Affaire foncière à Koumassi : le PDCI-RDA s’interroge sur un patrimoine de 34 hectares

La controverse autour des 34 hectares revendiqués à Koumassi Campement continue de susciter de vives réactions. Au centre des discussions, l’ancien adjoint au maire Alloui Brou Jacques, qui affirme détenir ce vaste domaine à l’origine d’une importante opération de déguerpissement, fait désormais l’objet de questionnements du PDCI-RDA sur la légalité et les conditions d’acquisition de ce patrimoine.

Réuni en conférence de presse ce mardi 10 juin au siège du parti à Cocody, le porte-parole du PDCI-RDA, Bredoumy Soumaïla Traoré, a indiqué ne pas reconnaître clairement l’appartenance de l’intéressé aux instances du parti. Selon lui, même si un lien politique avait existé, celui-ci ne saurait en aucun cas constituer une protection face à d’éventuelles irrégularités.

 

Des interrogations sur la gestion du foncier

Le porte-parole du PDCI-RDA a exprimé son étonnement face à la taille du patrimoine revendiqué. Il s’interroge sur la possibilité, pour un ancien élu local, de disposer d’un domaine de 34 hectares en plein Abidjan, tout en soulignant la nécessité d’éclaircissements sur cette affaire.

« Un ancien adjoint au maire PDCI de Koumassi ? Je ne sais pas s’il est encore membre des instances du parti. Moi, je ne l’ai jamais vu ici »; « Ce n’est pas parce que tu es adjoint au maire au titre du PDCI-RDA que si tu as fait quelque chose de mauvais, nous, on ne va pas critiquer », a-t-il déclaré.

Pour le responsable politique, le dossier dépasse le cadre individuel et pose plus largement la question de la gouvernance et de la transparence dans la gestion du foncier urbain. Au-delà du cas d’Alloui Brou Jacques, le PDCI-RDA estime que tous les éléments de l’affaire ne sont pas encore révélés. Le parti évoque la possibilité de responsables ou bénéficiaires non identifiés derrière cette opération foncière. Selon son porte-parole, plusieurs zones d’ombre persistent et pourraient être levées au fil des investigations.

« Ça ressemble un peu à un film où on a caché le visage de la vraie personne. (…) Ceux qui sont derrière, qui poussent là, ça va sortir », a-t-il soutenu.

 

Une opération de déguerpissement aux lourdes conséquences sociales

Le 3 juin dernier, une opération d’expulsion a conduit à la démolition de plusieurs habitations de la cité Houphouët-Boigny, dite Grand Campement, à la suite d’une décision de justice favorable à Alloui Brou Jacques. Depuis ces destructions, de nombreuses familles se retrouvent sans abri. Certains habitants affirment avoir perdu tous leurs biens, tandis que d’autres contestent la légitimité de l’opération malgré la détention de documents administratifs.

 

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Le chef suprême de la cité Grand Campement, Nanan Marcellin Koffi, a dénoncé un manque de concertation avec les autorités traditionnelles. Selon lui, certaines zones détruites ne relèvent pas du périmètre concerné par le litige foncier.  Alors que les autorités gouvernementales ont suspendu temporairement les démolitions en raison de la saison des pluies et des examens scolaires, la situation reste marquée par de nombreuses incertitudes et tensions locales.

PPA-CI : des ex-cadres de Gbagbo rejoignent le projet politique d’Ahoua Don Mello

Quelques semaines après un vaste remaniement au PPA-CI, Plusieurs cadres, exclus ou écartés du parti de Laurent Gbagbo, ont rejoint le projet de création d’une nouvelle formation politique initiée par Ahoua Don Mello.

Alors que le PPA-CI poursuit sa restructuration marquée par des exclusions et suspensions, l’ancien ministre accélère, de son côté, la mise en place de son propre instrument politique. Selon plusieurs sources, dont Jeune Afrique, d’anciens responsables du parti de Laurent Gbagbo ont intégré le projet d’Ahoua Don Mello.

Parmi eux figure notamment Mesmin Comoé, ex-secrétaire général adjoint chargé des relations syndicales et ancien président de la MUGEF-CI. Il est accompagné de Mathieu N’Gatta, chargé de mobiliser des syndicalistes, des leaders communautaires et des cadres issus de diverses sensibilités politiques.

