Candidature de Bédié: Le reggaeman Tiken Jah recadré par ses partisans

L’artiste chanteur de reggae Tiken Jah Fakoly s’est opposé farouchement à la candidature d’Henri Konan Bédié à la présidentielle d’octobre 2020. Des partisans du Président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) n’ont pas manqué de le recadrer. Et ce, suite à sa déclaration contre Henri Konan Bédié.

En effet, le reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly a violemment critiqué la candidature d’Henri Konan Bédié pour la présidentielle d’octobre 2020. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Tiken Jah s’est ouvertement opposé à la candidature de l’ancien ivoirien.

« Quand il était au pouvoir, il a fait quoi ? Bédié, c’est le président le plus vaurien de l’Afrique ; il n’a jamais souffert. Donc il ne peut pas comprendre les difficultés des ivoiriens. J’apprends qu’il veut être candidat. Bédié veut être candidat; il veut être candidat où ? En 2010, il n’a pas fui le débat ? Il a fui le débat. On lui a dit de venir expliquer ce qu’il va faire pour les Ivoiriens, il a fui en donnant des arguments qui ne tiennent pas la route. (…) Moi, je ne suis pas avec quelqu’un. Je suis avec la Côte d’Ivoire, je suis avec les Ivoiriens », a soutenu Doumbia Moussa dans une vidéo.

Par ailleurs, deux jours après sa sortie, Didier Serge Yoboué, à la tête du Cercle des amis de la paix a donné une réponse cinglante au chanteur ivoirien de reggae. Ce dernier a traité Tiken Jah de militant haineux.

« Quel modèle voulez-vous donner à cette jeunesse déjà traumatisée par tant d’années de division ? Division alimentée des fois par vos textes et chansons partisans », a interrogé ce partisan d’Henri Konan Bédié.

« Votre dernière sortie est une insulte pour toutes ces personnes qui pour une raison ou une autre, estime M. Henri Konan Bédié. Et cela n’est pas à créer un environnement de paix et de cohésion sociale. Vous ressuscitez les vieux démons de la division pour un artiste qui se dit éveilleur de conscience », a critiqué Didier Serge Yoboué.

Inondations de juin 2018 : la Banque mondiale révèle un prêt de 188 731 200 000 Fcfa octroyé pour l’assainissement

La directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, Coralie Gevers a dévoilé les résultats d’une étude de ladite Banque sur les inondations de juin 2018.

C’était lors de la signature de deux accords de financement, l’un concernant le Projet d’assainissement et de résilience urbaine (Paru), pour un montant de 188 731 200 000 Fcfa et l’autre concernant le Projet autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (Swedd), pour un montant de 35 948 800 000 Fcfa, soit une remise globale de 224,680 milliards Fcfa.

« Les spécialistes estiment qu’en moyenne 60 000 personnes sont touchées par les inondations en Côte d’Ivoire chaque année et des pertes économiques évaluées à près de 0,7 % du Produit intérieur brut (Pib).

Les dommages causés par les seules inondations de juin 2018 s’évaluent à 19 milliards Fcfa, selon une étude de la Banque mondiale appuyée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Union européenne (Ue) », informe la directrice.

A l’en croire, ladite enquête montre « surtout »  que l’absence de système de drainage adéquat et une gestion défaillante des déchets étaient deux des facteurs les plus aggravants des inondations récurrentes.

Toujours dans le cadre de cette rencontre, Coralie Gevers est passé à l’explication du choix du Paru.

Ce projet répond au besoin d’amélioration de la gestion des eaux pluviales et des ordures ménagères afin de réduire les risques d’inondations et sanitaires élevés auxquels sont confrontés les ménages urbains vulnérables.

« Il doit procéder dès la première phase de mise en œuvre, à la construction ou réhabilitation de systèmes de drainage pour une meilleure canalisation des eaux pluviales dans les quartiers les plus exposés de Yopougon, Abobo, et Grand Bassam », confie Mme Gevers.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly a pour sa part adressé des mots de remerciement à la Banque mondiale qui ne se lasse pas de financer les différents projets.

Présidentielle 2020: Guillaume Soro dit non à un éventuel rejet de sa candidature

Une grosse menace pèse sur la candidature de l’ancien Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro. Condamné à 20 ans de prison par la Justice ivoirienne, le Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) met en garde contre le rejet de son dossier de candidature.

