Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo défend son “Pacte social” et met la restructuration du PPA-CI en priorité

En Côte d’Ivoire, l’ancien président Laurent Gbagbo, âgé de 81 ans, a présenté hier devant la presse les bases de son « Pacte social », tout en profitant de cette rencontre pour livrer son analyse de l’actualité politique et sociale, dans un contexte de restructuration interne de son parti.

Selon Marie-Clémence Adom, présidente de l’école du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), la lecture du parti repose sur deux constats majeurs. Elle évoque d’abord « une gouvernance qui privilégie un clan au détriment d’un autre », avant d’ajouter qu’il existe également « une hausse des inégalités sociales ».

 

Gbagbo dénonce les inégalités et les déguerpissements à Yopougon

Prenant ensuite la parole, Laurent Gbagbo a insisté sur la persistance des disparités sociales dans le pays. Il a notamment évoqué les opérations de déguerpissement à Yopougon, ancien bastion politique de son parti, pour illustrer ce qu’il considère comme une dégradation du tissu social.

« Les problèmes sociaux sont énormes. Si les maisons des pauvres sont cassées, c’est parce que les gens qui cassent n’ont pas pitié. Sinon, en arrivant devant la maison que tu dois casser, tu devrais pleurer et puis te retourner », a-t-il déclaré.

Un “Pacte social” pour réduire les inégalités et renforcer le pouvoir d’achat

Un an après le lancement de son mouvement « Trop c’est trop », Laurent Gbagbo affirme que son « Pacte social » vise à proposer des alternatives concrètes. Il appelle notamment à un développement plus équilibré des régions et à une meilleure prise en compte du pouvoir d’achat des populations.

« Il faut faire en sorte que les gagne-petit aient au minimum deux repas par jour », a-t-il soutenu, insistant sur la nécessité de politiques sociales plus inclusives.

 

Le PPA-CI engagé dans une phase de restructuration interne

Sur le plan politique interne, l’ancien chef de l’État a indiqué que son attention reste centrée sur la restructuration du PPA-CI. Il a ainsi éludé les questions liées au calendrier électoral et à sa propre succession à la tête du parti. Depuis le congrès du mois de mai, le PPA-CI organise plusieurs élections internes, notamment pour désigner la présidente de la ligue des femmes et celle des jeunes. Laurent Gbagbo annonce également que le parti rendra bientôt public son nouveau secrétariat général.

Concernant les réformes du système électoral présentées récemment par le Premier ministre Beugré Mambé aux partis politiques, l’ancien président a adopté une posture prudente, invoquant des questions de forme sans se prononcer sur le fond.

« On a entendu et on l’a compris. On a le temps devant nous pour parler. Et on parlera. Nous allons terminer de mettre en place les structures du parti et après ça, nous allons prendre une autre proposition qui sera peut-être une réponse à Beugré Mambé », a-t-il expliqué.

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Interrogé sur son avenir politique, Laurent Gbagbo a rappelé qu’il avait, en octobre 2025, annoncé son intention de quitter la direction du parti. Une décision finalement suspendue après des discussions avec ses partisans.

« J’ai dit que je suis fatigué que je m’en vais. Mes camarades ont dit : « non, reste encore ». Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas quelqu’un. Il y a même des candidats au PPA-CI. Il y a des gens malades (rires) », a-t-il conclu avec humour.

 

Maa Bio accusée de vente illégale de produits cosmétiques : une ONG saisit la justice en Côte d’Ivoire

Une plainte a été officiellement adressée au Procureur contre Yeelen Virginie Kouamé, connue sous le nom de “Maa Bio”. Les plaignants accusent Yeelen Virginie Kouamé, alias Maa Bio, d’exercer illégalement la vente de produits d’hygiène corporelle, notamment des thés amincissants, en violation du décret n°2015-288 du 29 avril 2015 qui encadre les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle.

Dans leur courrier, les plaignants demandent l’ouverture de poursuites pour des faits qu’ils estiment contraires à la réglementation en vigueur. L’organisation à l’origine de la plainte affirme se constituer partie civile. Elle estime que les activités reprochées exposent les populations à des risques sanitaires et constituent des violations graves du cadre légal en matière de santé publique.

