Ligue 1 ivoirienne : un essaim d’abeilles retarde le match C.O. Korhogo – Mouna FC

La 30e et dernière journée de la Ligue 1 ivoirienne a été marquée par un incident inhabituel, ce dimanche 24 mai 2026, au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo. La rencontre entre le C.O. Korhogo et le Mouna FC, prévue à 15h00, a été retardée en raison de la présence d’un essaim d’abeilles logé dans l’un des poteaux de but.

Alors que les équipes et les officiels étaient prêts à débuter la rencontre, le coup d’envoi a dû être différé. Selon Radio Côte d’Ivoire, les abeilles se seraient installées directement dans la structure du but, rendant le terrain temporairement impraticable.

La situation a nécessité l’intervention rapide du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM). Les secours ont utilisé des fumigènes, localement appelés « Timors », pour tenter de disperser l’essaim. Face à la résistance des insectes, les techniciens ont dû démonter le poteau concerné afin de neutraliser complètement le nid. Une opération délicate qui a permis un retour progressif au calme sur la pelouse.

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Après plusieurs minutes d’interruption, les officiels ont finalement autorisé le début de la rencontre entre le C.O. Korhogo et le Mouna FC. Un incident insolite mais rapidement maîtrisé, qui n’a pas empêché le déroulement de cette dernière journée de championnat. Avant cette affiche, le C.O. Korhogo occupait la 9e place avec 38 points, tandis que le Mouna FC était 4e avec 45 unités. La saison 2025-2026 de Ligue 1 ivoirienne s’est conclue sur le sacre de l’ASEC Mimosas, champion avec 11 points d’avance sur son dauphin, le FC San Pedro.

Infrastructures militaires : Téné Birahima Ouattara inaugure l’ARCA à Korhogo

Le vendredi 22 mai 2026, à Korhogo, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a procédé à l’inauguration de plusieurs infrastructures militaires majeures, dont l’Antenne régionale du Commissariat des armées (ARCA) et le Centre de ravitaillement n°4 (CR N°4). Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de renforcement des capacités opérationnelles des forces armées ivoiriennes dans le nord du pays.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère solennelle, en présence de plusieurs autorités administratives, militaires, coutumières et religieuses. Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, des hauts gradés de l’armée, ainsi que des chefs traditionnels ont pris part à l’événement, témoignant de l’importance accordée à ces nouvelles infrastructures.

 

Modernisation militaire et politique de proximité

Prenant la parole, le ministre de la Défense a rappelé que ces réalisations traduisent la volonté du président de la République, Alassane Ouattara, de rapprocher les services des armées des populations et des unités déployées sur le territoire. Selon lui, cette politique vise à améliorer les conditions de travail des forces de défense et de sécurité tout en renforçant leur efficacité opérationnelle sur le terrain. Il a également salué les efforts de modernisation engagés dans le secteur, citant notamment l’Hôtel des Armées d’Abidjan comme l’un des projets phares de cette dynamique.

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Le ministre a rendu hommage au chef d’état-major des armées, le Général Lassina Doumbia, pour les réformes et réalisations menées sous son commandement en faveur de la modernisation de l’armée ivoirienne. Il a insisté sur la nécessité pour les bénéficiaires de préserver ces infrastructures, dont le coût et la qualité exigent une gestion rigoureuse et responsable.

Abordant la situation sécuritaire, le Vice-Premier ministre a adressé ses encouragements aux forces de défense et de sécurité déployées dans le nord du pays, une zone exposée à diverses menaces, notamment terroristes. Il a salué l’engagement des unités sur le terrain, en particulier celui du Général de brigade Ouattara Zoumana et de ses hommes, pour leur rôle dans la préservation de la paix et de la stabilité. La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban et une visite guidée des nouvelles installations. Cette inauguration marque une nouvelle étape dans la politique de modernisation des forces armées ivoiriennes et leur adaptation aux enjeux sécuritaires actuels.

