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PPA-CI : Don Mello, Stéphane Kipré Et Plusieurs Cadres Exclus Du Premier Congrès Ordinaire

À la veille de son premier congrès ordinaire prévu les 14 et 15 mai 2026 à Abidjan, le Parti des…

À la veille de son premier congrès ordinaire prévu les 14 et 15 mai 2026 à Abidjan, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a décidé d’exclure plusieurs figures du mouvement des travaux.

Dans un communiqué signé le 12 mai 2026 par Emmanuel Ackah, président de séance, la direction du parti précise que les responsables visés par des procédures disciplinaires ne pourront pas participer au congrès. Au total, 39 personnes figurent sur cette liste présentée comme « non exhaustive ».

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PPA-CI
© PPA-CI
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Don Mello au cœur des tensions internes

Le cas le plus emblématique reste celui de Ahoua Don Mello. L’ancien vice-président exécutif du parti avait créé la rupture après avoir maintenu sa candidature à l’élection présidentielle de 2025, malgré le choix du PPA-CI de soutenir Laurent Gbagbo comme candidat officiel.

Entendu en avril 2026 par le conseil de discipline, Don Mello avait revendiqué son statut de candidat indépendant. Le parti l’avait déjà démis de ses fonctions dès août 2025 après l’annonce de sa candidature.

Plusieurs soutiens internes de Don Mello figurent aussi parmi les exclus. C’est le cas d’Ahilé Fernand, ancien responsable de la communication interne du parti.

 

Le PPA-CI lui reproche d’avoir publiquement soutenu la démarche de Don Mello et critiqué la gestion interne du mouvement.

Stéphane Kipré sanctionné après les législatives

Autre figure concernée, Stéphane Kipré. L’ancien premier vice-président exécutif avait été révoqué après sa participation aux élections législatives de 2025. La direction du PPA-CI avait pourtant appelé au boycott du scrutin lors du Comité central de novembre 2025.

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Le parti accuse plusieurs cadres d’avoir défié cette décision collective.

À l’époque, la direction du PPA-CI avait défendu une ligne de fermeté. Le parti rappelait que « la discipline ne peut être sélective » et qu’aucun responsable ne pouvait s’affranchir des décisions prises par les instances dirigeantes. Vingt-deux cadres avaient déjà perdu leurs fonctions après les législatives.

Plusieurs d’entre eux apparaissent aujourd’hui sur la liste des personnalités exclues du congrès.

Un congrès sous tension

Malgré les tensions, Stéphane Kipré avait récemment tenté d’apaiser ses relations avec Laurent Gbagbo, qu’il qualifiait encore de « boussole politique ».

Cette démarche n’a toutefois pas empêché son exclusion des travaux du congrès.

Pour l’heure, aucun des responsables concernés n’a officiellement réagi.