Revue de presse du 16 juin : les déguerpissements à Abidjan dominent les débats, entre tensions politiques et enjeux économiques

Les opérations de démolition dans plusieurs quartiers d’Abidjan occupent une place centrale dans les unes des journaux ivoiriens ce mardi 16 juin 2026. Si les déguerpissements à Koumassi Campement et Vridi Canal alimentent les critiques, la presse revient également sur les initiatives diplomatiques, économiques et sécuritaires du pays à l’international.

 

Déguerpissements : la colère monte dans les rangs politiques

À Abidjan, les démolitions continuent de susciter de vives réactions. Le quotidien Le Nouveau Réveil s’insurge contre les opérations menées à Koumassi Campement et Vridi Canal, réclamant que « des responsabilités soient situées ». Le journal critique également le silence observé, selon lui, par le RHDP face à cette situation.

La polémique gagne d’ailleurs le camp présidentiel. Le Nouveau Réveil relaie les propos de la députée de Koumassi, Adjaratou Traoré, qui dénonce une opération marquée par « des irrégularités graves ». L’élue reproche notamment aux autorités municipales de ne pas avoir associé le Conseil municipal à une décision d’une telle ampleur.

 

L’opposition dénonce une crise sociale et politique

Dans ses colonnes, Générations Nouvelles estime que le pouvoir tente de gérer une situation devenue difficile à défendre. Le journal évoque une affaire qui fragilise l’image du RHDP, tandis que Le Bélier Intrépide décrit une situation toujours préoccupante pour les populations touchées, en attente de solutions concrètes.

De son côté, Notre Voie consacre sa Une aux conséquences sociales des démolitions, évoquant un « Abidjan sous les bulldozers ». Le journal rapporte également l’appel de Pascal Affi N’Guessan, qui demande une réaction du chef de l’État face aux inquiétudes exprimées par les citoyens.

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Au-delà de la dimension sociale, Le Bélier Intrépide estime que cette affaire pourrait ouvrir un nouveau chapitre politique. Le quotidien fait également le lien avec la Coupe du monde 2026, évoquant les difficultés rencontrées par certains supporters ivoiriens pour obtenir des visas vers les États-Unis.

 

La Côte d’Ivoire affiche ses ambitions sécuritaires à Paris

Pendant que la controverse enfle autour des déguerpissements, les journaux proches du pouvoir mettent en avant la participation ivoirienne au salon international de la défense Eurosatory à Paris.

Le Patriote souligne la volonté de la Côte d’Ivoire de répondre aux nouveaux défis sécuritaires mondiaux. L’Avenir met en avant la stratégie de modernisation des forces armées ivoiriennes, tandis que Le Jour Plus présente le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, engagé dans la recherche d’équipements militaires de dernière génération.

D’autres titres comme L’Expression, Le Rassemblement et Le Matin insistent également sur les investissements réalisés pour renforcer les capacités opérationnelles de l’armée ivoirienne.

 

Un investissement chinois annoncé dans le Grand Abidjan

Sur le terrain économique, Le Mandat annonce l’arrivée prochaine d’un consortium chinois dans le Grand Abidjan. Le projet, évalué à 120 milliards de FCFA, devrait concerner les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la formation professionnelle.

Selon le journal, cette initiative pourrait générer environ 4 500 emplois. Les premiers chantiers sont annoncés pour septembre prochain dans la zone de Songon.

 

Cacao : Ouattara et Mahama attendus sur l’avenir de la filière

La coopération autour du cacao figure également parmi les sujets majeurs de cette revue de presse. L’Avenir annonce une rencontre entre le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama dans le cadre de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana.

Cette rencontre intervient après une réunion préparatoire entre les ministres ivoirien Bruno Koné et ghanéen Cassiel Ato Baah Forson. Les discussions devraient porter sur la consolidation du prix du cacao, la défense du Différentiel de Revenu Décent fixé à 400 dollars la tonne et les perspectives d’avenir de la filière.

BEPC 2026 en Côte d’Ivoire : voici comment consulter vos résultats en quelques clics

Après plusieurs jours d’attente, les candidats au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) session 2026 connaîtront enfin leur résultat. La Direction des Examens et Concours (DECO) procédera à la proclamation officielle ce mardi 16 juin dans l’après -midi.

