20 ans après le Probo Koala, le drame des déchets toxiques reste une plaie ouverte en Côte d’Ivoire

Vingt ans après le déversement des déchets toxiques du Probo Koala, le souvenir du drame reste vivace en Côte d’Ivoire. Plus de 500 tonnes de produits nocifs, débarqués du navire puis répandus sur plusieurs sites d’Abidjan, avaient provoqué de fortes émanations et causé la mort de 17 personnes.

À Akouédo, village Ebrié situé dans la commune de Cocody et l’un des 18 sites concernés par les déversements, le traumatisme demeure présent. William Akessé, qui avait 26 ans au moment des faits et qui est aujourd’hui porte-parole du chef du village, se souvient notamment des conséquences du drame sur sa famille. Son enfant est décédé cette nuit-là, alors que son épouse venait de subir une césarienne.

« Cette nuit-là, ma femme avait fait une césarienne. Je venais fraîchement d’arriver de l’hôpital avec elle et c’est cette même nuit-là que les déchets ont été déversés. On ne pouvait même pas respirer, de très mauvaises odeurs. Mon enfant a succombé. »

Le bilan officiel fait état de 17 morts et de dizaines de milliers de personnes intoxiquées.

 

L’indemnisation des victimes toujours contestée

En 2007, l’État ivoirien et Trafigura, l’entreprise mise en cause, ont conclu un accord à l’amiable. Le groupe a versé 152 millions d’euros destinés au nettoyage des sites et à l’indemnisation des victimes, en échange de l’abandon des poursuites engagées contre lui. Cet accord reste cependant contesté par les associations de victimes. Denis Yao Pipira estime notamment que cette entente a compliqué les possibilités de poursuivre Trafigura devant les juridictions ivoiriennes.

Les procédures se sont poursuivies à l’étranger. Aux Pays-Bas, Trafigura a été condamnée en cassation à indemniser les victimes. En 2023, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a également considéré comme insuffisant le mécanisme d’indemnisation mis en place par la Côte d’Ivoire et a ordonné la création d’un fonds destiné à réparer les préjudices. Ce fonds reste, selon les éléments fournis, toujours attendu par les victimes.

Les autorités ivoiriennes assurent, pour leur part, que l’ensemble des sites pollués a été totalement assaini depuis 2015. Mais au-delà du cas ivoirien, le drame du Probo Koala continue d’alimenter le débat sur l’exportation des déchets vers les pays africains.

 

Le « colonialisme des déchets » dénoncé

Des organisations non gouvernementales dénoncent une pratique consistant, selon elles, à transférer certains déchets vers l’Afrique en raison de coûts de traitement moins élevés. Selon Amnesty International, Trafigura avait refusé de traiter les liquides toxiques aux Pays-Bas, où l’opération aurait coûté 620 000 dollars, et s’était tournée vers la compagnie ivoirienne Tommy, qui lui aurait proposé un tarif de 17 000 dollars.

Cette situation a conduit certaines ONG à parler de « colonialisme des déchets », estimant que les populations les plus vulnérables, notamment celles vivant à proximité des décharges, supportent une part importante des conséquences de ces pollutions. En mai dernier, Global Alliance for Incinerator Alternatives (GAIA) et Break Free From Plastic (BFFP) ont dénoncé le poids supporté par les environnements, les communautés et les travailleurs du secteur informel des déchets.

 

Déchets électroniques, textiles et plastiques

Aujourd’hui, trois grandes catégories de déchets sont principalement envoyées vers l’Afrique : les déchets électroniques, textiles et plastiques.

Le phénomène, apparu dans les années 1980, a connu un nouvel essor en 2018 après la décision de la Chine d’interdire l’importation de déchets solides. Les capacités de traitement et de recyclage insuffisantes dans les pays occidentaux ont alors favorisé la recherche de nouveaux débouchés, notamment en Asie et en Afrique. Sur le continent, le Ghana, le Nigeria et le Kenya figurent parmi les pays régulièrement cités comme destinations de ces déchets, particulièrement dans le secteur textile.

Une partie des vêtements de seconde main importés en Afrique est revendue dans de grandes friperies, mais certains articles sont considérés comme des déchets dès leur arrivée. Selon Greenpeace, 30 % à 40 % des vêtements d’occasion importés au Kenya en 2019 n’avaient aucune valeur, car trop abîmés, tachés ou inadaptés au climat ou aux coutumes locales. Ces vêtements finissent alors dans les déchetteries ou dans les rues, avec des conséquences sur l’environnement.