 

Des profils issus de la direction du PPA-CI

D’autres anciens responsables du PPA-CI ont également rejoint cette initiative. Il s’agit notamment de Marie-Noëlle Lago, ex-secrétaire nationale chargée des exilés et réfugiés, et de Sery Sarah Soko, ancienne responsable du Haut-Sassandra. Sanctionnées en octobre dernier pour leur soutien à Ahoua Don Mello lors de la présidentielle de 2025, elles assurent désormais la mobilisation des femmes issues d’autres formations politiques.

Parmi les proches collaborateurs mobilisés figure également Fernand Ahilé, dit Léo Côte d’Ivoire, ancien responsable de la communication du PPA-CI, désormais chargé de l’organisation du congrès constitutif du futur parti. Deux collaborateurs proches de Don Mello rédigent les textes fondateurs et les statuts, tout en assurant les démarches administratives liées à la création de la formation politique.

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Une extension au-delà du cercle PPA-CI

Le recrutement ne se limite pas aux anciens cadres du PPA-CI. Le projet s’étend également à d’anciens membres de l’ex-“galaxie patriotique”, mouvement de soutien à Laurent Gbagbo durant la crise de 2010-2011. Plusieurs figures issues de cet espace politique ont rejoint l’initiative et prennent en charge la mobilisation en Côte d’Ivoire ainsi qu’à l’international, notamment en Europe et aux États-Unis.

Cette dynamique intervient dans un climat de tensions internes au PPA-CI. Ahoua Don Mello et d’autres cadres ont brigué la présidentielle de 2025, contrairement à la ligne du parti qui avait opté pour le boycott, ce qui a entraîné leur exclusion. D’autres responsables ont écopé de suspensions allant de 12 à 18 mois, tandis que certains cadres ont accepté les sanctions décidées par la direction. Les initiateurs du projet n’ont pas encore arrêté le nom du futur parti. Ils étudient actuellement deux options : « La Côte d’Ivoire souveraine » et « Union des souverainistes africains de Côte d’Ivoire ».

Dans un paysage politique en recomposition, l’enjeu reste désormais de savoir si cette nouvelle formation parviendra à s’imposer et à élargir sa base au sein de l’opposition ivoirienne.

Affaires maritimes : reprise du travail après une grève qui a paralysé l’administration

Après les tensions survenues le lundi 8 juin 2026 entre agents des Affaires maritimes et forces de l’ordre, les agents de la Direction générale des Affaires maritimes (DGAM) ont repris le travail le mardi 9 juin 2026. Cette reprise intervient après un appel au retour à l’ordre lancé par la hiérarchie, à la suite du mouvement de grève observé la veille.

Le lundi 8 juin, le Syndicat Agir pour le Bien-être du Personnel des Affaires Maritimes (SYNABEPAM) a paralysé les services de la DGAM en lançant un arrêt de travail. Dès le début de la journée, des agents s’étaient rassemblés devant le siège situé aux Deux-Plateaux Aghien pour dénoncer la lenteur dans la prise en compte de leurs revendications sociales et professionnelles.

 

Neuf revendications au cœur du mouvement

À l’origine de la mobilisation, un préavis de grève déposé depuis le 20 avril 2026 auprès de plusieurs autorités, dont la Primature et les ministères de tutelle. Le document contient neuf principales revendications portant sur les conditions de travail, la gestion administrative et les avantages du personnel. Parmi les points évoqués figurent la revalorisation des primes, le paiement de l’indemnité de logement, le renforcement des équipements, la construction de locaux adaptés ainsi que la mise en place d’un mécanisme indépendant de contrôle des recettes.

Selon des sources administratives, plusieurs rencontres ont été organisées depuis février 2026 entre la direction générale, les autorités de tutelle et les représentants syndicaux. Le Directeur général des Affaires maritimes, le Colonel-Major Julien Yao Kouassi, avait notamment engagé des discussions avec les syndicats dès le 6 février.

Entre avril et mai, d’autres séances de travail ont eu lieu à la DGAM, à l’Inspection générale du ministère des Transports et des Affaires maritimes ainsi qu’au cabinet du ministre délégué chargé des Affaires maritimes.

 

Des avancées jugées insuffisantes par le syndicat

Si l’administration assure que plusieurs préoccupations ont trouvé des réponses, certaines mesures nécessitent encore des procédures administratives plus longues ou l’implication d’autres structures étatiques. Pour le SYNABEPAM, les résultats restent toutefois en deçà des attentes, notamment sur la question de l’indemnité contributive au logement annoncée depuis 2022. Le syndicat réclame une mise en œuvre effective et rapide de cette mesure sociale.

