FITKD : World Taekwondo renvoie le litige de gouvernance aux institutions ivoiriennes

La Fédération mondiale de taekwondo (World Taekwondo – WT) ne tranchera finalement pas le litige de gouvernance qui oppose les acteurs de la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD). Selon une source officielle, l’instance internationale a décidé de renvoyer le dossier aux institutions sportives et judiciaires compétentes en Côte d’Ivoire.

Saisie à la suite d’une enquête conduite par le Responsable Juridique de l’Union Africaine de Taekwondo, World Taekwondo a fait connaître sa position dans une décision signée par son responsable juridique, Corbin Min. L’instance estime qu’il ne lui « appartenait pas de procéder à une nouvelle analyse au fond ni de trancher les questions litigieuses » concernant la gestion interne de la fédération ivoirienne.

 

Des contestations sur la gouvernance de la fédération

Le différend soumis à World Taekwondo concernait notamment la validité des décisions adoptées lors de l’Assemblée Générale de la FITKD, le respect des règlements intérieurs ainsi que la supervision financière de l’organisation. Face à ces différentes contestations, l’instance mondiale considère que le dossier relève avant tout des institutions nationales compétentes.

World Taekwondo relève ainsi que le Ministère des Sports ivoirien et le Comité National Olympique participent déjà activement au traitement du dossier. Selon l’instance mondiale, ces institutions sont « mieux placées pour traiter et, le cas échéant, statuer définitivement sur les questions relevant du droit national ».

Une décision qui ne valide ni ne rejette les accusations

Le dessaisissement de World Taekwondo ne signifie toutefois pas que l’instance mondiale prend position en faveur de l’une ou l’autre des parties. Elle précise que sa décision « ne doit pas être comprise comme une approbation ou un rejet des allégations, contre-allégations, conclusions ou positions avancées par l’une ou l’autre des parties ».

L’instance internationale se réserve néanmoins la possibilité de revenir dans le dossier si une éventuelle décision prise au niveau national venait à engager directement ses propres responsabilités.

 

World Taekwondo interpelle la FITKD sur l’âge des candidats

Si World Taekwondo ne souhaite pas se prononcer sur le fond du conflit, elle formule néanmoins une réserve concernant les conditions d’éligibilité à la présidence de la FITKD. L’attention de l’instance mondiale porte particulièrement sur l’exigence d’un âge minimum de 40 ans imposée aux candidats à la présidence de la fédération ivoirienne.

Cette disposition ne contrevient à aucune règle spécifique de World Taekwondo, qui n’impose pas d’âge minimum à ses associations membres. Elle apparaît toutefois « relativement restrictive » aux yeux de l’instance internationale.

World Taekwondo estime que cette restriction pourrait « limiter les opportunités pour les jeunes dirigeants et les athlètes récemment retraités de contribuer à la gouvernance du sport ». L’instance mondiale invite ainsi la FITKD à engager une réflexion sur cette disposition à l’occasion de la prochaine révision de ses statuts.

En conclusion, World Taekwondo renouvelle sa confiance aux acteurs et institutions ivoiriens afin qu’ils puissent trouver une issue à cette crise, dans « l’intérêt de la bonne gouvernance, de la stabilité et du Taekwondo ivoirien ».

« Mafia de l’or : les financiers sont à Dubaï ! » : Ahoua Don-Mello interpelle l’État sur les réseaux financiers liés à l’or

Le Dr Ahoua Don-Mello hausse le ton sur la question de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué consacré aux déclarations du Directeur Général des Mines et de la Géologie, Seydou Coulibaly, il estime que l’identification des réseaux financiers opérant depuis l’étranger, notamment depuis Dubaï, doit désormais déboucher sur des actions concrètes

Dans la soirée du mardi 25 août 2026, les Ivoiriens ont suivi sur les antennes de la RTI 1 la rediffusion de l’émission « Le Débat », présentée par Hamza Diaby et initialement diffusée le 11 août 2026. Le programme était consacré au phénomène de l’orpaillage clandestin.

Selon le communiqué, le Directeur Général des Mines et de la Géologie, Seydou Coulibaly, y a livré des révélations que le Dr Ahoua Don-Mello considère comme particulièrement graves. Il aurait notamment reconnu que les services du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie ont identifié l’ensemble de la chaîne criminelle liée à l’exploitation clandestine de l’or.

