Côte d’Ivoire: La caution de la présidentielle fixée à 50 millions de FCFA

Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé à la révision du code électoral par ordonnance ce mercredi 8 avril en Conseil des ministres. La caution présidentielle de 20 millions de FCFA a été relevée a 50 millions de FCFA.

Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a pris une ordonnance portant sur la modification code électoral. Cette modification adoptée en Conseil des ministres porte sur des innovations notamment, le parrainage citoyen pour les élections présidentielles, le relèvement du niveau de la caution à 50 millions de FCFA pour l’élection présidentielle et la réduction à 5% du taux de suffrages requis pour le remboursement de la caution.

Cette révision vise à mettre en conformité la loi électorale avec la nouvelle constitution adoptée par les députés et sénateurs en mars dernier à Yamoussoukro. Ainsi, cette réforme est le fruit d’un dialogue entre le gouvernement, la société civile et les partis politiques de l’opposition.

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Ce dialogue a été initié par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, désigné candidat du Parti présidentiel pour les élections d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire.

 

Le conseil des ministres adopte une révison du code électoral

Le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, a déclaré que le conseil des ministres a adopté une ordonnance portant révision du code électoral. Cette décison, survient au terme du conseil des ministres du mercredi 08 avril 2020.

« Le conseil a adopté une ordonnance portant révision du code électoral, ainsi que son projet de loi de ratification. » déclara-t-il.

Selon lui, ce nouveau dispositif met en cohérence le code électoral avec la nouvelle constitution.  Notamment, dans les dispositions précisant les dates du premier et du second tour de l’élection présidentielle. Ainsi que celles relatives à l’élection des sénateurs.

En outre, ce dispositif apportera des innovations majeures sur la base des délibérations de la concertation entre le gouvernement, l’ensemble des partis et groupements politiques et la société civile.

Par ailleurs, ces innovations porteront sur l’institution du parrainage citoyen pour l’élection présidentielle. Puis le relèvement du niveau de cautionnement à 50 millions de FCFA pour l’élection présidentielle.

Toutefois, l’abaissement à 5% du taux de suffrage est requis pour le remboursement du cautionnement.

Quant à la condition d’inscription sur la liste électorale et son remplacement elle se fera par des critères plus objectifs. Comme l’attribution au domicile, à la résidence, au lieu d’inscription et au lieu de l’immatriculation des Ivoiriens à l’étranger. Enfin, elle portera sur l’effet de lutte contre la transhumance des électeurs.

Cependant, Sidi Touré a expliqué que le Conseil a adopté cette ordonnance du fait de la situation exceptionnelle liée à la pandémie du COVID-19. De plus, les mesures contraignantes nécessitées par l’impératif de riposte nationale, rendent difficile la tenue des réunions parlementaires.

 

Alassana Ouattara accorde la grâce collective à un millier de détenus

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a accordée une grâce collective à un millier de détenus. Cette grâce a été aussi accordé à 1 004 condamnés avec une remise de peines dont le reliquat de la peine est inférieur ou égal à deux mois.

En effet, cette décision à été prise à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 08 avril 2020. Elle a été donnée par le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré. « Au titre du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Conseil a adopté deux décrets. Le premier décret accorde une grâce collective et le second est relatif à une remise de peines » , a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Alassane Ouattara, a fait usage de son pouvoir de grâce, afin d’accorder aux détenus condamnés une remise gracieuse des peines privatives de liberté. Cet acte d’humanité du Président de la République, a été pris en vue de faire obstacle à la propagation du COVID-19.

Selon Sidi Touré, cette grâce ne concerne pas les personnes en situation de récidive. Notamment, les détenus en exécution d’une condamnation pour les faits qualifiés d’infractions militaires, de crimes, de vol, ou de tentative de vol commis avec des circonstances aggravantes.

Cependant, rappelons que la Côte d’ivoire compte à ce jour 384 cas confirmés dont 48 guéris et 3 décès.

Le Centre National de Téledétection et d’information Géographique dévéloppe une application cartographique pour le ministère de la santé

Le Centre National de Télédétection et d’Information Géographique, a développé une application cartographique à l’attention du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. Elle pourra aider tous les acteurs clés engagés dans la lutte contre le Coronavirus en Côte d’Ivoire.

Selon le directeur général du CNTIG, Édouard Fonh-Gbéi, cette application cartographique dynamique est un centre de commandement numérique. Elle permettra d’effectuer l’évolution de la propagation du COVID-19 en Côte d’Ivoire. Aussi , elle évaluera l’impact des mesures prises.

