Déguerpissements à Port-Bouët : bras de fer entre la Mairie et le District d’Abidjan sur fond d’accusations de “sale besogne”

Dans une réponse officielle à la lettre référencée N°0085/2026/DAA/CAB/apa, le Député-Maire de Port-Bouët a réagi aux opérations de déguerpissement menées dans sa commune, évoquées par le Ministre Gouverneur du District autonome d’Abidjan sur ses plateformes digitales, notamment « Bacongo Community » et « Team Bacongo ».

Le courrier, qui accuse réception de la correspondance du Ministre Gouverneur, marque d’emblée un ton ferme, teinté d’« étonnement » et d’« indignation » face à ce que la Mairie considère comme une tentative de l’associer à des opérations qualifiées de « déguerpissements unilatéraux ».

 

Des accusations de “sale boulot” au cœur de la controverse

Le Maire de Port-Bouët conteste toute implication dans ces opérations, rappelant que le Ministre Gouverneur lui-même aurait qualifié ces actions de « sale boulot » sur sa page officielle Facebook « Cissé Ibrahima Bacongo », le 22 juin 2026. Il affirme également que le District aurait conduit de manière autonome des opérations de déguerpissement dans plusieurs zones de Port-Bouët, notamment Zimbabwé, Toviato, Vridi Canal, ainsi que Vridi Plage, Anlaya, Phare-Littoral et Cité mobile, selon une référence administrative citée dans le courrier.

Le document rappelle plusieurs engagements antérieurs attribués au Ministre Gouverneur. Lors d’une réunion du Cadre Permanent de Concertation en 2024, il aurait assuré aux maires que les sites concernés « ne sont pas à démolir ou à déguerpir », mais qu’ils feraient l’objet d’un traitement concerté avec les directions techniques communales. De même, lors d’un déjeuner de presse tenu le 16 janvier 2025 à l’Hôtel du District au Plateau, il aurait affirmé n’avoir « pas eu besoin de l’avis du Maire pour casser l’Abattoir », ni pour procéder à l’aménagement du site déguerpi.

 

Un rejet catégorique de toute complicité avec le District

Dans sa réponse, la Mairie de Port-Bouët rejette toute tentative de rapprochement avec les actions du District, affirmant ne partager ni la méthode ni la qualification de « sale besogne ». Elle dénonce des opérations menées sans considération des souffrances des populations, estimant que les déguerpissements sont réalisés en dehors du cadre légal et sans mesures d’accompagnement adéquates.

La Mairie conteste également la logique de certaines opérations, notamment celles ayant entraîné le déplacement de milliers de familles, parfois en période de fortes pluies et d’examens scolaires, qualifiant ces situations de « sale besogne ».

Le courrier évoque également des inquiétudes liées à la réaffectation des terrains déguerpis. La Mairie de Port-Bouët dénonce des cas de redistribution de sites à des opérateurs économiques pour la construction d’entrepôts, sans lotissement, permis de construire ni étude d’impact environnemental et social, notamment à proximité de l’Hôpital Général et de l’entrée internationale d’Abidjan.

Face à cette approche, la commune met en avant sa propre stratégie. Le Conseil municipal affirme avoir choisi la voie de la régularisation et de la restructuration des quartiers précaires plutôt que les déguerpissements systématiques. Cette politique est conduite en partenariat avec le BNETD et sous le contrôle du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations et de leur permettre d’obtenir des titres fonciers définitifs.

 

Un désaccord profond sur la gouvernance locale

Le document insiste sur le principe de collaboration entre institutions locales, estimant qu’un Ministre Gouverneur ne peut se substituer à un Maire, mais doit travailler en concertation avec les communes. La Mairie rappelle son adhésion initiale au Cadre Permanent de Concertation (CPC), tout en affirmant s’en être progressivement retirée, dénonçant une plateforme devenue selon elle un espace de validation de décisions déjà arrêtées.

Le Député-Maire affirme avoir suspendu sa participation au CPC après avoir constaté des « méthodes cavalières » dans la conduite des opérations, notamment dans le quartier Abattoir. Il évoque également, dans ses accusations, l’usage de moyens logistiques et sécuritaires jugés excessifs, ainsi que le recours supposé à des forces privées armées, ce qui aurait conduit à la fin de la concertation entre les maires.

