Nadia Kouamé : « Tonton il envoie une fille, avec qui il fait vidéo, à la maison », son témoignage sur une douloureuse épreuve

Nadia Kouamé a livré sur Vivastream, un témoignage poignant sur une période particulièrement difficile de sa vie. Enceinte de huit mois et demi, elle raconte avoir gardé espoir jusqu’au moment de son accouchement.

Alors qu’elle devait accoucher par voie basse, elle explique avoir continué à puiser de la force dans les mouvements de son bébé qu’elle ressentait encore dans son ventre. « Je sentais encore mon bébé bouger dans mon ventre et cela me donnait de la force », témoigne-t-elle.

 

Lorsqu’on lui annonce que son bébé n’est plus en vie, Nadia Kouamé dit avoir eu du mal à y croire. Pendant l’accouchement, elle continue pourtant d’espérer et de prier. « Je priais, je priais, je priais… », raconte-t-elle.

À la naissance, la réalité finit cependant par s’imposer à elle. « Lorsque le bébé est arrivé, la réalité s’est imposée à moi. Cette épreuve m’a profondément affectée », confie-t-elle.

Une autre confidence sur son vécu, dans son témoignage, Nadia Kouamé évoque également un épisode lié à son entourage familial. Elle rapporte notamment une conversation avec sa nounou au sujet d’une femme qui venait à la maison. « Un jour j’ai demandé à ma nounou, tonton il envoie qui à la maison ? Elle me répondit, tonton il envoie une fille, avec qui il fait video, à la maison. »

À travers son expérience, Nadia Kouamé adresse également un message aux filles qui la suivent, notamment sur la question de l’infidélité. « Le message que je peux donner aux filles qui me suivent, dès les premiers signes de l’infidélité partez ! Un homme qui trahit une fois trahira toujours », affirme-t-elle.

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Regarder l’intégralité et suivez la suite et dernière partie de la prise de parole de Nadia Kouamé arrive ce lundi à 20h GMT sur Vivastream : https://vivastream.app/event/222

Affaire DJ Arafat : 76 millions de FCFA d’indemnisation pour ses ayants droit

Après plusieurs échanges entre les ayants droit de DJ Arafat et la compagnie d’assurance, le montant finalement retenu pour indemniser la famille du défunt s’élève à 76 millions de FCFA. Une somme issue d’un montant global de 108 millions de FCFA initialement validé et accepté par les différentes parties, selon une enquête de Lavenir.ci.

Cette indemnisation doit couvrir les préjudices moral et économique subis par certains membres de la famille du chanteur, tandis que d’autres bénéficiaires sont concernés uniquement par le préjudice économique.

 

Une indemnisation répartie entre plusieurs ayants droit

Selon les éléments rapportés par Lavenir.ci, Tina Glamour doit bénéficier d’une indemnisation au titre des préjudices moral et économique. Les cinq frères et sœurs de DJ Arafat, parmi lesquels figurait Bébé Carla, aujourd’hui décédée, sont concernés par le préjudice économique. Carmen Sama, en qualité de concubine, est également concernée par cette catégorie de préjudice. Les enfants du chanteur bénéficient, quant à eux, d’une prise en compte des préjudices moral et économique.

Ezéchiel exclu de l’acte d’hérédité

Un cas particulier concerne Ezéchiel. L’enfant n’a pas été pris en compte dans l’indemnisation, car il ne figure pas sur l’acte d’hérédité établi après le décès de DJ Arafat. À sa naissance, Ezéchiel n’avait pas été reconnu par le chanteur et portait sur son extrait de naissance le nom de famille de Siro, Aba.

Les démarches entreprises après la disparition de DJ Arafat n’ayant pas abouti, son nom n’a finalement pas été inscrit sur l’acte d’hérédité. Selon les informations fournies, ses autres frères auraient à plusieurs reprises tenté de compenser cette situation en lui cédant une partie de certains biens hérités de leur père.