D’après les éléments rapportés dans le communiqué, les financiers opéreraient depuis l’extérieur, principalement depuis la sous-région et Dubaï. Ils disposeraient également de relais en Côte d’Ivoire chargés de percevoir les fonds, de recruter des géologues et d’organiser la logistique clandestine sur le terrain. Pour Ahoua Don-Mello, ces déclarations viennent confirmer les alertes qu’il dit avoir lancées depuis plusieurs jours.

 

Ahoua Don-Mello évoque une « mafia de l’or »

Dans une interview accordée le dimanche 23 août 2026 à la presse, notamment à Alerte Infos, ainsi que dans son communiqué du 19 août 2026, le Dr Ahoua Don-Mello avait déjà dénoncé ce qu’il qualifie de « mafia de l’or ». Il rappelle que ce phénomène serait né pendant la crise de 2002 sous la rébellion, un élément également confirmé, selon lui, par le Directeur Général du CIAPOL lors de son passage sur le plateau de la RTI. Depuis, l’orpaillage clandestin se serait étendu à l’ensemble du territoire national.

Le communiqué attribue à cette exploitation illégale des conséquences économiques et environnementales majeures. Les pertes pour les caisses de l’État ivoirien sont estimées à 4 600 milliards de FCFA, au profit d’intérêts qualifiés d’obscurs. Ahoua Don-Mello dénonce également la pollution des cours d’eau au mercure et au cyanure, la destruction des terres arables ainsi que les conséquences sur la souveraineté alimentaire et sécuritaire du pays.

 

« Les simples discours (…) ne sauraient suffire »

Pour le Dr Ahoua Don-Mello, l’identification des acteurs de la chaîne criminelle impose désormais un changement de méthode. Il estime que les discours, les commissions d’enquête sans suite et les opérations ponctuelles de déguerpissement visant uniquement les exécutants ne peuvent constituer une réponse suffisante.

Le communiqué affirme que le peuple ivoirien attend désormais des « résultats réels et immédiats ». L’ancien responsable politique s’interroge notamment sur l’absence d’actions d’envergure visant les financiers présumés installés à l’étranger.

« Pourquoi cette même volonté (…) n’est-elle pas déployée avec la même rigueur ? »

Le Dr Ahoua Don-Mello établit un parallèle entre la capacité de l’État ivoirien à poursuivre certains opposants politiques à l’étranger et celle qu’il pourrait mobiliser pour lutter contre les réseaux financiers liés à l’orpaillage clandestin.

« Si l’État sait traquer les opposants politiques jusqu’à l’étranger, qu’il montre la même rigueur pour débusquer la mafia financière de l’or à Dubaï », affirme-t-il.

Selon lui, si les autorités connaissent la localisation des financiers et les circuits empruntés par les capitaux, elles doivent également mobiliser les moyens juridiques et diplomatiques internationaux nécessaires pour les poursuivre. Le communiqué estime que l’absence d’une action répressive internationale d’envergure face à une telle situation pourrait constituer une « complicité passive inacceptable » devant le pillage des richesses nationales.

 

Faire de l’or une richesse nationale

Dans son communiqué, le Dr Ahoua Don-Mello appelle également la Côte d’Ivoire à reconsidérer son approche de ses ressources aurifères. Il estime que le pays ne doit pas assister à la fuite de milliers de milliards de ses ressources tout en continuant à s’endetter à l’étranger. Pour lui, la réponse consiste notamment à « regarder sous ses propres pieds » et à faire de l’or une véritable source de richesse nationale et de développement souverain.

L’or, actuellement présenté comme une « malédiction écologique et sécuritaire », devrait ainsi, selon sa vision, devenir un levier de développement.

Des mandats d’arrêt internationaux réclamés

Le Dr Ahoua Don-Mello demande enfin à l’État d’engager une répression qu’il qualifie d’« implacable » contre la mafia financière de l’or. Il préconise notamment le recours aux mandats d’arrêt internationaux et aux coopérations judiciaires nécessaires afin de poursuivre les financiers présumés au-delà des frontières ivoiriennes.

