Justice : la Cour d’appel accorde une liberté provisoire au cyberactiviste Ibrahim Zigui

La Cour d’appel d’Abidjan a ordonné la mise en liberté provisoire d’Ibrahim Zigui, cyberactiviste proche du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), condamné en première instance à cinq ans de prison ferme.

Son avocat,  Ange Rodrigue Dadjé, a annoncé l’information dans une publication sur les réseaux sociaux. « La Cour d’appel d’Abidjan vient d’ordonner la mise en liberté provisoire du jeune Ibrahim Zigui », a-t-il annoncé, avant de remercier les autorités ivoiriennes et la justice pour leur décision.

 

Une condamnation à cinq ans de prison en première instance

Militant du PPA-CI et actif sur les réseaux sociaux, Ibrahim Zigui avait été condamné le 18 mai 2026 à cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 20 millions de FCFA. Le tribunal l’avait reconnu coupable de « provocation à l’insurrection » et de « troubles à l’ordre public », des faits liés à ses publications et appels à mobilisation sur les réseaux sociaux.

Les faits remontent à la fin du mois d’août 2025, en pleine contestation du quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Selon les autorités, Ibrahim Zigui avait appelé les Ivoiriens à se vêtir du maillot de l’équipe nationale et à se rassembler dans les espaces publics le jour de la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle.

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L’affaire s’inscrit dans le contexte des tensions qui ont entouré le processus électoral de 2025. Durant cette période, les forces de l’ordre avaient interpellé et placé en détention plusieurs responsables et militants de partis d’opposition.

Les tribunaux avaient également condamné des centaines de personnes poursuivies pour leur participation à des manifestations interdites, notamment pour des faits de troubles à l’ordre public. La décision de la Cour d’appel d’accorder une liberté provisoire à Ibrahim Zigui intervient alors que la procédure judiciaire se poursuit.

Football ivoirien : les 7 réformes proposées par Malick Traoré pour relancer les Éléphants

Au lendemain du parcours de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde, le journaliste sportif Malick Traoré appelle à une réflexion de fond sur l’organisation du football national. Si l’objectif affiché par les Éléphants était « d’aller le plus loin possible », il estime que cette ambition ne peut être atteinte sans une transformation structurelle de la sélection et de son environnement.

Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, il affirme que les grandes nations du football bâtissent leurs succès sur une vision à long terme et sur des investissements cohérents, bien au-delà des seuls résultats sportifs.

Pour Malick Traoré, le premier chantier concerne la formation. Il préconise une meilleure coordination entre le sélectionneur de l’équipe A et ceux des sélections de jeunes afin d’instaurer une véritable identité de jeu. Selon lui, les différentes catégories nationales devraient évoluer selon une même philosophie, garantissant une transition plus fluide des jeunes talents vers l’équipe première. Il invite également à revoir les critères de détection et de sélection des jeunes joueurs.

 

Mieux préparer la relève avec une sélection U23 plus active

Autre priorité évoquée, la sélection des moins de 23 ans. Considérée comme l’antichambre des Éléphants, elle devrait, selon lui, bénéficier de rassemblements systématiques à chaque fenêtre internationale. Une telle régularité permettrait de renforcer la cohésion du groupe et d’accompagner plus efficacement l’émergence d’une génération appelée à intégrer la sélection A.

Un centre technique moderne pour accompagner les ambitions

Le journaliste estime également que la Côte d’Ivoire doit disposer d’un Centre technique national répondant aux standards internationaux. Hébergement, restauration, infrastructures sportives, équipements médicaux, espaces de récupération et technologies de pointe, comme la cryothérapie ou l’analyse de la performance, devraient être réunis sur un même site afin d’offrir aux différentes sélections des conditions optimales de préparation.

