Ebola en Afrique centrale : la Côte d’Ivoire renforce la surveillance et rassure sur l’absence de cas

Le gouvernement ivoirien se veut rassurant face à l’alerte régionale liée à Ebola. Dans un communiqué publié le lundi 18 mai 2026, le ministre Pierre Dimba a affirmé que les autorités sanitaires n’ont détecté aucun cas d’Ebola en Côte d’Ivoire ni en Afrique de l’Ouest..

Le ministre a toutefois annoncé un renforcement des dispositifs de prévention et de surveillance sur l’ensemble du territoire national. Selon Pierre Dimba, les autorités sanitaires ont déjà intensifié les mesures de contrôle aux points d’entrée terrestres, aériens et maritimes afin de prévenir toute introduction éventuelle du virus.

« Le gouvernement ivoirien tient à rassurer l’ensemble des populations », a indiqué le ministre dans son communiqué. Les services sanitaires restent mobilisés pour assurer la veille épidémiologique et coordonner les actions de riposte en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux.

 

LIRE AUSSI : RDC : une nouvelle épidémie d’Ebola confirmée en Ituri

Les autorités appellent à la vigilance

Le ministère de la Santé rappelle que la maladie à virus Ebola est une infection grave et souvent mortelle. Elle se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou avec des animaux contaminés. Les principaux symptômes incluent une forte fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des vomissements, des diarrhées et parfois des saignements. Face à cette menace, les autorités sanitaires recommandent le respect strict des mesures de prévention.

Elles invitent les populations à se laver régulièrement les mains, éviter tout contact avec les liquides biologiques de personnes malades et consulter rapidement un centre de santé en cas de symptômes suspects. Le ministère déconseille également la manipulation des corps de personnes décédées dans des circonstances suspectes. Cette communication intervient après la déclaration, le 15 mai 2026, d’une épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.

Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, le 16 mai 2026, une urgence de santé publique de portée internationale afin de renforcer la coordination mondiale et les dispositifs de prévention. Les autorités ivoiriennes assurent suivre l’évolution de la situation de manière continue et appellent les populations au calme ainsi qu’au respect des consignes sanitaires.

 

Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique
© Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique
Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique
© Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique

Tirage CAN 2027 : la Côte d’Ivoire face au Ghana, le Nigeria dans le groupe de la Tanzanie hôte

La Confédération africaine de football (CAF) a procédé, ce mardi 19 mai 2026 au Caire, au tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027. La compétition se disputera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda du 19 juin au 17 juillet 2027.

Au total, 48 sélections africaines participeront à ces éliminatoires. Les trois pays organisateurs sont automatiquement qualifiés pour la phase finale, mais prendront tout de même part aux matchs de qualification.

La CAF a confié le tirage à plusieurs anciennes gloires du football africain, notamment l’Ivoirien Max-Alain Gradel, le Nigérian William Troost-Ekong, l’Égyptien Essam El Hadary et le Congolais Trésor Mputu. Les 48 nations ont été réparties dans douze groupes de quatre équipes. Les deux premiers de chaque groupe décrocheront leur qualification pour la CAN 2027. Dans les groupes contenant un pays hôte, une disposition spéciale permettra à une équipe supplémentaire de se qualifier afin de ne pas désavantager les autres sélections.

 

AfrikFoot
© AfrikFoot

 

LIRE AUSSI : Mondial 2026 : Émerse Faé dévoile les 26 éléphants et une liste de cinq réservistes

 

Le groupe C attire particulièrement l’attention avec une confrontation entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Les Éléphants retrouveront leur grand rival historique dans une poule complétée par la Gambie et la Somalie. Cette affiche entre Ivoiriens et Ghanéens ravive l’une des rivalités les plus emblématiques du football africain.

Dans le groupe A, le Maroc affrontera le Gabon, le Niger et le Lesotho. Les Lions de l’Atlas partent favoris, même si le Gabon pourrait jouer les trouble-fêtes Le Nigeria évoluera dans le groupe L avec Madagascar, la Tanzanie et la Guinée-Bissau. Les Super Eagles devront composer avec la présence du pays hôte tanzanien.

L’Algérie partagera le groupe I avec la Zambie, le Togo et le Burundi. Les Fennecs disposeront d’un statut de favoris, mais devront se méfier des Chipolopolos zambiens.