La directrice de la DECO annoncera, à cette occasion, le taux national de réussite lors d’un point de presse. Cette étape permettra de dresser le bilan de cette session et de situer les candidats sur leur admission ou non à l’examen. Dès l’après-midi, les candidats pourront se rendre dans leurs centres d’examen pour découvrir les listes d’admis affichées. Cette méthode traditionnelle reste un moment très attendu, souvent marqué par une forte émotion et des retrouvailles entre camarades.

Pour ceux qui souhaitent consulter leur résultat à distance, une plateforme en ligne sera également disponible. Les candidats pourront accéder aux informations via le site officiel de la DECO : Direction des Examens et Concours (DECO).

 

La procédure pour consulter son résultat en ligne

Pour vérifier leur admission en ligne, les candidats devront se connecter à la plateforme de la DECO, puis accéder à la rubrique dédiée aux résultats des examens scolaires. Ils devront ensuite renseigner leur numéro de table dans l’espace prévu à cet effet et valider la demande pour afficher leur résultat.

Voici la démarche à suivre :

Pour accéder à vos résultats, il suffit de suivre quelques étapes simples. Commencez par vous rendre sur la plateforme de la Direction des Examens et Concours(DECO), via la page dédiée aux examens scolaires : https://www.men-deco.org/

Une fois sur le site, repérez l’espace consacré aux résultats du BEPC 2025 et cliquez sur l’onglet de consultation des résultats.

Munissez-vous ensuite de votre numéro de table, indispensable pour l’identification, puis saisissezle dans le champ prévu à cet effet. Il ne vous restera plus qu’à valider pour consulter votre résultat en ligne.

 

Cette session 2026 du BEPC représente un enjeu majeur pour le système éducatif ivoirien. Les épreuves écrites, organisées du 26 au 29 mai, ont réuni 606 285 candidats sur l’ensemble du territoire national. Pour ces milliers d’élèves, la proclamation des résultats constitue une étape décisive avant la poursuite de leur parcours scolaire. L’obtention du diplôme ouvre notamment la voie à l’entrée au second cycle de l’enseignement secondaire.

Affaire Damana Pickass : 31 chefs d’accusation et une détention qui se prolonge

La situation judiciaire de Damana Adia Pickass se durcit. Détenu depuis novembre 2025 à la suite des violences liées à l’élection présidentielle ivoirienne, le cadre du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) fait désormais l’objet de 31 chefs d’accusation, selon les informations communiquées par son avocate, Me Roselyne Aka-Serikpa.

Proche collaborateur de Laurent Gbagbo et ancien secrétaire général du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, Damana Pickass avait initialement été entendu pour une vingtaine de faits. L’instruction a depuis élargi le champ des poursuites engagées contre lui.Malgré son incarcération, le responsable politique conserverait un moral intact. Son conseil affirme qu’il reste attaché à ses convictions et continue de faire preuve de détermination face à cette épreuve judiciaire.

Selon Me Roselyne Aka-Serikpa, Damana Pickass a tenu à remercier Laurent Gbagbo, qu’il présente comme son « mentor et père », ainsi que son épouse, les responsables du parti, les militants et les sympathisants du PPA-CI pour leur soutien constant depuis son arrestation.

 

Des poursuites liées aux violences électorales de 2025

Les accusations portées contre Damana Pickass concernent les troubles enregistrés lors du scrutin présidentiel d’octobre 2025. Le dossier judiciaire comprend notamment des faits qualifiés d’actes terroristes, d’assassinat, d’apologie de crimes de meurtre, de détention illégale d’armes, de destruction volontaire de biens et d’atteinte aux opérations électorales. Les enquêteurs lui reprochent également des actes de violence dirigés contre des bureaux de vote dans plusieurs localités du pays durant la période électorale.

Les autorités ont interpellé Damana Pickass après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il exhortait les militants de l’opposition à poursuivre la mobilisation dans les rues. Cet appel s’adressait notamment aux partisans du front commun formé par le PPA-CI et le PDCI-RDA. À l’époque, les deux formations contestaient la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat et réclamaient un processus électoral qu’elles jugeaient plus inclusif.