Séduire les binationaux dès le plus jeune âge

Face à la concurrence des sélections européennes, Malick Traoré estime que la Fédération ivoirienne doit proposer un projet sportif attractif aux jeunes binationaux dès les catégories de formation. Il considère que créer très tôt un sentiment d’appartenance et permettre aux joueurs de grandir ensemble favorise non seulement leur fidélité à la sélection nationale, mais aussi le développement d’automatismes qui profitent à l‘équipe A.

 

Professionnaliser l’encadrement sportif

L’ancien présentateur de la RTI appelle également à renforcer plusieurs métiers encore insuffisamment développés autour des sélections nationales. Il cite notamment l’analyse vidéo, la préparation mentale, le suivi médical, la récupération et l’utilisation des nouvelles technologies comme des domaines dans lesquels la Côte d’Ivoire doit investir davantage pour rester compétitive face aux grandes nations du football.

Parmi les autres pistes avancées figure la prise en charge des familles des internationaux, un aspect qu’il juge déterminant pour offrir aux joueurs un environnement serein pendant les compétitions et convaincre certains binationaux de rejoindre les Éléphants.

Enfin, Malick Traoré regrette que le championnat ivoirien reste insuffisamment valorisé malgré le potentiel de nombreux joueurs locaux. Selon lui, le développement durable du football ivoirien passe autant par une meilleure structuration des sélections nationales que par un investissement accru dans les compétitions domestiques.

« Le développement du football ivoirien est l’affaire de tous », conclut-il, appelant l’ensemble des acteurs du football national à contribuer à cette transformation.

 

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Humour : Kévine Obin fait salle comble avec « Quand les lumières s’éteignent » au Palais de la Culture

Kévine Obin a signé une nouvelle performance en réunissant un public nombreux à la salle Anoumabo du Palais de la Culture, à l’occasion de son spectacle « Quand les lumières s’éteignent ». L’humoriste a fait salle comble, confirmant son attractivité auprès des amateurs de stand-up.

Dès 18 heures, toutes les places assises étaient occupées, alors que de nombreux spectateurs attendaient encore à l’extérieur de la salle. En réalité, remplir la salle Anoumabo ne consiste pas uniquement à occuper les sièges fixes. Pour atteindre sa capacité maximale de 4 000 places, les organisateurs doivent également installer des chaises supplémentaires au fond de la salle.

Selon les observations sur place, ces sièges additionnels ont, eux aussi, progressivement été occupés au cours de la soirée, témoignant de l’affluence exceptionnelle enregistrée pour ce spectacle. Dans un contexte où réunir plusieurs milliers de spectateurs constitue un véritable défi pour les artistes, Kévine Obin réussit une performance qui confirme sa popularité grandissante.

Au-delà des chiffres, cette soirée consacre l’attachement du public à son univers artistique et renforce sa place parmi les humoristes les plus suivis de la scène culturelle ivoirienne. Remplir la salle Anoumabo jusqu’à sa capacité maximale demeure un indicateur fort de succès, et Kévine Obin vient d’en apporter une nouvelle illustration.

 

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Baccalauréat 2026 en Côte d’Ivoire : 40,60 % de réussite, voici où et comment consulter les résultats

La Direction des examens et concours (DECO) proclamera ce lundi 6 juillet 2026 les résultats du baccalauréat, session 2026, sur l’ensemble du territoire ivoirien. Cette publication met fin à plusieurs semaines d’attente pour les 301 364 candidats effectivement présents aux épreuves.

Au niveau national, 122 360 admis ont été enregistrés, soit un taux de réussite de 40,60 %, contre 40,15 % lors de la session précédente. Cette évolution traduit une légère progression de 0,45 point.

 

Une performance féminine supérieure à celle des garçons

L’analyse des résultats confirme la tendance observée ces dernières années, les filles affichent de meilleurs résultats que les garçons. Sur 153 534 candidates présentes, 64 853 ont été déclarées admises, soit un taux de réussite de 42,24 %. Du côté des garçons, 57 507 admis ont été enregistrés sur 147 830 candidats, représentant un taux de 38,90 %.

