Rentrée scolaire 2026-2027 : le ministère fixe la longueur des jupes des élèves filles à 11 cm au-dessus de la cheville

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation rappelle les règles relatives à la tenue scolaire des élèves filles. Dans une note datée du 26 août 2026, la Direction des Écoles, Lycées et Collèges (DELC) demande aux établissements de veiller au respect de la longueur réglementaire des jupes.

Selon cette instruction, les jupes portées par les élèves filles devront être fixées à onze (11) centimètres au-dessus de la cheville. La mesure vise, selon la Direction des Écoles, Lycées et Collèges, à concilier le respect de la tenue scolaire avec les exigences de décence, de confort et d’aisance dans les déplacements et les activités scolaires.

La Direction souligne notamment que cette disposition doit permettre d’éviter les jupes excessivement longues susceptibles de traîner au sol, de gêner les mouvements des élèves et de limiter leur mobilité.

La DELC invite les responsables des établissements scolaires à assurer la stricte application de cette mesure dans les établissements relevant de leur compétence. La mise en œuvre devra toutefois se faire dans un esprit de pédagogie, de dialogue et de respect des élèves, précise la note. Les chefs d’établissement doivent également appliquer effectivement cette disposition dès la rentrée scolaire 2026-2027 et en informer les élèves ainsi que leurs parents.

La Direction des Écoles, Lycées et Collèges demande enfin aux responsables concernés d’accorder une attention particulière au respect de cette instruction et à sa mise en œuvre.

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Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : « C’est la faillite du gouvernement », accuse Affi N’Guessan

Pour Pascal Affi N’Guessan, la persistance de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire relève avant tout de la responsabilité du gouvernement d’Alassane Ouattara. Le président du Front populaire ivoirien (FPI) a défendu cette position lors d’un entretien accordé à Linfodrome, mercredi 26 août 2026.

L’ancien Premier ministre s’est notamment exprimé sur l’ampleur du phénomène et ses conséquences environnementales et sécuritaires, alors que la question de l’orpaillage clandestin suscite de nombreuses réactions dans le pays.

 

« Une insulte aux Ivoiriens »

Pascal Affi N’Guessan s’en est particulièrement pris aux déclarations du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui avait estimé que la lutte contre l’orpaillage clandestin ne relevait pas de la seule responsabilité de l’État.

« Je considère que c’est une insulte aux Ivoiriens », a réagi le président du FPI. Pour lui, la gestion du pays incombe d’abord aux responsables qui ont été élus et qui exercent leur autorité au sein de l’État.

« Ce n’est pas tout le monde qui gère le pays, qui a été élu à la tête de l’État, qui siège dans l’appareil gouvernemental, dans les ministères, qui dirige l’armée, la police et la gendarmerie », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement avait, lors du compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 5 août, appelé à une implication de l’ensemble de la population. Amadou Coulibaly avait notamment cité les chefs de village et les mutuelles de développement, tout en évoquant la responsabilité de certains chefs de terre et chefs de village accusés d’autoriser ou de fermer les yeux sur l’installation d’orpailleurs clandestins.

 

Plus de 1 600 sites recensés

Selon les chiffres évoqués dans l’entretien, plus de 1 600 sites clandestins ont été recensés dans 24 des 31 régions de Côte d’Ivoire. Près de 500 000 personnes vivraient par ailleurs de cette activité informelle.

Malgré les opérations de démantèlement engagées par les autorités, l’orpaillage illégal continue ainsi de représenter un défi majeur pour le secteur minier ivoirien. Le phénomène affecte notamment les sols, les cours d’eau et les forêts, tout en ayant des répercussions sur les recettes publiques. Pour Affi N’Guessan, cette situation traduit surtout un échec de l’action gouvernementale.

« Si les choses ne marchent pas, on ne peut pas imputer la responsabilité à tout le monde », a-t-il soutenu, estimant qu’une telle approche revient à « vouloir se dédouaner » et à « s’abriter derrière les autres pour cacher son échec ».

