Football : Yaya Touré nommé entraîneur principal du Slovan Bratislava, première expérience à la tête d’un club

Le Slovan Bratislava a officialisé, le samedi 13 juin 2026, la nomination de Yaya Touré au poste d’entraîneur principal. Le champion en titre de Slovaquie confie ainsi les commandes de son équipe à l’ancien international ivoirien, âgé de 43 ans, pour un contrat de trois saisons.

Il s’agit de la première expérience du champion d’Afrique 2015 à la tête d’un club professionnel, marquant une nouvelle étape dans sa reconversion. Depuis la fin de sa carrière de joueur, Yaya Touré s’est progressivement installé dans le monde des bancs de touche. Il a d’abord occupé des fonctions d’entraîneur adjoint dans plusieurs clubs et sélections.

L’Ivoirien est passé par l’Olimpik Donetsk en Ukraine, l’Akhmat Grozny en Russie, le Standard de Liège en Belgique ainsi que la sélection nationale d’Arabie saoudite, où il a accumulé de l’expérience aux côtés de différents staffs techniques.

 

Le Slovan Bratislava mise sur son ambition

Au sein du club slovaque, Yaya Touré remplace Vladimir Weiss, en poste depuis 2021 et architecte des récents succès nationaux du Slovan. Le club domine le championnat de Slovaquie avec huit titres consécutifs et nourrit également des ambitions européennes. Dans ses premières déclarations, le nouvel entraîneur a affiché sa motivation et son respect pour le travail de son prédécesseur. Il a également exprimé sa volonté d’imposer un style de jeu offensif et maîtrisé.

Yaya Touré a insisté sur son ambition de proposer un football dominant. Il souhaite bâtir une équipe capable de contrôler les matchs et de séduire les supporters.

« Je suis très heureux et enthousiaste. J’ai hâte de commencer le travail. J’ai un grand respect pour mon prédécesseur. Je veux m’appuyer sur son héritage tout en apportant ma touche », a-t-il déclaré.

Affichant clairement ses intentions pour la saison à venir. Avant sa reconversion, Yaya Touré a marqué l’histoire du football africain. Formé à l’ASEC Mimosas, il a évolué dans plusieurs grands clubs européens, notamment à l’Olympiakos, l’AS Monaco, le FC Barcelone et Manchester City.

Avec le FC Barcelone, il a remporté la Ligue des champions en 2009. À Manchester City, il a décroché trois titres de Premier League, deux Coupes de la Ligue et une FA Cup. Avec la Côte d’Ivoire, il a participé à trois Coupes du monde et remporté la CAN 2015. Récompensé à quatre reprises comme Joueur africain de l’année, il a également inscrit plus de 150 buts au cours de sa carrière professionnelle.

 

 

Classement CPPI 2025 : Dakar confirme sa domination, San Pedro s’impose, Abidjan recule

La Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence ont publié, le 10 juin 2026, l’édition 2025 de l’Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI). Ce rapport évalue l’efficacité des terminaux portuaires à travers le temps d’escale des navires, du mouillage jusqu’au départ.

Ce classement met en lumière les dynamiques portuaires mondiales, en particulier en Afrique de l’Ouest où la concurrence s’intensifie entre plusieurs infrastructures stratégiques.

Dakar, leader incontesté de l’Afrique de l’Ouest

En tête de la sous-région, le port de Dakar confirme sa position de référence ouest-africaine. Classé 144e au niveau mondial, il conserve son statut de premier port de la zone, comme en 2024. Cette performance s’explique notamment par les investissements récents réalisés dans les équipements portuaires, l’extension des zones de stockage et l’amélioration de la connectivité terrestre, notamment vers le Mali.