Une procédure judiciaire contre Sunu Assurance

Après le décès de DJ Arafat, une procédure judiciaire a été engagée contre Sunu Assurance, le constat du sinistre ayant été favorable au chanteur. La justice ivoirienne a donné raison à DJ Arafat et condamné l’autre partie impliquée dans l’accident. Dans ce cadre, l’assurance a été condamnée à indemniser les préjudices subis par la famille du défunt, notamment sa mère, ses frères et sœurs, sa concubine et ses enfants.

Des discussions ont ensuite opposé les différentes parties bénéficiaires et l’assureur afin de déterminer l’ampleur financière du préjudice. Pour établir le montant de l’indemnisation, l’assureur aurait choisi de s’appuyer sur les revenus annuels du chanteur. D’après les sources citées par Lavenir.ci, Sunu Assurance aurait notamment retenu les revenus de DJ Arafat déclarés au BURIDA, estimés à au moins 20 millions de FCFA par an.

C’est sur cette base que le montant global de 108 millions de FCFA aurait été validé. Toutefois, au moment du décaissement, la somme finalement retenue pour les ayants droit s’est établie à 76 millions de FCFA.

 

L’assureur renvoie vers la famille et les représentants

Sollicitée par Lavenir.ci par courriel et par téléphone, Sunu Assurance a indiqué qu’elle avait uniquement « obligation de rendre compte » à « la famille et aux représentants des ayants-droits de DJ Arafat ».

Contactés à leur tour, Me Alain Bokola, avocat de DJ Arafat et de ses ayants droit, ainsi que Me Athanase Kouamé, son notaire, ont confirmé les informations rapportées par Lavenir.ci. Ils ont également annoncé qu’ils apporteraient davantage de précisions dans les heures à venir.

Une nouvelle partie de l’enquête doit notamment détailler les montants perçus, encaissés ou encore attendus par chacune des parties concernées.

Niger : la télévision d’État confirme une tentative de coup d’État à Niamey, l’armée reprend le contrôle

Des tirs et des explosions ont secoué Niamey dans la nuit de samedi à dimanche, dans ce qui s’apparente à une mutinerie impliquant plusieurs soldats. Selon les autorités nigériennes, des militaires se sont rebellés contre des officiers d’une base stratégique avant de viser plusieurs sites sensibles de la capitale.

La situation demeurait incertaine en fin de matinée, malgré l’annonce du ministère de la Défense faisant état d’une reprise progressive du contrôle des zones touchées.

 

La base 101 et plusieurs sites sensibles ciblés

Les affrontements ont notamment touché l’aéroport principal de Niamey, qui abrite la Base aérienne 101, ainsi que le quartier administratif du Plateau, où se trouvent le palais présidentiel et plusieurs institutions importantes. Des sources sécuritaires ont toutefois indiqué que des mutins se trouvaient encore dans l’enceinte de l’aéroport, alors que les autorités affirmaient progressivement reprendre le contrôle des sites visés.

Bana Wagana Ibrahim, membre du Bureau du Conseil consultatif du Niger et député au Parlement de l’Alliance des États du Sahel (AES), a de son côté affirmé sur Facebook que la Base 101 avait été attaquée avant que les forces de sécurité n’en reprennent le contrôle.

Les tirs nocturnes ont également perturbé les activités de la télévision nationale nigérienne. Selon des habitants cités par l’AFP, la chaîne publique a été interrompue après les échanges de tirs à Niamey.

À la reprise de ses programmes, la télévision d’État a rapporté que des soldats mutins provenant d’une base de la capitale avaient ouvert le feu sur « des sites sensibles ». Les forces de sécurité auraient rapidement réagi et contenu les troubles, selon le message diffusé. Des vidéos publiées en ligne montraient par ailleurs des véhicules blindés déployés dans le secteur proche de l’aéroport.