 

Un cadre légal invoqué pour protéger la santé publique

Les plaignants rappellent que leur mission consiste à veiller au respect des textes en vigueur relatifs à la santé publique. Ils agissent dans le cadre du décret n°2015-288 du 29 avril 2015, qui régit la mise sur le marché des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle en Côte d’Ivoire. Selon eux, les pratiques dénoncées seraient susceptibles de contrevenir à ces dispositions et de mettre en danger la santé des populations.

L’organisation à l’origine de la plainte indique être une ONG régulièrement agréée sous le numéro 660/INT/GDC/DVCOM/SDER. Elle affirme également collaborer avec plusieurs institutions publiques, notamment le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU), le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), ainsi que le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH).

En conclusion de sa démarche, l’organisation appelle les autorités judiciaires à intervenir pour mettre fin aux violations présumées des textes en vigueur. Elle espère une action rapide afin de freiner ce qu’elle qualifie d’incivisme et de non-respect des lois institutionnelles.

Elle dit compter sur le Procureur pour garantir l’application effective de la réglementation en matière de santé publique et de protection des consommateurs.

 

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Côte d’Ivoire : Ibrahime Kuibiert Coulibaly prête serment à la tête du Conseil d’État sous le sceau de l’impartialité

Installé à la tête du Conseil d’État depuis mai 2026, Ibrahime Kuibiert Coulibaly a officiellement prêté serment le 02 juillet 2026 à Abidjan. À cette occasion, il s’est engagé à exercer ses fonctions dans le strict respect des principes d’impartialité et de probité.

La cérémonie solennelle a été placée sous la présidence du Vice-Président de la République, en présence du Premier Ministre, de plusieurs membres du gouvernement, de chefs d’institutions ainsi que d’un important parterre de personnalités.

Devant l’assistance, le nouveau président du Conseil d’État a décliné les engagements qui encadreront son mandat. « Je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation en privé sur des questions découlant de la compétence du Conseil d’État, de me conduire comme un digne et loyal magistrat », a déclaré Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.

 

Le Vice-Président insiste sur la portée institutionnelle du serment

Prenant acte de cette prestation, le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a rappelé que le serment dépasse le simple cadre protocolaire. Selon lui, il s’agit d’un acte de responsabilité et d’un engagement profond envers les valeurs fondamentales de la République de Côte d’Ivoire.

Il a souligné que « ce serment vous engage, dans le respect de la Constitution, à exercer votre fonction en toute impartialité et à préserver le secret des délibérations et des votes ».

S’adressant au nouveau président du Conseil d’État, Tiémoko Meyliet Koné a mis en avant son expérience, sa compétence ainsi que son attachement aux valeurs de la justice. Des atouts, selon lui, qui devraient contribuer à la réussite de sa mission à la tête de cette institution.

Le Vice-Président a également encouragé Ibrahime Kuibiert Coulibaly à exercer sa fonction avec objectivité et rigueur, tout en respectant strictement la confidentialité des débats.

Le Conseil d’État occupe une place centrale dans le dispositif institutionnel ivoirien. Il est notamment compétent pour statuer sur les contentieux liés aux élections locales et joue un rôle consultatif auprès du gouvernement en émettant des avis juridiques sur les projets de texte et diverses questions administratives.

L’institution peut également, de sa propre initiative, proposer au pouvoir public des réformes d’ordre législatif, administratif ou réglementaire jugées nécessaires ou conformes à l’intérêt général, renforçant ainsi son rôle dans la consolidation de l’État de droit en Côte d’Ivoire.

 

Marine nationale : la Côte d’Ivoire renforce sa flotte avec deux nouveaux patrouilleurs offerts par la Chine

Réunie à la Base navale annexe du Plateau ce jeudi 2 juillet 2026, la Côte d’Ivoire a officiellement intégré deux nouveaux patrouilleurs à sa flotte militaire. Ces bâtiments de combat, offerts par la République populaire de Chine, s’inscrivent dans la stratégie de modernisation des Forces armées et de renforcement de la sécurité maritime nationale.

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, en présence du Chef d’État-Major général des Armées, du Chef d’État-Major de la Marine nationale ainsi que de nombreuses autorités civiles et militaires. Au-delà de l’arrivée de nouveaux équipements, cet événement symbolise la volonté des autorités ivoiriennes de poursuivre la modernisation des Forces armées tout en mettant à l’honneur les valeurs de patriotisme, de discipline, de mémoire et d’engagement qui fondent l’action de la Marine nationale.

