Mondial 2026 / Côte d’Ivoire – Curaçao : l’ambassade des États-Unis met en place une fan zone à Abidjan pour soutenir les Éléphants

L’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, en partenariat avec le Comité national de soutien aux Éléphants (CNSE) et l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), organise une retransmission publique du match Côte d’Ivoire – Curaçao, comptant pour la Coupe du monde 2026.

Prévu le jeudi 25 juin 2026, l’événement se tiendra à partir de 17h30 à la Fan Zone de l’INJS à Abidjan. Cette initiative vise à rassembler les supporters ivoiriens autour des Éléphants dans une ambiance conviviale et festive, à l’occasion de cette rencontre importante qui se disputera à Philadelphie, aux États-Unis.

Au-delà de la diffusion du match sur écran géant, plusieurs animations sont annoncées pour accompagner ce grand rendez-vous sportif. Les supporters pourront profiter d’activités de divertissement ainsi que d’une animation musicale destinée à renforcer l’atmosphère de fête autour de l’équipe nationale. Cette mobilisation populaire permettra aux fans ivoiriens de vivre collectivement ce moment fort du Mondial et d’apporter leur soutien aux Éléphants engagés dans la compétition.

 

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Avec cette initiative, les organisateurs entendent promouvoir les valeurs de cohésion, de fraternité et de fair-play véhiculées par le sport. Elle témoigne également de l’engagement des partenaires à créer un espace de rassemblement autour de la sélection nationale.

L’événement s’inscrit aussi dans une dynamique de rapprochement entre les peuples ivoirien et américain à travers le football. Discipline fédératrice suivie par des millions de passionnés dans le monde, le sport devient ainsi un cadre de partage et de renforcement des liens entre les deux nations.

 

éléphants de Côte d'Ivoire
© éléphants de Côte d'Ivoire

Pétrole : une nouvelle découverte sur le bloc CI-709 renforce les ambitions offshore de la Côte d’Ivoire

Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a annoncé, le 22 juin 2026, la découverte d’un nouveau gisement sur le bloc offshore CI-709, à la suite des travaux menés par Murphy Oil Corporation en partenariat avec PETROCI Holding.

Cette découverte résulte du forage du puits d’exploration Bubale-1X, lancé à la fin du mois de février. Situé dans les eaux profondes du bassin sédimentaire ivoirien, le puits a atteint une profondeur totale de 6 263 mètres, dont 2 400 mètres sous le niveau de la mer. Selon les informations communiquées par le ministère, le forage a mis en évidence environ 30 mètres nets de pétrole répartis dans deux réservoirs distincts.

 

Un pétrole de qualité identifié

Les premières analyses réalisées sur les fluides extraits indiquent la présence d’un pétrole léger et de bonne qualité. Cette découverte confirme le potentiel du bassin offshore ivoirien. Ces dernières années, cette zone est devenue l’une des plus actives de la sous-région. Les partenaires prévoient désormais une nouvelle phase d’évaluation. L’objectif est d’estimer les volumes récupérables du gisement. Ces travaux permettront aussi d’évaluer son potentiel de développement.

Dans cette optique, un second puits d’appréciation devrait être foré au cours du second semestre 2026. Cette étape permettra de mieux définir les caractéristiques du réservoir et son intérêt économique avant toute décision d’exploitation. Parallèlement, Murphy Oil poursuit ses activités sur plusieurs autres permis du bassin de Tano. La compagnie détient entre 85 % et 90 % des participations sur les blocs CI-102, CI-103, CI-502, CI-531 et CI-709, tout en développant plusieurs prospects d’exploration.

Depuis la découverte du gisement Baleine en 2021, plusieurs découvertes majeures ont été enregistrées dans les eaux profondes du pays. Les gisements Calao et Calao South ont notamment renforcé les perspectives de production nationale et accru l’intérêt des investisseurs internationaux pour le bassin ivoirien. Le gouvernement ivoirien entend s’appuyer sur cette dynamique pour accélérer le développement du secteur. Les autorités visent une production d’environ 200 000 barils de pétrole par jour à l’horizon 2028-2030, contre près de 60 000 barils actuellement.

 

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À plus long terme, la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre 500 000 barils par jour d’ici 2035. Pour le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, cette découverte confirme le potentiel énergétique du pays. Elle renforce également les ambitions de la Côte d’Ivoire dans l’offshore africain. Le pays entend s’imposer comme un acteur majeur du secteur sur le continent.