 

L’administration et les forces de sécurité mises en cause

Le président du FPI a également fondé son argumentaire sur les prérogatives de l’État. Il rappelle que l’administration territoriale ainsi que les forces de défense et de sécurité sont placées sous l’autorité du gouvernement.

« Tout ce que nous observons comme désordre, c’est la faillite du gouvernement », a-t-il affirmé, estimant que l’administration territoriale doit veiller au respect de la loi sur l’ensemble du territoire. Pascal Affi N’Guessan interroge ainsi la capacité du gouvernement à expliquer la persistance de l’orpaillage clandestin malgré les moyens dont disposent les services de l’État.

« Pourquoi tout cela s’est-il fait au vu et au su du gouvernement ? », a-t-il questionné.

Coalition africaine contre l’orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire lance une initiative continentale à la COP17

La Côte d’Ivoire veut renforcer la réponse africaine face aux conséquences de l’orpaillage illégal. En marge de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), qui se tient à Oulan-Bator, en Mongolie, le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a officiellement lancé, jeudi 27 août 2026, la Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale liées à l’exploitation artisanale et à petite échelle illégale de l’or.

Portée par la Côte d’Ivoire, cette coalition entend favoriser une réponse africaine commune face à un phénomène dont les conséquences dépassent les frontières nationales. L’initiative place ainsi la protection des terres, la souveraineté environnementale et la stabilité du continent au cœur de la lutte contre l’orpaillage illégal.

 

Des impacts qui dépassent les frontières

Selon le communiqué, l’exploitation illégale de l’or entraîne une dégradation des sols, la pollution des cours d’eau ainsi que la destruction des forêts et des écosystèmes. Elle menace également la santé, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes.

Le phénomène affecte par ailleurs la biodiversité et la résilience climatique des communautés, tout en compromettant les efforts consacrés au développement et à la restauration des terres.

Face à une crise alimentée par des réseaux transnationaux, la demande mondiale en ressources minérales et les insuffisances des dispositifs de contrôle, la Côte d’Ivoire estime qu’une action collective s’impose. Le communiqué souligne qu’aucun État ne peut, à lui seul, contenir un phénomène qui traverse les frontières, les bassins hydrographiques et les massifs forestiers.

 

Une coalition aux objectifs opérationnels

La nouvelle structure ne se limite pas à une déclaration politique. Elle doit servir de mécanisme stratégique, opérationnel et pérenne. Ses principaux objectifs consistent notamment à renforcer la coopération transfrontalière et le partage de renseignements, mais aussi à harmoniser les politiques, les réglementations et les dispositifs d’application de la loi.

La Coalition prévoit également la création d’une plateforme géospatiale commune destinée à cartographier les principaux foyers d’orpaillage illégal. Elle entend par ailleurs mobiliser des financements pour restaurer les terres et les écosystèmes dégradés, tout en accompagnant les communautés vers des activités économiques durables de substitution.

La protection des populations et la préservation des ressources naturelles au bénéfice des générations futures figurent également parmi les objectifs annoncés.

 

Abou Bamba appelle à une mobilisation africaine

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre Abou Bamba a défendu une approche fondée sur l’action collective.

« L’Afrique se lève pour défendre son patrimoine naturel. Nous n’attendons pas. Nous prenons l’initiative. Nous ne nous contentons pas de réagir. Nous agissons. Nous ne sommes pas isolés. Nous sommes unis », a-t-il déclaré.

Le lancement intervient dans le cadre de la COP17, rendez-vous mondial consacré à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Pour la Côte d’Ivoire, cette tribune doit permettre d’inscrire les conséquences de l’exploitation illégale de l’or au cœur de l’agenda international consacré à la restauration des terres.

 

La Côte d’Ivoire invite les États africains à rejoindre l’initiative

Abidjan appelle les autres États africains à rejoindre la Coalition et sollicite également l’appui des partenaires au développement, des institutions financières, des organismes techniques, du secteur privé et de l’ensemble des acteurs concernés. Le gouvernement ivoirien souhaite ainsi mobiliser les ressources nécessaires au déploiement de solutions à grande échelle.