Malgré les tensions, la Mairie de Port-Bouët réaffirme sa volonté de maintenir des relations de travail « étroites et sincères » avec le District d’Abidjan. Elle plaide pour la tenue régulière des réunions du Conseil du District, afin de permettre des délibérations sur les budgets et les projets de développement des communes.

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En conclusion, la Mairie exprime sa compassion envers les victimes des déguerpissements à Port-Bouët, mais aussi dans d’autres communes touchées, notamment Yopougon-Gesco, Attécoubé-Boribana, Plateau et Adjamé-Village. Elle appelle enfin les autorités à assurer une prise en charge rapide et adéquate des populations affectées par ces opérations.

 

Réforme électorale en Côte d’Ivoire : « Tous les débats auront lieu à l’Assemblée nationale », tranche le gouvernement

Interpellé ce mercredi à la suite du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a précisé que les discussions relatives à la mise en place du nouveau dispositif électoral auront lieu à l’Assemblée nationale, conformément à la procédure législative en vigueur.

Selon lui, « Monsieur le Premier ministre, lors de son adresse aux partis politiques et à la société civile, a indiqué un processus. Ce texte ira à l’Assemblée nationale, qui est la représentation nationale. Et tous les débats auront lieu à l’Assemblée nationale avec la représentation nationale ».

Il a ajouté que, sauf les propositions de loi déposées par les députés, le gouvernement examine d’abord tous les projets de loi en Conseil des ministres avant de les transmettre au Parlement.

« Et c’est à l’Assemblée nationale, où, je le répète, se trouve la représentation nationale, que les débats se tiennent. Voilà le processus qui a été indiqué par Monsieur le Premier ministre. Je n’ai pas connaissance d’un autre processus que celui-là », a insisté le porte-parole.

Cette clarification intervient dans un contexte marqué par les appels répétés de l’opposition et de plusieurs organisations de la société civile à l’ouverture d’un dialogue politique avant toute réforme du système électoral. Ces acteurs estiment qu’une concertation inclusive est indispensable pour garantir un consensus sur les nouvelles règles du jeu électoral.

 

Une architecture électorale déjà esquissée par l’exécutif

En amont, le 22 juin dernier, le Premier ministre Robert Beugré Mambé avait rencontré à la Primature les responsables de partis politiques et d’organisations de la société civile. Il y avait présenté les grandes lignes du futur dispositif électoral envisagé par le gouvernement.

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Selon lui, la réforme a été conçue par un groupe d’experts s’inspirant de plusieurs expériences en Afrique de l’Ouest. Le dispositif proposé reposerait sur trois organes distincts, une structure dédiée à l’organisation matérielle des élections, une autre chargée du recensement et de la centralisation des suffrages afin de garantir « la qualité et la sincérité des résultats », et une troisième instance dédiée à la supervision et au contrôle de l’ensemble du processus électoral.

 

L’opposition dénonce une réforme jugée déséquilibrée

Du côté de l’opposition, les inquiétudes persistent. Si les objectifs de transparence et de souveraineté affichés par le gouvernement sont globalement partagés, plusieurs partis dénoncent une démarche jugée trop fermée. Dans un communiqué, le PDCI-RDA estime que « le gouvernement semble avoir déjà arrêté le contenu de sa réforme en s’appuyant sur ses propres experts, biaisant ainsi la démarche », critiquant également le format de la rencontre du 22 juin, qualifiée de simple « séance de travail ».

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Le Mouvement des générations capables (MGC), dirigé par Simone Gbagbo, a également exprimé ses réserves. Le parti estime qu’« une telle méthode n’est pas acceptable lorsqu’il s’agit de définir les règles du jeu démocratique ». Pour le MGC, les règles électorales destinées à garantir la paix sociale « ne peuvent être dictées de manière unilatérale et doivent impérativement résulter d’un consensus global ».