 

Ministère des mines et de l'Energie
© Ministère des mines et de l'Energie

Mortalité massive de poissons à Songon : les autorités lancent des analyses pour identifier les causes

Une alerte environnementale a conduit les autorités ivoiriennes à réagir rapidement. Après la découverte, jeudi 18 juin 2026, d’une importante mortalité de poissons dans les eaux lagunaires de Songon-Kassemblé, les autorités ont immédiatement déployé des mesures d’urgence.

Le phénomène, qui touche principalement des alevins de sardinelle, a mobilisé une équipe mixte composée d’agents du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), des autorités administratives locales et des forces de sécurité. Une première mission a permis d’évaluer la situation et de mettre en place les premières actions de protection.

 

Des prélèvements pour déterminer l’origine du phénomène

Les services techniques ont procédé à des prélèvements d’eau et de poissons morts afin de mener des analyses approfondies. Ces examens, réalisés avec l’appui du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) et d’autres structures spécialisées, portent notamment sur les aspects physico-chimiques, bactériologiques et toxicologiques. Parallèlement, les équipes mobilisées ont retiré, sécurisé puis détruit les poissons morts afin de prévenir tout risque sanitaire et de limiter les impacts sur l’environnement.

Les autorités ont également renforcé le dispositif de contrôle autour du site touché. Des équipes terrestres et nautiques suivent l’évolution de la situation, tandis que des enquêtes sont en cours pour rechercher d’éventuelles sources de pollution à proximité ou en amont de la zone concernée. Un cadre de coordination réunissant le MIRAH, le CIAPOL, les autorités locales et les collectivités territoriales a été instauré pour assurer le suivi des opérations.

En attendant les résultats des analyses, le MIRAH appelle les populations riveraines, les pêcheurs et les acteurs de la filière halieutique à la prudence. Le ministère rappelle l’interdiction de ramasser, vendre ou consommer les poissons retrouvés morts, en attendant l’identification des causes de cette mortalité inhabituelle.

 

Double exploit médical à Abidjan : l’ICA réalise une première historique en cardiologie de pointe

Deux interventions TAVI réussies en moins de 48 heures, l’Institut de Cardiologie d’Abidjan signe une première historique en Côte d’Ivoire. Les jeudi 18 et vendredi 19 juin 2026, l’établissement a réalisé avec succès ces opérations de remplacement valvulaire aortique percutané, marquant une avancée majeure dans la prise en charge des maladies cardiaques dans le pays.

L’équipe du Professeur Roland N’Guetta, Directeur de la Recherche, de l’Innovation et de la Formation de l’ICA, a conduit cette avancée médicale avec le soutien technique et scientifique du laboratoire américain Medtronic et de son distributeur local Médikacare.

 

Une première pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique subsaharienne

Au-delà du succès ivoirien, cette opération marque également une première collaboration de ce type entre Medtronic et une équipe médicale d’Afrique subsaharienne pour la réalisation d’une procédure TAVI. Cette performance place désormais l’ICA sur une nouvelle trajectoire dans le domaine de la cardiologie interventionnelle. Elle confirme l’ambition de faire d’Abidjan un centre de référence régional pour les traitements cardiovasculaires de haute technicité.

Le TAVI est une procédure permettant de remplacer une valve aortique défaillante sans ouvrir le thorax du patient. La nouvelle valve est introduite à l’aide d’un cathéter qui progresse dans les artères avant d’être positionnée directement au niveau du cœur. Cette technologie, encore pratiquée dans un nombre limité de centres spécialisés à travers le monde, nécessite des équipements médicaux avancés, notamment l’imagerie spécialisée, un scanner performant, ainsi qu’une équipe disposant d’une expertise spécifique.

Les deux patients traités à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan souffraient de formes complexes de pathologies valvulaires aortiques. Leur prise en charge a nécessité une grande précision technique et le respect de standards médicaux internationaux. Le Dr Kamel Boughalem, expert international mandaté par Medtronic, a supervisé les interventions afin d’accompagner l’équipe ivoirienne dans le respect des standards internationaux.

