Côte d’Ivoire : la centrale solaire Ferké Solar de 52 MW inaugurée à Sokoro 2 pour accélérer la transition énergétique

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa politique de transition énergétique. Le vendredi 3 juillet 2026, le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a inauguré la centrale photovoltaïque Ferké Solar de Sokoro 2, dans le nord du pays.

À cette cérémonie officielle participait également le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Avec une puissance installée de 52 mégawatts-crête (52 MWc), cette infrastructure devient la deuxième centrale solaire de cette envergure en Côte d’Ivoire, après celle de Boundiali.

 

Un investissement de 41 milliards FCFA pour une énergie propre

Construite sur une superficie de 70 hectares, la centrale repose sur 73 341 panneaux photovoltaïques de dernière génération. Le projet a mobilisé un investissement de 41 milliards de FCFA. Chaque année, cette infrastructure produira environ 90 gigawattheures (GWh) d’électricité verte. Cette production permettra d’alimenter de nombreux ménages ivoiriens tout en réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre. Selon les autorités, la centrale évitera le rejet de près de 39 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO₂) par an, soit plus d’un million de tonnes sur l’ensemble de sa durée de vie.

Lors de son intervention, Téné Birahima Ouattara a mis en avant les retombées concrètes du projet pour les populations.

« Ce sont plus de 370 000 foyers qui seront impactés par cette centrale de 52,42 mégawatts-crête que nous mettons en service aujourd’hui. Ainsi, grâce à cette infrastructure, les ménages, les établissements scolaires, les centres de santé et les acteurs économiques bénéficieront d’une énergie fiable, facteur de progrès, de dignité, d’opportunités et d’autonomie », a déclaré le Vice-Premier ministre.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’électricité, cette centrale devrait contribuer à renforcer la qualité des services publics et soutenir les activités économiques de la région. Pour Téné Birahima Ouattara, Ferké Solar représente bien plus qu’un simple projet énergétique. Selon lui, cette nouvelle centrale constitue une véritable opportunité de développement pour la région du Tchologo ainsi que pour l’ensemble du pays.

« En effet, elle permet de réduire les coûts de l’énergie, accélérer l’électrification des zones rurales, créer des emplois, notamment pour notre jeunesse, renforcer notre souveraineté énergétique, soutenir un développement durable et inclusif », a-t-il souligné.

Le ministre a également salué la réalisation de ce projet structurant, qu’il présente comme une illustration de l’engagement du président Alassane Ouattara en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rappelé qu’en 2011, le taux d’accès à l’électricité en Côte d’Ivoire s’élevait à 33,1 %, contre plus de 90 % aujourd’hui.

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Le gouvernement vise 46,3 % d’énergies renouvelables d’ici 2035

Présent à cette inauguration, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a réaffirmé les ambitions du gouvernement en matière de transition énergétique. L’objectif affiché consiste à porter la part des énergies renouvelables à 46,3 % du mix énergétique national d’ici à 2035. Pour atteindre cette cible, plusieurs autres centrales solaires seront construites dans les prochaines années.

« Plusieurs autres centrales solaires verront le jour dans les prochaines années à Korhogo, Katiola, Tengréla, Bouna, Kong, Bondoukou, Dabakala, Touba et dans plusieurs autres localités du pays. Notre ambition est de faire passer la capacité solaire installée de la Côte d’Ivoire à plus de 1 300 mégawatts à l’horizon 2035 », a annoncé le ministre.

À l’occasion de cette cérémonie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a également lancé un appel aux partenaires techniques et financiers. Il les a invités à poursuivre leur accompagnement en finançant les projets énergétiques inscrits dans la stratégie nationale. Selon le ministre, cette mobilisation reste indispensable pour concrétiser l’ambition du gouvernement : fournir à la Côte d’Ivoire et à l’ensemble de la sous-région une énergie abondante, de qualité et accessible à tous.

 

Gouv CI
© Gouv CI

Élimination de la Côte d’Ivoire au Mondial 2026 : Éric Oulla dénonce les failles du football ivoirien

Quelques jours après l’élimination de la Côte d’Ivoire en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, les analyses continuent de nourrir le débat autour de l’avenir du football ivoirien.

Le journaliste et essayiste Éric Oulla estime que cette sortie prématurée ne peut être considérée comme un simple accident de parcours. Pour l’auteur de Mes Vertes Vérités, Manuscrit d’un footeux, ce revers met avant tout en lumière des insuffisances structurelles qui affectent le football ivoirien depuis plusieurs années. Selon lui, les Éléphants possédaient pourtant les qualités nécessaires pour poursuivre leur aventure dans la compétition.

 

« La Norvège était largement à notre portée »

Éric Oulla considère que la sélection ivoirienne avait largement les moyens de franchir l’obstacle norvégien. « La Norvège était largement à notre portée », affirme-t-il, estimant que les Éléphants ont surtout manqué de solidité mentale et de maîtrise tactique au moment décisif. À ses yeux, cette élimination constitue un véritable échec. Elle révèle, selon lui, un décalage important entre les ambitions affichées par la sélection nationale et son niveau réel de performance sur le terrain.

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À la suite de cette désillusion, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la démission du président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Idriss Diallo.

Le journaliste rappelle que l’élection fédérale prévue le 12 septembre constituera le moment approprié pour dresser un bilan du mandat de l’actuelle équipe dirigeante. Il considère néanmoins que les récents succès des Éléphants ont parfois masqué des difficultés plus profondes qui persistent au sein du football ivoirien, notamment en matière de gouvernance, d’arbitrage et de développement des compétitions nationales.