Ce renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) s’inscrit dans la politique de modernisation impulsée par le président Alassane Ouattara. Les deux patrouilleurs, remis dans le cadre d’un don de la République populaire de Chine, portent désormais les noms de « Capitaine de Vaisseau Blamassi » et « Capitaine de Frégate Sanogo », en hommage à deux figures emblématiques de la Marine nationale. Le baptême des navires s’est déroulé en présence des familles des officiers honorés ainsi que des marraines des bâtiments.

 

La coopération sino-ivoirienne au service de la sécurité maritime

Avec ses 566 kilomètres de façade maritime, la Côte d’Ivoire est confrontée à des défis sécuritaires majeurs, notamment la piraterie, les trafics illicites, la pêche illégale et l’immigration irrégulière. Face à ces menaces, Téné Birahima Ouattara a rappelé que la protection de cet espace maritime, essentiel à l’économie nationale, constitue une priorité stratégique.

Le ministre de la Défense a salué la qualité de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la Chine, remerciant les autorités chinoises pour leur soutien au renforcement des capacités opérationnelles des forces ivoiriennes. Selon lui, ce don illustre la solidité des relations bilatérales et la volonté commune des deux États de contribuer à la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.

Marraine du patrouilleur « Capitaine de Frégate Sanogo », Myss Belmonde Dogo a exprimé sa gratitude au Président de la République, Chef suprême des Armées, pour la confiance placée en elle à travers cette désignation. Elle a également remercié le ministre de la Défense de l’avoir associée à cette cérémonie qu’elle a qualifiée de particulièrement solennelle.

Pour elle, le rôle de marraine dépasse largement la dimension protocolaire. Il représente un engagement moral et symbolique auprès des marins qui assurent, souvent dans la discrétion, la défense des intérêts de la Nation. Selon ses propos, ce patrouilleur constitue désormais un lien vivant entre les équipages mobilisés en mer et les populations qui bénéficient de leur vigilance au quotidien.

 

Un hommage aux serviteurs de l’État et à la mission de la Marine nationale

Rendant hommage au Capitaine de Frégate Sanogo, dont le bâtiment porte désormais le nom, Myss Belmonde Dogo a salué la mémoire d’un officier qu’elle a présenté comme un modèle de rigueur, de discipline et de loyauté. Elle a estimé que ce choix envoie un message fort à la jeunesse ivoirienne, rappelant que le service rendu à la Nation mérite reconnaissance et que la mémoire des serviteurs de l’État doit être préservée.

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S’adressant enfin aux équipages, elle a mis en avant le rôle déterminant de la Marine nationale dans la protection des frontières maritimes, la sécurisation des ressources économiques et la préservation de la souveraineté nationale. Une mission qu’elle a qualifiée de discrète mais essentielle pour garantir la stabilité du pays et accompagner son développement.

 

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Retrait de la CPI : la présidence appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur décision

La présidence de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à revenir sur leur décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Dans une déclaration publiée vendredi, l’organe de gouvernance de la juridiction internationale exprime sa vive préoccupation et estime que ces départs pourraient fragiliser les efforts de coopération judiciaire engagés depuis plusieurs décennies.

Réagissant aux démarches entreprises par les trois pays sahéliens, la présidence de l’Assemblée des États parties regrette une décision qu’elle juge préjudiciable au système international de justice pénale.

Selon elle, le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger risque d’affecter les mécanismes de coopération mis en place pour poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides. L’institution rappelle que l’efficacité de la Cour pénale internationale repose sur l’engagement durable des États ayant ratifié le Statut de Rome ainsi que sur leur coopération dans l’application des décisions rendues par la juridiction.

 

Un appel à poursuivre le dialogue au sein de l’Assemblée des États parties

Plutôt que de rompre avec la Cour, la présidence invite les trois États à maintenir le dialogue au sein de l’Assemblée des États parties. Elle souligne que cette instance constitue le cadre approprié pour permettre aux États membres d’exprimer leurs préoccupations, de défendre leurs positions et de contribuer à l’évolution du fonctionnement de la CPI. La présidence encourage ainsi le Burkina Faso, le Mali et le Niger à utiliser les mécanismes de concertation prévus par le Statut de Rome afin d’examiner les questions qu’ils soulèvent, tout en restant engagés au sein de l’organisation.