La principale évolution de cette édition 2025 concerne le port de San Pedro. Désormais 9e port africain, il s’installe à la deuxième place en Afrique de l’Ouest et atteint la 211e position mondiale avec un score de –0,9, proche de l’équilibre. En un an, l’infrastructure ivoirienne a réalisé un bond significatif, passant d’un score de –43 en 2024 à une nette amélioration de ses performances. Elle dépasse ainsi plusieurs ports majeurs de la région, notamment au Nigeria.

Un taux d’occupation des quais de 74 % et une meilleure fluidité administrative portent cette progression. Les analystes ont étudié 71 navires.

 

Une concurrence serrée derrière le trio de tête

Derrière Dakar et San Pedro, le complexe d’Onne au Nigeria occupe la troisième place régionale (259e mondial), suivi de Nouakchott en Mauritanie (304e). Les ports de Tin Can Island (318e) et de Lagos (320e) complètent la présence nigériane dans le classement.

Cotonou (Bénin) arrive en 7e position régionale, devant Freetown (Sierra Leone), Banjul (Gambie) et Lomé (Togo), qui ferme le Top 10 ouest-africain à la 347e place mondiale.

Le Port autonome d’Abidjan (PAA) enregistre une contre-performance notable en 2025. Il se classe 14e en Afrique de l’Ouest, 46e au niveau continental et 381e mondial, avec un score de –127,5. Le port ivoirien enregistre une activité importante. 407 escales de navires ont été prises en compte. Il recule par rapport à 2024. Il occupait déjà une position moins favorable en 2024. Son score était de –51. Il était classé 358e mondial.

 

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Dans la suite du classement, plusieurs ports affichent une dynamique de rattrapage progressive. Lekki (Nigeria) occupe la 353e place mondiale. Monrovia suit à la 360e position. Tema (Ghana) est classé 376e mondial. Ces ports n’enregistrent pas de rupture majeure de performance sur un an. Le port de Conakry ferme le classement ouest-africain. Il occupe la 399e place mondiale. Il confirme des difficultés structurelles persistantes. Ses résultats étaient déjà négatifs en 2024.

Café-cacao : la carte du producteur devient obligatoire dès septembre 2026 pour sécuriser la filière ivoirienne

La filière café-cacao ivoirienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa modernisation. À partir du 1er septembre 2026, la carte du producteur deviendra obligatoire pour toutes les transactions commerciales, à l’ouverture de la campagne principale 2026-2027.

L’annonce a été faite le vendredi 12 juin 2026 à Abidjan par le Directeur général du Conseil du Café-Cacao, Koné Brahima Yves, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Pullman au Plateau, consacrée à la mise en œuvre du Système National de Traçabilité (SNT).

Cette réforme s’inscrit dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur, dès janvier 2027, du règlement européen sur la lutte contre la déforestation. Ce texte impose une traçabilité complète des produits agricoles destinés au marché européen, notamment le café et le cacao.

« Depuis 2019, la Côte d’Ivoire, à travers Le Conseil du Café-Cacao, a engagé d’importants efforts pour adapter la filière aux nouvelles exigences internationales. Grâce au Système National de Traçabilité (SNT), il sera désormais possible de suivre le café et le cacao depuis les parcelles de production jusqu’aux marchés d’exportation », a indiqué le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao.

Selon le Directeur général, la Côte d’Ivoire anticipe ces exigences depuis 2019 à travers un vaste programme de modernisation de la filière. Le SNT permettra ainsi de suivre les produits depuis les parcelles de production jusqu’aux marchés d’exportation, garantissant une meilleure transparence.

 

La carte du producteur, un outil central du dispositif

Au cœur de ce système, la carte du producteur devient un instrument incontournable. Elle conditionnera désormais toute transaction de café-cacao intégrée au dispositif national de traçabilité. Le Conseil du Café-Cacao invite ainsi les producteurs à se rapprocher des délégations régionales pour obtenir leur carte dans les meilleurs délais. Pour les autorités, cet outil ne se limite pas à la traçabilité, mais constitue également une mesure de protection sociale et économique.