L’essayiste attribue également une part importante de responsabilité au sélectionneur Emerse Faé. Il critique plusieurs choix effectués lors de la composition de l’équipe, estimant que certaines sélections auraient davantage répondu à des considérations affectives qu’à des critères purement sportifs.

 

Éric Oulla regrette aussi l’absence de véritable renouvellement au sein du groupe des Éléphants.

Selon lui, le sélectionneur manque également d’ouverture face aux critiques formulées depuis plusieurs compétitions. Il estime que les insuffisances tactiques observées depuis plusieurs années n’ont toujours pas été corrigées.

Au-delà des responsabilités individuelles, Éric Oulla invite à une réflexion plus globale sur le fonctionnement du football ivoirien. Il estime que les analyses réalisées par plusieurs techniciens étrangers sur les lacunes tactiques de la Côte d’Ivoire confirment un retard dans l’organisation du jeu ainsi que dans la préparation scientifique des sélections africaines. Pour y remédier, il plaide en faveur d’études approfondies sur les performances des équipes nationales.

Selon lui, ces évaluations devraient associer plusieurs profils spécialisés, notamment des psychologues, des statisticiens ainsi que des experts de la performance sportive afin d’améliorer durablement le niveau de compétitivité des sélections.

À quelques semaines de l‘élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, Éric Oulla estime que le football national doit ouvrir un nouveau chapitre. Il appelle à un changement de génération et à l’émergence d’une nouvelle vision capable de répondre aux défis actuels. Sans apporter de soutien explicite à un candidat, le journaliste considère que Souleymane Cissé incarne davantage cette volonté de renouvellement. Il rappelle toutefois que la décision reviendra aux 81 électeurs appelés à choisir le projet qui, selon eux, sera le plus à même d’ouvrir une nouvelle ère pour le football ivoirien.

 

Éric Oulla
© Éric Oulla

Don de 2 410 tonnes de riz chinois à la Côte d’Ivoire : une aide humanitaire qui déclenche une vive polémique

Ce qui devait illustrer un geste de solidarité internationale s’est rapidement transformé en sujet de controverse. L’annonce de la réception de plusieurs milliers de tonnes de riz offertes par la République populaire de Chine à la Côte d’Ivoire a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

À l’origine de cette polémique, une publication de la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Logboh Myss Belmonde Dogo, présentant cette aide alimentaire comme un appui destiné aux populations les plus vulnérables. En quelques heures, le débat a dépassé le simple cadre de l’action humanitaire pour s’étendre aux questions de souveraineté alimentaire, de politique agricole et de solidarité nationale.

 

2 410 tonnes de riz pour les populations vulnérables

Dans son message publié à l’issue de la cérémonie officielle, la ministre a annoncé avoir procédé, aux côtés de l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Côte d’Ivoire, Wu Jie, à la signature de l’acte de remise et de réception des quatrième et cinquième lots d’un don de 2 410 tonnes de riz. Selon Logboh Myss Belmonde Dogo, cette aide s’inscrit dans le cadre du programme alimentaire que la Chine met en œuvre en faveur de plusieurs pays africains.

« Avec l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine SEM Wu Jie, j’ai procédé à la signature de l’acte de remise et de réception des 4e et 5e lots du don de 2410 tonnes de riz offert par son pays aux populations ivoiriennes. Ce geste de solidarité s’inscrit dans le cadre du projet alimentaire fourni par la Chine aux pays africains. D’une valeur d’un milliard 700 millions de FCFA, ces vivres seront distribués aux ménages les plus vulnérables sur l’ensemble du territoire national notamment les victimes des inondations et des opérations de déguerpissement de Koumassi Campement et des six quartiers et villages de Port-Bouët. »

La ministre a également exprimé, au nom du gouvernement ivoirien, sa gratitude envers les autorités chinoises.

« Un soutien où les besoins sont plus pressants. Au nom du Gouvernement de Côte d’Ivoire, j’adresse mes sincères remerciements au Gouvernement chinois pour ce geste à haute portée humanitaire qui renforce davantage les liens d’amitié et de coopération entre nos deux États. »

 

Des critiques sur la dépendance alimentaire de la Côte d’Ivoire

Malgré les explications du gouvernement, cette annonce a rapidement suscité des critiques de plusieurs internautes et personnalités publiques. Le journaliste Ferro Bally s’est notamment interrogé sur ce qu’il considère comme une contradiction entre les ambitions affichées de développement économique et le recours répété à des dons alimentaires.

« Notre pays, qui combat la mendicité, quémande du riz au plan international ? Et ce manège se trouve aux 4e et 5e lots. C’est honteux pour la « grande nation » ivoirienne, que l’on vante dans les propagandes », a-t-il déclaré.

Son intervention a été largement relayée et commentée sur les réseaux sociaux.  Plusieurs internautes ont également exprimé leur incompréhension face à cette nouvelle aide alimentaire.

« C’est bizarre, au XXIe siècle, la Côte d’Ivoire reçoit encore des dons de sacs de riz », a écrit un internaute.

Un autre estime que les ressources consacrées à cette opération auraient pu servir à renforcer durablement la production nationale.

« Un milliard 700 millions pourquoi ne pas prendre tout cet argent dans le développement de nos bas-fonds ? En plus, c’est le 4e et le 5e don. Tout cet argent pouvait développer nos bas-fonds pour être autosuffisant. Mais malheureusement, des décennies plus tard, c’est la Chine qui fournit le riz, pourtant le pays repose sur l’agriculture », a-t-il commenté.

Dans le même esprit, un autre internaute s’est indigné de cette situation.

