La musique ivoirienne est en deuil. Eddie, figure marquante du genre « prêtro », est décédé ce mardi matin à Abidjan, selon plusieurs sources proches de l’artiste. Le chanteur est mort à l’hôpital militaire d’Abidjan après une longue maladie.
Frère de Skelly, Eddie avait marqué toute une génération grâce à des titres devenus incontournables comme Amah et Mokili. Avec sa voix singulière et son style musical, il s’était imposé parmi les artistes populaires de la scène ivoirienne des années 1990 et 2000.
Son titre « Amah » reste aujourd’hui encore l’un des classiques les plus appréciés par les amateurs de musique ivoirienne. Après des débuts prometteurs, Eddie s’était progressivement éloigné du monde artistique. Ces dernières années, l’artiste faisait face à de graves problèmes de santé, notamment l’arthrite. Il avait également subi plusieurs opérations du genou en Tunisie et en Côte d’Ivoire. Des difficultés personnelles avaient aussi ralenti ses activités musicales et contribué à son retrait de la scène.
Malgré son absence prolongée, les chansons d’Eddie ont continué de vivre auprès du public ivoirien et africain. Depuis l’annonce de son décès, internautes, artistes et proches multiplient les hommages sur les réseaux sociaux pour saluer son talent et son apport à la musique ivoirienne moderne. Avec la disparition d’Eddie, la Côte d’Ivoire perd l’une des voix emblématiques de la génération musicale des années 1990-2000.
Son répertoire, porté par des titres cultes comme « Amah », continue toutefois de marquer les amoureux de musique ivoirienne.
L’international ivoirien Sébastien Haller a semé le doute sur la suite de sa carrière avec les Éléphants. Dans un entretien accordé à NCI Sport le 11 mai 2026, l’attaquant de 31 ans envisage de mettre fin à son aventure internationale s’il n’est pas retenu pour la Coupe du monde 2026.
Absent des dernières convocations, l’ancien buteur de la finale de la CAN 2023 reconnaît une situation incertaine. « Si je ne suis pas retenu, il y aura beaucoup de déception et de frustration, et je ne serai pas loin de la fin de ma carrière internationale », a-t-il confié.
De retour avec le FC Utrecht face à l’Ajax Amsterdam, Haller constate que son faible temps de jeu complique sa situation. L’attaquant affirme intensifier ses efforts pour convaincre Emerse Faé, venu récemment aux Pays-Bas évaluer sa forme. « Je m’attends à tout. Je donne 10 000 % pour être là ; après, c’est au coach de faire ses choix », a-t-il déclaré. Haller assure également avoir échangé directement avec le sélectionneur afin de lever les doutes sur sa condition physique. « J’ai essayé de dissiper les doutes », a-t-il expliqué, reconnaissant la nécessité de rassurer le staff technique.
À quelques jours de l’annonce de la liste définitive, prévue le 15 mai, la concurrence s’annonce intense en attaque. Malgré cette pression, Haller estime que son expérience des grandes compétitions peut jouer en sa faveur. Il fait de la Coupe du monde 2026 un objectif prioritaire, peut-être le dernier grand rendez-vous de sa carrière internationale.
« Pour moi, c’est clair : je dois jouer la Coupe du monde », insiste-t-il. La Côte d’Ivoire évolue dans le groupe F avec l’Équateur, l’Allemagne et Curaçao. Elle nourrit de fortes ambitions pour le Mondial 2026. Les supporters ivoiriens attendent avec impatience le choix final d’Emerse Faé concernant Sébastien Haller. Les supporters ivoiriens attendent la liste officielle.
La Côte d’Ivoire encadre fermement la campagne 2026 de l’anacarde. Le Conseil Coton Anacarde Karité a publié un communiqué rappelant les prix planchers obligatoires applicables à l’ensemble des acteurs de la filière, du producteur à l’exportateur.
Cette décision vise à garantir une rémunération minimale aux producteurs et à stabiliser un marché soumis aux fluctuations internationales.
Le dispositif repose sur une grille à quatre paliers, selon les étapes de commercialisation :
Au niveau des champs, le prix plancher est fixé à 400 FCFA le kilogramme pour des noix bien séchées et triées.