Abou Bamba a enfin exprimé la gratitude de la Côte d’Ivoire au Secrétariat de la CNULCD ainsi qu’aux partenaires ayant participé à la conception de l’initiative. Le pays entend faire de cette Coalition un symbole du leadership africain, un catalyseur de partenariats mondiaux et un instrument concret de protection des terres et des communautés.

 

MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT
ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE
© MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE
MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT
ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE
© MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE

Côte d’Ivoire : 501 agents d’affaires judiciaires interdits d’exercer pour non-respect de leurs obligations, Voici la liste

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a décidé d’interdire à certains agents d’affaires judiciaires d’exercer leur activité, en raison du non-respect de leurs obligations. La mesure figure dans l’arrêté n°333/MJDH/DSJRH du 26 août 2026, signé à Abidjan par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

Selon l’article 1er de l’arrêté, les agents d’affaires judiciaires dont les noms figurent sur la liste annexée au texte sont interdits d’exercer leur activité pour non-respect de leurs obligations. L’article 2 précise que les arrêtés ayant autorisé ces personnes à exercer l’activité d’agent d’affaires judiciaire sont également rapportés.

Le texte demande aux procureurs généraux près les cours d’appel de prendre les mesures appropriées afin de sauvegarder les intérêts des parties et d’assurer la liquidation de l’activité d’agent d’affaires judiciaire des personnes concernées. Cette disposition vise ainsi à encadrer les conséquences de l’interdiction d’exercer décidée par le ministère de la Justice.

L’arrêté confie au Directeur des Services Judiciaires et des Ressources Humaines ainsi qu’aux procureurs généraux près les cours d’appel la responsabilité de son exécution, chacun dans le cadre de ses attributions. Le texte prévoit enfin sa publication au Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire.

L’arrêté a été pris à Abidjan le 26 août 2026.

Ministère de la Justice et des Droits de L'Homme
© Ministère de la Justice et des Droits de L'Homme

Diarra Transport : la suspension levée après la mise en conformité des véhicules et conducteurs

La société Diarra Transport peut reprendre ses activités de transport de voyageurs. L’Autorité de Régulation du Transport Intérieur (ARTI) et la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) ont annoncé la levée de sa suspension, après la mise en œuvre des mesures exigées à la suite du grave accident survenu le 13 juillet 2026 sur l’axe Odienné-Touba-Biankouma.

À la suite de cet accident de la voie publique, le Ministre des Transports et des Affaires Maritimes avait décidé, par un communiqué daté du 24 juillet 2026, de suspendre immédiatement la carte de transporteur de la société « WARABA TRANSPORTS dit DIARRA TRANSPORT ».

Cette suspension devait rester en vigueur jusqu’à l’exécution effective de plusieurs mesures destinées à garantir la conformité des activités de l’entreprise aux exigences techniques, administratives et réglementaires applicables au transport public de voyageurs. Parmi les mesures prescrites figuraient notamment le transfert à Abidjan de l’ensemble des autocars de la compagnie pour leur inspection technique et leur vérification conformément à la réglementation en vigueur.

 

Des contrôles et une formation pour les conducteurs

Les autorités avaient également exigé la vérification de l’aptitude des conducteurs à utiliser des véhicules de grandes capacités ainsi que la justification de la détention du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) par l’ensemble des conducteurs des autocars. Le dispositif prévoyait également un suivi du comportement des conducteurs sur la route à travers la vidéoverbalisation, ainsi qu’une mise à jour de leurs connaissances concernant les infractions routières vidéoverbalisées.

La société devait par ailleurs procéder au paiement de la totalité des frais justifiés engagés à l’occasion de l’accident.

Dans le cadre de cette mise en conformité, l’ARTI et la DGTTC ont soumis les véhicules de transport de la compagnie à des diagnostics et inspections spéciaux auprès de leurs services techniques. Les conducteurs ont également suivi une formation exceptionnelle. Ces différentes actions ont permis, en outre, de mettre à jour les documents de bord des véhicules composant le parc automobile de l’entreprise.