 

Des soldats venus de plusieurs zones du pays

Selon une source sécuritaire nigérienne et Yvan Guichaoua, chercheur principal au Centre international d’études sur les conflits de Bonn, les militaires impliqués seraient venus de Ouallam, Téra et Dosso, dans le sud-ouest du pays. Ces unités ont été fortement exposées aux combats contre les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.

Des sources sécuritaires évoquent également une frustration croissante au sein des unités déployées en première ligne à l’égard du gouvernement. Face à la situation, l’armée nigérienne a appelé la population au calme et demandé d’éviter la diffusion d’informations non vérifiées.

Un troisième épisode de troubles à Niamey cette année

Cet incident constitue, selon les éléments fournis, le troisième épisode majeur de troubles à Niamey cette année, avec une attention particulière autour du principal complexe aéroportuaire. L’aéroport avait déjà été visé à deux reprises en 2026. En janvier, l’attaque avait été attribuée à l’État islamique au Sahel, affilié à l’EIIL.

En juin, Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), branche sahélienne d’Al-Qaïda, avait également ciblé le site. Cette nouvelle crise intervient dans un contexte marqué par l’insécurité persistante depuis l’arrivée au pouvoir des militaires.

Le Niger dirigé par l’armée depuis 2023

Le général Abdourahamane Tchiani dirige le Niger depuis le coup d’État de juillet 2023 qui a renversé le président Mohamed Bazoum. Depuis cette prise de pouvoir, les autorités militaires ont progressivement pris leurs distances avec les partenaires occidentaux et renforcé leurs relations avec la Russie.

Le Niger s’est également rapproché du Mali et du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée après leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pays riche en ressources naturelles, notamment en uranium, en pétrole et en or, le Niger reste ainsi confronté à une situation sécuritaire et politique particulièrement tendue.

Football Ivoirien : A’Salfo rachète le Racing Club de Koumassi et mise sur les jeunes

A’Salfo élargit son engagement au-delà de la musique. Le leader de Magic System vient de prendre les commandes du Racing Club de Koumassi, une formation qui évolue actuellement en troisième division du championnat national.

À travers ce rachat, l’artiste ivoirien entend s’appuyer sur l’Académie Magic System pour donner une nouvelle dynamique au club et créer un cadre davantage structuré pour les jeunes footballeurs.

 

Un club de troisième division intégré à l’Académie Magic System

Désormais propriétaire du Racing Club de Koumassi, A’Salfo prévoit de confier la prise en charge de l’équipe à son académie. Cette intégration doit notamment permettre de renforcer l’organisation du club et d’améliorer ses performances. Le projet repose également sur la formation et l’accompagnement des jeunes joueurs. L’objectif affiché est de leur offrir un environnement moderne et ambitieux afin de favoriser leur progression et de faire émerger de nouveaux talents à Koumassi.

Pour mener cette transformation, A’Salfo a choisi Denis Goavec, ancien sélectionneur du Bénin, pour diriger le secteur sportif.

Fort de son expérience sur le continent africain, le technicien aura pour principale mission de conduire le Racing Club de Koumassi vers les divisions supérieures. Il devra également instaurer une discipline sportive et mettre en place une stratégie compétitive permettant de valoriser les jeunes issus de l’académie. Cette nomination traduit ainsi la volonté de professionnaliser la gestion sportive de la formation.

Le projet porté autour du Racing Club de Koumassi ne se limite pas aux résultats sportifs. L’intégration du club à l’Académie Magic System doit créer un lien entre musique, sport et jeunesse. Pour les jeunes de Koumassi, cette nouvelle organisation doit offrir un cadre favorisant à la fois l’épanouissement sportif, l’éducation et l’encadrement citoyen.

