Mondial 2026 : « Un football africain un peu sauvage », les propos de Bastian Schweinsteiger sur la Côte d’Ivoire font polémique

Présent sur le plateau de la chaîne publique allemande ARD pour commenter la Coupe du monde 2026, Bastian Schweinsteiger s’est retrouvé au centre d’une vive controverse à la suite de déclarations tenues avant la rencontre entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire.

Ancien capitaine de la Mannschaft et champion du monde 2014, l’ex-milieu de terrain analysait les forces et les faiblesses des Éléphants pour les téléspectateurs de la chaîne ARD. Mais au lieu de se limiter à une lecture sportive de l’adversaire, le consultant a suscité l’indignation en recourant à des stéréotypes pour décrire le jeu de la sélection ivoirienne.

Évoquant ce qu’il a qualifié de « football africain », Schweinsteiger a notamment parlé d’un style « parfois peu orthodoxe », « un peu sauvage » et « pas tout à fait aussi tactique ». Des propos qui ont rapidement fait réagir en Allemagne, où plusieurs observateurs ont dénoncé des clichés réducteurs associés au football africain.

 

Un terme au cœur de la controverse

Si les déclarations sont d’abord passées relativement inaperçues dans le contexte de la victoire allemande face à la Côte d’Ivoire (2-1), la polémique a pris de l’ampleur dans les heures qui ont suivi. En cause, l’utilisation du terme « sauvage », jugé problématique par de nombreux internautes et commentateurs en raison de ses connotations historiques liées aux représentations coloniales et raciales.

Sur les réseaux sociaux comme dans plusieurs médias allemands, les critiques se sont multipliées contre l’ancien international, accusé d’avoir véhiculé une vision caricaturale du football africain. Malgré l’ampleur de la controverse, aucune excuse publique n’a été formulée jusqu’à présent par Bastian Schweinsteiger. De son côté, la chaîne ARD n’a pas non plus communiqué officiellement sur l’incident.

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L’ancien joueur a même poursuivi ses interventions à l’antenne. Mardi soir, Bastian Schweinsteiger a de nouveau pris place au micro pour commenter la rencontre entre l’Angleterre et le Ghana (0-0), sans évoquer la polémique qui entoure ses déclarations. Cette absence de réaction continue d’alimenter les critiques et ternit l’image de l’une des figures les plus respectées du football allemand.

Déguerpissements à Gesco : deux ans après, les victimes réclament toujours justice et réparation

Deux ans après les démolitions qui ont bouleversé le quartier Gesco à Yopougon, les familles affectées dénoncent l’absence de solutions concrètes et réclament une indemnisation à la hauteur des préjudices subis. Le Collectif des victimes des déguerpissements a interpellé les autorités lors d’une conférence de presse tenue le mardi 23 juin 2026.

Le dossier des déguerpissements de Gesco reste loin d’être clos. Deux années après les opérations de démolition menées au début de 2024 dans plusieurs zones du quartier, notamment les cités Éden, Pays-Bas et d’autres sous-quartiers, les victimes affirment attendre toujours des réponses des autorités.

Réunis en conférence de presse à Yopougon, les responsables du Collectif des victimes des déguerpissements ont exprimé leur frustration face à une situation qu’ils jugent préoccupante. Selon eux, plusieurs familles touchées disposaient pourtant de documents administratifs, dont des Arrêtés de concession définitive (ACD), ou avaient engagé des démarches pour sécuriser leurs terrains.

 

Des pertes matérielles et sociales considérables

Lors de la rencontre avec la presse, Rose Koné, membre du collectif et victime des démolitions, a dressé un bilan alarmant de la situation. Elle déplore l’absence de réponse concrète des autorités concernées, notamment du District autonome d’Abidjan, de l’État central, de la mairie de Yopougon et du ministère de la Solidarité nationale, face à la situation des familles affectées.

Selon elle, les promesses d’indemnisation n’ont pas abouti aux attentes des victimes. Elle dénonce notamment l’aide de 250 000 FCFA accordée à certaines familles, estimant que cette somme ne peut compenser la perte de biens immobiliers construits parfois sur plusieurs décennies.