 

La suspension officiellement levée

À l’issue des opérations de contrôle et de la formation complémentaire des conducteurs, l’ARTI et la DGTTC constatent que l’ensemble des conditions prescrites pour permettre la reprise des activités de Diarra Transport a été satisfait de manière jugée satisfaisante. Les deux autorités prononcent ainsi, à compter de la signature du communiqué conjoint, la levée de la suspension. Cette décision intervient toutefois sans préjudice de la procédure judiciaire et pénale en cours.

Des contrôles inopinés annoncés

Pour la reprise de ses activités, la compagnie a été invitée à respecter strictement les conditions réglementaires applicables au transport de voyageurs. L’ARTI et la DGTTC préviennent par ailleurs l’ensemble des acteurs du secteur que des contrôles inopinés seront effectués sur les véhicules de transport, en complément des contrôles courants auxquels est soumis l’ensemble du parc automobile national.

Les deux structures réaffirment enfin leur engagement à renforcer durablement la sécurité routière et appellent l’ensemble des opérateurs de transport au strict respect des prescriptions légales et réglementaires en vigueur.

LIRE AUSSI : Accident Touba-Biankouma : le gouvernement suspend Diarra Transport après les premières conclusions de l’enquête

 

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Ligue des champions 2026-2027 : Yaya Touré qualifie le Slovan Bratislava après sa victoire sur Celje

Le Slovan Bratislava a validé son ticket pour la phase de ligue de la Ligue des champions 2026-2027, mercredi 26 août 2026 en Slovénie. Le club slovaque s’est imposé face au NK Celje (2-1 après prolongation), au terme d’un barrage retour particulièrement disputé.

Nommé cet été à la tête de l’équipe, Yaya Touré signe ainsi une qualification prestigieuse pour sa première expérience comme entraîneur principal. Le Slovan Bratislava retrouve de son côté la compétition deux ans après sa dernière participation, lors de la saison 2024-2025.

Un départ idéal avant la réaction de Celje

Après le match nul obtenu à l’aller (1-1), les Slovaques devaient s’imposer en Slovénie pour poursuivre leur parcours européen. Ils ont rapidement pris les devants grâce à Andraz Sporar. Lancé dans la profondeur à la 18e minute, l’attaquant réalisait un contrôle précis avant de tromper le gardien de Celje d’un lob parfaitement exécuté. Mais l’avantage du Slovan n’allait pas durer longtemps.

À la 33e minute, une faute de Tigran Barseghyan dans la surface offrait un penalty au NK Celje. Svit Seslar ne tremblait pas et permettait aux locaux de revenir à hauteur (1-1).

Après cette égalisation, Celje prenait progressivement le contrôle des débats et multipliait les offensives. Les joueurs slovènes se procuraient plusieurs occasions dangereuses et passaient tout près de prendre l’avantage. À la 67e minute, les locaux touchaient notamment le poteau. Sous pression, le Slovan Bratislava parvenait néanmoins à rester solide et à maintenir le score jusqu’à la fin du temps réglementaire. Les deux équipes devaient alors se départager en prolongation.

 

Le coaching de Yaya Touré récompensé

Le Slovan Bratislava finissait par trouver l’ouverture au cours de la prolongation. À la 100e minute, Cristian Martinez profitait d’une transition rapide pour pénétrer dans la surface. Avec sang-froid, l’attaquant levait la tête avant d’ajuster le gardien slovène d’un lob millimétré. Ce but permettait au Slovan de reprendre l’avantage et de conserver son avance jusqu’au coup de sifflet final.

Victoire 2-1 après prolongation et qualification en poche : pour sa première expérience sur un banc en tant qu’entraîneur principal, Yaya Touré réussit ainsi son premier grand pari avec le club slovaque.

Cette qualification permet au Slovan Bratislava de retrouver les 36 équipes engagées dans la nouvelle phase de ligue de la Ligue des champions. Le club slovaque avait participé à l’édition 2024-2025, terminant à la 35e place de la phase de ligue. En revanche, lors de la saison 2025-2026, il n’avait pas réussi à franchir les tours de qualification et avait ainsi manqué la phase principale de la compétition.