Faire du Racing Club une structure sportive crédible

En investissant dans une équipe de troisième division, A’Salfo inscrit son initiative dans une démarche de développement social et sportif. Le projet vise notamment à donner une nouvelle impulsion au club et à favoriser l’éclosion de jeunes footballeurs. Le rachat du Racing Club de Koumassi marque ainsi une nouvelle étape dans l’engagement de l’artiste, avec l’ambition de transformer progressivement une formation évoluant dans les divisions inférieures en une institution sportive structurée et crédible.

Ariel Sheney rend hommage à Nadiya Sabeh avec « Ce que Dieu a fait »

Huit mois après la disparition de son épouse Nadiya Sabeh, Ariel Sheney revient en musique avec une œuvre profondément personnelle. Intitulé « Ce que Dieu a fait », ce nouveau single spirituel est sorti ce vendredi 28 août 2026 et transforme le deuil de l’artiste en un message de foi, d’amour et d’espérance.

À travers ce titre, le chanteur ivoirien choisit la musique pour exprimer la douleur liée à la perte de son épouse, tout en célébrant le lien qui continue de les unir.

 

Avec « Ce que Dieu a fait », Ariel Sheney dévoile une facette plus intime de son univers artistique. Le morceau lui permet de mettre en musique une souffrance qu’il ne parvient pas simplement à exprimer avec des mots. Le titre prend ainsi la forme d’une prière musicale, mais également d’une déclaration d’amour adressée à Nadiya Sabeh. Le choix d’un featuring symbolique avec sa défunte épouse accentue le caractère personnel de cette nouvelle production.

Au-delà de la douleur, l’artiste met en avant la résilience et l’espoir. Son morceau témoigne d’une volonté de continuer à avancer malgré l’absence, en portant un regard différent sur la disparition de celle qui partageait sa vie. Cette conception du deuil apparaît notamment dans une phrase publiée par Ariel Sheney : « Elle m’a pas quittée, elle m’a devancée. » Avec ces mots, l’artiste exprime l’idée que son épouse demeure présente dans son quotidien malgré sa disparition.

Nadiya Sabeh est décédée le 3 décembre 2025. Près de huit mois après sa disparition, Ariel Sheney continue ainsi de faire vivre son souvenir à travers sa musique.

Avec ce nouveau single, le chanteur transforme une nouvelle fois son chagrin en création artistique. « Ce que Dieu a fait » devient ainsi un témoignage d’amour et de résilience, porté par la foi et le souvenir de son épouse.

Pasteur David Jérémie Koffi : son avocat confirme qu’il est vivant et conteste son arrestation

L’avocat du pasteur David Jérémie Koffi confirme avoir eu personnellement accès à son client depuis son interpellation, notamment lors de son hospitalisation. Contacté jeudi soir par Linfodrome, Me Kouamé Kouabénan a toutefois refusé de préciser l’état de santé du religieux, renvoyant aux éléments contenus dans son communiqué du 20 août.

« Oui, j’ai pu personnellement avoir accès à lui à l’hôpital », a indiqué Me Kouamé Kouabénan lorsqu’il a été interrogé sur les conditions dans lesquelles il avait pu voir son client. Invité à préciser l’état dans lequel il l’avait trouvé, l’avocat est resté prudent.

« Pour le reste, je m’en tiens, pour l’heure, à mon communiqué écrit », a-t-il répondu.

David Jérémie, dont le nom à l’état civil est N’Guessan Koffi Aimé, avait été interpellé le 10 août 2026 à Abidjan, après des propos dans lesquels il se réjouissait de la mort de l’ancien chef rebelle Fofié Kouakou, décédé le 9 août. Le parquet avait indiqué, dans un communiqué publié le 13 août, que le pasteur était vivant et dans un état stable après une intervention liée à une artère du cœur bouchée.

 

La défense décrit une arrestation violente

Dans son communiqué daté du 20 août et transmis à Linfodrome par son avocat, la défense apporte une version détaillée des événements ayant précédé l’hospitalisation du pasteur. Selon Me Kouamé Kouabénan, des hommes cagoulés auraient fait irruption au domicile de David Jérémie Koffi à Abobo. Ils auraient saccagé les lieux avant d’emporter de l’argent, plusieurs téléphones ainsi que la Bible du religieux.