A travers un filtre géographique, le module diagnostic de l’application permettra de visualiser, par zone géographique, le nombre de personnes testées positives au virus, le nombre de personnes guéries, les personnes actives ou décédées. La visualisation par zone servira au confinement progressif.

Par ailleurs, cet outil permet également de faire des simulations sur un horizon déterminé des cas de contaminations, de décès de guérisons, mais aussi de tout autre indicateur jugé pertinent par les spécialistes de la santé.

Le CNTIG présentera l’outil au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, au Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) , ainsi qu’à tous les acteurs clés de la lutte contre cette pandémie.

Toutefois, rappelons que la Côte d’ivoire compte 384 cas et 48 guéris.

Le gouvernement ivoirien suspend les procédures judiciaires et administratives

Le gouvernement ivoirien a adopté une ordonnance portant sur la suspension des procédures judiciares et administrative. Elle portera également sur son projet de loi de ratification. Cette ordonnance a été adopté au cours du conseil des ministres de ce mercredi 08 avril 2020.

En effet, elle visera à adapter le fonctionnement du service public de la justice aux mesures de lutte contre la pandémie du Covid-19. Notamment, en exerçant une forte contrainte sur les horaires ordinaires de fonctionnement de l’ensemble des services publics.

Par ailleurs, elle minimisera les impacts de ces mesures sur les justiciables tout en préservant l’équilibre de l’économie nationale.

Selon le communiqué, les délais de procédure fixés par les textes en vigueur, sont suspendus pour une période de deux mois. Et ce à compter du 23 mars 2020.

Cependant, les délais administratifs sont également suspendus pendant cette période. Cette décision s’appliquera lorsque leur inobservation, résulte de l’impossibilité d’obtenir des documents devant être délivrés par les services compétents.

Covid-19 : Playce Marcory, ferme ses portes après un cas enregistré

Le centre commercial PlaYce Marcory, a fermé ce mercredi 8 avril 2020, suite à un cas de Covid-19 testé positif enregistré au sein de son personnel. Cette information a été diffusée par un communiqué de ladite entreprise.

En effet, cette mesure exceptionnelle est motivée, par la confirmation d’une personne dans son éuipe testé positif au Covid-19. Par ailleurs, ceux-ci, ont pris immédiatement toutes les mesures nécessaires, pour la décontamination totale leur site.

Cependant, l’entreprise a indiqué avoir indentifier toutes les personnes ayant été en contact direct avec leur collaborateur. Ces derniers seront pris en charge conformément aux recommandations des autorités sanitaires.

Toutefois, l’entreprise assure avoir prise les mesures de sécurité sanitaire habituelles. Notamment la désinfection de leurs locaux deux fois par semaine.

Ainsi, la décontamination complète de ce jour aura pour objectif d’écarter tout risque et de préserver la sécurité de tous. Néanmoins, elle ouvrira dès demain matin à 9h.

Playce Marcory a tenu rappeler à sa clientèle que tous ces autres sites demeurent ouverts et continuent d’accueillir ses clients dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité.

Covid-19/Maroc : Une sanction allant à 3 mois de prison pour le non-respect du port du masque

Dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, le Maroc a décidé le port obligatoire du masque pendant le confinement.

La décision rendue publique lors d’une réunion du conseil du gouvernement pour un meilleur contrôle de l’épidémie.

Pour le respect scrupuleux de cette décision par la population marocaine des sanctions ont été décidées et serons appliquées pour tous manquements. « Ne pas porter le masque au Maroc peut valoir jusqu’ à trois mois de prison et ou une amende allant jusqu’à 1 300 dirhams soit (75.000FCFA)

En dehors de cette récente mesure, le Maroc a instauré le 19 mars 2020 un « état d’urgence sanitaire », comprenant un confinement total et obligatoire pour tous, sauf pour ceux disposant d’un permis de circuler.

Covid-19 en Chine : des Africains explusés de leurs hôtels et appartements

Des Africains vivants dans le sud de la Chine à Guangzhoum ont été expulsés de leur hôtels et appartements. Des centaines d’hommes d’affaires sont sans domiciles, au moment où des autorités locales lancent une campagne de tests du coronavirus.

En effet, ces personnes expulsées, ont déclaré avoir été discriminées. « Ils nous accusent d’avoir le virus » , a déclaré un étudiant nigérian à Guangzhou.

« Nous avons payé le loyer et juste après l’avoir récupéré, ils nous expulsent des maisons. Depuis la nuit dernière, nous dormons dans la rue », ajouta-t-il.

Une situation que certains n’arrivent toujours pas à comprendre, surtout en cette période de crise sanitaire.

