koulibaly et de Geoffroy-Kouao Julien, qui plaide pour une saisine du Parlement et du Conseil national des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI).

 

D’anciennes alertes remises au goût du jour

Le sujet occupe également Le Bélier, qui revient sur les mises en garde formulées par l’ancien président Henri Konan Bédié contre l’orpaillage clandestin. Le quotidien estime que ces alertes « rattrapent » aujourd’hui le pouvoir. Avec sa manchette « Orpaillage, la menace jaunâtre », Aujourd’hui adopte lui aussi un ton alarmiste pour souligner l’ampleur prise par le phénomène.

 

Les affaires financières occupent aussi les Unes

À côté de l’orpaillage clandestin, les dossiers financiers et les accusations de détournement de fonds publics occupent une place importante dans les journaux.

Liberté consacre sa Une à l’affaire des 39 milliards de francs CFA évoquée à la Direction générale des impôts. Le quotidien rapporte que des syndicats prennent la défense du directeur général dans ce dossier.L’Essor Ivoirien revient également sur cette affaire et relaie la position des syndicats, qui affirment qu’« ce n’est pas un détournement ».

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De son côté, Le Temps met en avant un autre dossier financier avec le titre « Scandale financier : plus de 250 millions détournés à l’OCPV ». Le quotidien annonce la publication de rapports susceptibles d’apporter des éclairages sur cette affaire.

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Les vacances du gouvernement et le sport à la Une

Sur un ton plus léger, Le Jour Plus s’intéresse aux vacances des membres du gouvernement. Le quotidien annonce notamment qu’il révélera les lieux où le Premier ministre Robert Beugré Mambé et plusieurs autres membres de l’exécutif passent leur période de repos.

Fraternité Matin adopte une approche davantage institutionnelle et sportive. Le quotidien dresse notamment le bilan des Agoras, qui auraient enregistré plus de 500 000 visites en un an, et revient sur la politique gouvernementale en matière de développement et de promotion du sport de masse.

 

Le Probo Koala, 20 ans après

Enfin, Le Sursaut revient sur le scandale du Probo Koala, deux décennies après les faits. Le quotidien s’intéresse au sort des victimes, à leur lassitude ainsi qu’au rôle des associations chargées de les accompagner. Il s’interroge également sur leurs perspectives d’indemnisation, présentées comme compromises.

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Côte d’Ivoire – Cameroun : les Éléphants affronteront les Lions à Ebimpé le 3 octobre 2026

La Côte d’Ivoire et le Cameroun vont une nouvelle fois croiser le fer. La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a annoncé, jeudi 20 août, la tenue d’un match amical entre les deux sélections le samedi 3 octobre 2026 au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé.

Cette affiche s’inscrit dans le cadre de la fenêtre internationale d’octobre 2026 et opposera la Côte d’Ivoire, huitième de finaliste de la Coupe du Monde, au Cameroun, absent de cette compétition.

 

Un rendez-vous avant la reprise des éliminatoires

Le duel d’Ebimpé interviendra après les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027. Les deux sélections auront alors déjà disputé leurs rencontres des première et deuxième journées. Le match du 3 octobre constituera donc un rendez-vous de préparation avant la reprise des éliminatoires en novembre. La troisième journée est programmée du 11 au 13 novembre 2026, tandis que la quatrième se jouera du 15 au 17 novembre.

Cette rencontre prendra place dans une période internationale particulière. Pour la première fois, la FIFA a regroupé les trêves internationales de septembre et d’octobre au sein d’une seule fenêtre. Celle-ci s’étendra du 21 septembre au 6 octobre 2026, offrant ainsi le cadre dans lequel se disputera le match amical entre les deux sélections.

La Côte d’Ivoire et le Cameroun ont l’habitude de se retrouver sur les terrains. Lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations au Maroc, les deux équipes s’étaient séparées sur un score de 1-1.

À Ebimpé, les Éléphants pourront compter sur l’avantage de jouer devant leur public. Les Lions Indomptables tenteront, de leur côté, de décrocher un résultat à l’extérieur dans ce match de gala qui réunira une nouvelle fois deux sélections aux palmarès et aux talents importants.

« Coach Mehdi » interpellé au Mali et bientôt extradé en Côte d’Ivoire après des plaintes pour viols

Des sources rapportées par Abidjan.net indiquent que les autorités maliennes ont interpellé le créateur de contenus connu sous le nom de « Coach Mehdi », visé depuis avril 2026 par plusieurs plaintes pour des faits présumés de viols et d’abus sexuels sur de jeunes femmes.

Son arrestation intervient dans le cadre de la coopération policière entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Selon des sources proches des hautes autorités ivoiriennes citées dans le dossier, une extradition vers la Côte d’Ivoire devrait intervenir avant la fin de cette semaine.