Le collectif évoque également de lourdes conséquences sociales : la destruction partielle de la cité Éden, la disparition de plus de 200 concessions et la fermeture d’un établissement scolaire qui accueillait plus de 1 000 élèves. Les victimes affirment également que les démolitions ont causé trois décès et que plusieurs familles vivent toujours dans des conditions précaires.

Face à l’absence de solution, les victimes ont décidé d’engager une bataille judiciaire. Le collectif a assigné le District autonome d’Abidjan devant le Tribunal de première instance de Yopougon afin d’obtenir réparation des préjudices subis. Les responsables du collectif contestent notamment les déclarations selon lesquelles le District ne serait pas impliqué dans l’opération de déguerpissement. Après plusieurs audiences tenues les 16 avril, 4 mai et 21 mai 2026, les victimes attendent désormais la prochaine étape judiciaire prévue le jeudi 25 juin 2026.

 

« Gesco n’était pas une zone à risque », affirme le collectif

Pour Gbanan Goro Marcelin, président du Collectif des victimes de Gesco, le quartier ne représentait pas une zone dangereuse nécessitant une telle intervention. Selon lui, les destructions auraient aggravé les difficultés dans le secteur.

« Après les destructions, le quartier est devenu un vide et les agressions s’accumulent », a-t-il déclaré, dénonçant également un dépassement de la zone initialement prévue.

Selon lui, les autorités avaient prévu une opération limitée à une bande de 50 mètres, mais elles ont finalement détruit près de 500 mètres. Le responsable du collectif souligne que plusieurs victimes, aujourd’hui à la retraite après avoir consacré leur vie au service de la nation, se retrouvent sans solution durable.

 

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Les victimes rappellent enfin que Gesco faisait partie du Projet des quartiers restructurés d’Abidjan (PQRA), un programme destiné à améliorer les conditions de vie dans certains quartiers de la capitale économique ivoirienne. Regrettant que ce projet n’ait pas produit les résultats espérés, Rose Koné appelle les autorités à intervenir pour trouver une issue favorable.

« Nous ne sommes pas des étrangers, mais des Ivoiriens comme vous. Nous avons besoin de l’aide de l’État », a-t-elle plaidé.

Après plus de deux ans d’attente, les familles concernées espèrent désormais une reconnaissance de leurs droits et une solution définitive à leur situation.

Liste grise du GAFI : Abidjan franchit un cap décisif vers la sortie

Après dix-huit mois de réformes intensives, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans son combat contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le Groupe d’action financière (GAFI) reconnaît les avancées majeures réalisées par Abidjan, renforçant ainsi la confiance dans la place financière ivoirienne.

La Côte d’Ivoire entrevoit la fin d’une période de surveillance accrue. Réuni en session plénière en juin 2026, le Groupe d’action financière (GAFI) a officiellement reconnu les progrès substantiels accomplis par le pays dans la mise en œuvre de son plan d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ces avancées résultent d’un vaste programme de réformes engagé depuis octobre 2024 par les autorités ivoiriennes. L’objectif était clair, sortir la Côte d’Ivoire de la liste des juridictions placées sous surveillance renforcée, communément appelée « liste grise ».

 

Des réformes achevées avec plusieurs mois d’avance

La performance ivoirienne a particulièrement retenu l’attention des observateurs internationaux. Alors que l’achèvement de la feuille de route était initialement prévu pour septembre 2026, les autorités ont finalisé les principales actions près de trois mois avant l’échéance. Pour atteindre ce résultat, l’État ivoirien a renforcé sa coopération avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), l’organisme régional chargé d’accompagner les pays membres dans ce domaine.

Cette collaboration a permis d’améliorer les échanges d’informations lors des enquêtes, de renforcer la surveillance des secteurs présentant des risques élevés et de consolider les mécanismes de contrôle. Parmi les mesures adoptées figure une meilleure identification des bénéficiaires effectifs des entreprises, afin d’assurer davantage de transparence sur la propriété réelle des structures économiques.

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Les autorités ivoiriennes ont également intensifié l’utilisation des renseignements financiers, ce qui a contribué à une augmentation des procédures judiciaires liées aux infractions financières. En parallèle, un dispositif de sanctions ciblées a été renforcé afin de mieux répondre aux manquements constatés. Ces mesures ont permis de consolider l’architecture nationale de lutte contre les circuits financiers illégaux et de rapprocher le pays des standards internationaux.