La déclaration insiste également sur un point juridique majeur, quitter le Statut de Rome ne met pas automatiquement fin à l’ensemble des engagements pris pendant la période d’adhésion. Les obligations nées alors que les États étaient parties au traité continuent de produire leurs effets, conformément aux dispositions du Statut de Rome. En d’autres termes, certaines responsabilités demeurent applicables même après l’entrée en vigueur d’un retrait.

La présidence rappelle enfin que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont participé, au fil des années, aux travaux de l’Assemblée des États parties et ont contribué aux décisions relatives au fonctionnement de la Cour pénale internationale.

En conclusion, elle réaffirme son attachement à une justice internationale fondée sur la coopération entre les États et se dit favorable à la poursuite des échanges avec les trois pays, dans l’espoir qu’ils reconsidèrent leur position et restent engagés au sein du système instauré par le Statut de Rome.

 

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Côte d’Ivoire / PPA-CI : Laurent Gbagbo se dit prêt à dialoguer « sans ligne rouge » avec le gouvernement

À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi 2 juillet 2026 à son cabinet de Cocody, le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a réaffirmé sa disponibilité à dialoguer avec le pouvoir. Pendant plus de deux heures d’échanges avec les médias, l’ancien chef de l’État a abordé les principales questions politiques, économiques et sociales de l’actualité, tout en présentant le pacte social qu’il entend proposer aux Ivoiriens.

Évoquant les relations entre son parti et le gouvernement, Laurent Gbagbo a tenu à clarifier sa position. « Je n’ai pas de ligne rouge à ne pas franchir dans un dialogue avec le pouvoir » a t’il déclaré, affirmant que le PPA-CI soutient le principe du dialogue, à condition que le cadre, les objectifs et les modalités des échanges soient clairement définis.

 

Pourquoi le PPA-CI a boycotté la rencontre du 22 juin ?

L’ancien président a également évoqué la décision du PPA-CI de ne pas prendre part à la réunion organisée le 22 juin 2026 par le Premier ministre Robert Beugré Mambé avec les partis politiques. Selon Laurent Gbagbo, cette décision ne traduisait pas un refus du dialogue. Il a expliqué que le PPA-CI avait sollicité des précisions sur l’ordre du jour dès la réception de l’invitation, sans obtenir de réponse des organisateurs.

 « Nous avons reçu la lettre d’invitation nous convoquant à une rencontre le lundi 22 juin 2026. Nous avons répondu le même jour pour connaître les raisons de cette rencontre ou son ordre du jour. Malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse jusqu’à ce jour », a-t-il expliqué.

Ce n’est qu’après la tenue de la rencontre que son parti a appris que les échanges portaient sur la réforme du système électoral, engagée après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).

«  C’est plus tard que nous avons entendu que les discussions ont porté sur la réforme électorale. Le moment venu, nous donnerons notre avis et vous en serez informés », a assuré le président du PPA-CI.

Laurent Gbagbo a également estimé que plusieurs critiques formulées contre son parti résultaient d’une mauvaise compréhension de ses positions politiques et des préoccupations qu’il défend.

« L’incompréhension de nos prises de position par certains responsables politiques est le fruit de leur méconnaissance des réalités des populations ivoiriennes ».

Selon lui, le débat public devrait davantage se concentrer sur les attentes sociales des populations plutôt que sur les polémiques politiques.

 

Un pacte social axé sur la justice et le partage de la croissance

Profitant de cette conférence de presse, le président du PPA-CI a présenté les grandes orientations du pacte social qu’il souhaite soumettre aux Ivoiriens. Il a plaidé pour la construction d’un nouveau consensus national reposant sur la justice sociale, la solidarité et une meilleure redistribution des richesses produites par le pays.

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Pour Laurent Gbagbo, les performances économiques enregistrées par la Côte d’Ivoire doivent désormais se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des populations.

Avec cette sortie médiatique, le président du PPA-CI a défendu sa vision d’un dialogue politique inclusif, qu’il considère comme un instrument essentiel pour renforcer la cohésion nationale. Laurent Gbagbo appelle les acteurs politiques à engager un dialogue ouvert afin de répondre plus efficacement aux défis économiques et sociaux auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée.