Deux ans après sa dernière participation, le Slovan Bratislava retrouve donc la phase de ligue. Pour Yaya Touré, cette qualification constitue un premier coup d’éclat sur le banc du club et lui ouvre les portes de la plus prestigieuse compétition européenne des clubs dans la peau d’un entraîneur principal.

LIRE AUSSI : Yaya Touré : 5 victoires en 6 matchs, le Slovan Bratislava fonce vers la Ligue des champions

Revue du 27 août : l’orpaillage illégal au cœur des préoccupations de la presse ivoirienne

La presse ivoirienne place l’orpaillage illégal au premier plan de ses préoccupations, ce jeudi 27 août 2026. Plusieurs journaux consacrent leurs unes à l’ampleur du phénomène, aux opérations menées par les autorités et aux questions toujours posées sur les responsabilités dans l’exploitation clandestine de l’or.

 

L’orpaillage illégal, principal sujet de la journée

L’@venir ouvre le débat avec « l’orpaillage illégal une stratégie nationale. Les 4 régions les plus dévastées ». De son côté, Le Nouveau Réveil évoque un « Réveil tardif de l’Etat orpaillage libération totale en cours de tous les sites! ».

La question des responsabilités occupe également une place importante. Le Bélier s’interroge : « Orpaillage clandestin, après les arrestations, qui exploite, qui finance, qui protège et qui laisse faire? La chaîne de responsabilités reste à établir». Le journal aborde aussi l’actualité politique avec « Le 22 octobre en ligne de mire. Derrière Thiam, une mobilisation qui refuse de desarmer. Du terrain au réseau, les soutiens de Thiam maintiennent le front».

Soir Info revient, pour sa part, sur un incident à Zaranou, dans le département d’Abengourou, avec le titre : « Zaranou (Abengourou) fuyant les forces de l’ordre, un orpailleur saute dans un cours d’eau et meurt noyé».

Dans un registre critique, Le Quotidien d’Abidjan dénonce les résultats des opérations de répression à travers « Répressions orpailleurs illégaux, des menus fretins arrêtés à la place des vrais coupables». Notre Voie alerte quant à lui sur la situation dans l’ouest du pays avec « Haut-sassandra, une révolte populaire se prépare ».

 

L’actualité politique toujours très présente

Sur le terrain politique, La Tribune Ivoirienne s’intéresse aux attaques diffusées sur les réseaux sociaux contre le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani. Le journal titre : « Campagnes de dénigrements sur les réseaux sociaux, qui veut au ministre d’État Adjoumani!».

À Bouaké, Échos de la République rapporte la volonté d’Amadou Koné de s’attaquer au phénomène des fumoirs, avec « Bouaké, Amadou Koné déclare la guerre aux fumoirs».

Le même journal revient sur la recolonisation de certains espaces déguerpis à Yopougon. Il titre : « 2 semaines seulement après la célébration l’indépendance, Yopougon : tous les sites déguerpis et assainis recolonisés! Les efforts du gouvernement et de la mairie balayés par l’indiscipline des populations».

 

Le bilan du RHDP et les procédures contre Thiam

La gouvernance du RHDP fait également l’objet de lectures contrastées. Le Temps publie une analyse critique sous le titre : « Démocratie, justice et services publics, Me Habiba Touré dresse le sombre bilan du RHDP. Des révélations qui font rougir le parti de Ouattara».

Une autre lecture apparaît dans L’Essor Ivoirien, qui titre : « Après 15 ans de critiques, le PPA-CI reconnaît les réalisations de Ouattara. Quand la réalité rattrape les discours».

LIRE AUSSI : Politique / « Nier serait de mauvaise foi » : le PPA-CI reconnaît les réalisations de Ouattara, mais conteste leur impact social

De son côté, L’Inter s’intéresse aux procédures judiciaires visant Tidjane Thiam et son parti. Le journal rapporte : « Procédures judiciaires contre Thiam et son parti, des militants du PDCI saisissent le bâtonnier de l’ordre des avocats. Mis en cause, ce que dit Me Patrice Gue».