 

Une dernière étape avant la sortie définitive de la liste grise

Malgré ces résultats encourageants, la Côte d’Ivoire doit encore franchir une ultime étape avant une éventuelle sortie définitive de la zone de vigilance du GAFI. L’organisation internationale prévoit une visite technique sur le terrain afin d’évaluer l’efficacité et la pérennité des dispositifs mis en place. Cette mission permettra de vérifier que les réformes engagées produisent des résultats durables. En signe de reconnaissance, Abidjan accueillera également les prochaines réunions de concertation avec les autres pays africains encore placés sous surveillance renforcée, notamment l’Angola, le Cameroun, le Kenya et le Soudan du Sud.

Pour la première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cet avancée représente un enjeu stratégique majeur. Une sortie définitive de la liste grise renforcerait la crédibilité du système financier ivoirien auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.

Mondial 2026 : Wilfried Singo rassuré après sa blessure, les examens médicaux sont positifs

Touché lors du choc entre la Côte d’Ivoire et l’Allemagne en Coupe du Monde 2026, Wilfried Singo a reçu des nouvelles encourageantes après des examens médicaux complémentaires. Le défenseur des Éléphants observera néanmoins quelques jours de repos pour retrouver pleinement ses capacités.

Sorti sur blessure à l’occasion de la rencontre de la 2e journée de la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 face à l’Allemagne, Wilfried Singo a passé de nouveaux examens médicaux le lundi 22 juin afin d’évaluer précisément la nature de sa blessure.

Les résultats se sont révélés rassurants pour l’international ivoirien. D’après le staff médical de la sélection nationale, aucune inquiétude majeure n’est à signaler à ce stade. Le joueur devra toutefois respecter une période de repos accompagnée de soins spécifiques durant les prochains jours, avec pour objectif de favoriser une récupération complète et optimale.

La Fédération Ivoirienne de Football ainsi que l’ensemble de l’encadrement des Éléphants ont tenu à apporter leur soutien au défenseur et lui souhaitent un prompt rétablissement. Le staff médical de la sélection suivra attentivement son évolution et communiquera de nouvelles informations en fonction de l’évolution de son état de santé.

 

Emploi en Côte d’Ivoire : lancement du SIMT, une plateforme stratégique pour le marché du travail

Le gouvernement ivoirien dispose désormais d’un nouvel outil pour mieux piloter les politiques d’emploi. Lancé mardi 23 juin 2026 à Abidjan par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, le Système d’information sur le marché du travail (SIMT) vise à renforcer la collecte et l’analyse des données pour une meilleure prise de décision.

Développé à travers la plateforme .STAT, basée sur la norme internationale Statistical data and metadata eXchange (SDMX), cet outil est porté par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF). Il doit permettre aux décideurs publics de disposer de données fiables pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

 

Un outil au service de l’emploi des jeunes

Lors de la cérémonie de lancement, le chef du gouvernement a salué le travail réalisé par l’ONEF et rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara, qui a placé l’emploi, la qualification de la main-d’œuvre et l’employabilité des jeunes au cœur des priorités nationales.

Selon Robert Beugré Mambé, le SIMT permettra à la Côte d’Ivoire de rejoindre le cercle des rares pays africains disposant d’un tel dispositif d’analyse du marché du travail. « J’invite l’ensemble des parties prenantes à s’approprier cet outil », a déclaré le Premier ministre, appelant les administrations, les entreprises et les établissements de formation à collaborer afin de faire du SIMT un instrument au service de l’intérêt général.

Les ministres en charge de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Me Adama Kamara, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, Koffi N’Guessan, ainsi que celui de la Promotion de la jeunesse et de l’Insertion professionnelle, Mamadou Touré, ont salué la mise en place de cette plateforme.

