CANAL+ décroche l’exclusivité des Coupes d’Europe en Afrique subsaharienne jusqu’en 2031

Le groupe audiovisuel CANAL+ a annoncé, ce lundi 4 août 2026, l’acquisition des droits exclusifs de diffusion des trois principales compétitions européennes de clubs masculins de l’UEFA. À partir de la saison 2027-2028 et jusqu’en 2031, les abonnés de plus de 40 pays d’Afrique subsaharienne pourront suivre en exclusivité les rencontres de l’UEFA Champions League, de l’UEFA Europa League et de l’UEFA Conference League.

Cette acquisition couvre l’ensemble des droits de diffusion en toutes langues et marque une nouvelle étape dans la stratégie de CANAL+ visant à consolider son leadership sur le marché des contenus sportifs premium.

 

Le retour de la Ligue des champions en Afrique francophone

Pour les abonnés francophones, cet accord marque le retour de l’intégralité de l’UEFA Champions League sur les chaînes CANAL+ Sport. Il permettra également, pour la première fois, de suivre en exclusivité l’UEFA Europa League et l’UEFA Conference League en français. Les amateurs de football auront ainsi accès aux affiches des plus grands clubs européens, qu’ils soient anglais, espagnols, italiens, allemands, français ou portugais.

Grâce à ce partenariat, CANAL+ diffusera les performances des principales vedettes du football mondial. Les abonnés pourront notamment suivre des joueurs comme Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Lamine Yamal, Erling Haaland, Harry Kane, Achraf Hakimi, Victor Osimhen, Serhou Guirassy, Amad Diallo, Bryan Mbeumo, Nicolas Jackson, Ademola Lookman, Antoine Semenyo ou encore Michael Olise. Une programmation qui vient enrichir une grille sportive déjà particulièrement étoffée.

 

Une offre football toujours plus complète

En Afrique francophone, ces nouvelles compétitions viendront compléter un portefeuille déjà composé de plusieurs championnats majeurs, notamment la Premier League, LaLiga EA Sports, la Ligue 1 ainsi que d’autres grandes compétitions internationales.

De son côté, en Afrique anglophone et lusophone, SuperSport conservera l’exclusivité des Coupes d’Europe masculines de clubs, poursuivant son rôle de diffuseur historique des compétitions de l’UEFA dans ces marchés.

Avec cette acquisition, le groupe affirme sa volonté de proposer l’offre sportive la plus complète à ses abonnés en Afrique subsaharienne. Ce partenariat conclu avec l’UC3 renforce le positionnement de CANAL+ sur les droits sportifs internationaux et consolide sa stratégie de développement autour des compétitions les plus prestigieuses du football mondial.

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Hausse des carburants : Amadou Koné obtient le maintien des tarifs du transport en Côte d’Ivoire

Au lendemain de l’augmentation des prix des produits pétroliers, le gouvernement cherche à éviter toute répercussion sur le coût du transport. Le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, a réuni, lundi 3 août 2026 à Abidjan, les représentants des organisations de transporteurs et des associations de consommateurs afin d’échanger sur les conséquences de cette mesure.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la hausse du litre de super, passé de 875 FCFA à 905 FCFA, et du gasoil, désormais fixé à 725 FCFA contre 700 FCFA auparavant.

 

Transporteurs et consommateurs autour de la même table

Plusieurs responsables des principales organisations du secteur ont pris part aux échanges. Parmi eux figuraient Ibrahim Diaby, directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier (HCPTR), Adama Touré, président des gares routières, ainsi que Ben N’Faly Soumahoro, président de la Fédération ivoirienne des consommateurs Le Réveil (FICR).

Face aux inquiétudes suscitées par la hausse des prix à la pompe, le ministre a rappelé que cette évolution s’inscrit dans un contexte mondial marqué par les tensions sur les marchés pétroliers. Selon lui, la flambée des cours du pétrole touche de nombreux pays et dépasse largement le cadre ivoirien. Il a également insisté sur le fait que l’État continue d’amortir une partie de cette hausse afin de limiter son impact sur les ménages et les professionnels du transport.

