Bazoumana Touré signe à Newcastle United : le jeune international ivoirien rejoint la Premier League

Newcastle United a officialisé ce dimanche la signature de l’ailier international ivoirien Bazoumana Touré, âgé de 20 ans. L’ancien joueur du TSG Hoffenheim s’engage avec les Magpies via un contrat de longue durée, dont le montant du transfert n’a pas été communiqué.

Bazoumana Touré devient la deuxième recrue senior de Newcastle lors de ce mercato estival, après l’arrivée du gardien français Ewen Jaouen, officialisé plus tôt dans la semaine. Malgré son âge, l’international ivoirien dispose déjà d’un solide vécu, notamment marqué par une participation à trois rencontres de la Coupe du monde de la FIFA cet été, où la Côte d’Ivoire a atteint les phases à élimination directe.

 

Les premières déclarations d’un joueur comblé

Le nouvel ailier de Newcastle n’a pas caché son émotion au moment de sa signature.

« Je suis très, très heureux d’être ici. C’était mon rêve depuis mon enfance de jouer en Premier League pour une grande équipe comme Newcastle », a-t-il confié, avant d’insisté sur son engagement envers le club : « Newcastle est comme une famille, ce qui m’aidera à donner le meilleur de moi-même sur le terrain. Je donnerai le meilleur de moi-même chaque jour pour ce t-shirt. »

Enfin, il a exprimé son impatience de débuter : « Je suis très enthousiaste à l’idée de rejoindre Newcastle et j’ai hâte de rencontrer mes coéquipiers, les supporters et tout le monde du club. Je suis aussi très enthousiaste à l’idée de jouer pour la première fois à St. James’ Park. »

 

Eddie Howe séduit par le profil du joueur

L’entraîneur principal de Newcastle, Eddie Howe, a salué l’arrivée de sa nouvelle recrue, mettant en avant son potentiel.

« Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu faire venir Bazoumana à Newcastle United », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le joueur avait déjà prouvé ses qualités au plus haut niveau : « Il a montré sa capacité à performer dans une grande ligue européenne pendant son séjour en Allemagne et a acquis une très bonne expérience avec son équipe nationale, notamment lors de la Coupe du Monde cet été. »

Pour le technicien anglais, Touré représente une opportunité majeure : « C’est un joueur avec un très haut potentiel… quelqu’un dont nous pensons pouvoir nous offrir quelque chose de différent. Il a aussi beaucoup de potentiel à débloquer et nous avons vraiment hâte de travailler avec lui. »

Le directeur sportif Ross Wilson s’est également réjoui de cette arrivée, insistant sur la progression du joueur.

« À seulement 20 ans, c’est déjà un jeune talent extrêmement prometteur qui a progressé d’année en année », a-t-il expliqué. Il a également souligné le travail en amont du club : « Nous avons travaillé ces dernières semaines à organiser ce transfert, alors que Bazoumana était à la Coupe du Monde. »

Enfin, il a tenu à remercier son ancien club : « Je tiens à remercier TSG Hoffenheim pour son professionnalisme dans toutes nos discussions et pour les soins qu’ils lui ont apportés. »

 

Parcours d’un joueur formé en Côte d’Ivoire et révélé en Europe

Formé à lASEC Mimosas, Bazoumana Touré a débuté sa carrière professionnelle en Côte d’Ivoire, où il a rapidement remporté le championnat dès sa première saison chez les professionnels. Il rejoint ensuite Hammarby IF en Suède début 2024 alors qu’il est encore adolescent. Ses performances remarquées, avec huit buts en 23 matchs, lui ouvrent les portes de la Bundesliga en février 2025 avec Hoffenheim.

En Allemagne, il dispute 45 rencontres toutes compétitions confondues, inscrivant cinq buts et délivrant neuf passes décisives lors de sa dernière saison. Ses performances contribuent à la qualification du club pour la Ligue Europa de l’UEFA grâce à une cinquième place en championnat.

Appelé en sélection nationale en octobre 2025, Bazoumana Touré s’impose rapidement chez les Éléphants. Il participe à la Coupe du monde de l’été 2026, où la Côte d’Ivoire atteint les huitièmes de finale, confirmant ainsi son statut de joueur international en pleine progression.

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Avec son arrivée à Newcastle United, Bazoumana Touré s’apprête désormais à découvrir la Premier League et l’exigence du football anglais. Le club et ses supporters attendent désormais de voir éclore un talent considéré comme l’un des plus prometteurs de sa génération.

 

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce la création de son parti et acte une rupture avec PASTEF

Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a officialisé, vendredi 3 juillet, son intention de créer prochainement sa propre formation politique. L’annonce a été faite au Palais de la République, devant plus de 300 maires issus de sa coalition, venus des quatorze régions du pays.

Cette prise de position marque une étape supplémentaire dans la rupture politique engagée depuis plusieurs mois avec Ousmane Sonko et le parti PASTEF. Elle intervient également dans un contexte institutionnel particulier, quelques jours après le vote d’une réforme constitutionnelle susceptible d’empêcher le président de la République de diriger un parti politique.