Le Kenya figure dans le groupe D avec l’Afrique du Sud, la Guinée et l’Érythrée. L’Ouganda et la Tanzanie bénéficieront également de leur statut particulier durant ces éliminatoires. Les matchs se joueront entre septembre 2026 et mars 2027 à travers plusieurs fenêtres FIFA. Les sélectionneurs disposent désormais de plusieurs mois pour préparer leurs effectifs avant le début de cette campagne qualificative très attendue sur le continent africain.

Côte d’Ivoire : RHDP, 21 ans après sa création à Paris, l’appel au retour à l’esprit fondateur (par Yaya Fofana)

Ce lundi 18 mai 2026, la famille houphouëtiste et l’ensemble des militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) commémorent le 21ᵉ anniversaire de la création de leur formation politique. Née le 18 mai 2005 à Paris, cette alliance s’est construite autour d’une ambition commune : préserver l’unité nationale, consolider la paix et bâtir une Côte d’Ivoire stable et rassemblée.

Fondé par quatre formations politiques se réclamant de l’héritage du président Félix Houphouët-Boigny, le RHDP rassemble le PDCI-RDA dirigé alors par Henri Konan Bédié, le RDR d’Alassane Ouattara, l’UDPCI d’Albert Mabri Toikeusse et le MFA d’Innocent Anaky Kobena.

Yaya Fofana
© Yaya Fofana

LIRE AUSSI : Réforme de la CEI en 2014 : comment la Côte d’Ivoire a tenté de tourner la page des crises électorales (Siaka Fofana)

En ce jour d’anniversaire, les responsables du parti rendent hommage aux présidents fondateurs. Dans un contexte politique marqué à l’époque par des tensions et des incertitudes, ces acteurs ont opté pour une logique de rassemblement. Ils ont privilégié l’unité à la dispersion, le dialogue à la confrontation et la responsabilité à la logique des camps. Leur démarche est présentée comme un acte politique fondateur, posé dans une période où la Côte d’Ivoire cherchait des repères de stabilité. Les dirigeants du RHDP soulignent que cet engagement continue de porter une signification politique forte. Ils estiment qu’il rappelle la nécessité, pour les acteurs politiques, de dépasser les intérêts immédiats lorsque l’enjeu national l’exige.

L’esprit de Paris comme référence structurante

Vingt-et-un ans après sa création, le RHDP continue de se référer à ce que ses responsables appellent « l’esprit de Paris ». Cet esprit repose sur la recherche de l’unité, le respect des différences internes et la primauté accordée à l’intérêt national.

Dans cette logique, les responsables insistent sur l’importance de préserver la mémoire des différentes sensibilités politiques qui ont contribué à la construction du parti. Ils rappellent également le rôle joué par de nombreux acteurs dans les moments décisifs de son évolution. Pour plusieurs cadres, cette mémoire constitue un élément essentiel de la cohésion interne. On perçoit cette base comme un socle politique capable de maintenir l’équilibre entre les différentes composantes du rassemblement.

Screenshot
© Screenshot

Une organisation politique face à l’exigence de transmission

Dans les réflexions mises en avant à l’occasion de cet anniversaire, la question de la transmission occupe une place centrale. Les responsables du RHDP estiment que la survie d’un parti politique repose sur sa capacité à former, encadrer et responsabiliser les nouvelles générations.

Transmettre, selon eux, ne se limite pas à raconter l’histoire du parti. Il s’agit aussi de transmettre des repères politiques, une discipline organisationnelle et une culture de l’engagement au service de la nation. Ils insistent sur le rôle des jeunes générations, appelées à poursuivre l’œuvre engagée sans en trahir l’esprit initial. Dans cette perspective, la formation politique se présente comme un espace de continuité et d’apprentissage.

Une trajectoire politique construite dans la durée

Depuis sa création, le RHDP a progressivement consolidé son implantation sur l’ensemble du territoire national. Ses responsables évoquent une progression marquée par des succès électoraux et une présence accrue dans les institutions de la République. Cette évolution est présentée comme le résultat d’un engagement collectif et d’une stratégie fondée sur le rassemblement. Mais elle s’accompagne également, selon les dirigeants du parti, d’une exigence permanente de fidélité aux principes fondateurs. Ils rappellent que la force d’une organisation politique ne se limite pas à conquérir le pouvoir. Elle dépend aussi de sa capacité à préserver la cohésion interne et la stabilité du pays.

