Roland-Garros : à 17 ans, le Franco-Ivoirien Moïse Kouamé entre dans l’histoire du tennis français

Le public de Roland-Garros tient déjà l’une des sensations du tournoi. À seulement 17 ans, Moïse Kouamé a créé l’exploit ce mardi 26 mai en éliminant Marin Cilic au premier tour du tournoi parisien. Invité grâce à une wild-card, le jeune Français a dominé l’ancien finaliste de Grand Chelem en trois sets maîtrisés : 7-6, 6-2, 6-1 après 2h38 de jeu.

Âgé de 17 ans et 79 jours, Moïse Kouamé signe sa première victoire en Grand Chelem et s’offre déjà une place dans les statistiques du tennis mondial. Il devient notamment l’un des plus jeunes joueurs à remporter un match à Roland-Garros depuis plus de trois décennies. Pour retrouver un joueur aussi jeune victorieux à Paris, il faut remonter à 1991 avec le Roumain Dinu Pescariu.

LIRE AUSSI : Football : les éléphanteaux qualifiés pour les quarts de finale de la CAN U17 et son billet pour le Mondial 2026

Avec cette performance, le natif de Sarcelles s’installe également parmi les grands espoirs du tennis français. Dans l’ère Open, seul Thierry Tulasne avait remporté un match à Roland-Garros plus jeune que lui, en 1980. À l’échelle mondiale, plusieurs grands noms du circuit apparaissent encore devant lui dans les classements de précocité, notamment Rafael Nadal et Bernard Tomic.

Le jeune Français réalise également une première générationnelle. Moïse Kouamé devient le tout premier joueur né en 2009 à remporter un match dans un tournoi du Grand Chelem. Déjà membre du top 300 mondial, il confirme son ascension fulgurante et s’impose désormais comme l’un des nouveaux visages du tennis tricolore.

Pendant ce temps, les joueurs nés en 2008 attendent toujours leur première victoire en Majeur. Chez les joueurs nés en 2007, seul l’Italien Federico Cina a récemment débloqué son compteur lors de cette édition 2026 de Roland-Garros.

 

Effondrement d’un immeuble à Koumassi Soweto : le maire Narcisse Baley Toussaint sort du silence

À la suite de l’effondrement d’un immeuble en construction survenu le samedi 23 mai 2026 dans le quartier Soweto, le maire de Koumassi, Narcisse Baley Toussaint, a publié une déclaration officielle ce lundi 25 mai 2026. Il y exprime sa vive émotion et présente ses condoléances aux familles des victimes.

Dès les premières heures du drame, les autorités locales et les services de secours se sont mobilisés sur le terrain. Le maire indique avoir immédiatement instruit les services municipaux afin d’appuyer les équipes du Groupement des sapeurs-pompiers militaires engagées dans les opérations de recherche, de secours et de sécurisation du site. Selon les autorités, huit personnes ont été extraites des décombres, toutes décédées.

 

Condoléances et hommage aux secours

Au nom du conseil municipal, le maire a adressé ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa solidarité envers les victimes et les riverains touchés par la catastrophe. Il a également salué le professionnalisme des équipes de secours, rendant hommage à leur engagement dans des conditions particulièrement difficiles. Le maire a également remercié les forces de sécurité, notamment la Police nationale et la Gendarmerie nationale, ainsi que les services du ministère de la Construction, pour leur implication.

Le maire a pris acte de l’ouverture d’une enquête par le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Cette procédure devra permettre de déterminer les causes de l’effondrement et d’établir les responsabilités éventuelles liées au chantier. Des riverains et volontaires ont également participé aux opérations de secours, dans un élan de solidarité salué par l’édile.

Profitant de cette tragédie, Narcisse Baley Toussaint a réaffirmé la nécessité du respect strict des normes de construction et des règles d’urbanisme en vigueur en Côte d’Ivoire. Il estime que leur application rigoureuse reste essentielle pour garantir la sécurité des populations et éviter la répétition de tels drames dans le district d’Abidjan. Cet effondrement ravive les inquiétudes autour du contrôle des constructions en milieu urbain. Les autorités ont déjà enregistré plusieurs incidents similaires ces dernières années dans la capitale économique ivoirienne.