Selon Koné Brahima Yves, la carte du producteur garantit plusieurs avantages concrets. Elle permet notamment de sécuriser les paiements, d’assurer le respect du prix bord-champ fixé par l’État et de faciliter l’accès à la Couverture Maladie Universelle, entièrement prise en charge pour les producteurs enregistrés. Les autorités estiment que ce dispositif contribue à renforcer la professionnalisation de la filière tout en améliorant les conditions de vie des producteurs.

« Cette avancée constitue une garantie pour nos partenaires internationaux, mais surtout une opportunité pour renforcer la crédibilité et la compétitivité de notre cacao et de notre café », a expliqué Koné Brahima Yves.

Les différents acteurs présents à la conférence ont salué cette réforme. Le Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI), représenté par Kone Ismaël, a exprimé son soutien à l’initiative, tout en saluant les efforts du gouvernement en faveur des producteurs. De leur côté, le GEPEX et l’UCOOPEX-CI Nouvelle ont mis en avant les résultats positifs des projets pilotes, notamment l’amélioration de l’enrôlement des producteurs et le renforcement de la confiance entre les différents maillons de la chaîne.

Pour le Directeur général du Conseil du Café-Cacao, cette réforme doit être portée par l’ensemble des acteurs de la filière afin de renforcer la compétitivité du cacao et du café ivoiriens sur les marchés internationaux. Il a appelé à une appropriation collective du dispositif, estimant que la traçabilité constitue désormais un levier essentiel de crédibilité, de durabilité et de performance pour la filière.

 

Sans abri après les déguerpissements à Abidjan, un mécanicien retrouvé mort dans un camion à Vridi Canal

La mairie de Port-Bouët a annoncé la découverte du corps sans vie de Bougoum Issouf dans la cabine d’un camion stationné à Vridi Canal. Le corps du mécanicien a été retrouvé vendredi 12 juin 2026 dans un état de décomposition avancée, selon un communiqué de la municipalité.

Les circonstances exactes du décès restent pour l’heure inconnues. Les autorités compétentes ont été saisies et une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes de sa mort.

Un drame sur fond de déguerpissements

D’après les informations rapportées par le frère du défunt, Bougoum Issouf aurait été directement affecté par les récentes opérations de déguerpissement menées par le District autonome d’Abidjan. Après la destruction de son habitation, l’homme aurait d’abord conduit son épouse et leurs trois enfants à Vridi Ako afin de les mettre en sécurité. Il serait ensuite retourné à Vridi Canal pour récupérer quelques effets personnels qu’il avait réussi à sauver.

La nuit tombée, Bougoum Issouf se serait retrouvé dans l’impossibilité de traverser la lagune pour rejoindre sa famille. Sans solution d’hébergement, il aurait décidé de passer la nuit dans la cabine d’un camion garé dans le garage où il travaillait comme mécanicien. Les personnes présentes ont finalement découvert son corps dans ce véhicule plusieurs jours plus tard.

« Son corps est retrouvé sans vie, en état de putréfaction, dans ledit camion », précise le communiqué de la mairie

Dans son communiqué, la mairie de Port-Bouët a présenté ses condoléances à la famille du défunt et exprimé sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par les opérations de déguerpissement.

 

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En attendant les conclusions de l’enquête, ce drame relance les interrogations sur les conséquences sociales des déguerpissements qui ont récemment affecté plusieurs quartiers du District autonome d’Abidjan.

 

Un bras de fer qui s’intensifie

La mairie de Port-Bouët et le District autonome d’Abidjan entretiennent des relations particulièrement tendues au moment où les autorités découvrent le corps de Bougoum Issouf. Depuis plusieurs semaines, les deux institutions s’affrontent autour des opérations de démolition menées dans plusieurs quartiers de la commune, notamment à Vridi 3, Zimbabwe, Campement TP et aux abords du marché de nuit.