Série C en tête, la série D en difficulté

Par série, les résultats révèlent des écarts significatifs dans l’enseignement général. Les candidats de la série C obtiennent le meilleur taux de réussite avec 75,34 % d’admis. Ils sont suivis par la série A1 avec 52,07 %, puis la série A2 avec 35,42 %. La série D ferme le classement avec un taux de réussite de 23,64 %, confirmant les difficultés persistantes de cette filière.

 

Affichage en centres et consultation en ligne des résultats

Les candidats disposent de deux modalités principales pour consulter leurs résultats. Dès 14 heures, les centres d’examen affichent les listes sur l’ensemble du territoire national, permettant une consultation directe et collective. À partir de 15 heures, les résultats sont également accessibles en ligne sur la plateforme officielle de la DECO (www.men-deco.org). Les candidats doivent y renseigner leur numéro matricule pour obtenir leur résultat, identique à celui affiché dans les centres.

Le baccalauréat 2026 s’est déroulé selon un calendrier étalé sur plusieurs semaines. Les épreuves physiques et sportives ont eu lieu du 27 avril au 8 mai, suivies des épreuves orales et pratiques du 2 au 13 juin pour les séries techniques et artistiques. Les épreuves écrites se sont, quant à elles, déroulées du 15 au 19 juin, clôturant ainsi le processus d’évaluation des candidats.

 

Vérifications et réclamations après publication des résultats

La DECO invite les candidats à vérifier attentivement leurs relevés de notes après la proclamation officielle. L’institution rappelle que toute erreur éventuelle peut faire l’objet d’une réclamation. Les centres de composition ouvrent les recours du 7 au 9 juillet 2026. Les candidats peuvent y signaler une absence de note, une erreur d’identité, une omission sur la liste des admis ou une anomalie dans les moyennes et coefficients.

Avec un taux national de 40,60 %, le baccalauréat 2026 enregistre une progression modérée par rapport à 2025. Sur les 301 364 candidats présents, 122 360 ont décroché le diplôme, confirmant une stabilité globale des performances. Dans un contexte de massification de l’enseignement secondaire, ces résultats traduisent à la fois une amélioration progressive du système éducatif et les défis persistants en matière de qualité des apprentissages.

 

Direction des Examens et Concours - MENA Côte d'Ivoire
© Direction des Examens et Concours - MENA Côte d'Ivoire

Saison de pluies : 54 enfants retirés de la rue lors d’une opération nocturne à Abidjan

Dans la nuit du 3 au 4 juillet 2026, une opération de maraude conduite par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a permis de retirer 54 enfants en situation de rue dans les communes de Cocody et de Yopougon.

À l’issue de cette descente, les enfants ont été orientés vers le Bureau d’écoute et d’orientation de Songon, où une prise en charge immédiate a été mise en place. L’initiative s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la protection des enfants vulnérables, particulièrement exposés en période de fortes pluies.

 

Des conditions de vie jugées alarmantes par la ministre

Sur le terrain, la ministre a constaté la précarité extrême dans laquelle vivent ces enfants. Les abris de fortune, souvent fragilisés par les intempéries, ne protègent ni des fortes pluies ni des risques sanitaires.

« Je refuse de voir nos enfants dormir sous la pluie, au milieu des eaux sales et des maladies », a-t-elle déclaré, évoquant plusieurs cas de forte fièvre et des situations d’exposition directe aux inondations et aux risques d’éboulement.

Elle a également alerté sur la recrudescence de maladies saisonnières telles que le paludisme et la dengue, qui aggravent la vulnérabilité des enfants vivant dans la rue. Selon les données du ministère, le Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables (PPEAV) a mené 209 opérations de maraude entre 2021 et 2026. Ces interventions ont permis d’entrer en contact avec 7 431 enfants en situation de vulnérabilité.

