Revue de presse du 18 août : l’orpaillage clandestin et la nouvelle architecture du RHDP dominent les unes

Les quotidiens ivoiriens de ce mardi 18 août 2026 consacrent une large place à deux sujets majeurs notamment la lutte contre l’orpaillage clandestin et la réorganisation interne du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

 

Orpaillage clandestin : la riposte de la gendarmerie à la Une

La lutte contre l’orpaillage illégal occupe une place importante dans les journaux parus ce mardi. Fraternité Matin appelle les populations à la fermeté, tandis que L’Abidjanais met en avant le bilan de l’action de la gendarmerie avec « 1 114 sites démantelés et 1 531 interpellations en sept mois ».

Le Patriote et L’@venir s’intéressent pour leur part aux communautés qui s’opposent à l’installation d’exploitants clandestins. Le Sursaut insiste sur l’offensive du ministre des Mines, Sangafowa-Coulibaly, ainsi que sur le rôle des villages dans cette lutte. Le Nouveau Réveil adopte un ton plus alarmiste en titrant : « Pollution, destruction des terres : l’orpaillage clandestin peut entraîner la guerre ! ».

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Le RHDP au cœur des interrogations

L’autre grand sujet de cette revue de presse concerne la nouvelle organisation du RHDP. D’un quotidien à l’autre, les interrogations convergent autour de la stratégie d’Alassane Ouattara pour son parti et de la place accordée à son frère cadet, Téné Birahima Ouattara.

L’Expression titre ainsi : « Ouattara crée un Centre de décision », présentant cette nouvelle équipe comme une structure appelée à peser dans le fonctionnement quotidien du parti présidentiel. Le Bélier évoque de son côté « Une nouvelle architecture au RHDP », tandis que Le Quotidien L’Essor Ivoirien s’interroge sur les raisons pour lesquelles « une nouvelle architecture s’impose ».

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Une recomposition qui place Téné Birahima sous les projecteurs

Alors que le parti présidentiel réorganise son dispositif après la présidentielle et les législatives de 2025, la place accordée à Téné Birahima Ouattara retient particulièrement l’attention des journaux.

Le Jour Plus parle d’une recomposition menée « en douceur » par Alassane Ouattara et annonce « Les hommes forts de la “short-list” ». Générations Nouvelles évoque pour sa part une « bataille de succession au RHDP » et estime que « Ouattara fait une nouvelle passe à son frère cadet ».Le Bélier souligne également cette montée en puissance en titrant : « Le frère du Président s’installe au cœur du dispositif ».

Un « shadow cabinet » qui suscite des interrogations

Le Nouveau Réveil s’appuie notamment sur les informations publiées par Africa Intelligence pour affirmer que « Ouattara positionne clairement Téné Birahima ». Le quotidien présente cette nouvelle structure comme un « Shadow cabinet ».

La composition de cette instance suscite surtout des interrogations en raison de l’absence de certaines figures importantes du pouvoir. Tiémoko Meyliet Koné, Robert Beugré Mambé et Kobenan Kouassi Adjoumani n’y figureraient pas. Dernière Heure Monde résume cette interrogation à travers son titre : « Meyliet, Mambé et Adjoumani écartés ? ».

 

Gilbert Kafana Koné à la tête du nouveau dispositif

Selon les éléments rapportés par Africa Intelligence, cette nouvelle instance fonctionnerait parallèlement aux structures existantes du RHDP. Elle serait présidée par Gilbert Kafana Koné, avec Téné Birahima Ouattara comme numéro deux.

Kandia Camara et Patrick Achi sont annoncés comme vice-présidents. Plusieurs membres du gouvernement doivent également intégrer le dispositif, notamment Anne Désirée Ouloto, Mamadou Touré, Adama Kamara, Yacouba Hien Sié et Amadou Koné. Adama Bictogo figure également parmi les membres annoncés.

La présence de Téné Birahima et l’absence de Tiémoko Meyliet Koné, Robert Beugré Mambé et Kobenan Kouassi Adjoumani alimentent ainsi les commentaires dans la presse.