La municipalité reproche au District un manque de concertation dans la conduite de ces opérations. Elle affirme avoir adressé, le 29 mai dernier, un courrier demandant des éclaircissements sur le devenir de plusieurs zones concernées. Selon les autorités communales, le District n’a apporté aucune réponse avant de lancer les démolitions dès le lendemain.

Au-delà du dialogue institutionnel, le Conseil municipal dénonce également les conséquences sociales de ces déguerpissements. Les élus affirment que les opérations ont contraint de nombreuses familles à abandonner leurs habitations sans mesures d’accompagnement adéquates, alors que la saison des pluies est en cours. Une séquence vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a récemment illustré cette tension, montrant une vive altercation entre le maire Sylvestre Emmou et des agents présents sur un site de démolition.

Face à cette situation, les autorités municipales réclament la suspension des opérations en cours, la publication des actes administratifs ayant autorisé les destructions ainsi que la mise en place d’un dispositif d’assistance en faveur des populations touchées.

Alors que l’enquête sur le décès de Bougoum Issouf se poursuit, cette affaire pourrait raviver davantage les tensions déjà vives entre la mairie de Port-Bouët et le District autonome d’Abidjan.

Le District autonome d’Abidjan rejette pour sa part ces critiques. L’institution justifie ses interventions par des impératifs de sécurité publique, d’assainissement urbain et de lutte contre les inondations. Elle soutient agir dans le cadre de la modernisation de la capitale économique et conteste toute accusation d’opérations irrégulières.

 

Plusieurs quartiers d’Abidjan impactés

Les opérations de déguerpissement menées par le District autonome d’Abidjan se poursuivent dans plusieurs quartiers de la capitale économique, en pleine saison des pluies. Ces interventions ciblent des zones jugées à risque et s’inscrivent dans une politique de réaménagement urbain touchant différentes communes.

Pour le gouvernement, ces actions visent à rétablir l’ordre urbain et à protéger les populations installées dans des zones jugées dangereuses. Le porte-parole Amadou Coulibaly assure qu’il ne s’agit pas de pénaliser les habitants, mais de leur offrir de meilleures conditions de vie et de lutter contre l’insalubrité.

Sur le terrain politique, la méthode employée est vivement contestée. Plusieurs responsables dénoncent la brutalité des opérations et l’absence d’accompagnement suffisant pour les familles concernées. Le député de Port-Bouët, Alain Adja, critique une approche qu’il estime défavorable aux populations vulnérables, tandis que le COJEP appelle à privilégier la concertation et la planification.

Ces opérations concernent notamment des zones comme Vridi-Canal, identifiées depuis plusieurs années comme exposées aux risques naturels, notamment l’érosion côtière et la proximité de lignes à haute tension. Dans un contexte de vives tensions, le débat reste ouvert entre impératifs de sécurité urbaine et préoccupations sociales.

 

Mairie de Port-Bouet Officiel
© Mairie de Port-Bouet Officiel

Éva Guehi élue à la tête du SYNAAC-CI : une victoire qui remet la question des salaires sur la table

Réunis ce samedi 13 juin 2026 à l’auditorium de la CNPS au Plateau, les membres du Syndicat national des acteurs de l’audiovisuel et du cinéma de Côte d’Ivoire (SYNAAC-CI) ont porté leur choix sur l’actrice Éva Guehi pour occuper le poste de secrétaire générale.

À l’issue du scrutin, la comédienne a obtenu 67 voix sur les 89 suffrages exprimés, devançant largement son concurrent Ben Koné, lui aussi acteur. Connue notamment pour son rôle dans la série à succès Les Nounous, Éva Guehi a rapidement dévoilé les grandes lignes de son mandat. Pour la nouvelle secrétaire générale, la priorité est de renforcer l’organisation de la profession afin de mieux défendre les intérêts des acteurs.

Elle entend notamment faciliter les démarches administratives liées à l’obtention des cartes du BURIDA ainsi qu’aux immatriculations auprès du ministère de tutelle. La syndicaliste souhaite également engager un dialogue avec les autorités et les partenaires du secteur pour obtenir des avancées concrètes.