 

Communiqué de la maire de Koumassi
© Communiqué de la maire de Koumassi

Tabaski 2026 : les autorités renforcent les appels à la prudence sur les routes ivoiriennes

À quelques heures de la Tabaski, prévue le 27 mai 2026, le ministère ivoirien des Transports et des Affaires maritimes intensifie ses messages de prévention à destination des usagers de la route.

À travers l’Office de sécurité routière, les autorités appellent automobilistes, motocyclistes et conducteurs de tricycles à adopter une conduite responsable afin de réduire les risques d’accidents pendant cette période de forte circulation.

LIRE AUSSI : Permis à points en Côte d’Ivoire : 3 600 conducteurs déjà privés de leur permis depuis 2023 (DGTTC)

 

Sécurité routière : vitesse et alcool dans le collimateur

Le ministère dirigé par Amadou Koné insiste sur le respect strict du code de la route. Les autorités déconseillent fortement les excès de vitesse, les dépassements dangereux et les stationnements anarchiques. Elles rappellent également l’interdiction de conduire sous l’emprise de l’alcool et l’usage du téléphone au volant. Par ailleurs, les autorités invitent les automobilistes à vérifier l’état de leurs véhicules avant tout déplacement, notamment les freins, les pneus et les dispositifs d’éclairage.

Pour les usagers de motos et tricycles, le port du casque est rendu obligatoire. Le ministère insiste aussi sur le respect des feux tricolores et de la signalisation routière. Les conducteurs doivent également disposer de l’ensemble de leurs pièces administratives lors de leurs déplacements. Chaque année, la Tabaski entraîne d’importants déplacements de populations à travers le pays, notamment vers les localités de l’intérieur pour les célébrations familiales.

Cette période s’accompagne également d’une forte activité liée au transport de bétail et aux achats festifs, augmentant la densité du trafic routier. Face à cette situation, les autorités appellent à la vigilance afin d’éviter les comportements à risque, souvent à l’origine d’accidents graves sur les routes ivoiriennes. « La fête est un moment de joie, et la sécurité doit rester une priorité », a-t-il souligné, tout en souhaitant une bonne fête de la Tabaski à l’ensemble de la population ivoirienne.

Phase finale du projet Baleine : près de 4 milliards de dollars investis en Côte d’Ivoire

Le gouvernement ivoirien a officialisé, le 25 mai 2026 à Abidjan, la signature de la phase 3 du gisement pétrolier et gazier Baleine. La cérémonie a été présidée par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, représentant le Premier ministre.

Cette troisième phase vise à faire passer la production pétrolière de 60 000 à 150 000 barils par jour. La production de gaz naturel devrait, elle, atteindre 200 millions de pieds cubes par jour, contre environ 80 millions actuellement. Les représentants du consortium, notamment ENI, VITOL et PETROCI Holding, ont signé l’accord.

LIRE AUSSI : Infrastructures militaires : Téné Birahima Ouattara inaugure l’ARCA à Korhogo

 

Un investissement global de 8 milliards de dollars

Selon les autorités, le développement complet du gisement Baleine représente un investissement global estimé à 8 milliards de dollars. Les partenaires ont déjà engagé environ 4,5 milliards de dollars lors des deux premières phases. Ils mobilisent 4 milliards supplémentaires pour cette dernière étape.

Découvert en 2021, le gisement Baleine constitue la plus grande découverte d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire. Les experts estiment ses réserves à 2,5 milliards de barils de pétrole et 3,3 trillions de pieds cubes de gaz. Le ministre a souligné que ce projet constitue un levier majeur pour la souveraineté énergétique, la croissance économique et la compétitivité du pays. Il doit également renforcer l’approvisionnement en gaz destiné à la production d’électricité et soutenir le processus d’industrialisation.

La phase 3 prévoit l’installation d’une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), conçue selon des standards élevés de sécurité, d’efficacité et de respect de l’environnement. Ce modèle dit « fast track » vise à optimiser les coûts et à accélérer la mise en production en s’appuyant sur les infrastructures déjà existantes.

