Côte d’Ivoire : l’AIRP tire la sonnette d’alarme face à l’explosion des trafics de faux médicaments en ligne

À Abidjan, les acteurs engagés dans la lutte contre les Produits Médicaux de Qualité Inférieure et Falsifiés (PMQIF) se sont retrouvés le vendredi 3 juillet afin d’échanger sur l’évolution d’un phénomène de plus en plus préoccupant en Côte d’Ivoire : la progression des faux médicaments et des produits cosmétiques dangereux. Les participants ont, à cette occasion, tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur croissante de cette menace sanitaire.

Cette rencontre s’est tenue dans le cadre de la deuxième réunion trimestrielle de la plateforme nationale de lutte contre les PMQIF, organisée par l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP), et a mis en évidence une criminalité désormais fortement alimentée par les réseaux sociaux et le commerce en ligne.

 

Les faux médicaments qualifiés de “crime sanitaire”

Ouvrant les travaux, le directeur général de l’AIRP, le Dr Hassan Coulibaly, a insisté sur la gravité du phénomène, rappelant que les médicaments falsifiés ne relèvent pas d’une simple contrefaçon.

« Le médicament falsifié est un crime. C’est une arme invisible qui trompe la confiance des familles et ôte des vies sous couvert d’une promesse de guérison. » a-t-il déclaré.

Devant les représentants des ministères, des forces de l’ordre, des organisations professionnelles et des partenaires techniques, il a souligné la dangerosité croissante de ces produits illicites.

Selon le directeur général de l’AIRP, le trafic des produits de santé connaît une transformation profonde. Aux circuits traditionnels s’ajoutent désormais les plateformes numériques, devenues de nouveaux espaces de commercialisation illégale. Facebook, TikTok et d’autres réseaux sociaux sont particulièrement cités comme des canaux exploités par des trafiquants profitant de l’anonymat du numérique pour contourner la réglementation.

Au-delà des médicaments, les autorités sanitaires alertent également sur la progression des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle non conformes. Les produits éclaircissants contenant des substances potentiellement dangereuses pour la santé figurent parmi les principales préoccupations.

Dans ce contexte, l’AIRP a présenté les résultats d’une campagne nationale de déclaration des produits cosmétiques menée entre octobre 2024 et mars 2025. Cette opération a permis d’enregistrer 11 849 produits déclarés par 1 140 opérateurs économiques et importateurs. L’objectif est désormais de constituer une base de données nationale afin d’assainir le marché et de faciliter l’homologation des produits conformes.

 

Vers une réponse interinstitutionnelle renforcée

Pour le Dr Hassan Coulibaly, l’ampleur du phénomène dépasse les capacités d’action d’une seule institution. Il a évoqué plusieurs contraintes structurelles, notamment la porosité des frontières, le poids du secteur informel et les coûts élevés liés au stockage et à la destruction des produits saisis. Face à ces défis, une approche coordonnée est privilégiée, impliquant les services de police, la gendarmerie, les douanes, la justice ainsi que les organisations professionnelles.

Représentant le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie Universelle (CMU), la conseillère technique chargée du secteur pharmaceutique, le Dr Marie-Chantal Assouan, a mis l’accent sur la souveraineté pharmaceutique de la Côte d’Ivoire.

Elle a indiqué que la lutte contre les produits médicaux falsifiés dépasse le cadre sanitaire et constitue un enjeu stratégique pour le développement d’une industrie pharmaceutique nationale crédible. Elle a également souligné que l’atteinte du niveau de maturité 3 de l’autorité de régulation pharmaceutique demeure une étape essentielle pour garantir la qualité des médicaments produits localement.

 

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Face à la digitalisation des trafics, l’AIRP engage également sa propre modernisation technologique. L’institution a annoncé l’accélération de sa transformation numérique avec le développement d’outils digitaux destinés aux fonctions de régulation, d’inspection et de répression. Ces dispositifs sont actuellement en phase avancée de conception, selon les responsables.