Pour eux, le SIMT constitue une réponse aux défis liés à l’insertion des jeunes, en apportant des informations précises sur les métiers porteurs, les compétences recherchées et les besoins réels des employeurs. Les responsables gouvernementaux ont également insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

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Le BIT et la Banque mondiale saluent une initiative majeure

Les partenaires internationaux impliqués dans le projet ont également exprimé leur satisfaction. La représentante du Bureau international du travail (BIT), N’deye Coumba Diop, et celle de la Banque mondiale, Wally Wane, ont estimé que le SIMT pourrait contribuer à réduire l’écart entre les formations proposées et les besoins du marché de l’emploi. Ils ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la Côte d’Ivoire dans cette démarche visant à soutenir la croissance économique et l’amélioration de l’employabilité.

Lancée en 2025, la mise en place du SIMT a nécessité 18 mois de travaux avec l’appui technique du BIT. Le directeur général de l’ONEF, Pénatien Émile Koné, a présenté les différentes étapes de réalisation du projet ainsi que les fonctionnalités de la plateforme. L’outil propose notamment des tableaux de bord permettant de suivre les principaux indicateurs liés à l’emploi et à la formation.

Pour le responsable de l’ONEF, cette plateforme marque le début d’une nouvelle étape et nécessite désormais un engagement durable des acteurs publics et des partenaires afin d’enrichir régulièrement les données disponibles. Le SIMT se présente ainsi comme un réseau regroupant institutions, acteurs et informations destinés à améliorer la collecte, l’analyse et la diffusion des données sur le marché du travail ivoirien. Une avancée majeure pour mieux anticiper les besoins en compétences et accompagner les politiques d’emploi.

Burkina Faso – Union européenne : Ouagadougou hausse le ton après une résolution du Parlement européen

Le gouvernement burkinabè a exprimé son profond désaccord après l’adoption d’une résolution du Parlement européen concernant le Burkina Faso et les déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart. En réaction, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué le lundi 22 juin l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou, Philippe Bronchain.

À travers cette rencontre, les autorités burkinabè ont voulu faire part de leur « désapprobation », de leur « déception » et du rejet des propos tenus à l’encontre du pays lors des débats au Parlement européen.

 

Ouagadougou dénonce des accusations jugées infondées

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, les arguments avancés par l’eurodéputé reposent sur des informations erronées et traduisent une méconnaissance des efforts engagés par le Burkina Faso dans la lutte contre l’insécurité. Karamoko Jean Marie Traoré estime que le pays mène depuis plusieurs années un combat difficile aux côtés du Mali et du Niger pour faire face aux menaces sécuritaires dans la région du Sahel.

« Notre pays se bat depuis longtemps pour faire face à l’insécurité aux côtés du Mali et du Niger, et nous constituons cette digue que les trois leaders essayent de garder consolidée. Voir un parlementaire qui vient donner des chiffres erronés sur un pays qu’il n’a pas visité, nous pensons qu’il a souillé la sacralité du Parlement européen en tenant un discours au relent néocolonialiste », a expliqué S.E. Karamoko Jean Marie TRAORE, dénonçant un discours qu’il qualifie de « relent néocolonialiste ».

 

Le Burkina Faso revendique sa souveraineté

Face au représentant de l’Union européenne, le ministre des Affaires étrangères a également contesté ce qu’il considère comme une volonté d’imposer des orientations extérieures à la politique intérieure burkinabè. Selon lui, le Burkina Faso demeure souverain dans ses choix en matière de gestion de l’espace civique et de sécurité nationale. Il a ainsi critiqué la position du Parlement européen, accusé de vouloir porter un jugement sur les décisions prises par les autorités du pays.

Le ministre a également rappelé les conséquences de la crise libyenne et son impact sur la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel. Il estime que les responsabilités internationales liées à cette situation ne peuvent être ignorées dans l’analyse des défis actuels auxquels font face les pays de la région.

« Ce député qui a pris la parole, il sait très bien comment la situation sécuritaire a commencé dans le pays. Faisant abstraction de la responsabilité de l’OTAN dans la déstabilisation de la Libye dont les conséquences ont été portées par nos pays ici, qu’il vienne en toute aisance parler de la situation sécuritaire, nous pensons que quelque part c’est malsain », a soutenu le Camarade ministre.

De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a indiqué avoir pris note des observations formulées par le gouvernement burkinabè. Le diplomate européen a assuré qu’il transmettrait le message des autorités de Ouagadougou à son institution afin de rendre compte des préoccupations exprimées.