Ce 21ᵉ anniversaire intervient dans un contexte où les responsables du parti appellent à un retour à l’essentiel. L’accent est mis sur la mémoire fondatrice, la discipline collective et la responsabilité politique. Pour les dirigeants du RHDP, l’enjeu est de maintenir vivant l’esprit qui a présidé à la création du mouvement à Paris. Ils estiment que cet esprit demeure une boussole politique indispensable pour accompagner les évolutions futures. Dans cette dynamique, ils rappellent que la cohésion, la paix et le dialogue fondent l’identité du parti.

Abidjan : une panne électrique paralyse l’aéroport Félix Houphouët-Boigny pendant près de 5 heures

L’Aéroport international Aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a connu une interruption totale de son alimentation électrique le dimanche 17 mai 2026. L’incident, survenu en début d’après-midi, a perturbé le fonctionnement de la plateforme pendant environ cinq heures.

Dans un communiqué publié le 18 mai, la société gestionnaire AERIA a confirmé une coupure générale touchant l’ensemble des lignes électriques de l’aéroport. Selon la direction, la panne a entraîné l’arrêt temporaire de plusieurs services essentiels aux passagers. Les systèmes d’enregistrement, d’information des vols, d’éclairage et de climatisation ont notamment été affectés.

Communiqué de l'AERIA
© Communiqué de l'AERIA

 

 

LIRE AUSSI : Entrée sans visa : Le Togo supprime les visas pour tous les Africains

 

Les dispositifs de secours ont été immédiatement activés. Toutefois, l’un des groupes électrogènes, déjà fortement sollicité ces dernières semaines, n’a pas fonctionné à pleine capacité, aggravant les perturbations. Les équipes techniques et les autorités concernées se sont mobilisées pour rétablir l’alimentation électrique et limiter l’impact sur les opérations.

Le retour progressif de l’électricité a débuté aux environs de 18h10, permettant une reprise partielle des activités aéroportuaires. Durant la panne, plusieurs passagers sont restés bloqués dans les zones d’attente et de contrôle. Les opérations ont ensuite été progressivement normalisées.

Travaux d’extension évoqués

Selon plusieurs informations, la coupure serait liée aux travaux d’extension en cours sur la plateforme aéroportuaire. Des groupes électrogènes supplémentaires ont renforcé le dispositif de secours. Le ministre des Infrastructures et de l’Équipement routier, Amédé Koffi Kouakou, s’est rendu sur place pour suivre la situation.

Dans son communiqué, AERIA a indiqué que toutes les installations fonctionnent désormais normalement. La société a présenté ses excuses aux usagers et salué la compréhension des passagers et partenaires. Elle a également réaffirmé son engagement à garantir la continuité et la qualité des services sur la plateforme aéroportuaire.

Principale porte d’entrée aérienne du pays, l’aéroport d’Abidjan accueille plusieurs millions de passagers chaque année. Il joue un rôle central dans les échanges économiques et touristiques de la Côte d’Ivoire. Dans un contexte de modernisation et d’augmentation du trafic, toute interruption technique peut avoir un impact significatif sur les opérations et les voyageurs.

Du micro à l’octogone : Kommander Samo rejoint officiellement PFL Africa et passe au MMA professionnel

L’artiste ivoirien Kommander Samo, de son vrai nom Zigui Dona Salim, franchit un cap décisif dans sa carrière. Il a officiellement signé avec PFL Africa, l’une des principales organisations de MMA du continent.

Cette nouvelle orientation confirme son ambition de s’imposer dans les arts martiaux mixtes, tout en représentant la Côte d’Ivoire sur la scène africaine. Connu du public ivoirien à travers la musique et la Team Paiya, Kommander Samo évolue depuis plusieurs années dans les sports de combat en parallèle de sa carrière artistique.

Baby kongossa
© Baby kongossa

 

LIRE AUSSI : Coupe du monde FIFA 2026 : Faé Emerse mise sur un groupe « sérieux et humble » pour la côte d’ivoire

 

Sa signature avec PFL Africa intervient après plusieurs mois de préparation intensive. Elle consacre son entrée dans le cercle professionnel du MMA africain. Le combattant affiche désormais une volonté claire. Il veut s’imposer durablement dans la discipline. Il veut aussi porter haut les couleurs ivoiriennes dans l’arène continentale.