Une comparaison avec le PPA-CI de Laurent Gbagbo

La Voie Originale propose une autre lecture de cette réorganisation en la comparant à celle récemment mise en place au PPA-CI autour de Laurent Gbagbo. Le journal parle d’une « pâle copie de la direction collégiale de Gbagbo », établissant ainsi un parallèle entre les deux nouvelles architectures politiques.

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Téné Birahima également au centre de l’actualité diplomatique

L’actualité de Téné Birahima Ouattara ne se limite pas à la réorganisation du RHDP. À Libreville, où il représente Alassane Ouattara à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon, le vice-Premier ministre s’est également exprimé sur les relations entre les deux pays.

Dans Fraternité Matin, il décrit cette relation comme une « coopération exemplaire ». Échos de la République voit quant à lui en Téné Birahima Ouattara celui qui « incarne la continuité de l’amitié historique entre Abidjan et Libreville ».

RHDP : Alassane Ouattara met sur pied un comité de direction autour de Téné Birahima et Gilbert Kafana Koné

Une nouvelle instance dirigeante aurait été mise en place de manière confidentielle au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). L’information est rapportée par Africa Intelligence dans un article publié ce lundi 17 août 2026.

Selon le média français, ce comité de direction est présidé par Gilbert Kafana Koné, qui dirige déjà le directoire du parti. Le vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président Alassane Ouattara, occuperait le deuxième rang au sein de cette nouvelle structure.

 

Un centre de décision parallèle aux organes officiels

D’après Africa Intelligence, cette instance fonctionne de manière informelle et se réunit parallèlement aux structures officielles du RHDP, notamment le présidium, le directoire et les autres organes centraux. Ce nouveau dispositif aurait vocation à devenir le principal centre décisionnel et opérationnel du parti présidentiel. Il viserait notamment à alléger la charge d’arbitrage qui repose sur le président Alassane Ouattara.

La nouvelle structure compte parmi ses vice-présidents Kandia Camara, présidente du Sénat, et Patrick Achi, président de l’Assemblée nationale. Plusieurs membres du gouvernement auraient également été cooptés. Il s’agit d’Anne-Désirée Ouloto, chargée de la Fonction publique, de Mamadou Touré, ministre de la Jeunesse, d’Adama Kamara, ministre de l’Emploi, de Yacouba Hien Sié, chargé des Infrastructures, et d’Amadou Koné, ministre des Transports.

Deux anciens cadres du PDCI passés au RHDP figurent également dans ce dispositif : Siandou Fofana, chargé du Tourisme, et Amédé Kouakou, chargé de l’Hydraulique. L’ancien président de l’Assemblée nationale et actuel député-maire de Yopougon, Adama Bictogo, en fait aussi partie. Selon les informations rapportées par Africa Intelligence, le comité se serait déjà réuni à plusieurs reprises depuis le début du mois d’août.

 

Tiémoko Meyliet Koné et Robert Beugré Mambé absents

Cette nouvelle instance ne rassemble toutefois pas toutes les principales figures de la majorité. Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné et le Premier ministre Robert Beugré Mambé n’y siègent pas. Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre-conseiller à la présidence, est également absent de cette structure. Il serait appelé à rejoindre un autre organe actuellement en préparation, le comité de médiation et des sages.

La mise en place de ce dispositif intervient dans le prolongement des réorganisations engagées par Alassane Ouattara au sein du RHDP après les échéances électorales. En septembre 2021, moins d’un an après sa réélection pour un troisième mandat, le président ivoirien avait déjà engagé une profonde refonte du parti, dans un contexte marqué par des tensions entre plusieurs de ses principaux responsables.

La mission avait alors été confiée à Gilbert Kafana Koné, Ally Coulibaly, ancien ministre des Affaires étrangères, et Ibrahim Cissé Bacongo. Leurs travaux avaient conduit à la dissolution des anciens organes et à l’installation de l’architecture actuelle du RHDP, notamment du directoire dirigé par Gilbert Kafana Koné.