Revue de presse du 02 juillet : inondations meurtrières, relogement des déguerpis et élimination des Éléphants au Mondial 2026 à la Une

Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 1er juillet 2026, le gouvernement ivoirien a annoncé un bilan de 59 morts suite aux récentes inondations survenues à Abidjan. À cette occasion, un projet de relogement des populations déguerpies a également été présenté par les autorités.

Dans la foulée, une autre actualité a marqué la journée, à Dallas, aux États-Unis, la désillusion est totale dans les rangs des Éléphants après leur élimination en Coupe du monde, en 1/16e de finale face à la Norvège.

 

Une rencontre préparatoire sous haute tension au cabinet du Premier ministre

Ce constat alarmant fait suite à une réunion tenue le lundi 29 juin 2026 au cabinet du Premier ministre. Y ont pris part le chef du gouvernement, les principaux membres de l’exécutif, les autorités sécuritaires ainsi que les maires des différentes communes. Selon les informations recueillies, les échanges ont mis en évidence la gravité de la situation dans la capitale économique, confrontée à des événements climatiques d’une intensité exceptionnelle.

798 mm de pluie en quelques jours : Abidjan submergée

D’après des sources concordantes, Abidjan a enregistré 798 millimètres de pluie sur les derniers jours, contre 441 millimètres à la même période en 2025. Cette forte augmentation des précipitations a entraîné de graves conséquences. Les intempéries ont provoqué des inondations massives, des glissements de terrain ainsi que l’effondrement de plusieurs habitations, causant d’importants dégâts matériels et de nombreuses pertes en vies humaines à travers la ville.

59 morts officiellement annoncés et polémique dans la presse

En Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé un bilan de 59 décès liés aux inondations. Cette annonce suscite des réactions dans la presse nationale. Le quotidien Notre Voie estime que cette situation traduit « l’impuissance du gouvernement ». De son côté, Le Patriote met en avant en Une l’appel des autorités : « Quittez les zones à risques ». Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement a réitéré son appel aux populations vivant dans les zones dangereuses de quitter ces espaces exposés.

Déguerpissements : des opérations recommandées pour libérer les zones à risque

La question des occupations des zones à risque a été au cœur des discussions. Selon plusieurs sources concordantes, le ministre de l’Intérieur ainsi que les maires ont recommandé au chef du gouvernement de lancer sans délai des opérations de déguerpissement. Ces mesures visent à libérer les emprises dangereuses et à empêcher leur réoccupation. Les autorités estiment que les constructions dans les bas-fonds, zones inondables et secteurs sujets aux glissements de terrain aggravent fortement les conséquences des fortes pluies.

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Relogement des déguerpis : le gouvernement annonce des logements sociaux

En réponse à la situation des populations déjà expulsées, le gouvernement a annoncé un programme de relogement à travers la construction de logements sociaux. Cette mesure est largement relayée par la presse. Le journal L’Avenir titre : « Bonne nouvelle pour les déguerpis : 60 000 personnes relogées dans les logements sociaux ». De son côté, L’Expression parle d’« une lueur d’espoir pour les déguerpis de Koumassi-Campement et Zimbabwe ».

 

Coupe du monde : les Éléphants éliminés, 

Sur le plan sportif, la Côte d’Ivoire a été éliminée en 1/16e de finale de la Coupe du monde par la Norvège. Selon le journal Super Sport, cette défaite a provoqué une ambiance de « colère et désolations à Dallas dans les rangs des Éléphants », marquant la fin prématurée du parcours ivoirien dans la compétition.

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Inondations en Côte d’Ivoire : le gouvernement annonce 12 000 logements pour les populations à risque

Le gouvernement ivoirien accélère sa réponse face aux conséquences des fortes pluies qui touchent le pays depuis le début de la saison pluvieuse. À l’issue du Conseil des ministres présidé mercredi 1er juillet 2026 par le Président de la République, Alassane Ouattara, l’exécutif a annoncé plusieurs mesures destinées à accompagner les populations sinistrées et à renforcer la prévention des risques.

Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que les instructions du Chef de l’État relatives à la prise en charge des personnes affectées par les intempéries connaissent une mise en œuvre effective.