Pour le groupe ENI, les découvertes successives, notamment CALAO en 2024 et CACHALOT en 2025, confirment le dynamisme du bassin sédimentaire ivoirien et renforcent les perspectives du secteur énergétique national. Les autorités appellent les partenaires du projet à garantir une exécution rigoureuse de cette phase finale, dans le respect des délais, des normes de qualité et des exigences environnementales.

Sénégal : Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale après son départ de la Primature

Quelques jours après son limogeage du poste de Premier ministre, Ousmane Sonko rebondit à la tête du Parlement sénégalais. L’ancien chef du gouvernement a été élu, ce 26 mai 2026 à Dakar, président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 suffrages exprimés.

Le scrutin s’est déroulé en l’absence d’une trentaine de députés de l’opposition, qui contestent la légalité de sa réintégration comme député. Avec une abstention et aucun vote contre, Ousmane Sonko succède à Malick Ndiaye, qui avait présenté sa démission le 24 mai.  L’élection de l’ancien Premier ministre marque une nouvelle étape dans la recomposition politique au sommet de l’État sénégalais.

LIRE AUSSI : Bénin : Romuald Wadagni officiellement investi président après Patrice Talon

Le retour d’Ousmane Sonko au premier plan intervient seulement quelques jours après son éviction de la Primature, le 22 mai dernier. Le 25 mai 2026, les autorités sénégalaises ont nommé Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô à la tête du gouvernement, confirmant le réaménagement institutionnel en cours. L’absence d’une partie de l’opposition lors du vote illustre les tensions persistantes autour de la situation politique au Sénégal.

 

Léa-Lisa Westerhoff/RFI
© Léa-Lisa Westerhoff/RFI

Ligue 1 ivoirienne : un essaim d’abeilles retarde le match C.O. Korhogo – Mouna FC

La 30e et dernière journée de la Ligue 1 ivoirienne a été marquée par un incident inhabituel, ce dimanche 24 mai 2026, au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo. La rencontre entre le C.O. Korhogo et le Mouna FC, prévue à 15h00, a été retardée en raison de la présence d’un essaim d’abeilles logé dans l’un des poteaux de but.

Alors que les équipes et les officiels étaient prêts à débuter la rencontre, le coup d’envoi a dû être différé. Selon Radio Côte d’Ivoire, les abeilles se seraient installées directement dans la structure du but, rendant le terrain temporairement impraticable.

La situation a nécessité l’intervention rapide du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM). Les secours ont utilisé des fumigènes, localement appelés « Timors », pour tenter de disperser l’essaim. Face à la résistance des insectes, les techniciens ont dû démonter le poteau concerné afin de neutraliser complètement le nid. Une opération délicate qui a permis un retour progressif au calme sur la pelouse.

LIRE AUSSI : Football : les éléphanteaux qualifiés pour les quarts de finale de la CAN U17 et son billet pour le Mondial 2026

Après plusieurs minutes d’interruption, les officiels ont finalement autorisé le début de la rencontre entre le C.O. Korhogo et le Mouna FC. Un incident insolite mais rapidement maîtrisé, qui n’a pas empêché le déroulement de cette dernière journée de championnat. Avant cette affiche, le C.O. Korhogo occupait la 9e place avec 38 points, tandis que le Mouna FC était 4e avec 45 unités. La saison 2025-2026 de Ligue 1 ivoirienne s’est conclue sur le sacre de l’ASEC Mimosas, champion avec 11 points d’avance sur son dauphin, le FC San Pedro.

Infrastructures militaires : Téné Birahima Ouattara inaugure l’ARCA à Korhogo

Le vendredi 22 mai 2026, à Korhogo, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a procédé à l’inauguration de plusieurs infrastructures militaires majeures, dont l’Antenne régionale du Commissariat des armées (ARCA) et le Centre de ravitaillement n°4 (CR N°4). Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de renforcement des capacités opérationnelles des forces armées ivoiriennes dans le nord du pays.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère solennelle, en présence de plusieurs autorités administratives, militaires, coutumières et religieuses. Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, des hauts gradés de l’armée, ainsi que des chefs traditionnels ont pris part à l’événement, témoignant de l’importance accordée à ces nouvelles infrastructures.