 

L’UE va renforcer ses restrictions sur les déchets plastiques

Face aux critiques liées au « colonialisme des déchets », l’Union européenne a adopté en 2024 une nouvelle réglementation. À compter du 21 novembre 2026, les pays de l’UE ne pourront plus exporter de déchets plastiques vers les pays qui ne sont pas membres de l’OCDE, sauf dérogation. Pour y accéder, les pays importateurs devront démontrer leur capacité à traiter ces déchets dans des conditions écologiques.

En Afrique, l’Égypte, l’Île Maurice, le Maroc, le Niger, la Tunisie et le Togo sont candidats à cette dérogation.

Vingt ans après le Probo Koala, le débat sur les déchets, leur traitement et leur circulation internationale reste ainsi au cœur des préoccupations environnementales et sanitaires.

Revue de presse du 19 août : l’orpaillage clandestin, la mort d’un douanier et les 20 ans du Probo-Koala à la Une

Les journaux ivoiriens de ce mercredi 19 août 2026 consacrent leurs principales manchettes à trois sujets majeurs notamment la lutte contre l’orpaillage clandestin, le décès d’un sergent-chef des douanes à Yamoussoukro et la commémoration des 20 ans du déversement des déchets toxiques du Probo-Koala.

 

 

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

La lutte contre l’exploitation minière illégale occupe une place importante dans les éditions du jour. L’@venir met notamment en avant l’interpellation de 27 personnes à Pierrekro, dans le département d’Issia, à la suite d’une opération menée contre l’orpaillage clandestin.

Le quotidien Générations Nouvelles s’intéresse, pour sa part, à la persistance du phénomène malgré les différentes alertes. À travers le titre « En dépit des alertes sur le fléau, comment l’Etat s’est laissé dépasser par l’orpaillage clandestin », le journal insiste sur l’ampleur d’un phénomène qu’il décrit comme destructeur.

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : la Gendarmerie Nationale frappe l’orpaillage clandestin, 56 dragues détruites et 27 interpellations

 

La mort d’un sergent-chef des douanes suscite des interrogations

Le décès d’un sergent-chef des douanes à Yamoussoukro fait également l’objet de plusieurs articles. L’Héritage revient sur cette affaire avec une manchette consacrée à la « mystérieuse noyade » du douanier, placée au centre d’une enquête judiciaire. Le journal souligne également l’appel à la prudence lancé par le parquet, qui met en garde contre les spéculations sur les circonstances du décès.

De son côté, Aujourd’hui relaie les précisions du procureur de Toumodi selon lesquelles « le douanier n’a pas été tué par les Gnambros ». Le quotidien rappelle que l’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes de cette mort survenue à Yamoussoukro.

LIRE AUSSI : Yamoussoukro : le procureur de Toumodi révèle les premiers éléments sur la mort du douanier Aimé Lamtou Coulibaly

 

Le Probo-Koala, 20 ans après le drame

L’autre grand sujet de cette revue de presse concerne le vingtième anniversaire du déversement des déchets toxiques du Probo-Koala en Côte d’Ivoire.

Tribune Ivoire revient sur cet épisode en titrant : « Déchets toxiques : il y a 20 ans, le Probo-Koala déversait le poison de la mort ». Le journal replonge ainsi dans l’un des drames environnementaux et sanitaires majeurs ayant marqué le pays.

L’Abidjanais évoque pour sa part les développements autour de cette affaire avec le titre « 20 ans après le drame du Probo-Koala : nouveau rebondissement », signe que le dossier continue d’occuper l’actualité et de marquer la mémoire collective ivoirienne.

Côte d’Ivoire : la Gendarmerie Nationale frappe l’orpaillage clandestin, 56 dragues détruites et 27 interpellations

Depuis le début de la semaine, plusieurs interventions menées par la Gendarmerie Nationale  dans différentes régions du pays ont conduit à des interpellations et à la destruction d’un important dispositif utilisé pour l’orpaillage illégal et le dragage sur les cours d’eau en Côte d’Ivoire.

La gendarmerie nationale est déterminée à mettre fin à l’orpaillage illégal et au dragage clandestin sur les différents cours d’eau du pays.