« Nous allons d’abord nous structurer davantage avant d’engager des négociations pour faire évoluer les choses », a-t-elle expliqué après son élection.

 

L’unité comme mot d’ordre

Face aux nombreux acteurs présents lors de l’assemblée générale, Éva Guehi a insisté sur la nécessité de bâtir un syndicat fort et crédible. Selon elle, la réussite du SYNAAC-CI dépendra avant tout de la discipline, de la cohésion et de l’engagement collectif de ses membres.

L’arrivée d’Éva Guehi à la tête du syndicat suscite beaucoup d’espoir chez plusieurs professionnels du secteur. Après plus de vingt ans de carrière, l’acteur Gbess Adji estime que cette nouvelle gouvernance pourrait permettre de faire avancer des revendications longtemps restées sans réponse. Il espère notamment une meilleure reconnaissance du métier d’acteur ainsi que l’instauration d’une véritable grille salariale pour les professionnels du secteur.

Même attente du côté de l’acteur Fortuné, qui plaide pour une revalorisation des rémunérations. Selon lui, le nouveau bureau devra porter la voix des acteurs auprès des autorités afin d’améliorer leurs conditions de travail et leurs revenus. Malgré certaines initiatives de soutien observées ces dernières années, il estime que les défis restent nombreux et que la profession doit poursuivre son combat pour une meilleure reconnaissance.

Cette élection intervient après une révision des textes du SYNAAC-CI menée par un comité scientifique. Ce travail de réforme visait à moderniser le fonctionnement du syndicat et à renforcer sa gouvernance. Avec l’arrivée d’Éva Guehi à sa tête, l’organisation entend désormais ouvrir un nouveau chapitre marqué par une meilleure structuration de la profession, une défense accrue des droits des acteurs et une amélioration durable de leurs conditions de travail.

 

Éléphants basketteurs : un choc contre le Sénégal pour lancer la course au Mondial 2027

La Fédération ivoirienne de basketball (FIBB) a rendu public, le 12 juin 2026, le calendrier de la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2027. Cette phase se déroulera du 2 au 5 juillet prochain à Dakar, au Sénégal, où les Éléphants basketteurs de Côte d’Ivoire poursuivront leur parcours continental.

Ce rendez-vous marque une nouvelle étape pour la sélection ivoirienne, engagée dans la course à la qualification mondiale. Sous la direction du sélectionneur Miguel Hoyo, la Côte d’Ivoire aborde cette deuxième fenêtre avec un capital confiance élevé. Lors de la première phase disputée en février, les Ivoiriens avaient réalisé un sans-faute en remportant leurs trois rencontres dans le groupe B. Ce parcours parfait leur avait permis de prendre une option sérieuse sur la qualification, confirmant leur statut de prétendant majeur dans ces éliminatoires.

 

Un calendrier chargé face à des adversaires directs

La campagne ivoirienne à Dakar débutera le jeudi 2 juillet à 18 heures GMT avec un choc face au Sénégal, pays hôte de cette fenêtre. Les Éléphants enchaîneront ensuite contre la République démocratique du Congo le samedi 4 juillet à 15 heures GMT, avant de conclure face à Madagascar le dimanche 5 juillet à la même heure.

À l’issue des phases aller et retour, les trois meilleures équipes de chaque groupe accéderont au second tour. Les résultats acquis lors de la première phase seront conservés, et les nations qualifiées disputeront ensuite six nouvelles rencontres contre les adversaires encore non affrontés.

La suite de la compétition s’annonce décisive, puisque seules les deux premières équipes de chaque groupe du second tour, ainsi que le meilleur troisième, décrocheront leur qualification pour la Coupe du monde 2027. Le continent africain disposera de cinq tickets au total pour ce tournoi mondial. Après cette étape dakaroise, les éliminatoires se poursuivront lors de deux autres fenêtres prévues en août 2026 puis en février 2027, dans des villes encore à désigner.