 

Téné Birahima Ouattara au premier plan

Cette nouvelle recomposition intervient également alors que Téné Birahima Ouattara, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, se distingue comme l’un des favoris à la succession d’Alassane Ouattara. Au pouvoir depuis 2011, le chef de l’exécutif ivoirien ne devrait pas briguer un cinquième mandat, sauf revirement de situation. Alassane Ouattara séjourne actuellement dans sa résidence de Mougins, dans le sud-est de la France.

Côte d’Ivoire : plus de 1 100 sites d’orpaillage illégal déguerpis par la gendarmerie Nationale de janvier à juillet

Selon un rapport consulté par Abidjan.net le lundi 17 août 2026, la gendarmerie nationale a déguerpi 1 114 sites d’orpaillage illégal et interpellé 1 531 personnes en Côte d’Ivoire entre le 1er janvier et le 31 juillet 2026. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la lutte menée contre l’orpaillage illégal au cours des sept premiers mois de l’année.

Ces opérations ont également permis aux forces de l’ordre de saisir plusieurs équipements et matériels utilisés dans le cadre de l’orpaillage illégal. Sur la période concernée, les opérations de la gendarmerie ont notamment conduit à la saisie de 4 410,42 grammes d’or, de 244 groupes électrogènes, de 255 barres de dynamite et de 2 541 motopompes.

Le bilan fait également état de la destruction de 16 200 abris de fortune. Les forces engagées dans ces opérations ont aussi détruit 169 broyeuses, 6 142 motopompes et 5 845 concasseurs.

Pour mener cette lutte, la gendarmerie nationale dispose du Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal. Cette unité a été créée pour lutter contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Entre janvier et juillet 2026, ses opérations ont ainsi contribué au déguerpissement de plus d’un millier de sites et à l’interpellation de 1 531 personnes.

Côte d’Ivoire : Maquis, commerces, lieux de culte, déchets… ce que la BHAS traque sur le terrain

La Brigade de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (BHAS) constitue aujourd’hui le principal organe de sensibilisation et de répression du ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité.

Son action repose notamment sur la loi n°2023-899 du 23 novembre 2023 portant Code de l’hygiène et de la salubrité, ainsi que sur le décret n°2023-965 du 6 décembre 2023 organisant le ministère de tutelle.

La BHAS succède à l’ancienne Brigade de Salubrité Urbaine et à la Brigade de l’Assainissement et de la Salubrité. Avec cette évolution, son périmètre d’intervention s’étend désormais aux problématiques liées à l’eau. Ses missions couvrent plusieurs domaines, avec notamment la lutte contre les dépôts sauvages de déchets, les jets de détritus sur les voies publiques et les occupations anarchiques des trottoirs.

La brigade intervient également sur l’entretien des façades ainsi que sur la régulation des nuisances sonores dans les maquis, les commerces, les lieux de résidence et les lieux de culte.

La BHAS agit aussi contre le déversement des eaux usées ménagères et des boues de vidange sur la chaussée ou dans les réseaux d’évacuation des eaux pluviales. Sur le terrain, ses agents effectuent des patrouilles et instruisent les plaintes. Ils disposent également de pouvoirs leur permettant d’établir des procès-verbaux, d’infliger des amendes et de procéder à la saisie de matériel.

Des numéros pour joindre la BHAS

Pour toute réclamation ou autre sollicitation auprès de la Brigade de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, les usagers peuvent joindre les services aux numéros suivants :

  • 01 01 45 52 31
  • 27 22 42 96 21

MAHS
© MAHS

Scandale à la Mairie de Man : un régisseur sommé de s’expliquer sur des sommes de 349,6 millions FCFA

Le maire de Man a adressé, le 3 août 2026, une demande d’explication à Fofana Losseni, régisseur de la mairie, à la suite d’« interpellations incessantes » de certains opérateurs partenaires concernant des faits présumés d’extorsion de deniers auprès de leurs souscripteurs.

Dans le document, le maire indique avoir eu un échange verbal avec le régisseur au cours duquel celui-ci aurait reconnu avoir encaissé des sommes d’argent au nom de certains bénéficiaires, sans les leur reverser.