« Dommage pour notre pays de recevoir toujours des dons de riz. Et pourtant, le pilier de notre développement repose sur l’agriculture. »

 

Entre urgence sociale et autonomie alimentaire

Au-delà des réactions suscitées par cette annonce, cette controverse met en évidence une problématique plus profonde. Elle illustre la tension récurrente à laquelle sont confrontés de nombreux pays en développement, répondre aux urgences sociales immédiates tout en construisant une véritable autonomie économique et alimentaire sur le long terme.

D’un côté, les autorités défendent le recours à la solidarité internationale afin d’apporter une réponse rapide aux populations touchées par les crises, notamment les victimes des inondations et des opérations de déguerpissement. De l’autre, une partie de l’opinion publique estime que ces aides successives devraient inciter à accélérer les investissements dans la production agricole nationale afin de réduire durablement la dépendance du pays aux importations et aux dons alimentaires.

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La controverse autour de ce don de 2 410 tonnes de riz dépasse ainsi la simple question de l’aide humanitaire. Elle met en lumière les attentes grandissantes d’une partie de la population en matière de souveraineté alimentaire, de développement agricole et d’efficacité des politiques publiques. Elle rappelle également que les questions liées à la gouvernance de la solidarité nationale et au renforcement de la production agricole demeurent au cœur des débats sur le développement de la Côte d’Ivoire.

 

Myss Belmonde Dogo
© Myss Belmonde Dogo

M’Bengué : un éléphant meurt électrocuté près de Tiétougou, le ministère des Eaux et Forêts réagit

Le ministère des Eaux et Forêts a annoncé le décès accidentel d’un éléphant survenu dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juillet 2026, à proximité du village de Tiétougou, dans le département de M’Bengué.

Selon les premières constatations effectuées sur place et les témoignages recueillis auprès des riverains, l’accident s’est produit aux environs de 22 heures alors qu’une forte pluie s’abattait sur la localité. L’animal traversait une exploitation rizicole lorsqu’il a percuté accidentellement un poteau de la ligne électrique alimentant le village. Sous la violence du choc, le poteau est tombé au sol, entraînant avec lui les câbles électriques.

 

Attiré par les étincelles, le pachyderme succombe à une électrocution

Après la chute du poteau, des étincelles se sont produites au niveau des câbles de haute tension. Attiré par ces lumières, l’éléphant s’est approché de la zone et est entré en contact avec les fils électriques. Il a été mortellement électrocuté avant que quiconque ne puisse intervenir. Les premières investigations privilégient la thèse d’un accident.

Dès la découverte de l’animal, les autorités administratives locales ont immédiatement alerté les services du ministère des Eaux et Forêts. Une équipe technique s’est rendue sans délai sur les lieux afin de mener les premières opérations. Ses missions ont consisté à effectuer les constatations d’usage, évaluer la situation et sécuriser le périmètre en collaboration avec les services compétents. Les agents ont également supervisé l’inhumation de l’éléphant à proximité du site de l’accident, conformément aux protocoles environnementaux en vigueur.

Cette opération s’est déroulée sous la coordination du sous-préfet central de M’Bengué, Kouadio Didier Lavisse. À la suite de cet incident, le ministère des Eaux et Forêts a salué la réactivité des populations ainsi que celle des autorités administratives locales, dont l’intervention rapide a permis une prise en charge immédiate de la situation. Le département ministériel invite également les communautés vivant à proximité des zones de passage de la faune sauvage à faire preuve de la plus grande vigilance.

Il encourage les riverains à signaler sans délai toute présence d’espèces protégées ou tout incident impliquant la faune sauvage auprès des agents des Eaux et Forêts les plus proches, afin de prévenir de nouveaux accidents et de renforcer la protection de la biodiversité.

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Ministère des eaux et forêts
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Mondial 2026 : le Maroc terrasse le Canada (3-0) et fonce en quarts de finale avec la France en ligne de mire

Le Maroc poursuit son remarquable parcours à la Coupe du Monde 2026. Ce samedi 4 juillet, les Lions de l’Atlas ont dominé le Canada (3-0) à Houston, au Texas, validant ainsi leur qualification pour les quarts de finale du tournoi.

Grâce à cette victoire, la sélection marocaine devient la première équipe à décrocher son billet pour le prochain tour. Elle pourrait désormais retrouver la France, à condition que les Bleus s’imposent face au Paraguay lors de leur huitième de finale disputé plus tard dans la soirée. Dans le cas contraire, les Marocains affronteront les Paraguayens jeudi prochain à Boston. Cette élimination fait également du Canada le premier des trois pays coorganisateurs du Mondial 2026 à quitter la compétition.

 

Une première période compliquée pour les hommes de Walid Regragui

Le succès marocain ne reflète pourtant pas les difficultés rencontrées avant la pause. Durant les 45 premières minutes, les Lions de l’Atlas ont longtemps semblé dépassés par des Canadiens entreprenants. En manque d’inspiration offensive, les Marocains ont davantage collectionné les cartons jaunes que les occasions de but. Avec quatre avertissements reçus avant la mi-temps contre une seule véritable opportunité, les partenaires d’Achraf Hakimi ont peiné à imposer leur rythme.

Il a fallu attendre la 28e minute pour voir Soufiane Rahimi inquiéter timidement le gardien canadien Maxime Crépeau. L’attaquant a tenté sa chance de loin, mais sa frappe, légèrement déviée, a été facilement captée par le portier d’Orlando. Quelques minutes plus tôt, le sélectionneur marocain avait déjà dû revoir ses plans après la sortie sur blessure d’Ismaël Saibari dès la 22e minute. Révélation du tournoi et récente recrue du Bayern Munich, le milieu offensif a laissé sa place à Soufiane Rahimi.