Face à la mobilisation du 8 juin, la direction de la DGAM a sollicité le déploiement des forces de sécurité afin de sécuriser les installations et garantir un service minimum. Des unités de la Gendarmerie et de la Police nationale ont sécurisé le site administratif en se déployant autour des installations. Cette intervention a conduit à l’interpellation de plusieurs manifestants, conduits pour audition à la Préfecture de police d’Abidjan et au camp d’Agban. Malgré ces incidents, les activités administratives ont été maintenues.

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Avec la reprise effective du travail le 9 juin, le climat social semble s’être stabilisé au sein de la DGAM. Toutefois, les revendications du SYNABEPAM restent d’actualité et devraient continuer d’alimenter les discussions entre les parties dans les prochains jours.

 

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Adjamé : 4 817 faux maillots des Éléphants saisis lors d’une opération anti-contrefaçon

Les forces de sécurité ont porté un coup dur au commerce de produits sportifs contrefaits. Une opération menée à Adjamé a permis la saisie de 4 817 maillots frauduleux aux couleurs des Éléphants de Côte d’Ivoire, a annoncé Police Secours ce mardi 9 juin 2026.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre la contrefaçon conduite par le Comité national de lutte contre la contrefaçon (CNLC). Les éléments de la Gendarmerie mobile d’Agban et de la Brigade de gendarmerie d’Adjamé ont coordonné cette action sur la base de renseignements recueillis sur le terrain.

 

Un important stock découvert dans un entrepôt

Lors de la perquisition, les enquêteurs ont mis la main sur plusieurs sacs contenant des maillots orange soigneusement conditionnés et prêts à être distribués sur le marché.

Selon les premières constatations, le stock pouvait laisser croire à une cargaison officielle destinée aux supporters ivoiriens. Les vérifications effectuées par les services compétents ont toutefois permis d’établir qu’il s’agissait de produits contrefaits destinés à alimenter un réseau de commercialisation illégale. Les autorités soupçonnent l’existence d’une filière organisée spécialisée dans la fabrication et la distribution de faux équipements sportifs.

Les 4 817 maillots saisis ont été retirés du circuit commercial afin d’empêcher leur mise en vente. Les services de sécurité poursuivent désormais leurs investigations pour identifier les fabricants, fournisseurs et distributeurs impliqués dans ce trafic. Les autorités estiment que cette saisie ne représente qu’une partie d’un réseau plus vaste dont les ramifications restent à déterminer.

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La question de la contrefaçon des produits dérivés des Éléphants n’est pas nouvelle. À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 organisée en Côte d’Ivoire, la Fédération ivoirienne de football (FIF) avait déjà alerté sur la multiplication des faux maillots circulant sur le marché. L’instance dirigeante du football ivoirien invitait alors les supporters à privilégier les circuits officiels de distribution afin de garantir l’authenticité des équipements et de protéger les droits liés à la marque des Éléphants.

À ce jour, la FIF n’a toutefois pas encore communiqué officiellement sur les modalités de commercialisation des maillots de la sélection nationale en vue de la Coupe du monde 2026.

Mondial 2026 : l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan refoulé à son arrivée aux États-Unis

Coup dur pour le football africain à quelques jours de la Coupe du monde 2026. Sélectionné par la FIFA pour officier lors du tournoi, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan ne participera finalement pas à la compétition après s’être vu refuser l’entrée sur le territoire américain.

L’information, révélée par l’Agence France-Presse (AFP) le 8 juin 2026, a été confirmée par une note interne de la FIFA. L’instance mondiale du football précise que l’officiel somalien ne pourra ni prendre part au stage de préparation des arbitres ni diriger des rencontres durant le Mondial.

La FIFA renvoie à la décision des autorités américaines

Selon les informations communiquées par les services américains de contrôle aux frontières, Omar Abdulkadir Artan est arrivé le 6 juin à l’aéroport international de Miami en provenance d’Istanbul. À l’issue d’un contrôle approfondi, les autorités l’auraient déclaré « inadmissible » sur le territoire américain en raison de difficultés liées à la vérification de ses antécédents. Les autorités américaines n’ont toutefois communiqué aucun détail supplémentaire sur les motifs exacts de cette décision.

