Tabaski 2026 : Séguéla lance sa première foire aux moutons pour encadrer les prix

Les autorités ont lancé la première édition de la Foire aux moutons dédiée à la Tabaski 2026 le samedi 16 mai 2026.  Elle s’est tenue au petit marché du quartier Diomandé Extension Grand Garage, à Séguéla.

La cérémonie a été présidée par Aristide Ango, secrétaire général 2 de la préfecture. Il représentait le préfet de région du Worodougou, Godezth Kokora Patrice Antoine.

 

 

LIRE AUSSI : Tabaski 2026 : La Côte d’Ivoire Encourage Les Moutons Locaux Face Aux Difficultés D’approvisionnement

 

À cette occasion, Aristide Ango a expliqué que cette foire vise à permettre aux ménages d’acquérir des moutons à des prix abordables afin de célébrer la Tabaski dans la dignité. Il a également rassuré la population, notamment la communauté musulmane, sur les dispositions prises par le gouvernement pour éviter toute pénurie de moutons durant la fête.

Le directeur régional des Ressources animales et halieutiques, Samagaci Bazoumana, a indiqué que cette activité s’inscrit dans le cadre des foires éclatées de la Tabaski organisées du 16 au 27 mai 2026 dans 20 localités du pays, dont Séguéla. Ce dispositif, initié par le ministère des Ressources animales et halieutiques, vise à réguler les prix sur le marché, soutenir les éleveurs locaux et renforcer la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.

Sur place, des commerçants ont indiqué que les prix des moutons varient généralement entre 100 000 et 600 000 FCFA, selon la taille et la qualité de l’animal. Dans un contexte marqué par des tensions sur l’importation de bétail en provenance du Burkina Faso, les autorités ont mis en place des sites officiels de vente. De plus en plus d’éleveurs privilégient désormais la vente directe afin de limiter les intermédiaires et mieux contrôler les prix.

La cérémonie s’est tenue en présence du directeur régional de la salubrité, Sanogo Bénogo, du représentant du maire, Bakayoko Mamadou, ainsi que des acteurs de la filière des petits ruminants.

PPA-CI : Laurent Gbagbo annonce une future délégation de pouvoirs au sein du parti

Réuni à Songon M’Bratté à l’occasion de la 4e édition de la Fête de la Renaissance, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, récemment réélu à la tête du Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), a annoncé son intention de déléguer prochainement une partie de ses pouvoirs.

Devant plusieurs milliers de militants et sympathisants mobilisés dans cette localité située en périphérie d’Abidjan, le leader du PPA-CI a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une désignation de successeur, mais d’une réorganisation interne de la direction du parti.

LIRE AUSSI : PPA-CI : Don Mello, Stéphane Kipré et plusieurs cadres exclus du premier congrès ordinaire

Une délégation sans désignation de successeur

 

« Après ce congrès, je vais déléguer les pouvoirs du président », a déclaré Laurent Gbagbo, insistant sur le fait que la question de sa succession n’était pas à l’ordre du jour. Il a toutefois clarifié sa position : « Je n’ai pas dit que je vais nommer mon successeur. Je vais déléguer mes pouvoirs pour que celui qui sera choisi s’asseye au volant et fasse toutes les courses de Laurent Gbagbo », a-t-il ajouté, sur un ton imagé. Cette annonce intervient au lendemain de sa réélection à la présidence du PPA-CI, à l’issue du premier congrès ordinaire tenu à Abidjan les 14 et 15 mai derniers.

Cette nouvelle orientation intervient dans un contexte marqué par des tensions internes au sein du parti. Ces derniers mois, la direction a sanctionné ou écarté plusieurs cadres pour des divergences stratégiques, notamment autour de la participation aux élections législatives de décembre 2025, alors qu’elle avait appelé au boycott. À l’issue du congrès, les instances du parti ont suspendu plusieurs responsables pour des durées allant de 12 à 18 mois, tandis qu’elles ont définitivement exclu d’autres pour insubordination. Parmi eux figure notamment l’ancien vice-président du parti, Ahoua Don Mello, ainsi que plusieurs de ses proches.