 

Bénin : Romuald Wadagni officiellement investi président après Patrice Talon

Élu dès le premier tour de la présidentielle du 12 avril 2026, Romuald Wadagni a officiellement pris fonction ce dimanche 24 mai à Cotonou, à l’issue d’une cérémonie d’investiture organisée sur l’esplanade du Palais des Congrès.

L’ancien ministre béninois de l’Économie et des Finances succède ainsi à Patrice Talon après dix années de pouvoir. Il entame un mandat de sept ans à la tête du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités béninoises, de plusieurs invités internationaux et de 16 délégations étrangères, parmi lesquelles celle de la Côte d’Ivoire conduite par le vice-président Tiémoko Meyliet Koné.

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Conformément à la Constitution béninoise, Romuald Wadagni a prêté serment avant de recevoir les attributs du pouvoir présidentiel, notamment le drapeau national et les honneurs militaires. « Je servirai le Bénin avec intégrité, avec courage et avec constance », a déclaré le nouveau chef de l’État lors de son discours d’investiture, affirmant vouloir gouverner avec « la conscience permanente que le pouvoir n’est jamais un privilège personnel ».

 

Un mandat placé sous le signe de la continuité économique

Dans son discours, le nouveau président a insisté sur l’unité nationale et la paix. Il veut poursuivre les réformes engagées ces dernières années. À 49 ans, Romuald Wadagni est considéré comme un acteur majeur des réformes économiques du Bénin. Ancien cadre de Deloitte, il est diplômé de l’ESC Grenoble et de l’Université Harvard. Il a dirigé le ministère de l’Économie pendant près de dix ans.

Sous sa gestion, le Bénin a enregistré une croissance moyenne supérieure à 6 %. Cette progression repose sur plusieurs réformes budgétaires et projets d’infrastructures. Le nouveau président veut poursuivre la modernisation économique du pays. Il met l’accent sur l’emploi des jeunes et l’intégration régionale.

Après deux mandats de cinq ans, Patrice Talon a officiellement transmis les charges de l’État avant de quitter la présidence. Toutefois, l’ancien chef de l’État conserve un rôle institutionnel. Il devient membre de droit du nouveau Sénat béninois.

 

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin

Permis à points en Côte d’Ivoire : 3 600 conducteurs déjà privés de leur permis depuis 2023 (DGTTC)

Depuis l’entrée en vigueur du permis à points le 1er mars 2023, 3 600 usagers ont perdu la totalité de leurs 12 points, entraînant l’invalidation de leur permis de conduire. L’annonce a été faite le jeudi 21 mai 2026 lors de la tribune d’échange « Gouv’Space » du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), par un responsable de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), Stéphane Tiengouan.

Selon les chiffres présentés, 11 000 conducteurs perdent entre 8 et 11 points sur leur permis, tandis que plus de 60 000 en perdent entre 2 et 7 points. Le système du permis à points fonctionne en lien avec la vidéo-verbalisation, qui repose principalement sur la plaque d’immatriculation comme élément de référence. Dans ce dispositif, la machine remplace l’intervention humaine dans le constat des infractions.

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Les autorités rappellent également que toute dissimulation de plaque d’immatriculation expose le conducteur à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 2 millions de FCFA. Le dispositif prévoit toutefois des voies de contestation. Les usagers peuvent déposer des réclamations après une vidéo-verbalisation, une procédure qui a enregistré 8 500 requêtes en 2021, avec un taux de traitement estimé entre 75 % et 80 %.

La récupération des points reste possible, notamment après un stage à l’Office de sécurité routière (OSER) ou après une période de deux ans sans nouvelle infraction. Face à ces chiffres, les autorités appellent les conducteurs à davantage de responsabilité. Elles estiment que le respect du code de la route permet non seulement de préserver le permis de conduire, mais aussi de réduire les risques d’accidents et de protéger les vies sur la route.

Gouv.CI
© Gouv.CI

Mort d’un Congolais à Dublin : la diaspora s’indigne, Kinshasa réagit officiellement

Un ressortissant de la République démocratique du Congo âgé de 35 ans, Yves Sakila, est décédé le 15 mai 2026 à Dublin après une interpellation violente par des agents de sécurité d’un magasin. Les images de la scène, filmées par un témoin, ont suscité une vive émotion en Irlande et au sein de la diaspora congolaise.