Face à un Canada déterminé, Yassine Bounou s’est rapidement illustré. Le gardien marocain a réalisé une intervention décisive dès la 10e minute en repoussant, de la jambe gauche, une tentative dangereuse de Tani Oluwaseyi. Une parade spectaculaire qui a permis aux Lions de rester dans le match.

La première période a également été marquée par un jeu haché, rythmé par de nombreuses fautes et plusieurs gestes d’anti-jeu. L’arbitre a distribué six cartons jaunes avant la pause. L’un des moments les plus tendus est intervenu lorsqu’Achraf Hakimi a poussé Richie Laryea dans le dos. L’altercation qui a suivi a provoqué une mêlée générale et s’est conclue par un carton jaune adressé aux deux joueurs.

 

Azzedine Ounahi change le destin du match

Au retour des vestiaires, le scénario a totalement basculé. Alors que l’arbitre venait une nouvelle fois de sortir un carton, cette fois à l’encontre du Canada, le Maroc a immédiatement profité du coup franc qui a suivi. Achraf Hakimi a intelligemment servi en retrait Azzedine Ounahi, parfaitement placé à l’entrée de la surface. L’ancien joueur d’Angers et de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui sous les couleurs de Gérone en Espagne, a ajusté un plat du pied précis au milieu d’une forêt de défenseurs pour ouvrir le score à la 50e minute.

Le Maroc concrétisait ainsi sa deuxième tentative cadrée du match, preuve d’un réalisme exceptionnel. Cette efficacité a même donné l’impression d’un véritable braquage parfait pour la sélection sacrée championne d’Afrique sur tapis vert, une décision toujours contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport.

Dans les tribunes du stade de Houston, les supporters marocains ont largement dominé l’ambiance. Clappings, chants et sifflets stridents ont accompagné les Lions de l’Atlas tout au long de la rencontre, notamment après l’ouverture du score.

Malgré leur retard, les Canadiens n’ont jamais cessé d’y croire. Jonathan David a obtenu une belle opportunité sur coup franc à la 78e minute, mais l’attaquant de la Juventus a expédié sa tentative au-dessus de la barre. Quelques instants plus tard, Tajon Buchanan a tenté sa chance de loin, mais Yassine Bounou s’est montré vigilant en captant sans difficulté le ballon.

 

Le doublé d’Ounahi puis le but de Rahimi scellent le sort du Canada

Le suspense a définitivement pris fin à la 82e minute. Servi en retrait par Brahim Diaz, Azzedine Ounahi a signé un doublé de toute beauté en expédiant un véritable missile dans la lucarne devant les supporters marocains. Déjà auteur de l’ouverture du score, le milieu offensif s’est imposé comme le grand artisan de cette qualification. Soufiane Rahimi, très actif durant toute la rencontre, a lui aussi été récompensé de ses efforts.

Après avoir trouvé la barre transversale de la tête quelques minutes auparavant, l’attaquant a inscrit le troisième but marocain dans les ultimes secondes du temps additionnel (90e+8), offrant une ampleur encore plus importante au succès des Lions de l’Atlas.

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Le score final apparaît sévère pour une sélection canadienne qui a longtemps rivalisé avec le Maroc. Valeureux et entreprenants, les hommes de Jessie Marsch auront toutefois payé leur manque d’efficacité offensive face au réalisme marocain. Première nation coorganisatrice éliminée de cette Coupe du Monde 2026, le Canada peut néanmoins retenir plusieurs motifs de satisfaction.

Avant même cette rencontre disputée à Houston, les Canucks avaient déjà atteint leur principal objectif en se qualifiant pour les huitièmes de finale, une performance historique après avoir quitté leurs deux précédentes participations à la Coupe du Monde sans avoir remporté le moindre match. Le Maroc, de son côté, poursuit son rêve mondial et se rapproche un peu plus d’un nouvel exploit, quatre ans après sa demi-finale historique au Mondial 2022.

 

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© Dr

Alassane Ouattara en France : un déplacement au cœur des enjeux politiques et au lendemain du drame des inondations

Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a quitté Abidjan ce vendredi 3 juillet 2026 à destination de la France, selon un communiqué publié par la Présidence de la République.

À son départ de l’aéroport, le président Alassane Ouattara était entouré de son épouse, Dominique Ouattara, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement venus lui témoigner leur soutien avant son embarquement. La Présidence n’a toutefois communiqué aucun détail sur le programme officiel de ce séjour en France. Selon des sources proches du palais présidentiel, le chef de l’État devrait profiter de ce déplacement pour effectuer des contrôles médicaux, participer à des rencontres personnelles et mener des consultations privées sur le mécanisme devant conduire à la mise en place du nouveau dispositif électoral.

Le président ivoirien devrait notamment effectuer des contrôles médicaux, participer à des rencontres à caractère personnel et mener des consultations privées autour du mécanisme appelé à conduire à la mise en place du nouveau dispositif électoral.

 

Le nouveau mécanisme électoral au centre des discussions

Ce déplacement intervient alors que le gouvernement poursuit la réforme du système électoral. Le 22 juin dernier, à l’issue d’une rencontre réunissant les responsables des partis politiques ainsi que des organisations de la société civile, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, avait présenté les grandes lignes du futur dispositif électoral. Ce nouveau mécanisme prévoit la création d’un organe composé de trois entités, destiné à remplacer l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI), officiellement dissoute à l’issue d’un Conseil des ministres.