Dans les magasins intérieurs, le tarif passe à 425 FCFA le kilogramme.
Pour les stocks entreposés en magasin usine, le prix est fixé à 454 FCFA.
Enfin, au niveau des magasins portuaires, dernière étape avant l’exportation, le kilogramme atteint 484 FCFA.
Cette hiérarchie tarifaire prend en compte les coûts des intermédiaires tout en sécurisant un revenu minimum pour les producteurs.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Les autorités préviennent les opérateurs, le respect de ces prix est obligatoire sur toute l’étendue du territoire. Tout contrevenant s’expose au retrait de son agrément, ainsi qu’à d’éventuelles poursuites judiciaires. Pour renforcer le contrôle, le Conseil met à la disposition des acteurs de la filière la ligne de signalement 1690. Il mobilise également ses délégués régionaux pour recueillir les plaintes et surveiller les pratiques sur le terrain.
La loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 crée le Conseil Coton Anacarde Karité, un établissement public chargé de la régulation et du développement des filières coton, anacarde et karité. Dans ce cadre, la fixation de prix planchers constitue l’un de ses principaux leviers d’intervention. Pour la campagne 2026, les autorités annoncent une application stricte des règles, dans une filière jugée stratégique pour l’économie et les exportations ivoiriennes.
La Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans l’histoire de sa Commission électorale indépendante (CEI) en 2014. Après la formule transitoire mise en place en 2004, les autorités adoptent une nouvelle réforme électorale à travers les lois n°2014-335 du 18 juin et n°2014-664 du 3 novembre 2014.
Le pouvoir affiche alors une ambition claire, construire une institution plus inclusive pour éviter un nouveau cycle de violences avant la présidentielle de 2015. Les affrontements post-électoraux de 2010-2011 restent encore dans toutes les mémoires.
La réforme réduit la taille de la Commission centrale. La CEI passe de 25 membres à 17. Le gouvernement mise sur une composition plus équilibrée entre institutions, pouvoir, opposition et société civile. La nouvelle architecture accorde :
deux sièges aux institutions de la République ;
deux sièges aux ministères techniques ;
un siège à un magistrat désigné par le Conseil supérieur de la magistrature ;
quatre sièges au pouvoir ;
quatre sièges à l’opposition ;
quatre sièges à la société civile.
L’entrée de la société civile marque une rupture majeure dans l’histoire de la CEI. Jusqu’alors, les partis politiques et l’administration dominaient largement l’institution. Parmi les représentants de la société civile, la réforme réserve deux sièges aux confessions religieuses, un à une ONG non confessionnelle et un au Barreau.
Le gouvernement étend également cette logique aux commissions locales. Dans les régions, départements et sous-préfectures, l’administration travaille avec des représentants du pouvoir et de l’opposition. Cependant, la société civile reste absente de ces structures déconcentrées. Les autorités nomment les membres de la Commission centrale par décret en Conseil des ministres pour un mandat de six ans. Les commissaires prêtent ensuite serment devant le Conseil constitutionnel.
Le président Alassane Ouattara engage cette réforme avec un objectif précis : éviter une répétition des violences de 2010-2011. Pour renforcer la crédibilité du processus, le chef de l’État sollicite l’appui technique du National Democratic Institute (NDI). En décembre 2013, une mission internationale conduite par Joe Clark et B. Brier Atwood séjourne à Abidjan.
Les experts rencontrent alors les représentants du pouvoir, les partis d’opposition, les organisations de la société civile, les responsables religieux et les dirigeants de la CEI.
Les experts plaident pour une CEI plus impartiale
Dans leur rapport final, les experts recommandent la création d’une CEI « impartiale et efficace ». Ils défendent un système associant société civile, opposition, pouvoir et administration dans un processus transparent. Les spécialistes soulignent toutefois une difficulté majeure. Une commission réduite améliorerait l’efficacité des décisions. Mais la forte polarisation politique du pays impose une représentation élargie pour rassurer les différents acteurs.