 

Fonction publique et rentrée scolaire au menu

Dans le domaine de la fonction publique, La Régionale annonce la prochaine distinction des meilleurs agents à travers « Fonction publique, 5e édition des Awards, les meilleurs agents bientôt distingués. Voici les cinq catégories en compétition».

Enfin, Le Jour Plus consacre un dossier à la rentrée scolaire 2026-2027. Le quotidien met en avant les difficultés liées aux nouveaux programmes et les préoccupations des familles avec : « Rentrée des classes 2026-2027, manuels scolaires, les librairies pris au piège des nouveaux programmes. les parents d’élèves inquiets».

Sixième pont d’Abidjan : Socoprim réalisera le futur ouvrage reliant Abatta à Koumassi et Port-Bouët.

La Socoprim, déjà concessionnaire du pont Henri-Konan-Bédié reliant Riviera à Marcory, a été retenue face au groupe chinois China Civil Engineering Construction Corp (CCECC) pour réaliser le sixième pont d’Abidjan. Évalué à 200 milliards de francs CFA, soit 305 millions d’euros, le projet prévoit de relier Abatta, dans la commune de Cocody, à Koumassi et Port-Bouët.

Le projet prévoit la construction d’un nouveau franchissement de la lagune Ébrié afin de renforcer les liaisons entre le nord-est et le sud de la capitale économique. Le futur pont comprendra deux sections, Abatta-Koumassi et Koumassi-Port-Bouët, pour une longueur totale d’environ 1,5 kilomètre.

Au-delà de l’ouvrage, le projet prévoit également l’aménagement de la liaison routière associée. Ce nouvel axe doit notamment offrir une alternative aux itinéraires actuellement utilisés pour rejoindre le sud d’Abidjan depuis Cocody et Bingerville. L’objectif affiché est d’améliorer la fluidité de la circulation et de réduire la pression sur les infrastructures routières existantes.

 

Un PPP avec exploitation à péage

Le projet du sixième pont s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), avec une exploitation à péage. Dans ce dispositif, le partenaire privé devra assurer plusieurs étapes du projet, de la conception au financement et à la construction, mais aussi l’exploitation et la maintenance de l’infrastructure.

Socoprim bénéficie déjà d’une expérience dans ce modèle. La société exploite en effet le pont Henri-Konan-Bédié, également réalisé sous le régime de la concession.

La structure actionnariale de Socoprim réunit l’État ivoirien, des investisseurs spécialisés dans les infrastructures et des acteurs privés. L’État de Côte d’Ivoire détient 18,65 % du capital. Africa Finance Corporation (AFC) et le Pan African Infrastructure Development Fund (PAIDF) possèdent chacun 26,02 %.

La Société Ivoirienne Infrastructures Routières (2IR) contrôle 19 %, tandis que la Banque nationale d’investissement (BNI) détient 6,53 % et TotalEnergies Côte d’Ivoire 3,78 %.

Avec ce sixième pont, Abidjan doit renforcer son réseau de franchissements de la lagune Ébrié et créer une nouvelle liaison entre Cocody, Koumassi et Port-Bouët. Le projet s’inscrit parmi les principaux chantiers d’infrastructures routières envisagés pour améliorer la mobilité dans le Grand Abidjan.

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FITKD : World Taekwondo renvoie le litige de gouvernance aux institutions ivoiriennes

La Fédération mondiale de taekwondo (World Taekwondo – WT) ne tranchera finalement pas le litige de gouvernance qui oppose les acteurs de la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD). Selon une source officielle, l’instance internationale a décidé de renvoyer le dossier aux institutions sportives et judiciaires compétentes en Côte d’Ivoire.

Saisie à la suite d’une enquête conduite par le Responsable Juridique de l’Union Africaine de Taekwondo, World Taekwondo a fait connaître sa position dans une décision signée par son responsable juridique, Corbin Min. L’instance estime qu’il ne lui « appartenait pas de procéder à une nouvelle analyse au fond ni de trancher les questions litigieuses » concernant la gestion interne de la fédération ivoirienne.