 

Mondial 2026 : le Ghana résiste à l’Angleterre (0-0), la Colombie valide son billet pour les seizièmes

Le Ghana a réalisé une belle opération dans la course à la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Opposés à l’Angleterre mardi 23 juin à Foxborough, les Black Stars ont obtenu un match nul (0-0) au terme d’une rencontre marquée par une solide prestation défensive tandis que les Léopards se sont inclinés sur la plus petite des marges (1-0), au terme d’une rencontre où ils ont longtemps résisté grâce à un Lionel Mpasi impérial.

Ce point précieux permet aux hommes de Carlos Queiroz de totaliser quatre points après deux journées et de se rapprocher du tour suivant. Une performance que la sélection ghanéenne considère comme une véritable victoire, tant l’adversaire anglais a dominé une grande partie des débats.

 

Une défense ghanéenne infranchissable

Les Three Lions, pourtant favoris après leur victoire inaugurale face à la Croatie, ont rapidement pris le contrôle du match. Portée par sa possession de balle, l’Angleterre a tenté de trouver des solutions face à un bloc ghanéen compact et parfaitement organisé. Declan Rice s’est procuré deux occasions franches en première période, sans parvenir à trouver le cadre. De son côté, Harry Kane, très surveillé par la défense adverse, n’a jamais réussi à peser véritablement sur la rencontre.

Le Ghana a également tenté quelques incursions, notamment par Antoine Semenyo, dont la frappe en première période a frôlé le poteau anglais. Après la pause, les occasions se sont multipliées. Anthony Gordon et Harry Kane ont tenté de forcer le verrou ghanéen, mais le gardien Benjamin Asare et sa défense ont résisté jusqu’au coup de sifflet final. À l’issue de la rencontre, le sélectionneur anglais Thomas Tuchel a reconnu les difficultés rencontrées face à une équipe ghanéenne disciplinée.

« Le Ghana a défendu avec détermination et discipline. Nous avons été patients, mais nous n’avons pas trouvé les espaces », a regretté le technicien allemand.

À l’inverse, Carlos Queiroz a salué l’engagement de ses joueurs. Pour le sélectionneur des Black Stars, ce nul récompense « l’intelligence et la détermination » de son équipe. Avec quatre points au compteur, le Ghana peut désormais envisager sereinement son dernier match de groupe, tandis que l’Angleterre devra encore batailler pour assurer sa qualification.

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La Colombie qualifiée après sa courte victoire face à la RD Congo

La Colombie a validé son ticket pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après sa victoire face à la République démocratique du Congo (1-0), dans la nuit de mardi à mercredi.

Dominateurs durant l’essentiel de la rencontre, les Cafeteros ont longtemps buté sur une défense congolaise solide et un Lionel Mpasi impérial dans les buts. Le gardien des Léopards a multiplié les interventions décisives pour maintenir son équipe dans le match, avant de céder à la 76e minute. Daniel Muñoz a finalement trouvé l’ouverture et offert aux Colombiens une deuxième victoire consécutive dans la compétition.

Avec six points, la Colombie poursuit son parcours parfait et rejoint les équipes déjà qualifiées pour la suite du tournoi. Malgré cette défaite, la République démocratique du Congo conserve une chance de qualification. Les hommes de Sébastien Desabre devront impérativement battre l’Ouzbékistan lors de leur dernier match de groupe pour espérer atteindre, pour la première fois de leur histoire, la phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

Le rendez-vous est fixé dans la nuit du 27 au 28 juin. Une rencontre qui s’annonce décisive pour l’avenir des Léopards dans cette compétition.

 

Service public : Kuibiert veut en finir avec « l’esprit du vendredi, on ne dure pas au champ » chez les fonctionnaires

À l’ouverture de la 6ᵉ édition des Journées nationales du service public (JNSP), ce mardi 23 juin 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville, la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a appelé à construire un service public davantage tourné vers les besoins des populations.

Placée sous le thème « Ensemble, construisons un service public ami du citoyen », cette rencontre a réuni plusieurs personnalités, dont Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, président du Conseil d’État, des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des fonctionnaires, agents de l’État et élèves-fonctionnaires.