Cette réunion a rassemblé 44 participants issus d’une quarantaine d’institutions nationales et internationales. Elle a permis de présenter le bilan des saisies enregistrées au premier semestre 2026 et d’identifier de nouvelles stratégies destinées à renforcer durablement la lutte contre les produits médicaux falsifiés en Côte d’Ivoire.

 

Revue de presse du 03 Juillet : pluies meurtrières, renforcement naval et débats politiques dominent l’actualité

Les quotidiens ivoiriens parus ce vendredi 03 juillet 2026 placent en tête de leurs Unes les réactions du président de la République, Alassane Ouattara, après les fortes pluies diluviennes ayant endeuillé plusieurs communes d’Abidjan, ainsi que la réception de deux patrouilleurs par la Marine nationale. Les débats politiques, notamment autour de la réforme électorale et des sorties de Laurent Gbagbo, complètent ce panorama médiatique.

Le drame survenu en début de semaine suite aux pluies diluviennes précédées de glissements de terrain continue de susciter ces réactions au sein de l’opinion publique ivoirienne.

 

Ouattara compatissant face aux victimes des intempéries qui ont fait 59 morts

Dans ce contexte, Fraternité Matin ouvre avec : « Saison des pluies : le Président Ouattara console les familles impactées. “L’urgence est d’apporter une assistance rapide et efficace” », mettant également en avant les actions de la Première dame Dominique Ouattara en faveur des sinistrés.

De son côté, Soir Info titre : « Dernières pluies diluviennes à Abidjan : Ouattara exprime sa profonde solidarité aux victimes », tandis que L’Inter insiste sur l’action publique : « Drames liés aux pluies diluviennes : Ouattara : “L’urgence est d’apporter une assistance rapide et efficace aux sinistrés” ».

Le Matin met en avant la dimension rassurante du discours présidentiel : « Après les pluies meurtrières de ces derniers jours, Alassane Ouattara apaise et rassure ». Le journal relaie cette déclaration : « Notre priorité est que chaque famille impactée retrouve, dans les meilleurs délais, des conditions de vie dignes, sûres et sécurisées… »

Dans la même dynamique, L’Intelligent d’Abidjan résume l’action gouvernementale avec : « Alassane Ouattara déclenche l’après-pluie ».

 

Inondations : critiques de l’opposition et tensions sociales

Les critiques politiques émergent également autour du bilan des inondations. Le Canard Déchaîné titre : « 59 victimes paient cash le prix des promesses gouvernementales ».

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Dans la même veine, le PDCI-RDA, selon Dernière Heure Monde, appelle à une nouvelle politique publique, évoquant « 149 morts en 5 ans causés par ces pluies diluviennes ».

 

Deux patrouilleurs chinois renforcent la puissance navale ivoirienne

Autre fait majeur, la réception de deux patrouilleurs de combat offerts par la Chine à la Marine nationale ivoirienne. Le Jour Plus titre : « Protection des espaces maritimes nationaux : la Chine dote l’armée de deux nouveaux patrouilleurs de combat ».

Pour sa part, Le Rassemblement met l’accent sur la mission opérationnelle : « Protection des côtes ivoiriennes : la Marine nationale dotée de deux patrouilleurs. Téné Birahima : “Soyez les gardiens de nos eaux” ».

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Liberté retient : « Téné accueille deux patrouilleurs », tandis que L’Expression souligne la portée stratégique : « Sécurité maritime : la Chine renforce la puissance navale ivoirienne », citant le ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara : « Notre espace maritime est devenu une priorité dans la gouvernance stratégique ».

 

Laurent Gbagbo et le PPA-CI au centre des débats politiques

La conférence de presse du président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, tenue le jeudi 02 juillet 2026 à Abidjan, occupe également une place importante dans les journaux proches de l’opposition.

Le Temps parle de : « Pacte social, PPA-CI, CPI, réformes électorales : Gbagbo fait le grand déballage ». Le Quotidien d’Abidjan rapporte : « Conférence de presse : Gbagbo dénonce le manque d’humanisme du régime RHDP… »

De son côté, La Voie Originale insiste sur les tensions politiques : « Absence du PPA-CI aux discussions sur la réforme électorale… Gbagbo défend le dialogue… », tandis que Le Nouveau Réveil résume : « Pacte social, justice, réforme électorale : Gbagbo dit ses vérités au pouvoir RHDP ».