 

Vers une restructuration de la coalition Diomaye Président

En réunissant les édiles locaux de sa coalition, baptisée Diomaye Président, le chef de l’État a exposé sa volonté de transformer en profondeur l’architecture de son mouvement politique. Bassirou Diomaye Faye a ainsi plaidé pour la mise en place d’une « unité plus organique » des forces qui le soutiennent, estimant nécessaire de dépasser le cadre actuel de coalition pour aller vers la création d’un parti structuré et unifié.

Pour mettre en œuvre ce chantier politique, le président sénégalais a confié un rôle central à Aminata Touré, superviseure générale de la coalition. Elle est chargée de constituer un comité de réflexion destiné à poser les bases de la future formation politique. Ce groupe de travail devra, dans les plus brefs délais, élaborer les principaux éléments du parti en gestation. Dans les semaines à venir, les travaux porteront notamment sur la rédaction du règlement intérieur, la définition du programme politique ainsi que le choix du nom et du sigle du futur parti, appelé à remplacer la coalition Diomaye Président.

 

Une coalition jugée trop éclatée pour les enjeux électoraux

Justifiant cette réforme, Aminata Touré a mis en avant la complexité de l’organisation actuelle.

« C’est dans un souci d’efficacité de la coalition. Figurez-vous que l’on est 500 partis et organisations et chacun est dans son parti et dans la coalition. Il faut une unité plus organique pour aller vers les élections municipales », a-t-elle expliqué.

Cette restructuration vise principalement à renforcer la cohésion en vue des prochaines élections municipales. Au-delà des échéances locales, cette réorganisation politique s’inscrit dans une perspective plus large, avec la présidentielle de 2029 en ligne de mire. Elle confirme également la poursuite de la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, dont les divergences politiques s’étaient accentuées ces derniers mois.

L’annonce du chef de l’État a suscité des réactions au sein de l’opposition et notamment dans les rangs de PASTEF. Ayib Daffé, chef du groupe parlementaire du parti à l’Assemblée nationale, a exprimé ses réserves face à cette orientation.

« C’est un peu étonnant de la part d’un président de la république qui avait annoncé se mettre au-dessus de la mêlée. C’est une volte-face guidée par des calculs politiciens et électoralistes. Tout cela est un peu contradictoire avec les valeurs qu’il proclame », a-t-il déclaré.

 

Une situation politique encore marquée par l’héritage de Pastef

Cofondateur de PASTEF en 2014 aux côtés de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Bassirou Diomaye Faye conserve à ce jour le statut de président d’honneur du parti, malgré les tensions persistantes avec ses anciens alliés. Il continue par ailleurs de diriger la coalition Diomaye Président, qui avait porté sa candidature victorieuse en 2024, même si son avenir politique reste désormais incertain.

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Toutefois, les statuts de PASTEF rappellent qu’un engagement dans une autre formation politique équivaut à une démission de fait, ce qui pourrait redéfinir sa position au sein du parti. Cette recomposition politique intervient enfin dans un contexte institutionnel marqué par l’adoption, le lundi 29 juin, d’une réforme constitutionnelle par les députés de PASTEF.

Ce texte prévoit l’incompatibilité entre la fonction de président de la République et la direction d’un parti politique. Face à cette évolution, le chef de l’État a annoncé son intention de soumettre cette réforme à référendum, ouvrant ainsi une nouvelle séquence politique et institutionnelle au Sénégal.

Climat et agriculture : la Côte d’Ivoire décroche 50 millions $ du Fonds Vert pour transformer ses systèmes agroalimentaires

Réuni pour sa 45ᵉ session à Douchanbé, au Tadjikistan, le mercredi 1er juillet 2026, le Conseil d’administration du Fonds Vert pour le Climat a approuvé l’octroi de 50 millions de dollars US à la Côte d’Ivoire.

Ce financement est destiné à la mise en œuvre du projet intitulé « Renforcer la gestion durable des terres et les systèmes agroalimentaires résilients au changement climatique en Côte d’Ivoire », également connu sous l’acronyme LARACI (Land and Resilient Agrofood Systems in Côte d’Ivoire).

Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (MINETE) assurera la conduite du projet, en coordination avec le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA), désigné comme entité d’exécution. Le CGIAR System Organization interviendra en tant qu’entité accréditée, dans le cadre d’un dispositif de collaboration technique et institutionnelle. D’un montant global de 50 millions de dollars, les autorités déploieront le programme sur une durée de cinq ans.

Avec le MINETE et le FIRCA, reconnu comme entité nationale accréditée au Fonds Vert pour le Climat et au Fonds d’Adaptation, le pays s’impose comme un acteur engagé dans la construction d’une agriculture résiliente, sobre en carbone et inclusive. Elle reflète également la coopération étroite entre le gouvernement ivoirien et ses structures techniques, mobilisées autour d’une ambition commune : protéger les producteurs, renforcer la sécurité alimentaire et accélérer la transition vers des systèmes agroalimentaires intelligents face au climat.