 

Un service public au cœur du « bonheur partagé »

Pour Anne Désirée Ouloto-Lamizana, l’amélioration des services publics constitue un levier essentiel pour répondre aux attentes des populations. Elle rappelle que le président de la République, Alassane Ouattara, a placé le bien-être des citoyens au centre de son action. Selon la ministre, ce « bonheur partagé » passe notamment par l’accès aux services essentiels tels que la sécurité, la paix, l’eau potable, l’électricité, l’éducation ou encore la santé.

« C’est pour cela que nous sommes là et c’est à cela que nous travaillons tous les jours », a-t-elle déclaré.

Dans cette dynamique, son département mise sur la transformation numérique de l’administration afin de rapprocher davantage les services publics des usagers. La digitalisation doit permettre de faire du citoyen un véritable partenaire et d’améliorer l’efficacité des prestations administratives.

 

L’administration appelée à se réinventer

Présent en qualité de conférencier inaugural, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a insisté sur la nécessité pour l’administration ivoirienne de s’adapter aux évolutions de la société. Le président du Conseil d’État estime que l’intégration des technologies de l’information et de la communication représente un outil majeur pour répondre efficacement aux besoins des citoyens.

« Il faut arriver à créer un duo entre l’administration et les usagers du service public », a-t-il souligné, appelant à une relation fondée sur la confiance et la proximité. Il a également rappelé les trois grands principes qui doivent guider l’action publique : la continuité du service public, l’égalité d’accès pour les citoyens et la mutabilité, c’est-à-dire la capacité de l’administration à évoluer en fonction des besoins des populations. Concernant la continuité, il a illustré son propos à travers un exemple pratique :

« Si vous êtes malade, faites-vous remplacer par un collègue pour assurer la continuité du service. Ne fermez pas le bureau. » Kuibiert Coulibaly s’est montré très clair à l’endroit des fonctionnaires ivoiriens : « L’usager est le chef et vous travaillez pour le satisfaire. Servir dans l’administration est un sacerdoce et vous devez l’accepter. Par conséquent, évitez les expressions telles que : “Vendredi, on ne dure pas au champ”. Cela ne vous valorise pas et, d’ailleurs, ce champ est aussi le vôtre », a-t-il martelé.

Pour Auguste Yéboué, directeur général de la Transformation du Service public, la réussite de cette ambition repose sur l’engagement collectif des fonctionnaires, agents de l’État et citoyens.

« Ensemble, bâtissons ce service public ami », a-t-il lancé, avant de procéder au lancement du Prix de l’Innovation du Service Public au nom de la ministre d’État.

Les Journées nationales du service public se déroulent du 23 au 26 juin 2026 dans les districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro, ainsi que dans les 31 régions de Côte d’Ivoire. Au programme : des stands de présentation, des ateliers cliniques du service public, une masterclass, des tables rondes et plusieurs panels de réflexion. La cérémonie de clôture est prévue le vendredi au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, en présence du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

 

Réforme de la gouvernance électorale : le RHDP salue une « avancée historique » pour la Côte d’Ivoire

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) affiche son adhésion à la réforme de la gouvernance électorale engagée par le gouvernement ivoirien. Dans une déclaration rendue publique après l’intervention du Premier ministre Beugré Mambé, le parti s’est félicité de la décision de revoir le dispositif actuel d’organisation des élections en Côte d’Ivoire.

Le RHDP indique avoir suivi avec « grand intérêt » l’adresse prononcée le lundi 22 juin 2026 par le Premier ministre, chef du gouvernement, à l’auditorium de la Primature, en présence des partis politiques et des organisations de la société civile. Cette rencontre portait sur la réforme de l’organe chargé de la gestion des élections, conformément à la décision prise lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026.

 

Une réforme pour tourner la page des crises électorales

Le parti présidentiel salue l’initiative du chef de l’État Alassane Ouattara et estime que cette réforme ouvre une nouvelle étape dans l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire. Pour le RHDP, cette nouvelle architecture électorale doit permettre de dépasser les contestations qui ont marqué plusieurs échéances électorales et contribuer à instaurer un climat de confiance entre les acteurs politiques.