Les résultats affichent 3 003 réunifications familiales, 2 603 réinsertions scolaires et 2 082 orientations vers des formations professionnelles ou des apprentissages. Par ailleurs, 815 enfants ont bénéficié d’une prise en charge spécialisée, notamment sur le plan sanitaire et pour des cas d’addictions.

 

Au-delà de l’urgence, un accompagnement durable

Le ministère souligne que la stratégie ne se limite pas aux opérations ponctuelles de retrait des enfants de la rue. Elle repose également sur un dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement social.Ces structures offrent une assistance alimentaire, un accès à l’éducation et un suivi psychosocial, avec pour objectif de favoriser une réinsertion durable des enfants concernés.

Lors de son intervention, Nassénéba Touré a insisté sur la nécessité d’une implication des familles et des communautés dans la protection de l’enfance.

« Ne laissez pas vos enfants livrés à eux-mêmes dans la rue. Des solutions existent », a-t-elle exhorté, invitant les parents en difficulté à contacter les services compétents ou à utiliser le numéro vert 116 en cas de signalement d’enfant en danger.

La ministre a enfin réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la protection des enfants une priorité constante, en particulier durant la saison des pluies, période durant laquelle les risques sanitaires et sociaux s’intensifient pour les populations les plus vulnérables.

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Nassénéba Touré
© Nassénéba Touré

Revue de presse du 06 juin : Enfants de la rue, politiques publiques, tensions électorales et investissements au cœur de l’actualité

La presse ivoirienne de ce lundi 6 juillet 2026 met en avant plusieurs actions sociales et économiques du gouvernement. Au premier plan, la prise en charge de 54 enfants de la rue par l’État est largement commentée, traduisant une volonté d’intensification des politiques sociales.

 

Sur le plan économique, Fraternité Matin relaie une interview du ministre du Commerce, Souleymane Diarrassouba, qui affirme que « le PND 2026-2030 est l’opérationnalisation de la vision du Chef de l’État ». Une déclaration qui replace le nouveau plan national de développement au centre de la stratégie économique du pays.

Dans le même registre, L’Avenir évoque la décision de l’État d’investir dans la filière bovine afin de réduire la dépendance aux importations, confirmant l’orientation vers une souveraineté alimentaire renforcée.*

 

Corruption et gouvernance : des secteurs sous surveillance

Les enjeux de gouvernance occupent également une place importante dans les colonnes des journaux. Le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, Zoro Bi Ballo, alerte dans L’Abidjanais sur les secteurs les plus exposés aux risques de corruption en Côte d’Ivoire, appelant à un renforcement des mécanismes de contrôle.

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Dans ce contexte, les autorités poursuivent leurs efforts de régulation économique et institutionnelle, alors que les questions de transparence et de bonne gouvernance restent au cœur des préoccupations publiques.

 

RHDP et opposition : la bataille politique autour de la réforme électorale

La réforme de l’organe électoral cristallise les tensions entre pouvoir et opposition. L’Expression appelle le gouvernement à rester vigilant face au « chantage de l’opposition », tandis que L’Inter souligne un désaccord entre Simone Ehivet du MGC et Laurent Gbagbo du PPA-CI sur les modalités de cette réforme.

De son côté, la Coalition des partis de l’opposition (CAP-CI), citée par Notre Voie, dénonce la « mauvaise foi du pouvoir » dans la conduite du processus. Le Quotidien d’Abidjan analyse par ailleurs les raisons de la méfiance de l’opposition vis-à-vis des « 3 piliers » proposés par le Premier ministre Robert Beugré Mambé.

Dans un autre registre, RHDP News rapporte une recentralisation stratégique du parti au pouvoir autour du président Alassane Ouattara, traduisant une volonté de structuration politique en vue des prochains enjeux électoraux.

Réforme électorale : appels au dialogue et propositions de la société civile

Le débat sur la réforme du système électoral suscite de nombreuses réactions dans la presse. Le Nouveau Réveil rapporte une proposition de la société civile en faveur d’une commission électorale composée de neuf experts, avec recrutement public du responsable du fichier électoral.