 

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Actuellement troisième nation africaine et 38e au classement mondial FIBA, la Côte d’Ivoire aborde ces qualifications avec des ambitions affirmées. L’objectif est clair, confirmer son rang continental et poursuivre la dynamique positive vers le Mondial 2027, prévu du 27 août au 12 septembre 2027.

Mondial 2026 : Contesté en sélection, Jean Michael Seri devient le phénomène numéro 1 du web ivoirien

À l’approche de l’entrée en lice des Éléphants à la Coupe du monde 2026, Jean Michael Seri fait parler de lui bien au-delà des terrains de football. Le milieu de terrain ivoirien de 34 ans est devenu, en quelques jours, l’un des sujets les plus commentés sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire.

À l’origine de cet engouement, une vidéo réalisée dans le cadre d’un exercice de présentation de l’équipe nationale. Face à la caméra, chaque joueur devait simplement se présenter et indiquer la prononciation correcte de son nom. Lorsque son tour est arrivé, Jean Michael Seri, qui évolue actuellement en Slovénie, a surpris en prononçant son nom avec un accent anglais particulièrement appuyé.

 

Une vidéo virale en quelques heures

Ce qui n’était au départ qu’une séquence anodine s’est rapidement transformé en phénomène viral. En quelques heures, la vidéo a quitté les canaux officiels de la sélection ivoirienne pour se propager massivement sur Facebook, TikTok, Instagram et X. Les internautes se sont immédiatement emparés de la séquence, multipliant les commentaires amusés, les imitations et les montages humoristiques. Très vite, le passage de Jean Michael Seri est devenu l’un des contenus les plus partagés du moment.

 

L’effet viral a rapidement dépassé la sphère sportive. Des médias aux créateurs de contenus, en passant par des banques, des entreprises et des influenceurs, nombreux sont ceux qui ont repris la fameuse prononciation dans leurs publications. La tendance a même inspiré le monde de la musique.

Un morceau reprenant la séquence a récemment vu le jour, preuve de l’ampleur prise par ce phénomène numérique. Au sein même de la sélection ivoirienne, l’ambiance semble détendue. Plusieurs joueurs n’hésitent d’ailleurs pas à reprendre la désormais célèbre prononciation pour chambrer leur coéquipier.

 

Une sélection qui prépare sereinement son entrée en compétition

Au-delà de l’aspect humoristique, cette histoire témoigne une nouvelle fois de la capacité des réseaux sociaux à transformer un instant anodin en véritable phénomène de société. Quelques secondes devant une caméra ont suffi pour propulser Jean Michael Seri au rang de personnalité la plus virale du moment en Côte d’Ivoire.

Pendant ce temps, les Éléphants poursuivent leur préparation dans une atmosphère visiblement sereine avant leur premier rendez-vous du Mondial, prévu ce dimanche 14 juin face à l’Équateur. Longtemps discutée par une partie des supporters, la présence de Jean Michael Seri dans la liste des sélectionnés avait suscité de nombreux débats. Mais cette séquence inattendue semble avoir changé le regard d’une partie du public sur le joueur.

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Si cette soudaine popularité renforce aujourd’hui son capital sympathie, le milieu ivoirien sait que l’essentiel se jouera sur le terrain. À lui désormais de transformer cet engouement numérique en réussite sportive sous les couleurs des Éléphants.

Permis, cartes grises, cartes de transport : la DGTTC instaure des documents provisoires dès le 15 juin

À compter du 15 juin 2026, les usagers de la route en attente de leurs titres de transport définitifs pourront obtenir des documents provisoires leur permettant de poursuivre leurs activités en toute légalité. L’annonce a été faite par la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), qui entend ainsi garantir la continuité de la mobilité et des activités professionnelles.