56 dragues détruites sur le fleuve Comoé

Le mardi 18 août 2026, un détachement de l’Escadron Mobile de Dabakala, appuyé par une équipe du GS-LOI, est intervenu sur le fleuve Comoé, dans le secteur Gbagba-Sirakoro-Assouadié, relevant de la sous-préfecture de Bassawa, dans le département de Dabakala. L’opération a permis de mettre hors d’usage 56 dragues destinées à l’exploitation illégale des ressources minières. Les forces de sécurité ont également détruit 112 concasseurs, 252 bidons, 225 tapis de rétention de minerais et 45 bassines.

Une intervention près du barrage de Gribo-Popoli

La veille, le lundi 17 août, les éléments de l’Escadron et de la Brigade de Soubré avaient mené une opération sur un affluent du fleuve Sassandra, à proximité du barrage hydroélectrique de Gribo-Popoli. Cette intervention s’est soldée par la destruction de 10 dragues, 53 tapis de rétention et de plusieurs équipements utilisés dans l’extraction clandestine de l’or.

La proximité du site avec une infrastructure hydroélectrique donne une importance particulière à cette opération, alors que le dragage clandestin affecte les cours d’eau et leurs écosystèmes.

27 personnes interpellées à Pierrekro

Toujours le 17 août, une autre opération a été conduite à Pierrekro, dans la sous-préfecture de Namané, département d’Issia. Les éléments de l’Escadron de gendarmerie mobile de Daloa et de la Brigade d’Issia ont démantelé un site d’orpaillage illégal. 27 personnes ont été interpellées au cours de cette intervention. Les forces de l’ordre ont par ailleurs détruit 15 concasseurs, 21 motopompes et 1 100 mètres de tuyaux de raccordement, ainsi que plusieurs abris de fortune.

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : plus de 1 100 sites d’orpaillage illégal déguerpis par la gendarmerie Nationale de janvier à juillet

Les opérations conduites à Dabakala, Soubré et Issia témoignent d’une intensification de la lutte contre les réseaux et les acteurs de l’exploitation minière clandestine.

La destruction des équipements constitue l’un des principaux moyens utilisés pour perturber ces activités. Les interventions visent également à préserver les ressources en eau, les terres et l’environnement exposés aux conséquences de l’orpaillage illégal et du dragage clandestin.

Côte d’Ivoire : l’exportation terrestre du karité interdite, cap sur la transformation locale

Pour la campagne 2026-2027, la Côte d’Ivoire interdit l’exportation des noix et amandes de karité par voie terrestre afin de privilégier la transformation locale, une mesure annoncée le vendredi 14 août 2026 à Abidjan par le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité (CCA-K).

Le CCA-K entend ainsi limiter la sortie des noix et amandes de karité à l’état brut. La priorité est désormais accordée aux unités industrielles ivoiriennes, qui doivent bénéficier d’un approvisionnement plus régulier pour développer leurs activités.

Le président du Conseil d’administration du CCA-K, Jérôme Ehui, a également annoncé que les achats auprès des collectrices et des acheteurs sont exclusivement réservés aux unités de transformation, jusqu’à nouvel ordre. Les transferts de camions d’amandes de karité vers les usines sont, quant à eux, autorisés depuis le lundi 17 août 2026.

 

Une capacité industrielle de 130 000 tonnes

Cette nouvelle orientation intervient alors que la Côte d’Ivoire compte une vingtaine d’unités de transformation. Leur capacité industrielle installée est estimée à 130 000 tonnes d’amandes par an. L’objectif affiché est donc de renforcer leur approvisionnement afin qu’une part plus importante de la production soit transformée localement plutôt qu’exportée sous forme de matière première.

La campagne 2026-2027 est également marquée par la fixation d’un prix minimum bord champ de 250 FCFA le kilogramme pour les amandes de karité. Ce prix s’applique aux amandes correctement séchées, bien triées et exemptes de matières étrangères. Le prix magasin intérieur acheteur est fixé à 275 FCFA/kg, tandis que celui pratiqué au magasin usine atteint 305 FCFA/kg.

 

Plus de 51 000 tonnes orientées vers les unités locales

Les résultats de la campagne 2025-2026 témoignent déjà d’une progression du circuit formel. Au total, 51 697 tonnes d’amandes de karité ont été enregistrées et entièrement orientées vers les unités de transformation locales. Sur la même période, 14 078 tonnes de beurre de karité ont été exportées vers 13 pays répartis en Asie, en Europe et en Amérique. La filière comptait alors 168 acheteurs, 21 unités de transformation et 32 exportateurs identifiés.