 

345 millions FCFA évoqués dans deux opérations

Selon la demande d’explication, Fofana Losseni aurait reconnu avoir encaissé 298 millions FCFA auprès de souscripteurs au profit de Diallo Daouda, sans que cette somme ne soit reversée au destinataire. Le même document fait état d’une seconde somme de 47 millions FCFA, qui aurait également été encaissée auprès de souscripteurs au profit de Soumahoro, mais qui n’aurait pas été reversée à son destinataire. À elles seules, ces deux sommes représentent 345 millions FCFA.

La mairie évoque également des éléments qu’elle présente comme des preuves concernant une troisième opération. Fofana Losseni aurait encaissé 4,6 millions FCFA auprès de souscripteurs au profit de Sow. Or, selon la demande d’explication, M. Sow affirme n’avoir jamais reçu cette somme et conteste l’authenticité des reçus qui auraient été émis au nom de sa structure. Le montant total des sommes citées dans le document atteint ainsi 349,6 millions FCFA.

Au-delà des sommes évoquées, le maire reproche également au régisseur d’avoir utilisé l’entête et les cachets de la mairie pour établir des reçus aux souscripteurs, alors que, selon la demande d’explication, la mairie n’aurait jamais enregistré ces sommes dans ses livres comptables au Trésor Public.

Le maire estime que ces agissements présumés sont susceptibles de « détériorer l’image de notre commune ». Il demande ainsi à Fofana Losseni de fournir des explications sur les faits évoqués dans un délai de 48 heures. La demande d’explication a été établie à Man le 3 août 2026 et porte la signature du maire.

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Douanier tué à Yamoussoukro : « le corps retrouvé dans un lac », les révélations de sa veuve relancent les interrogations

Inhumé le vendredi 14 août 2026 à Tafiré, le sergent-chef Coulibaly Aimé Lamtou, agent d’encadrement des Douanes en service à la Brigade Mobile des Douanes de Yamoussoukro, laisse derrière lui de nombreuses interrogations sur les circonstances de son décès.

Au lendemain de ses obsèques, son épouse Rebecca a livré des informations sur les dernières heures de son mari et sur les circonstances dans lesquelles elle affirme avoir appris la découverte de son corps. Son témoignage vient ainsi relancer les questions autour de cette affaire.

 

Une violente altercation filmée

L’affaire avait pris une nouvelle dimension après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant une violente altercation impliquant le douanier.

Selon les éléments visibles dans ces images, Coulibaly Aimé Lamtou aurait eu une altercation avec plusieurs individus à la suite d’un accrochage avec un taxi communal. Au cours de la bagarre, il aurait reçu un violent coup avant de s’effondrer. Cette scène, qui montre l’agent des Douanes pris dans un affrontement sur la terre ferme, contraste avec les informations rapportées par son épouse concernant le lieu où son corps aurait été retrouvé.

« Il m’a dit qu’il partait réparer la vitre de sa voiture »

Rebecca, désormais veuve et mère de deux filles, est revenue sur les dernières heures de son époux dans un témoignage accordé à Linfodrome. Selon elle, le sergent-chef avait quitté le domicile familial le lundi 3 août 2026, aux alentours de 13 heures, pour faire réparer la vitre de son véhicule.

« Il m’a dit qu’il partait réparer la vitre de sa voiture. Il est parti à 13 heures et il n’est pas rentré », a-t-elle expliqué.

Face à cette absence, son épouse dit avoir entrepris des recherches et signalé sa disparition à la police. Avec l’aide de l’une de ses grandes sœurs, elle affirme avoir multiplié les démarches, sans parvenir à retrouver sa trace.:

 

Son corps aurait été retrouvé dans un lac

La famille aurait finalement appris son décès dans la soirée du mardi 4 août, entre 20 heures et 21 heures. Mais c’est surtout le lieu où le corps aurait été découvert qui interpelle Rebecca. Selon les personnes venues lui annoncer la nouvelle, le corps du douanier aurait été retrouvé dans l’eau, précisément dans un lac. Une information qui suscite l’incompréhension de la veuve, notamment au regard de la vidéo de l’altercation.