 

Vers une agriculture climato-intelligente et résiliente

Le projet LARACI ambitionne d’opérer un véritable changement de paradigme dans le secteur agricole ivoirien. Il vise à promouvoir une agriculture climato-intelligente au bénéfice des producteurs et des organisations professionnelles agricoles, en améliorant leur résilience, leurs revenus ainsi que la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le programme contribuera également à la réduction de l’empreinte carbone du secteur agricole.

Les interventions du projet seront concentrées dans les régions du N’Zi, du Moronou, de l’Iffou, de la Mé et de Gbêkê. Selon les projections, LARACI devrait toucher environ 147 000 bénéficiaires directs et 441 000 bénéficiaires indirects. Sur toute sa durée de vie, le projet permettra également une réduction estimée à 3,8 millions de tonnes de CO₂ équivalent.

Le programme prévoit plusieurs axes d’intervention structurants. Il comprend notamment le renforcement du réseau agrométéorologique national, le développement de services de conseils agro-climatiques pratiques et la diffusion d’outils d’information climatique adaptés aux producteurs. Il prévoit également le renforcement des services de vulgarisation agricole, l’amélioration de l’accès au financement climato-intelligent, ainsi que des actions de restauration des terres et de promotion de l’agroforesterie.

La gestion durable de la fertilité des sols figure aussi parmi les priorités, tout comme l’introduction de technologies résilientes dans les chaînes de valeur du riz, du manioc et de l’igname.

 

Une reconnaissance internationale de la stratégie climatique ivoirienne

Avec le projet LARACI, la Côte d’Ivoire affirme sa capacité à mobiliser des expertises nationales et internationales autour de projets structurants et transformateurs. Le Fonds Vert pour le Climat considère cette approbation comme une reconnaissance forte de l’engagement du pays en faveur d’une agriculture plus productive, plus inclusive et durable, tournée vers les générations futures.

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Cette avancée intervient quelques mois après une autre décision majeure en faveur du pays. Lors de la 44ᵉ réunion de son Conseil d’administration tenue à Incheon, en République de Corée, du 25 au 28 mars 2026, le Fonds Vert pour le Climat (FVC) a désigné la Côte d’Ivoire pour accueillir son bureau régional Afrique.

 

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Lutte contre la corruption : la Côte d’Ivoire et Djibouti scellent un partenariat stratégique à Abidjan

La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) de Côte d’Ivoire et la Commission nationale indépendante de prévention et de lutte contre la corruption (CNIPLC) de la République de Djibouti ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération.

À l’issue d’une visite d’étude menée en Côte d’Ivoire, les deux institutions ont procédé, ce vendredi 3 juillet 2026 à Abidjan-Cocody, à la signature d’un mémorandum d’entente (MoU) destiné à renforcer leur collaboration dans les domaines de la prévention et de la lutte contre la corruption. Le président de la HABG, Zoro Épiphane Bi Ballo, et la présidente de la CNIPLC, Badria Zakaria Cheikh Ibrahim, ont signé le document en présence de l’ambassadeur de Djibouti en Côte d’Ivoire, Mohamed Bourhan Ali.

Prenant la parole au cours de la cérémonie, le président de la HABG s’est félicité de la qualité des échanges qui ont marqué cette semaine de travail entre les deux institutions. Selon Zoro Épiphane Bi Ballo, cette visite d’étude a permis d’approfondir le dialogue autour des cadres juridiques, des mécanismes institutionnels ainsi que des pratiques opérationnelles développées par la Côte d’Ivoire et Djibouti dans la prévention et la lutte contre la corruption.

Il estime que ces discussions ont permis aux deux parties de mieux comprendre leurs approches respectives et d’identifier plusieurs pistes de coopération. Évoquant la portée de ce protocole d’accord, le président de la HABG a insisté sur la volonté commune des deux institutions de bâtir un partenariat pérenne.

« Je me réjouis particulièrement de la signature de ce Mémorandum d’entente, qui consacre notre volonté commune d’inscrire cette coopération dans la durée à travers les échanges d’expertise, l’assistance technique, le renforcement des capacités et la mise en œuvre d’actions conjointes en matière de prévention et de lutte contre la corruption », a déclaré Zoro Épiphane Bi Ballo.

Au-delà de la signature du document, il a exprimé le souhait de voir cette coopération produire rapidement des résultats concrets.

 

Des actions conjointes déjà envisagées

Le président de la HABG a proposé que ce partenariat soit rapidement traduit en initiatives opérationnelles. Il a notamment évoqué l’élaboration d’un plan d’action prévoyant des missions réciproques entre les deux institutions, des sessions de formation organisées au sein de l’Académie de la Bonne Gouvernance ainsi que des échanges techniques portant sur les enquêtes, les investigations et la conformité dans la commande publique.

De son côté, la présidente de la CNIPLC, Badria Zakaria Cheikh Ibrahim, a estimé que les objectifs fixés au début de cette mission avaient été pleinement atteints. Selon elle, les nombreuses séances de travail organisées avec les différentes directions de la HABG ont permis à la délégation djiboutienne d’enrichir sa connaissance du dispositif ivoirien de gouvernance et de lutte contre la corruption.