L’ancien Président de l’Assemblée nationale tient à sa candidature à l’élection présidentielle de 2020. Président du mouvement politique GPS, Guillaume Soro espère atteindre le Palais présidentiel, après avoir occupé le poste de Président de l’Assemblée nationale.

« Plusieurs partis pro-Soro m’ont déjà choisi comme leur candidat, alors oui, je serai candidat. Chacun va se présenter au premier tour en 2020. Maintenant si je gagne au premier tour, honnêtement, je serai content. Mais s’il y a un second tour, c’est là, tous les partis de l’opposition vont se réunir pour soutenir le candidat de l’opposition qui aura obtenu le plus de
points », 
avait déclaré Guillaume Soro, le samedi 12 octobre 2019 à Valence.

Malgré le mandat d’arrêt international lancé contre lui, Guillaume Soro ne semble pas être ébranlé par les multiples poursuites judiciaires. À 04 mois de l’élection présidentielle, Guillaume Soro prévient sur un éventuel rejet de sa candidature.

« L’histoire récente de la Côte d’Ivoire montre que les Ivoiriens ont trop souffert de l’exclusion de candidats à l’élection présidentielle. En 2020, il nous faut dire NON à l’exclusion »,a-t-il martelé.

Anyama : Le gouvernement ivoirien exhorte les populations à quitter les zones à risque

Le gouvernement ivoirien a exhorté les populations vivantes dans les zones à risque de la commune d’Anyama, de bien vouloir quitter ces lieux, en raison des fortes pluies qui s’abattent sur le Grand Abidjan.

En effet, cet appel a été lancé suite à une réunion sur la gestion des inondations et leurs conséquences dans le Grand Abidjan, le 22 juin 2020.  Elle a été présidée par le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, intérimaire du premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Par ailleurs, il a indiqué que le gouvernement apportera assistance aux populations sinistrées de l’inondation intervenue à Anyama. Selon lui, une communication sera introduite en conseil de gouvernement pour qu’un secours urgent soit apporté. Notamment, à la mairie et aux populations en détresse. Hamed Bakayoko, a rappelé que ces derniers ont été accueillis au sein d’une mosquée et d’une église.

Pour ce faire, il a exprimé la compassion du gouvernement aux populations. Et ce, en invitant ces derniers à quitter les zones à risque et inondables. Aussi,  il a invité tout en chacun à travailler pour que les populations d’Anyama retrouvent un cadre de vie normal.

Cependant, notons que le drame d’Anyama a fait 16 morts, 733 personnes sinistrées, issues de 52 familles, et plusieurs blessés.

Covid-19 /Paiement de la prime des agents de santé publique : une partie du corps médical malheureusement oubliée

Dans le versement de prime aux agents de santé face à la pandémie de la Covid-19, le personnel des collectivités territoriales en fonction dans les établissements sanitaires s’est prononcé.

Il a adressé un courrier au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dans lequel, il mentionne avoir oublié une partie du corps médical.

En effet, le courrier signé du Secrétaire général du Synapecoci, Albert Vouandé Gue et de son adjoint Blaise Nemlin, est en date du 10 juin 2020. La note déposée au ministère de la Santé le 12 juin 2020, n’a jusque-là pas obtenu de suite, selon les responsables dudit syndicat.

Le personnel des collectivités territoriales en fonction dans les établissements sanitaires entendait par là gagner gain de cause quant à la réclamation de la prime.

Dans le courrier du Syndicat national du personnel des Collectivités territoriales de Côte d’Ivoire (Synapecoci) adressé au ministre, le personnel a mentionné « Monsieur le ministre, nous voudrions rappeler à votre bienveillance, qu’une partie du corps médical a été malheureusement oubliée dans le paiement de la prime d’encouragement, face à la Covid-19. Il s’agit du personnel des Collectivités territoriales en fonction dans les établissements sanitaires ».

Ces derniers faisant part de l’oubli de certain collègue face à la prime annoncée par ledit Ministère, souhaitent « humblement » être pris en compte, au même titre que leurs collaborateurs avec lesquels, disent-ils, partager les mêmes tâches quotidiennes.