Le message porté dans le communiqué est sans ambiguïté : « Le peuple ivoirien n’attend plus des explications, mais des actes fermes. »  Pour Ahoua Don-Mello, la souveraineté de la Côte d’Ivoire et la protection de son patrimoine national ne doivent pas être abandonnées au profit de « mafias financières internationales ».

 

LIRE AUSSI : « Mafia de l’or » en Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello appelle à cibler les réseaux financiers de l’orpaillage clandestin

Politique / « Nier serait de mauvaise foi » : le PPA-CI reconnaît les réalisations de Ouattara, mais conteste leur impact social

Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) remet en question le bilan social des quinze années de pouvoir du président Alassane Ouattara. Sans nier les transformations économiques ni les investissements réalisés depuis 2011, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo estime que ces avancées doivent être évaluées à partir d’un autre indicateur : leurs effets concrets sur les conditions de vie des populations.

Lors de la Tribune du parti, tenue le 25 août 2026 à Abidjan, Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI et ambassadrice du pilier « Démocratie, Justice sociale et Services publics », a développé cette position en s’appuyant notamment sur des chiffres relatifs à l’éducation, à la santé, au logement, à l’accès à l’eau et à l’électricité ainsi qu’aux services publics.

 

Me Habiba Touré reconnaît les investissements, mais pose la question du partage de leurs effets

Dès le début de son intervention, l’avocate a refusé de nier les réalisations enregistrées depuis 2011. Pour elle, les transformations économiques et les grands travaux constituent une réalité qu’il serait de mauvaise foi de passer sous silence.

« Nous n’allons pas nier ce qui a été réalisé. Le nier serait de mauvaise foi », a-t-elle déclaré.

Mais cette reconnaissance ne suffit pas, selon la porte-parole du PPA-CI. Elle estime que l’appréciation du bilan doit aller au-delà des infrastructures et des indicateurs économiques pour mesurer leur impact sur la vie quotidienne des Ivoiriens. C’est à partir de cette interrogation que le parti développe son analyse du bilan social du pouvoir actuel.

« Mais la véritable question est celle-ci : la croissance économique et les investissements ont-ils amélioré la vie de tous les Ivoiriens ? »

 

Éducation : le PPA-CI alerte sur la pression exercée sur le système public

L’éducation nationale constitue l’un des premiers points de préoccupation soulevés par Me Habiba Touré. Le PPA-CI met notamment en avant la moyenne de 74 élèves par classe dans le premier cycle du secondaire public, alors que la norme officielle est fixée à 55 élèves. Le parti pointe également l’exclusion de 2,07 millions d’enfants du système scolaire ainsi que la progression du secteur privé dans l’enseignement secondaire. Celui-ci concentre désormais 77 % des établissements secondaires, selon les chiffres cités par la porte-parole.

Pour illustrer ce qu’elle considère comme un déséquilibre dans les priorités d’investissement, Me Habiba Touré s’est également référée aux données de la Cour des comptes. En 2021, la présidence de la République aurait exécuté 272,5 milliards de francs CFA d’investissements, contre 28,9 milliards pour l’Éducation nationale.

Avec ces chiffres, le PPA-CI entend mettre en évidence l’écart entre l’importance des investissements réalisés au sommet de l’État et les difficultés persistantes auxquelles le système éducatif reste confronté.

 

Santé : au-delà du nombre d’enrôlés à la CMU, la question de l’accès effectif aux soins

La santé figure également parmi les secteurs sur lesquels le PPA-CI porte un regard critique. Me Habiba Touré s’est notamment attardée sur la Couverture maladie universelle (CMU), dont les registres comptabilisaient 22,7 millions d’enrôlés à la fin de 2025. Pour la porte-parole du parti, le nombre d’inscrits ne permet toutefois pas, à lui seul, d’évaluer l’efficacité du dispositif. Elle relève notamment un taux de cotisation effective inférieur à 10 % dans le secteur informel.

À cette difficulté s’ajoute, selon les chiffres avancés par le PPA-CI, une insuffisance du nombre de praticiens. Sur les 34 régions sanitaires, 22 comptent moins d’un médecin pour 10 000 habitants.

« Une assurance maladie universelle ne se mesure pas au nombre de cartes imprimées (…), elle se mesure au nombre de malades effectivement soignés », a martelé Me Habiba Touré.