Au cœur des revendications de l’opposition figurait également la question de la participation de certaines personnalités à l’élection présidentielle. Le PPA-CI et le PDCI-RDA demandaient notamment la réinscription de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam sur la liste électorale.

Les deux leaders, écartés du processus électoral, n’avaient pas pu présenter leur candidature à la magistrature suprême, une situation qui avait contribué à alimenter les tensions politiques avant le scrutin.

Bouaké : arrêté avec le corps d’un enfant, un homme avoue plusieurs meurtres rituels

Un fait divers particulièrement macabre secoue la ville de Bouaké. Les forces de l’ordre ont interpellé un homme de 36 ans en possession du corps sans vie d’un enfant de cinq ans. Au cours de son audition, le suspect a reconnu plusieurs crimes qu’il affirme avoir commis dans le cadre de pratiques rituelles selon un communiqué du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

L’arrestation est intervenue le dimanche 14 juin 2026 au quartier Konankankro, dans la zone aéroportuaire de Bouaké. Des éléments de la Brigade anticriminalité de la Préfecture de Police ont surpris Hili Napemala Samuel, qui se présente comme maçon, alors qu’il transportait un sac de jute contenant le corps d’un jeune enfant.

Placée au cœur de l’enquête, cette découverte a conduit les policiers à auditionner le suspect afin de déterminer les circonstances du drame.

 

Des aveux qui orientent les enquêteurs vers d’autres victimes

Au cours de son interrogatoire, le mis en cause a reconnu avoir enlevé et tué l’enfant. Selon ses déclarations, il aurait agi dans le cadre de pratiques rituelles destinées à satisfaire ses fétiches. Le suspect a également révélé l’existence de trois autres victimes. Il a conduit les enquêteurs vers plusieurs tombes dissimulées dans des broussailles du quartier Konankankro, affirmant y avoir enterré les corps.

Les recherches menées le lundi 15 juin 2026 sous l’autorité du procureur ont permis de vérifier les déclarations du suspect. Les fouilles effectuées sur les lieux ont abouti à la découverte et à l’exhumation de trois corps sommairement ensevelis.

Selon les autorités judiciaires, les dépouilles restent identifiables malgré les conditions d’inhumation. Des examens complémentaires doivent désormais permettre d’établir leur identité. Les services d’enquête poursuivent leurs investigations afin d’identifier les victimes et de retrouver leurs proches. Les autorités cherchent également à déterminer si d’autres personnes ont participé ou facilité les actes reprochés au suspect.

 

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À l’issue de la procédure, Hili Napemala Samuel sera déféré devant le parquet pour répondre des faits qui lui sont imputés. Cette affaire suscite une vive émotion à Bouaké, où les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur ces crimes présumés.

 

Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme
© Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme

Abidjan : interpellation du “doyen” présumé d’un réseau d’escroquerie aux logements

Les services de police secours d’Abidjan ont interpellé un septuagénaire présenté par plusieurs victimes comme l’un des principaux acteurs d’une vaste escroquerie au logement dans le District. Depuis plusieurs mois, les plaintes se sont accumulées, décrivant un même mode opératoire autour de fausses locations.

À première vue, rien ne laissait présager un tel profil. L’homme apparaît calme, âgé et soigné dans son apparence. Ce visage rassurant aurait facilité la confiance de nombreuses personnes en quête de logement.

 

Un mode opératoire structuré et répétitif

Selon les éléments de l’enquête, le dispositif reposait sur une organisation bien établie. Des démarcheurs prenaient d’abord contact avec les personnes à la recherche d’un logement et leur proposaient plusieurs biens supposés disponibles. Après une visite jugée convaincante, les candidats locataires étaient orientés vers un soi-disant propriétaire chargé de finaliser la transaction. C’est à ce moment qu’intervenait le principal suspect, identifié sous plusieurs noms, dont S. B. A., alias LASISI ADEMOYELA HAMED, OULAÏ, SOHOU ou encore FOFANA.

Les victimes décrivent des rencontres organisées dans une résidence meublée présentée comme le domicile personnel du prétendu propriétaire. Le cadre, l’attitude et l’âge avancé de l’homme renforçaient la crédibilité du scénario. Dans ce contexte, les victimes procédaient au paiement de cautions et de divers frais. Peu après, les contacts disparaissaient progressivement. Téléphones injoignables, démarches interrompues et absence totale de réponse s’enchaînaient.