Les experts estiment alors qu’une CEI de 9 à 13 membres serait plus fonctionnelle. Malgré cela, les autorités maintiennent une structure plus large pour préserver l’équilibre politique. La réforme de novembre 2014 précise ensuite l’organisation interne de la CEI. L’institution dispose désormais d’un président et de neuf membres permanents. Le bureau exécutif comprend :
un président ;
quatre vice-présidents ;
un secrétaire ;
trois secrétaires adjoints.
La Commission centrale élit tous les membres du bureau exécutif parmi ses commissaires. Le mandat des membres du bureau dure trois ans, renouvelable une fois. En revanche, le président de la CEI exerce un mandat unique de six ans. Les décisions de la Commission centrale se prennent à la majorité des membres présents. En cas d’égalité, la voix du président devient prépondérante.
Une réforme devenue référence politique
La réforme de 2014 sert ensuite de base à l’organisation de l’élection présidentielle de 2015. Cette CEI restera comme la première tentative d’intégrer officiellement la société civile au cœur du système électoral ivoirien. À travers cette réforme, les autorités cherchent surtout à dépasser l’opposition classique entre pouvoir et opposition. L’héritage de cette architecture électorale influencera plusieurs réformes engagées dans les années suivantes.
Source :Analyse comparée des Commissions électorales en Côte d’Ivoire de l’expert Siaka Fofana
Le climat judiciaire se durcit pour Antoine Assalé Tiémoko. Le député-maire de Tiassalé et président de l’ADCI comparaîtra ce vendredi 15 mai 2026 devant le Tribunal de première instance d’Abidjan. Les contours de l’affaire restent flous.
Selon un communiqué signé par le secrétaire exécutif du mouvement, Roger Youan, l’élu a reçu, mardi 12 mai, une convocation émise par le 8ᵉ cabinet d’instruction du tribunal. Le document lui aurait été remis officiellement à la Préfecture de police d’Abidjan après notification à ses avocats.
D’après le communiqué, Antoine Assalé Tiémoko s’est personnellement rendu dans les locaux de la préfecture où il a signé le procès-verbal de réception à 17h30. Le 8ᵉ cabinet d’instruction convoque Antoine Assalé Tiémoko à comparaître le vendredi 15 mai 2026 à 8h devant la doyenne des juges d’instruction. Les autorités n’ont toutefois donné aucune précision sur les faits reprochés.
Interdiction de voyage et précédents malaises
Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un contexte déjà tendu. La veille, les autorités ont empêché le leader de l’ADCI d’embarquer pour le Canada, selon son entourage, sans présenter de document officiel.
Depuis plusieurs semaines, l’ancien journaliste est au cœur d’une affaire qui alimente les débats au sein de la classe politique ivoirienne. Le 22 avril dernier, il avait déjà été auditionné durant plusieurs heures à la Préfecture de police d’Abidjan.
Deux malaises cardio-vasculaires ont interrompu son interrogatoire et conduit Antoine Assalé Tiémoko à l’Institut de cardiologie d’Abidjan. Les autorités ont ensuite levé sa garde à vue pour raisons médicales.
L’ADCI appelle au calme et à la mobilisation
Face à cette nouvelle convocation, l’ADCI appelle ses militants au calme et à la mobilisation. Dans son communiqué, le mouvement appelle ses sympathisants à poursuivre « le travail d’implantation des bases » malgré les tensions politiques et judiciaires.
« Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire », conclut le texte diffusé par le parti.
Autre fait notable, avant même de recevoir officiellement sa convocation, Antoine Assalé Tiémoko aurait adressé un courrier au procureur de la République afin d’obtenir des précisions sur son statut juridique, selon son mouvement.
Cette affaire survient alors que le député-maire affiche de plus en plus clairement ses ambitions politiques sur la scène nationale. Ces derniers jours, il a notamment annoncé sa candidature aux élections municipales de 2028 dans la commune de Cocody.
L’affaire du présumé trafic international de voitures de luxe volées continue de mobiliser les services judiciaires et sécuritaires ivoiriens. L’enquête, en cours, révèle de nouvelles connexions entre plusieurs pays européens et ouest-africains.
Selon des sources sécuritaires concordantes, une BMW bleue, déclarée volée à Berlin en Allemagne le 24 mars 2024, aurait circulé pendant plusieurs semaines à Abidjan. Le véhicule de luxe aurait été utilisé sans éveiller de soupçons, avant d’être confié à un artiste de la scène urbaine ivoirienne, évoluant dans les univers du coupé-décalé et du zouglou.