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Pour Le Bélier, la Côte d’Ivoire n’a toujours pas résolu la question de l’« arbitre électoral » depuis l’époque du général Robert Guéï, appelant à privilégier le dialogue politique. Dernière Heure Monde estime pour sa part qu’un compromis reste possible à travers un dialogue inclusif associant acteurs politiques, société civile et experts.

Plusieurs autres titres, dont Le Canard Déchaîné et Générations Nouvelles, alertent sur les tensions autour du processus, tandis que la FIDHOP interpelle directement le président Alassane Ouattara sur les réformes en cours.

 

Énergie : la centrale solaire Ferké Solar symbolise une nouvelle dynamique

Le secteur énergétique occupe une place importante dans cette revue de presse. L’inauguration de la centrale solaire Ferké Solar est présentée par Fraternité Matin comme « une nouvelle ère pour les populations du Tchologo ».

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Le Sursaut met en avant le caractère inédit du projet, décrit comme le premier grand investissement solaire 100 % privé du pays. Le journal relaie également les propos du vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara, selon lesquels le taux d’accès à l’électricité dépasse désormais 90 %.

L’événement est également couvert par plusieurs autres titres, dont Le Jour Plus, L’Intelligent d’Abidjan, L’Abidjanais, L’Essor et Notre Voie, qui souligne qu’il s’agit de la deuxième centrale photovoltaïque mise en service en Côte d’Ivoire.

 

Concours administratifs et vie sociale : les dossiers en cours

Sur le plan social et administratif, La Régionale informe que les concours de la fonction publique entrent dans leur phase de correction des copies, marquant une étape clé du processus de recrutement.

Dans le même temps, Le Rassemblement met en avant une « grande offensive sociale » de l’État avec l’accompagnement des enfants de la rue, tandis que plusieurs journaux soulignent la continuité des réformes administratives et sociales en cours dans le pays.

Presse en Côte d’Ivoire : Bakary Sanogo nommé président de l’ANP, un expert à la tête du régulateur

Par décret présidentiel, Bakary Sanogo a été nommé président de l’Autorité nationale de la presse (ANP), succédant à Samba Koné dont le mandat est arrivé à expiration. Cette décision marque un renouvellement à la tête du régulateur ivoirien du secteur de la presse.

Le nouveau président de l’ANP occupait jusque-là les fonctions de conseiller technique au ministère de la Communication, s’inscrivant déjà au cœur de la gouvernance du secteur médiatique national.

Avant cette nomination, Bakary Sanogo a occupé plusieurs postes stratégiques dans l’appareil étatique. Il a notamment dirigé la communication à la Primature sous le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, ainsi que le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG).

 

Une longue expérience dans les institutions internationales

Au-delà de la sphère publique nationale, Bakary Sanogo a construit une carrière de près de vingt ans dans le domaine de la communication pour le développement au sein de grandes institutions internationales.

Il a travaillé à la Banque mondiale, avec des affectations à Abidjan, Dakar et Paris, avant de rejoindre la Banque africaine de développement (BAD), où il a exercé à Tunis puis à Abidjan. Cette expérience lui confère une expertise reconnue dans la communication institutionnelle à dimension internationale.

Des débuts dans le journalisme et les médias internationaux

Le parcours professionnel de Bakary Sanogo débute dans le journalisme, au sein du groupe Fraternité Matin, où il a notamment exercé comme correspondant à New York. Il a également collaboré avec le bureau d’Abidjan de l’agence de presse britannique Reuters. Ces premières expériences dans la presse ont constitué le socle de sa carrière, avant son évolution vers la communication institutionnelle et multilatérale.

Sur le plan académique, le nouveau président de l’ANP est titulaire d’une maîtrise en sciences de la communication obtenue à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Il détient également un Master en journalisme et communication de masse de la New York University (NYU), aux États-Unis. Ce double cursus illustre un parcours académique orienté vers les standards internationaux de la communication et du journalisme.