Face à cette situation, la FIFA a rappelé qu’elle ne disposait d’aucun pouvoir en matière d’immigration et que l’admission des personnes sur le territoire relevait exclusivement des autorités du pays hôte. À Mogadiscio, la nouvelle a suscité l’incompréhension. Les autorités somaliennes contestent les raisons avancées par les services américains et estiment que l’arbitre remplissait toutes les conditions nécessaires à son voyage.

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Conseiller au ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, Ciise Aden Abshir a dénoncé une mesure qu’il juge contraire aux valeurs de mérite et d’équité promues par le football international. Selon lui, Omar Abdulkadir Artan disposait d’un visa valide avant son départ et son exclusion prive injustement la Somalie d’une représentation historique sur la scène mondiale.

 

Un contexte marqué par les restrictions migratoires

Cette affaire intervient alors que les ressortissants somaliens sont soumis à des contrôles renforcés dans le cadre de la politique migratoire américaine. La Somalie figure en effet parmi les pays concernés par les mesures de restriction de voyage durcies sous l’administration du président Donald Trump, ce qui complique davantage l’accès de ses citoyens au territoire américain. Bien qu’aucune autorité n’ait officiellement établi de lien entre ces restrictions et le cas de l’arbitre, plusieurs observateurs estiment que le contexte migratoire actuel a pu influencer la décision des autorités américaines.

À 34 ans, Omar Abdulkadir Artan s’apprêtait à entrer dans l’histoire du sport somalien. Premier arbitre de son pays retenu pour une phase finale de Coupe du monde, il incarnait la progression du football somalien sur la scène internationale. Arbitre FIFA depuis 2018, il s’est imposé ces dernières années parmi les références africaines grâce à ses prestations lors des compétitions continentales.

Sa consécration est intervenue en 2025 lorsque la Confédération africaine de football (CAF) l’a désigné meilleur arbitre africain de l’année. Sauf retournement de situation de dernière minute, son absence réduira à 51 le nombre d’officiels africains présents à la Coupe du monde 2026, contre 52 initialement retenus par la FIFA.

Revue de presse du 9 Juin : réforme électorale, Grève aux Affaires maritimes, crise des déchets et tensions sociales dominent l’actualité

Les débats autour de la réforme du système électoral, la polémique sur la gestion des déchets à Abidjan et les tensions sociales aux Affaires maritimes occupent le devant de la scène dans les journaux ivoiriens de ce mardi 9 juin 2026.

 

L’opposition réfléchit à une nouvelle architecture électorale

La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) continue d’alimenter les discussions dans les rangs de l’opposition. Plusieurs titres rapportent qu’une réflexion est en cours pour la mise en place d’un nouveau mécanisme chargé de l’organisation des élections.

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Selon Le Nouveau Réveil, Simone Gbagbo propose la création d’un Haut Conseil électoral. Une initiative soutenue par plusieurs acteurs politiques, notamment Ahoua Don Mello et Charles Blé Goudé. Le Sursaut, L’Inter et Générations Nouvelles relaient également cette proposition qui vise à redéfinir le cadre institutionnel des futurs scrutins.

 

Gbagbo et Thiam mobilisent leurs troupes

À quelques mois d’échéances politiques importantes, les principaux partis de l’opposition poursuivent leur réorganisation. Au PPA-CI, Laurent Gbagbo reprend la main sur les questions de fonctionnement interne. La Voie Originale évoque une réorganisation du parti sous la supervision directe de l’ancien chef de l’État, tandis que L’Inter revient sur les orientations données aux responsables locaux à l’issue du rassemblement de Songon M’Brathé.

Du côté du PDCI-RDA, les appels à l’unité se multiplient autour de Tidjane Thiam. Le Nouveau Réveil et Le Bélier mettent en avant la volonté des cadres du parti de resserrer les rangs derrière leur président dans la perspective de la reconquête du pouvoir.

Pendant ce temps, la presse proche du pouvoir met davantage l’accent sur l’action diplomatique du RHDP. Le Matin et Le Rassemblement saluent l’hommage rendu par le président Alassane Ouattara à l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade à l’occasion de son centenaire.