Selon les premiers éléments, l’homme, informaticien installé en Irlande depuis 2004, était soupçonné de vol à l’étalage lorsqu’il a été maîtrisé au sol en plein centre-ville par plusieurs vigiles. Transporté ensuite à l’hôpital Mater de Dublin, il y a été déclaré mort.

Une interpellation filmée et vivement contestée

La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre au moins cinq agents maintenant la victime au sol pendant plusieurs minutes, certains exerçant une pression sur sa tête et son cou. Inconscient à l’arrivée de la police, les agents le menottent puis le transfèrent vers l’hôpital. Les autorités irlandaises affirment que le suspect aurait tenté de fuir au moment de son interpellation. Les autorités ouvrent deux enquêtes pour déterminer les circonstances exactes du décès et le rôle des agents de sécurité impliqués.

Communiqué Ministère des affaires étrangères
© Communiqué Ministère des affaires étrangères

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Face à la gravité des faits, le Premier ministre irlandais Micheál Martin a demandé une enquête approfondie. Plusieurs responsables politiques, dont la députée Holly Cairns, ont également appelé à faire toute la lumière sur l’affaire. La diffusion des images a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une intervention jugée disproportionnée et un manque de réaction des témoins présents sur place.

La mort de Yves Sakila a ravivé les débats sur les violences policières et les discriminations en Irlande. Des organisations de la diaspora congolaise ont dénoncé un climat de racisme et appelé à des mesures fortes pour protéger les minorités. Les proches organisent une veillée à Dublin en hommage à la victime, puis plusieurs centaines de personnes manifestent devant le Parlement irlandais. Les manifestants ont réclamé « justice » et « la fin du silence » autour des violences subies par les minorités.

Les autorités congolaises ont qualifié le décès d’« homicide » et annoncé des démarches diplomatiques pour suivre l’enquête. À Dublin, le débat s’intensifie alors que les statistiques policières font état d’une hausse des incidents à caractère raciste ces dernières années. L’affaire, désormais suivie au plus haut niveau politique et judiciaire, continue de provoquer une forte émotion des deux côtés.

Affaire MUPEMENET-CI : trois suspects placés sous mandat de dépôt dans un dossier de présumé détournement de plus de 5 milliards

Le Procureur général près le Pôle pénal économique et financier (Pôle pénal économique et financier), Aboya Koffi Jean-Claude, a clôturé l’enquête portant sur la Mutuelle des enseignants de Côte d’Ivoire (MUPEMENET-CI), ouvrant ainsi la voie à un procès attendu dans les prochains jours.

L’affaire porte sur un présumé détournement estimé à plus de 5 milliards de FCFA, impliquant plusieurs responsables de la mutuelle ainsi qu’un présumé complice.

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À l’issue de plusieurs mois d’instruction, le Procureur a ordonné, le mardi 19 mai 2026, le placement sous mandat de dépôt du directeur exécutif de la MUPMENET-CI, Agré Lynx Bourgelat, ainsi que de son directeur financier, Koné Allagnan. Les deux hommes ont été transférés au pôle pénitentiaire d’Abidjan.

Lors de leurs auditions, les deux responsables ont mis en cause Dao Ibrahim Kinan, homme d’affaires et président du parti politique Les Avertis, qu’ils accusent d’avoir participé à la création de sociétés écrans. Selon leurs déclarations, ces structures auraient servi à détourner des fonds issus des caisses de la mutuelle des enseignants.

Les enquêteurs du Pôle pénal économique et financier interpellent Dao Ibrahim Kinan dans le cadre de l’enquête et le placent sous mandat de dépôt après plusieurs auditions. Ils le conduisent ensuite à la prison d’Abidjan, où il rejoint les deux autres mis en cause en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Football : les éléphanteaux qualifiés pour les quarts de finale de la CAN U17 et son billet pour le Mondial 2026

La sélection ivoirienne des moins de 17 ans a validé sa qualification pour la Coupe du monde U17 Qatar 2026 après sa victoire (1-0) face à la RDC, le 17 mai 2026, lors de la phase de groupes de la CAN U17.