Le gouvernement a déjà identifié deux sites de relogement pour construire 12 000 logements à coût modéré. Ces habitations devraient permettre de reloger progressivement près de 60 000 personnes installées dans des zones exposées aux inondations et aux glissements de terrain.

Le gouvernement ivoirien indique avoir identifié deux sites de relogement pour la construction de 12 000 logements à loyer modéré, destinés à accueillir jusqu’à 60 000 personnes affectées par les opérations de déguerpissement. Cette annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, qui précise que cette initiative vise à accompagner les populations concernées tout en poursuivant les projets d’aménagement.

 

59 décès enregistrés depuis le début des pluies

Le gouvernement a également communiqué le bilan humain des intempéries. Depuis le début de la saison des pluies, 59 personnes ont perdu la vie, un bilan jugé préoccupant par les autorités alors que la période pluvieuse se poursuit. La commune d’Attécoubé reste la plus touchée, avec une vingtaine de décès enregistrés. Selon l’exécutif, plusieurs victimes occupaient des zones à risques que les autorités avaient déjà demandé aux populations de quitter.

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À l’inverse, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans les secteurs identifiés comme dangereux où les habitants ont respecté les mesures de sécurité et accepté les opérations d’évacuation. Pour le gouvernement, cette situation confirme l’importance du respect des consignes de prévention.

Face à cette situation, le gouvernement a exprimé sa compassion aux familles endeuillées et présenté ses condoléances aux proches des victimes. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux personnes blessées. Les autorités ont renouvelé leur appel à la responsabilité des populations, les invitant à respecter strictement les mesures de sécurité, notamment l’évacuation des zones déclarées à haut risque.

 

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Affectation CEPE / BEPC en ligne 2026 : le ministère de l’Éducation dévoile le calendrier pour les admis

Le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation a dévoilé le calendrier des opérations d’affectation et d’orientation en ligne des élèves admis aux examens du CEPE et du BEPC, session 2026.

Les parents d’élèves et les candidats devront effectuer les démarches exclusivement par messagerie mobile, conformément au processus de dématérialisation mis en place par le gouvernement ivoirien pour les actes administratifs.

Selon le chronogramme établi par le ministère, les opérations débuteront le samedi 11 juillet 2026 pour les élèves admis en classe de sixième et le mardi 14 juillet 2026 pour ceux admis en classe de seconde. Elles prendront fin le lundi 27 juillet 2026 à minuit.

 

Affectation en sixième : un accès progressif selon les résultats du CEPE

Pour les admis au Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) 2026, le ministère a prévu un calendrier progressif basé sur le Total général de points (TGP) obtenu par les candidats. Les élèves ayant obtenu entre 153 et 170 points pourront engager leur procédure à partir du samedi 11 juillet à 12h00. Dès le dimanche 12 juillet, le ministère élargira l’accès aux candidats ayant obtenu entre 136 et 170 points.

Enfin, dès le lundi 13 juillet, l’ensemble des admis, avec des scores compris entre 85 et 170 points, pourront procéder à leur affectation jusqu’à la clôture prévue le 27 juillet.

 

Orientation en seconde : les demandes ouvertes dès le 14 juillet

Pour les candidats admis au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2026, les opérations d’orientation vers les classes de Seconde A, C, T1 et T2 commenceront le mardi 14 juillet à partir de 12h00. Contrairement à l’affectation en sixième, le ministère n’applique aucune sélection par tranche de points pour cette étape. Tous les élèves concernés pourront formuler leurs choix d’orientation durant la période fixée jusqu’au lundi 27 juillet à minuit.

Le ministère rappelle que la procédure reste entièrement numérique. Les parents ou tuteurs légaux devront envoyer le code « DOB » par SMS au 9991 afin d’accéder aux instructions nécessaires pour effectuer les démarches. Pour accompagner les familles, deux dispositifs d’assistance sont disponibles : le service SMS au 9991 et une ligne téléphonique dédiée au 25 20 00 36 06.

 

 

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Côte d’Ivoire : la Défense dément la rumeur sur le décès de l’épouse du Vice-Premier Ministre

Le Service de Communication de la Défense a démenti, mercredi 1er juillet 2026, les informations diffusées sur les réseaux sociaux annonçant le décès de l’épouse du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense.