 

Des visites auprès de la CGECI et du Pôle pénal économique et financier

Au cours de son séjour en Côte d’Ivoire, la délégation djiboutienne a également multiplié les rencontres institutionnelles. Elle s’est rendue à la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) ainsi qu’au Pôle pénal économique et financier (PPEF). Ces visites de travail ont permis aux représentants de la CNIPLC de mieux comprendre le fonctionnement du dispositif ivoirien de prévention et de lutte contre la corruption.

Elles leur ont également offert l’occasion d’identifier plusieurs bonnes pratiques susceptibles d’être adaptées au contexte djiboutien. Pour Badria Zakaria Cheikh Ibrahim, la signature de ce mémorandum d’entente marque une étape importante dans le renforcement des relations entre la CNIPLC et la HABG.

Au terme de cette semaine d’échanges, les deux institutions ont réaffirmé leur volonté commune de faire vivre ce partenariat à travers la mise en œuvre d’actions concrètes, d’échanges d’expertise et d’initiatives mutuellement bénéfiques destinées à renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption dans leurs pays respectifs.

 

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CHU d’Angré : une délégation de Harvard explore des partenariats pour renforcer le système de santé ivoirien

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angré a accueilli, le 29 juin 2026, une importante délégation conduite par le professeur Stéphane Verguet, spécialiste en économie de la santé et membre du corps enseignant de la Harvard T.H. Chan School of Public Health.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par le gouvernement ivoirien pour améliorer la gestion hospitalière, renforcer l’efficience du système de santé et développer les compétences des talents nationaux dans le domaine de la santé publique. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du directeur de cabinet du ministre de la Santé, le Dr Koffi Aka, accompagné du conseiller technique, le Dr Ehui Bernard.

Au cours de cette visite, les membres de la délégation ont découvert plusieurs services stratégiques de l’établissement. Le programme les a conduits au service de biologie médicale, au service d’imagerie médicale ainsi qu’au service de médecine interne et de gériatrie. Ces visites guidées ont permis de mettre en valeur les capacités techniques du CHU d’Angré, son organisation hospitalière ainsi que l’expertise de ses équipes médicales, paramédicales et techniques.

 

Harvard et le CHU d’Angré explorent de nouvelles pistes de collaboration

Les échanges entre les responsables du CHU et la délégation de Harvard ont porté sur plusieurs axes de coopération. Les deux institutions ont notamment évoqué les possibilités de collaboration dans les domaines de la recherche clinique, du renforcement des capacités, de la formation des professionnels de santé, de l’économie de la santé ainsi que de l’amélioration continue de la qualité des soins.

Cette rencontre ouvre la voie à un partenariat susceptible de contribuer au développement des compétences et au renforcement des performances du système hospitalier ivoirien. À cette occasion, le directeur général du CHU d’Angré, le Dr Diabaté Moussa, a présenté les principales caractéristiques de l’établissement.

« Le CHU d’Angré accueille en moyenne 50 000 patients chaque année. Notre ambition est d’offrir à chaque patient des soins de qualité, conformes aux meilleurs standards. Pour y parvenir, notre établissement est organisé autour de dix services, structurés en pôles spécialisés afin d’assurer une prise en charge optimale. Grâce au soutien du ministre de la Santé, nous disposons aujourd’hui d’un plateau technique performant, à la hauteur de nos ambitions, qui vient renforcer l’expertise et le savoir-faire de nos équipes médicales et soignantes », a-t-il déclaré.

Le responsable de l’établissement a ainsi mis en avant les investissements réalisés afin d’améliorer la qualité des soins proposés aux patients. Le directeur général a également présenté le fonctionnement de la Couverture maladie universelle (CMU) au sein du CHU d’Angré. À travers un exemple concret, il a illustré les avantages de ce dispositif pour les patients.

« Pour un examen de scanner dont le coût est fixé à 100 000 FCFA, un patient bénéficiaire de la CMU ne paie que 30 % du montant, soit 30 000 FCFA. Cette prise en charge réduit considérablement le reste à charge pour le patient et facilite son accès aux soins », a expliqué le Dr Diabaté Moussa.

Selon lui, ce mécanisme contribue à rendre les soins spécialisés plus accessibles à une large partie de la population.

 

Harvard salue le fonctionnement de la Couverture maladie universelle

À l’issue de cette présentation, le professeur Stéphane Verguet a salué les efforts consentis par les autorités ivoiriennes en matière de couverture sanitaire. Le spécialiste en économie de la santé a particulièrement apprécié le fonctionnement de la Couverture maladie universelle, qu’il considère comme un mécanisme favorisant la transparence.

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Selon lui, les bénéficiaires constatent directement les effets de leur adhésion grâce à la réduction effective des dépenses de santé qu’ils supportent. Pour le chercheur de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, cette approche constitue un levier important pour renforcer la confiance des populations dans le système de santé et améliorer durablement l’accès aux soins en Côte d’Ivoire.

 

Côte d’Ivoire : la centrale solaire Ferké Solar de 52 MW inaugurée à Sokoro 2 pour accélérer la transition énergétique

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa politique de transition énergétique. Le vendredi 3 juillet 2026, le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a inauguré la centrale photovoltaïque Ferké Solar de Sokoro 2, dans le nord du pays.