Certaines victimes, revenues sur les lieux pour obtenir des explications, ont découvert que la résidence utilisée n’était pas un domicile privé. Il s’agissait en réalité d’une résidence meublée louée temporairement pour servir de décor à l’arnaque présumée. Ce constat a mis en lumière une mise en scène soigneusement construite, reposant sur l’apparence de respectabilité et la manipulation de la confiance des victimes.

 

Deux nouvelles plaintes déclenchent l’enquête

Le mercredi 10 juin 2026, le Commissariat de Police du 40ᵉ arrondissement d’Angré-Château a enregistré deux nouvelles plaintes. Les plaignants accusent le suspect et ses complices d’escroquerie portant sur un montant global estimé à 3 620 000 FCFA. Face à la répétition des faits signalés, le commissaire du 40ᵉ arrondissement a ordonné l’ouverture d’investigations approfondies afin d’identifier les auteurs et d’établir l’ampleur du phénomène.

Les recherches menées par les enquêteurs ont permis de localiser puis d’interpeller le principal mis en cause. Âgé de 72 ans, de nationalité ivoirienne, domicilié à Anyama-Djâmé et père de 12 enfants, il se présente comme mécanicien. La justice le poursuit désormais pour escroquerie au logement.

Les premières conclusions de l’enquête évoquent une organisation structurée. Les plus jeunes intervenaient comme démarcheurs et intermédiaires pour attirer les clients, tandis que le septuagénaire incarnait le rôle du propriétaire crédible chargé de recevoir les paiements.

 

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Déféré devant le Procureur de la République près le tribunal de Bingerville, le suspect devra répondre des faits qui lui sont reprochés. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de recenser l’ensemble des victimes potentielles de ce réseau présumé, dont le principal levier reposait sur l’illusion de la respectabilité.

 

 

Police Secours
© Police Secours

Au Mondial, Yan Diomandé s’envole : le PSG prêt à miser 150 M€ pour l’arracher

Révélé lors de la victoire de la Côte d’Ivoire face à l’Équateur (1-0), Yan Diomandé confirme son statut de talent majeur. Déjà remarqué pour sa prestation contre la France lors d’un match amical à Nantes, l’ailier de 19 ans enchaîne les performances de haut niveau sur la scène internationale.

Titularisé lors de la première journée de la Coupe du monde 2026, le joueur du RB Leipzig remporte le titre d’homme du match face à l’Équateur. Cette performance renforce encore l’intérêt des grands clubs européens, déjà séduits par son profil explosif et sa régularité.

 

Le PSG et Liverpool à l’affût

Parmi les clubs intéressés, le Paris Saint-Germain et Liverpool suivent de près son évolution. Les deux formations envisagent un investissement important pour s’attacher les services de l’ailier ivoirien, sous contrat jusqu’en 2030 avec Leipzig. Selon plusieurs sources, le club allemand réclame désormais entre 130 et 150 millions d’euros pour envisager un transfert. Une somme record qui reflète la montée en puissance du joueur et la volonté de Leipzig de conserver un actif majeur de son effectif.

Dans la capitale française, le dossier dépendra des ventes offensives. Gonçalo Ramos et Kang-in Lee pourraient quitter le club, sans générer suffisamment de liquidités. Bradley Barcola apparaît ainsi comme une variable clé, lui qui est également courtisé par Liverpool.

Le PSG envisage plusieurs scénarios pour financer ce recrutement d’envergure. Le directeur sportif Luis Campos n’exclut pas d’investir massivement. Il envisage de remplacer Barcola par Diomandé. Le club juge le potentiel de Diomandé exceptionnel en interne. Liverpool reste un concurrent sérieux dans ce dossier, prêt à réaliser de gros investissements comme lors des derniers mercatos. Cette pression du marché anglais pourrait encore faire grimper les exigences financières de Leipzig dans les prochaines semaines.

BAC 2026 en Côte d’Ivoire : des candidats entre épreuves, expulsions et résilience

Les épreuves écrites du baccalauréat 2026 mobilisent, ce lundi 15 juin, plus de 330 000 candidats de Terminale sur toute l’étendue du territoire ivoirien. À Abidjan, notamment à Port-Bouët et Koumassi Campement, certains élèves passent l’examen dans un contexte d’incertitude lié aux récentes opérations de déguerpissement.