 

Le gouvernement exclut, pour l’heure, une hausse des tarifs du transport

Amadou Koné a assuré que l’ajustement des prix des carburants ne devait pas entraîner une augmentation automatique des tarifs du transport. Il a rappelé que cette hausse demeure conjoncturelle et n’a pas vocation à être permanente.

Le ministre a, par ailleurs, mis en avant les efforts consentis par l’État, notamment à travers les mécanismes de subvention des produits pétroliers et les investissements réalisés dans le secteur des transports, afin de préserver le pouvoir d’achat des populations tout en garantissant la viabilité des activités de transport.

LIRE AUSSI : Prix des carburants en Côte d’Ivoire : le super passe à 905 FCFA et le gasoil à 725 FCFA dès le 1er août

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Sikensi : le décès d’une femme enceinte relance le débat sur la prise en charge des urgences obstétricales

Ce qui devait être un accouchement s’est transformé en tragédie. Mariam Diallo, 39 ans, est décédée le samedi 1er août 2026 alors qu’elle était évacuée de l’Hôpital général de Sikensi vers l’hôpital Jean-Baptiste de Bôdô pour une intervention chirurgicale d’urgence.

Ce décès, qui suscite une vive émotion dans le département de Sikensi, soulève de nombreuses interrogations sur l’organisation des soins obstétricaux au sein de cet établissement hospitalier. Face à l’émoi provoqué par l’affaire, le ministère de la Santé a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative afin de situer les responsabilités.

 

Une maternité moderne confrontée à un drame

L’Hôpital général de Sikensi dispose pourtant d’une maternité inaugurée en août 2023 par le ministre de la Santé, Pierre N’gou Dimba. Réalisée pour un investissement estimé à près de deux milliards de FCFA, cette infrastructure devait renforcer la prise en charge des femmes enceintes et contribuer à réduire la mortalité maternelle et néonatale dans la région. Moins de trois ans après sa mise en service, cette ambition est aujourd’hui remise en question à la suite de ce drame.

Selon plusieurs sources locales, Mariam Diallo, arrivée à terme de sa grossesse, s’est rendue à l’Hôpital général de Sikensi dans l’après-midi du 1er août après les premières contractions.

Après les examens de routine, les équipes médicales estiment dans un premier temps qu’un accouchement par voie naturelle est possible. Mais au fil des heures, son état se dégrade et des complications obstétricales surviennent. Face à l’urgence, une césarienne devient indispensable pour tenter de sauver la mère et son enfant.

 

L’absence présumée d’un gynécologue au cœur des interrogations

Selon les informations rapportées par des médias locaux, le médecin gynécologue chargé d’assurer les interventions chirurgicales était absent au moment où la césarienne devait être pratiquée.

Faute de spécialiste disponible, les équipes médicales décident alors d’évacuer la patiente vers l’hôpital Jean-Baptiste de Bôdô, présenté comme l’établissement le plus proche en mesure de réaliser cette intervention. Toujours selon ces sources, une somme de 25 000 FCFA est réunie afin de financer le transport en ambulance.

L’évacuation n’aura malheureusement pas permis de sauver Mariam Diallo. La jeune femme décède avant d’atteindre l’hôpital de Bôdô. Son corps est ensuite ramené à la morgue de Sikensi. Le lendemain, sa famille réunit 100 000 FCFA pour couvrir les frais de conservation avant son inhumation, organisée le dimanche 2 août. Ce décès a profondément bouleversé les habitants de Sikensi, où plusieurs voix dénoncent les difficultés persistantes dans la prise en charge des urgences obstétricales malgré les investissements réalisés dans les infrastructures sanitaires.

 

Le ministère de la Santé ouvre une enquête

Face à l’ampleur de l’émotion, le ministère de la Santé a dépêché une mission d’inspection à Sikensi. Conduite par l’Inspecteur général de la Santé, elle comprenait également le Directeur régional de la Santé ainsi que le quatrième vice-président du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa.