Les Directions Régionales des Transports et des Affaires Maritimes mettront en œuvre cette mesure en délivrant des documents temporaires aux usagers en attente de leurs titres définitifs.

Les titres provisoires concerneront plusieurs documents administratifs indispensables à la circulation et à l’exercice des activités de transport. Il s’agit notamment du permis de conduire, de la carte grise après immatriculation, de la carte de transport et de la carte de transporteur. La DGTTC précise que ces documents de substitution auront une durée de validité limitée à un mois à compter de leur date de délivrance.

 

Des conditions strictes pour l’obtention

L’administration souligne que la délivrance de ces documents ne sera pas automatique. Chaque demande fera l’objet d’un contrôle rigoureux de conformité.

Seuls les usagers ayant déjà accompli l’ensemble des démarches requises et se trouvant dans l’attente de leur titre définitif pourront bénéficier de cette mesure. Les autorités invitent les demandeurs à se rapprocher de leur Direction régionale afin de connaître les pièces justificatives exigées selon le document sollicité.

La DGTTC demande également aux forces de sécurité et de contrôle routier de prendre acte de la validité légale de ces documents provisoires. Les détenteurs de ces titres temporaires devront ainsi pouvoir circuler sans difficulté lors des contrôles effectués sur les routes.

 

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À travers cette initiative, la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation affirme sa volonté de maintenir la qualité du service rendu aux usagers tout en garantissant la rigueur nécessaire dans le traitement et la délivrance des documents administratifs liés au transport.

 

DGTTC
© DGTTC

Mondial 2026 : le Canada refuse un visa à Thomas Partey, visé par des accusations de viol

Le milieu de terrain ghanéen Thomas Partey ne participera pas au premier déplacement de sa sélection au Canada dans le cadre de la Coupe du monde 2026. La Fifa a annoncé, vendredi 12 juin, que les autorités canadiennes avaient refusé de lui délivrer un visa, en raison de la procédure judiciaire dont il fait l’objet au Royaume-Uni, où il doit être jugé en 2027 pour des accusations de viol.

Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football mondial a précisé que le joueur de 32 ans, actuellement basé à Boston avec les Black Stars, ne pourra pas rejoindre le Canada pour la rencontre face au Panama prévue le 17 juin.

« La Fifa peut confirmer que le joueur Thomas Partey ne pourra voyager de Boston au Canada, sa demande de visa ayant été refusée par le gouvernement canadien », a-t-elle indiqué.

 

La Fifa renvoie la décision aux autorités canadiennes

La FIFA a également rappelé qu’elle n’intervenait pas dans les procédures d’immigration des pays organisateurs. Selon elle, chaque État demeure seul compétent pour décider de l’octroi des visas et de l’admission des ressortissants étrangers sur son territoire. Contactées par l’AFP, les autorités canadiennes n’ont ni confirmé ni infirmé le refus, invoquant la confidentialité des dossiers individuels.

Si le Canada lui a fermé ses portes, les États-Unis ont, en revanche, autorisé son entrée sur leur territoire. Installée à la Bryant University de Boston pour préparer la compétition, la sélection ghanéenne compte toujours dans ses rangs l’ancien joueur d’Arsenal. La police des frontières américaine (CBP) a confirmé que Thomas Partey avait été contrôlé puis admis aux États-Unis le 3 juin 2026 après l’obtention d’un visa valide.

 

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Les autorités américaines ont indiqué suivre de près la procédure judiciaire en cours contre le joueur ghanéen. Elles ont toutefois précisé qu’à ce stade, la justice n’avait prononcé aucune condamnation à son encontre, ce qui a motivé leur décision de l’autoriser à entrer sur le territoire américain. Cette décision lui permettra de disputer les prochaines rencontres du Ghana dans le groupe L, notamment contre l’Angleterre à Boston et la Croatie à Philadelphie.