Pour accompagner cette nouvelle orientation, le CCA-K poursuit la mise en place d’outils destinés à améliorer l’identification des acteurs et la traçabilité des opérations. Une réforme globale de la filière est également en préparation. Elle doit permettre de renforcer sa gouvernance, sa transparence et son efficacité.

Au-delà des enjeux industriels, la filière karité représente aussi une source de revenus pour les communautés rurales du Nord ivoirien, notamment pour de nombreuses femmes. Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est désormais d’accroître la transformation sur place afin que la valeur créée par le karité profite davantage aux acteurs nationaux.

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Le Conseil Coton, Anacarde et Karité
© Le Conseil Coton, Anacarde et Karité

Côte d’Ivoire : après la suppression des 12 districts, le PPA-CI réclame des comptes

Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) entend faire de la décentralisation un levier du développement économique local. Réuni ce mardi 18 août 2026 à son siège de Riviera-Bonoumin, à l’occasion de la 50ᵉ édition de la Tribune du Parti, la formation de Laurent Gbagbo a présenté le sixième pilier de son Pacte social, consacré à la « décentralisation et au développement local ».

Présentant ce nouveau pilier, Ouallo Jean-Luc, secrétaire général adjoint chargé de la décentralisation et du développement local, a particulièrement questionné les choix territoriaux opérés depuis 2001. Le responsable du PPA-CI s’est notamment attardé sur le bilan des douze districts autonomes créés en 2021 et supprimés en 2026.

Institués par le décret n°2021-276 du 9 juin 2021, ces districts concernaient le Bas-Sassandra, la Comoé, le Denguélé, le Gôh-Djiboua, les Lacs, les Lagunes, les Montagnes, la Sassandra-Marahoué, les Savanes, la Vallée du Bandama, le Woroba et le Zanzan. Ils s’ajoutaient aux districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro.

 

« À quoi ont servi ces différents districts ? »

Cinq ans après leur mise en place, ces structures ont été supprimées. Le décret n°2026-05/2 du 7 janvier 2026 a abrogé le texte de 2021, entraînant la suppression des douze districts concernés. Le transfert de leur personnel et de leur patrimoine vers les circonscriptions administratives et les collectivités territoriales doit être précisé par arrêté du Premier ministre. Pour le PPA-CI, cette suppression pose désormais la question du bilan de ces structures.

« À quoi ont servi ces différents districts ?

Quelles ont été les réalisations dans les différents districts durant leur période d’exercice ?

À quoi ont servi les différents budgets alloués ? », interroge Ouallo Jean-Luc.

Le parti avance une estimation de près de 60 milliards de FCFA consacrés au fonctionnement des douze districts sur cinq ans, soit environ un milliard de FCFA par district et par an. Il réclame toutefois que les montants effectivement alloués ainsi que leur utilisation soient établis.

 

Le PPA-CI questionne la multiplication des autorités locales

La formation politique soulève également la question de la coexistence de plusieurs autorités sur le territoire. Le PPA-CI cite notamment les vice-gouverneurs, préfets, présidents de conseils régionaux et maires. Le parti s’interroge ainsi sur la finalité de ces différentes structures et demande notamment si elles ont été mises en place « pour servir les populations ou pour récompenser des personnalités ».

Autre dossier remis sur la table est celui du transfert de la capitale politique à Yamoussoukro. Le PPA-CI déplore l’arrêt du Programme spécial de transfert de la capitale et estime que sa poursuite aurait pu favoriser une meilleure répartition des activités et des investissements sur le territoire.

Pour répondre aux difficultés identifiées, le PPA-CI propose d’abord une clarification des compétences entre l’État, les régions et les communes. Le parti préconise également des transferts financiers plus prévisibles, une meilleure mobilisation des recettes locales et une professionnalisation des administrations territoriales.

La formation politique veut par ailleurs s’appuyer sur la digitalisation du recouvrement, les partenariats public-privé, l’intercommunalité et une participation accrue des citoyens.

 

Un système pour suivre les budgets et les projets

Le PPA-CI propose enfin la mise en place d’un système d’information territoriale destiné à suivre les budgets, les investissements, les marchés publics et les projets réalisés dans chaque territoire.