Cette arrivée dans l’organisation alimente déjà les discussions autour de futurs combats de prestige. Un éventuel affrontement avec le champion Abraham Bably est évoqué. Il suscite un fort intérêt chez les amateurs de MMA en Côte d’Ivoire. Une telle affiche confirmerait la montée en puissance du MMA ivoirien sur la scène africaine.

Le combattant ivoirien a marqué les esprits en conservant sa ceinture dans la catégorie des 82-87 kg le 17 mai 2025. Il s’était imposé par K.O face au Camerounais Steve Lekeufack, au terme d’un combat intense. Cette victoire a renforcé son statut de figure montante du MMA ivoirien et consolidé sa réputation dans les sports de combat en Afrique

Entrée sans visa : Le Togo supprime les visas pour tous les Africains

Le Togo franchit un nouveau cap dans sa politique d’intégration africaine. Par un communiqué publié lundi 18 mai 2026, le ministre togolais de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, a annoncé la suppression du visa d’entrée pour tous les ressortissants africains détenteurs d’un passeport valide.

La décision, prise par les hautes autorités togolaises, entre en vigueur immédiatement et marque une avancée majeure dans la libre circulation des personnes sur le continent africain. À travers cette mesure, le gouvernement togolais entend renforcer l’intégration continentale et positionner le pays comme un carrefour régional des affaires, des services et des échanges culturels.

Dans son communiqué, le ministère de la Sécurité souligne la volonté des autorités de promouvoir « la libre circulation des personnes et des biens » ainsi qu’une coopération renforcée entre les peuples africains. Avec cette réforme, le Togo rejoint le cercle restreint des pays africains ayant supprimé les visas pour l’ensemble des citoyens du continent, à l’image du Rwanda ou des Seychelles. Les autorités espèrent attirer davantage d’investisseurs, de touristes, d’hommes d’affaires et de travailleurs africains grâce à cette ouverture.

Communiqué du ministre de la sécurité
© Communiqué du ministre de la sécurité
µ

 

Une déclaration de voyage reste obligatoire

L’exemption de visa ne supprime toutefois pas toutes les formalités administratives. Le gouvernement exige désormais une déclaration préalable de voyage au moins vingt-quatre heures avant l’arrivée sur le territoire togolais. Les voyageurs devront effectuer cette démarche sur la plateforme officielle du gouvernement togolais :  https://voyage.gouv.tg. . Cette procédure permet d’obtenir un bordereau de voyage à présenter aux frontières aériennes, terrestres ou maritimes. Les autorités précisent que ce document ne constitue pas un visa, mais une mesure administrative et sécuritaire. La durée maximale de séjour autorisée dans le cadre de cette exemption est fixée à trente jours.

Cette décision intervient dans un contexte de promotion de la libre circulation sur le continent, notamment avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le Togo va désormais au-delà des engagements régionaux en ouvrant ses frontières à tous les citoyens africains, sans distinction.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes et organisations de la société civile ont salué une décision « historique » et « panafricaine ». Les autorités togolaises assurent que les services de sécurité et d’immigration ont reçu des instructions afin de garantir une application efficace de cette réforme aux différents points d’entrée du pays. À travers cette ouverture, Lomé espère renforcer son attractivité économique et consolider son image de porte d’entrée stratégique vers l’Afrique de l’Ouest.

32e Assemblée régionale de l’APF : Jérôme Patrick Achi conduit la délégation ivoirienne à Dakar

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Jérôme Patrick Achi, conduit depuis samedi une importante délégation de députés et de sénateurs ivoiriens à la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), prévue du 18 au 19 mai 2026 à Dakar, au Sénégal.

Selon une note d’information transmise ce dimanche 17 mai 2026, cette rencontre réunira les parlementaires francophones autour de plusieurs enjeux d’actualité majeurs.

 

LIRE AUSSI : PPA-CI : Laurent Gbagbo opère un vaste remaniement et révoque plusieurs cadres du parti

 

Les travaux porteront notamment sur les conséquences mondiales des crises au Moyen-Orient, la promotion du dialogue entre les peuples, la stabilité institutionnelle ainsi que le renforcement de la coopération interparlementaire dans l’espace francophone. Les parlementaires aborderont également la contribution des institutions législatives à la consolidation de la paix, ainsi que les menaces djihadistes persistantes en Afrique de l’Ouest.