Le Service de Communication de la Défense dénonce une « information mensongère et dénuée de tout fondement » dans un communiqué et affirme que l’épouse du ministre se porte bien et n’est pas concernée par ces allégations. « La Communication de la Défense apporte un démenti formel à cette rumeur malveillante », précise le communiqué, invitant les populations à se référer uniquement aux sources officielles pour toute information concernant les autorités publiques.

La Défense a également exprimé son indignation face à la publication du journal Échos de la République, qui avait annoncé un prétendu « deuil national » dans son édition du 1er juillet 2026. Le Service de Communication accuse le média d’avoir diffusé une fausse information susceptible de porter atteinte à la sérénité des institutions et de troubler l’ordre public.

Face à cette situation, le ministère indique se réserver le droit d’engager des actions judiciaires contre le journal et les auteurs de cette publication auprès des instances de régulation des médias et des juridictions compétentes.

Le Service de Communication de la Défense appelle enfin les citoyens et les professionnels des médias à faire preuve de vigilance et de responsabilité, tout en rappelant l’importance de privilégier les canaux officiels de communication de l’État.

 

Ministère de la Défense - RCI
© Ministère de la Défense - RCI

Abidjan : le renouvellement de 3 000 gbaka et taxis communaux entre dans sa phase pilote

Les transporteurs du Grand Abidjan peuvent désormais soumettre leurs dossiers pour bénéficier du programme de renouvellement des véhicules de transport artisanal. Lancée mardi 30 juin 2026 par le Projet de mobilité urbaine d’Abidjan (PMUA) sur la plateforme numérique du Fonds de développement du transport routier (FDTR), cette opération ouvre la phase pilote du projet visant à remplacer 3 000 taxis communaux et minicars « gbaka » sur le corridor du Bus Rapid Transit (BRT).

Inscrite dans la composante dédiée au transport artisanal du PMUA, cette initiative vise à moderniser progressivement le parc de véhicules, à professionnaliser les acteurs du secteur et à améliorer la qualité des transports publics dans le Grand Abidjan. Pour cette phase pilote, une centaine de transporteurs, déjà identifiés sur des lignes tests, sont invités à déposer leurs dossiers afin de bénéficier du dispositif.

Selon le coordonnateur adjoint du PMUA, Aly Coulibaly, cette étape permettra d’évaluer le fonctionnement du mécanisme avant son extension.

« La phase pilote nous permettra de corriger les éventuelles insuffisances avant d’étendre l’opération à l’ensemble des 3 000 véhicules », a-t-il expliqué.

 

Un investissement de 15 milliards de FCFA

Estimé à près de 15 milliards de FCFA, le programme prévoit la mise en place d’une garantie auprès d’une banque partenaire ainsi que le financement d’une prime à la casse destinée à faciliter le remplacement des anciens véhicules par des modèles neufs.

Le directeur général de l’Agence de mobilité urbaine du Grand Abidjan (AMUGA) et coordonnateur du PMUA, Romain Kouakou, a indiqué que cette initiative complète les grands projets de mobilité déjà engagés par l’État, notamment le métro d’Abidjan et le Bus Rapid Transit (BRT).

Soutenu par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), le projet prévoit également le renouvellement de 3 000 véhicules, la formation de 5 000 à 6 000 transporteurs et conducteurs ainsi que la digitalisation des procédures de sélection et d’accompagnement des bénéficiaires. Les transporteurs qui souhaitent intégrer le programme devront notamment suivre les formations du PMUA, s’affilier à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et remplir les critères d’éligibilité définis par le projet.

 

Les transporteurs saluent une promesse tenue

Les professionnels du transport accueillent favorablement le lancement effectif de cette opération, longtemps attendue. Le directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises du transport routier de Côte d’Ivoire, Diaby Ibrahim, a salué la concrétisation du projet.

« Nous avions douté au départ, nous nous rendons compte que le gouvernement a tenu parole et a joint l’acte à la parole », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que plus de 3 000 chefs d’entreprise et conducteurs ont déjà bénéficié des formations organisées dans le cadre du PMUA. Les futurs exploitants devront recruter leurs chauffeurs parmi ces professionnels formés afin d’améliorer la qualité du service, la sécurité des passagers et la professionnalisation du secteur.