 

Une affaire suivie par les autorités ivoiriennes

Dès l’éclatement de l’affaire, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant avait condamné les faits dénoncés et annoncé avoir saisi la justice ivoirienne. La tutelle avait également mis en place des dispositifs d’accompagnement destinés aux victimes présumées. Des cellules d’écoute psychologique et juridique ont ainsi été mobilisées afin de leur apporter un soutien.

Pour le ministère, les faits rapportés constituent de graves infractions pénales et représentent « une violation intolérable de la dignité, de l’intégrité physique et morale des femmes ». La tutelle estime également que le recours à l’influence acquise sur les réseaux sociaux pour attirer, manipuler puis violer des femmes vulnérables doit faire l’objet d’une réponse judiciaire exemplaire. Elle rappelle à ce titre que « nul n’est au-dessus de la loi en Côte d’Ivoire ».

Face à la gravité des accusations, des équipes pluridisciplinaires du Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG) ont été mobilisées. Le dispositif doit permettre d’accueillir, d’écouter et d’accompagner les victimes dans un cadre confidentiel et respectueux. Les autorités ont également saisi le Procureur de la République et déposé une plainte collective au nom des victimes déjà prises en charge.

Une extradition attendue en Côte d’Ivoire

L’interpellation de « Coach Mehdi » au Mali constitue ainsi une nouvelle étape dans cette affaire qui fait l’objet de plusieurs procédures. Selon les sources citées, son retour en Côte d’Ivoire devrait intervenir incessamment, avant la fin de la semaine, afin de permettre la poursuite de la procédure judiciaire.

Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : le COJEP de Blé Goudé propose un ministère dédié à la lutte contre le phénomène

Face à la persistance de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) préconise une nouvelle approche. Le parti de Charles Blé Goudé propose notamment la création d’un ministère spécifiquement chargé de lutter contre ce phénomène qu’il considère désormais comme une menace multidimensionnelle pour le pays.

Le président du COJEP a présenté cette position dans une déclaration rendue publique jeudi 20 août 2026 à Abidjan. Pour le parti, la création d’un département ministériel consacré à l’orpaillage clandestin permettrait d’apporter une « solution structurelle durable » à un problème auquel les réponses actuelles restent, selon lui, « conjoncturelles ».

Ce ministère aurait pour principale responsabilité de concevoir et de coordonner une politique nationale de lutte contre l’exploitation minière clandestine. Les ministères de la Défense et de la Sécurité conserveraient, pour leur part, un rôle opérationnel en mettant à disposition les moyens humains et nécessaires à l’application de cette politique.

 

Le COJEP dénonce des réseaux organisés

Le parti estime que la répétition des opérations de déguerpissement, de destruction de sites et d’interpellation des acteurs n’a pas permis de mettre fin au phénomène.

Pour le COJEP, cette persistance révèle l’existence de réseaux organisés qui dépasseraient les seuls travailleurs présents sur les sites d’exploitation. Le parti invite ainsi les autorités à changer de paradigme et à considérer l’orpaillage clandestin comme « un système de prédation organisé contre le patrimoine national ».

Dans sa déclaration, le COJEP appelle également à approfondir les enquêtes afin de remonter jusqu’aux commanditaires et aux financiers des activités d’orpaillage clandestin. Le parti propose notamment le gel de leurs avoirs. Les ressources ainsi mobilisées pourraient, selon lui, contribuer au financement de la restauration des sites dégradés ainsi qu’aux opérations de lutte contre le phénomène.

 

Drones et systèmes d’alerte pour surveiller les zones sensibles

Le COJEP souhaite par ailleurs renforcer la surveillance des zones considérées comme sensibles. Il préconise notamment le recours aux drones et à des systèmes d’alerte afin d’améliorer le dispositif de contrôle. Le parti demande aussi l’interdiction stricte de toute activité minière dans plusieurs espaces jugés sensibles, notamment les zones de captage d’eau, les cours d’eau, les forêts classées, les parcs et les zones agricoles stratégiques.

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Enfin, le COJEP estime que la lutte contre l’orpaillage clandestin doit également s’appuyer sur une coopération à l’échelle sous-régionale et transfrontalière. Cette approche vise à s’attaquer aux réseaux d’orpaillage au-delà des seuls sites concernés sur le territoire ivoirien.

OCPV : des irrégularités relevées dans la gestion de 267,8 millions de FCFA versés à la mutuelle

Deux rapports d’inspection consacrés à l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV) font état de plusieurs irrégularités dans la gestion de primes et de fonds transférés à la mutuelle des agents. Au centre des vérifications, les versements effectués entre 2022 et 2025 à la MUFA-OCPV atteignent 267,825 millions de francs CFA.