Dans un paysage politique en recomposition, la gauche ivoirienne, longtemps dominée par Laurent Gbagbo, apparaît aujourd’hui divisée. Plusieurs figures majeures, dont Simone Ehivet Gbagbo, Charles Blé Goudé et Pascal Affi N’Guessan, ont pris leurs distances avec le PPA-CI. L’avenir politique de l’ancien chef de l’État dépendra notamment de sa situation électorale, conditionnée à une éventuelle amnistie et à sa réinscription sur la liste électorale, dans un contexte politique encore marqué par les séquelles de la crise postélectorale de 2010-2011.

CEPE 2026 en Côte d’Ivoire : plus de 609 000 candidats lancent les examens nationaux

Les épreuves écrites du Certificat d’Études Primaires Élémentaires (CEPE) session 2026 ont démarré ce lundi 18 mai en Côte d’Ivoire. Au total, 609 384 candidats sont en lice pour l’entrée en classe de 6e, faisant de cet examen le premier grand rendez-vous scolaire de l’année.

 

Les autorités ont réparti les candidats dans 2 763 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Par rapport à 2025, où 588 492 candidats s’étaient présentés, les inscriptions ont augmenté de 20 882 élèves cette année. Le ministère a également augmenté le nombre de centres d’examen, en ouvrant 20 structures supplémentaires.

La session 2026 est placée sous le thème « Une communauté éducative déterminée pour des examens crédibles ». Elle met l’accent sur la rigueur et l’intégrité du système éducatif. Lors du lancement officiel, le mercredi 13 mai, le ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, N’Guessan Koffi, a exhorté les candidats. Il leur a demandé d’aborder les épreuves avec sérénité, discipline et confiance.

« La Côte d’Ivoire compte sur vous », a-t-il déclaré. Il a appelé les élèves à croire en leurs capacités et à construire l’avenir du pays. Les résultats du CEPE sont attendus pour le 1er juin 2026, soit environ deux semaines après les épreuves écrites. Les autorités enregistrent cette année 1 568 831 candidats pour l’ensemble des examens à grand tirage (CEPE, BEPC et Baccalauréat), répartis dans 4 330 centres de composition à travers le territoire national.

Le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) concerne 606 583 candidats, auxquels s’ajoutent 23 492 candidats au Test d’Orientation en classe de Seconde. Les épreuves se dérouleront du 26 au 29 mai 2026.

Concernant le Baccalauréat, les autorités attendent 329 372 candidats, dont 303 625 dans l’enseignement général, 25 150 dans l’enseignement technique et 597 dans l’enseignement artistique. Ils composeront dans 549 centres répartis sur l’ensemble du pays, du 15 au 19 juin 2026.

Côte d’Ivoire : le rap ivoirien perd Abomé l’Éléphant, figure emblématique de la scène urbaine

Le monde du rap ivoirien est en deuil après l’annonce du décès de l’artiste Abomé l’Éléphant, de son vrai nom Anassin Boris Médard, survenu ce lundi 18 mai 2026 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville.

Selon des sources proches de l’artiste et du milieu musical, il aurait succombé à un malaise cardiaque, mettant fin à plusieurs mois de lutte contre une maladie dont il avait déjà évoqué publiquement les difficultés.

 

LIRE AUSSI : Musique Ivoirienne : L’artiste Eddie, voix emblématique du « Prêtro », s’est éteint

Un état de santé fragilisé depuis plusieurs semaines

Reconnu comme l’une des voix singulières de la scène urbaine ivoirienne, Abomé l’Éléphant s’était imposé au fil des années grâce à un style énergique, mêlant émotion et engagement. Cette identité artistique lui avait permis de fédérer un public fidèle, en particulier au sein de la jeunesse. Au-delà de sa musique, son franc-parler et sa proximité avec ses fans ont également renforcé son image d’artiste accessible et authentique.

Ces derniers mois, l’artiste avait attiré l’attention de son public en évoquant lui-même, lors d’interviews et d’apparitions médiatiques, la dégradation de son état de santé. Ses confidences, parfois émouvantes, avaient suscité une vague de soutien sur les réseaux sociaux, où de nombreux messages d’encouragement et de prières lui avaient été adressés.

Au-delà de sa carrière musicale, Abomé l’Éléphant laisse l’image d’un artiste engagé, attaché à la valorisation de la culture africaine et sensible aux questions sociales, notamment celles liées à la jeunesse et au bien-être des enfants. À travers ses prises de parole, il défendait régulièrement des valeurs de solidarité, de persévérance et de créativité comme leviers d’espoir pour les nouvelles générations.