Les enquêteurs ont rencontré les sages-femmes de garde, les médecins du service de gynécologie-obstétrique, les proches de la défunte ainsi que les responsables de sa communauté afin de reconstituer le déroulement des faits. Au cours des échanges, la famille de Mariam Diallo a dénoncé ce qu’elle considère comme des dysfonctionnements dans l’organisation des soins, estimant qu’un établissement doté d’un plateau technique moderne aurait dû être en mesure de gérer une telle urgence.

À l’issue de cette première mission, l’Inspecteur général de la Santé a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative et assuré que des sanctions seraient prises contre tout agent dont la responsabilité serait établie. En attendant les conclusions de cette procédure, le ministère a décidé de rembourser l’ensemble des dépenses engagées par la famille, notamment les frais médicaux, le transport et les coûts liés à la conservation du corps.

Au nom de la famille, Zoumana Mory Cissé a salué cette initiative des autorités sanitaires, tout en appelant à une amélioration durable de la qualité des soins et de la disponibilité du personnel médical afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

LIRE AUSSI : Santé : le gouvernement publie la liste officielle des cliniques privées autorisées en Côte d’Ivoire

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Fête de l’Indépendance : le 4ᵉ pont fermé temporairement à la circulation du 5 au 7 août

Les usagers du 4ᵉ pont devront adapter leurs déplacements durant les célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Le Fonds d’Entretien Routier (FER) annonce la fermeture temporaire du poste de péage de cet axe pour accompagner le dispositif lié aux festivités.

Selon un communiqué de l’institution, la fermeture interviendra à partir du mercredi 5 août 2026 à 23 heures et prendra fin le vendredi 7 août 2026 à 21 heures.

Cette interruption temporaire du fonctionnement du péage pourrait entraîner des modifications dans les habitudes de circulation des automobilistes empruntant cet itinéraire durant cette période. Le FER invite ainsi les usagers à faire preuve de civisme et à prendre leurs dispositions afin de limiter les désagréments liés à cette mesure exceptionnelle.

LIRE AUSSI : Yopougon : six pharmacies contraintes de fermer les 6 et 7 août pour la fête de l’Indépendance

L’institution chargée de la gestion de l’entretien routier en Côte d’Ivoire a présenté ses excuses pour les éventuelles difficultés que cette fermeture pourrait occasionner. Le Fonds d’Entretien Routier assure compter sur la compréhension des usagers de cet axe stratégique pendant cette période consacrée aux célébrations de la fête nationale.

Revue de presse du 4 août : hausse du carburant, bière gratuit pour l’Indépendance et Prix d’Excellence à la Une des journaux

La décision d’augmenter les prix des produits pétroliers continue de dominer les Unes des journaux ivoiriens ce mardi 4 août 2026. Entre inquiétudes sur le pouvoir d’achat, réactions politiques et mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement, la hausse du carburant alimente largement le débat public.

 

La hausse des prix à la pompe au cœur des débats

Dans les colonnes du Nouveau Réveil, l’accent est mis sur les conséquences sociales de cette augmentation. Le quotidien estime que « la cherté de la vie risque de s’accentuer » et critique la gestion du dossier par le pouvoir en titrant sur une hausse du carburant qui, selon lui, pénalise les ménages. Le journal relaie également la demande de l’ADCI pour une « transparence totale sur la structure du prix du carburant ».

Même ligne éditoriale du côté du Quotidien d’Abidjan, qui dénonce une « augmentation du prix du carburant » et s’interroge sur l’impact de cette mesure sur les populations. Le journal rapporte également les critiques du PPA-CI, qui parle d’une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat des Ivoiriens.

Transporteurs et opposition dénoncent une pression sur les ménages

La contestation se retrouve également dans Notre Voie, qui évoque une « énième hausse du prix du carburant sous Ouattara », tandis que Dernière Heure affirme que « les explications du RHDP ne tiennent pas ». Les réactions des transporteurs occupent aussi une place importante dans la couverture médiatique, avec des inquiétudes liées à une possible augmentation des coûts du transport. Le Temps revient notamment sur la colère des acteurs du transport et résume leur position par la formule : « On nous pompe à la pompe ».