À cette cérémonie officielle participait également le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Avec une puissance installée de 52 mégawatts-crête (52 MWc), cette infrastructure devient la deuxième centrale solaire de cette envergure en Côte d’Ivoire, après celle de Boundiali.

 

Un investissement de 41 milliards FCFA pour une énergie propre

Construite sur une superficie de 70 hectares, la centrale repose sur 73 341 panneaux photovoltaïques de dernière génération. Le projet a mobilisé un investissement de 41 milliards de FCFA. Chaque année, cette infrastructure produira environ 90 gigawattheures (GWh) d’électricité verte. Cette production permettra d’alimenter de nombreux ménages ivoiriens tout en réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre. Selon les autorités, la centrale évitera le rejet de près de 39 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO₂) par an, soit plus d’un million de tonnes sur l’ensemble de sa durée de vie.

Lors de son intervention, Téné Birahima Ouattara a mis en avant les retombées concrètes du projet pour les populations.

« Ce sont plus de 370 000 foyers qui seront impactés par cette centrale de 52,42 mégawatts-crête que nous mettons en service aujourd’hui. Ainsi, grâce à cette infrastructure, les ménages, les établissements scolaires, les centres de santé et les acteurs économiques bénéficieront d’une énergie fiable, facteur de progrès, de dignité, d’opportunités et d’autonomie », a déclaré le Vice-Premier ministre.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’électricité, cette centrale devrait contribuer à renforcer la qualité des services publics et soutenir les activités économiques de la région. Pour Téné Birahima Ouattara, Ferké Solar représente bien plus qu’un simple projet énergétique. Selon lui, cette nouvelle centrale constitue une véritable opportunité de développement pour la région du Tchologo ainsi que pour l’ensemble du pays.

« En effet, elle permet de réduire les coûts de l’énergie, accélérer l’électrification des zones rurales, créer des emplois, notamment pour notre jeunesse, renforcer notre souveraineté énergétique, soutenir un développement durable et inclusif », a-t-il souligné.

Le ministre a également salué la réalisation de ce projet structurant, qu’il présente comme une illustration de l’engagement du président Alassane Ouattara en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rappelé qu’en 2011, le taux d’accès à l’électricité en Côte d’Ivoire s’élevait à 33,1 %, contre plus de 90 % aujourd’hui.

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Le gouvernement vise 46,3 % d’énergies renouvelables d’ici 2035

Présent à cette inauguration, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a réaffirmé les ambitions du gouvernement en matière de transition énergétique. L’objectif affiché consiste à porter la part des énergies renouvelables à 46,3 % du mix énergétique national d’ici à 2035. Pour atteindre cette cible, plusieurs autres centrales solaires seront construites dans les prochaines années.

« Plusieurs autres centrales solaires verront le jour dans les prochaines années à Korhogo, Katiola, Tengréla, Bouna, Kong, Bondoukou, Dabakala, Touba et dans plusieurs autres localités du pays. Notre ambition est de faire passer la capacité solaire installée de la Côte d’Ivoire à plus de 1 300 mégawatts à l’horizon 2035 », a annoncé le ministre.

À l’occasion de cette cérémonie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a également lancé un appel aux partenaires techniques et financiers. Il les a invités à poursuivre leur accompagnement en finançant les projets énergétiques inscrits dans la stratégie nationale. Selon le ministre, cette mobilisation reste indispensable pour concrétiser l’ambition du gouvernement : fournir à la Côte d’Ivoire et à l’ensemble de la sous-région une énergie abondante, de qualité et accessible à tous.

 

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Élimination de la Côte d’Ivoire au Mondial 2026 : Éric Oulla dénonce les failles du football ivoirien

Quelques jours après l’élimination de la Côte d’Ivoire en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, les analyses continuent de nourrir le débat autour de l’avenir du football ivoirien.

Le journaliste et essayiste Éric Oulla estime que cette sortie prématurée ne peut être considérée comme un simple accident de parcours. Pour l’auteur de Mes Vertes Vérités, Manuscrit d’un footeux, ce revers met avant tout en lumière des insuffisances structurelles qui affectent le football ivoirien depuis plusieurs années. Selon lui, les Éléphants possédaient pourtant les qualités nécessaires pour poursuivre leur aventure dans la compétition.

 

« La Norvège était largement à notre portée »

Éric Oulla considère que la sélection ivoirienne avait largement les moyens de franchir l’obstacle norvégien. « La Norvège était largement à notre portée », affirme-t-il, estimant que les Éléphants ont surtout manqué de solidité mentale et de maîtrise tactique au moment décisif. À ses yeux, cette élimination constitue un véritable échec. Elle révèle, selon lui, un décalage important entre les ambitions affichées par la sélection nationale et son niveau réel de performance sur le terrain.

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À la suite de cette désillusion, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la démission du président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Idriss Diallo.

Le journaliste rappelle que l’élection fédérale prévue le 12 septembre constituera le moment approprié pour dresser un bilan du mandat de l’actuelle équipe dirigeante. Il considère néanmoins que les récents succès des Éléphants ont parfois masqué des difficultés plus profondes qui persistent au sein du football ivoirien, notamment en matière de gouvernance, d’arbitrage et de développement des compétitions nationales.