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Un voyage marqué par le contexte dramatique des inondations à Abidjan

Le départ du président Alassane Ouattara intervient dans un contexte particulièrement difficile pour la Côte d’Ivoire. La veille de son voyage, le pays était encore sous le choc des conséquences des pluies diluviennes qui ont frappé Abidjan et plusieurs localités environnantes. Le dernier bilan communiqué fait état de 59 personnes décédées ainsi que d’importants dégâts matériels. La commune d’Attécoubé a été la plus durement touchée par cette catastrophe. Le quartier Mossikro a notamment été le théâtre d’éboulements meurtriers ayant causé la mort de plus d’une vingtaine de personnes, dont plusieurs membres d’une même famille.

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Avant son départ pour la France, le président de la République avait adressé un message de solidarité à l’endroit des victimes et de leurs familles.

« Mes pensées vont aux victimes, à leurs proches, ainsi qu’à tous ceux ou toutes celles qui recherchent encore un être cher ou ont perdu leur habitation », a déclaré Alassane Ouattara.

Le chef de l’État a également assuré que les autorités entendaient agir rapidement afin d’accompagner les populations sinistrées.

« Notre priorité est de faire en sorte que chaque famille retrouve, dans les meilleurs délais, des conditions de vie dignes, sûres et sécurisées », a-t-il ajouté.

 

Le gouvernement annonce un vaste programme de relogement

Face à l’ampleur des dégâts provoqués par les inondations et les opérations de déguerpissement, le gouvernement ivoirien a dévoilé plusieurs mesures d’urgence. Parmi les principales décisions figure la construction de 12 000 logements destinés au relogement des personnes affectées. Ces habitations seront notamment réalisées dans la commune de Songon ainsi que le long de l’autoroute du Nord. L’objectif affiché est d’offrir des solutions durables aux familles ayant perdu leur logement ou contraintes de quitter des zones jugées à risque.

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Selon les informations disponibles, le président Alassane Ouattara devrait regagner Abidjan avant la fin du mois de juillet. Le président Alassane Ouattara devrait regagner Abidjan avant la fin du mois de juillet afin de superviser les préparatifs des festivités marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Cette année, la commune de Yopougon accueillera les célébrations nationales ainsi que les principales manifestations officielles.

 

Présidence de la République de Côte d'Ivoire
© Présidence de la République de Côte d'Ivoire

Mondial 2026 : le Cap-Vert fait vaciller l’Argentine et conquiert le monde malgré l’élimination

Il y a des rencontres qui dépassent le simple cadre d’un match de football. Ce huitième de finale de la Coupe du Monde 2026 entre l’Argentine, championne du monde en titre, et le Cap-Vert appartient désormais à cette catégorie. Si l’Albiceleste a finalement validé son billet pour les quarts de finale après une prolongation irrespirable, c’est bien la sélection capverdienne qui est repartie avec l’admiration des supporters et des observateurs du monde entier.

Loin d’endosser le rôle de victime annoncée face à l’un des plus grands favoris du tournoi, le Cap-Vert s’est présenté avec une ambition assumée et la ferme volonté d’écrire une page d’histoire. Les hommes venus de l’archipel africain ont transformé cette confrontation en un véritable récit de courage et de détermination, offrant au football africain l’une de ses prestations les plus marquantes sur la scène mondiale.

 

Messi lance l’Argentine, mais le Cap-Vert refuse de céder

Tout semblait pourtant sourire aux champions du monde dès les premières minutes. Fidèle à son statut de leader, Lionel Messi ouvrait le score et donnait l’impression que l’Argentine allait vivre une soirée relativement tranquille. Mais le scénario imaginé par beaucoup allait rapidement voler en éclats. Loin de se laisser abattre, les Capverdiens ont répondu avec un mental remarquable. À chaque fois que l’Argentine reprenait l’avantage, ils trouvaient les ressources nécessaires pour revenir au score.

Une première égalisation, puis une deuxième, avant une troisième réponse pleine de caractère, le Cap-Vert a refusé d’abdiquer, démontrant une force mentale exceptionnelle. Cette capacité à revenir sans cesse dans le match a progressivement fait douter les champions du monde.

Parmi les moments forts de cette rencontre figure le magnifique but inscrit par Cabrel. Véritable chef-d’œuvre technique, cette réalisation est appelée à faire le tour du monde tant elle symbolise l’audace et le talent affichés par les insulaires. Ce n’était pas un exploit isolé, mais l’expression d’une équipe qui n’a jamais cessé de croire en ses chances.

Le temps réglementaire n’ayant pas suffi à départager les deux équipes, la prolongation s’est transformée en un affrontement d’une intensité exceptionnelle. Loin d’être une simple formalité pour l’Argentine, ces trente minutes supplémentaires ont ressemblé à un véritable combat de coqs où chaque équipe a puisé dans ses dernières réserves physiques et mentales.

Finalement, c’est Romero qui a offert la délivrance aux Argentins en inscrivant le but décisif. Une réalisation synonyme de qualification, mais obtenue au terme d’un véritable calvaire pour les tenants du titre, longtemps malmenés par un adversaire qui a refusé de baisser les bras jusqu’au coup de sifflet final.

 

Le Cap-Vert impressionne par son jeu et son audace

Au-delà du résultat, c’est surtout la manière qui a marqué les esprits. Contrairement à de nombreuses équipes surprises qui auraient choisi de défendre en attendant un éventuel coup du sort, le Cap-Vert a décidé d’imposer son identité. Les joueurs ont attaqué, construit leurs actions avec conviction et osé défier une référence mondiale les yeux dans les yeux.