Toujours selon les mêmes sources, le véhicule aurait été utilisé lors de plusieurs déplacements publics avant de subir une panne mécanique importante. La voiture serait actuellement immobilisée dans un garage situé à Treichville, dans le sud d’Abidjan.
Des interpellations au Togo et des véhicules volés au Canada
L’enquête a pris une dimension internationale avec l’interpellation, fin avril 2026, d’une jeune femme originaire du Niger. Elle est présentée comme proche de M.Y. dit « Amada », principal suspect dans le dossier.
Elle aurait été arrêtée par Interpol au Togo alors qu’elle était en possession de deux véhicules signalés volés au Canada. Les enquêteurs estiment que ces véhicules auraient transité par la Côte d’Ivoire avant d’être déplacés vers le Togo après plusieurs arrestations liées au dossier.
La suspecte aurait également séjourné en Tunisie en février 2026 avant de revenir en Côte d’Ivoire, où elle faisait déjà l’objet d’une surveillance.
Un réseau toujours actif malgré une arrestation clé
Malgré l’incarcération de M.Y. dit Amada depuis le 4 mars 2026, les investigations indiquent que le réseau n’aurait pas cessé ses activités. Des complices présumés auraient poursuivi les opérations. Un individu activement recherché est également cité. Il serait considéré comme l’un des principaux lieutenants du réseau.
Cet homme se ferait passer pour un membre de la famille Houphouët-Boigny. Il utiliserait le nom « Boigny » pour gagner la confiance de ses interlocuteurs. Les enquêteurs le soupçonnent de détenir plusieurs véhicules de luxe. Une Jaguar bleue à intérieur blanc est citée. Elle serait signalée volée en Italie. Une BMW M2 est également mentionnée dans le dossier.
Selon les mêmes sources, certains véhicules auraient même été utilisés par des personnalités locales avant d’être identifiés comme objets de vol international.
Une organisation transfrontalière structurée
Les investigations révèlent un réseau structuré qui opère entre plusieurs pays. L’Allemagne, le Nigeria, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire sont concernés. Les véhicules auraient transité par Lagos, ils auraient ensuite été introduits en Côte d’Ivoire via la frontière de Noé. Des failles dans les contrôles douaniers sont évoquées.
Plusieurs juridictions sont saisies à Abidjan-Plateau, notamment les 1er, 3e et 5e cabinets d’instruction du tribunal de première instance. Le pôle pénal économique et financier est également impliqué.
Une liste de véhicules volés circule dans les milieux judiciaires. Elle comprend notamment une Range Rover Vogue, plusieurs BMW, une Porsche Cayenne S ainsi que d’autres véhicules de grande valeur.
Une défense qui conteste les accusations
Face à ces accusations, la défense de M.Y. dit Amada rejette toute implication dans un réseau criminel. Dans un document transmis le 13 avril 2026, son avocat, Maître Moïse Gourihi Titiro, dénonce des allégations qu’il juge infondées.
Il estime qu’il s’agit d’une atteinte grave à l’honneur et à la réputation de son client.
Publié le 8 mai 2026 sous le label Obouo Music, l’album Unique contient huit titres inédits, dont deux collaborations avec le rappeur Didi B. Cependant, la sortie du projet a rapidement déclenché une vive réaction de la famille de l’artiste disparu.
Tina Glamour saisit la justice
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Tina Glamour affirme n’avoir été ni consultée avant la commercialisation de l’œuvre.
« L’affaire des 8 titres de DJ Arafat est loin d’être terminée. Je ne lâcherai rien. J’ai officiellement porté plainte », a-t-elle déclaré.
Elle rappelle qu’en tant qu’ayant droit, elle détient un droit de regard sur toute exploitation du catalogue musical de son fils. La mère de l’artiste a également averti les organisateurs d’événements liés à l’“An 7” du décès de DJ Arafat. Elle exige que la famille valide toute initiative avant toute organisation officielle.