Elle a également critiqué la mesure temporaire de « CMU zéro cotisation », introduite à l’approche des échéances électorales, estimant que la question de l’accès réel aux soins devait rester au cœur de l’évaluation du système.

 

Logement : le parti dénonce les déguerpissements sans relogement

La question du logement constitue un autre volet majeur de la critique portée par le PPA-CI. Le parti s’est notamment élevé contre les opérations de déguerpissement conduites dans plusieurs quartiers précaires d’Abidjan, citant Boribana, Gesco, Banco 1 et Abattoir. Pour Me Habiba Touré, ces opérations posent la question de l’écart entre les démolitions et le volume de logements sociaux effectivement livrés depuis 2011.

« On ne combat pas la pauvreté en cassant la maison du pauvre », a-t-elle lancé, tout en réclamant l’arrêt des expulsions lorsqu’aucun relogement préalable n’est prévu.

Cette position s’inscrit dans la volonté affichée du PPA-CI de replacer les conditions de vie des populations au centre de l’évaluation des politiques publiques.

 

Eau, électricité, état civil et prisons : le parti élargit sa critique aux services publics

Au-delà de l’éducation, de la santé et du logement, la porte-parole du PPA-CI a également évoqué les difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité. Elle a par ailleurs cité les problèmes liés à l’état civil ainsi que les conditions de détention dans les prisons. Pour le parti, ces différentes situations témoignent des limites d’une croissance économique dont les bénéfices ne seraient pas répartis de manière équivalente entre les populations. Le PPA-CI entend ainsi déplacer le débat du seul terrain des investissements et des grands projets vers celui de l’accès effectif aux services publics et de l’égalité des conditions de vie.

Le « Pacte social » comme réponse politique

C’est sur ce constat que le PPA-CI entend construire son « Pacte social ». Le parti le présente comme une nouvelle orientation fondée sur une meilleure redistribution des richesses et sur une République davantage tournée vers l’égalité des droits. Cette démarche vise à inscrire les questions sociales au cœur de son projet, en mettant l’accent sur la manière dont les richesses produites et les investissements bénéficient concrètement aux populations.

« La République n’appartient ni à un parti, ni à un clan, ni aux plus riches. Elle appartient à tous », a conclu Me Habiba Touré.

La porte-parole a précisé que les propositions chiffrées du « Pacte social » feront l’objet de consultations sur le terrain ainsi qu’auprès de la diaspora.

Revue de presse du 26 août : lutte contre l’orpaillage illégal, le Maoulid et la tribune du PPA-CI à la une

Ce mercredi 26 août 2026, les quotidiens ivoiriens accordent une large place à la célébration du Maoulid et à la lutte contre l’orpaillage illégal. Plusieurs journaux reviennent également sur la tribune organisée par le Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI).

 

Le Maoulid placé sous le signe de la paix et de la cohésion sociale

La célébration du Maoulid occupe une place importante dans les unes. Fraternité Matin rapporte que « les musulmans prient pour la paix et la cohésion sociale », tandis que Le Jour Plus ajoute la « prospérité » aux intentions de prière des imams.

À Abidjan, Echos de la République met en avant le Vice-président Tiémoko Meylet Koné, qui « porte le message du président Alassane Ouattara ».

Depuis Gbon, plusieurs journaux, notamment RHDP News, Soir Info, Le Jour Plus ainsi que Liberté et Le Mandat, relaient l’appel de la présidente du Sénat, Kandia Camara, à « préserver la paix et la fraternité en Côte d’Ivoire ».

Le ministre Vagondo Diomandé interpelle, de son côté, les guides religieux sur les incitations à la haine et les appels à la révolte. Selon L’Expression et Le Matin, il leur demande d’œuvrer avec sagesse et responsabilité et leur confie également « une importante mission » concernant l’orpaillage.

 

Les guides religieux mobilisés contre l’orpaillage illégal

La lutte contre l’orpaillage illégal occupe également une place centrale dans les journaux de ce mercredi. Le Patriote associe le Maoulid 2026 à la lutte contre le phénomène et rapporte que « le COSIM dit “stop” » à l’orpaillage illégal lors de la célébration.