Leur qualité dans les sorties de balle, leur pressing haut et leur capacité à rivaliser techniquement avec les Sud-Américains ont suscité l’admiration, y compris chez les observateurs les plus sceptiques. L’image du gardien Vosia quittant sa surface pour relancer proprement ses coéquipiers restera comme l’un des symboles de cette philosophie de jeu résolument offensive. Sur le terrain comme en dehors, une véritable unité s’est dégagée. Joueurs, dirigeants et supporters ont avancé dans un même élan, donnant au monde entier une véritable leçon de football.

Comme cela a été souligné dans les commentaires après la rencontre : « C’est une équipe de foot qui est venue pour jouer un match, pas pour subir. » Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit affiché par les Capverdiens et qui pourrait inspirer de nombreuses sélections à l’avenir.

 

Pour l’Argentine, une qualification qui ressemble à un avertissement

Si l’essentiel est assuré avec cette présence en quarts de finale, cette victoire laisse malgré tout plusieurs interrogations du côté argentin. Les champions du monde ont souffert comme rarement. Bousculés, usés et parfois proches de la rupture, ils ont été mis en grande difficulté par une équipe qu’ils n’avaient peut-être pas suffisamment prise au sérieux.

À l’issue de la rencontre, le sélectionneur Lionel Scaloni est apparu soulagé d’avoir obtenu la qualification, mais loin d’être totalement rassuré. Il a reconnu les difficultés rencontrées par son équipe, évoquant notamment les effets de la chaleur, de l’humidité ainsi que la fatigue accumulée au fil d’une compétition particulièrement exigeante. Les inquiétudes concernent désormais la suite du parcours. Les fragilités physiques et tactiques aperçues face au Cap-Vert devront rapidement être corrigées, car le prochain rendez-vous s’annonce particulièrement relevé.

L’Égypte attend désormais l’Argentine en quart de finale et ne compte certainement pas lui faciliter la tâche. Plus loin dans le tableau, une éventuelle confrontation face à la Colombie pourrait également s’avérer périlleuse si les Argentins ne retrouvent pas davantage de maîtrise.

Comme l’ont relevé certains analystes à l’issue de la rencontre : « Cette équipe n’est peut-être pas si dominatrice qu’on le pensait. » Une réflexion qui sonne comme un avertissement à quelques jours d’un quart de finale déjà annoncé comme explosif.

 

Une nuit qui rappelle la véritable essence du football

Au-delà du suspense et de l’intensité, cette rencontre restera comme l’une des plus belles démonstrations des valeurs du football. Le Cap-Vert, pays de moins d’un million d’habitants, a rappelé que les petites nations pouvaient elles aussi rêver en grand et rivaliser avec les meilleures équipes de la planète. Les Capverdiens ont également adressé un message fort à toutes les sélections qui abordent ce type de rendez-vous avec résignation : face aux favoris, le courage et l’ambition peuvent parfois bouleverser tous les pronostics.

Les images des joueurs capverdiens en larmes au coup de sifflet final, tout comme celles de leurs supporters fiers malgré la défaite, resteront parmi les souvenirs les plus marquants de cette Coupe du Monde 2026. Si l’aventure continue pour l’Argentine, elle conservera désormais une cicatrice : celle laissée par une équipe capverdienne qui, un soir de juillet, est passée tout près de signer le plus grand exploit de son histoire.

Au bout du compte, l’Argentine s’est qualifiée. Mais dans les mémoires, le Cap-Vert restera sans doute comme le véritable vainqueur moral de cette soirée. Bien plus qu’un simple match, cette sélection a remporté quelque chose de plus précieux, le respect, l’admiration et le cœur des passionnés de football à travers le monde.

Le retour des joueurs au pays s’annonce triomphal, tant leur parcours et leur prestation auront marqué les esprits. Leur aventure rappelle une vérité intemporelle, dans le sport comme dans la vie, les plus belles histoires ne s’écrivent jamais uniquement sur le papier. Elles naissent du courage, du talent et d’une foi inébranlable. Cette Coupe du Monde 2026 a trouvé son étincelle. Et elle porte le nom du Cap-Vert.

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Côte d’Ivoire : l’AIRP tire la sonnette d’alarme face à l’explosion des trafics de faux médicaments en ligne

À Abidjan, les acteurs engagés dans la lutte contre les Produits Médicaux de Qualité Inférieure et Falsifiés (PMQIF) se sont retrouvés le vendredi 3 juillet afin d’échanger sur l’évolution d’un phénomène de plus en plus préoccupant en Côte d’Ivoire : la progression des faux médicaments et des produits cosmétiques dangereux. Les participants ont, à cette occasion, tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur croissante de cette menace sanitaire.

Cette rencontre s’est tenue dans le cadre de la deuxième réunion trimestrielle de la plateforme nationale de lutte contre les PMQIF, organisée par l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP), et a mis en évidence une criminalité désormais fortement alimentée par les réseaux sociaux et le commerce en ligne.

 

Les faux médicaments qualifiés de “crime sanitaire”

Ouvrant les travaux, le directeur général de l’AIRP, le Dr Hassan Coulibaly, a insisté sur la gravité du phénomène, rappelant que les médicaments falsifiés ne relèvent pas d’une simple contrefaçon.

« Le médicament falsifié est un crime. C’est une arme invisible qui trompe la confiance des familles et ôte des vies sous couvert d’une promesse de guérison. » a-t-il déclaré.