 

Des contestations sur la gouvernance de la fédération

Le différend soumis à World Taekwondo concernait notamment la validité des décisions adoptées lors de l’Assemblée Générale de la FITKD, le respect des règlements intérieurs ainsi que la supervision financière de l’organisation. Face à ces différentes contestations, l’instance mondiale considère que le dossier relève avant tout des institutions nationales compétentes.

World Taekwondo relève ainsi que le Ministère des Sports ivoirien et le Comité National Olympique participent déjà activement au traitement du dossier. Selon l’instance mondiale, ces institutions sont « mieux placées pour traiter et, le cas échéant, statuer définitivement sur les questions relevant du droit national ».

Une décision qui ne valide ni ne rejette les accusations

Le dessaisissement de World Taekwondo ne signifie toutefois pas que l’instance mondiale prend position en faveur de l’une ou l’autre des parties. Elle précise que sa décision « ne doit pas être comprise comme une approbation ou un rejet des allégations, contre-allégations, conclusions ou positions avancées par l’une ou l’autre des parties ».

L’instance internationale se réserve néanmoins la possibilité de revenir dans le dossier si une éventuelle décision prise au niveau national venait à engager directement ses propres responsabilités.

 

World Taekwondo interpelle la FITKD sur l’âge des candidats

Si World Taekwondo ne souhaite pas se prononcer sur le fond du conflit, elle formule néanmoins une réserve concernant les conditions d’éligibilité à la présidence de la FITKD. L’attention de l’instance mondiale porte particulièrement sur l’exigence d’un âge minimum de 40 ans imposée aux candidats à la présidence de la fédération ivoirienne.

Cette disposition ne contrevient à aucune règle spécifique de World Taekwondo, qui n’impose pas d’âge minimum à ses associations membres. Elle apparaît toutefois « relativement restrictive » aux yeux de l’instance internationale.

World Taekwondo estime que cette restriction pourrait « limiter les opportunités pour les jeunes dirigeants et les athlètes récemment retraités de contribuer à la gouvernance du sport ». L’instance mondiale invite ainsi la FITKD à engager une réflexion sur cette disposition à l’occasion de la prochaine révision de ses statuts.

En conclusion, World Taekwondo renouvelle sa confiance aux acteurs et institutions ivoiriens afin qu’ils puissent trouver une issue à cette crise, dans « l’intérêt de la bonne gouvernance, de la stabilité et du Taekwondo ivoirien ».

« Mafia de l’or : les financiers sont à Dubaï ! » : Ahoua Don-Mello interpelle l’État sur les réseaux financiers liés à l’or

Le Dr Ahoua Don-Mello hausse le ton sur la question de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué consacré aux déclarations du Directeur Général des Mines et de la Géologie, Seydou Coulibaly, il estime que l’identification des réseaux financiers opérant depuis l’étranger, notamment depuis Dubaï, doit désormais déboucher sur des actions concrètes

Dans la soirée du mardi 25 août 2026, les Ivoiriens ont suivi sur les antennes de la RTI 1 la rediffusion de l’émission « Le Débat », présentée par Hamza Diaby et initialement diffusée le 11 août 2026. Le programme était consacré au phénomène de l’orpaillage clandestin.

Selon le communiqué, le Directeur Général des Mines et de la Géologie, Seydou Coulibaly, y a livré des révélations que le Dr Ahoua Don-Mello considère comme particulièrement graves. Il aurait notamment reconnu que les services du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie ont identifié l’ensemble de la chaîne criminelle liée à l’exploitation clandestine de l’or.

D’après les éléments rapportés dans le communiqué, les financiers opéreraient depuis l’extérieur, principalement depuis la sous-région et Dubaï. Ils disposeraient également de relais en Côte d’Ivoire chargés de percevoir les fonds, de recruter des géologues et d’organiser la logistique clandestine sur le terrain. Pour Ahoua Don-Mello, ces déclarations viennent confirmer les alertes qu’il dit avoir lancées depuis plusieurs jours.

