Présidentielle en Côte d’ivoire : un 3e mandat et une radiation du listing électoral au centre de l’actualité

L’élection présidentielle du 31 d’octobre 2020, en Côte d’ivoire approche à grand pas. Des partis politiques, se mobilisent pour faire valider les candidatures de leur choix.

Mais, des divergences sur certaines questions opposent le pouvoir en place et l’opposition. Notamment sur la question de 3e mandat du Président Ouattara et la radiation de Laurent Gbagbo sur le listing électoral.

En effet, plusieurs interprétations ou réponses ont été données face à cette question du 3e mandat.  À en croire, les membres de son parti, le RHDP, ce dernier serait éligible, quant à l’opposition, M. Ouattara, abuserait de sa position pour modifier la constitution.

Par ailleurs, certains l’a considèrent comme une grave atteinte à l’honorabilité du peuple ivoirien, et passible de poursuites. Tel est le cas de M. Francis Wodie. Rappelons toutefois que M. Wodie est Professeur Titulaire de Droit Public et sciences politiques. Il a été l’ancien président du Conseil constitutionnel de 2011-2015 et Fondateur du Parti ivoirien du Travail ( PIT ).

Sur ce sujet, ce dernier n’a pas hésité à donner son point de vue, dans une lettre adressée au président Alassane Ouattara.

Pour le Pr. Wodie,  la Côte d’ivoire serait dans un système électoral vicié et porteur des germes d’une guerre civile. Cela découle à la fois d’une Constitution adoptée de manière dolosive en induisant en erreur le peuple. Ainsi que d’un code électoral confligène.

Il a indiqué qu’Alassane OUATTARA  n’a pas le droit de légiférer par voie d’ordonnance. Et ce,  dans des domaines qui sont réservés à l’Assemblée nationale.

Dans la constitution en application du principe sacrosaint de la séparation stricte des pouvoirs, il y’a des domaines qui sont réservés au président de la République et d’autres au Parlement qui légifère .
Cependant, il peut prendre des décrets et des ordonnances à condition qu’il y ait une loi d’habilitation du pouvoir législatif pour intervenir dans des domaines qui relèvent exclusivement du Parlement.

La seule loi d’habilitation dont il jouit est celle qui lui permet exclusivement de prendre des ordonnances pour l’exécution de son programme économique et financier datant de 2013 .
 » Aujourd’hui, le président a pris des ordonnances pour faire des amnisties sans passer par le parlement (…) modifier le code électoral qui est une compétence exclusive du Parlement. » S’est-il offusqué.

Étant donné que cette dernière est confligène, car elle viole l’article 754 du Code de procédure pénale. Notons que celle-ci stipule que  seuls les condamnés en voie définitive, sont rayés de la liste électorale.

Ainsi, en ajoutant à l’article 4 du code électoral,  » les condamnés par contumace sont retirés de la liste électorale et par ricochet inéligibles« . Le président Ouattara aurait enfreint ainsi un principe juridique qui est la présomption d’innocence.  » De par ce fait, il sème les germes d’une déstabilisation grave de notre pays en cette période électorale tumultueuse » Indiqua Wodie.

Le préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié annonce officiellement sa démission

Suite aux différentes affirmations circulant sur le départ du préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, il a officiellement annoncé sa démission.

En effet, selon plusieurs médias ivoiriens, M. Toh Bi aurait rendu sa démission. Par ailleurs, certains auraient même évoqué une nomination à la primature. Mais fort est de constater que la véracité de cette information n’a pas été confirmée.

Cependant, vu l’ampleur des rumeurs sur la toile, ce dernier est sorti du silence en annonçant publiquement sa démission. À en croire l’information postée sur sa page Facebook, M. Vincent Toh Bi a présenté sa démission à sa hiérarchie.

https://www.facebook.com/VincentTohBi/posts/745420692916437

« Le mercredi 26 août 2020, j’ai présenté ma démission à ma hiérarchie.
Pour l’honneur et pour le respect de ma conscience, j’ai décidé de quitter mes fonctions de Préfet du Département d’Abidjan.
Au moment où j’aborde volontairement un autre pan de ma vie , je voudrais vous dire à tous : Merci et… au revoir« .