 

Déchets à Abidjan : la bataille des chiffres

La question de la salubrité urbaine continue de diviser la presse ivoirienne. Les journaux favorables au gouvernement mettent en avant les résultats de l’opération de ramassage des déchets lancée dans le district d’Abidjan. Le Rassemblement estime que l’ultimatum de 72 heures fixé par les autorités a permis une amélioration visible de la situation. De son côté, Le Matin rapporte que près de 26 000 tonnes de déchets ménagers auraient été évacuées en quelques jours.

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L’opposition adopte une lecture totalement différente. Le Nouveau Réveil pointe les conséquences des inondations, des effondrements d’immeubles et de l’insalubrité, interrogeant la responsabilité des autorités publiques. Notre Voie accuse pour sa part le ministre Amédé Kouakou de ne pas dire toute la vérité sur la gestion des contrats liés à la collecte des déchets, évoquant notamment la situation préoccupante dans la zone d’Azito.

 

Déguerpissements : la polémique se poursuit

La gestion des opérations de déguerpissement menées dans plusieurs communes d’Abidjan reste également au cœur des débats. Le Quotidien d’Abidjan rapporte que le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo, a tenté d’expliquer les motivations de ces opérations face aux critiques de plusieurs leaders d’opinion.

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À Koumassi Campement, les conséquences sociales de ces démolitions continuent de susciter des réactions. Le Bélier réclame l’ouverture d’une enquête parlementaire, tandis que Le Mandat et RHDP News mettent en avant les actions de solidarité menées auprès des populations affectées.

 

Grève aux Affaires maritimes : montée des tensions

Le front social s’est également invité à la Une de plusieurs quotidiens. La grève observée au ministère des Affaires maritimes a dégénéré après l’intervention des forces de l’ordre. Selon Notre Voie et Le Sursaut, les manifestants ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes. Générations Nouvelles fait état d’un blessé et de 27 agents interpellés à l’issue des affrontements.

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Grand-Lahou entre enfinvoit le bout du tunnel

Au milieu de cette actualité marquée par les tensions, plusieurs journaux mettent en avant une nouvelle porteuse d’espoir pour les populations de Grand-Lahou. Fraternité Matin et L’Avenir saluent la livraison officielle du dispositif de protection du cordon sableux de Lahou-Kpanda par le Premier ministre Robert Beugré Mambé. Un ouvrage présenté comme une réponse durable à l’érosion côtière qui menace la localité depuis plusieurs années.

Pour Le Mandat, cette réalisation marque « la fin du désespoir » pour les habitants confrontés à l’avancée de l’océan et à la disparition progressive de leurs terres.

Affaires maritimes : 27 agents arrêtés après une grève, le SYNABEPAM hausse le ton et appelle à la paralysie des services

La tension est montée d’un cran ce lundi au sein des Affaires maritimes. Le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) affirme que plusieurs de ses membres ont été interpellés après la dispersion d’un rassemblement syndical par des éléments des forces de l’ordre.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue de cette journée de mobilisation, le secrétaire général du SYNABEPAM, Madjou Glé Henri Joël, a dénoncé ce qu’il qualifie d’atteinte au droit de grève et à la liberté syndicale.

« Une lutte syndicale où nous avons demandé à nos camarades de participer sans armes mais plutôt avec des pancartes ne peut être assimilée à un trouble à l’ordre public »

, a-t-il déclaré. Selon le syndicat, toutes les procédures légales auraient été respectées avant le lancement du mouvement. Le SYNABEPAM rappelle même avoir suspendu son mot d’ordre de grève par le passé afin de privilégier le dialogue avec les autorités. Les revendications portent notamment sur le paiement des indemnités contributives au logement ainsi que sur la prise en compte de plusieurs doléances professionnelles restées, selon le syndicat, sans réponse satisfaisante.

 

Vingt-sept agents arrêtés, selon le syndicat

Le SYNABEPAM affirme que 27 agents ont été arrêtés au cours de cette journée de mobilisation. Parmi eux figurent plusieurs responsables syndicaux, dont le porte-parole et secrétaire de coordination Est du syndicat, l’adjudant Sié Aronan Touré, ainsi que le secrétaire adjoint chargé de la communication, le sergent Kevin Zagadou. Le syndicat cite également les noms de nombreux autres agents interpellés, notamment