Devant les représentants des ministères, des forces de l’ordre, des organisations professionnelles et des partenaires techniques, il a souligné la dangerosité croissante de ces produits illicites.

Selon le directeur général de l’AIRP, le trafic des produits de santé connaît une transformation profonde. Aux circuits traditionnels s’ajoutent désormais les plateformes numériques, devenues de nouveaux espaces de commercialisation illégale. Facebook, TikTok et d’autres réseaux sociaux sont particulièrement cités comme des canaux exploités par des trafiquants profitant de l’anonymat du numérique pour contourner la réglementation.

Au-delà des médicaments, les autorités sanitaires alertent également sur la progression des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle non conformes. Les produits éclaircissants contenant des substances potentiellement dangereuses pour la santé figurent parmi les principales préoccupations.

Dans ce contexte, l’AIRP a présenté les résultats d’une campagne nationale de déclaration des produits cosmétiques menée entre octobre 2024 et mars 2025. Cette opération a permis d’enregistrer 11 849 produits déclarés par 1 140 opérateurs économiques et importateurs. L’objectif est désormais de constituer une base de données nationale afin d’assainir le marché et de faciliter l’homologation des produits conformes.

 

Vers une réponse interinstitutionnelle renforcée

Pour le Dr Hassan Coulibaly, l’ampleur du phénomène dépasse les capacités d’action d’une seule institution. Il a évoqué plusieurs contraintes structurelles, notamment la porosité des frontières, le poids du secteur informel et les coûts élevés liés au stockage et à la destruction des produits saisis. Face à ces défis, une approche coordonnée est privilégiée, impliquant les services de police, la gendarmerie, les douanes, la justice ainsi que les organisations professionnelles.

Représentant le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie Universelle (CMU), la conseillère technique chargée du secteur pharmaceutique, le Dr Marie-Chantal Assouan, a mis l’accent sur la souveraineté pharmaceutique de la Côte d’Ivoire.

Elle a indiqué que la lutte contre les produits médicaux falsifiés dépasse le cadre sanitaire et constitue un enjeu stratégique pour le développement d’une industrie pharmaceutique nationale crédible. Elle a également souligné que l’atteinte du niveau de maturité 3 de l’autorité de régulation pharmaceutique demeure une étape essentielle pour garantir la qualité des médicaments produits localement.

 

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Face à la digitalisation des trafics, l’AIRP engage également sa propre modernisation technologique. L’institution a annoncé l’accélération de sa transformation numérique avec le développement d’outils digitaux destinés aux fonctions de régulation, d’inspection et de répression. Ces dispositifs sont actuellement en phase avancée de conception, selon les responsables.

Cette réunion a rassemblé 44 participants issus d’une quarantaine d’institutions nationales et internationales. Elle a permis de présenter le bilan des saisies enregistrées au premier semestre 2026 et d’identifier de nouvelles stratégies destinées à renforcer durablement la lutte contre les produits médicaux falsifiés en Côte d’Ivoire.

 

Revue de presse du 03 Juillet : pluies meurtrières, renforcement naval et débats politiques dominent l’actualité

Les quotidiens ivoiriens parus ce vendredi 03 juillet 2026 placent en tête de leurs Unes les réactions du président de la République, Alassane Ouattara, après les fortes pluies diluviennes ayant endeuillé plusieurs communes d’Abidjan, ainsi que la réception de deux patrouilleurs par la Marine nationale. Les débats politiques, notamment autour de la réforme électorale et des sorties de Laurent Gbagbo, complètent ce panorama médiatique.

Le drame survenu en début de semaine suite aux pluies diluviennes précédées de glissements de terrain continue de susciter ces réactions au sein de l’opinion publique ivoirienne.

 

Ouattara compatissant face aux victimes des intempéries qui ont fait 59 morts

Dans ce contexte, Fraternité Matin ouvre avec : « Saison des pluies : le Président Ouattara console les familles impactées. “L’urgence est d’apporter une assistance rapide et efficace” », mettant également en avant les actions de la Première dame Dominique Ouattara en faveur des sinistrés.

De son côté, Soir Info titre : « Dernières pluies diluviennes à Abidjan : Ouattara exprime sa profonde solidarité aux victimes », tandis que L’Inter insiste sur l’action publique : « Drames liés aux pluies diluviennes : Ouattara : “L’urgence est d’apporter une assistance rapide et efficace aux sinistrés” ».

Le Matin met en avant la dimension rassurante du discours présidentiel : « Après les pluies meurtrières de ces derniers jours, Alassane Ouattara apaise et rassure ». Le journal relaie cette déclaration : « Notre priorité est que chaque famille impactée retrouve, dans les meilleurs délais, des conditions de vie dignes, sûres et sécurisées… »

Dans la même dynamique, L’Intelligent d’Abidjan résume l’action gouvernementale avec : « Alassane Ouattara déclenche l’après-pluie ».

 

Inondations : critiques de l’opposition et tensions sociales

Les critiques politiques émergent également autour du bilan des inondations. Le Canard Déchaîné titre : « 59 victimes paient cash le prix des promesses gouvernementales ».

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Dans la même veine, le PDCI-RDA, selon Dernière Heure Monde, appelle à une nouvelle politique publique, évoquant « 149 morts en 5 ans causés par ces pluies diluviennes ».

 

Deux patrouilleurs chinois renforcent la puissance navale ivoirienne

Autre fait majeur, la réception de deux patrouilleurs de combat offerts par la Chine à la Marine nationale ivoirienne. Le Jour Plus titre : « Protection des espaces maritimes nationaux : la Chine dote l’armée de deux nouveaux patrouilleurs de combat ».