Le parti rappelle que les débats sur l’amélioration du système électoral remontent au retour du multipartisme en 1990. Depuis cette période, plusieurs formations politiques ont exprimé des préoccupations liées notamment à la transparence du vote, au bulletin unique, à l’âge électoral ou encore à la création d’un organe indépendant chargé de superviser l’ensemble du processus électoral.

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De la COSUR à la CEI : une évolution du système électoral ivoirien

Dans sa déclaration, le RHDP revient sur l’évolution des structures électorales mises en place au fil des années. Il cite notamment la Commission de Supervision de l’Organisation du Référendum (COSUR) et la Commission Nationale Électorale (CNE), avant la création de la Commission Électorale Indépendante (CEI) en 2001.

Cette dernière a connu plusieurs réformes, notamment à partir de 2014, à la suite des différents cycles de dialogue politique. La CEI a finalement été dissoute en mai 2026 après plusieurs années de contestations concernant sa composition et son fonctionnement. Le RHDP reconnaît toutefois les acquis enregistrés par l’institution et estime que la réforme actuelle constitue une opportunité pour renforcer durablement la gestion des élections.

Le parti présidentiel met en avant plusieurs objectifs majeurs liés à la nouvelle gouvernance électorale. Il cite notamment la professionnalisation de l’organisation matérielle des scrutins, la garantie de la neutralité et de la transparence du processus électoral, ainsi que le renforcement du contrôle et de la supervision des opérations électorales. Pour le RHDP, cette réforme représente une « avancée historique » susceptible de consolider la stabilité institutionnelle du pays, de prévenir les crises post-électorales et de renforcer la confiance entre les différents acteurs.

 

Le RHDP invite les partis politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des acteurs concernés à accompagner cette réforme avec « responsabilité, patriotisme et esprit républicain ». Le parti estime qu’une adhésion collective permettra de garantir une transmission pacifique et démocratique du pouvoir, dans le respect de la Constitution et des lois ivoiriennes. Il réaffirme enfin son engagement en faveur du dialogue politique, de la paix et du renforcement de l’État de droit, avec l’ambition de faire des élections en Côte d’Ivoire des moments d’expression sereine de la volonté populaire plutôt que des périodes de tensions.

 

 

Revue de presse du 24 juin : la réforme électorale, les hydrocarbures, le match des éléphants ainsi que le service public au cœur de l’actualité

La nouvelle découverte de pétrole au large des côtes ivoiriennes occupe la revue de ce mercredi 24 juin 2026. Les journaux du jour accordent également une large place à la rencontre entre le Premier ministre et les partis politiques sur la réforme de l’organe électoral, au match décisif entre la cote d’ivoire et Curaçao ainsi qu’à l’ouverture de la Journée nationale du service public.

 

La Côte d’Ivoire poursuit son offensive dans le secteur des hydrocarbures. Le pays vient d’enregistrer une nouvelle découverte de pétrole au large de ses côtes, confirmant ainsi le dynamisme de son bassin sédimentaire et son attractivité pour les investisseurs internationaux.

L’annonce a été faite le 22 juin 2026 par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Dans un communiqué officiel, le département ministériel indique que la compagnie américaine Murphy Oil Corporation, en partenariat avec PETROCI Holding, a mis au jour un nouveau gisement sur le bloc pétrolier CI-709.

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Le puits Bubale-1X au cœur de la découverte

Cette avancée est le résultat du forage du puits d’exploration Bubale-1X, lancé à la fin du mois de février 2026. Situé en eaux profondes dans le bassin sédimentaire ivoirien, le puits a atteint une profondeur totale de 6 263 mètres, dont près de 2 400 mètres sous la surface de la mer. Pour Murphy Oil Corporation et PETROCI Holding, cette découverte ne constitue qu’une première étape. Les deux partenaires entendent poursuivre les travaux afin d’évaluer avec davantage de précision le volume et les caractéristiques de la ressource identifiée.

Dans cette perspective, un second puits d’évaluation sera foré au cours du second semestre 2026. Cette opération vise à recueillir des données supplémentaires sur le gisement et à déterminer son potentiel commercial avant toute éventuelle phase de développement et de production.