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À terme, le renouvellement des 3 000 taxis communaux et « gbaka » constitue l’une des principales mesures prévues par le gouvernement pour intégrer durablement le transport artisanal au futur système de mobilité du Grand Abidjan, aux côtés du métro, du BRT et des autres modes de transport collectif.

Côte d’Ivoire : les voyages des ministres à l’étranger désormais soumis à l’autorisation de Beugré Mambé

Dans une circulaire adressée à l’ensemble des ministres, le chef du gouvernement instaure de nouvelles règles destinées à mieux encadrer les missions à l’étranger, avec pour objectif de renforcer la discipline et de rationaliser les dépenses publiques.

Selon le contenu de la note circulaire révélé par Jeune Afrique, tout déplacement officiel d’un membre du gouvernement hors du territoire national devra désormais recevoir l’autorisation préalable du Premier ministre. Le document daté du 15 juin précise également que la durée de ces missions ne pourra pas dépasser sept jours.

« Tous les déplacements à l’extérieur du pays des membres du gouvernement doivent être autorisés par le Premier ministre, chef du gouvernement. La durée de ces déplacements ne peut excéder sept jours ».

La circulaire encadre aussi la composition des délégations accompagnant les ministres lors de leurs déplacements. Le Premier ministre exige que seuls les collaborateurs dont les compétences sont directement liées à l’objet de la mission puissent faire partie de la délégation.

« Les seuls collaborateurs autorisés à accompagner les membres du gouvernement dans le cadre de missions officielles à l’extérieur du pays sont ceux dont la technicité est avérée dans le domaine objet de leur déplacement », indique le texte.

Au-delà du rappel des règles administratives, ces nouvelles dispositions traduisent la volonté du gouvernement de mieux maîtriser les ressources consacrées aux déplacements officiels. En limitant la durée des missions et la taille des délégations, l’exécutif entend réduire les coûts liés aux voyages à l’étranger et renforcer la rigueur dans la gestion des finances publiques.

Avec cette circulaire, Robert Beugré Mambé affiche sa volonté d’imposer davantage de discipline au sein de l’équipe gouvernementale, dans un contexte où la rationalisation des dépenses de l’État figure parmi les priorités de l’exécutif.

Fortes pluies à Abidjan : le lourd bilan relance le débat sur le déguerpissement des zones à risque

Les pluies diluviennes qui ont frappé Abidjan ces derniers jours replacent la question de l’occupation des zones à risque au cœur des préoccupations des autorités. Alors que le bilan humain continue de s’alourdir, le gouvernement envisage une reprise des opérations de déguerpissement afin de prévenir de nouvelles catastrophes.

Réuni le lundi 29 juin 2026 autour du Premier ministre Robert Beugré Mambé, le gouvernement a fait le point sur les conséquences des intempéries avec les principaux membres de l’exécutif, les autorités sécuritaires et les maires du Grand Abidjan. Selon le bilan officiel communiqué par les services de sécurité, une vingtaine de personnes ont perdu la vie. Toutefois, des sources proches de la réunion de crise évoquent un bilan provisoire plus lourd.

D’après ces sources, Abidjan a enregistré près de 798 millimètres de pluie ces derniers jours, contre 441 millimètres à la même période en 2025. Cette pluviométrie exceptionnelle a provoqué d’importantes inondations, des glissements de terrain et l’effondrement de plusieurs habitations.

Toujours selon ces informations, les autorités auraient recensé 42 corps, dont ceux de 12 membres d’une même famille, tandis que 17 autres victimes restaient en cours d’identification au moment de la réunion, portant le bilan provisoire à 59 décès.

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Les autorités plaident pour une reprise des déguerpissements

Face à cette situation, plusieurs responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer les actions de prévention. Selon des sources concordantes, le ministre de l’Intérieur et plusieurs maires ont recommandé au Premier ministre d’engager rapidement des opérations de déguerpissement dans les zones à risque et d’empêcher toute nouvelle occupation des sites concernés.