Pour sa part, Le Rassemblement met l’accent sur la mission opérationnelle : « Protection des côtes ivoiriennes : la Marine nationale dotée de deux patrouilleurs. Téné Birahima : “Soyez les gardiens de nos eaux” ».

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Liberté retient : « Téné accueille deux patrouilleurs », tandis que L’Expression souligne la portée stratégique : « Sécurité maritime : la Chine renforce la puissance navale ivoirienne », citant le ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara : « Notre espace maritime est devenu une priorité dans la gouvernance stratégique ».

 

Laurent Gbagbo et le PPA-CI au centre des débats politiques

La conférence de presse du président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, tenue le jeudi 02 juillet 2026 à Abidjan, occupe également une place importante dans les journaux proches de l’opposition.

Le Temps parle de : « Pacte social, PPA-CI, CPI, réformes électorales : Gbagbo fait le grand déballage ». Le Quotidien d’Abidjan rapporte : « Conférence de presse : Gbagbo dénonce le manque d’humanisme du régime RHDP… »

De son côté, La Voie Originale insiste sur les tensions politiques : « Absence du PPA-CI aux discussions sur la réforme électorale… Gbagbo défend le dialogue… », tandis que Le Nouveau Réveil résume : « Pacte social, justice, réforme électorale : Gbagbo dit ses vérités au pouvoir RHDP ».

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Gbagbo critique le régime RHDP et plaide pour le dialogue

Enfin, les journaux reviennent sur les déclarations politiques de Laurent Gbagbo. Notre Voie rapporte : « Nous sommes dans un pays fracassé par la pauvreté et la misère ».

Le Quotidien d’Abidjan souligne : « Laurent Gbagbo dénonce le manque d’humanisme du régime RHDP », tandis que Le Nouveau Réveil note une ouverture au dialogue politique. La Voie Originale conclut : « Gbagbo défend le dialogue, conteste la méthode du RHDP et réclame justice ».

Déguerpissements à Koumassi Campement sous tension

L’actualité sociale est aussi marquée par les opérations de déguerpissement à Koumassi Campement. La Tribune rapporte l’engagement de la députée Adjaratou Traoré : « Alloui Brou seul ne peut pas casser ce site… », en soutien aux populations affectées.

 

Olympique de Marseille en Côte d’Ivoire : Summer Tour 2026 avec Sublime Côte d’Ivoire du 15 au 18 juillet

L’Olympique de Marseille (OM) et le programme national Sublime Côte d’Ivoire annoncent la venue de l’équipe professionnelle masculine olympienne en Côte d’Ivoire du 15 au 18 juillet 2026, dans le cadre d’une étape de son Summer Tour.

Cette initiative s’inscrit dans le partenariat qui lie le club français au programme de développement touristique porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs, renforçant ainsi les liens entre sport de haut niveau et promotion de la destination Côte d’Ivoire.

Intégré à la fois dans la stratégie de promotion de Sublime Côte d’Ivoire et dans la préparation de l’OM pour la saison 2026-2027, ce séjour de présaison permettra au club, à son effectif professionnel et à son staff de poursuivre leur travail sportif. En parallèle, les Marseillais iront à la rencontre d’une des communautés de supporters les plus passionnées du continent africain, confirmant l’ancrage populaire du club bien au-delà de l’Europe.

 

Une tournée entre football, tourisme et échanges culturels

Au-delà de l’aspect sportif, l’OM et Sublime Côte d’Ivoire présentent cette tournée comme un levier de promotion touristique et de rapprochement entre les peuples. L’événement se veut une expérience de partage entre l’un des clubs les plus populaires d’Europe et le public ivoirien, mêlant football, découverte culturelle et échanges humains.

Durant leur séjour, joueurs et dirigeants participeront à plusieurs activités : conférence de presse, dîner de gala, rencontre avec les supporters, séance d’entraînement ouverte au public, visites touristiques, activités sociales, ainsi qu’un match de gala dont les modalités seront précisées ultérieurement.

Pour Siandou Fofana, Ministre du Tourisme et des Loisirs, cette venue dépasse le cadre sportif. « La venue de l’Olympique de Marseille constitue bien plus qu’une tournée sportive », a-t-il déclaré, soulignant l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination de référence en matière de tourisme, de loisirs et d’événements majeurs. Il a également insisté sur l’expérience offerte aux populations et aux passionnés de football, placée sous le signe du partage et de la convivialité.

 

Une forte couverture médiatique et digitale annoncée

Tout au long de la tournée, l’OM et Sublime Côte d’Ivoire prévoient une large couverture éditoriale et digitale afin de faire vivre l’événement aux supporters du club à travers le monde. Médias, créateurs de contenus, influenceurs et partenaires se mobiliseront pour mettre en avant la richesse touristique, culturelle et humaine de la Côte d’Ivoire, ainsi que son dynamisme et son hospitalité.

Stéphane Richard, Président de l’Olympique de Marseille, a souligné l’importance de cette étape dans la préparation estivale du club, mais aussi dans sa relation avec les supporters ivoiriens. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire occupe une place particulière dans l’histoire de l’OM et que le partenariat avec Sublime Côte d’Ivoire repose sur des valeurs communes et une volonté de rayonnement partagé.

Cette étape du Summer Tour illustre enfin l’ambition commune de l’Olympique de Marseille et de Sublime Côte d’Ivoire de construire un partenariat durable. L’objectif est de créer de la valeur pour le sport, le tourisme et le pays, tout en renforçant les liens historiques et humains entre le club phocéen et la Côte d’Ivoire.