  • Sgt Vamy Bi secrétaire de coordination zone ouest du SYNABEPAM.
  • Sgt Koulah Eudes Gnamtin membre du SYNABEPAM
  • Sgt Konan Nicaise membre du SYNABEPAM et bien d’autres agents des affaires maritimes arrêtés
  • Sgt Kra Claude Armel
  • Sgt Ouattara djabirou
  • Sgt Sangare Siaka
  • Sgt silue Zié
  • Sgt Kouamé konan gastein
  • Sgt sieko Christian
  • Sgt bamba
  • Sgt Koula EudesBesson Atsé.
  • Sgt Jeannot SG communication Adiaké.
  • Sgt KOUASSI KONAN ( CHIKITO)
  • Sgt Yapo adompo athmann Joël.
  • Sgt Ouattara yaya
  • Konan Kouadio Nicaise
  • Sgt Koné Moussa
  • Sgt N’dri yao Séraphin
  • Kouassi Charles Lebon
  • Sgt Coulibaly fongongnon
  • Sgt paco Donatien
  • Sgt kamaté Paul
  • Yao Séraphin
  • Sgr N’guessan kouakou
  • Sgt koné moussa

Le syndicat fait également état d’un blessé, identifié comme le sergent Ange Freddy.

 

Appel à la cessation des activités

Face à cette situation, le SYNABEPAM exige « la libération immédiate et sans délai » de l’ensemble des agents interpellés. En guise de riposte, l’organisation syndicale appelle tous les agents des Affaires maritimes à suspendre leurs activités jusqu’à la libération de leurs collègues.

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Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte de tensions sociales autour des revendications salariales et indemnitaires portées par les agents du secteur. À l’heure où nous mettions sous presse, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’avait encore été enregistrée concernant les arrestations dénoncées par le syndicat.

Réforme de la CEI : le RPP propose 11 recommandations pour une nouvelle gouvernance électorale

La réflexion sur l’avenir du système électoral ivoirien se poursuit après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Réuni en séminaire national le samedi 6 juin 2026 à Abidjan, le Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP) a dévoilé une série de propositions visant à refonder l’architecture électorale du pays.

À l’issue des travaux, qui ont rassemblé militants, cadres et sympathisants du parti, onze résolutions ont été adoptées. Les participants ont notamment examiné le bilan de l’ancienne CEI et formulé des pistes de réforme pour la future institution chargée d’organiser les élections.

Dans sa déclaration finale, le parti dirigé par le Professeur Tiemoko Doumbia estime que la disparition de la CEI ouvre une opportunité de bâtir un système électoral « crédible, consensuel et adapté aux exigences démocratiques ».

 

Une institution composée d’acteurs non partisans

Le RPP plaide pour la création d’un organe électoral indépendant, inclusif et professionnel. Il doit garantir la transparence des scrutins et la sincérité des résultats. Parmi les principes évoqués figurent l’indépendance institutionnelle et la compétence des membres. Le parti insiste aussi sur la transparence des procédures. La redevabilité constitue également un principe central.

Le parti propose une structure composée de onze membres. Celle-ci comprendrait quatre personnalités indépendantes issues notamment des milieux universitaire et juridique, deux représentants de la société civile, deux représentants des secteurs public et privé, un représentant de la chefferie traditionnelle et deux représentants des confessions religieuses.

Le RPP veut préserver l’autonomie de la future institution. Il recommande d’exclure les personnes ayant récemment occupé des fonctions gouvernementales. Sont aussi concernées celles ayant exercé des responsabilités dans un parti politique. Les détenteurs récents de mandats électifs seraient également exclus. Le parti propose aussi une déclaration de patrimoine obligatoire. Elle s’appliquerait avant, pendant et après les fonctions des membres de l’organe électoral.

 

Une autonomie garantie par la Constitution

Parmi les autres propositions figure l’inscription de la future institution électorale dans la Constitution. Cette mesure vise à renforcer sa stabilité juridique et à lui garantir une autonomie administrative et financière. Le RPP recommande par ailleurs la mise en place de mécanismes permanents d’audit, de contrôle et d’évaluation afin de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.

Au-delà des réformes institutionnelles, le séminaire a lancé un appel à l’ouverture d’un dialogue politique national. Le parti souhaite associer à cette réflexion le gouvernement, les partis politiques, les organisations de la société civile, les autorités religieuses et l’ensemble des acteurs concernés.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les débats sur l’après-CEI. Dissoute en mai 2026 après vingt-cinq années d’existence, l’institution faisait l’objet de critiques récurrentes de plusieurs formations politiques et organisations de la société civile, qui dénonçaient son manque d’indépendance. À l’approche des prochaines échéances électorales, les appels en faveur d’un organe plus consensuel et moins politisé continuent de se multiplier.