L’essayiste attribue également une part importante de responsabilité au sélectionneur Emerse Faé. Il critique plusieurs choix effectués lors de la composition de l’équipe, estimant que certaines sélections auraient davantage répondu à des considérations affectives qu’à des critères purement sportifs.

 

Éric Oulla regrette aussi l’absence de véritable renouvellement au sein du groupe des Éléphants.

Selon lui, le sélectionneur manque également d’ouverture face aux critiques formulées depuis plusieurs compétitions. Il estime que les insuffisances tactiques observées depuis plusieurs années n’ont toujours pas été corrigées.

Au-delà des responsabilités individuelles, Éric Oulla invite à une réflexion plus globale sur le fonctionnement du football ivoirien. Il estime que les analyses réalisées par plusieurs techniciens étrangers sur les lacunes tactiques de la Côte d’Ivoire confirment un retard dans l’organisation du jeu ainsi que dans la préparation scientifique des sélections africaines. Pour y remédier, il plaide en faveur d’études approfondies sur les performances des équipes nationales.

Selon lui, ces évaluations devraient associer plusieurs profils spécialisés, notamment des psychologues, des statisticiens ainsi que des experts de la performance sportive afin d’améliorer durablement le niveau de compétitivité des sélections.

À quelques semaines de l‘élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, Éric Oulla estime que le football national doit ouvrir un nouveau chapitre. Il appelle à un changement de génération et à l’émergence d’une nouvelle vision capable de répondre aux défis actuels. Sans apporter de soutien explicite à un candidat, le journaliste considère que Souleymane Cissé incarne davantage cette volonté de renouvellement. Il rappelle toutefois que la décision reviendra aux 81 électeurs appelés à choisir le projet qui, selon eux, sera le plus à même d’ouvrir une nouvelle ère pour le football ivoirien.

 

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Don de 2 410 tonnes de riz chinois à la Côte d’Ivoire : une aide humanitaire qui déclenche une vive polémique

Ce qui devait illustrer un geste de solidarité internationale s’est rapidement transformé en sujet de controverse. L’annonce de la réception de plusieurs milliers de tonnes de riz offertes par la République populaire de Chine à la Côte d’Ivoire a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

À l’origine de cette polémique, une publication de la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Logboh Myss Belmonde Dogo, présentant cette aide alimentaire comme un appui destiné aux populations les plus vulnérables. En quelques heures, le débat a dépassé le simple cadre de l’action humanitaire pour s’étendre aux questions de souveraineté alimentaire, de politique agricole et de solidarité nationale.

 

2 410 tonnes de riz pour les populations vulnérables

Dans son message publié à l’issue de la cérémonie officielle, la ministre a annoncé avoir procédé, aux côtés de l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Côte d’Ivoire, Wu Jie, à la signature de l’acte de remise et de réception des quatrième et cinquième lots d’un don de 2 410 tonnes de riz. Selon Logboh Myss Belmonde Dogo, cette aide s’inscrit dans le cadre du programme alimentaire que la Chine met en œuvre en faveur de plusieurs pays africains.

« Avec l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine SEM Wu Jie, j’ai procédé à la signature de l’acte de remise et de réception des 4e et 5e lots du don de 2410 tonnes de riz offert par son pays aux populations ivoiriennes. Ce geste de solidarité s’inscrit dans le cadre du projet alimentaire fourni par la Chine aux pays africains. D’une valeur d’un milliard 700 millions de FCFA, ces vivres seront distribués aux ménages les plus vulnérables sur l’ensemble du territoire national notamment les victimes des inondations et des opérations de déguerpissement de Koumassi Campement et des six quartiers et villages de Port-Bouët. »

La ministre a également exprimé, au nom du gouvernement ivoirien, sa gratitude envers les autorités chinoises.

« Un soutien où les besoins sont plus pressants. Au nom du Gouvernement de Côte d’Ivoire, j’adresse mes sincères remerciements au Gouvernement chinois pour ce geste à haute portée humanitaire qui renforce davantage les liens d’amitié et de coopération entre nos deux États. »

 

Des critiques sur la dépendance alimentaire de la Côte d’Ivoire

Malgré les explications du gouvernement, cette annonce a rapidement suscité des critiques de plusieurs internautes et personnalités publiques. Le journaliste Ferro Bally s’est notamment interrogé sur ce qu’il considère comme une contradiction entre les ambitions affichées de développement économique et le recours répété à des dons alimentaires.

« Notre pays, qui combat la mendicité, quémande du riz au plan international ? Et ce manège se trouve aux 4e et 5e lots. C’est honteux pour la « grande nation » ivoirienne, que l’on vante dans les propagandes », a-t-il déclaré.

Son intervention a été largement relayée et commentée sur les réseaux sociaux.  Plusieurs internautes ont également exprimé leur incompréhension face à cette nouvelle aide alimentaire.

« C’est bizarre, au XXIe siècle, la Côte d’Ivoire reçoit encore des dons de sacs de riz », a écrit un internaute.