L’annonce de son décès a provoqué une forte émotion dans le milieu culturel ivoirien. De nombreux artistes, producteurs et acteurs du showbiz ont commencé à lui rendre hommage, saluant son apport au développement du rap en Côte d’Ivoire et son énergie sur scène.

Sur les réseaux sociaux, les messages de condoléances se multiplient, témoignant de l’empreinte laissée par l’artiste auprès de son public. Alors que la Côte d’Ivoire perd l’une de ses figures du rap urbain, son parcours et ses œuvres continuent de nourrir son héritage artistique.

Coupe du monde FIFA 2026 : Faé Emerse mise sur un groupe « sérieux et humble » pour la côte d’ivoire

Le sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire, Émerse Faé, a insisté sur la nécessité d’aborder la Coupe du monde FIFA 2026 avec sérieux et humilité. Il s’est exprimé après la publication, vendredi 15 mai 2026, de la liste des 26 joueurs retenus pour la compétition.

LIRE AUSSI : https://journaldabidjan.com/mondial-2026-emerse-fae-devoile-les-26-elephants-et-une-liste-de-cinq-reservistes/

« Nous avons constitué un groupe qui devra travailler avec sérieux et humilité », a déclaré le technicien ivoirien. Il reconnaît que rien ne sera simple à ce niveau de compétition, mais assure que l’équipe avancera avec détermination. Pour Émerse Faé, les performances de la sélection dépendront autant des qualités individuelles que de la discipline collective. Il met également en avant la cohésion du groupe comme condition essentielle pour exister face aux grandes nations du football mondial.

Le sélectionneur rappelle que porter le maillot ivoirien en Coupe du monde engage une responsabilité importante. « Représenter la Côte d’Ivoire à une Coupe du monde est une responsabilité. Nous devons être à la hauteur des attentes du pays », a-t-il affirmé. La Côte d’Ivoire s’appuie sur un groupe mêlant expérience et jeunesse pour aborder la compétition. Le staff technique poursuit la préparation dans une logique de rigueur et d’exigence avant le début du tournoi mondial.

RDC : une nouvelle épidémie d’Ebola confirmée en Ituri

Une épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé vendredi l’Africa CDC, agence sanitaire de l’Union africaine.

Selon les données communiquées, quatre décès ont été confirmés en laboratoire. Au total, 246 cas suspects ont été recensés, dont 65 décès présumés liés à la maladie.

Une situation sous surveillance renforcée

L’Africa CDC indique que 13 échantillons positifs ont été détectés sur 20 testés à Kinshasa. Des cas suspects ont également été signalés à Bunia, en Ituri, en attente de confirmation.

L’agence sanitaire de l’UA suit la situation de près et organise une réunion d’urgence avec la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud et des partenaires internationaux. L’objectif est de renforcer la surveillance transfrontalière et la riposte. Le virus Ebola reste hautement contagieux et souvent mortel malgré l’existence de vaccins et de traitements récents. La fièvre hémorragique se transmet par les fluides corporels. Elle provoque notamment fièvres, vomissements, diarrhées et saignements. Les malades deviennent contagieux après l’apparition des symptômes, avec une incubation pouvant aller jusqu’à 21 jours.

L’Ituri, épicentre de la nouvelle épidémie, est une région marquée par des violences armées récurrentes depuis plus de 30 ans. Cette instabilité complique les opérations sanitaires et la riposte contre les maladies épidémiques. Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis la découverte du virus en 1976, alors appelé Zaïre.

La précédente épidémie, déclarée en août 2025, avait causé au moins 34 morts avant d’être officiellement éradiquée en décembre. À l’échelle du continent, Ebola a déjà provoqué environ 15 000 décès en cinquante ans, dont près de 2 300 lors de la crise la plus meurtrière en RDC entre 2018 et 2020.

Abidjan border forum 2026 : Alpha Blondy nommé ambassadeur de l’unité africaine

Une nouvelle étape s’ouvre pour l’intégration africaine. Le 13 mai 2026, l’artiste ivoirien Alpha Blondy a officiellement signé un accord le désignant partenaire artistique et ambassadeur d’Abidjan Border Forum (ABF) 2026.

À travers cette collaboration, les organisateurs du forum veulent faire de la culture un moteur de rapprochement entre les peuples africains et promouvoir une vision des frontières fondée sur la coopération, la solidarité et l’unité.