L’Inter souligne pour sa part que le Cheikhoul Ousmane Diakité dénonce l’orpaillage illégal et affirme que « les imams sont prêts pour la sensibilisation ».

Soir Info relève également l’engagement du président du COSIM, qui « prend des engagements pour la lutte contre l’orpaillage illégal ». Le Sursaut met en avant cette mobilisation et affirme que « la Côte d’Ivoire prépare une offensive africaine contre l’orpaillage illégal ».

 

Le gouvernement veut durcir la lutte

Le Matin rapporte que « le gouvernement durcit le ton contre les orpailleurs illégaux » et évoque une « guerre sans merci et totale contre l’orpaillage illégal » sur l’ensemble du territoire national. Le quotidien explique également pourquoi les populations doivent accompagner les actions des forces de l’ordre sur le terrain.

Notre Voie s’intéresse à la persistance du phénomène et dénonce « le lourd tribut d’un Etat démissionnaire ». Le Bélier estime pour sa part que face à la persistance de l’orpaillage, « le pouvoir change de méthode, l’opposition demande des comptes ». Le Bélier Intrépide appelle quant à lui la Côte d’Ivoire à « reprendre le contrôle de ses ressources ».

Des interrogations sur les causes et les réseaux de l’orpaillage

Dernière Heure estime que « fermer les sites ne suffira, il faut traiter les causes ». Le journal souligne également que « l’Etat lutte, l’orpaillage prospère », en s’appuyant sur l’évolution du nombre de sites recensés : 1 098 en 2021 contre plus de 8 000 en 2025.

Le Nouveau Réveil met l’accent sur les réseaux qui entourent le phénomène et affirme que « derrière les pelleteuses, il y a des “financiers et bénéficiaires à traquer” ».

 

Le PPA-CI met la justice sociale au cœur de sa tribune

Plusieurs quotidiens consacrent également leurs pages à la tribune du PPA-CI.

Le Quotidien d’Abidjan rapporte que Me Habiba Touré y a « dressé un triste constat des droits de l’Homme et de la justice sociale ». Le journal cite notamment ses propos selon lesquels « la justice ivoirienne va très mal » et « nous voulons un pays où l’Etat ne terrorise personne ».

Nouvelle Alliance reprend également les déclarations de l’avocate, qui affirme : « on n’a pas fait de la politique pour se servir du peuple, mais pour servir le peuple ».

 

Dans La Voie Originale, Me Touré « dévoile le vrai visage du RDR/RHDP ».

De son côté, L’Inter présente les « orientations » du PPA-CI autour de la justice sociale, de l’éducation et de la santé. Dernière Heure rapporte également les dénonciations de Me Habiba Touré concernant les irrégularités qui touchent les Ivoiriens. Le quotidien indique que l’éducation, la santé, le logement et la justice ont constitué les principaux thèmes des débats lors de la tribune du PPA-CI.

Enfin, Le Canard Enchaîné relaie une déclaration de Me Habiba Touré : « on ne combat pas la pauvreté en cassant la maison du pauvre ».

PDCI – RDA : Yaya Ouattara, ancien ministre et député de Bondoukou est décédé à 87 ans

Une profonde tristesse touche Bondoukou et le Zanzan après le décès de Yaya Ouattara, survenu dans la soirée du mardi 25 août 2026. Ancien ministre, ancien maire et député, il laisse derrière lui un héritage présenté comme impérissable et un vide important dans sa région natale.

Né le 17 octobre 1938, Yaya Ouattara a consacré une grande partie de sa vie au service de l’État et de sa terre natale. Figure d’une génération politique, il a exercé plusieurs responsabilités au cours de sa carrière.

 

Un parcours au service de l’État

Figure historique du PDCI-RDA, Yaya Ouattara a occupé plusieurs fonctions au plus haut niveau de l’État. Sous Félix Houphouët-Boigny, il a notamment dirigé le ministère des Affaires sociales à partir de 1981. En 1989, il a ensuite pris la tête du ministère de la Jeunesse, des Sports et des Affaires sociales, poursuivant son engagement au service de la nation.