« On voit sur les réseaux sociaux qu’il y a eu une bagarre avec des gens. Plusieurs personnes étaient sur lui. Les gens disent aussi qu’il est mort dans l’eau, le lac. On ne comprend rien », a-t-elle déclaré.

Rebecca évoque également les vêtements portés par son mari au moment de son départ. Elle affirme que Coulibaly Aimé Lamtou portait un tee-shirt gris à rayures lorsqu’il a quitté le domicile le lundi 3 août. Selon son témoignage, le même vêtement aurait été retrouvé sur le corps du douanier. Un élément qui, pour la famille, vient également alimenter les interrogations sur les circonstances de sa mort.

« Ceux qui sont venus annoncer son décès ont dit qu’on avait retrouvé son corps sans vie dans le lac. Il y avait des policiers, il y avait ses amis », a rapporté Rebecca.

 

Une plainte déposée pour faire la lumière

Alors que les interrogations persistent, le père du défunt aurait entrepris une démarche judiciaire. Rebecca indique que son beau-père a déposé une plainte afin que les circonstances de la mort de son fils soient éclaircies.

« Son papa dit qu’il est allé porter plainte. Je n’étais pas avec lui. Donc je ne sais pas si… On attend le retour », a-t-elle précisé.

À ce stade, les déclarations de la veuve et les images de l’altercation soulèvent plusieurs questions sur les circonstances exactes du décès du sergent-chef Coulibaly Aimé Lamtou et sur les conditions dans lesquelles son corps aurait été retrouvé. Ces éléments restent à établir par les autorités compétentes.

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Revue de presse du 17 août : douanier tué à Yamoussoukro, Bacongo appelé au secours et Don Mello attaque Ouattara

Les divergences au sein des principaux partis d’opposition occupent une place centrale dans les journaux ivoiriens parus ce lundi 17 août 2026. Plusieurs titres s’intéressent notamment aux débats qui traversent le PDCI-RDA ainsi qu’aux relations entre les différentes formations de l’opposition.

Sur le front politique, les divergences qui secouent l’opposition ivoirienne occupent une place de choix dans les colonnes des journaux. Plusieurs titres reviennent notamment sur les débats et tensions qui traversent le PDCI-RDA et le PPA-CI.

Le Matin s’en prend au PPA-CI avec le titre : « Après ses graves dérives et son manque de vision, les Ivoiriens invitent le PPA-CI à la boucler ». De son côté, Notre Voie met en avant les propos du Dr Ahoua Don Mello, selon lesquels « Ouattara est président d’une partie des Ivoiriens ».

 

Le PDCI-RDA face à ses divisions internes

Les tensions internes au PDCI-RDA font également l’objet d’une large couverture. Le Bélier estime que « le parti doit trancher », tandis que Le Nouveau Réveil rapporte les propos du vice-président Jean-Marc Yacé : « Toute guerre interne ne peut que nuire au PDCI-RDA ».

Dernière heure s’interroge pour sa part sur l’existence d’une « 5e colonne » au sein du parti, en lien avec les attaques répétées dont celui-ci ferait l’objet. Du côté de Générations et Peuples solidaires (GPS), Générations Nouvelles publie une déclaration de Moussa Diarra, coordonnateur de GPS Belgique. Celui-ci considère qu’« il serait injuste de dire que GPS est mort politiquement ».

La question du rapprochement entre les partis d’opposition revient également dans L’Expression, qui évoque les « regrets du PDCI-RDA » après la mise en place du front commun.

LIRE AUSSI : Front commun PDCI-RDA / PPA-CI : Yohou Dia Houphouët révèle les divergences qui ont fait voler en éclats l’alliance

 

L’incendie de Treichville et les faits divers

L’actualité sociale est notamment marquée par l’incendie survenu à l’avenue 8 à Treichville. Abidjan 24 met l’accent sur la mobilisation du gouvernement en faveur des sinistrés. RHDP News et RHDP 24 reviennent, quant à eux, sur la compassion exprimée par les autorités.