Un autre estime que les ressources consacrées à cette opération auraient pu servir à renforcer durablement la production nationale.

« Un milliard 700 millions pourquoi ne pas prendre tout cet argent dans le développement de nos bas-fonds ? En plus, c’est le 4e et le 5e don. Tout cet argent pouvait développer nos bas-fonds pour être autosuffisant. Mais malheureusement, des décennies plus tard, c’est la Chine qui fournit le riz, pourtant le pays repose sur l’agriculture », a-t-il commenté.

Dans le même esprit, un autre internaute s’est indigné de cette situation.

« Dommage pour notre pays de recevoir toujours des dons de riz. Et pourtant, le pilier de notre développement repose sur l’agriculture. »

 

Entre urgence sociale et autonomie alimentaire

Au-delà des réactions suscitées par cette annonce, cette controverse met en évidence une problématique plus profonde. Elle illustre la tension récurrente à laquelle sont confrontés de nombreux pays en développement, répondre aux urgences sociales immédiates tout en construisant une véritable autonomie économique et alimentaire sur le long terme.

D’un côté, les autorités défendent le recours à la solidarité internationale afin d’apporter une réponse rapide aux populations touchées par les crises, notamment les victimes des inondations et des opérations de déguerpissement. De l’autre, une partie de l’opinion publique estime que ces aides successives devraient inciter à accélérer les investissements dans la production agricole nationale afin de réduire durablement la dépendance du pays aux importations et aux dons alimentaires.

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La controverse autour de ce don de 2 410 tonnes de riz dépasse ainsi la simple question de l’aide humanitaire. Elle met en lumière les attentes grandissantes d’une partie de la population en matière de souveraineté alimentaire, de développement agricole et d’efficacité des politiques publiques. Elle rappelle également que les questions liées à la gouvernance de la solidarité nationale et au renforcement de la production agricole demeurent au cœur des débats sur le développement de la Côte d’Ivoire.

 

Myss Belmonde Dogo
© Myss Belmonde Dogo

M’Bengué : un éléphant meurt électrocuté près de Tiétougou, le ministère des Eaux et Forêts réagit

Le ministère des Eaux et Forêts a annoncé le décès accidentel d’un éléphant survenu dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juillet 2026, à proximité du village de Tiétougou, dans le département de M’Bengué.

Selon les premières constatations effectuées sur place et les témoignages recueillis auprès des riverains, l’accident s’est produit aux environs de 22 heures alors qu’une forte pluie s’abattait sur la localité. L’animal traversait une exploitation rizicole lorsqu’il a percuté accidentellement un poteau de la ligne électrique alimentant le village. Sous la violence du choc, le poteau est tombé au sol, entraînant avec lui les câbles électriques.

 

Attiré par les étincelles, le pachyderme succombe à une électrocution

Après la chute du poteau, des étincelles se sont produites au niveau des câbles de haute tension. Attiré par ces lumières, l’éléphant s’est approché de la zone et est entré en contact avec les fils électriques. Il a été mortellement électrocuté avant que quiconque ne puisse intervenir. Les premières investigations privilégient la thèse d’un accident.

Dès la découverte de l’animal, les autorités administratives locales ont immédiatement alerté les services du ministère des Eaux et Forêts. Une équipe technique s’est rendue sans délai sur les lieux afin de mener les premières opérations. Ses missions ont consisté à effectuer les constatations d’usage, évaluer la situation et sécuriser le périmètre en collaboration avec les services compétents. Les agents ont également supervisé l’inhumation de l’éléphant à proximité du site de l’accident, conformément aux protocoles environnementaux en vigueur.

Cette opération s’est déroulée sous la coordination du sous-préfet central de M’Bengué, Kouadio Didier Lavisse. À la suite de cet incident, le ministère des Eaux et Forêts a salué la réactivité des populations ainsi que celle des autorités administratives locales, dont l’intervention rapide a permis une prise en charge immédiate de la situation. Le département ministériel invite également les communautés vivant à proximité des zones de passage de la faune sauvage à faire preuve de la plus grande vigilance.

Il encourage les riverains à signaler sans délai toute présence d’espèces protégées ou tout incident impliquant la faune sauvage auprès des agents des Eaux et Forêts les plus proches, afin de prévenir de nouveaux accidents et de renforcer la protection de la biodiversité.

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Ministère des eaux et forêts
© Ministère des eaux et forêts

Mondial 2026 : le Maroc terrasse le Canada (3-0) et fonce en quarts de finale avec la France en ligne de mire

Le Maroc poursuit son remarquable parcours à la Coupe du Monde 2026. Ce samedi 4 juillet, les Lions de l’Atlas ont dominé le Canada (3-0) à Houston, au Texas, validant ainsi leur qualification pour les quarts de finale du tournoi.

Grâce à cette victoire, la sélection marocaine devient la première équipe à décrocher son billet pour le prochain tour. Elle pourrait désormais retrouver la France, à condition que les Bleus s’imposent face au Paraguay lors de leur huitième de finale disputé plus tard dans la soirée. Dans le cas contraire, les Marocains affronteront les Paraguayens jeudi prochain à Boston. Cette élimination fait également du Canada le premier des trois pays coorganisateurs du Mondial 2026 à quitter la compétition.