Face à ces critiques, les journaux favorables au gouvernement mettent plutôt en avant les efforts consentis par l’État pour limiter l’impact de la hausse. Le Patriote cite le ministre des Transports, Amadou Koné, qui assure que « l’État a fait un important effort pour limiter l’impact sur les populations ».

De son côté, Le Rassemblement revient sur les discussions avec les transporteurs et souligne l’appel du ministre à la responsabilité collective dans un contexte international marqué par la flambée des cours du pétrole.

LIRE AUSSI : Hausse des carburants : le RHDP justifie l’ajustement des prix et accuse le PPA-CI de « manipulation »

Amadou Koné obtient le maintien des tarifs du transport

Au centre des discussions, la question du transport reste une préoccupation majeure. À l’issue d’une rencontre avec les organisations de transporteurs et les associations de consommateurs, le ministre des Transports et des Affaires maritimes a obtenu le maintien des tarifs actuels. Amadou Koné a appelé les différents acteurs à faire preuve de « patriotisme » face à une situation qu’il juge difficile, tout en privilégiant le dialogue pour éviter une nouvelle pression sur les populations.

 

Polémique autour des festivités de l’Indépendance à Yopougon

Autre sujet largement commenté par les journaux : l’organisation des festivités marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Certains titres proches de l’opposition critiquent la place accordée aux maquis et aux animations populaires dans le programme. La Voie Originale estime que le pouvoir « préfère l’ivresse des jeunes à leur avenir » et relaie la position de la jeunesse du PPA-CI, selon laquelle « l’avenir ne se construira ni dans les maquis, ni dans les concerts ».

L’AGIP estime également que le gouvernement envoie « un mauvais signal à une jeunesse en détresse », tandis que Le Quotidien d’Abidjan accuse le RHDP de promouvoir une culture de l’alcool auprès des jeunes.

Les organisateurs démentent toute distribution gratuite de boissons

Face à cette polémique, les organisateurs apportent des précisions. Ils expliquent que les maquis présents lors des festivités sont des opérateurs privés venus proposer leurs services et non des structures chargées d’une distribution gratuite de boissons. Selon eux, la controverse serait née d’une vidéo sortie de son contexte ayant laissé croire à tort que les consommations seraient offertes aux participants.

 

Le Prix national d’Excellence 2026 largement salué

La cérémonie du Prix national d’Excellence 2026 constitue également un temps fort de la revue de presse. Plusieurs journaux saluent la distinction des 80 lauréats issus des secteurs public, privé et de la société civile.

Le Patriote titre : « Prix national de l’excellence 2026, 80 lauréats récompensés ! ». L’Expression évoque pour sa part une « nation qui honore les meilleurs des meilleurs », tandis que L’Avenir estime que « l’État consacre 80 modèles ».

Les journaux reviennent également sur le message du président Alassane Ouattara, qui a encouragé les jeunes à poursuivre leurs efforts dans la voie de l’excellence. Le Jour Plus rapporte ses propos : « Le travail ne fait que du bien, continuez à persévérer dans l’excellence ».

Une réforme annoncée du Prix national d’Excellence

Au-delà des récompenses, plusieurs titres retiennent surtout l’annonce d’une réforme du dispositif. L’Inter rapporte que « Ouattara demande une réforme du Prix national d’excellence », tandis que L’Abidjanais souligne que le chef de l’État « met les lauréats devant leurs responsabilités ».

LIRE AUSSI : Après 13 éditions, Alassane Ouattara engage la réforme du Prix national d’Excellence à partir de 2027

 

Autres sujets : hommage à Bédié, faits divers et football

Dans les autres rubriques, la presse revient sur plusieurs actualités. Dernière Heure évoque l’héritage de l’ancien président Henri Konan Bédié, estimant que « l’histoire lui donne raison sur l’orpaillage clandestin ».

Le fait divers retient également l’attention avec Soir Info, qui rapporte le décès d’un jeune homme à Adjamé après une formation de six mois.

Sur le plan sportif, Super Sport annonce que « le successeur de Faé [sera] connu cette semaine », alors que la Fédération ivoirienne de football prépare la succession d’Emerse Faé à la tête des Éléphants.

LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : Hervé Renard attendu comme nouveau sélectionneur des Éléphants après Emerse Faé

Après 13 éditions, Alassane Ouattara engage la réforme du Prix national d’Excellence à partir de 2027

À l’occasion de la cérémonie de l’édition 2026, tenue au Palais de la Présidence, le président de la République, Alassane Ouattara, a annoncé une réforme du dispositif à compter de l’édition 2027, avec l’objectif de renforcer la portée et le prestige de cette distinction nationale.

« Je voudrais vous dire qu’après 13 années de mise en œuvre de ce prix, le prix d’excellence, nous devons désormais franchir une nouvelle étape. C’est pourquoi je demande au Premier Ministre de mettre en œuvre, à compter de l’édition 2027, celle-ci étant l’édition 2026, la réforme du prix national d’excellence », a indiqué Alassane Ouattara.

Pour Alassane Ouattara, cette évolution doit permettre de valoriser davantage les performances enregistrées dans les différents secteurs d’activité tout en réservant les distinctions nationales aux parcours et aux réalisations présentant un caractère véritablement exceptionnel.

Cette révision vise ainsi à accroître l’exigence du processus de sélection et à renforcer la crédibilité du Prix national d’Excellence, considéré comme l’une des plus hautes distinctions de la République.

Prenant la parole à son tour, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a salué le travail du Comité national, du Comité technique, des ministères sectoriels, de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) ainsi que de l’ensemble des partenaires ayant contribué à l’organisation de cette 13ᵉ édition.

Il a exprimé le souhait que cette cérémonie continue d’encourager les Ivoiriens, en particulier les jeunes, à cultiver l’esprit d’effort, l’innovation, le professionnalisme et le sens du service au bénéfice du développement du pays. Institué pour distinguer les initiatives et les performances remarquables dans les secteurs public, privé et de la société civile, le Prix national d’Excellence s’est imposé au fil des années comme un instrument de promotion du mérite en Côte d’Ivoire.

 

Gouv CI
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Côte d’Ivoire : Hervé Renard attendu comme nouveau sélectionneur des Éléphants après Emerse Faé

La Fédération ivoirienne de football (FIF) est sur le point de confier les rênes des Éléphants à un technicien qui connaît parfaitement la maison. Selon nos informations, Hervé Renard devrait être nommé sélectionneur de la Côte d’Ivoire dans les prochaines 48 heures. À 57 ans, le Français s’apprête ainsi à effectuer son retour à la tête de la sélection qu’il avait conduite au sacre continental en 2015.

Cette décision intervient après le départ d’Emerse Faé, dont le contrat n’a pas été renouvelé malgré un bilan largement salué. Arrivé en urgence en 2024, l’ancien international ivoirien avait offert au pays une troisième Coupe d’Afrique des nations avant de mener les Éléphants jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une première dans l’histoire du football ivoirien.

LIRE AUSSI : Éléphants de Côte d’Ivoire : la FIF met fin à sa collaboration avec Emerse Faé

 

Un retour porté par un passé victorieux

Pour les dirigeants de la FIF, le choix d’Hervé Renard s’appuie autant sur son expérience que sur son histoire avec la Côte d’Ivoire. En 2015, il avait permis aux Éléphants de mettre fin à 23 années d’attente en remportant la Coupe d’Afrique des nations, inscrivant durablement son nom dans l’histoire du football ivoirien. Son retour est perçu comme une garantie de stabilité à l’approche des prochaines échéances, notamment les éliminatoires et la phase finale de la CAN 2027.

Libre depuis son passage éclair à la tête de la Tunisie durant la Coupe du monde 2026, Hervé Renard figurait parmi les entraîneurs les plus recherchés ces dernières semaines. Plusieurs sélections, notamment en Afrique et en Asie, s’étaient renseignées sur sa disponibilité, parmi lesquelles le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud.

Sa réputation reste portée par un parcours exceptionnel, marqué notamment par la victoire historique de l’Arabie saoudite contre l’Argentine (2-1) lors du Mondial 2022, l’un des plus grands exploits de l’histoire récente de la compétition.