Cependant, ce départ est-il déjà validé par sa hiérarchie ou le préfet est-il en attente de la réponse?

Election / FIF : la FIFA demande l’arrêt du processus électoral de la présidence de la FIF

La Fédération internationale de football (FIFA) demande, l’arrêt immédiat du processus électoral de la FIF. Et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Selon les informations données par certains médias tels que RFI,  la FIFA aurait demandé la suspension de l’élection à la présidence de la FIF prévu le 5 septembre prochain. Par ailleurs, elle aurait pointé du doigt l’ambiance du climat de la dernière réunion de la Commission électorale. Pour la Fédération internationale, la commission n’aurait pas eu l’occasion de reprendre les travaux en toute quiétude.

En effet, rappelons que cette assemblée s’était terminée avec la démission du président de la Commission, René Diby.

De plus,  la FIFA a demandé à la FIF de lui faire parvenir d’ici ce vendredi 28 août plusieurs documents. Il s’agirait notamment, de la liste des membres la Commission électorale ou encore un certain nombre de procès-verbaux.

Cependant, soulignons que la FIFA souhaiterait obtenir désormais une vue d’ensemble du processus électoral. À l’en croire, cela garantirait un bon déroulement pour l’élection, conformément  à toutes les associations membres.

Il faudrait préciser que la FIFA avait déjà annulé la semaine dernière, la suspension du processus électoral décidé par la FIF. En outre, après la reprise des activités, la commission avait annoncé hier 27 août les candidats sélectionnés pour la suite de la compétition.

À cet effet, Sory Diabaté et Idriss Diallo avait validé leur candidature. Mais, Didier Drogba et Kouassi Koffi Paul, n’ont pu valider leur candidature.

Justice : Anaky Kobena convoqué à la préfecture de police ce vendredi

L’ex-ministre ivoirien des Transports Anaky Kobéna, a été convoqué ce vendredi 28 août 2020,à la préfecture de police d’Abidjan. Ce dernier est accusé d’avoir tenu des propos graves sur la situation socio-politique en Côte d’ivoire.

En effet, Anaky Kobéna avait déclaré le 12 août 2020 que « la Côte d’ivoire doit d’abord écarter et retirer du palais présidentiel par toutes voies possibles, cette personne (…) a pris aux ivoiriens leurs pays pour en faire son royaume ou son empire ». À en croire le parquet , ces propos sont susceptibles de créer des troubles graves à l’ordre public.

Pour ce faire, le procureur adjoint de la République, M. Abel Yeo, a annoncé que le parquet d’Abidjan, avait saisi la Cour de cassation. Notamment le 17 août 2020, pour autoriser des poursuites judiciaires à l’encontre de M. Kobéna.

Cependant, rappelons qu’à quelques mois des élections présidentielles, le climat politique subit des tensions. Précisément, en raison de la candidature du  président Alassane Ouattara pour un possible 3e mandat.

L’opposition ivoirienne, en désaccord avec cette candidature, a organisé des marches pour contester. Notons à ce sujet que ces manifestations ont occasionné des morts et pertes matériels.

Le premier ministre Hamed Bakayoko en visite à Bonoua

Le premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, a rendu visite aux populations de la ville de Bonoua, suite aux récents affrontements qui ont secoué cette ville.

En effet, Hamed Bakayoko a décidé de se rendre à Bonoua, pour exhorter les populations à la paix. En invitant toutes les parties prenantes à créer un cadre de concertation permanent. Selon lui, cela aidera à aplanir les différentes positions, à travers le dialogue et la concertation.