Au-delà de ses responsabilités gouvernementales, Yaya Ouattara a particulièrement marqué la vie de Bondoukou. Il y a exercé les fonctions de maire et de député, tout en occupant également le poste de vice-président de son parti. Homme rassembleur et d’une grande affabilité, il incarnait une figure importante de la « ville aux mille mosquées ».

Avec sa disparition, le Zanzan perd une figure dont la présence était décrite comme rassurante auprès des siens. Son décès laisse place à une profonde émotion dans la région. Yaya Ouattara restera associé au développement de Bondoukou et à un parcours consacré au service de l’État et de sa terre natale.

LIRE AUSSI : Décès d’Alphonse Djédjé Mady : le PDCI-RDA perd une figure majeure

Yan Diomande officiellement présenté comme joueur du Real Madrid jusqu’en 2033

Le Real Madrid City a accueilli la cérémonie officielle marquant l’arrivée de Yan Diomande au sein du Real Madrid. L’attaquant a été reçu par le président du club, Florentino Pérez, dans la salle de réunion.

À cette occasion, Yan Diomande a signé son contrat avec le Real Madrid, qui le lie au club pour les sept prochaines saisons, jusqu’au 30 juin 2033.

Après la signature, le nouveau joueur du Real Madrid a reçu plusieurs présents, dont une réplique du stade, une montre ainsi qu’un maillot floqué à son nom et portant le numéro 25. La cérémonie s’est également déroulée en présence du président honoraire du club, José Martínez Pirri.

 

Bongouanou : Diby Kokora Bernard dément tout affrontement à N’Guessankro

Le député de la Sous-préfecture de Bongouanou, Diby Kokora Bernard, a formellement démenti, mardi 25 août 2026, les informations faisant état d’une opposition des populations de N’Guessankro à une opération de démantèlement d’un site d’orpaillage illégal menée par la Gendarmerie nationale.

Dans un communiqué publié après la circulation de ces informations sur les réseaux sociaux, l’élu affirme avoir effectué des vérifications auprès de plusieurs sources locales. Les populations, la chefferie traditionnelle ainsi que la Gendarmerie de N’Guessankro auraient notamment été consultées.

« Après vérification auprès des populations, de la chefferie traditionnelle ainsi que de la Gendarmerie de N’Guessankro, il ressort clairement que ces allégations sont sans fondement », assure Diby Kokora Bernard.

 

Aucun incident signalé lors de l’opération

Selon le député, aucune manifestation ni confrontation avec les forces de sécurité n’a été enregistrée dans la localité au cours de l’opération destinée à démanteler des sites d’orpaillage illégaux. Il rejette ainsi les informations faisant état d’une opposition des habitants à l’intervention de la Gendarmerie nationale.

« Aucune manifestation, aucun affrontement et aucun incident entre les populations et les éléments de la Gendarmerie nationale n’ont été enregistrés à N’Guessankro dans le cadre de cette opération. »

L’élu insiste donc sur l’absence d’incident entre les populations et les gendarmes dans le cadre de cette intervention. Face à la diffusion de ces informations qu’il juge infondées, Diby Kokora Bernard invite les populations et les internautes à faire preuve de prudence avant de partager des contenus sur les réseaux sociaux.

« Je les invite à faire preuve de responsabilité, de discernement et de vigilance, et surtout à s’abstenir de relayer des informations non vérifiées », insiste-t-il.

Pour le député, la diffusion de fausses informations risque de créer de la confusion et d’alimenter inutilement les tensions au sein des communautés. Au-delà de ce démenti, Diby Kokora Bernard réaffirme son soutien aux opérations menées par les autorités contre l’orpaillage illégal. Il présente cette lutte comme une responsabilité collective visant à protéger les ressources naturelles et les populations.

« Nous sommes tous engagés dans ce combat », soutient-il, tout en appelant les habitants à accompagner les autorités compétentes dans leurs actions.

Aéroport d’Abidjan : Menzies Aviation conteste sa concession, Air Côte d’Ivoire vise l’assistance au sol

La bataille autour de l’assistance en escale à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan prend désormais une dimension internationale. Le groupe britannique Menzies Aviation conteste la fin de sa concession et a saisi en urgence la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).

Une première audience s’est tenue le 20 août 2026, selon Africa Intelligence. Menzies Aviation demande à la juridiction arbitrale d’examiner son différend avec les autorités ivoiriennes concernant sa concession à l’aéroport d’Abidjan.