 

Une relation particulière avec l’Afrique

Avec deux titres de champion d’Afrique remportés avec la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015, Hervé Renard demeure l’un des sélectionneurs les plus titrés du continent. Depuis ses débuts sur le banc du Ghana en 2008, il s’est imposé comme une référence du football africain. Son parcours lui a valu d’être élu entraîneur africain de l’année à trois reprises (2012, 2015 et 2018), une distinction qui témoigne de son influence sur le continent.

Malgré des expériences plus contrastées dans plusieurs clubs français, Hervé Renard a construit l’essentiel de sa carrière à la tête de sélections nationales africaines. Dans son autobiographie publiée récemment, il revendique d’ailleurs ce lien privilégié avec le continent.

« Je me sens Africain dans mon âme, dans mon être. Je finirai ma vie au Sénégal. »

Une déclaration qui reflète son attachement à une région où il a forgé sa réputation internationale et obtenu ses plus grands succès. La FIF s’apprête à officialiser le retour d’Hervé Renard sur le banc des Éléphants. Le technicien français devra capitaliser sur l’héritage laissé par Emerse Faé et conduire la sélection ivoirienne vers la CAN 2027.

Yopougon : six pharmacies contraintes de fermer les 6 et 7 août pour la fête de l’Indépendance

À quelques jours de la célébration de la fête nationale, plusieurs pharmacies de Yopougon se préparent à suspendre temporairement leurs activités. Selon des informations recueillies par Linfodrome, six officines, dont les pharmacies Siporex et Keneya, ont reçu pour instruction de fermer leurs portes les 6 et 7 août, dans le cadre des mesures de sécurité liées aux festivités de l’Indépendance.

Contactés, les responsables des établissements concernés confirment avoir reçu cette consigne des autorités municipales. S’ils disent comprendre les impératifs sécuritaires entourant cet événement, ils reconnaissent que cette décision leur laisse peu de marge de manœuvre.

 

Une fermeture finalement limitée à deux jours

La mesure a d’abord suscité de vives inquiétudes après la diffusion d’une première note évoquant une fermeture de dix jours. Cette perspective avait alimenté les interrogations des pharmaciens comme des patients, inquiets des conséquences sur l’accès aux médicaments.

Face aux réactions, une nouvelle communication de la municipalité est venue réduire la durée de la fermeture aux seules journées des 6 et 7 août . Selon un responsable d’officine interrogé, cette révision est intervenue à l’issue d’échanges avec les autorités municipales.

« Après l’annonce de la première période, nous avons rencontré l’autorité municipale. À l’issue des échanges, les dates des 6 et 7 août ont finalement été retenues. Nous n’avions pas vraiment le choix », confie-t-il.

 

Les travaux de voirie fragilisent déjà l’activité des pharmacies

Cette fermeture intervient alors que plusieurs officines de Yopougon subissent déjà les conséquences des importants travaux d’aménagement en cours dans la commune.

Depuis plusieurs semaines, les chantiers de voirie compliquent l’accès à certains établissements, entraînant une baisse de fréquentation selon plusieurs gérants. Les difficultés de circulation et les modifications des itinéraires ont réduit le flux de clients, affectant directement le chiffre d’affaires de ces commerces de proximité.

Pour les pharmaciens, cette interruption de deux jours vient s’ajouter à une période déjà délicate sur le plan économique, alors que les charges d’exploitation restent inchangées.

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Mairie de Yopougon
© Mairie de Yopougon

Succession d’Emerse Faé : Hervé Renard, Kolo Touré ou Didier Deschamps, qui pour entraîner les Éléphants ?

En décidant de tourner la page Emerse Faé, la Fédération ivoirienne de football ouvre un nouveau cycle pour les Éléphants. Le technicien de 42 ans, pourtant auteur d’un doublé historique avec un titre continental en 2024 et une qualification en seizièmes de finale du Mondial 2026, ne poursuivra pas l’aventure à la tête de la sélection nationale.

Sacré champion d’Afrique en 2024 quelques mois après sa nomination, le technicien ivoirien quitte son poste sans avoir obtenu de prolongation. Une décision qui a surpris l’intéressé, lequel a confié dans un entretien à L’Équipe ne pas avoir reçu d’explications de la part des dirigeants de la FIF.