L’avocat affirme également que les hommes se seraient saisis de son client avant de le dénuder et de lui attacher sa propre chemise au visage pour l’emmener. Le pasteur aurait d’abord été conduit dans un lieu que la défense dit ne pas connaître, avant d’être transféré à la Préfecture de police.

Un malaise cardiaque évoqué à la Préfecture de police

C’est au cours de ce transfert que David Jérémie Koffi aurait été victime d’un malaise cardiaque, selon son avocat. La défense affirme ensuite que le pasteur a été conduit, le 11 août, aux urgences de l’Institut de cardiologie d’Abidjan, où il aurait subi une intervention chirurgicale. Ces éléments viennent compléter les informations communiquées précédemment par le parquet sur l’état de santé du religieux après son interpellation.

Me Kouamé Kouabénan soulève également des interrogations concernant la procédure judiciaire engagée contre son client. Seize jours après l’arrestation, l’avocat affirme ne pas avoir obtenu les chefs de poursuite visant le pasteur. Il indique s’être rendu le 14 août au bureau du procureur afin d’obtenir des précisions.

Le magistrat étant absent, son adjoint lui aurait confirmé que le communiqué attribué au procureur provenait bien de ses services, sans toutefois préciser les motifs de l’interpellation.

 

La compétence du parquet d’Abidjan-Plateau contestée

La défense s’interroge par ailleurs sur la compétence territoriale du parquet d’Abidjan-Plateau. Me Kouamé Kouabénan rappelle que son client a été arrêté à son domicile, situé à Abobo, où existe un procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abobo. Il invoque à ce titre l’article 54 du Code de procédure pénale.

Pour la défense, la connaissance des chefs de poursuite permettrait notamment de déterminer le cadre juridique de l’enquête ainsi que la juridiction compétente.

L’avocat conteste également les conditions dans lesquelles l’interpellation aurait été menée. Il affirme qu’aucun élément ne permettrait d’établir que les personnes ayant arrêté son client appartenaient aux forces régulières. La défense s’appuie notamment sur le fait que les hommes concernés portaient des cagoules.

LIRE AUSSI : Abidjan : le « Prophète David Jérémie » vivant après une intervention cardiaque, le parquet dément son décès

Sur l’état de santé actuel de David Jérémie Koffi, Me Kouamé Kouabénan se limite à confirmer que son client est vivant. La défense refuse toutefois de fournir davantage de précisions médicales, estimant ne pas disposer d’un avis suffisamment circonstancié, libre et objectif du personnel médical.

À ce stade, l’avocat maintient donc sa position : son client est vivant, tandis que les détails sur son état de santé restent réservés.

MGC : 57 responsables et militants claquent la porte, le parti de Simone Ehivet Gbagbo fragilisé

Le Mouvement des Générations Capables (MGC) traverse une période de fortes turbulences. Après la démission de son premier vice-président et porte-parole, le professeur Klognimban Dominique Traoré, plusieurs responsables et militants auraient à leur tour décidé de quitter la formation politique dirigée par Simone Ehivet Gbagbo.

Quelques mois après l’élection présidentielle de 2025, à laquelle le MGC a participé, cette succession de départs alimente les interrogations sur la cohésion interne du parti et sur les raisons du malaise qui semble le traverser.

 

Le départ de Dominique Traoré comme premier signal

La première démission d’envergure est intervenue à la mi-juillet 2026 avec le départ du professeur Klognimban Dominique Traoré. Membre fondateur du MGC, il occupait les fonctions de premier vice-président et porte-parole et figurait parmi les principales personnalités du dispositif politique de Simone Ehivet Gbagbo.