 

Ahoua Don-Mello évoque une « mafia de l’or »

Dans une interview accordée le dimanche 23 août 2026 à la presse, notamment à Alerte Infos, ainsi que dans son communiqué du 19 août 2026, le Dr Ahoua Don-Mello avait déjà dénoncé ce qu’il qualifie de « mafia de l’or ». Il rappelle que ce phénomène serait né pendant la crise de 2002 sous la rébellion, un élément également confirmé, selon lui, par le Directeur Général du CIAPOL lors de son passage sur le plateau de la RTI. Depuis, l’orpaillage clandestin se serait étendu à l’ensemble du territoire national.

Le communiqué attribue à cette exploitation illégale des conséquences économiques et environnementales majeures. Les pertes pour les caisses de l’État ivoirien sont estimées à 4 600 milliards de FCFA, au profit d’intérêts qualifiés d’obscurs. Ahoua Don-Mello dénonce également la pollution des cours d’eau au mercure et au cyanure, la destruction des terres arables ainsi que les conséquences sur la souveraineté alimentaire et sécuritaire du pays.

 

« Les simples discours (…) ne sauraient suffire »

Pour le Dr Ahoua Don-Mello, l’identification des acteurs de la chaîne criminelle impose désormais un changement de méthode. Il estime que les discours, les commissions d’enquête sans suite et les opérations ponctuelles de déguerpissement visant uniquement les exécutants ne peuvent constituer une réponse suffisante.

Le communiqué affirme que le peuple ivoirien attend désormais des « résultats réels et immédiats ». L’ancien responsable politique s’interroge notamment sur l’absence d’actions d’envergure visant les financiers présumés installés à l’étranger.

« Pourquoi cette même volonté (…) n’est-elle pas déployée avec la même rigueur ? »

Le Dr Ahoua Don-Mello établit un parallèle entre la capacité de l’État ivoirien à poursuivre certains opposants politiques à l’étranger et celle qu’il pourrait mobiliser pour lutter contre les réseaux financiers liés à l’orpaillage clandestin.

« Si l’État sait traquer les opposants politiques jusqu’à l’étranger, qu’il montre la même rigueur pour débusquer la mafia financière de l’or à Dubaï », affirme-t-il.

Selon lui, si les autorités connaissent la localisation des financiers et les circuits empruntés par les capitaux, elles doivent également mobiliser les moyens juridiques et diplomatiques internationaux nécessaires pour les poursuivre. Le communiqué estime que l’absence d’une action répressive internationale d’envergure face à une telle situation pourrait constituer une « complicité passive inacceptable » devant le pillage des richesses nationales.

 

Faire de l’or une richesse nationale

Dans son communiqué, le Dr Ahoua Don-Mello appelle également la Côte d’Ivoire à reconsidérer son approche de ses ressources aurifères. Il estime que le pays ne doit pas assister à la fuite de milliers de milliards de ses ressources tout en continuant à s’endetter à l’étranger. Pour lui, la réponse consiste notamment à « regarder sous ses propres pieds » et à faire de l’or une véritable source de richesse nationale et de développement souverain.

L’or, actuellement présenté comme une « malédiction écologique et sécuritaire », devrait ainsi, selon sa vision, devenir un levier de développement.

Des mandats d’arrêt internationaux réclamés

Le Dr Ahoua Don-Mello demande enfin à l’État d’engager une répression qu’il qualifie d’« implacable » contre la mafia financière de l’or. Il préconise notamment le recours aux mandats d’arrêt internationaux et aux coopérations judiciaires nécessaires afin de poursuivre les financiers présumés au-delà des frontières ivoiriennes.

Le message porté dans le communiqué est sans ambiguïté : « Le peuple ivoirien n’attend plus des explications, mais des actes fermes. »  Pour Ahoua Don-Mello, la souveraineté de la Côte d’Ivoire et la protection de son patrimoine national ne doivent pas être abandonnées au profit de « mafias financières internationales ».

 

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