L’information a rapidement trouvé un écho dans les colonnes de plusieurs journaux ivoiriens. Le quotidien L’Expression met en avant la portée de l’annonce avec le titre : « La Côte d’Ivoire fait une nouvelle découverte de pétrole ». De son côté, Le Matin insiste sur la qualité des ressources découvertes en affichant à sa Une : « Nouvelle découverte de pétrole de qualité premium ».

 

Nouvelle architecture électorale : les consultations s’intensifient

Tandis que les hydrocarbures alimentent l’actualité économique, le gouvernement et les acteurs politiques concentrent leurs échanges sur la mise en place d’une nouvelle gouvernance électorale.

Après avoir supprimé la Commission Électorale Indépendante (CEI), longtemps contestée par une partie de l’opposition, le gouvernement engage une série de consultations avec les formations politiques afin de définir les contours du futur organe chargé d’organiser les prochaines échéances électorales. L’objectif affiché est de parvenir à un mécanisme consensuel capable de renforcer la confiance des acteurs politiques et des électeurs dans le processus électoral.

Les premières pistes issues des discussions commencent à émerger. Selon le journal Notre Voix, les réflexions en cours s’orienteraient vers « une gouvernance électorale à trois têtes ». Cette formule, qui reste encore à préciser dans ses modalités de fonctionnement, pourrait constituer l’un des fondements de la future institution chargée de superviser les élections en Côte d’Ivoire.

Le PPA-CI absent des échanges

Une absence a toutefois marqué cette phase de concertation. Le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, n’a pas pris part à la rencontre.

Le quotidien Le Quotidien d’Abidjan revient sur les raisons de cette non-participation à travers un titre sans équivoque : « Sans dialogue préalable, le régime propose ses solutions ». Aujourd’hui évoque des « abonnés absents », tandis que L’Essor ivoirien estime que « Gbagbo est toujours prisonnier du boycott ».

Au fil des consultations, les contours de la future structure électorale se dessinent progressivement. Si plusieurs questions restent encore en suspens, les discussions engagées témoignent de la volonté des autorités et des acteurs politiques de construire un nouveau cadre institutionnel pour la gestion des élections. Un chantier majeur dont les évolutions continueront d’alimenter l’actualité politique nationale dans les prochains mois.

 

Anne Désirée Ouloto lance la Journée nationale du service public

L’autre temps fort de l’actualité est l’ouverture de la Journée nationale du service public par la ministre Anne Désirée Ouloto Lamizana. L’événement a mobilisé plusieurs médias qui mettent en avant les efforts engagés pour améliorer la qualité des prestations administratives. Dans ses colonnes, Fraternité Matin revient sur les enjeux de cette initiative et met en lumière « Les recettes de l’État pour un service public ami du citoyen ».

Pour La Régionale, l’ambition du gouvernement est claire : faire de la satisfaction des usagers « une priorité nationale ». Une vision également saluée par RHDP News, qui considère que « notre pays poursuit sa belle marche vers la grande Côte d’Ivoire ». L’accent est ainsi mis sur la modernisation de l’administration et le renforcement du lien entre les services publics et les populations.

La conférence inaugurale prononcée par le président du Conseil d’État, Ibrahime Kuibiert Coulibaly, a également retenu l’attention de la presse. Le quotidien Liberté se montre particulièrement élogieux en titrant simplement : « Kuibiert, magistral », saluant la qualité de son intervention lors de cette cérémonie d’ouverture.

 

Mondial 2026 : les Éléphants à l’épreuve de Curaçao

Dans les pages sportives, l’attention se tourne vers la sélection nationale ivoirienne. À la veille d’un rendez-vous crucial face à Curaçao dans le cadre de la Coupe du monde 2026, les attentes sont fortes autour des Éléphants. Supersport résume l’enjeu dans une formule imagée : « Les Éléphants dans le bois sacré », traduisant l’importance de cette rencontre pour la suite de la compétition.

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Soubré : un commerçant succombe brutalement

L’actualité des faits divers est marquée par un drame survenu à Soubré. Selon Soir Info, un propriétaire de magasin de friperie s’est brusquement effondré avant de rendre l’âme. Cette disparition soudaine a suscité une vive émotion parmi ses proches, ses clients et les habitants de la localité.