 

Une première période compliquée pour les hommes de Walid Regragui

Le succès marocain ne reflète pourtant pas les difficultés rencontrées avant la pause. Durant les 45 premières minutes, les Lions de l’Atlas ont longtemps semblé dépassés par des Canadiens entreprenants. En manque d’inspiration offensive, les Marocains ont davantage collectionné les cartons jaunes que les occasions de but. Avec quatre avertissements reçus avant la mi-temps contre une seule véritable opportunité, les partenaires d’Achraf Hakimi ont peiné à imposer leur rythme.

Il a fallu attendre la 28e minute pour voir Soufiane Rahimi inquiéter timidement le gardien canadien Maxime Crépeau. L’attaquant a tenté sa chance de loin, mais sa frappe, légèrement déviée, a été facilement captée par le portier d’Orlando. Quelques minutes plus tôt, le sélectionneur marocain avait déjà dû revoir ses plans après la sortie sur blessure d’Ismaël Saibari dès la 22e minute. Révélation du tournoi et récente recrue du Bayern Munich, le milieu offensif a laissé sa place à Soufiane Rahimi.

Face à un Canada déterminé, Yassine Bounou s’est rapidement illustré. Le gardien marocain a réalisé une intervention décisive dès la 10e minute en repoussant, de la jambe gauche, une tentative dangereuse de Tani Oluwaseyi. Une parade spectaculaire qui a permis aux Lions de rester dans le match.

La première période a également été marquée par un jeu haché, rythmé par de nombreuses fautes et plusieurs gestes d’anti-jeu. L’arbitre a distribué six cartons jaunes avant la pause. L’un des moments les plus tendus est intervenu lorsqu’Achraf Hakimi a poussé Richie Laryea dans le dos. L’altercation qui a suivi a provoqué une mêlée générale et s’est conclue par un carton jaune adressé aux deux joueurs.

 

Azzedine Ounahi change le destin du match

Au retour des vestiaires, le scénario a totalement basculé. Alors que l’arbitre venait une nouvelle fois de sortir un carton, cette fois à l’encontre du Canada, le Maroc a immédiatement profité du coup franc qui a suivi. Achraf Hakimi a intelligemment servi en retrait Azzedine Ounahi, parfaitement placé à l’entrée de la surface. L’ancien joueur d’Angers et de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui sous les couleurs de Gérone en Espagne, a ajusté un plat du pied précis au milieu d’une forêt de défenseurs pour ouvrir le score à la 50e minute.

Le Maroc concrétisait ainsi sa deuxième tentative cadrée du match, preuve d’un réalisme exceptionnel. Cette efficacité a même donné l’impression d’un véritable braquage parfait pour la sélection sacrée championne d’Afrique sur tapis vert, une décision toujours contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport.

Dans les tribunes du stade de Houston, les supporters marocains ont largement dominé l’ambiance. Clappings, chants et sifflets stridents ont accompagné les Lions de l’Atlas tout au long de la rencontre, notamment après l’ouverture du score.

Malgré leur retard, les Canadiens n’ont jamais cessé d’y croire. Jonathan David a obtenu une belle opportunité sur coup franc à la 78e minute, mais l’attaquant de la Juventus a expédié sa tentative au-dessus de la barre. Quelques instants plus tard, Tajon Buchanan a tenté sa chance de loin, mais Yassine Bounou s’est montré vigilant en captant sans difficulté le ballon.

 

Le doublé d’Ounahi puis le but de Rahimi scellent le sort du Canada

Le suspense a définitivement pris fin à la 82e minute. Servi en retrait par Brahim Diaz, Azzedine Ounahi a signé un doublé de toute beauté en expédiant un véritable missile dans la lucarne devant les supporters marocains. Déjà auteur de l’ouverture du score, le milieu offensif s’est imposé comme le grand artisan de cette qualification. Soufiane Rahimi, très actif durant toute la rencontre, a lui aussi été récompensé de ses efforts.

Après avoir trouvé la barre transversale de la tête quelques minutes auparavant, l’attaquant a inscrit le troisième but marocain dans les ultimes secondes du temps additionnel (90e+8), offrant une ampleur encore plus importante au succès des Lions de l’Atlas.

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Le score final apparaît sévère pour une sélection canadienne qui a longtemps rivalisé avec le Maroc. Valeureux et entreprenants, les hommes de Jessie Marsch auront toutefois payé leur manque d’efficacité offensive face au réalisme marocain. Première nation coorganisatrice éliminée de cette Coupe du Monde 2026, le Canada peut néanmoins retenir plusieurs motifs de satisfaction.

Avant même cette rencontre disputée à Houston, les Canucks avaient déjà atteint leur principal objectif en se qualifiant pour les huitièmes de finale, une performance historique après avoir quitté leurs deux précédentes participations à la Coupe du Monde sans avoir remporté le moindre match. Le Maroc, de son côté, poursuit son rêve mondial et se rapproche un peu plus d’un nouvel exploit, quatre ans après sa demi-finale historique au Mondial 2022.

 

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