La presse ivoirienne de ce vendredi 21 août 2026 place l’orpaillage clandestin au premier plan de son actualité. Plusieurs quotidiens s’intéressent aux conséquences de cette activité illégale sur les populations, l’environnement et le foncier, tout en revenant sur les opérations engagées par les autorités pour tenter d’enrayer le phénomène.
D’autres journaux consacrent leurs Unes aux affaires financières, aux activités du gouvernement ou encore à des dossiers qui continuent de marquer l’actualité nationale.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations
« La guerre contre l’orpaillage secoue les régions », titre Le Rassemblement, qui met en avant la fermeté affichée par la gendarmerie dans la lutte contre les activités clandestines à Nassian. L’@venir s’inscrit dans la même dynamique et revient sur l’intensification de la traque menée par l’État contre les orpailleurs clandestins. Le quotidien appelle les autorités à « taper plus fort, plus haut ».
LIRE AUSSI : Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : 40 interpellations et d’importants équipements détruits à Yaokro et Odienné
De son côté, Générations Nouvelles établit un lien entre l’orpaillage clandestin et les conflits fonciers. Le journal estime que ces deux phénomènes portent atteinte au bilan du président Alassane Ouattara.
Le Quotidien d’Abidjan alerte également sur les risques que cette activité fait peser sur les populations et réclame une réaction ferme et urgente du gouvernement. Le journal rapporte notamment les prises de position de Mamadou Koulibaly et de Geoffroy-Kouao Julien, qui plaide pour une saisine du Parlement et du Conseil national des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI).
D’anciennes alertes remises au goût du jour
Le sujet occupe également Le Bélier, qui revient sur les mises en garde formulées par l’ancien président Henri Konan Bédié contre l’orpaillage clandestin. Le quotidien estime que ces alertes « rattrapent » aujourd’hui le pouvoir. Avec sa manchette « Orpaillage, la menace jaunâtre », Aujourd’hui adopte lui aussi un ton alarmiste pour souligner l’ampleur prise par le phénomène.
Les affaires financières occupent aussi les Unes
À côté de l’orpaillage clandestin, les dossiers financiers et les accusations de détournement de fonds publics occupent une place importante dans les journaux.
Liberté consacre sa Une à l’affaire des 39 milliards de francs CFA évoquée à la Direction générale des impôts. Le quotidien rapporte que des syndicats prennent la défense du directeur général dans ce dossier.L’Essor Ivoirien revient également sur cette affaire et relaie la position des syndicats, qui affirment qu’« ce n’est pas un détournement ».
LIRE AUSSI : Affaire des 39 milliards FCFA : le camp du DG des Impôts affirme qu’il est à l’origine de l’enquête judiciaire
De son côté, Le Temps met en avant un autre dossier financier avec le titre « Scandale financier : plus de 250 millions détournés à l’OCPV ». Le quotidien annonce la publication de rapports susceptibles d’apporter des éclairages sur cette affaire.
LIRE AUSSI : OCPV : des irrégularités relevées dans la gestion de 267,8 millions de FCFA versés à la mutuelle
Les vacances du gouvernement et le sport à la Une
Sur un ton plus léger, Le Jour Plus s’intéresse aux vacances des membres du gouvernement. Le quotidien annonce notamment qu’il révélera les lieux où le Premier ministre Robert Beugré Mambé et plusieurs autres membres de l’exécutif passent leur période de repos.
Fraternité Matin adopte une approche davantage institutionnelle et sportive. Le quotidien dresse notamment le bilan des Agoras, qui auraient enregistré plus de 500 000 visites en un an, et revient sur la politique gouvernementale en matière de développement et de promotion du sport de masse.
Le Probo Koala, 20 ans après
Enfin, Le Sursaut revient sur le scandale du Probo Koala, deux décennies après les faits. Le quotidien s’intéresse au sort des victimes, à leur lassitude ainsi qu’au rôle des associations chargées de les accompagner. Il s’interroge également sur leurs perspectives d’indemnisation, présentées comme compromises.
LIRE AUSSI : 20 ans après le Probo Koala, le drame des déchets toxiques reste une plaie ouverte en Côte d’Ivoire