Dans plusieurs quartiers, les démolitions survenues quelques jours avant le début des épreuves ont bouleversé le quotidien des élèves. À Port-Bouët et Koumassi, des familles ont vu leurs logements rasés. Cela s’est produit moins d’une semaine avant le BAC. Des candidats se retrouvent sans effets scolaires. Ils n’ont plus de conditions de révision stables.

Parmi eux, Mariam a 20 ans. Elle est élève en comptabilité. Elle raconte avoir perdu toutes ses affaires. Sa maison a été détruite après ses épreuves orales. « J’ai perdu mes uniformes bleu-blancs, mes cahiers, toutes mes affaires. J’ai commencé à pleurer quand j’ai vu les machines », confie-t-elle, encore sous le choc. Comme elle, plusieurs élèves ont été contraints de se reloger en urgence chez des proches ou dans d’autres communes d’Abidjan.

 

Une organisation d’urgence pour maintenir les examens

Face à cette situation, les autorités locales ont mis en place des dispositifs exceptionnels. À Port-Bouët, la mairie a identifié environ 130 élèves concernés et coordonne leur prise en charge, notamment pour le transport vers les centres d’examen et l’autorisation de composer sans uniforme.

La municipalité travaille également avec les services éducatifs à l’organisation d’éventuelles sessions de rattrapage pour les candidats les plus affectés. Le ministère de la Cohésion nationale a, de son côté, ouvert des lignes d’assistance pour aider les élèves ayant perdu leurs documents administratifs.

Dans les lieux d’accueil improvisés, les candidats tentent de réviser malgré des conditions difficiles. Entre promiscuité, bruit et fatigue, la préparation reste compliquée pour beaucoup. À Abidjan, certaines familles d’accueil hébergent plusieurs élèves dans un espace réduit, transformant les révisions en véritable défi.

« Tout le monde est traumatisé, le travail ce n’est pas trop ça », témoigne Ramatou, qui héberge plusieurs candidats dans son logement. Pour ces jeunes, le baccalauréat dépasse le cadre scolaire et devient une épreuve de résistance face aux bouleversements récents.

 

Ministère Cohésion Nationale, Solidarité et Lutte contre la Pauvreté
© Ministère Cohésion Nationale, Solidarité et Lutte contre la Pauvreté

Grève aux Affaires maritimes : 34 agents devant la justice après l’échec des négociations

Le bras de fer entre le Syndicat national des agents des Affaires maritimes (SYNABEPAM) et les autorités ivoiriennes prend une tournure judiciaire. Dans une note publiée le 12 juin 2026, le ministère délégué chargé des Affaires maritimes revient sur les circonstances ayant conduit à la grève du 8 juin et aux poursuites engagées contre plusieurs agents.

Le conflit remonte au 20 avril 2026, date à laquelle le SYNABEPAM a déposé un préavis de grève illimitée auprès du ministère de la Fonction publique. Le syndicat réclamait notamment l’amélioration des conditions de travail et des avantages financiers à travers neuf points de revendication.

Dès le dépôt du préavis, les responsables syndicaux, la Direction générale des Affaires maritimes et le ministère de tutelle ont organisé plusieurs rencontres. Ils ont également mis en place un groupe de travail chargé d’examiner les revendications et de proposer des solutions.

 

Deux points de blocage

Selon les autorités, les discussions ont permis d’aboutir à un consensus sur sept des neuf revendications. Les négociations ont toutefois échoué sur deux dossiers jugés sensibles : la revalorisation de la prime trimestrielle et le paiement du complément à l’indemnité contributive au logement.

Le ministère explique que des contraintes budgétaires empêchent, pour l’instant, une augmentation de la prime trimestrielle. Concernant l’indemnité de logement, il a déjà engagé une procédure réglementaire pour que le budget de l’État prenne en compte cette charge. Malgré ces assurances, le SYNABEPAM a maintenu sa position et exigé des mesures concrètes avant le 30 juin 2026.

À la veille du mouvement, le cabinet du ministre des Transports et des Affaires maritimes a tenté une dernière médiation. Les autorités ont invité les responsables syndicaux à suspendre la grève en attendant une rencontre avec le ministre prévue le lendemain. Le syndicat a toutefois rejeté cette proposition et lancé son mouvement le 8 juin.