Selon Lunde Okulunge Isidore, homme d’affaire congolais, qui qui a affirmé que des personnes se sont rendu chez lui, et lui ont dis d’attendre 24h. Mais jusque là, aucune personne ne l’a contacté.

Par ailleurs, certains résidents ont déclaré à la BBC qu’ils ont été expulsés de leur appartement. Quant à d’autres, ils  indiquent qu’ils ont été forcés à se mettre en quarantaine sans connaître les résultats de leurs tests.

Cependant, les autorités chinoises ont démenti ces rumeurs selon lesquels le virus se répand au sein de la communauté africaine. En outre, des zones de résidences des Africains étaient en confinement. Cette déclaration s’est faite hier mardi.

Rappelons que la pandémie du Covid-19 est apparue en Chine dans la ville de Wuhan.

Covid-19 : Après Yopougon, Anono s’oppose à l’installation d’un centre de dépistage 

A l’instar des communes de Yopougon et Koumassi les jeunes de Cocody-Anono contestent l’installation d’un centre de dépistage.

C’était dans la matinée du mercredi 8 avril 2020, la tension était vive entre forces de l’ordre et les jeunes de cette localité, qui refusaient l’installation de centres devant accueillir des malades du coronavirus.

Pour motif plusieurs dizaines de jeunes, ont témoigné que « la chefferie d’Anono n’a pas donné son accord pour la construction d’un tel centre dans le village ». Certains soutiennent que « le gouvernement est venu installer un centre de dépistage contre le covid-19 de force dans notre village, sans même l’approbation des habitants que nous sommes, ce qui pourrait déteindre sur notre cadre de vie ».

S’opposant catégoriquement à ce projet, ces jeunes ont dressé des barricades sur les différentes entrées du village et sur l’espace supposé accueillir le centre de dépistage

 

Côte d’Ivoire/COVID-19: Aka Aouélé précise «Notre pays ne s’est engagé dans aucun essai de vaccin contre le COVID-19»

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a délivré un communiqué de presse ce mercredi 08 avril 2020. Dans ce communiqué dont nous avons recu une copie, le ministre Aka Aouélé indique que la Côte d’Ivoire ne s’est engagé dans aucun essai de vaccin contre le COVID-19″. Il invite les populations à se détourner des rumeurs qui  » circulent sur les réseaux sociaux invitant la population à refuser tout vaccin administré dans les hôpitaux et centres de santé, sous le prétexte que ces vaccins sont des tests effectués contre la maladie à coronavirus (COVID-19) « . Ci-dessous le communiqué de presse intégral.

COMMUNIQUE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Depuis quelques jours, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux invitant la population à refuser tout vaccin administré dans les hôpitaux et centres de santé, sous le prétexte que ces vaccins sont des tests effectués contre la maladie à coronavirus (COVID-19).

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique tient à démentir formellement de tels propos mensongers et diffamatoires qui tendent à mettre à mal tous les efforts consentis par la population et le Gouvernement de Côte d’Ivoire, dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination, et rassure que notre pays ne s’est engagé dans aucun essai de vaccin contre le COVID-19. Et sur ce sujet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est voulue claire, en indiquant qu’aucun test n’est en expérimentation en Afrique.

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique informe la population que la vaccination qui se fait dans les hôpitaux, centres de santé, lieux publics et parfois dans les ménages rentre dans le cadre de la vaccination gratuite pilotée par le Programme Elargi de Vaccination (PEV) à l’intention des enfants de 0 à 11 mois, des filles de 09 ans et des femmes enceintes.

Ces vaccinations légales et officielles sont exécutées par des agents qualifiés du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique sous la supervision des Directeurs Régionaux et Départementaux, concernent les maladies suivantes : la Tuberculose, la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche, la Poliomyélite, la Rougeole, la Rubéole, la Fièvre jaune, l’Hépatite B, les Infections respiratoires, les Méningites bactériennes, les Diarrhées à rotavirus et le cancer du col de l’utérus.

Il est donc impérieux de maintenir la continuité de la vaccination de routine au risque de voir notre pays faire face à nouveau à d’autres épidémies chez les enfants et d’autres groupes vulnérables. Une telle éventualité pourrait éprouver davantage le pays déjà mis à rude épreuve par le COVID-19.

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique invite donc la population à préserver les acquis obtenus dans cette lutte laborieuse contre les maladies sus-citées.

Toutes les dispositions seront prises au niveau des centres de santé et des hôpitaux afin de respecter les gestes barrières et faciliter la vaccination.

Abidjan, le 08 Avril 2020

Le Ministre de la Santé et

de l’Hygiène Publique

Dr. AKA Aouélé