Désormais joueur de Villarreal après son passage à Arsenal, Thomas Partey fait face à sept chefs d’accusation de viol ainsi qu’à une accusation d’agression sexuelle. Les faits reprochés concernent quatre femmes et se seraient déroulés entre 2020 et 2022. Le footballeur a plaidé non coupable de l’ensemble des charges retenues contre lui.

Kinshasa sous tension : le sit-in de l’opposition dispersé, plusieurs leaders blessés

L’esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa a été le théâtre d’une forte mobilisation ce vendredi 12 juin. Des militants de l’opposition, rassemblés à l’appel de la coalition « C64 », ont convergé vers le Parlement pour dénoncer une révision constitutionnelle qu’ils assimilent à une tentative de maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi.

Dès les premières heures de la journée, un important dispositif sécuritaire a été déployé par la Police nationale congolaise. Barrages filtrants, unités antiémeutes et contrôle strict du périmètre ont transformé les environs du Parlement en zone fortement sécurisée. Malgré la recommandation des autorités provinciales de délocaliser le rassemblement vers le terrain Assossa, les organisateurs ont maintenu leur position, considérant l’esplanade du Palais du Peuple comme un symbole politique incontournable.

 

Violents affrontements et blessure de Martin Fayulu

La situation a dégénéré avant même le début officiel du rassemblement. Sur l’avenue de l’Enseignement, des heurts ont éclaté entre militants de l’opposition et membres de la Force du Progrès, proche du pouvoir. Jets de projectiles et échanges de coups ont rapidement entraîné une intervention des forces de sécurité.

La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont tenté de forcer les cordons de police devant le Palais du Peuple. Lors de la dispersion, les forces de sécurité ont blessé Martin Fayulu à la tête, selon plusieurs témoignages concordants. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent le leader de l’ECiDé le visage ensanglanté, soutenu par ses proches dans un climat de confusion générale.

Le bilan humain reste encore incertain, mais plusieurs blessés sont signalés des deux côtés. L’opposition dénonce un usage excessif de la force, tandis que les autorités justifient leur intervention par la nécessité de sécuriser une zone sensible et de faire respecter les itinéraires autorisés.

 

Une opposition unie, renforcée par le soutien de Joseph Kabila

Au-delà des affrontements, la journée illustre une recomposition politique marquée. La coalition C64 rassemble désormais plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund, unies dans leur rejet de toute modification de la Constitution de 2006.

Fait marquant, l’ancien président Joseph Kabila a publiquement apporté son soutien à cette démarche. Dans une déclaration publiée la veille de la manifestation, il dénonce un complot contre la Nation et la démocratie. Il appelle à une mobilisation nationale contre le projet de révision constitutionnelle. Cette prise de position accentue la pression politique sur le pouvoir en place. Le gouvernement fait déjà face à des critiques sur l’état des libertés publiques.

De son côté, le gouvernement défend une réforme présentée comme nécessaire pour renforcer la stabilité institutionnelle et améliorer l’efficacité de l’action publique, un argument qui peine à apaiser les tensions dans un climat politique déjà fortement polarisé.

 

Retour au calme fragile et perspectives de tensions prolongées

En fin de journée, les abords du Palais du Peuple ont retrouvé un calme relatif. Les forces de l’ordre ont maintenu leur dispositif, tandis que les derniers groupes de manifestants se sont dispersés progressivement.

La Coalition Article 64, qui dénonce une atteinte aux acquis démocratiques, annonce déjà la poursuite de la mobilisation dans les prochains jours. Les porte-parole de l’opposition promettent de maintenir la pression politique.

Sur le plan médical, une équipe a pris en charge Martin Fayulu dans une structure sanitaire non précisée. Les autorités évoquent de leur côté un « traumatisme facial » sans danger vital immédiat. Cet épisode est largement relayé dans les médias. Il pourrait devenir un symbole des tensions politiques actuelles. Le dialogue entre pouvoir et opposition semble fortement fragilisé.