 

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La réalisation de ces opérations a également bénéficié de l’appui des autorités ivoiriennes. L’accès à cette technologie représente une avancée majeure, mais son coût élevé constitue un défi pour de nombreux systèmes de santé. Avec cette avancée, l’Institut de Cardiologie d’Abidjan ambitionne désormais de renforcer son rôle de centre d’excellence et d’offrir aux patients ivoiriens des traitements jusque-là accessibles uniquement dans quelques grandes structures médicales internationales.

 

Buzz Maa Bio – Himra – Aya Robert : une polémique qui enflamme le showbiz ivoirien et divise les fans

La polémique entre Himra et Maa Bio continue de faire réagir sur les réseaux sociaux. En répondant directement aux attaques de l’influenceuse, le rappeur ivoirien s’est retrouvé au cœur d’une controverse qui, selon plusieurs observateurs, profite davantage à son adversaire.

Alors que Himra dispose d’une importante communauté de fans et d’un entourage présenté comme structuré, certains estiment qu’une meilleure gestion de la communication aurait pu éviter cette confrontation publique. Pour eux, répondre à la polémique aurait davantage alimenté le débat au lieu de l’apaiser.

 

Une bataille médiatique qui prend une autre dimension

Une altercation verbale oppose depuis quelques jours les créatrices de contenu Aya Robert et Maa Bio. Au centre des échanges : des propos liés à la vie privée et à la sexualité, largement commentés sur les plateformes numériques. Une exposition qui relance le débat sur les limites du contenu diffusé en ligne et sur la responsabilité des personnalités publiques.

Lors de son intervention en direct devant plus de 32 000 personnes connectées, Maa Bio a multiplié les déclarations visant Himra, malgré plusieurs tentatives de perturbation de ses lives par certains supporters du rappeur.

« On n’a pas seulement filtré, il y a eu plus. » Les mots choisis pour dépeindre cette relation étaient, eux aussi, condescendants. « J’ai mangé votre chef de gang ».

Elle a poursuivi ses prises de parole sur d’autres canaux, maintenant ainsi la pression médiatique. Pour plusieurs analystes du milieu, cette séquence a permis à Maa Bio de gagner en visibilité. En occupant l’espace médiatique et en imposant son récit, l’influenceuse a réussi à capter l’attention d’une partie importante du public.

De son côté, Himra voit certains fans s’interroger sur la stratégie adoptée dans cette affaire. Des observateurs estiment que cette sortie pourrait fragiliser l’image de maîtrise et de contrôle qui accompagne habituellement l’artiste.

 

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Au-delà de l’affrontement entre les deux personnalités, cette affaire remet sur la table la question des limites dans les clashes du showbiz ivoirien. Entre recherche de buzz, stratégies digitales et exposition de sujets privés, le débat se poursuit sur la frontière entre communication et dérive. Si cette polémique ne devrait pas remettre en cause la carrière de Himra, elle restera toutefois comme une séquence marquante où la gestion de l’image publique a occupé une place centrale.

 

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CGLU 2026 : Kandia Camara défend la vision ivoirienne de la décentralisation à Tanger

La présidente du Sénat ivoirien, Kandia Camara, a rejoint lundi 22 juin 2026 les participants au Congrès mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) à Tanger, au Maroc. Prévu jusqu’au 26 juin, ce grand rendez-vous réunit des élus locaux et responsables territoriaux venus des cinq continents.

Cette rencontre internationale réunit plus de 3 000 participants issus des cinq continents, parmi lesquels des maires, gouverneurs, présidents de régions et responsables locaux. Elle constitue l’un des principaux espaces de réflexion sur l’avenir des territoires et leur rôle dans la gouvernance mondiale.

À son arrivée dans la ville marocaine, la présidente du Sénat a été accueillie par plusieurs responsables de l’institution, notamment les sénateurs Baflan Laure épouse Donwahi et le Professeur Sidibé Valy, ainsi que le secrétaire général du Sénat, Touré Ousmane Samassi.

 

Les territoires au cœur des débats mondiaux

Durant cinq jours, les participants au Congrès vont échanger autour des grands défis auxquels font face les collectivités. Les discussions porteront notamment sur le financement local, la lutte contre le changement climatique, la gouvernance territoriale, l’intelligence artificielle, la coopération décentralisée et le développement durable. Une démarche qui s’inscrit dans les enjeux de développement local auxquels la Côte d’Ivoire fait face et vise à contribuer à l’élaboration d’une vision commune des territoires pour l’après-2030.