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Gbagbo critique le régime RHDP et plaide pour le dialogue

Enfin, les journaux reviennent sur les déclarations politiques de Laurent Gbagbo. Notre Voie rapporte : « Nous sommes dans un pays fracassé par la pauvreté et la misère ».

Le Quotidien d’Abidjan souligne : « Laurent Gbagbo dénonce le manque d’humanisme du régime RHDP », tandis que Le Nouveau Réveil note une ouverture au dialogue politique. La Voie Originale conclut : « Gbagbo défend le dialogue, conteste la méthode du RHDP et réclame justice ».

Déguerpissements à Koumassi Campement sous tension

L’actualité sociale est aussi marquée par les opérations de déguerpissement à Koumassi Campement. La Tribune rapporte l’engagement de la députée Adjaratou Traoré : « Alloui Brou seul ne peut pas casser ce site… », en soutien aux populations affectées.

 

Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire : Summer Tour 2026 avec Sublime Côte d’Ivoire du 15 au 18 juillet

L’Olympique de Marseille (OM) et le programme national Sublime Côte d’Ivoire annoncent la venue de l’équipe professionnelle masculine olympienne en Côte d’Ivoire du 15 au 18 juillet 2026, dans le cadre d’une étape de son Summer Tour.

Cette initiative s’inscrit dans le partenariat qui lie le club français au programme de développement touristique porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs, renforçant ainsi les liens entre sport de haut niveau et promotion de la destination Côte d’Ivoire.

Intégré à la fois dans la stratégie de promotion de Sublime Côte d’Ivoire et dans la préparation de l’OM pour la saison 2026-2027, ce séjour de présaison permettra au club, à son effectif professionnel et à son staff de poursuivre leur travail sportif. En parallèle, les Marseillais iront à la rencontre d’une des communautés de supporters les plus passionnées du continent africain, confirmant l’ancrage populaire du club bien au-delà de l’Europe.

 

Une tournée entre football, tourisme et échanges culturels

Au-delà de l’aspect sportif, l’OM et Sublime Côte d’Ivoire présentent cette tournée comme un levier de promotion touristique et de rapprochement entre les peuples. L’événement se veut une expérience de partage entre l’un des clubs les plus populaires d’Europe et le public ivoirien, mêlant football, découverte culturelle et échanges humains.

Durant leur séjour, joueurs et dirigeants participeront à plusieurs activités : conférence de presse, dîner de gala, rencontre avec les supporters, séance d’entraînement ouverte au public, visites touristiques, activités sociales, ainsi qu’un match de gala dont les modalités seront précisées ultérieurement.

Pour Siandou Fofana, Ministre du Tourisme et des Loisirs, cette venue dépasse le cadre sportif. « La venue de l’Olympique de Marseille constitue bien plus qu’une tournée sportive », a-t-il déclaré, soulignant l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination de référence en matière de tourisme, de loisirs et d’événements majeurs. Il a également insisté sur l’expérience offerte aux populations et aux passionnés de football, placée sous le signe du partage et de la convivialité.

 

Une forte couverture médiatique et digitale annoncée

Tout au long de la tournée, l’OM et Sublime Côte d’Ivoire prévoient une large couverture éditoriale et digitale afin de faire vivre l’événement aux supporters du club à travers le monde. Médias, créateurs de contenus, influenceurs et partenaires se mobiliseront pour mettre en avant la richesse touristique, culturelle et humaine de la Côte d’Ivoire, ainsi que son dynamisme et son hospitalité.

Stéphane Richard, Président de l’Olympique de Marseille, a souligné l’importance de cette étape dans la préparation estivale du club, mais aussi dans sa relation avec les supporters ivoiriens. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire occupe une place particulière dans l’histoire de l’OM et que le partenariat avec Sublime Côte d’Ivoire repose sur des valeurs communes et une volonté de rayonnement partagé.