Obouo Music n’a, pour l’heure, émis aucune réaction officielle face aux accusations. Son dirigeant David Monsoh ne s’est pas encore exprimé.
Un débat récurrent sur les œuvres posthumes
Cette nouvelle affaire relance la question sensible de la gestion des œuvres posthumes en Afrique. Ainsi que les droits des familles face à l’exploitation commerciale de l’héritage artistique des artistes disparus.
Le ministre de la Justice, Sansan Kambilé, a réuni ce lundi 11 mai 2026 à Yamoussoukro l’ensemble des responsables judiciaires et pénitentiaires du pays. L’objectif est de mettre fin aux détentions irrégulières constatées dans plusieurs prisons ivoiriennes après de récentes missions d’inspection.
La rencontre s’est tenue à l’Institut national de formation judiciaire en présence des premiers présidents des cours d’appel, des procureurs généraux, des procureurs de la République, des présidents de chambres d’instruction, des juges d’application des peines, des greffiers en chef ainsi que des responsables régionaux de l’administration pénitentiaire.
Des détenus maintenus en prison après leur relaxe ou la fin de leur peine
À l’origine de cette convocation exceptionnelle, les conclusions des inspections réalisées en février et mars 2026 dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays.
Selon le ministre, ces enquêtes ont révélé des cas particulièrement graves de détention sans fondement légal. Certaines personnes resteraient emprisonnées malgré une décision de relaxe ou d’acquittement. D’autres continueraient de purger une peine déjà exécutée intégralement. Les inspections ont également mis en lumière des situations de détention provisoire dépassant les délais réglementaires.
Pour Sansan Kambilé, ces pratiques constituent une atteinte grave aux libertés individuelles et fragilisent la crédibilité de l’institution judiciaire.
Des dysfonctionnements administratifs au cœur des dérives
Le ministre a reconnu les difficultés structurelles auxquelles fait face l’appareil judiciaire ivoirien. Il a évoqué le manque de magistrats, l’insuffisance de greffiers, le déficit de salles d’audience et les contraintes budgétaires qui ralentissent l’organisation des sessions criminelles.
Toutefois, il a estimé que ces difficultés ne sauraient justifier des détentions illégales.
Le Garde des Sceaux a notamment pointé plusieurs défaillances déjà signalées dans une circulaire datant du 22 janvier 2026. Il a dénoncé la lenteur dans la circulation des dossiers, les retards dans la transmission des décisions judiciaires et le défaut d’exécution immédiate des jugements.
Selon lui, ces négligences administratives finissent par prolonger illégalement la privation de liberté de certains détenus.
La chancellerie promet des sanctions disciplinaires
Face aux responsables judiciaires, Sansan Kambilé a adopté un ton particulièrement ferme.
Le ministre a averti que chaque cas de détention injustifiée engage désormais la responsabilité des acteurs concernés, qu’il s’agisse de magistrats, de greffiers ou d’agents pénitentiaires. Il a annoncé que des sanctions disciplinaires seront systématiquement envisagées lorsque des manquements seront établis. Des poursuites pénales pourraient également être engagées dans certains cas.
Le Garde des Sceaux a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une menace, mais d’un rappel à l’exigence de responsabilité et de redevabilité au sein de la justice ivoirienne.
“La liberté est le principe, la détention l’exception”
Sansan Kambilé a particulièrement interpellé les juges de l’application des peines, appelés à renforcer leur vigilance dans le suivi des détenus. Le ministre a rappelé que la privation de liberté doit rester exceptionnelle dans un État de droit.
« La liberté est le principe, la détention est l’exception », a-t-il déclaré devant les participants.
À travers cette réunion, la chancellerie veut accélérer la correction des dysfonctionnements dénoncés depuis plusieurs années dans les prisons ivoiriennes. Le ministre a assuré qu’il suivra personnellement l’application des décisions et recommandations issues de cette rencontre.
« Nos concitoyens nous regardent », a conclu Sansan Kambilé, déterminé à mettre un terme aux détentions irrégulières dans le système pénitentiaire ivoirien.
Face aux difficultés d’approvisionnement en bétail dans la sous-région, les autorités ivoiriennes intensifient la promotion des moutons élevés localement pour la Tabaski 2026.