 

Modernisation militaire et politique de proximité

Prenant la parole, le ministre de la Défense a rappelé que ces réalisations traduisent la volonté du président de la République, Alassane Ouattara, de rapprocher les services des armées des populations et des unités déployées sur le territoire. Selon lui, cette politique vise à améliorer les conditions de travail des forces de défense et de sécurité tout en renforçant leur efficacité opérationnelle sur le terrain. Il a également salué les efforts de modernisation engagés dans le secteur, citant notamment l’Hôtel des Armées d’Abidjan comme l’un des projets phares de cette dynamique.

LIRE AUSSI : Marcory : trois gendarmes arrêtés après des accusations d’agression et d’extorsion, une enquête ouverte

Le ministre a rendu hommage au chef d’état-major des armées, le Général Lassina Doumbia, pour les réformes et réalisations menées sous son commandement en faveur de la modernisation de l’armée ivoirienne. Il a insisté sur la nécessité pour les bénéficiaires de préserver ces infrastructures, dont le coût et la qualité exigent une gestion rigoureuse et responsable.

Abordant la situation sécuritaire, le Vice-Premier ministre a adressé ses encouragements aux forces de défense et de sécurité déployées dans le nord du pays, une zone exposée à diverses menaces, notamment terroristes. Il a salué l’engagement des unités sur le terrain, en particulier celui du Général de brigade Ouattara Zoumana et de ses hommes, pour leur rôle dans la préservation de la paix et de la stabilité. La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban et une visite guidée des nouvelles installations. Cette inauguration marque une nouvelle étape dans la politique de modernisation des forces armées ivoiriennes et leur adaptation aux enjeux sécuritaires actuels.

 

Bénin : Romuald Wadagni officiellement investi président après Patrice Talon

Élu dès le premier tour de la présidentielle du 12 avril 2026, Romuald Wadagni a officiellement pris fonction ce dimanche 24 mai à Cotonou, à l’issue d’une cérémonie d’investiture organisée sur l’esplanade du Palais des Congrès.

L’ancien ministre béninois de l’Économie et des Finances succède ainsi à Patrice Talon après dix années de pouvoir. Il entame un mandat de sept ans à la tête du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités béninoises, de plusieurs invités internationaux et de 16 délégations étrangères, parmi lesquelles celle de la Côte d’Ivoire conduite par le vice-président Tiémoko Meyliet Koné.

LIRE AUSSI : Entrée sans visa : Le Togo supprime les visas pour tous les Africains

Conformément à la Constitution béninoise, Romuald Wadagni a prêté serment avant de recevoir les attributs du pouvoir présidentiel, notamment le drapeau national et les honneurs militaires. « Je servirai le Bénin avec intégrité, avec courage et avec constance », a déclaré le nouveau chef de l’État lors de son discours d’investiture, affirmant vouloir gouverner avec « la conscience permanente que le pouvoir n’est jamais un privilège personnel ».

 

Un mandat placé sous le signe de la continuité économique

Dans son discours, le nouveau président a insisté sur l’unité nationale et la paix. Il veut poursuivre les réformes engagées ces dernières années. À 49 ans, Romuald Wadagni est considéré comme un acteur majeur des réformes économiques du Bénin. Ancien cadre de Deloitte, il est diplômé de l’ESC Grenoble et de l’Université Harvard. Il a dirigé le ministère de l’Économie pendant près de dix ans.

Sous sa gestion, le Bénin a enregistré une croissance moyenne supérieure à 6 %. Cette progression repose sur plusieurs réformes budgétaires et projets d’infrastructures. Le nouveau président veut poursuivre la modernisation économique du pays. Il met l’accent sur l’emploi des jeunes et l’intégration régionale.

Après deux mandats de cinq ans, Patrice Talon a officiellement transmis les charges de l’État avant de quitter la présidence. Toutefois, l’ancien chef de l’État conserve un rôle institutionnel. Il devient membre de droit du nouveau Sénat béninois.

 

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin

Permis à points en Côte d’Ivoire : 3 600 conducteurs déjà privés de leur permis depuis 2023 (DGTTC)

Depuis l’entrée en vigueur du permis à points le 1er mars 2023, 3 600 usagers ont perdu la totalité de leurs 12 points, entraînant l’invalidation de leur permis de conduire. L’annonce a été faite le jeudi 21 mai 2026 lors de la tribune d’échange « Gouv’Space » du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), par un responsable de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), Stéphane Tiengouan.