Cette étape du Summer Tour illustre enfin l’ambition commune de l’Olympique de Marseille et de Sublime Côte d’Ivoire de construire un partenariat durable. L’objectif est de créer de la valeur pour le sport, le tourisme et le pays, tout en renforçant les liens historiques et humains entre le club phocéen et la Côte d’Ivoire.

 

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo défend son “Pacte social” et met la restructuration du PPA-CI en priorité

En Côte d’Ivoire, l’ancien président Laurent Gbagbo, âgé de 81 ans, a présenté hier devant la presse les bases de son « Pacte social », tout en profitant de cette rencontre pour livrer son analyse de l’actualité politique et sociale, dans un contexte de restructuration interne de son parti.

Selon Marie-Clémence Adom, présidente de l’école du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), la lecture du parti repose sur deux constats majeurs. Elle évoque d’abord « une gouvernance qui privilégie un clan au détriment d’un autre », avant d’ajouter qu’il existe également « une hausse des inégalités sociales ».

 

Gbagbo dénonce les inégalités et les déguerpissements à Yopougon

Prenant ensuite la parole, Laurent Gbagbo a insisté sur la persistance des disparités sociales dans le pays. Il a notamment évoqué les opérations de déguerpissement à Yopougon, ancien bastion politique de son parti, pour illustrer ce qu’il considère comme une dégradation du tissu social.

« Les problèmes sociaux sont énormes. Si les maisons des pauvres sont cassées, c’est parce que les gens qui cassent n’ont pas pitié. Sinon, en arrivant devant la maison que tu dois casser, tu devrais pleurer et puis te retourner », a-t-il déclaré.

Un “Pacte social” pour réduire les inégalités et renforcer le pouvoir d’achat

Un an après le lancement de son mouvement « Trop c’est trop », Laurent Gbagbo affirme que son « Pacte social » vise à proposer des alternatives concrètes. Il appelle notamment à un développement plus équilibré des régions et à une meilleure prise en compte du pouvoir d’achat des populations.

« Il faut faire en sorte que les gagne-petit aient au minimum deux repas par jour », a-t-il soutenu, insistant sur la nécessité de politiques sociales plus inclusives.

 

Le PPA-CI engagé dans une phase de restructuration interne

Sur le plan politique interne, l’ancien chef de l’État a indiqué que son attention reste centrée sur la restructuration du PPA-CI. Il a ainsi éludé les questions liées au calendrier électoral et à sa propre succession à la tête du parti. Depuis le congrès du mois de mai, le PPA-CI organise plusieurs élections internes, notamment pour désigner la présidente de la ligue des femmes et celle des jeunes. Laurent Gbagbo annonce également que le parti rendra bientôt public son nouveau secrétariat général.

Concernant les réformes du système électoral présentées récemment par le Premier ministre Beugré Mambé aux partis politiques, l’ancien président a adopté une posture prudente, invoquant des questions de forme sans se prononcer sur le fond.

« On a entendu et on l’a compris. On a le temps devant nous pour parler. Et on parlera. Nous allons terminer de mettre en place les structures du parti et après ça, nous allons prendre une autre proposition qui sera peut-être une réponse à Beugré Mambé », a-t-il expliqué.

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Interrogé sur son avenir politique, Laurent Gbagbo a rappelé qu’il avait, en octobre 2025, annoncé son intention de quitter la direction du parti. Une décision finalement suspendue après des discussions avec ses partisans.

« J’ai dit que je suis fatigué que je m’en vais. Mes camarades ont dit : « non, reste encore ». Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas quelqu’un. Il y a même des candidats au PPA-CI. Il y a des gens malades (rires) », a-t-il conclu avec humour.

 

Maa Bio accusée de vente illégale de produits cosmétiques : une ONG saisit la justice en Côte d’Ivoire

Une plainte a été officiellement adressée au Procureur contre Yeelen Virginie Kouamé, connue sous le nom de “Maa Bio”. Les plaignants accusent Yeelen Virginie Kouamé, alias Maa Bio, d’exercer illégalement la vente de produits d’hygiène corporelle, notamment des thés amincissants, en violation du décret n°2015-288 du 29 avril 2015 qui encadre les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle.