 

Inondations à Abidjan : 59 morts, l’État ordonne de « Quitter les zones identifiées à risque »

Les fortes pluies qui se sont abattues sur Abidjan et ses environs ont provoqué un bilan particulièrement dramatique. Selon les chiffres communiqués par le porte-parole du gouvernement ivoirien, 59 personnes ont perdu la vie à la suite des intempéries enregistrées dans la capitale économique et ses communes périphériques.

Face à l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement a ordonné l’évacuation immédiate des zones jugées dangereuses. Lors du Conseil des ministres du mercredi 1er juillet, le porte-parole a lancé un appel sans ambiguïté : « Quittez les zones identifiées comme à risque ».

Attécoubé, commune la plus durement touchée

Dans le district d’Abidjan, la commune d’Attécoubé apparaît comme l’épicentre du drame. Les inondations et glissements de terrain y ont causé la majorité des pertes humaines, avec plus d’une vingtaine de décès, dont des membres d’une même famille. Selon les autorités, ces drames s’expliquent en partie par la recolonisation illégale de sites précaires, pourtant déjà déguerpis lors d’opérations précédentes.

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Pour éviter la répétition de telles tragédies, le gouvernement a annoncé une nouvelle orientation : les zones évacuées ne resteront pas vacantes. Elles feront l’objet de projets publics d’aménagement et de développement, afin d’empêcher toute nouvelle occupation illégale. Cette stratégie vise à sécuriser durablement les espaces identifiés comme dangereux et à limiter les risques liés aux installations anarchiques.

Au-delà des interventions d’urgence pilotées par la ministre de la Solidarité, l’exécutif insiste sur la nécessité de renforcer la prévention. Le porte-parole du gouvernement a appelé les populations à respecter strictement les consignes de sécurité et à adopter une attitude responsable.

« Le gouvernement a toujours été aux côtés des victimes. (…) Mais le plus important ici, ce n’est pas de témoigner la solidarité. Quel que soit ce que le gouvernement fera, ça ne pourra jamais rétablir une vie brisée. Il faut donc prévenir. Il faut éviter d’en arriver à ces situations dramatiques », a-t-il déclaré.

Pour accompagner les populations affectées, l’État ivoirien a annoncé la mise en œuvre d’un programme de relogement de grande ampleur. Cette initiative concerne à la fois les victimes des inondations et les personnes touchées par les opérations de déguerpissement. Deux sites ont été identifiés pour accueillir les futurs logements : Songon et la zone de l’autoroute du Nord. Au total, 12 000 logements sociaux (HLM) y seront construits, permettant à terme de reloger environ 60 000 personnes issues des quartiers vulnérables d’Abidjan.

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Sénégal : Pape Gueye suspend sa carrière en sélection et critique le staff de Pape Thiaw

L’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde face à la Belgique (2-3) continue de provoquer des remous. Quelques heures après la rencontre, le milieu de terrain des Lions, Pape Alassane Gueye, a annoncé qu’il mettait sa carrière internationale entre parenthèses tant que le staff technique dirigé par Pape Thiaw restera en place.

Le joueur de Villarreal a fait cette annonce dans une story publiée sur son compte Instagram.

« Tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause »

Dans son message, Pape Gueye a d’abord indiqué qu’il s’exprimerait prochainement sur les circonstances de l’élimination des Lions.

« Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection. »

Le milieu de terrain n’a pas détaillé les raisons de cette décision. Toutefois, sa prise de position laisse entrevoir un profond désaccord avec le sélectionneur Pape Thiaw et son encadrement technique. Pape Gueye a promis de revenir prochainement pour expliquer les motivations de cette décision, qui intervient dans un contexte de forte déception après l’élimination des Lions face à la Belgique.

La 86e minute, le tournant fatal des Lions

Lors de la rencontre avec la Belgique, Le Sénégal semblait maîtriser son huitième de finale grâce à une organisation solide et un avantage de deux buts. Mais tout a basculé à la 86e minute, lorsque Romelu Lukaku a réduit le score (2-1), avant que Youri Tielemans n’égalise trois minutes plus tard (89e) à la suite d’une erreur de Mory Diaw.

En prolongation, la Belgique a définitivement renversé la rencontre après une intervention du VAR pour une faute de Lamine Camara sur Tielemans dans la surface. L’international belge a transformé le penalty à la 120e+5 minute, offrant aux Diables Rouges une victoire (3-2) et une qualification inespérée.