Les faits divers occupent également une place importante dans les Unes. Soir Info rapporte un drame survenu à Adjamé, où un homme « se saisit d’un couteau et se tranche la gorge ». L’Intelligent d’Abidjan rend pour sa part hommage au général de division Dem Ali, à travers le titre « Larmes dans l’armée ».

 

Le phénomène des « gnambros » et les préoccupations sécuritaires

Les violences liées au secteur du transport figurent également parmi les sujets mis en avant par la presse. La Tribune Ivoire préconise « la méthode Bacongo pour éradiquer le phénomène Gnambro », alors que Le Sursaut dénonce « le règne de terreur des gnambros ».

LIRE AUSSI : Mort d’un agent des Douanes à Yamoussoukro : Naya Jarvis réclame des mesures contre les « gnambros »

Liberté revient de son côté sur l’affaire du douanier tué à Yamoussoukro, en donnant la parole à des syndicats et à des témoins. La question de la sécurité dans le transport est également évoquée par Échos de la République, qui s’interroge sur une éventuelle extension des restrictions horaires imposées aux poids lourds après plusieurs accidents.

 

Économie et développement local

Sur le terrain économique, Fraternité Matin consacre sa Une à la fixation du prix du kilogramme de karité à 250 FCFA et appelle au respect des nouvelles mesures. Le Rassemblement s’intéresse, pour sa part, au renforcement des mesures de l’État contre les pollueurs dans les domaines de l’hydraulique et de l’hygiène.

Plusieurs journaux se penchent également sur les enjeux de développement local et les prochaines échéances électorales. L’Héritage rapporte ainsi que Tiassalé « réclame l’honorable Alphan Sanogo » pour les municipales de 2028. À Ahoutoué, La Voie originale annonce un combat économique en faveur des femmes. À Man, L’Informateur rend hommage à Laurent Tchagba pour son action en faveur de la colonie de vacances.

 

Des appels à la paix et à la cohésion sociale

Malgré une actualité largement dominée par les tensions politiques, les drames sociaux et les préoccupations sécuritaires, plusieurs titres accordent une place aux messages en faveur de la paix, de l’unité et de la cohésion sociale.

Le Mandat relaie ainsi l’appel du Premier ministre Robert Beugré Mambé à Alépé, tandis que L’Inter rapporte les propos du père Norbert Abekan à l’occasion de la fête de l’Assomption. Le Quotidien d’Abidjan s’interroge, de son côté, sur l’utilité de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples face aux règlements de comptes politiques et sociaux.

CAN féminine 2026 : le Cameroun s’offre un premier sacre historique

Après plusieurs participations sans parvenir à décrocher le trophée, le Cameroun a enfin inscrit son nom au palmarès de la Coupe d’Afrique des nations féminine. Les Lionnes se sont imposées face au Malawi (3-0), dimanche 16 août, en finale à Rabat, au Maroc, pour offrir au pays son tout premier sacre continental.

Face à une sélection malawite qui disputait la CAN féminine pour la première fois, les Camerounaises ont rapidement pris le contrôle de la rencontre. Une pression constante et de nombreux centres vers la surface adverse leur ont permis de faire la différence.

 

Une victoire construite dès la première période

Le Cameroun a ouvert le score à la 20e minute grâce à Ngah Manga, qui a repris de la tête un centre venu de la gauche. La gardienne malawite a relâché le ballon aérien, permettant aux Camerounaises de prendre les devants. Naomi Eto a ensuite doublé la mise à la 30e minute d’une frappe décroisée sur corner. Juste avant la pause, Ngah Manga a récidivé de la tête sur un nouveau centre venu de la gauche, portant le score à 3-0 à la 45e+3. Gabrielle Onguéné a même cru inscrire un quatrième but avant le coup de sifflet final, mais sa réalisation a finalement été refusée pour hors-jeu.