Dans leur courrier, les plaignants demandent l’ouverture de poursuites pour des faits qu’ils estiment contraires à la réglementation en vigueur. L’organisation à l’origine de la plainte affirme se constituer partie civile. Elle estime que les activités reprochées exposent les populations à des risques sanitaires et constituent des violations graves du cadre légal en matière de santé publique.

 

Un cadre légal invoqué pour protéger la santé publique

Les plaignants rappellent que leur mission consiste à veiller au respect des textes en vigueur relatifs à la santé publique. Ils agissent dans le cadre du décret n°2015-288 du 29 avril 2015, qui régit la mise sur le marché des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle en Côte d’Ivoire. Selon eux, les pratiques dénoncées seraient susceptibles de contrevenir à ces dispositions et de mettre en danger la santé des populations.

L’organisation à l’origine de la plainte indique être une ONG régulièrement agréée sous le numéro 660/INT/GDC/DVCOM/SDER. Elle affirme également collaborer avec plusieurs institutions publiques, notamment le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU), le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), ainsi que le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH).

En conclusion de sa démarche, l’organisation appelle les autorités judiciaires à intervenir pour mettre fin aux violations présumées des textes en vigueur. Elle espère une action rapide afin de freiner ce qu’elle qualifie d’incivisme et de non-respect des lois institutionnelles.

Elle dit compter sur le Procureur pour garantir l’application effective de la réglementation en matière de santé publique et de protection des consommateurs.

 

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Côte d’Ivoire : Ibrahime Kuibiert Coulibaly prête serment à la tête du Conseil d’État sous le sceau de l’impartialité

Installé à la tête du Conseil d’État depuis mai 2026, Ibrahime Kuibiert Coulibaly a officiellement prêté serment le 02 juillet 2026 à Abidjan. À cette occasion, il s’est engagé à exercer ses fonctions dans le strict respect des principes d’impartialité et de probité.

La cérémonie solennelle a été placée sous la présidence du Vice-Président de la République, en présence du Premier Ministre, de plusieurs membres du gouvernement, de chefs d’institutions ainsi que d’un important parterre de personnalités.

Devant l’assistance, le nouveau président du Conseil d’État a décliné les engagements qui encadreront son mandat. « Je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation en privé sur des questions découlant de la compétence du Conseil d’État, de me conduire comme un digne et loyal magistrat », a déclaré Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.

 

Le Vice-Président insiste sur la portée institutionnelle du serment

Prenant acte de cette prestation, le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a rappelé que le serment dépasse le simple cadre protocolaire. Selon lui, il s’agit d’un acte de responsabilité et d’un engagement profond envers les valeurs fondamentales de la République de Côte d’Ivoire.

Il a souligné que « ce serment vous engage, dans le respect de la Constitution, à exercer votre fonction en toute impartialité et à préserver le secret des délibérations et des votes ».

S’adressant au nouveau président du Conseil d’État, Tiémoko Meyliet Koné a mis en avant son expérience, sa compétence ainsi que son attachement aux valeurs de la justice. Des atouts, selon lui, qui devraient contribuer à la réussite de sa mission à la tête de cette institution.

Le Vice-Président a également encouragé Ibrahime Kuibiert Coulibaly à exercer sa fonction avec objectivité et rigueur, tout en respectant strictement la confidentialité des débats.

Le Conseil d’État occupe une place centrale dans le dispositif institutionnel ivoirien. Il est notamment compétent pour statuer sur les contentieux liés aux élections locales et joue un rôle consultatif auprès du gouvernement en émettant des avis juridiques sur les projets de texte et diverses questions administratives.

L’institution peut également, de sa propre initiative, proposer au pouvoir public des réformes d’ordre législatif, administratif ou réglementaire jugées nécessaires ou conformes à l’intérêt général, renforçant ainsi son rôle dans la consolidation de l’État de droit en Côte d’Ivoire.