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À la suite de cette nomination, le président du Conseil régional du Worodougou, Bouaké Fofana, originaire de la même région que Bakary Sanogo, a adressé ses félicitations au nouveau président de l’ANP. Dans son message, il salue une promotion qui consacre un parcours professionnel marqué par l’expérience, la rigueur et l’engagement dans le secteur de la communication publique.

 

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Mondial 2026 : la Norvège fait tomber le Brésil (2-1) et signe un séisme mondial dès les huitièmes de finale

Le Brésil a vu son ambition de décrocher une sixième Coupe du monde s’effondrer dès les huitièmes de finale. Opposée à une Norvège surprenante et disciplinée, la Seleção s’est inclinée 2-1 le 5 juillet 2026, au terme d’un match riche en rebondissements et en occasions manquées.

Cette élimination précoce constitue une énorme désillusion pour le quintuple champion du monde, contraint de repousser à 2030, au minimum, son objectif de reconquête mondiale.

 

Des occasions manquées qui font basculer le match

La rencontre a rapidement pris une tournure décisive lorsque le Brésil a manqué une opportunité en or. Après l’annulation d’un but norvégien pour hors-jeu, les Brésiliens ont obtenu un penalty consécutif à une faute sur Matheus Cunha. Mais Bruno Guimarães a vu sa tentative repoussée par Ørjan Nyland, un arrêt qui a changé la dynamique du match.

Dans la foulée, la Norvège a gagné en maîtrise grâce à la régularité de Martin Ødegaard dans l’entrejeu, tandis que le Brésil s’est appuyé sur des transitions rapides menées par Vinicius Jr. Malgré plusieurs situations dangereuses avant la pause, les Sud-Américains n’ont pas réussi à concrétiser leur domination.

Endrick et Neymar, entrées sans impact décisif

Le début de seconde période a marqué un tournant tactique avec l’entrée du jeune Endrick, lancé par Carlo Ancelotti pour apporter de la profondeur offensive. Mais le prodige du Real Madrid a manqué son face-à-face après une ouverture de Vinicius, laissant échapper une occasion majeure. Quelques minutes plus tard, Neymar a également fait son apparition pour tenter de renverser la rencontre. Pourtant, malgré son expérience, il n’a pas réussi à modifier le cours du jeu face à une défense norvégienne bien organisée.

 

Haaland, facteur décisif d’une Norvège réaliste

La Norvège a progressivement imposé son efficacité dans les moments clés. Sur un centre d’Andreas Schjelderup, Erling Haaland a ouvert le score d’une tête puissante, inscrivant son sixième but du tournoi.

Alors que le Brésil poussait pour revenir, Ørjan Nyland a encore brillé en repoussant un lob de Marquinhos sur son poteau. Dans le temps additionnel, Haaland a définitivement scellé le sort du match d’une frappe rasante, avant que Neymar ne réduise l’écart sur penalty dans les derniers instants.

Dans les cages, Alisson Becker a multiplié les interventions sans pouvoir empêcher les deux réalisations norvégiennes. En défense, Gabriel Magalhães a souffert dans les duels, notamment face à Haaland, tandis que Marquinhos s’est montré plus solide dans le jeu aérien. Offensivement, Vinicius Jr a été le Brésilien le plus percutant, multipliant les accélérations, mais il a manqué de soutien pour peser durablement sur la rencontre.

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Cette élimination laisse le Brésil face à une nouvelle désillusion mondiale. Sans titre depuis 2002, la Seleção devra encore patienter pour espérer renouer avec son passé glorieux, malgré l’arrivée de Carlo Ancelotti sur le banc. À l’inverse, la Norvège vit un moment historique en accédant pour la première fois aux quarts de finale d’une Coupe du monde. Portée par un Erling Haaland décisif et une solidité défensive remarquable, elle s’impose comme l’une des révélations majeures du tournoi.