Fondée en 1923, la Cour internationale d’arbitrage de la CCI règle les différends commerciaux entre entreprises ainsi que certains litiges opposant des entreprises à des États, notamment lorsque les parties ont prévu le recours à l’arbitrage dans leurs contrats.

 

Une prolongation de concession au cœur du différend

Menzies Aviation exploite actuellement les activités d’assistance en escale à Abidjan. Celles-ci comprennent notamment la prise en charge des bagages, l’accompagnement des passagers et les opérations nécessaires avant le départ des avions. La convention initiale, attribuée à NAS Ivoire, devenue Menzies Aviation, devait arriver à échéance en septembre 2025. Un avenant signé en 2020 avait toutefois prévu sa prolongation.

C’est précisément la validité de cet avenant qui est aujourd’hui contestée par les autorités ivoiriennes. Celles-ci estiment que l’acte n’a pas été régulièrement approuvé. Face à cette remise en cause, Menzies Aviation a choisi de saisir l’arbitrage international afin de défendre ses intérêts.

Air Côte d’Ivoire veut investir le marché de l’assistance au sol

Pendant que le différend oppose Menzies Aviation aux autorités ivoiriennes, Air Côte d’Ivoire avance sur un autre front. La compagnie nationale a demandé une licence afin d’exercer elle-même l’assistance en escale à l’aéroport d’Abidjan. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’intégrer davantage de services autour de son activité de transport aérien.

L’enjeu est à la fois commercial et stratégique pour la compagnie nationale. L’aéroport d’Abidjan accueille plus de 2,5 millions de passagers par an et constitue la principale plateforme aérienne du pays. En prenant position sur les opérations au sol, Air Côte d’Ivoire pourrait ainsi récupérer une partie des revenus liés à ces activités et renforcer son contrôle sur la chaîne de services nécessaires à ses propres vols.

Une volonté de renforcer la position de la compagnie nationale

Ce dossier intervient quelques mois après un autre bras de fer concernant la place d’Air Côte d’Ivoire sur le marché international. Dans les discussions avec Air France et Corsair sur la desserte Abidjan-Paris, les autorités ivoiriennes avaient défendu une meilleure répartition des vols au profit de la compagnie nationale.

Les deux dossiers ne portent pas sur le même marché. Ils traduisent toutefois une même orientation, Air Côte d’Ivoire cherche à peser davantage sur l’ensemble de la chaîne de valeur du transport aérien à partir d’Abidjan.

Opération « WAVIE » à Zaranou : la BSSI frappe fort contre l’orpaillage, cinq interpellations et d’importants équipements détruits

« WAVIE », qui signifie « c’est fini » en langue Agni, est le nom donné à l’opération menée ce dimanche 23 août 2026 à Zaranou, sur l’axe Bébou. Cette intervention traduit la détermination de l’État de Côte d’Ivoire à mettre un terme aux activités d’orpaillage illégal, présentées comme une menace pour les forêts, les ressources en eau et la sécurité des populations.

Sur instruction du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, la Brigade Spéciale de Surveillance et d’Intervention (BSSI) a conduit cette opération dans une zone fortement affectée par l’exploitation clandestine de l’or.

Déclenchée sur la base d’un renseignement précis, corroboré par une surveillance aérienne, l’intervention a mobilisé 50 agents de la BSSI. Ceux-ci étaient placés sous le commandement du commandant adjoint Ouraga Ouayou Joël, conformément aux orientations du colonel Abbé Flavien Gerard, commandant la BSSI. Un important dispositif logistique et roulant a également été engagé.

 

Un vaste site clandestin découvert

À leur arrivée, les équipes de la BSSI ont découvert un vaste site d’exploitation clandestine sur lequel s’activaient des orpailleurs. Le terrain était marqué par de nombreuses excavations ainsi que par diverses installations destinées à l’extraction et au traitement de l’or. La rapidité et la maîtrise de l’intervention ont permis de mettre fin aux activités d’exploitation et de sécuriser le site.