 

Marine nationale : la Côte d’Ivoire renforce sa flotte avec deux nouveaux patrouilleurs offerts par la Chine

Réunie à la Base navale annexe du Plateau ce jeudi 2 juillet 2026, la Côte d’Ivoire a officiellement intégré deux nouveaux patrouilleurs à sa flotte militaire. Ces bâtiments de combat, offerts par la République populaire de Chine, s’inscrivent dans la stratégie de modernisation des Forces armées et de renforcement de la sécurité maritime nationale.

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, en présence du Chef d’État-Major général des Armées, du Chef d’État-Major de la Marine nationale ainsi que de nombreuses autorités civiles et militaires. Au-delà de l’arrivée de nouveaux équipements, cet événement symbolise la volonté des autorités ivoiriennes de poursuivre la modernisation des Forces armées tout en mettant à l’honneur les valeurs de patriotisme, de discipline, de mémoire et d’engagement qui fondent l’action de la Marine nationale.

Ce renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) s’inscrit dans la politique de modernisation impulsée par le président Alassane Ouattara. Les deux patrouilleurs, remis dans le cadre d’un don de la République populaire de Chine, portent désormais les noms de « Capitaine de Vaisseau Blamassi » et « Capitaine de Frégate Sanogo », en hommage à deux figures emblématiques de la Marine nationale. Le baptême des navires s’est déroulé en présence des familles des officiers honorés ainsi que des marraines des bâtiments.

 

La coopération sino-ivoirienne au service de la sécurité maritime

Avec ses 566 kilomètres de façade maritime, la Côte d’Ivoire est confrontée à des défis sécuritaires majeurs, notamment la piraterie, les trafics illicites, la pêche illégale et l’immigration irrégulière. Face à ces menaces, Téné Birahima Ouattara a rappelé que la protection de cet espace maritime, essentiel à l’économie nationale, constitue une priorité stratégique.

Le ministre de la Défense a salué la qualité de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la Chine, remerciant les autorités chinoises pour leur soutien au renforcement des capacités opérationnelles des forces ivoiriennes. Selon lui, ce don illustre la solidité des relations bilatérales et la volonté commune des deux États de contribuer à la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.

Marraine du patrouilleur « Capitaine de Frégate Sanogo », Myss Belmonde Dogo a exprimé sa gratitude au Président de la République, Chef suprême des Armées, pour la confiance placée en elle à travers cette désignation. Elle a également remercié le ministre de la Défense de l’avoir associée à cette cérémonie qu’elle a qualifiée de particulièrement solennelle.

Pour elle, le rôle de marraine dépasse largement la dimension protocolaire. Il représente un engagement moral et symbolique auprès des marins qui assurent, souvent dans la discrétion, la défense des intérêts de la Nation. Selon ses propos, ce patrouilleur constitue désormais un lien vivant entre les équipages mobilisés en mer et les populations qui bénéficient de leur vigilance au quotidien.

 

Un hommage aux serviteurs de l’État et à la mission de la Marine nationale

Rendant hommage au Capitaine de Frégate Sanogo, dont le bâtiment porte désormais le nom, Myss Belmonde Dogo a salué la mémoire d’un officier qu’elle a présenté comme un modèle de rigueur, de discipline et de loyauté. Elle a estimé que ce choix envoie un message fort à la jeunesse ivoirienne, rappelant que le service rendu à la Nation mérite reconnaissance et que la mémoire des serviteurs de l’État doit être préservée.

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S’adressant enfin aux équipages, elle a mis en avant le rôle déterminant de la Marine nationale dans la protection des frontières maritimes, la sécurisation des ressources économiques et la préservation de la souveraineté nationale. Une mission qu’elle a qualifiée de discrète mais essentielle pour garantir la stabilité du pays et accompagner son développement.

 

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Retrait de la CPI : la présidence appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur décision

La présidence de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à revenir sur leur décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Dans une déclaration publiée vendredi, l’organe de gouvernance de la juridiction internationale exprime sa vive préoccupation et estime que ces départs pourraient fragiliser les efforts de coopération judiciaire engagés depuis plusieurs décennies.