 

Iran : funérailles d’État d’Ali Khamenei à Téhéran, mobilisation massive et tournée funéraire régionale

La capitale iranienne a accueilli, dimanche 5 juillet 2026, une affluence massive de fidèles et de hauts responsables politiques à l’occasion du deuxième jour des funérailles d’État de l’ayatollah Ali Khamenei. La Grande Mosalla de Téhéran, où repose temporairement la dépouille de l’ancien guide suprême, est devenue le centre névralgique d’un vaste dispositif de recueillement national.

Organisées quatre mois après la fin du conflit ayant opposé l’Iran à une coalition israélo-américaine, ces cérémonies interviennent à la suite d’un accord conclu entre Téhéran et Washington, scellant la fin des hostilités après la mort de l’ancien dirigeant.

Au cœur du dispositif protocolaire, une prière funéraire a rassemblé les principales figures de l’État iranien. Le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ainsi que plusieurs responsables militaires et religieux ont pris part à l’hommage officiel. L’ayatollah Ja’far Sobhani, 97 ans et figure religieuse de premier plan, a dirigé la cérémonie et a conduit ce moment hautement symbolique pour la République islamique.

 

Une famille présente, mais des absences remarquées

Sur le plan familial, plusieurs proches de l’ancien guide suprême ont assisté à la prière, notamment ses fils Massoud, Mostaga et Meysam. Leur présence s’inscrit dans le protocole religieux entourant ces funérailles d’État. En revanche, l’absence de Mojtaba Khamenei, pressenti pour succéder à son père et blessé durant le conflit, a été largement relevée. Son absence publique alimente les interrogations sur la recomposition interne du pouvoir religieux et politique.

Face à l’afflux attendu de pèlerins venus de l’ensemble du territoire, les autorités iraniennes ont déployé un important dispositif d’accueil et de sécurité. Plus de 400 tentes du Croissant-Rouge iranien ont été installées dans différents points de la capitale afin de soutenir les participants.

Les autorités ont également mis en place des dispositifs de rafraîchissement et de distribution d’eau pour faire face aux fortes chaleurs, tandis qu’un important périmètre sécuritaire encadre les zones de rassemblement.

Les médias officiels diffusent les cérémonies en direct et les autorités les présentent comme un moment de cohésion nationale. Les autorités exposent également au public plusieurs cercueils de membres de la famille de l’ancien guide suprême, morts lors des frappes de février. Les estimations officielles évoquent une participation pouvant atteindre entre 15 et 20 millions de personnes sur les trois jours de cérémonies organisées dans la capitale, un chiffre qui souligne l’ampleur de la mobilisation attendue.

Au-delà de Téhéran, le programme des obsèques s’étend sur plusieurs jours et plusieurs villes. Après une procession prévue lundi dans les rues de la capitale, le cortège funéraire rejoindra Qom, puis les villes saintes irakiennes de Nadjaf et Karbala. Le parcours s’achèvera en Iran, avec un retour du cercueil pour l’inhumation finale à Machhad, prévue jeudi, selon le calendrier officiel communiqué par les autorités.

 

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Folarin Balogun autorisé à jouer USA-Belgique : décision controversée de la FIFA à la Coupe du monde 2026

Les États-Unis s’apprêtaient à affronter la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du Monde dans un contexte déjà tendu, avec l’absence annoncée de leur attaquant en forme Folarin Balogun.

Âgé de 23 ans, l’avant-centre mène pourtant la sélection américaine dans ce tournoi FIFA 2026 avec trois buts. Mais son expulsion controversée lors du match précédent devait initialement le priver de cette rencontre décisive, sans possibilité de recours pour U.S. Soccer.

 

Un carton rouge controversé qui avait entraîné une suspension automatique

L’incident remonte à la 64e minute du match des huitièmes de finale de l’USMNT face à la Bosnie-Herzégovine, lorsque Folarin Balogun a été expulsé directement. L’arbitre a sanctionné une action jugée dangereuse, estimant que le joueur avait mis en danger l’adversaire en retombant sur la cheville du défenseur bosniaque Tarik Muharemovic lors d’un duel 50/50. Ce dernier avait tenté de jouer le ballon une fraction de seconde auparavant.