« Je suis frustré parce qu’il y avait la possibilité, avec ce groupe et tout ce qu’on avait créé, d’emmener la Côte d’Ivoire encore plus loin », a-t-il déclaré.

À moins d’un an du début des qualifications pour la CAN 2027, la fédération, dirigée par Idriss Diallo, doit désormais désigner un nouveau sélectionneur capable de maintenir les Éléphants au plus haut niveau.

 

Hervé Renard, le retour qui séduit

Parmi les profils évoqués, celui d’Hervé Renard apparaît comme le plus crédible. L’ancien sélectionneur des Éléphants, vainqueur de la CAN 2015, connaît parfaitement le football ivoirien et africain. Libre depuis son passage sur le banc de la Tunisie durant la Coupe du monde 2026, le technicien français n’a jamais caché son souhait de relever un nouveau défi.

Son expérience, son palmarès continental et sa connaissance de l’environnement ivoirien en font une option privilégiée. Plusieurs médias indiquent d’ailleurs que son nom figure en tête des préférences de la FIF. La concurrence reste toutefois importante, plusieurs sélections nationales, notamment l’Algérie, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud, suivant également son profil.

 

Kolo Touré, l’option locale

Si la piste Renard n’aboutit pas, la fédération pourrait se tourner vers une figure emblématique du football ivoirien. Ancien capitaine des Éléphants et membre du staff de Manchester City sous Pep Guardiola jusqu’à cet été, Kolo Touré incarne une solution locale susceptible de séduire une partie des supporters.

Son principal point faible demeure toutefois son manque d’expérience comme entraîneur principal. Son unique passage sur le banc de Wigan en 2022 s’était soldé par neuf rencontres sans victoire avant son départ.

Ce manque de références ne constitue cependant pas un obstacle insurmontable. Lorsqu’il avait été nommé en 2024, Emerse Faé ne disposait lui aussi que d’une expérience limitée au plus haut niveau, avant de conduire la Côte d’Ivoire vers un sacre continental puis un Mondial historique.

 

Didier Deschamps, une piste prestigieuse mais difficile

Un autre nom circule avec insistance, celui de Didier Deschamps. L’ancien sélectionneur de l’équipe de France, champion du monde en 2018, finaliste en 2022 et demi-finaliste du Mondial 2026, fait partie des entraîneurs les plus titrés encore disponibles sur le marché. Son arrivée sur le banc des Éléphants constituerait un véritable séisme dans le football africain.

Mais cette hypothèse apparaît complexe. Les exigences salariales de Didier Deschamps et de son encadrement technique dépasseraient largement les capacités financières habituelles de la FIF. À cela s’ajoute l’absence d’expérience de l’ancien capitaine des Bleus sur le continent africain, même si son fidèle adjoint, Guy Stéphan, a dirigé la sélection du Sénégal entre 2003 et 2005.

 

Walid Regragui également cité

Outre Hervé Renard et Didier Deschamps, plusieurs sources évoquent également Walid Regragui parmi les profils suivis. Le technicien marocain, qui a conduit les Lions de l’Atlas jusqu’aux demi-finales de la Coupe du monde 2022, possède une solide réputation sur le continent et pourrait répondre au profil recherché par la fédération. Aucune négociation officielle n’a toutefois été annoncée à ce stade.

LIRE AUSSI : Éléphants de Côte d’Ivoire : la FIF met fin à sa collaboration avec Emerse Faé

Le futur sélectionneur héritera d’une équipe en pleine confiance après ses performances récentes sur la scène internationale. L’enjeu pour la FIF sera de préserver cette dynamique tout en préparant les prochaines échéances continentales et mondiales. Entre l’expérience d’Hervé Renard, le pari de Kolo Touré, le prestige de Didier Deschamps ou la crédibilité de Walid Regragui, la fédération dispose de plusieurs options, mais devra rapidement trancher afin de lancer les Éléphants vers les qualifications de la CAN 2027.