 

Manifestation et intervention des forces de l’ordre

Le jour de la grève, plusieurs agents se sont rassemblés devant le siège de la Direction générale des Affaires maritimes. Selon le ministère, certains manifestants auraient bloqué l’accès aux locaux administratifs et entravé la circulation aux abords du site. Face à cette situation, les autorités ont ordonné l’intervention des forces de sécurité pour rétablir l’ordre. Au total, 50 agents ont été interpellés, dont 37 par la police et 13 par la gendarmerie.

 

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À l’issue des enquêtes préliminaires, 16 agents ont été remis en liberté. Les investigations ont conduit au renvoi de 34 autres devant le procureur de la République. Leur procès est fixé au 23 juin 2026. Dans sa communication, le ministère souligne n’avoir jamais interrompu le dialogue avec le SYNABEPAM. Il rappelle également que les fonctionnaires disposent du droit de grève, mais qu’ils ne peuvent ni bloquer l’accès aux services publics ni occuper les voies publiques.

Les autorités insistent ainsi sur le fait que les interpellations ne seraient pas liées à l’exercice du droit syndical, mais à des faits qualifiés de troubles à l’ordre public.

 

Ministère Délégué chargé des Affaires Maritimes
© Ministère Délégué chargé des Affaires Maritimes

Sénégal : « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », déclare Ousmane Sonko sur France 24

Recevant une équipe de France 24 et RFI, Ousmane Sonko est revenu sur l’actualité politique sénégalaise, trois semaines après son élection à la présidence de l’Assemblée nationale et sa reconduction à la tête du PASTEF. Limogé le 22 mai 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye, l’ancien Premier ministre occupe désormais une nouvelle fonction institutionnelle, tout en réaffirmant son ancrage dans le projet politique porté par les Sénégalais lors des dernières élections.

Depuis son installation au perchoir, Ousmane Sonko dit vouloir conjuguer coopération institutionnelle et vigilance politique. « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », affirme-t-il, tout en précisant que l’Assemblée nationale devra exercer pleinement son rôle de contre-pouvoir. Il se positionne ainsi comme un garant du projet initial, face à un exécutif dont il critique certaines orientations.

 

Entre appel à l’unité et divergences politiques avec Diomaye Faye

Réagissant aux propos de Bassirou Diomaye Faye appelant à éviter toute division nationale, Ousmane Sonko minimise les tensions personnelles. Il insiste sur la stabilité du pays et refuse toute idée de rupture institutionnelle, tout en rappelant que les divergences politiques relèvent du débat démocratique. Il revendique également la légitimité de sa nouvelle position, confortée selon lui par le soutien électoral.

« aucune querelle ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun ». Interrogé sur la portée de ces mots, « Le Sénégal est plus grand que les divergences politiques que nous pouvons avoir. Assurons tout le monde : il n’y aura pas de déchirement. On peut avoir des divergences programmatiques, mais pas de déchirure du pays. Le peuple sénégalais jugera. », t’il déclaré. 

Sur les accusations de « trahison du projet PASTEF », Sonko privilégie une lecture politique et non émotionnelle. Il estime que certains engagements n’ont pas été respectés, tout en laissant aux instances du parti le soin d’évaluer les responsabilités internes. Il avertit néanmoins que la majorité parlementaire n’accordera aucun « chèque en blanc » au gouvernement et n’exclut pas le recours à la censure si nécessaire.

« Ce sont des engagements pris sur dix ans d’opposition. Aujourd’hui, certains de ces engagements ne sont pas respectés. Il n’y a pas de volonté de les respecter. Je mets le curseur à ce niveau-là. La trahison, je laisse à la morale. » Sonko prévient : « L’approbation se fera a posteriori par l’Assemblée. Ce n’est pas une diminution de nos pouvoirs. » Sur l’organisation des élections locales prévues en janvier 2027, il a coupé court : « Aucune raison valable pour qu’elles soient reportées. La loi fixe la mi-juillet comme dernier délai pour fixer la date. Je croise les doigts pour que le gouvernement respecte ses responsabilités légales. »

 

Dette, FMI et souveraineté économique au cœur des tensions

Sur la question de la dette et des négociations avec le FMI, l’ancien chef du gouvernement adopte une posture de fermeté. Il appelle à des solutions compatibles avec les intérêts du Sénégal et refuse toute restructuration jugée défavorable. Il assume les choix faits lorsqu’il dirigeait l’exécutif, tout en plaidant pour un traitement souverain de la dette et une transparence accrue.

