Le gouvernement ivoirien a officialisé, le 25 mai 2026 à Abidjan, la signature de la phase 3 du gisement pétrolier et gazier Baleine. La cérémonie a été présidée par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, représentant le Premier ministre.
Cette troisième phase vise à faire passer la production pétrolière de 60 000 à 150 000 barils par jour. La production de gaz naturel devrait, elle, atteindre 200 millions de pieds cubes par jour, contre environ 80 millions actuellement. Les représentants du consortium, notamment ENI, VITOL et PETROCI Holding, ont signé l’accord.
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Un investissement global de 8 milliards de dollars
Selon les autorités, le développement complet du gisement Baleine représente un investissement global estimé à 8 milliards de dollars. Les partenaires ont déjà engagé environ 4,5 milliards de dollars lors des deux premières phases. Ils mobilisent 4 milliards supplémentaires pour cette dernière étape.
Découvert en 2021, le gisement Baleine constitue la plus grande découverte d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire. Les experts estiment ses réserves à 2,5 milliards de barils de pétrole et 3,3 trillions de pieds cubes de gaz. Le ministre a souligné que ce projet constitue un levier majeur pour la souveraineté énergétique, la croissance économique et la compétitivité du pays. Il doit également renforcer l’approvisionnement en gaz destiné à la production d’électricité et soutenir le processus d’industrialisation.
La phase 3 prévoit l’installation d’une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), conçue selon des standards élevés de sécurité, d’efficacité et de respect de l’environnement. Ce modèle dit « fast track » vise à optimiser les coûts et à accélérer la mise en production en s’appuyant sur les infrastructures déjà existantes.
Pour le groupe ENI, les découvertes successives, notamment CALAO en 2024 et CACHALOT en 2025, confirment le dynamisme du bassin sédimentaire ivoirien et renforcent les perspectives du secteur énergétique national. Les autorités appellent les partenaires du projet à garantir une exécution rigoureuse de cette phase finale, dans le respect des délais, des normes de qualité et des exigences environnementales.