Avec ces propositions, le parti veut faire des territoires un moteur du développement national. Agriculture, pêche, élevage, tourisme, artisanat, commerce et économie numérique sont présentés comme autant de secteurs susceptibles de favoriser la création d’emplois et de revenus au niveau local.

« Aucune compétence sans ressources correspondantes. La décentralisation ne saurait être réduite à une simple organisation administrative. Le développement doit partir des territoires et bénéficier aux territoires », a déclaré Ouallo Jean-Luc.

Sénégal : Patrick Vieira nommé nouveau sélectionneur des Lions de la Téranga

La Fédération sénégalaise de football a officialisé ce mardi 18 août 2026 la nomination de Patrick Vieira au poste de sélectionneur des Lions de la Téranga. Né à Dakar et champion du monde avec la France en 1998, l’ancien international français s’apprête ainsi à diriger pour la première fois la sélection de son pays de naissance.

À 50 ans, Patrick Vieira effectue un véritable retour aux sources. Pour la Fédération sénégalaise de football, sa nomination constitue un « choix stratégique » destiné à renforcer l’encadrement technique de l’équipe nationale et à l’aligner davantage sur les ambitions sportives du pays.

Né à Dakar en 1976, Vieira a grandi en France avant de construire une carrière internationale avec les Bleus. Il a notamment remporté la Coupe du monde en 1998 et le Championnat d’Europe en 2000.

 

Une expérience déjà solide sur les bancs

Après avoir marqué l’histoire du football comme joueur, notamment en tant qu’ancien capitaine d’Arsenal, Patrick Vieira s’est reconverti comme entraîneur. Il a acquis son expérience sur les bancs aux États-Unis puis en Europe, avec des passages à New York City FC, Nice, Crystal Palace et Strasbourg. Avec sa nomination au Sénégal, il ouvre toutefois un nouveau chapitre de sa carrière, celui de sélectionneur national.

À la tête de la sélection sénégalaise, Patrick Vieira entendrait modifier en profondeur l’environnement de l’équipe. Selon les informations fournies, il ne compterait pas nécessairement s’appuyer sur l’ensemble de la génération actuelle et envisagerait notamment un changement de capitaine, fonction jusque-là occupée par Kalidou Koulibaly.

Le principal objectif qui lui est assigné sera de conduire les Lions vers la finale de la CAN 2027, coorganisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, ainsi que vers une qualification pour la Coupe du monde 2030, prévue en Espagne, au Portugal et au Maroc.

 

La succession de Pape Thiaw dans un contexte financier tendu

L’arrivée de Vieira intervient après le départ de Pape Thiaw, ancien sélectionneur des Lions et technicien champion d’Afrique 2025. Selon les informations fournies, Pape Thiaw a adressé une mise en demeure à la Fédération sénégalaise de football, réclamant 423 millions de FCFA.

Le dossier pourrait peser davantage sur les finances de l’instance. Le quotidien du Groupe futurs médias évoque ainsi une possible majoration de 420 millions de FCFA, correspondant aux primes non échues et aux indemnités de licenciement non encore versées. Le coût total du départ de Pape Thiaw pourrait ainsi dépasser 800 millions de FCFA, selon les éléments rapportés.

Un accord aurait également été trouvé autour d’un contrat de quatre ans, avec un salaire mensuel estimé à 35 millions de FCFA. Ces modalités restent toutefois à confirmer officiellement par la Fédération sénégalaise de football.

 

Yamoussoukro : le procureur de Toumodi révèle les premiers éléments sur la mort du douanier Aimé Lamtou Coulibaly

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Toumodi a communiqué de nouveaux éléments sur le décès du Sergent-chef des Douanes, Aimé Lamtou Coulibaly, dont le corps sans vie a été retrouvé dans un lac de Yamoussoukro le 4 août 2026.

Le corps du douanier a été repêché dans l’un des lacs de Yamoussoukro, situé près de la station « Afriquiya ». Alertés, les agents de la Brigade de Recherche et d’Investigation de la Police nationale se sont rendus sur place et ont ouvert une enquête avec l’appui de la police scientifique. D’après le rapport du médecin requis pour le constat du décès, la mort serait due à une noyade.