Les Éléphanteaux ont arraché leur succès dans les dernières secondes grâce à un but décisif de Harafat Diabaté à la 90e+2 minute. Deux jours plus tôt, la Côte d’Ivoire avait déjà lancé sa compétition par une victoire convaincante (2-0) contre le Cameroun. Avec ces résultats, les jeunes ivoiriens terminent premiers du groupe B, se qualifient pour les quarts de finale de la CAN U17 et décrochent également leur ticket pour le Mondial U17 prévu au Qatar en novembre 2026.

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Au-delà de la qualification, cette performance met en lumière la progression du travail de formation entrepris dans le football ivoirien. Les jeunes ivoiriens sont restés solides mentalement jusqu’aux dernières secondes du match. Cette performance reflète une préparation tactique et psychologique rigoureuse.

Le but inscrit dans le temps additionnel par Harafat Diabaté symbolise cette maîtrise mentale dans un match à forte pression. La participation au Mondial U17 représente une étape stratégique pour cette génération ivoirienne. La compétition offrira aux jeunes talents l’opportunité d’affronter les meilleures sélections mondiales et d’attirer l’attention des recruteurs internationaux.

Pour la Côte d’Ivoire, cette qualification dépasse le simple cadre d’un résultat sportif. Cette qualification s’inscrit dans une stratégie de formation à long terme du football ivoirien. Elle prépare les futurs cadres des Éléphants pour les prochaines compétitions internationales.

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© FIF

Tabaski 2026 en Côte d’Ivoire : le COSIM et le CODISS fixent la célébration au 27 mai

Le Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM) et le Conseil Suprême des Imams, Organisations et Structures Sunnites (CODISS) ont officiellement annoncé la célébration de la Tabaski pour le mercredi 27 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

Dans un communiqué conjoint, les deux organisations religieuses précisent que la station à Arafat aura lieu le mardi 26 mai 2026, correspondant au 9 Zoul-Hijja 1447 de l’Hégire. Les fidèles musulmans célébreront ainsi l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski, le mercredi 27 mai 2026.

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À travers cette annonce, les guides religieux ont adressé des messages de paix et de cohésion sociale aux populations ivoiriennes. Ils ont également formulé des vœux de prospérité à la communauté musulmane. Le COSIM et le CODISS ont prié pour les pèlerins ivoiriens revenus du Hadj. Les deux organisations leur ont souhaité un excellent retour au pays.

La Tabaski commémore l’acte de foi du prophète Ibrahim et reste une fête majeure du calendrier islamique. Les fidèles marquent cette célébration par des prières, des retrouvailles familiales et le sacrifice du mouton. À quelques jours de l’événement, les préparatifs s’intensifient dans plusieurs villes du pays. Les familles s’activent autour de l’achat des moutons et de l’organisation des festivités.

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Gbakas et taxis à Abidjan : la DGTTC lance une offensive contre les « dabagaous » et les bavettes fantaisistes

Le 21 mai 2026 à Abidjan, la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) a réuni les conducteurs et propriétaires de gbakas et de taxis. Cette rencontre s’inscrit dans une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière et l’extension de l’opération « Tolérance zéro », déjà en vigueur sur les axes interurbains et désormais élargie au transport urbain pour assainir le secteur.

 

Face aux transporteurs, le directeur général de la DGTTC, Oumar Sacko, a dressé un état des lieux des comportements jugés problématiques sur les routes. Il a notamment dénoncé l’usage d’accessoires non réglementaires comme les « dabagaous », les bavettes fantaisistes, la circulation sans plaques d’immatriculation conformes, ainsi que les violations répétées du code de la route. Selon lui, ces pratiques traduisent une indiscipline généralisée qui met en danger aussi bien les passagers que les autres usagers de la route.