Selon les chiffres présentés, 11 000 conducteurs perdent entre 8 et 11 points sur leur permis, tandis que plus de 60 000 en perdent entre 2 et 7 points. Le système du permis à points fonctionne en lien avec la vidéo-verbalisation, qui repose principalement sur la plaque d’immatriculation comme élément de référence. Dans ce dispositif, la machine remplace l’intervention humaine dans le constat des infractions.

LIRE AUSSI : Gbakas et taxis à Abidjan : la DGTTC lance une offensive contre les « dabagaous » et les bavettes fantaisistes

Les autorités rappellent également que toute dissimulation de plaque d’immatriculation expose le conducteur à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 2 millions de FCFA. Le dispositif prévoit toutefois des voies de contestation. Les usagers peuvent déposer des réclamations après une vidéo-verbalisation, une procédure qui a enregistré 8 500 requêtes en 2021, avec un taux de traitement estimé entre 75 % et 80 %.

La récupération des points reste possible, notamment après un stage à l’Office de sécurité routière (OSER) ou après une période de deux ans sans nouvelle infraction. Face à ces chiffres, les autorités appellent les conducteurs à davantage de responsabilité. Elles estiment que le respect du code de la route permet non seulement de préserver le permis de conduire, mais aussi de réduire les risques d’accidents et de protéger les vies sur la route.

Gouv.CI
© Gouv.CI

Mort d’un Congolais à Dublin : la diaspora s’indigne, Kinshasa réagit officiellement

Un ressortissant de la République démocratique du Congo âgé de 35 ans, Yves Sakila, est décédé le 15 mai 2026 à Dublin après une interpellation violente par des agents de sécurité d’un magasin. Les images de la scène, filmées par un témoin, ont suscité une vive émotion en Irlande et au sein de la diaspora congolaise.

Selon les premiers éléments, l’homme, informaticien installé en Irlande depuis 2004, était soupçonné de vol à l’étalage lorsqu’il a été maîtrisé au sol en plein centre-ville par plusieurs vigiles. Transporté ensuite à l’hôpital Mater de Dublin, il y a été déclaré mort.

Une interpellation filmée et vivement contestée

La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre au moins cinq agents maintenant la victime au sol pendant plusieurs minutes, certains exerçant une pression sur sa tête et son cou. Inconscient à l’arrivée de la police, les agents le menottent puis le transfèrent vers l’hôpital. Les autorités irlandaises affirment que le suspect aurait tenté de fuir au moment de son interpellation. Les autorités ouvrent deux enquêtes pour déterminer les circonstances exactes du décès et le rôle des agents de sécurité impliqués.

Communiqué Ministère des affaires étrangères
© Communiqué Ministère des affaires étrangères

LIRE AUSSI : Affaire du financement Libyen : Sept ans prison requis en appel contre Nicolas Sarkozy

 

Face à la gravité des faits, le Premier ministre irlandais Micheál Martin a demandé une enquête approfondie. Plusieurs responsables politiques, dont la députée Holly Cairns, ont également appelé à faire toute la lumière sur l’affaire. La diffusion des images a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une intervention jugée disproportionnée et un manque de réaction des témoins présents sur place.

La mort de Yves Sakila a ravivé les débats sur les violences policières et les discriminations en Irlande. Des organisations de la diaspora congolaise ont dénoncé un climat de racisme et appelé à des mesures fortes pour protéger les minorités. Les proches organisent une veillée à Dublin en hommage à la victime, puis plusieurs centaines de personnes manifestent devant le Parlement irlandais. Les manifestants ont réclamé « justice » et « la fin du silence » autour des violences subies par les minorités.

Les autorités congolaises ont qualifié le décès d’« homicide » et annoncé des démarches diplomatiques pour suivre l’enquête. À Dublin, le débat s’intensifie alors que les statistiques policières font état d’une hausse des incidents à caractère raciste ces dernières années. L’affaire, désormais suivie au plus haut niveau politique et judiciaire, continue de provoquer une forte émotion des deux côtés.