LIRE AUSSI : Affaire de la 86e minute : Sénégal, Côte d’Ivoire et RDC victimes d’un scénario répétitif au Mondial 2026

Publication de Pape Gueye
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Simone Ehivet Gbagbo au PPA-CI : tournée politique pour un Haut Conseil électoral et enjeux de réforme en Côte d’Ivoire

La dynamique de réforme du système électoral ivoirien s’accompagne d’une série de consultations politiques. À ce titre, la tournée engagée par la plateforme des partis politiques, dont fait partie le Mouvement des générations capables (MGC) de Simone Ehivet Gbagbo, se poursuit avec un agenda chargé.

Après des échanges avec la coalition CAP-Côte d’Ivoire puis avec le PDCI-RDA, la délégation s’apprête désormais à rencontrer le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) dirigé par Laurent Gbagbo.

 

Simone Ehivet Gbagbo en première ligne des “rencontres stratégiques”

L’information a été rendue publique par Simone Ehivet Gbagbo elle-même dans une publication diffusée le mercredi 1er juillet sur les réseaux sociaux. Elle y précise que la plateforme politique a lancé une tournée nationale et internationale pour promouvoir son projet de création d’un Haut Conseil électoral.

Selon ses propos, « la Présidente Simone Ehivet Gbagbo est désignée comme cheffe de délégation pour plusieurs rencontres stratégiques majeures », incluant notamment le PDCI-RDA, le PPA-CI, la CAP-CI, le RHDP, ainsi que des institutions comme le Nonce apostolique, la Représentation des Nations unies, le patronat ivoirien et l’ambassade de Russie.

L’objectif affiché de cette démarche est de convaincre les différentes formations politiques d’adhérer à une proposition alternative de réforme électorale. Simone Ehivet Gbagbo insiste sur la nécessité de favoriser une concertation entre partis d’opposition afin de leur permettre de « parler d’une seule voix devant le gouvernement ».

La séquence politique actuelle fait suite à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) en mai dernier. En juin, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté une nouvelle architecture électorale structurée autour de trois organes distincts : l’un chargé de l’organisation matérielle des élections et du fichier électoral, un second dédié au dépouillement et à la proclamation des résultats, et un troisième consacré à la supervision et au contrôle du processus électoral. Ce projet de réforme, encore en attente d’examen parlementaire, suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique.

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Une réforme qui divise la classe politique ivoirienne

Si certains acteurs politiques saluent une opportunité de renforcer la transparence et la confiance dans les scrutins, d’autres expriment de fortes réserves. Le MGC et le PDCI-RDA estiment notamment que le dispositif proposé ne garantit pas une indépendance suffisante du système électoral et redoutent une influence persistante du ministère de l’Intérieur. Ces divergences alimentent un climat politique marqué par la méfiance et la recherche de nouveaux équilibres institutionnels.

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La rencontre avec le PPA-CI, un rendez-vous à forte portée symbolique

Au-delà des enjeux techniques de la réforme électorale, l’attention se concentre sur la future rencontre entre Simone Ehivet Gbagbo et le PPA-CI de Laurent Gbagbo. Cette séquence politique intervient après plusieurs années de séparation entre les deux figures historiques de la vie politique ivoirienne. Elle relance ainsi les interrogations sur la capacité des anciens alliés à converger sur certaines positions politiques, malgré leurs trajectoires désormais distinctes.

Depuis le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire en juin 2021, après son acquittement définitif par la Cour pénale internationale, l’ancien président a engagé une nouvelle phase politique. Il a publiquement demandé le divorce d’avec Simone Ehivet Gbagbo, actant une rupture à la fois politique et personnelle. Depuis cette séparation, chacun a poursuivi son propre chemin : Laurent Gbagbo a fondé le PPA-CI, tandis que Simone Ehivet Gbagbo a créé le MGC, avec lequel elle a participé à l’élection présidentielle de 2025.

Un héritage commun malgré des trajectoires divergentes

Cette rupture a consacré l’éclatement du couple politique qui avait marqué la vie politique ivoirienne pendant plusieurs décennies au sein du Front populaire ivoirien (FPI). Pourtant, les deux leaders restent liés par un héritage commun, la lutte clandestine, la création du FPI, la gestion du pouvoir entre 2000 et 2011, ainsi que les épreuves de la crise post-électorale.