Longtemps habituées aux places d’honneur sans parvenir à décrocher le titre, les Camerounaises ont réalisé une performance d’autant plus remarquable qu’elles n’étaient initialement pas qualifiées pour cette édition. Leur présence dans le tournoi est devenue possible après la décision prise en novembre d’élargir la compétition de 12 à 16 équipes, ouvrant la voie à leur repêchage.

Le Malawi, 153e nation au classement Fifa, a réalisé un parcours historique en atteignant la finale dès sa première participation à la CAN féminine. Depuis la première édition de la compétition en 1998, aucune sélection n’avait réussi une telle performance. Les Scorchers pouvaient notamment compter sur les sœurs Tabitha et Temwa Chawinga.

À elles deux, elles avaient inscrit neuf des douze buts du Malawi dans le tournoi. Temwa Chawinga avait terminé meilleure buteuse avec cinq réalisations. Face au Cameroun, les deux attaquantes ont toutefois été muselées, empêchant le Malawi de poursuivre son parcours exceptionnel jusqu’au titre.

 

Bihina, l’autre grande artisane du sacre

Si l’attaque camerounaise a fait la différence en finale, la gardienne Bihina a également joué un rôle majeur tout au long de la compétition. Régulièrement décisive, elle a été désignée meilleure gardienne du tournoi. En demi-finale, elle avait notamment contribué à la qualification du Cameroun face au Maroc, pays hôte, après un match nul (0-0) conclu aux tirs au but (3-1).

Avant de soulever le trophée, les Camerounaises avaient terminé premières de leur groupe avant de s’offrir le Nigeria en quarts de finale (1-0). Une victoire de prestige face à une sélection qui avait remporté dix des treize précédentes éditions de la CAN féminine et qui avait également battu le Cameroun lors de sa dernière finale, en 2016.

Le Maroc a ensuite été éliminé en demi-finale, avant de s’incliner face à l’Algérie lors de la petite finale, samedi, à l’issue des tirs au but (1-1, 3-2). Avec ce succès contre le Malawi, le Cameroun met donc fin à une longue attente et décroche enfin son premier titre continental féminin.

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AfroBasket U18 : 14 ans après sa médaille d’argent, la Côte d’Ivoire entre enfin dans l’histoire avec l’or

La Côte d’Ivoire tient désormais son premier titre continental dans l’histoire de l’Afrobasket U18. Après avoir terminé deuxième en 2012 et à la 9e place lors de l’édition 2024 à Pretoria en Afrique du Sud, les Eléphanteaux ont dominé le Sénégal en finale, ce dimanche 17 août au Dôme du Palais des Sports de Treichville, sur le score de 73 à 51 devant leur public.

Dès les premières minutes, les Ivoiriens ont imposé leur rythme grâce à un collectif solide et une défense efficace. Les hommes de Stéphane Konaté ont remporté chacun des quatre quart-temps : 16-7, 18-17, 21-10 et 18-17. Une domination constante qui leur a permis de conserver le contrôle de la rencontre jusqu’au coup de sifflet final.

 

Un parcours sans faute jusqu’au titre

Avant d’atteindre la finale, les Eléphanteaux avaient déjà franchi deux étapes importantes. En quarts de finale, ils s’étaient imposés face à l’Égypte (67-57), avant de prendre le dessus sur le Cameroun (62-57) en demi-finale. La qualification pour la finale leur avait par ailleurs assuré l’un des billets africains qualificatifs pour la Coupe du monde U19 de 2027. Le titre vient ainsi couronner un parcours déjà synonyme de qualification mondiale.

Cette victoire représente une avancée majeure pour la Côte d’Ivoire dans cette compétition. Jusqu’ici, la meilleure performance ivoirienne à l’Afrobasket U18 remontait à 2012, avec une deuxième place. Le contraste est également marqué avec la précédente édition, au cours de laquelle les Eléphanteaux avaient terminé à la 9e position. Le nouveau sacre vient donc consacrer une progression spectaculaire du basket ivoirien dans cette catégorie.