Cette session intervient dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires dans la sous-région, notamment après les attaques terroristes survenues au Mali le 25 avril 2026, qui ont touché plusieurs localités et coûté la vie à l’ex-ministre de la Défense, le général Sadio Camara.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) poursuit pour mission de promouvoir la démocratie et l’État de droit au sein de l’espace francophone, de renforcer la coopération entre parlements et de soutenir la solidarité entre les peuples. Elle vise également à accroître le rôle des parlementaires sur la scène internationale à travers des échanges et des positions communes.

Mame Bousso
© Mame Bousso

PPA-CI : Laurent Gbagbo opère un vaste remaniement et révoque plusieurs cadres du parti

L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, a signé ce lundi 18 mai 2026 une décision portant révocation de la quasi-totalité des responsables et membres des instances du Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI).

Cette mesure s’inscrit dans une vaste réorganisation interne intervenue au lendemain du premier congrès ordinaire du parti. Fraîchement reconduit à la tête de la formation politique, Laurent Gbagbo entend, selon le document signé, « permettre une réorganisation efficace des organes centraux du parti ».

La décision, fondée sur les statuts et le règlement intérieur du parti ainsi que sur les « nécessités de service », concerne plusieurs structures stratégiques du PPA-CI. La mesure vise notamment la Commission finances, la Commission logistique, la Commission protocole ainsi que la Commission électorale et applications numériques. Elle concerne également les représentants du parti à l’étranger. Cette réorganisation traduit une volonté de reprise en main globale de l’appareil politique par la nouvelle direction issue du congrès.

 

PPA-CI Média
© PPA-CI Média
PPA-CI Média
© PPA-CI Média

LIRE AUSSI : PPA-CI : Laurent Gbagbo annonce une future délégation de pouvoirs au sein du parti

 

Des responsables maintenus pour assurer la continuité

Dans le même temps, certains responsables ont été maintenus temporairement afin d’assurer la continuité administrative et la gestion des affaires courantes du parti. Il s’agit notamment des présidents de la Commission finances, de la Commission logistique, de la Commission protocole, de la Commission communication et organisation des manifestations (CCOM), ainsi que de la Commission électorale et applications numériques. La décision précise que le président de la Commission finances assurera provisoirement la gestion de l’administration du parti.

Cette vague de réorganisation intervient dans un climat de recomposition interne au sein du PPA-CI, marqué par des tensions liées à la stratégie électorale, notamment le boycott des élections de 2025. Le premier congrès ordinaire s’est tenu les 14 et 15 mai 2026. Il a été marqué par des sanctions contre plusieurs cadres du parti. Parmi eux figurent çet Ahoua Don Mello.

Le parti a sanctionné d’autres responsables pour indiscipline. Il a transformé certaines sanctions en exclusions définitives. D’autres ont entraîné des suspensions allant de 12 à 18 mois.

 Lors de la célébration de la fête de la renaissance le 16 mai à Songon M’Bratté, Laurent Gbagbo avait déjà évoqué une délégation de ses pouvoirs, sans toutefois désigner de successeur. À travers cette nouvelle réorganisation, la direction du PPA-CI semble vouloir renforcer son autorité sur les structures internes et amorcer une nouvelle phase de fonctionnement politique, après plusieurs contre-performances électorales lors des scrutins récents.

FNER 2026 : Beugré Mambé appelle la jeunesse à la confiance et à l’audace face au chômage

La lutte contre le chômage des jeunes reste une priorité majeure des autorités ivoiriennes. Dans ce cadre, la troisième édition de la Foire nationale de l’emploi et du recrutement (FNER) s’est ouverte le lundi 18 mai 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

Placée sous l’impulsion du ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique dirigé par Mamadou Touré, cette édition 2026 se tient du 18 au 21 mai. Elle ambitionne de renforcer l’employabilité des jeunes et de multiplier les passerelles vers l’insertion professionnelle.

AEJ
© AEJ

LIRE AUSSI : Foire Nationale De L’emploi 2026 : Mamadou Touré Veut Accélérer L’insertion Des Jeunes

 

 

« Votre potentiel est très élevé »

À l’ouverture des travaux, Robert Beugré Mambé a adressé un message direct à la jeunesse ivoirienne. Il a insisté sur la nécessité de croire en soi et de développer une confiance personnelle dans la recherche d’emploi. Le Premier ministre a exhorté les jeunes à ne pas se sous-estimer. Il les a invités à prendre conscience de leur potentiel pour l’avenir du pays.