À Tanger, Kandia Camara entend mettre en avant l’expérience ivoirienne en matière de décentralisation et contribuer aux réflexions sur la réduction des inégalités territoriales. La présidente du Sénat participera notamment à un panel consacré aux disparités sociales et territoriales, un sujet majeur pour les pays africains confrontés aux défis de l’aménagement équilibré du territoire.

 

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Cette participation s’inscrit dans la continuité du Symposium international sur la décentralisation organisé en mars dernier par le Sénat ivoirien à Yamoussoukro, qui avait réuni plusieurs acteurs autour des enjeux liés au développement local. La présence ivoirienne à ce forum mondial traduit la volonté des autorités de renforcer une gouvernance territoriale plus inclusive et efficace. Elle témoigne également de l’ambition du pays de développer davantage les échanges internationaux au profit des collectivités locales.

 

 

Mondial 2026 : le Sénégal au bord du gouffre après une deuxième défaite face a la Norvège

La situation se complique sérieusement pour le Sénégal au Mondial 2026. Battus 3-2 par la Norvège mardi au MetLife Stadium de New York, les Lions de la Teranga enchaînent une deuxième défaite consécutive et restent bloqués à zéro point. Les champions d’Afrique 2021 se retrouvent désormais sous la menace d’une élimination dès le premier tour dans le groupe I.

Les Norvégiens ont rapidement pris l’ascendant sur la rencontre. Marcus Pedersen a ouvert le score à la 43e minute avant qu’Erling Haaland ne creuse l’écart dès le retour des vestiaires avec un doublé inscrit aux 48e et 58e minutes. À 3-0, la sélection scandinave semblait avoir définitivement plié le match.

Malgré ce retard conséquent, les Sénégalais ont tenté de revenir dans la partie. Ismaïla Sarr a entretenu l’espoir en réduisant le score à la 53e minute avant d’inscrire un second but dans le temps additionnel (90e+3). Cette réaction tardive n’a toutefois pas empêché les Lions de concéder une nouvelle défaite, qui les place dans une position très inconfortable avant la dernière journée.

 

La France et la Norvège qualifiées

Dans l’autre match du groupe, la France s’est imposée face à l’Irak et a validé son billet pour les huitièmes de finale. Les Bleus terminent en tête avec six points, devant la Norvège, également qualifiée après deux victoires en autant de rencontres. Grâce à une meilleure différence de buts, la sélection française occupe la première place du groupe devant les Scandinaves.

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Le Sénégal n’a désormais plus de marge d’erreur. Les hommes de leur sélectionneur devront impérativement s’imposer face à l’Irak lors de la troisième journée prévue le 26 juin. Même en cas de victoire, leur qualification ne sera pas assurée. Les Lions devront également compter sur d’autres résultats favorables pour espérer décrocher une place parmi les meilleurs troisièmes. Après deux revers consécutifs, le champion d’Afrique joue désormais son avenir dans la compétition sur un ultime match décisif.

 

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Revue de presse du 23 juin : la réforme électorale à trois organes au cœur des débats en Côte d’Ivoire

La réforme de la gouvernance électorale domine l’actualité politique ivoirienne ce mardi 23 juin 2026. Au lendemain de la présentation du nouveau dispositif appelé à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI), la presse nationale multiplie les analyses sur les enjeux de cette refonte institutionnelle.

Plusieurs journaux mettent en avant la volonté affichée du gouvernement de restaurer la confiance dans le processus électoral. Le Sursaut voit dans cette réforme le « remède miracle » du président Alassane Ouattara pour garantir des élections apaisées. De son côté, L’Avenir souligne que l’exécutif propose désormais une organisation fondée sur trois structures distinctes pour gérer les scrutins.

 

Une nouvelle organisation en trois entités

Dans les colonnes de Tribune Ivoire, le Premier ministre Robert Beugré Mambé détaille les contours de cette réforme. Le futur système reposera sur trois organes complémentaires. Le premier assurera l’organisation matérielle des élections. Le deuxième sera chargé du recensement et de la compilation des votes. Le troisième veillera à la supervision et au contrôle de l’ensemble du processus électoral.

Pour le gouvernement, cette nouvelle architecture doit permettre de réduire les contestations récurrentes qui entourent les consultations électorales en Côte d’Ivoire. « Nous voulons que les élections ne soient plus des moments de peur », affirme le chef du gouvernement dans Le Mandat.