Dans ce contexte chargé d’histoire et de symboles, la rencontre annoncée entre la délégation de Simone Ehivet Gbagbo et le PPA-CI dépasse le cadre strict de la réforme électorale. Elle pourrait permettre d’évaluer les possibilités de rapprochement entre les principales forces de l’opposition sur les questions institutionnelles, malgré des trajectoires désormais séparées. Aucune date officielle n’a toutefois encore été communiquée pour cette rencontre.

Affaire de la 86e minute : Sénégal, Côte d’Ivoire et RDC victimes d’un scénario répétitif au Mondial 2026

À Seattle, le Sénégal a vécu un effondrement brutal face à la Belgique (3-2 après prolongation) en Coupe du monde. Les Lions de la Teranga, pourtant en contrôle total, menaient 2-0 jusqu’à la 86e minute avant de voir le match leur échapper complètement dans un final irrespirable.

Les Diables Rouges se qualifient finalement pour les huitièmes de finale, où ils affronteront les États-Unis ou la Bosnie, au terme d’un match marqué par une succession de rebondissements initiés… à partir de la 86e minute.

 

La 86e minute comme point de rupture du match

Jusqu’à l’heure de jeu avancée, le Sénégal impose son rythme, s’appuyant sur une organisation solide et une maîtrise inspirée de ses performances en Coupe d’Afrique des Nations. Tout semble sous contrôle jusqu’au moment charnière du match. C’est à la 86e minute que tout bascule, Romelu Lukaku réduit le score (2-1). Trois minutes plus tard, à la 89e minute, Youri Tielemans égalise après une erreur de Mory Diaw (2-2). En quelques instants, l’avantage sénégalais disparaît totalement, transformant une qualification quasi acquise en chaos total.

La prolongation ne change pas la dynamique psychologique née de cette fameuse fin de match. Le VAR intervient ensuite pour signaler une faute de Lamine Camara sur Youri Tielemans dans la surface. Après plusieurs minutes de discussion, l’arbitre désigne le point de penalty. Tielemans transforme à la 120e + 5 minute, offrant à la Belgique une qualification inespérée (3-2).

 

Une défaillance collective concentrée sur la fin de match

Le Sénégal, longtemps dominateur, s’effondre dans les derniers instants d’un match pourtant maîtrisé pendant plus de 80 minutes. L’entrée de Romelu Lukaku a pesé lourd dans le changement de rythme, mettant sous pression une défense sénégalaise qui a fini par céder. Ce scénario relance les interrogations sur la gestion des fins de rencontre : concentration, lucidité et maîtrise des moments clés semblent avoir fait défaut au pire moment.

Si la Belgique se qualifie, sa prestation globale reste critiquée malgré le résultat. Le sélectionneur Rudi Garcia devra analyser une équipe longtemps dominée, où plusieurs cadres, dont Kevin De Bruyne, ont été en difficulté avant le sursaut final. La qualification masque difficilement les déséquilibres observés pendant une grande partie du match.

 

La 86e minute, un point commun inquiétant pour l’Afrique

Ce match s’inscrit dans une tendance plus large qui frappe plusieurs sélections africaines dans ce Mondial, la fameuse “affaire de la 86e minute”.

  • L’Afrique du Sud encaisse un but à la 90+2e minute face au Canada alors qu’elle se dirigeait vers les prolongations.
  • La Côte d’Ivoire est éliminée après un but encaissé à la 86e minute contre la Norvège.
  • La RD Congo, après avoir mené 1-0 face à l’Angleterre, craque aux 75e et 86e minutes.
  • Le Sénégal mène 2-0 jusqu’à la 85e minute avant d’encaisser trois buts (86e, 89e et 120e minute).

 

Cette répétition interroge, simple coïncidence ou problème structurel dans la gestion des fins de match ? Les erreurs individuelles, la baisse de concentration et les choix tactiques dans les dernières minutes apparaissent comme des facteurs récurrents. Malgré ces éliminations cruelles, les performances globales restent encourageantes. Les équipes africaines ont montré qu’elles peuvent rivaliser avec les grandes nations, confirmant une progression continue sur la scène mondiale.

 

 

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