Pour les autorités locales, la prolifération des habitations dans les bas-fonds, les zones inondables et les secteurs exposés aux glissements de terrain accentue considérablement les conséquences des fortes pluies.

Les échanges ont également porté sur les mesures d’accompagnement destinées aux ménages concernés par ces futures opérations. Suspendues ces dernières semaines, les opérations de déguerpissement pourraient reprendre sous la coordination du gouvernement, avec un dispositif d’assistance sociale et psychologique destiné aux populations déplacées.

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Les autorités invitent par ailleurs les habitants installés dans les zones exposées aux inondations, aux glissements de terrain, à l’insalubrité ou aux risques d’électrocution à anticiper leur départ afin de protéger leurs biens avant d’éventuelles interventions des engins de démolition. La succession des épisodes pluvieux meurtriers renforce ainsi les appels à une application plus stricte des mesures de prévention, dans un contexte où la pression foncière continue de favoriser l’occupation de secteurs identifiés comme dangereux.

Revue de presse du 01 Juillet : l’élimination des Éléphants, les restrictions de voyage pour les ministres et les inondations à la Une

L’élimination de la Côte d’Ivoire en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Norvège (2-1) domine largement la revue de presse de ce mercredi 1er juillet 2026. Les quotidiens reviennent sur la fin du parcours des Éléphants, les premières réactions du sélectionneur Emerse Faé, mais aussi sur les nouvelles mesures du Premier ministre Robert Beugré Mambé concernant les déplacements des membres du gouvernement et les conséquences des récentes inondations à Abidjan.

 

Les Éléphants au cœur de l’actualité

Les journaux consacrent une large place à la défaite des Éléphants face aux Vikings de la Norvège, synonyme de fin d’aventure au Mondial 2026. Fraternité Matin revient sur l’élimination de la sélection ivoirienne, tandis que Le Patriote titre : « Fin du rêve américain pour les Éléphants ». De son côté, L’Intelligent d’Abidjan choisit de saluer le parcours des hommes d’Emerse Faé avec une Une sobre : « Merci pour ces moments ».

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Emerse Faé réagit après l’élimination

Les premières déclarations du sélectionneur national occupent également les colonnes de plusieurs quotidiens. Le Jour Plus évoque « le rêve noyé de tout un peuple » et analyse les raisons de cette élimination. Pour sa part, SuperSport estime que la domination des Éléphants n’a pas suffi, avec ce titre : « Éléphants, dominer n’est pas gagner ». Le quotidien sportif rapporte également les premiers mots d’Emerse Faé après la rencontre : « On aura tout donné jusqu’au bout ».

« Nous avons tout fait, nous avons tout donné pour rendre les Ivoiriens fiers. C’est difficile de perdre à la dernière minute. Nous avons beaucoup appris au cours de cette compétition. Nous avons manqué de maturité. Merci au peuple de Côte d’Ivoire pour les ondes positives et son soutien sans faille. Nous reviendrons plus forts. » Propos recueillis par Sabine Kouakou, envoyée spéciale.

 

Patrick Achi fixe ses priorités, Gbagbo attendu

L’actualité politique occupe aussi une place importante dans les journaux du jour. Le Patriote met en avant les cinq priorités présentées par le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, pour renforcer la Côte d’Ivoire. Liberté revient également sur son intervention lors de la clôture de la première session parlementaire, estimant que le président de l’institution a pris en compte les attentes des populations.

De son côté, Le Quotidien d’Abidjan annonce une importante prise de parole de l’ancien président Laurent Gbagbo, prévue ce jeudi 2 juillet 2026.

 

Voyages ministériels et inondations

Plusieurs quotidiens s’intéressent enfin aux décisions du Premier ministre Robert Beugré Mambé concernant les missions officielles à l’étranger. Le Sursaut révèle que le chef du gouvernement a décidé de durcir les conditions encadrant les déplacements des membres du gouvernement hors du pays.

Enfin, Soir Info revient sur les conséquences des fortes pluies qui ont frappé Abidjan et rapporte notamment le décès par noyade de deux élèves, illustrant la gravité des inondations enregistrées ces derniers jours.

 

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