Réagissant aux démarches entreprises par les trois pays sahéliens, la présidence de l’Assemblée des États parties regrette une décision qu’elle juge préjudiciable au système international de justice pénale.

Selon elle, le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger risque d’affecter les mécanismes de coopération mis en place pour poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides. L’institution rappelle que l’efficacité de la Cour pénale internationale repose sur l’engagement durable des États ayant ratifié le Statut de Rome ainsi que sur leur coopération dans l’application des décisions rendues par la juridiction.

 

Un appel à poursuivre le dialogue au sein de l’Assemblée des États parties

Plutôt que de rompre avec la Cour, la présidence invite les trois États à maintenir le dialogue au sein de l’Assemblée des États parties. Elle souligne que cette instance constitue le cadre approprié pour permettre aux États membres d’exprimer leurs préoccupations, de défendre leurs positions et de contribuer à l’évolution du fonctionnement de la CPI. La présidence encourage ainsi le Burkina Faso, le Mali et le Niger à utiliser les mécanismes de concertation prévus par le Statut de Rome afin d’examiner les questions qu’ils soulèvent, tout en restant engagés au sein de l’organisation.

La déclaration insiste également sur un point juridique majeur, quitter le Statut de Rome ne met pas automatiquement fin à l’ensemble des engagements pris pendant la période d’adhésion. Les obligations nées alors que les États étaient parties au traité continuent de produire leurs effets, conformément aux dispositions du Statut de Rome. En d’autres termes, certaines responsabilités demeurent applicables même après l’entrée en vigueur d’un retrait.

La présidence rappelle enfin que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont participé, au fil des années, aux travaux de l’Assemblée des États parties et ont contribué aux décisions relatives au fonctionnement de la Cour pénale internationale.

En conclusion, elle réaffirme son attachement à une justice internationale fondée sur la coopération entre les États et se dit favorable à la poursuite des échanges avec les trois pays, dans l’espoir qu’ils reconsidèrent leur position et restent engagés au sein du système instauré par le Statut de Rome.

 

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Côte d’Ivoire / PPA-CI : Laurent Gbagbo se dit prêt à dialoguer « sans ligne rouge » avec le gouvernement

À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi 2 juillet 2026 à son cabinet de Cocody, le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a réaffirmé sa disponibilité à dialoguer avec le pouvoir. Pendant plus de deux heures d’échanges avec les médias, l’ancien chef de l’État a abordé les principales questions politiques, économiques et sociales de l’actualité, tout en présentant le pacte social qu’il entend proposer aux Ivoiriens.

Évoquant les relations entre son parti et le gouvernement, Laurent Gbagbo a tenu à clarifier sa position. « Je n’ai pas de ligne rouge à ne pas franchir dans un dialogue avec le pouvoir » a t’il déclaré, affirmant que le PPA-CI soutient le principe du dialogue, à condition que le cadre, les objectifs et les modalités des échanges soient clairement définis.

 

Pourquoi le PPA-CI a boycotté la rencontre du 22 juin ?

L’ancien président a également évoqué la décision du PPA-CI de ne pas prendre part à la réunion organisée le 22 juin 2026 par le Premier ministre Robert Beugré Mambé avec les partis politiques. Selon Laurent Gbagbo, cette décision ne traduisait pas un refus du dialogue. Il a expliqué que le PPA-CI avait sollicité des précisions sur l’ordre du jour dès la réception de l’invitation, sans obtenir de réponse des organisateurs.

 « Nous avons reçu la lettre d’invitation nous convoquant à une rencontre le lundi 22 juin 2026. Nous avons répondu le même jour pour connaître les raisons de cette rencontre ou son ordre du jour. Malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse jusqu’à ce jour », a-t-il expliqué.

Ce n’est qu’après la tenue de la rencontre que son parti a appris que les échanges portaient sur la réforme du système électoral, engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).

«  C’est plus tard que nous avons entendu que les discussions ont porté sur la réforme électorale. Le moment venu, nous donnerons notre avis et vous en serez informés », a assuré le président du PPA-CI.