La rencontre organisée à la Primature a réuni des représentants de partis politiques et de la société civile. Plusieurs formations de l’opposition ont salué l’ouverture du dialogue. Selon Le Jour Plus, le PDCI-RDA, le FPI et le COJEP ont exprimé leur satisfaction face à l’initiative gouvernementale. L’Expression rapporte également les réactions positives de responsables politiques comme Pascal Affi N’Guessan, Philippe Ezaley et Charles Blé Goudé.

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Des interrogations persistent sur l’indépendance du dispositif

Malgré cet accueil relativement favorable, plusieurs quotidiens relèvent les nombreuses zones d’ombre qui entourent encore le projet. L’Intelligent d’Abidjan s’interroge notamment sur la capacité réelle de la réforme à mettre fin aux tensions électorales.

Dans Notre Voie, certains observateurs attendent de connaître le contenu détaillé des textes avant de se prononcer. Le Nouveau Réveil soulève une question centrale : qui désignera les membres des trois futures structures électorales ?

Le journal s’inquiète également des garanties d’indépendance et de la gestion de la liste électorale. Il redoute qu’un « organe à trois têtes » ne devienne une nouvelle source de controverses. Le Bélier résume ainsi l’enjeu en évoquant le « pari risqué » de Robert Beugré Mambé pour rétablir la confiance entre les acteurs politiques.

 

L’absence remarquée du PPA-CI

Au-delà du contenu de la réforme, un autre fait a retenu l’attention de la presse, l’absence du PPA-CI de Laurent Gbagbo à la rencontre de la Primature. Le Jour Plus parle ouvertement d’un boycott. L’Inter souligne que le parti de l’ancien président était le grand absent de cette consultation, contrairement au PDCI-RDA et au FPI qui ont pris part aux échanges.

Interrogé par L’Expression, un responsable du parti évoque plutôt un problème lié à la transmission de l’invitation. Selon lui, la restructuration interne du PPA-CI aurait compliqué la réception du courrier officiel.

Cette explication laisse toutefois plusieurs observateurs sceptiques. Le journal rappelle qu’un incident similaire avait déjà été invoqué lors de l’anniversaire du PDCI-RDA en avril dernier. Un précédent qui alimente aujourd’hui les interrogations sur la participation effective du PPA-CI aux futurs débats autour de la réforme électorale.

Réforme électorale : la Côte d’Ivoire tourne la page de la CEI et mise sur un système à trois organes

Réuni avec les partis politiques, la société civile et les médias, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté, lundi 22 juin à Abidjan, les contours d’une réforme électorale ambitieuse reposant sur trois organes distincts. L’objectif affiché est de renforcer la transparence du processus électoral et de restaurer durablement la confiance dans les scrutins.

La Côte d’Ivoire s’apprête à revoir en profondeur son dispositif électoral. Ce Lundi 22 juin à Abidjan, Robert Beugré Mambé a présenté les grandes lignes de la réforme électorale. Le Premier ministre a annoncé la création d’une nouvelle architecture reposant sur trois structures distinctes. L’objectif est de renforcer la transparence et la crédibilité des scrutins. Cette réforme intervient un mois et demi après la dissolution de la CEI.

Le gouvernement a acté cette dissolution lors du Conseil des ministres du 6 mai dernier. À la Primature, le chef du gouvernement s’est adressé aux partis politiques, à la société civile et aux médias. Il a expliqué que cette réforme vise à adapter le système électoral aux attentes des citoyens. « Aucune institution n’est figée. Aucun modèle n’est parfait », a déclaré Robert Beugré Mambé, estimant que les évolutions politiques et sociales imposent une modernisation constante des mécanismes de gestion des élections.

 

Un nouveau modèle pour éviter les contestations

Le gouvernement entend tirer les enseignements des crises électorales qui ont marqué l’histoire récente du pays. Avant 1990, l’administration publique organisait directement les élections en Côte d’Ivoire. L’avènement du multipartisme a ensuite favorisé la création d’organes électoraux indépendants. Créée en 2001, la CEI a supervisé plusieurs consultations électorales majeures. Elle a notamment organisé quatre élections présidentielles, un référendum et plusieurs scrutins locaux. Toutefois, selon Robert Beugré Mambé, les crises de 2000, 2010 et 2020 ont révélé les limites du modèle actuel.