Pour expliquer sa décision, l’universitaire a simplement évoqué des « raisons personnelles », sans apporter davantage de précisions. Il aurait auparavant eu un échange cordial avec la présidente du parti. Cette explication n’a toutefois pas suffi à mettre fin aux interrogations. Le départ du numéro deux du MGC a rapidement été suivi par d’autres défections.

 

57 responsables et militants démissionnent à Abobo 3

Quelques jours après le départ de Dominique Traoré, 57 responsables locaux et militants de base de la Coordination régionale Abobo 3 ont annoncé leur démission collective. Dans une lettre datée du 24 juillet 2026 et transmise au cabinet de la présidente du MGC, les démissionnaires ont expliqué les raisons de leur décision. Ils dénoncent notamment un profond décalage entre les idéaux affichés par le parti et son fonctionnement interne.

« Cette décision est motivée par le profond décalage que nous constatons entre les principes affichés et les pratiques observées », écrivent-ils dans leur courrier.

Depuis ces premières défections, le phénomène aurait pris davantage d’ampleur. Selon des informations rapportées par le journaliste Félix Bony, plusieurs centaines de responsables, membres de cabinets et militants proches de l’ancienne Première Dame auraient décidé de prendre leurs distances avec le MGC.

« À ce jour, le décompte continue de se faire, et la liste continue de s’allonger », a indiqué le journaliste.

Parmi les personnalités citées figurent notamment Dr Marthe Ago, vice-présidente chargée de la région du Gôh, et Irène Gohourou, vice-présidente chargée de la Politique nationale de la solidarité. Des coordonnateurs régionaux, des responsables fédéraux ainsi que d’autres cadres locaux seraient également concernés.

 

La contestation gagne la diaspora aux États-Unis

Le mouvement de départs ne se limiterait pas au territoire ivoirien. Aux États-Unis, où le MGC dispose de relais au sein de la diaspora, plusieurs militants et responsables auraient également pris leurs distances avec le parti.

Du côté de la direction, le silence domine pour l’instant. Des proches de Simone Ehivet Gbagbo, sollicités pour confirmer ou infirmer ces informations, auraient choisi de ne pas se prononcer. Cette absence de réaction contribue à alimenter les interrogations sur les raisons profondes de cette série de départs.

Au-delà du nombre de démissions annoncées et des personnalités citées, c’est désormais la cohésion interne du MGC qui se retrouve au cœur des préoccupations. La formation politique devra, dans ce contexte, faire face au défi d’enrayer la dynamique des départs et de préserver ses structures sur le terrain. Si l’ampleur des démissions annoncées se confirme, la direction devra procéder à une profonde réorganisation du parti.

Pour l’heure, le MGC traverse une zone de fortes turbulences. Et une question demeure : quelles sont les raisons profondes du départ de Dominique Traoré et de la vague de défections qui a suivi ?

 

Les raisons de la crise encore en suspens

Le départ du premier vice-président et porte-parole pourrait, selon les observateurs de la scène politique ivoirienne, n’être que le symptôme visible d’un malaise plus profond.

« La vérité se saura un jour », écrit Félix Bony.

En attendant d’éventuelles explications de la direction du MGC ou des responsables concernés, les regards restent tournés vers Simone Ehivet Gbagbo et la direction du parti, alors que la liste des départs annoncés continuerait de s’allonger.

Orpaillage illégal : la presse ivoirienne du 28 août entre offensive gouvernementale et critiques de l’opposition

L’orpaillage illégal s’impose comme l’un des principaux sujets de la presse ivoirienne ce vendredi 28 août 2026. Face aux conséquences environnementales et socio-économiques du phénomène, les journaux consacrent une large place aux initiatives du gouvernement, mais aussi aux critiques de l’opposition sur la gestion de ce dossier.