Dans son intervention, le chef du gouvernement a encouragé les participants à s’investir pleinement dans cette foire dédiée à l’emploi. Il a rappelé que l’événement constitue une opportunité concrète d’insertion professionnelle. Robert Beugré Mambé a souligné que le marché du travail demeure compétitif et parfois sélectif, insistant sur la nécessité pour les jeunes de faire preuve de compétence, de discipline et d’audace.

La FNER 2026 met à disposition un ensemble d’opportunités destinées à faciliter l’accès des jeunes à l’emploi. Les organisateurs annoncent 6 905 emplois directs, 3 332 stages et 11 800 formations orientées vers l’insertion professionnelle. Le dispositif comprend également 8 200 opportunités dans les Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (THIMO). Il prévoit aussi 6 750 financements de projets pour soutenir l’entrepreneuriat des jeunes. Un programme d’immersion professionnelle offre 50 000 places supplémentaires. Ce programme vise à rapprocher les jeunes du monde du travail et des entreprises.

Robert Beugré Mambé a rappelé que la jeunesse constitue un pilier essentiel du développement national. Il a encouragé les participants à s’engager pleinement dans les opportunités offertes. Selon lui, la réussite de la jeunesse passe par l’engagement personnel, la formation et la capacité à saisir les opportunités disponibles dans l’écosystème de l’emploi. La FNER 2026 se déroule à Abidjan avant de s’étendre dans plusieurs régions du pays dans le cadre de sa phase décentralisée.

Côte d’Ivoire : l’activiste Zigui Ibrahim condamné à cinq ans de prison pour « provocation à l’insurrection »

Le tribunal du Plateau a condamné, ce lundi 18 mai 2026, l’activiste ivoirien Zigui Ibrahim à cinq ans de prison ferme et à une amende de 20 millions de FCFA. La justice l’a reconnu coupable de « provocation à l’insurrection » et de « trouble à l’ordre public ».

Cette décision judiciaire suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques, associatifs et sur les réseaux sociaux, où l’affaire alimente un vaste débat sur les limites de la liberté d’expression en ligne en Côte d’Ivoire.

 

 

LIRE AUSSI : PPA-CI : Don Mello et plusieurs cadres radiés, le congrès acte une vague de sanctions internes

 

L’affaire trouve son origine dans une vidéo diffusée avant l’élection présidentielle de 2025. Dans cette intervention relayée massivement sur les réseaux sociaux, Zigui Ibrahim appelait les Ivoiriens à se mobiliser lors de la proclamation de la liste des candidatures par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire.

« Les yeux des Ivoiriens sont rivés vers le Conseil constitutionnel (…) Sors avec ton maillot, c’est une finale que nous allons jouer », déclarait-il notamment dans cette vidéo devenue virale.

Les autorités sécuritaires avaient rapidement estimé que ces propos pouvaient provoquer des troubles à l’ordre public dans un contexte électoral jugé sensible. Les autorités ont ensuite interpellé l’activiste puis l’ont placé sous procédure judiciaire.

Une affaire qui divise l’opinion

 

Depuis son arrestation, l’affaire a profondément divisé l’opinion publique ivoirienne. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

Des internautes critiquent également une menace contre l’engagement politique des jeunes. À l’inverse, certains responsables politiques défendent la nécessité de préserver la stabilité du pays. Ils dénoncent des discours susceptibles d’alimenter des tensions ou des manifestations incontrôlées.

Quelques mois après la polémique, Zigui Ibrahim avait tenté d’apaiser les tensions. Dans un communiqué publié le 28 février 2026, il avait présenté des excuses publiques à Chantal Camara, reconnaissant le caractère « déplacé » et « irrespectueux » de sa vidéo. Il avait écrit : « Aujourd’hui, avec beaucoup de recul, je réalise que cette vidéo était très déplacée. » Malgré cette démarche, le tribunal a maintenu une ligne ferme dans sa décision.

Cette condamnation relance le débat sur la régulation des contenus politiques sur les réseaux sociaux en période électorale. L’affaire remet au centre des discussions le rôle des cyber activistes dans l’espace public ivoirien. Elle relance aussi le débat sur l’équilibre entre ordre public et libertés démocratiques.