CNFCI
© CNFCI

LIRE AUSSI : https://journaldabidjan.com/orpaillage-illegal-a-katiola-27-personnes-interpellees-et-des-armes-saisies-lors-dune-vaste-operation/

Alpha Blondy, voix de la paix et du panafricanisme

Alpha Blondy, icône du reggae africain et de la paix, met son influence au service de l’intégration africaine. Il défend le dialogue et la fraternité entre les nations africaines. Les organisateurs estiment que le choix d’Alpha Blondy symbolise l’usage de la culture comme levier de cohésion continentale. Il est l’auteur du célèbre titre « Jerusalem ».

Abidjan Border Forum 2026 veut repenser les frontières africaines dans un contexte sécuritaire, migratoire et économique complexe.
Il promeut une nouvelle approche fondée sur la coopération entre les États africains.

Le forum ambitionne de transformer ces espaces en zones de rencontres, d’échanges économiques et d’opportunités pour les populations du continent.

Un rendez-vous panafricain à Abidjan

Prévu du 20 au 22 octobre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, l’événement réunira responsables institutionnels, experts, leaders communautaires, artistes et acteurs de la société civile. Les discussions porteront sur le thème : « Les peuples aux frontières : Culture, intégration et sécurité ».

Au-delà des conférences et panels, Abidjan Border Forum 2026 se présente comme un véritable mouvement panafricain. Les initiateurs du projet veulent fédérer les énergies autour d’une vision commune : construire une Afrique unie, forte et tournée vers l’avenir.

Orpaillage illégal à Katiola : 27 personnes interpellées et des armes saisies lors d’une vaste opération

L’Escadron de Gendarmerie Mobile de Niakara et la brigade de Katiola ont mené, le mercredi 13 mai 2026, une importante opération contre l’orpaillage clandestin à Darakokaha, dans la sous-préfecture de Fronan. Cette intervention coordonnée a permis aux forces de défense et de sécurité d’interpeller 27 individus impliqués dans des activités illégales d’exploitation aurifère.

Cinq fusils et plusieurs équipements saisis

Selon les informations recueillies, les gendarmes ont ciblé plusieurs sites clandestins considérés comme actifs et fortement organisés. Au cours de l’opération, les forces de l’ordre ont saisi cinq fusils de calibre 12, confirmant la présence d’armes à feu dans ces zones d’exploitation illégale.

RTI
© RTI

Les gendarmes ont également détruit plusieurs équipements utilisés pour l’extraction clandestine de l’or afin de réduire les capacités opérationnelles des exploitants illégaux. Les forces de sécurité ont aussi procédé à la destruction de 76 motocyclettes utilisées pour le transport du matériel, des produits extraits et des personnes impliquées dans ces activités.

RTI
© RTI

Les autorités estiment que ces réseaux disposent de moyens logistiques importants malgré les conditions précaires dans lesquelles évoluent les exploitants clandestins. Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre l’orpaillage illégal, un phénomène qui provoque de graves conséquences environnementales, économiques et sécuritaires en Côte d’Ivoire. Les activités clandestines d’exploitation aurifère entraînent notamment la dégradation des sols, la pollution des cours d’eau et l’insécurité dans plusieurs régions du pays.

Les 27 personnes interpellées restent en garde à vue avant leur présentation devant le Pôle pénal économique et financier. Elles devront répondre de plusieurs infractions, notamment l’exploitation illégale de ressources naturelles, la détention d’armes non autorisées et les atteintes à l’environnement.

Les autorités sécuritaires réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations de contrôle et de répression contre l’orpaillage clandestin sur l’ensemble du territoire national.

Mondial 2026 : Émerse Faé dévoile les 26 éléphants et une liste de cinq réservistes

Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Émerse Faé, a dévoilé vendredi 15 mai 2026 la liste des 26 joueurs retenus pour la Coupe du monde FIFA 2026. Une sélection complétée par cinq réservistes et marquée par un équilibre entre joueurs expérimentés et jeunes talents prometteurs.

Parmi les cadres convoqués figurent plusieurs piliers de la sélection ivoirienne, notamment Franck Kessié, Seko Fofana, Ibrahim Sangaré, Nicolas Pépé et Simon Adingra. Ces joueurs auront pour mission d’encadrer une génération montante qui incarne le renouvellement progressif des Éléphants.