Pour rappel, des Primes d’encouragement aux agents de santé publique avaient été annoncé par ledit ministère dans l’objectif de motiver les agents du corps médical pour les efforts qu’ils déploient en vue d’endiguer la pandémie à Coronavirus.

Bouaflé / Covid-19 : Le maire Lucien Lehie Bi, présente les actions de sa commune

Le maire de la commune de Bouaflé, Lucien Léhie Bi, a présenté, le dimanche 21 juin 2020, à Abidjan, le plan de riposte de sa commune pour lutter contre la covid-19. C’était lors du point de presse quotidien sur la gestion de la COVID-19.

Selon le maire de Bouaflé, un comité communal de lutte contre la propagation de la COVID-19 a été mis en place. La principale mission de ce comité, est de sensibiliser les populations à travers divers moyens de communication. Tels que la radio et les véhicules sonorisés.

Par ailleurs, il a indiqué qu’il soutenait cette initiative, par 100 jeunes formés sur la COVID-19. Notons que ceux-ci, sillonneront pendant 14 jours, la ville de Bouaflé et les villages environnants. En outre, ils devront sensibiliser les populations sur la covid-19.

Toutefois, les actions de lutte du conseil municipal contre la Covid-19 ont également porté sur la distribution de kits de protection. Notamment, des milliers de masques, de dispositifs de lavage des mains, ainsi que la désinfection de certains lieux publics. Spécialement, les marchés et les gares routières.

Lucien Léhie Bi a également souligné que la commune de Bouaflé continue d’intensifier ses efforts de lutte contre le coronavirus. Cependant, l’accent est mis sur l’application stricte des mesures barrières. Comme, le port de cache-nez, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique. Aussi, notons qu’à ce jour, Bouaflé compte 03 cas confirmés à la Covid-19.

12 ressortissants Maliens interpellés au poste de frontière NIGOUNI-TENGRELA pour la Côte d’ivoire

Douze Maliens ont été interpellés par le commissariat de police de Séguéla pour avoir contourné le poste-frontière de Nigouni, pour rentrer en Côte d’Ivoire. Cette information a été donnée par le commissaire, Charlemagne Bleu lors du point de presse quotidien à Abidjan.

Selon lui, cette action intervient dans le cadre de la surveillance des frontières ivoiriennes, par les forces de défense et de sécurité.

En effet, le commissariat de police de Séguéla a interpellé le jeudi 18 juin, 12 individus de nationalité malienne. Ces derniers auraient été interpellés à bord d’un mini car de type Massa.

En outre, ils ont tous déclarés avoir accédé au territoire ivoirien par des pistes. Et ce, en contournant le poste-frontière de Nigouni, frontière Mali côté Tengrela, à moto.

Par ailleurs, Charlemagne Bleu a annoncé l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités. Aussi, Charlemagne bleu a invité les maires et autres élus, à s’impliquer davantage dans la lutte contre la covid-19. Notamment, pour le respect de toutes les mesures sécuritaires et sanitaires en vigueur.

Enrôlement sur la liste électorale: Le FPI dénonce de graves irrégularités dans plusieurs localités

Le Front populaire ivorien (FPI) proche de Laurent Gbagbo cri à la fraude, après 12 jours d’observations du processus de la révision électorale. Le FPI (Pro-Gbagbo) dénonce l’enrôlement de non-nationaux dans les localités de Bamo, Yamoussoukro, Wassolonka à Divo, etc…

Après le lancement de l’Opération inondation électorale le 26 mai 2020, le FPI a rencontré des difficultés à établir les pièces administratifs indispensables pour l’inscription sur la liste électorale. Le rapport des missions effectuées du 06 au 13 juin 2020, révèlent des irrégularités dans le processus de révision de la liste électorale.