 

Mondial 2026 : après leur arrivée aux États-Unis, la Côte d’Ivoire va livrer un dernier match amical

Quelques jours après la victoire historique des éléphants face à la prestigieuse équipe  de France (2-1), les Éléphants poursuivent leur montée en puissance aux États-Unis. La sélection ivoirienne disputera un deuxième match de préparation ce lundi 8 juin à 23h GMT face à l’Union II au Subaru Park de Philadelphie.

Moins prestigieuse que l’affiche contre les Bleus, cette rencontre permettra néanmoins au sélectionneur Emerse Faé de poursuivre ses réglages et d’évaluer davantage son groupe avant le début de la compétition mondiale. Ce match constitue une nouvelle occasion pour le staff technique de tester différentes options tactiques et d’offrir du temps de jeu à plusieurs joueurs avant l’entrée en lice de la Côte d’Ivoire au Mondial 2026.

 

Philadelphie déjà conquise par les Éléphants

L’arrivée des champions d’Afrique dans la ville américaine suscite un réel enthousiasme. Les responsables du Philadelphia Union ont d’ailleurs salué l’opportunité d’accueillir la sélection ivoirienne dans leurs installations.

« Accueillir le match amical de la Côte d’Ivoire contre l’Union II et une séance d’entraînement pour la communauté est un moment important pour le Philadelphia Union, la ville de Chester et les supporters de football de toute la région »,

a déclaré Tim McDermott, président du Philadelphia Union. Arrivés aux États-Unis samedi dernier, les hommes d’Emerse Faé ont pris leurs quartiers dans la région de Philadelphie. Le Subaru Park a été retenu comme camp de base et principal site d’entraînement des Éléphants durant cette phase préparatoire. Portée par la confiance née de son succès historique contre la France, la Côte d’Ivoire poursuit ainsi sa préparation avec l’ambition d’aborder la Coupe du monde dans les meilleures dispositions.

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Inondations à Abidjan : le gouvernement déclenche des mesures d’urgence après les fortes pluies

Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans le District autonome d’Abidjan ont conduit le gouvernement à renforcer sa riposte face aux inondations. Réuni le 4 juin 2026 sous la présidence du Premier ministre, Dr Beugré Mambé, un conseil interministériel de crise a évalué l’ampleur des dégâts et arrêté plusieurs mesures d’urgence.

Cette réunion a permis aux différents départements ministériels concernés de dresser un état des lieux des infrastructures affectées et des perturbations observées dans plusieurs secteurs du Grand Abidjan. Les autorités ont ainsi défini une série d’actions destinées à soulager rapidement les populations touchées et à prévenir de nouvelles difficultés.

Parmi les zones les plus impactées figurent notamment Bingerville et le boulevard Koffi Gadeau. Dans ces secteurs, les accumulations d’eau ont fortement perturbé la circulation et compliqué les déplacements des usagers.

 

Des travaux immédiats annoncés

Face à cette situation, le gouvernement a décidé d’engager sans délai des travaux ciblés afin d’améliorer la mobilité et de renforcer la sécurité des populations. Les mesures annoncées comprennent l’accélération de la réalisation d’ouvrages de drainage dans les zones les plus exposées aux inondations. Les autorités prévoient également une vaste opération de curage des réseaux d’assainissement pour faciliter l’évacuation des eaux pluviales et limiter les risques de nouvelles accumulations.

Au-delà de la gestion de l’urgence, les services techniques de l’État ont reçu pour mission d’identifier des réponses structurelles aux défis liés à l’urbanisation rapide et aux effets du changement climatique. Le gouvernement entend ainsi renforcer la résilience des infrastructures urbaines et réduire durablement les risques d’inondation dans la capitale économique.

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Les différentes administrations concernées travaillent désormais en synergie pour accélérer la mise en œuvre des mesures retenues. Les autorités assurent vouloir garantir la sécurité des populations tout au long de la saison des pluies.

À travers cette réaction, l’État réaffirme sa volonté de faire de la prévention des risques et de la modernisation des infrastructures des priorités nationales. L’objectif est de protéger les populations, préserver les biens et assurer la continuité des activités économiques malgré les intempéries.

 

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