JDA
© JDA

LIRE AUSSI : https://journaldabidjan.com/mondial-2026-sebastien-haller-evoque-une-possible-fin-de-carriere-internationale-en-cas-de-non-selection/

Une nouvelle génération fait son entrée

Le technicien ivoirien accorde également sa confiance à plusieurs jeunes joueurs en pleine ascension, parmi lesquels Bazoumana Touré, Yan Diomandé et Ange-Yoan Bonny.

Dans les buts, Émerse Faé mise sur Yahia Fofana, Alban Lafont et Mohamed Koné pour sécuriser l’arrière-garde ivoirienne. Le secteur défensif s’appuiera notamment sur Evan Ndicka, Odilon Kossounou, Ousmane Diomandé et Wilfried Singo, des joueurs habitués aux compétitions de haut niveau en Europe.

Au milieu de terrain, l’expérience de Jean-Michaël Seri viendra renforcer l’entrejeu aux côtés de Franck Kessié et Seko Fofana.

Amad Diallo et Elye Wahi attendus en attaque

Sur le plan offensif, les regards se tourneront vers Amad Diallo, Elye Wahi, Evann Guessand et Oumar Diakité, appelés à dynamiser l’attaque ivoirienne lors de cette compétition mondiale.

Le sélectionneur a également retenu cinq réservistes notamment Ira Tapé, Malick Yalcouyé, Martial Godo, Christopher Opéri et Sébastien Haller.

Championne d’Afrique après son sacre historique à la CAN 2023, la Côte d’Ivoire abordera cette Coupe du monde 2026 avec l’ambition de confirmer son retour parmi les grandes nations du football africain et de réaliser un parcours remarqué sur la scène internationale.

Adjoumani dénonce un faux audio généré par IA après une polémique virale

Un enregistrement audio largement diffusé sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire provoque depuis plusieurs heures une importante controverse politique. Relayé sur Facebook, TikTok et WhatsApp, des internautes attribuent le fichier sonore au ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani. L’enregistrement contient des propos sensibles sur la santé du président Alassane Ouattara et le fonctionnement interne du RHDP, parti au pouvoir.

Dans cet audio d’environ dix minutes, une voix présentée comme celle du porte-parole du RHDP évoque des tensions au sommet de l’État.
Elle décrit un déséquilibre dans la répartition des rôles institutionnels. Elle affirme notamment que certaines figures politiques exerceraient des fonctions qui ne leur sont pas officiellement attribuées. Le contenu aborde également l’état de santé du chef de l’État, évoquant un président « très affaibli » et un entourage accusé de filtrer les accès. Des propos particulièrement sensibles dans le contexte politique actuel.

Captures
© Captures

LIRE AUSSI : https://journaldabidjan.com/ppa-ci-reuni-en-congres-laurent-gbagbo-reconduit-a-la-tete-du-parti/

Un démenti catégorique du ministre Adjoumani

Face à la viralité de l’enregistrement, Kobenan Kouassi Adjoumani a rapidement réagi sur sa page Facebook. Le ministre d’État dénonce un « montage grotesque et ignoble » réalisé selon lui à l’aide de l’intelligence artificielle. Il affirme que des auteurs ont cloné sa voix et détourné son image pour une fausse narration politique. Adjoumani dénonce des « procédés criminels » et annonce une plainte contre X pour identifier les auteurs de cette manipulation.

La diffusion de cet audio survient dans un climat politique tendu, marqué par des spéculations au sein du RHDP. Plusieurs internautes disent avoir reconnu la voix du ministre, connu pour son franc-parler. Il est également reconnu pour ses positions tranchées au sein de la majorité présidentielle.

Ce n’est pas la première fois que Kobenan Kouassi Adjoumani fait face à des polémiques liées à des enregistrements audio diffusés en ligne. En 2024, un échange téléphonique avec un cadre du PDCI-RDA avait déjà circulé sur Internet. En 2021, un autre audio attribué au ministre a alimenté des débats sur des tensions internes au sein de la majorité.

Au-delà de la polémique, cette affaire relance le débat sur l’usage croissant de l’intelligence artificielle dans la manipulation de contenus audio et vidéo. Un phénomène en expansion qui s’impose désormais comme un enjeu majeur de communication et de sécurité politique en Côte d’Ivoire.