 

Une altercation après un accident

Les premiers éléments recueillis situent le début des événements au lundi 3 août 2026. Ce jour-là, le Sergent-chef Aimé Lamtou Coulibaly aurait été impliqué dans un accident de la voie publique qu’il aurait occasionné.

À la suite de cet accident, une altercation aurait opposé le douanier à un groupe d’individus qui lui auraient porté des coups. Pris en charge par les sapeurs-pompiers, le Sergent-chef Coulibaly avait été conduit, avec une passagère de l’autre véhicule accidenté, à l’hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro. Il aurait toutefois quitté l’établissement avant de recevoir les soins.

Le lendemain, mardi 4 août, vers 11 heures, le douanier a été aperçu au Commissariat de Police du 2e arrondissement de Yamoussoukro. Il s’y trouvait en compagnie d’un ami venu pour l’établissement d’un document administratif. Quelques heures plus tard, aux environs de 17 heures, la police a été informée de la découverte de son corps dans le lac situé près de la station « Afriquiya ».

 

Des antécédents évoqués par l’épouse et le chef d’unité

Le communiqué du procureur indique par ailleurs que des informations fournies par l’épouse et le chef d’unité du Sergent-chef font état d’antécédents de troubles psychiatriques. Ces éléments figurent parmi les informations recueillies dans le cadre des investigations, alors que les circonstances précises du décès restent à déterminer.

Les autorités judiciaires indiquent que l’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes de la mort d’Aimé Lamtou Coulibaly. Le procureur appelle par conséquent la population à s’abstenir de tirer des conclusions hâtives ou erronées sur les causes du décès, susceptibles, selon le communiqué, de troubler l’ordre public.

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Procureur de  la République
© Procureur de la République

Walk of Fame : Angélique Kidjo devient la première artiste africaine à recevoir son étoile à Hollywood

La musique africaine s’offre une nouvelle reconnaissance internationale avec l’entrée d’Angélique Kidjo au prestigieux « Walk of Fame » de Hollywood. La chanteuse franco-béninoise, qui affiche plus de 40 ans de carrière, reçoit ce mardi son étoile lors d’une cérémonie organisée à Los Angeles.

Avec cette distinction, l’artiste de 66 ans rejoint plus de 2 800 personnalités ayant leur étoile sur le célèbre boulevard, parmi lesquelles Michael Jackson, les Beatles et Charles Aznavour.

 

Une distinction annoncée en 2025

L’attribution de cette étoile avait été annoncée à l’été 2025. Angélique Kidjo avait alors exprimé sa fierté face à cette reconnaissance, qu’elle considère comme une distinction majeure.

«Je suis certes la première chanteuse africaine à avoir une étoile sur le Walk of Fame de Hollywood, mais je suis persuadée que je ne serai pas la dernière», avait-elle dit. «Beaucoup d’autres suivront et cela emplit mon cœur de joie.»

À l’occasion de la sortie de son album Hope !!, réalisé avec Pharrell Williams, Nile Rodgers et Florent Pagny, la chanteuse avait également évoqué les réactions suscitées par cette nomination, notamment celles de Bono et de Willem Dafoe. Pour la Chambre de commerce de Hollywood, le parcours d’Angélique Kidjo justifie pleinement cette distinction. L’organisation souligne notamment sa contribution à l’ouverture de la scène internationale aux artistes africains.

Depuis le début de sa carrière dans les années 1980, la chanteuse a développé une musique nourrie de plusieurs influences, du jazz au funk en passant par le rap, le pop-rock des Talking Heads et le Boléro de Ravel. Plus récemment, elle a participé à l’essor de l’afrobeats aux côtés d’artistes comme Davido et Burna Boy. La chanteuse compte également cinq Grammy Awards à son palmarès.

 

Angélique Kidjo dédie son étoile aux artistes africains

Cette reconnaissance dépasse, selon l’artiste, sa seule carrière personnelle. Angélique Kidjo entend dédier son étoile à son pays ainsi qu’aux artistes africains qui n’ont pas reçu une telle distinction.  Elle cite notamment la Togolaise Bella Bellow, qu’elle présente comme l’une de ses inspirations, ainsi que la Sud-Africaine Miriam Makeba. La chanteuse souligne également l’importance du continent africain dans son parcours artistique et humain.