Pour ce faire, le chef du gouvernement a délivré aux populations de Bonoua, un message de paix. Il a exhorté les populations à vivre-ensemble, en vue de la préservation d’un climat social apaisé. « Nous exhortons les populations de Bonoua (…)  pour maintenir un climat de paix, de cohésion sociale et de solidarité (…) Nous sommes venus pour la consolidation de l’accalmie retrouvée« . A-t-il dit.

Par ailleurs, au cours de sa visite, M. Bakayoko a échangé avec la Royauté. Et ce, avant de rencontrer les élus, les leaders communautaires et la jeunesse de ladite ville. De ce fait, il a appelé la jeunesse à dire non aux hommes politiques, qui les dressent les uns contre les autres. Aussi, il a pris l’engagement de débloquer les financements pour des projets de jeunes, afin de favoriser leur insertion professionnelle.

Cependant, rappelons que les affrontements interethniques de Bonoua ont occasionné des morts, des blessés et la destruction de biens publics et privés. Ainsi, après Bonoua, le Premier Ministre se rendra à Gagnoa et Divo le 28 août. Il sera également à Daoukro, le 29 août 2020.

Le premier ministre Hamed Bakayoko, inaugure la chefferie traditionnelle de Koumassi

Le Premier Ministre Hamed Bakayoko a inauguré, le 26 août 2020, le nouveau siège de la chefferie traditionnelle de la commune de Koumassi.

À cet effet, le chef du gouvernement s’est réjoui de la construction de ce siège. Pour lui,  ce siège se doit d’être un espace de paix, de retrouvailles, de partage et de solidarité. Et ce, pour tout habitant de la commune de Koumassi, s’y sent en sécurité.

Par ailleurs, Hamed Bakayoko a salué la contribution des Rois et Chefs traditionnels. Notamment, pour le  renforcement de la cohésion sociale et de la paix.

Cependant, dans le dispositif institutionnel ivoirien, la Constitution du 8 novembre 2016 confère un statut d’institution de la République à la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels, instituée par une loi portant également statut des Rois et Chefs traditionnels.

De ce fait, la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels a pour mission de contribuer à la valorisation de la fonction d’autorité traditionnelle. Ainsi qu’à la promotion des coutumes et des idéaux de paix et de développement.

Soulignons toutefois que l’édifice, offerte à la chefferie traditionnelle de Koumassi, a été bâti par la mairie. Notons que le ministre Ibrahim Bacongo Cissé, est le maire de cette commune. Il comprend particulièrement, des bureaux, une salle de conférences et une salle de réception.

L’ex-président Malien IBK remis en liberté par la junte

L’ex-président malien déchu, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a été libéré ce jeudi 27 août 2020, par la junte.

En effet, L’information a été annoncée par le porte-parole de la junte. Ce dernier a précisé que l’ex-chef d’Etat malien a pu regagner son domicile en ce jour. « Le président IBK est libre de ses mouvements », il est chez lui, a déclaré le capitaine Djibrila Maïga, un porte-parole de la junte.

Par ailleurs, notons que la résidence d’IBK est située dans le quartier de Sébénikoro à Bamako. Un membre de sa famille a indiqué que M. Keïta était rentré dans la nuit, aux  dans sa résidence.

Cependant, selon les informations données par certains médias, tels que RFI, son fils Karim, aurait réussi à quitter le pays. Homme politique malien et un homme d’affaires, il est membre de l’Assemblée nationale depuis 2013.

La libération de l’ancien président du Mali est intervenue quelques heures après le rapprochement officiel entre la junte et la coalition politique du M5-RFP.

Election a la FIF : la commission annonce les candidats retenus officiellement

Ce jeudi 27 août 2020, la commission électorale de la FIF a annoncé les candidats retenus officiellement pour l’élection à la présidence de la FIF 2020.

En effet, c’est par le biais d’un communiqué que la commission a transmis cette information. À en croire plusieurs, dont le mondialsport.ci, deux candidatures sur quatre ont été retenus. Il s’agit notamment, de celle de Sory Diabaté et Idriss Diallo. Quant aux candidatures rejetées, celle de Didier Drogba et Kouassi Koffi Paul n’ont pas été acceptés.