Cinq individus ont été interpellés en flagrant délit et mis à la disposition du Pôle pénal économique et financier pour les suites judiciaires appropriées. Il s’agit de S. A. S., 25 ans, de nationalité burkinabè ; N. S., d’âge inconnu et de nationalité togolaise ; W. I., d’âge inconnu et de nationalité togolaise ; M. A. R., 24 ans, de nationalité burkinabè ; et B. K., 27 ans, de nationalité togolaise.

Près de 200 motopompes détruites

L’ampleur du dispositif découvert sur le site témoigne de l’importance des moyens mobilisés par les exploitants clandestins. Les agents de la BSSI ont notamment détruit 189 motopompes, 23 concasseurs, 28 laveries, 70 tapis de lavage, 243 raccords et 59 abris de fortune. À ces destructions s’ajoutent plusieurs matériels saisis, dont huit motos et 82 bouteilles de gaz B6. Des pelles ainsi que divers autres équipements logistiques utilisés dans le cadre des activités clandestines ont également été saisis.

L’intervention a cependant été marquée par un événement tragique. Au cours des mouvements de fuite sur ce terrain particulièrement escarpé, un ressortissant togolais serait décédé par noyade. Les circonstances de ce décès ont été consignées dans la procédure transmise au Procureur du Pôle pénal économique et financier.

 

« WAVIE », un message de fermeté contre l’orpaillage clandestin

Au-delà des saisies et destructions réalisées, l’opération « WAVIE » met en évidence les conséquences humaines et environnementales liées à l’orpaillage clandestin. Selon le communiqué, chaque site démantelé permet de préserver des hectares de terres, de protéger les cours d’eau et de réduire les risques auxquels les populations sont exposées.

Avec cette opération, le message de l’État se veut sans ambiguïté, face à l’orpaillage clandestin, les autorités entendent rester mobilisées, vigilantes et déterminées à agir. La préservation des ressources naturelles permettra à la Côte d’Ivoire de garantir aux générations futures un patrimoine durable et une meilleure qualité de vie à ses populations.

LIRE AUSSI : Orpaillage illégal : 120 équipements détruits et plusieurs sites démantelés à Noé, Sogo et Zanikaha par les Eaux et Forêts

 

Ministère des Eaux et Forêts-RCI
© Ministère des Eaux et Forêts-RCI

Rentrée universitaire 2026-2027 en Côte d’Ivoire : inscriptions dès le 25 août

La rentrée universitaire 2026-2027 en Côte d’Ivoire est officiellement fixée au 14 septembre 2026. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’ouverture des inscriptions et des réinscriptions à partir du 25 août dans les universités et grandes écoles publiques et privées du pays.

Les nouveaux étudiants disposeront d’une période allant du 25 août au 30 septembre 2026 pour effectuer leur inscription. Pour les étudiants déjà inscrits au titre de l’année universitaire 2025-2026, les réinscriptions seront ouvertes du 25 août au 31 octobre 2026.

Le ministère invite les étudiants à effectuer leurs démarches sur la plateforme dédiée aux inscriptions et réinscriptions, accessible à l’adresse inscription.mesrs-ci.net. L’ensemble des opérations est désormais centralisé à travers le Progiciel de Gestion Intégrée de l’Enseignement Supérieur et des Universités (PROGES-U). Cette organisation vise à simplifier et à sécuriser le processus d’inscription et de réinscription.

Dans les établissements publics, le paiement des frais d’inscription devra exclusivement être effectué à travers les solutions de paiement du Trésor, notamment TrésorMoney et TrésorPay.

L’année universitaire 2026-2027 sera organisée en deux semestres. Le premier s’étendra du 14 septembre 2026 au 5 février 2027, tandis que le second débutera le 8 février pour s’achever le 18 juin 2027. Les étudiants concernés par une seconde session composeront ensuite du 21 juin au 16 juillet 2027 pour les examens.

LIRE AUSSI : Rentrée scolaire 2026-2027 : les inscriptions gratuites au préscolaire et au CP1 dans les écoles publiques

Le calendrier universitaire prévoit également plusieurs périodes de repos. Les congés de Noël sont programmés du 18 décembre 2026 au 3 janvier 2027, tandis que les vacances de Pâques s’étendront du 26 mars au 11 avril 2027. Les grandes vacances universitaires sont, pour leur part, fixées du 1er au 31 août 2027.