La cérémonie doit se tenir en présence de Harvey Mason Jr., patron des Grammy Awards. L’acteur américain Willem Dafoe, ami d’Angélique Kidjo, doit également prendre la parole à cette occasion. Les deux artistes se sont rencontrés en 2002 à New York lors d’une représentation de To You, The Birdie !. Depuis, ils ont noué une relation d’amitié qui trouve aujourd’hui un nouveau symbole avec leurs étoiles désormais côte à côte sur le sol de Hollywood.

Caoutchouc naturel : la Côte d’Ivoire devient le 2ᵉ producteur mondial derrière la Thaïlande

Derrière la Thaïlande, la Côte d’Ivoire s’impose désormais comme le deuxième producteur mondial de caoutchouc naturel, devant l’Indonésie, confirmant ainsi la progression de sa filière.

 

 Il y a encore dix ans, la Côte d’Ivoire se classait au septième rang mondial, derrière notamment le Vietnam, l’Inde, la Chine et la Malaisie. Selon Oumar N’diaye, directeur exécutif du Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA), cette ascension s’inscrit dans une dynamique continue de développement du secteur.

La montée de la Côte d’Ivoire dans le classement mondial ne date pas de cette année. Il y a trois ans, le pays avait déjà devancé la Malaisie pour s’installer à la troisième place mondiale. Les données les plus récentes, consolidées au début de l’année puis confirmées lors d’une réunion tenue en Thaïlande la semaine dernière, consacrent désormais la Côte d’Ivoire au deuxième rang mondial.

Pour eux, le prochain enjeu consiste désormais à développer davantage la transformation locale du caoutchouc naturel. La performance enregistrée sur le volume de production doit ainsi s’accompagner d’une attention accrue portée à la transformation de cette matière première en Côte d’Ivoire.

l’humoriste ‘’Papitou‘’ admis aux urgences, une polémique éclate autour de sa prise en charge

L’humoriste ivoirien Koloko Germain, plus connu sous le nom de « Papitou », traverse une période difficile. Après la diffusion d’une vidéo alertant sur la dégradation de son état de santé, l’artiste a été conduit aux urgences d’une clinique de la place, tandis qu’une polémique s’est installée sur les réseaux sociaux autour de sa prise en charge.

Ces derniers jours, l’état de santé de Papitou se serait fortement détérioré. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, l’humoriste apparaît physiquement affaibli et lance un appel à l’aide.

« Votre humoriste, l’ami des enfants est malade. Il n’a pas voulu le dire publiquement car il voulait se prendre en charge lui-même. Mais il est actuellement à bout de souffle », indique une voix dans la vidéo.

La publication suscite rapidement un mouvement de solidarité autour de l’artiste, mais également des réactions concernant les conditions de sa prise en charge.

 

Une prise en charge au cœur d’une polémique

Quelques heures après la diffusion de la vidéo, Hassan Ayek, connu en Côte d’Ivoire pour son implication dans des actions de solidarité, fait savoir qu’il a pu obtenir, après négociation, une prise en charge dans une clinique de la place. Selon ses déclarations, Papitou lui aurait toutefois indiqué vouloir consulter une autre personne avant de se prononcer sur cette proposition. Cette réaction provoque l’incompréhension de Hassan Ayek, qui affirme alors « ne pas être une option ».

Face à la polémique, le manager de l’humoriste publie un droit de réponse afin d’expliquer les circonstances de cette prise en charge. Selon lui, après la diffusion de la vidéo, « une autorité » a contacté l’équipe en urgence pour proposer des soins dans une clinique de la place. Peu après, Hassan Ayek aurait également pris contact avec l’équipe.

Le manager explique avoir demandé à ce dernier de patienter, compte tenu de la considération accordée à l’autorité qui avait proposé la première prise en charge. Il estime que cette démarche aurait été mal comprise par Hassan Ayek. L’équipe de Papitou a par ailleurs remercié les différentes personnes pour leur « promptitude » et leur « bonne foi ».

 

Papitou pris en charge aux urgences

Selon les dernières informations fournies dans le texte, Koloko Germain est désormais aux urgences et se trouve éloigné de son téléphone. Sa famille pourrait répondre aux personnes souhaitant prendre de ses nouvelles via son contact. Toujours selon Hassan Ayek, l’humoriste aurait connu une fracture au bras, avant que son mal ne se propage par la suite dans tout son corps.

Koloko Germain, alias « Papitou », s’est fait connaître du public ivoirien grâce à « Bonjour », un événement humoristique organisé par la télévision nationale.