Parmi ces irrégularités, le FPI dénonce:

• L’impossibilité pour les magistrats de valider les requêtes, les signer pour délivrer, dans le délai de trois (03) jours prévu par l’arrêté interministériel n°486 du 29 avril 2020, les milliers de certificats de nationalité qui leur parviennent des différentes sous-préfectures ;

• L’érection de certains domiciles de cadres RHDP en lieux d’enrôlement pour une catégorie de citoyens ;

• La surévaluation du coût du timbre fiscal dans certaines localités du pays (3000 F au lieu de 500 FCFA) dans de nombreux Départements (Kouibly, Bloléquin, Divo, Vavoua, Saioua, etc,) ;

• La défaillance des appareils d’enregistrement qui tombent constamment en panne ;

• La lenteur des opérateurs dans les lieux d’enrôlement (15 minutes au moins pour un requérant, soit 4 par heure et 32 par jour ;

• Le refus des agents de certaines mairies tenues par le RHDP d’indiquer les bureaux d’enrôlement aux populations ;

• L’enrôlement frauduleux de ressortissants de la CEDEAO (Bamo à Yamoussoukro, Wassolonka à Divo, etc.).

Ainsi, Le FPI appelle le gouvernement à prolonger les délais d’enrôlement pour les pièces administratives. Le parti proche de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo demande au non-nationaux, de s’abstenir de se rendre complices d’une fraude électorale et invite le gouvernement à faire preuve de transparence, dans l’établissement des pièces administratifs pour l’inscription sur la liste électorale.

Couverture d’électricité en Côte d’Ivoire : de 73% au mois de mai, Abdourahmane Cissé vise 80% à fin 2020

Le taux de couverture d’électricité en Côte d’Ivoire est connu. De 73% en mai 2020, le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé, vise  un pourcentage de 80% à fin 2020.

Cissé a donné cet indicateur du niveau d’électrification du pays, à l’occasion du lancement des travaux d’extension du réseau électrique au profit de 5 000 habitants d’un secteur de la ville d’Adzopé (Sud-Est ivoirien), soit environ 10% de la population de cette cité.

« A fin 2020, nous avons un taux de couverture, en Côte d’Ivoire, qui est de 73% contre 33% en 2011 et l’objectif est d’arriver à la fin de l’année 2020 à un taux de 80% », a dit M. Abdourahmane Cissé à la presse, en marge de l’événement.

A l’en croire, les travaux d’extension électriques devraient permettre de fournir du courant à quatre principaux quartiers d’Adzopé mais aussi de créer une ligne haute tension qui acheminera de l’énergie à la zone industrielle de cette ville. Conformément à l’ambition du gouvernement d’électrifier toutes les localités de plus de 500 habitants, le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables a annoncé qu’« en fin 2020, toutes les localités d’Adzopé seront électrifiées »

Par ailleurs, dans sa volonté de permettre aux différentes couches sociales d’accéder à l’électricité, l’Etat de Côte d’Ivoire a développé le Programme électricité pour tous (PEPT), visant sur la période 2019-2020 quelque 400 000 branchements au réseau électrique.

De janvier 2019 à mai 2020, ce sont plus de 290 000 ménages qui ont bénéficié du PEPT, un chiffre auquel s’ajoutent 565 000 bénéficiaires de 2014 à 2018. Selon M. Cissé, aujourd’hui, l’on compte plus de 5 millions de ménages qui ont bénéficié du PEPT. Un programme qui permet aux populations de payer 1000 Fcfa en vue de leur branchement au réseau électrique et le reliquat des 150 000 Fcfa,  nécessaires pour acquérir le compteur, est échelonné sur dix ans.

Pluies diluviennes à Abobo: L’effondrement d’un mur emporte une écolière de 06 ans

La saison pluvieuse a endeuillé la famille Kéhi le samedi 13 juin 2020 dans la commune d’Abobo. Kéhi Eunice, une fillette de 06 ans a été retrouvée morte, sous les décombres d’un mur effondré.

La famille Kéhi attendait paisiblement la fin d’une pluie forte pluie, dans le quartier « Belle-Ville » d’Abobo. Cette pluie intense a inondé la cour et les alentours du quartier. Impossible de pointez le nez dehors, sous cette forte pluie matinale.

Aux alentours de 06 heures du matin, un mur de la maison s’écroule sur la fillette Kéhi Eunice, en classe de CP1. C’est la panique dans toute la maisonnée et dans le voisinage. Les cris de détresse ont alerté quelques voisins, qui sont venu en aide à la famille Kéhi.

La fillette a été retrouvée inerte après que tout le monde ait procédé au nettoyage des lieux. Après le malheureux constat du décès effectué par la police, la dépouille de Kéhi Eunice a été acheminée à la morgue d’Anyama.