L’arbitre avait d’abord sifflé une simple faute, mais après avoir consulté les ralentis et les images fixes de la VAR, il a requalifié l’action et sorti un carton rouge direct. Cette décision a automatiquement entraîné une suspension d’un match, rendant Balogun indisponible pour les huitièmes de finale.

 

Revirement de situation : la FIFA suspend finalement la suspension

À la surprise générale, la FIFA a ensuite décidé de suspendre l’application de cette sanction, permettant à Folarin Balogun d’être finalement disponible pour le match contre la Belgique. L’instance mondiale ne peut pas annuler une sanction à sa discrétion, mais elle peut en suspendre l’exécution, un mécanisme prévu par son règlement. L’article 27 du code disciplinaire de la FIFA précise notamment que :

« L’organe judiciaire peut décider de suspendre totalement ou partiellement la mise en œuvre d’une mesure disciplinaire. »

Le règlement précise également que si Folarin Balogun commet une nouvelle infraction de même nature durant la période d’essai, la FIFA réactivera sa sanction initiale. L’instance a donc placé cette suspension en sursis pour une durée d’un an.

 

Un précédent similaire avec Cristiano Ronaldo

Cette décision rappelle un cas antérieur impliquant Cristiano Ronaldo, qui avait reçu un carton rouge lors d’un match de qualification du Portugal contre la République d’Irlande. Initialement sanctionné de trois matchs de suspension, le joueur avait vu sa peine réduite à un match, lui permettant de participer à la Coupe du Monde dès le début du tournoi portugais.

Selon les informations rapportées, la FIFA a confirmé cette mesure en s’appuyant sur son règlement disciplinaire. L’organisation a indiqué :

« Conformément à l’article 27 du code disciplinaire de la FIFA, la mise en œuvre de la suspension du match est suspendue pour une période d’essai d’un an. »

Elle a également précisé que toute récidive entraînerait la réactivation de la sanction initiale, sans exclure d’éventuelles sanctions supplémentaires. La FIFA n’a fourni aucune justification détaillée pour expliquer sa décision de suspendre la sanction, pas plus qu’elle n’a précisé son analyse de l’action ayant conduit au carton rouge.

 

Des spéculations politiques autour de la décision

La décision a également été entourée de spéculations politiques. Selon un rapport du journaliste Ben Jacobs (GiveMeSport), le président américain Donald Trump aurait personnellement contacté la FIFA pour discuter du carton rouge de Folarin Balogun. Il aurait été rapporté que :

« La Maison Blanche a appelé directement la FIFA pour demander à Gianni Infantino de revoir le carton rouge de Folarin Balogun. »

Cependant, des sources proches de la FIFA affirment que l’influence politique n’a joué aucun rôle dans la décision, celle-ci relevant exclusivement du cadre de l’article 27 et de l’indépendance du comité disciplinaire. Donald Trump a également réagi publiquement sur sa plateforme Truth Social, saluant la décision :

« Merci à la FIFA d’avoir fait ce qui était juste et d’avoir renversé cette grande injustice ! »

 

Une décision qui alimente la controverse

Malgré l’avantage sportif pour les États-Unis, la décision de suspendre la sanction de Balogun suscite des interrogations. Plusieurs observateurs estiment que le recours interne de la FIFA, plutôt qu’un processus d’appel indépendant, pose question sur la transparence des décisions disciplinaires.

Certains rappellent également les précédents récents de gestion de sanctions et d’autres controverses entourant l’instance dirigeante, alimentant le débat sur l’équité des décisions. La Belgique, prochain adversaire des États-Unis, devra désormais composer avec la présence du meilleur buteur américain du tournoi, dans un contexte où les explications officielles restent limitées.