Laurent Gbagbo a également estimé que plusieurs critiques formulées contre son parti résultaient d’une mauvaise compréhension de ses positions politiques et des préoccupations qu’il défend.

« L’incompréhension de nos prises de position par certains responsables politiques est le fruit de leur méconnaissance des réalités des populations ivoiriennes ».

Selon lui, le débat public devrait davantage se concentrer sur les attentes sociales des populations plutôt que sur les polémiques politiques.

 

Un pacte social axé sur la justice et le partage de la croissance

Profitant de cette conférence de presse, le président du PPA-CI a présenté les grandes orientations du pacte social qu’il souhaite soumettre aux Ivoiriens. Il a plaidé pour la construction d’un nouveau consensus national reposant sur la justice sociale, la solidarité et une meilleure redistribution des richesses produites par le pays.

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Pour Laurent Gbagbo, les performances économiques enregistrées par la Côte d’Ivoire doivent désormais se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des populations.

Avec cette sortie médiatique, le président du PPA-CI a défendu sa vision d’un dialogue politique inclusif, qu’il considère comme un instrument essentiel pour renforcer la cohésion nationale. Laurent Gbagbo appelle les acteurs politiques à engager un dialogue ouvert afin de répondre plus efficacement aux défis économiques et sociaux auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée.

 

Inondations à Abidjan : 59 morts, l’État ordonne de « Quitter les zones identifiées à risque »

Les fortes pluies qui se sont abattues sur Abidjan et ses environs ont provoqué un bilan particulièrement dramatique. Selon les chiffres communiqués par le porte-parole du gouvernement ivoirien, 59 personnes ont perdu la vie à la suite des intempéries enregistrées dans la capitale économique et ses communes périphériques.

Face à l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement a ordonné l’évacuation immédiate des zones jugées dangereuses. Lors du Conseil des ministres du mercredi 1er juillet, le porte-parole a lancé un appel sans ambiguïté : « Quittez les zones identifiées comme à risque ».

Attécoubé, commune la plus durement touchée

Dans le district d’Abidjan, la commune d’Attécoubé apparaît comme l’épicentre du drame. Les inondations et glissements de terrain y ont causé la majorité des pertes humaines, avec plus d’une vingtaine de décès, dont des membres d’une même famille. Selon les autorités, ces drames s’expliquent en partie par la recolonisation illégale de sites précaires, pourtant déjà déguerpis lors d’opérations précédentes.

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Pour éviter la répétition de telles tragédies, le gouvernement a annoncé une nouvelle orientation : les zones évacuées ne resteront pas vacantes. Elles feront l’objet de projets publics d’aménagement et de développement, afin d’empêcher toute nouvelle occupation illégale. Cette stratégie vise à sécuriser durablement les espaces identifiés comme dangereux et à limiter les risques liés aux installations anarchiques.

Au-delà des interventions d’urgence pilotées par la ministre de la Solidarité, l’exécutif insiste sur la nécessité de renforcer la prévention. Le porte-parole du gouvernement a appelé les populations à respecter strictement les consignes de sécurité et à adopter une attitude responsable.

« Le gouvernement a toujours été aux côtés des victimes. (…) Mais le plus important ici, ce n’est pas de témoigner la solidarité. Quel que soit ce que le gouvernement fera, ça ne pourra jamais rétablir une vie brisée. Il faut donc prévenir. Il faut éviter d’en arriver à ces situations dramatiques », a-t-il déclaré.

Pour accompagner les populations affectées, l’État ivoirien a annoncé la mise en œuvre d’un programme de relogement de grande ampleur. Cette initiative concerne à la fois les victimes des inondations et les personnes touchées par les opérations de déguerpissement. Deux sites ont été identifiés pour accueillir les futurs logements : Songon et la zone de l’autoroute du Nord. Au total, 12 000 logements sociaux (HLM) y seront construits, permettant à terme de reloger environ 60 000 personnes issues des quartiers vulnérables d’Abidjan.

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