Les candidatures de Drogba et Kouassi Koffi, ont été invalidées pour dossiers incomplets. Selon le média sportif, la candidature l’ex-capitaine des éléphants, a vu deux de ses parrainages être réfutés. Tel que ceux de l’Africa Sports et de l’AMAFCI.

Par ailleurs, notons que cette décision a été prise en présence du nouveau président de la commission, Kouassi Kaunan Ernest. Ce dernier a remplacé René Diby, suite à sa démission le mardi 25 août 2020.

Cependant, notons que tous les candidats disposent d’un délai de 05 jours pour saisir la commission de recours, face  à cette décision. Soulignons que ce délai débute à partir de la date de réception de la décision. Et ce, pendant les jours ouvrables.

Présidentielle 2020 : KKB dépose sa candidature sans le dossier de parrainage

Kouadio Konan Bertin dit KKB, candidat indépendant à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, a déposé mercredi sa candidature à la CEI sans le dossier de parrainage.

En effet, ce dernier a avoué avec à la presse présente qu’il manquait le dossier de parrainage physique et sur clé afin de compléter sa candidature. « La seule chose qui a manqué, par honnêteté, nos machines sont à pied d’œuvre, puisqu’il faut envoyer le dossier de parrainage physique mais aussi sur clé, donc à ce niveau, j’ai accusé un peu de retard ». A-t-il indiqué.

Par ailleurs, KKB a annoncé avoir obtenu un certain nombre de parrainages des électeurs, une condition d’éligibilité. À l’en croire,  il serait actuellement à 28 régions sur 31 régions. Mais, il compte aller au-delà des 17 régions demandées, au cas où il y aurait des difficultés.

Toutefois, ses partisans sont à pied d’œuvre afin de les déposer  jusqu’au 31 août 2020. Pour ce faire, rappelons que ce dernier se présente à cette élection en tant que candidat indépendant. Selon lui, en tant que candidat indépendant, il se dit être à la disposition de l’ensemble du peuple ivoirien.

Il a précisé cependant, qu’il ne s’agissait pas d’une candidature de rupture avec son parti politique, le PDCI. Car il demeure et reste PDCI.

Le sprinteur jamaïcain Usain Bolt, testé positif au coronavirus

Le légendaire sprinteur jamaïcain Usain Bolt, a été testé positif à la pandémie du coronavirus. Ce dernier l’a révélé à ses abonnés le lundi 24 août sur les réseaux sociaux.

En effet, le Jamaïcain âgé de 34, aurait fait un test samedi pour quitter la Jamaïque, en vue d’un travail prévu. Mais à la suite de ce teste, il a été confirmé qu’il aurait contracté la covid-19.

« Je me suis réveillé comme tout le monde, j’ai regardé les réseaux sociaux où il est dit que j’ai le Covid-19. J’ai fait un test samedi pour quitter (la Jamaïque) parce que j’ai un travail à faire». A-t-il dit. Par ailleurs, il s’est mis en quarantaine en attendant le protocole établi par le ministère de la Santé.

Selon Christopher Tufton, ministre jamaïcain de la santé, les autorités retraceront toutes les personnes qui ont été en contact avec M. Bolt.

Cependant, le vendredi dernier, l’athlète aux huit médailles d’or, était présent à une fête organisée pour célébrer ses 34 ans. Au cours cette soirée, plusieurs célébrités y étaient présentes. Il s’agissait notamment des footballeurs Raheem Sterling (Manchester City) et Leon Bailey (Bayer Leverkusen). Un certain nombre de photos et de vidéos auraient montré des personnes non masquées. Ces derniers esquissaient des pas de danse, sans respecter les règles de distanciation sociale.

Pour ce faire, le lundi 24 août, le Premier ministre jamaïcain a indiqué que la fête en question ferait l’objet d’une enquête de la police. Et ce, pour infraction potentielle aux protocoles sanitaires.