 

Nathan Djako, homme fort de la finale

Sur le plan individuel, Nathan Djako a été désigné MVP de la finale. L’Ivoirien a largement contribué au succès des siens avec 22 points, 4 rebonds et une évaluation de 16. Il a notamment pu compter sur le soutien de Jean-Philippe Oka, auteur de 13 points, 6 rebonds et 2 passes. Raphaël Ouédraogo a également participé à la victoire avec 10 points et 5 rebonds, tandis que Deh-Dimitri Azema s’est distingué avec 6 points et surtout 10 rebonds.

Avec ce premier titre continental en Afrobasket U18 et une qualification pour la Coupe du monde U19 de 2027, les Eléphanteaux de Stéphane Konaté signent une performance historique. Cette génération inscrit ainsi son nom dans l’histoire du basket ivoirien en offrant à la Côte d’Ivoire son premier sacre continental dans cette catégorie.

 

Mort d’un agent des Douanes à Yamoussoukro : Naya Jarvis réclame des mesures contre les « gnambros »

La mort de Lamtou Aimé, agent des Douanes décédé jeudi dernier à Yamoussoukro après une violente altercation avec des acteurs du transport, suscite une nouvelle réaction politique. La députée RHDP de Gohitafla, Naya Jarvis, appelle le gouvernement ivoirien à prendre des mesures fermes contre les violences signalées dans certaines gares routières.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Naya Jarvis dénonce un « drame de trop » et demande aux autorités de renforcer la sécurité dans les gares ainsi que l’encadrement des activités liées au transport.

L’élue dit partager la douleur de la famille de Lamtou Aimé et de l’ensemble des Douanes ivoiriennes. Elle estime que de tels actes ne peuvent trouver leur place dans un État de droit, où « la loi du plus fort, l’incivisme et la violence » ne doivent pas s’imposer.

 

Naya Jarvis réclame des mesures « drastiques »

Pour la députée de Gohitafla, la mort de l’agent des Douanes ne doit pas être considérée comme un fait isolé. Elle rappelle notamment qu’en août 2019, le maréchal des logis Anderson Tiékou avait perdu la vie à Yopougon Sicogi, à Abidjan, alors qu’il intervenait pour mettre fin à une violente altercation dans une gare routière. Face à cette succession de violences, Naya Jarvis appelle les pouvoirs publics à agir avec davantage de fermeté. Elle estime que les citoyens, les agents de l’État et les pères de famille ne peuvent continuer à perdre la vie dans de telles circonstances.

« Des mesures drastiques, fermes et exemplaires doivent être prises pour assainir définitivement nos gares », insiste-t-elle.

La parlementaire préconise un meilleur encadrement des activités exercées dans les gares routières. Elle demande également que les personnes responsables des violences soient identifiées et poursuivies conformément à la loi. Selon elle, les autorités doivent prendre toutes leurs responsabilités face à ce qu’elle qualifie de « fléau », afin d’éviter que de nouveaux affrontements liés aux activités de transport ne provoquent des pertes en vies humaines.

Au-delà du décès de Lamtou Aimé, la réaction de Naya Jarvis remet au premier plan la question de la sécurité dans les gares et de l’organisation du transport routier en Côte d’Ivoire. Pour l’élue, les autorités doivent empêcher que les conflits autour du contrôle ou de la gestion des activités de transport ne dégénèrent en violences mortelles.

 

Décès du sergent-chef Coulibaly Aimé Lamtou 

Le sergent-chef Coulibaly Aimé Lamtou, agent d’encadrement des Douanes en service à la Brigade Mobile des Douanes de Yamoussoukro, est décédé le mardi 4 août 2026 après une violente bagarre survenue à la suite d’un accident de la circulation. Après le drame, plusieurs informations diffusées sur les réseaux sociaux ont accusé un « gnambro » d’avoir porté le coup mortel. Alors que le défunt était conduit à sa dernière demeure à Tafiré, vendredi 14 août, le délégué du Haut Conseil des Entreprises de Transport de Yamoussoukro a publié une déclaration dans lequel l’organisation affirme ne pas être mêlée à cette affaire et appelle à éviter les amalgames. Une précision qui  continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter de vives réactions.