La Côte d’Ivoire a confirmé sa place parmi les puissances africaines du taekwondo en s’adjugeant la deuxième position au classement général des 17es Championnats d’Afrique des nations. La compétition, organisée les 30 et 31 mai 2026 à Bamako, au Mali, a réuni les meilleurs combattants du continent. Les Éléphants ont totalisé dix médailles, derrière le pays hôte, seul à avoir fait mieux.
Composée de 19 athlètes, dont trois représentants du para-taekwondo, la délégation ivoirienne a une nouvelle fois illustré la profondeur de son vivier. Les performances des combattantes féminines ont particulièrement contribué à ce résultat, avec un total de trois titres continentaux.
Les combattantes ivoiriennes en première ligne
Grande figure du taekwondo africain, Ruth Gbagbi a une fois encore dominé sa catégorie des -67 kg. Elle s’est adjugé un huitième sacre consécutif aux Championnats d’Afrique, confirmant son statut de référence sur le continent. À ses côtés, Nabintou Koné (-49 kg) et Ibo Hélène Koumba (-62 kg) ont également décroché l’or. Les deux athlètes ont livré des parcours maîtrisés jusqu’au titre, renforçant la domination ivoirienne chez les féminines.
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Autre satisfaction de la compétition, Laurène Ossin Kimi (-73 kg) s’est hissée jusqu’en finale avant de s’incliner face à la Malienne Bintou Diakité. Une performance notable malgré la déception du résultat final. Selon son entraîneur, Anuar Bykovskiy, la décision arbitrale laisse un goût amer. « Le système était défaillant. Laurène a touché plusieurs fois à la tête, mais avec la nouvelle règle, on ne peut plus se plaindre », a-t-il déclaré. Le technicien italien accompagne la jeune athlète depuis son enfance.
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Une génération prometteuse déjà tournée vers la suite
Malgré cette frustration, le staff technique retient les progrès réalisés par Laurène Ossin, considérée comme l’un des grands espoirs du taekwondo féminin mondial. Sa médaille d’argent est perçue comme une étape importante dans sa progression internationale.
Dans les autres catégories, Mariama Cissé (-57 kg) a également décroché une médaille d’argent, confirmant la régularité de la délégation ivoirienne dans les finales. Le tableau des médailles ivoirien a été complété par cinq breloques de bronze remportées par Mohamed Konaté (-80 kg), Abdoul Hakim Konaté (-58 kg), Younouss Konaté (-63 kg), Natenin Keita (-53 kg) et Astan Bathily (+73 kg). À peine revenue du Mali, Laurène Ossin se projette déjà sur sa prochaine échéance internationale. Elle participera au Grand Prix de Rome, prévu du 5 au 7 juin 2026 en Italie, aux côtés de Ruth Gbagbi.
Cette nouvelle compétition offrira une opportunité supplémentaire aux taekwondoïstes ivoiriennes. Elles pourront confirmer leur montée en puissance. Elles continueront aussi de faire rayonner la Côte d’Ivoire sur la scène mondiale.