Le directeur de cabinet du ministre des Ressources animales et halieutiques, Assoumany Gouromenan, a échangé, lundi 11 mai 2026, avec une délégation du Conseil suprême des imams, organisations et structures sunnites de Côte d’Ivoire (CODISS).
Une stratégie pour réduire la dépendance aux importations
Cette rencontre visait à encourager la consommation des béliers produits en Côte d’Ivoire pour la fête de la Tabaski. L’objectif est de réduire la pression sur les importations tout en valorisant la production nationale.
Selon les autorités, les moutons locaux restent disponibles sur le marché, malgré une taille souvent inférieure à celle des animaux importés du Sahel. Par ailleurs, le gouvernement souhaite mobiliser les leaders religieux afin de sensibiliser les fidèles sur cette alternative.
Assoumany Gouromenan a alerté sur les difficultés actuelles d’acheminement du bétail. Les principaux pays fournisseurs, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, font face à des contraintes logistiques et sécuritaires.
Depuis 2022, ces perturbations ont affecté les flux traditionnels, poussant l’État à renforcer la production locale.
Une validation religieuse de l’option locale
En réponse, le secrétaire exécutif du CODISS, Diarra Siaka, a indiqué que l’utilisation des moutons locaux est conforme aux prescriptions islamiques.
Il a précisé que l’animal doit être en bonne santé et âgé d’au moins six mois. Il a également rappelé que le sacrifice peut être effectué avec un bovin partagé entre plusieurs fidèles.
Les responsables religieux se sont engagés à relayer le message dans les mosquées et associations islamiques. Des prêches spécifiques sont également prévus lors de la prière de l’Aïd.
Une forte dépendance aux importations
Pour la Tabaski 2026, la Côte d’Ivoire a besoin d’environ 350 000 têtes de bétail, dont 120 000 pour le district d’Abidjan.
La production locale couvre environ 25 % des besoins nationaux, soit 87 500 têtes. Le reste, soit 75 %, provient principalement du Niger, du Mali et du Burkina Faso.
Le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du service civique, Mamadou Touré, appelle les médias ivoiriens à s’impliquer activement dans la réussite de la deuxième édition de la Foire nationale de l’emploi et du recrutement.
Prévue du 18 au 21 mai 2026 au Palais de la culture d’Abidjan-Treichville, cette initiative ambitionne de renforcer l’accès des jeunes aux opportunités professionnelles.
Le ministre a échangé, lundi 11 mai 2026, avec les responsables des organes de presse. Il a présenté les enjeux de cette édition et sollicité un partenariat renforcé avec les médias. Selon lui, l’objectif est de placer la question de l’emploi des jeunes au centre du débat national durant toute la semaine de l’événement.
81 000 opportunités d’emploi annoncées
Cette édition 2026 prévoit la mobilisation de 81 000 opportunités professionnelles. Elles se répartissent entre 31 000 emplois directs (CDI et CDD) et 50 000 stages d’immersion et jobs de vacances. Par ailleurs, une enveloppe de 3 milliards de francs CFA sera consacrée au financement de projets portés par les jeunes.
Le ministre a expliqué que la foire réunira l’ensemble des acteurs de l’écosystème de l’emploi. Les jeunes pourront rencontrer des structures de recrutement, des cabinets spécialisés et des services publics. Dans certains cas, les porteurs de projets pourront recevoir directement leurs financements sur place, grâce à la mobilisation des partenaires.
Des panels thématiques seront organisés avec des partenaires publics et privés. Ils porteront sur l’entrepreneuriat, l’emploi salarié et les défis de l’insertion professionnelle. L’édition 2026 accueillera également la République Démocratique du Congo comme pays invité d’honneur.
En retour, les responsables des médias ont salué l’initiative du ministre. Ils ont promis leur accompagnement tout en évoquant certaines contraintes opérationnelles. La première édition avait déjà mobilisé environ 50 000 jeunes et permis la création de nombreuses opportunités d’emploi et de financement de projets. Pour Mamadou Touré, cette foire doit aller au-delà d’un simple événement. Elle doit devenir un levier national de réflexion sur l’avenir professionnel des jeunes en Côte d’Ivoire.