 

Une coalition africaine au cœur des unes

Le quotidien Fraternité Matin met en avant le rôle de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre la dégradation des terres et du réseau hydrographique. Le journal titre : « Lutte contre la dégradation des terres et des eaux : la Côte d’Ivoire portée à la tête d’une coalition africaine ».

Dans la même dynamique, L’Expression souligne l’initiative d’Abidjan visant à coordonner la riposte contre l’orpaillage illégal à l’échelle du continent. « Orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre le fléau », barre le quotidien.

Abou Bamba : « Nous n’attendons pas »

L’Intelligent d’Abidjan s’intéresse de son côté à l’offensive gouvernementale et donne la parole aux acteurs de la filière aurifère. Le journal revient notamment sur les déclarations du ministre Abou Bamba depuis la Mongolie : « Deux jours pour en finir avec l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : “Nous n’attendons pas” ».

En marge de la COP17, Le Matin relaie également les propos du ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique. Abou Bamba y défend la nécessité d’une mobilisation à l’échelle du continent : « Il faut une réponse africaine face à l’orpaillage illégal ».

LIRE AUSSI : Coalition africaine contre l’orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire lance une initiative continentale à la COP17

 

Bouaflé au cœur d’une enquête

Au-delà des annonces et des déclarations officielles, Le Quotidien L’Essor choisit de s’intéresser à la réalité du terrain. Le journal consacre une enquête exclusive à Bouaflé, dans la région de la Marahoué, présentée comme un haut lieu de l’orpaillage clandestin.

« Sur les traces des clandestins : Bouaflé, épicentre de l’orpaillage illégal, deux vice-présidents du Conseil régional cités », affiche le quotidien.

L’opposition accentue la pression sur le gouvernement

Les journaux proches de l’opposition adoptent une approche plus critique de la gestion du phénomène par l’exécutif.

Proche du PDCI, Le Nouveau Réveil évoque une « vague de dénonciations et d’arrestations » face à ce qu’il qualifie d’« orpaillage criminel ». Le journal dénonce le silence qu’il juge coupable du parti au pouvoir face aux dégâts causés aux forêts et aux cours d’eau, à l’utilisation destructrice du mercure et à la disparition de députés. Il revient également sur le lancement de la coalition africaine.

Le Bélier s’inscrit dans cette même ligne et appelle l’opposition à accentuer la pression politique. « Orpaillage illégal : l’opposition hausse le ton, l’État doit assumer, le gouvernement Mambé sous pression », titre le journal.

 

La politique minière également questionnée

Dans le même registre critique, Notre Voie revient sur les propos du ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, selon lesquels 70 % des orpailleurs seraient des ressortissants étrangers. À partir de cette déclaration, le journal interroge le modèle économique ivoirien et pose la question : « Et si la Côte d’Ivoire repensait sa politique minière ? »

Enfin, Dernière Heure adopte une approche davantage centrée sur les populations touchées par le phénomène. Le journal plaide pour la réparation des préjudices subis par les riverains et les communautés locales affectées par l’orpaillage illégal.

Entre initiatives gouvernementales, appel à une réponse africaine, enquêtes de terrain et critiques de l’opposition, la presse ivoirienne place ainsi l’orpaillage illégal au cœur du débat public ce vendredi 28 août 2026.

 

Affaire du pasteur David Jérémie

Autre actualité à la une des journaux ivoiriens de ce vendredi : la sortie de l’avocat du pasteur David Jérémie, interpellé violemment par des hommes encagoulés, présentés comme des agents des forces de défense et de sécurité.

« Son avocat dénonce un mépris des codes de procédure pénale », rapporte Le Quotidien d’Abidjan. « L’intervention d’hommes cagoulés constitue une violation flagrante des droits fondamentaux du prédicateur », poursuit le journal.