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Une phase de répression annoncée

Le directeur général a annoncé le lancement imminent d’une opération de contrôle renforcé contre les véhicules non conformes et les équipements interdits. Cette mesure vise également les plaques d’immatriculation illisibles, absentes ou falsifiées. La DGTTC indique vouloir passer d’une phase de sensibilisation à une phase d’application stricte de la réglementation.

Dans le même temps, les autorités ont reconnu les difficultés rencontrées par les transporteurs, notamment les lenteurs administratives et les coûts liés à la mise en conformité des véhicules. Des dispositifs d’accompagnement ont été évoqués afin de faciliter la régularisation des documents et l’harmonisation des immatriculations, dans une logique d’équilibre entre répression et soutien au secteur.

La police routière en appui

Le Commissaire divisionnaire major Touré Abdul Kader, directeur de la Police spéciale de sécurité routière (DPSSR), a confirmé la mobilisation des forces de sécurité pour accompagner cette opération. Il a prévenu que les forces de contrôle renforceront les contrôles et sanctionneront les conducteurs en infraction, tout en appelant à une mise en conformité volontaire.

L’extension de l’opération « Tolérance zéro » aux gbakas et taxis s’inscrit dans une stratégie globale de réduction des accidents de la route à Abidjan, où les transports urbains restent fortement impliqués dans l’insécurité routière. Reste désormais à savoir si cette nouvelle offensive permettra d’installer durablement de meilleures pratiques dans un secteur souvent confronté à la résistance des habitudes et à des contraintes économiques persistantes

DGTTC
© DGTTC

Strasbourg : Charles Blé Goudé défend un panafricanisme de responsabilité et de réconciliation

Depuis plusieurs semaines, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, parcourt l’Europe dans le cadre d’une tournée politique et citoyenne. Cette série de rencontres est centrée sur la paix, le panafricanisme et les perspectives de développement du continent africain.

Le 17 mai 2026, il était l’invité du Foyer des Étudiants Catholiques de Strasbourg, où il a animé un café politique organisé par la Fondation Charles Blé Goudé pour la paix et le développement. La rencontre avait pour thème : « L’Afrique face à son histoire : exiger réparation, construire l’avenir ».

Blé Goudé Charles Officiel
© Blé Goudé Charles Officiel

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Un échange nourri avec la diaspora africaine

Face à un public composé majoritairement de membres de la diaspora africaine venus de plusieurs villes européennes, l’ancien ministre ivoirien a pris part à de longs échanges dans une ambiance conviviale, autour de cafés et de débats politiques. Son intervention a alterné analyses, témoignages personnels et messages à l’endroit de la jeunesse africaine, avec un accent particulier sur la responsabilité politique et citoyenne.

Charles Blé Goudé est revenu sur les différentes étapes de son parcours judiciaire, de son arrestation au Ghana à sa détention en Côte d’Ivoire, puis son transfert à La Haye. Il a évoqué une période qu’il décrit comme déterminante dans l’évolution de sa vision politique. Il a notamment rappelé ses quatorze mois d’isolement avant son acquittement par la Cour pénale internationale, estimant que cette expérience a renforcé son attachement au dialogue, à la paix et à la maîtrise de soi. S’inspirant régulièrement de Nelson Mandela, il défend désormais une approche politique fondée sur la réconciliation plutôt que sur l’affrontement.

 

Un plaidoyer pour un panafricanisme ouvert

Se présentant comme un « panafricaniste à responsabilité positive », l’ancien leader des Jeunes Patriotes a plaidé pour un panafricanisme ouvert, basé sur la coopération internationale et la défense des intérêts africains sans rupture avec les partenaires extérieurs. Il insiste sur la formation, l’innovation et une gouvernance efficace pour accélérer le développement africain. Il cite la Chine comme modèle de transformation économique.

Interrogé sur ses liens avec l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé réaffirme sa fidélité à son « père politique ». Il reconnaît toutefois une distance actuelle entre eux. Blé Goudé a par ailleurs dénoncé les dérives du débat politique sur les réseaux sociaux, qu’il juge dominé par la « politique spectacle ». Il appelle à un retour à une culture politique plus structurée, centrée sur les idées et le sens des responsabilités.