Hausse des carburants : le RHDP justifie l’ajustement des prix et accuse le PPA-CI de « manipulation »

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) monte au créneau après les critiques du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) sur la hausse des prix des produits pétroliers entrée en vigueur le 1er août 2026. Dans une déclaration publiée le 2 août, le parti au pouvoir estime que le débat mérite « des faits exacts » et accuse l’opposition d’entretenir une confusion sur l’évolution réelle des prix à la pompe.

Le RHDP reconnaît que la hausse des prix de l’énergie suscite des inquiétudes chez les ménages, mais affirme que cette préoccupation ne doit pas être exploitée à des fins politiques.

 

Le RHDP conteste les chiffres avancés par le PPA-CI

Le parti présidentiel réfute les montants évoqués par le PPA-CI concernant l’augmentation des carburants. Selon le RHDP, l’ajustement appliqué le 1er août correspond à une hausse de 30 FCFA sur le litre de super, passé de 875 à 905 FCFA, et de 25 FCFA sur le gasoil, désormais vendu 725 FCFA contre 700 FCFA auparavant. Les 85 FCFA d’augmentation évoqués par le PPA-CI résulteraient, selon le RHDP, d’un cumul entre les révisions tarifaires intervenues en mai et en août 2026. Le parti affirme également que certains prix cités par l’opposition « n’ont jamais figuré dans une grille officielle ».

Pour expliquer cet ajustement, le RHDP met en avant la flambée des cours mondiaux du pétrole provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le parti rappelle que la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026 a entraîné une forte hausse du prix du baril, passé de 71 dollars en février à 144 dollars en avril.

 

« L’État absorbe l’essentiel du choc », affirme le RHDP

Le RHDP insiste sur l’effort budgétaire consenti par les finances publiques pour contenir la hausse des prix à la pompe. Selon le parti, sans intervention de l’État, le litre de super atteindrait 1 120 FCFA et celui du gasoil 894 FCFA. Concrètement, pour chaque litre de super vendu, l’automobiliste ne supporterait qu’une hausse de 30 FCFA, tandis que l’État prendrait en charge 215 FCFA.

Le coût de ce mécanisme est estimé à près de 350 milliards de FCFA en 2026, portant à plus de 1 600 milliards de FCFA les subventions accordées depuis 2022. Le RHDP souligne également que le prix du gaz butane, largement utilisé par les ménages, est resté inchangé.

Le RHDP compare la stratégie ivoirienne à celle adoptée dans d’autres pays confrontés au même choc pétrolier. Selon lui, certains États ont laissé les hausses se répercuter intégralement sur les consommateurs, tandis que d’autres ayant supprimé brutalement les subventions ont connu une forte inflation.

À l’inverse, les pays ayant gelé artificiellement les prix auraient été confrontés à des pénuries et au développement d’un marché parallèle. Le parti estime que la Côte d’Ivoire a choisi une voie intermédiaire visant à protéger les ménages tout en préservant l’approvisionnement du marché.

 

Le RHDP dénonce un discours « populiste » de l’opposition

Dans sa déclaration, le RHDP rappelle également que plusieurs baisses des prix des carburants avaient été appliquées entre avril 2025 et février 2026, sans susciter, selon lui, les mêmes réactions de l’opposition. Le parti souligne que les prix réglementés sont publiés chaque mois et rappelle que les produits de première nécessité font déjà l’objet d’un encadrement des prix. Il cite également le lancement, le 30 juillet dernier, d’une opération nationale d’affichage des prix.

Concernant les propositions du PPA-CI visant à suspendre la hausse, le RHDP estime qu’elles ne sont accompagnées d’aucune solution de financement.

« Réclamer une dépense sans dire où la prendre n’est pas une proposition : c’est du populisme », affirme le parti.

 

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En conclusion, le RHDP condamne ce qu’il qualifie de « tentatives de manipulation et de désinformation » autour de la hausse des carburants et réaffirme son soutien au gouvernement ainsi qu’au président de la République, Alassane Ouattara.

Le parti appelle enfin les acteurs politiques et les organisations de la société civile à privilégier « la responsabilité et la vérité » dans le débat public, estimant que la gestion des conséquences de la crise pétrolière mondiale exige une approche fondée sur les faits plutôt que sur la polémique.