« Ni la présence des partis politiques ou de la société civile au sein des organes, ni l’équilibre arithmétique des forces au sein de la CEI n’ont suffi à ramener durablement la confiance », a-t-il souligné.*

 

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Trois entités pour gérer le processus électoral

Pour répondre aux critiques récurrentes, l’exécutif propose désormais une séparation des responsabilités. Le futur dispositif reposera sur trois organes spécialisés. Le premier aura pour mission d’assurer l’organisation matérielle des élections. Le deuxième sera chargé du recensement et de la compilation des votes, avec l’objectif de garantir la fiabilité des résultats. Le troisième exercera une fonction de supervision et de contrôle du processus électoral. Cette nouvelle organisation vise notamment à mieux encadrer les étapes les plus sensibles des élections, la gestion de la liste électorale, le dépouillement des suffrages et la validation de la régularité des opérations.

« La transparence n’affaiblit pas l’État de droit. Elle le renforce », a affirmé le Premier ministre.

Au-delà de la réforme institutionnelle, le gouvernement veut accélérer la transformation numérique du processus électoral. L’utilisation des nouvelles technologies pourrait concerner l’inscription des électeurs, la transmission des données et la publication des résultats. Robert Beugré Mambé a toutefois insisté sur la nécessité de sécuriser ces outils à travers des audits et des garanties juridiques afin de préserver la confiance des acteurs.

La réforme prévoit également une meilleure prise en compte des jeunes, des femmes, des personnes en situation de handicap, des primo-votants et des Ivoiriens vivant à l’étranger, afin de favoriser une participation plus inclusive. Le gouvernement veut également renforcer l’éducation civique pour accompagner cette transformation. Le Premier ministre a appelé les partis politiques, la société civile et les médias à contribuer à un climat électoral plus apaisé.

« Nous voulons que les élections ne soient plus des moments de peur, mais des moments de choix », a-t-il déclaré.

Le contenu détaillé de la réforme sera présenté dans les prochaines semaines. Le principal défi restera de convaincre l’ensemble des acteurs politiques que cette nouvelle architecture peut durablement renforcer la confiance dans les urnes et réduire les tensions autour des échéances électorales.

 

Parrainage citoyen en Côte d’Ivoire : la Cour de justice de la CEDEAO déboute Coulibaly Mamadou

La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), basée à Abuja au Nigeria, a rendu ce lundi 22 juin 2026 son verdict dans l’affaire opposant Coulibaly Mamadou à l’État de Côte d’Ivoire au sujet du système de parrainage citoyen appliqué au processus électoral ivoirien.

Dans un communiqué publié après la décision, le Parti pour l’Intégration Africaine (PIA) a annoncé le contenu du jugement rendu dans cette procédure enregistrée sous la référence ECW/CCJ/APP/02/25. La juridiction communautaire a d’abord reconnu sa compétence pour examiner le dossier. Elle a également déclaré la requête recevable sur la forme, permettant ainsi l’étude des arguments développés par le requérant.

Toutefois, après examen du fond, les juges de la Cour de justice de la CEDEAO ont rejeté les demandes formulées par Coulibaly Mamadou. Selon la décision, les éléments fournis ne permettaient pas d’établir les violations dénoncées contre le système de parrainage citoyen.

 

Une décision qui clôt une procédure suivie par la classe politique

Avec ce verdict, la procédure engagée contre le dispositif de parrainage citoyen prend fin devant la juridiction sous-régionale. Une affaire qui avait suscité l’attention de plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile, dans un contexte marqué par les débats autour des règles d’accès aux candidatures électorales en Côte d’Ivoire. Le PIA a indiqué prendre acte de la décision de la Cour tout en affirmant respecter l’autorité de cette institution judiciaire communautaire.

Malgré ce rejet, le parti a réaffirmé son désaccord avec le système de parrainage citoyen. Pour ses responsables, ce mécanisme constitue un frein à une participation politique qu’ils souhaitent plus ouverte et inclusive. Le PIA entend poursuivre son action par les moyens légaux et démocratiques afin d’obtenir la suppression de ce dispositif électoral. La formation politique prévoit ainsi de maintenir la mobilisation autour de cette question, qu’elle considère comme un enjeu majeur pour le renforcement de la démocratie en Côte d’Ivoire.

 

Parti pour l'Intégration Africaine
© Parti pour l'Intégration Africaine

Coulibaly Mamadou : Dr
© Coulibaly Mamadou : Dr