Le Rassemblement, pour sa part, révèle que « 500 agents des affaires judiciaires ont été jetés à la rue », à la suite d’une décision du ministre Sansan Kambilé, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : 501 agents d’affaires judiciaires interdits d’exercer pour non-respect de leurs obligations, Voici la liste

Miss World 2026 : Fatima Koné éliminée du Top Model, mais toujours en course pour la couronne

La représentante ivoirienne à Miss World 2026, Fatima Koné, ne poursuivra pas l’aventure dans le concours Top Model. La reine de beauté ivoirienne n’a pas réussi à intégrer le Top 40 de cette épreuve organisée ce jeudi 27 août 2026 au Vietnam.

Cette élimination reste toutefois limitée à ce challenge. Fatima Koné demeure en compétition pour la couronne de Miss World 2026, aux côtés des autres candidates encore en lice.

 

Si la candidate ivoirienne a échoué à se hisser parmi les 40 candidates retenues pour le Top Model, son aventure au sein de la compétition internationale se poursuit. Cette épreuve offrait aux participantes l’occasion de mettre en valeur leur démarche, leur présence scénique et leur capacité à se démarquer sur le podium. Fatima Koné n’a finalement pas convaincu lors de cette étape.

À l’issue de l’épreuve, Tamunosoye Karibi-George, Miss World Nigeria, s’est imposée dans le concours Top Model. Le concours Top Designer a, quant à lui, été remporté par Shreekya Bokhoree, Miss Maurice, qui s’est également illustrée lors de cette étape de la compétition.

Malgré ces résultats, Fatima Koné reste déterminée à poursuivre son parcours et à défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire dans la course à la couronne de Miss World 2026. Depuis le début de la compétition, la reine de beauté ivoirienne a échoué à trois challenges distincts : le Head-to-Head Challenge, le Top Model et le Top Designer.

L’aventure se poursuit donc pour Fatima Koné, qui reste en lice pour la couronne mondiale.

Orpaillage illégal : la BSSI démantèle un site clandestin sur les berges du fleuve Bagoué

La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit en Côte d’Ivoire. Le Ministère des Eaux et Forêts, à travers la Brigade Spéciale de Surveillance et d’Intervention (BSSI), multiplie les opérations de terrain pour préserver les ressources naturelles, notamment les ressources en eau et les écosystèmes menacés par les activités clandestines.

Le jeudi 27 août 2026, le détachement BSSI de Tengréla est intervenu dans les localités de Basso et Papara, situées sur les berges du fleuve Bagoué. une opération qui s’inscrit dans la continuité des actions de surveillance et de déguerpissement déjà menées dans cette zone. Au total, la BSSI a mobilisé 17 agents, dont un officier et seize sous-officiers, pour cette intervention.

 

Un site d’orpaillage illégal démantelé

Après des opérations de patrouille, de renseignement et d’observation, les agents de la BSSI ont procédé au démantèlement et à la destruction d’un site d’orpaillage illégal. L’intervention a également permis de saisir plusieurs équipements utilisés dans le cadre de ces activités clandestines. Il s’agit notamment de quatre bouteilles de gaz B12, une moto, une pompe immergée, deux groupes électrogènes, deux motopompes et un marteau-piqueur.

Des installations détruites et du matériel saisi

Plusieurs autres installations et équipements présents sur le site ont été détruits au cours de l’opération. Parmi eux figurent des machines de type « Wombiaré », un tricycle, deux abris de fortune ainsi que des raccords d’eau servant à l’exploitation clandestine. Malgré l’intervention des agents, les populations ont alerté les personnes présentes sur le site, empêchant ainsi toute interpellation.

Avec la poursuite de ces opérations, le Ministère des Eaux et Forêts réaffirme sa détermination à lutter contre l’orpaillage illégal, particulièrement dans les zones sensibles et le long des cours d’eau.

L’objectif affiché est de contribuer à la protection des ressources en eau, des écosystèmes et du patrimoine naturel national. La vigilance et les opérations de terrain se poursuivent.

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Ministère des Eaux et Forêts-RCI
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