« Nous ne sommes pas dans des positions absolues. Nous examinons avec lucidité. L’important, c’est que ce qui sera mis sur la table corresponde aux exigences du moment. Une restructuration sauvage, nous n’en avons pas voulu quand j’étais à Matignon, car le pays n’était pas en défaut et nos indicateurs étaient corrects. » Il déplore que le FMI ait « d’autres préoccupations » que d’accompagner un pays qui n’est pas responsable de la situation actuelle.

 

Sécurité, justice et libertés publiques sous surveillance

Interrogé sur les violences à l’université Cheikh Anta Diop et les débats autour des libertés publiques, Sonko défend l’action de l’État tout en renvoyant les responsabilités opérationnelles aux forces de sécurité. Sur la question des arrestations liées à l’homosexualité, il assume la législation en vigueur et rejette toute accusation de stigmatisation, invoquant la souveraineté juridique du Sénégal.

 « Une enquête a été ouverte de manière diligente. Aujourd’hui, le dossier est sur la table du procureur. On ne peut pas dire que personne n’a été tenu responsable tant que les conclusions ne sont pas connues. »

 

2029 et vision africaine en toile de fond

Évoquant l’avenir politique, Ousmane Sonko refuse de se projeter sur l’élection présidentielle de 2029, laissant le choix au PASTEF. En conclusion, il élargit le débat au rôle de l’Afrique dans le monde, notamment à travers le football et les relations internationales, appelant à une meilleure valorisation des ressources humaines et naturelles du continent.

« Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui est gagnante. Rien qu’à voir la configuration de l’équipe de France, on comprend où se trouve le besoin. Le message que je lance aux Africains : si on sait reconnaître notre propre valeur, on a les ressources naturelles, humaines, une démocratie galopante, une population essentielle. L’échelle des besoins n’est pas là où certains le croient. » Une manière élégante de ramener le débat sur l’immigration, les relations post-coloniales et la souveraineté.

Mondial 2026 : une photo de Tidiane Thiam et Kandia Camara qui ravive les lectures politiques

Avant le premier match des Éléphants à la Coupe du monde 2026, une photo publiée sur Instagram par Tidjane Thiam a retenu l’attention. On y voit le président du PDCI-RDA aux côtés de Kandia Camara, présidente du Sénat et figure du RHDP, réunis dans une loge officielle.

Sur ce cliché pris lors de la rencontre Côte d’Ivoire–Équateur, Tidjane Thiam porte le maillot orange des Éléphants, tandis que Kandia Camara apparaît en veste rouge et casquette aux couleurs nationales. Les deux responsables affichent ainsi leur soutien à la sélection ivoirienne.

 

Un message d’unité autour des Éléphants

En légende de la publication, le leader de l’opposition écrit : « Nous sommes tous supporters des Éléphants ». Sur le terrain, la Côte d’Ivoire s’est imposée 1-0 face à l’Équateur, dans un match suivi avec attention par de nombreux supporters, dont les deux personnalités.

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Cette apparition n’est pas une première. Tidjane Thiam et Kandia Camara s’étaient déjà croisés aux États-Unis, notamment lors de la Convention du Parti démocrate, confirmant une série de contacts ponctuels entre les deux figures politiques.

Cette image intervient toutefois dans un climat marqué par les tensions entre le PDCI-RDA et le RHDP, notamment après la présidentielle d’octobre 2025. Le PDCI-RDA dit craindre des pressions politiques et réclame des garanties pour le retour de Tidjane Thiam à Abidjan.

Ces derniers mois, Tidjane Thiam a multiplié les initiatives d’apaisement, invitant des cadres du RHDP aux 80 ans du PDCI-RDA et adressant des marques d’attention à plusieurs personnalités. Malgré cela, le porte-parole du parti, Soumaïla Brédoumy, maintient son refus d’une alliance gouvernementale avec le RHDP.

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