L’affaire trouve son origine dans une contestation portée par le Syndicat national des agents de l’OCPV (SYNA-OCPV), qui avait sollicité une enquête sur la gestion d’une prétendue prime exceptionnelle d’incitation.

 

Une prime de 183 millions de FCFA non retrouvée dans les comptes

En septembre 2025, le SYNA-OCPV saisit le Premier ministre afin de demander l’ouverture d’une enquête. L’Inspection générale du ministère du Commerce lance alors une mission, menée entre décembre 2025 et janvier 2026. Les investigations ont notamment reposé sur l’examen de documents ainsi que sur l’audition de douze personnes.

Les inspecteurs se sont particulièrement penchés sur les 183 millions de FCFA présentés comme une prime exceptionnelle destinée aux agents. Cependant, aucune pièce budgétaire ou comptable examinée ne fait apparaître un engagement ou un décaissement correspondant à cette somme.

Selon le rapport, les 183 millions de FCFA évoqués par le syndicat correspondent plutôt à une estimation interne des charges liées au changement de statut de l’OCPV. Ils ne constitueraient donc pas une prime effectivement versée au personnel.

 

267,825 millions transférés à la mutuelle

Les investigations ont toutefois permis d’identifier d’autres flux financiers. Entre 2022 et 2025, la direction générale de l’OCPV a transféré au total 267 825 000 FCFA sur le compte bancaire de la MUFA-OCPV, la mutuelle des agents. Le syndicat avançait 760 millions de FCFA, mais l’Inspection générale du Commerce n’a pas confirmé ce montant lors de ses vérifications.

Les ressources transférées provenaient notamment de reliquats budgétaires issus du traitement des primes d’incitation, de retenues liées à l’assiduité, à la ponctualité et à la performance des agents, ainsi que de reliquats de gestion.

C’est précisément l’utilisation de ces ressources qui a retenu l’attention des inspecteurs. Leur analyse relève que les statuts de la mutuelle ne prévoient pas les reliquats issus des primes d’incitation au mérite parmi ses ressources. Les rapports soulignent également qu’aucune ligne budgétaire spécifique n’avait prévu ces transferts vers la mutuelle.

L’Inspection considère ainsi que l’affectation de ces reliquats au financement de la MUFA-OCPV constitue « une affectation de ressources non prévue par les textes », en contradiction avec les règles de la comptabilité publique.

 

Une parcelle de plus de trois hectares à Azaguié

Une partie des fonds transférés à la mutuelle a servi à financer différentes actions au bénéfice des agents. Parmi ces opérations figure l’acquisition d’une parcelle de plus de trois hectares située à Azaguié-Blida. Le terrain a été acheté pour 72,8 millions de FCFA. À cette somme se sont ajoutés 3,13 millions de FCFA de frais de formalités, portant le coût total de l’opération à 75,93 millions de FCFA.

Selon le rapport, cette dépense a été engagée sans autorisation préalable de l’assemblée générale de la mutuelle. Les inspecteurs y voient une violation des principes de gouvernance mutualiste. Les ressources de la MUFA-OCPV ont également servi au financement de kits alimentaires, d’aides aux membres, de sorties de détente et de prêts accordés aux agents.

 

Un solde théorique de 148,345 millions de FCFA

À la fin de l’année 2025, les vérifications permettent de reconstituer un solde théorique de 148,345 millions de FCFA. Ce montant comprend notamment 138,791 millions de FCFA disponibles sur les comptes bancaires de la mutuelle, 1,35 million de FCFA en espèces et 8,2 millions de FCFA correspondant à des prêts qui restaient à rembourser.

Au-delà des mouvements financiers, les rapports mettent en évidence plusieurs difficultés liées à la gouvernance de l’OCPV. Les inspecteurs relèvent notamment que le Conseil de gestion de l’office n’avait pas été consulté lors de la décision initiale fixant les modalités d’attribution des primes. Cette situation s’explique par le fait que cette instance n’était pas encore opérationnelle en 2020.

Le rapport note également que la direction générale a maintenu certaines mesures contestées par le syndicat malgré les démarches engagées auprès des autorités. Sur le plan judiciaire, le recours introduit devant le Conseil d’État contre la décision du directeur général a été rejeté pour irrecevabilité le 30 avril 2025.

 

Pas de détournement établi sur les 183 millions

Au terme de leurs vérifications, les deux rapports ne concluent donc pas à l’existence d’un détournement de 183 millions de FCFA au titre d’une prime exceptionnelle. En revanche, ils mettent en évidence des irrégularités dans l’affectation et la gestion de fonds publics, notamment les 267,825 millions de FCFA transférés à la mutuelle des agents.

Les documents soulignent également des faiblesses dans la gouvernance de l’OCPV, plaçant ainsi la gestion des ressources et le respect des règles d’affectation au cœur des observations formulées par les inspecteurs.