La Côte d’Ivoire encadre fermement la campagne 2026 de l’anacarde. Le Conseil Coton Anacarde Karité a publié un communiqué rappelant les prix planchers obligatoires applicables à l’ensemble des acteurs de la filière, du producteur à l’exportateur.
Cette décision vise à garantir une rémunération minimale aux producteurs et à stabiliser un marché soumis aux fluctuations internationales.
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Quatre niveaux de prix fixés par les autorités
Le dispositif repose sur une grille à quatre paliers, selon les étapes de commercialisation :
Au niveau des champs, le prix plancher est fixé à 400 FCFA le kilogramme pour des noix bien séchées et triées.
Dans les magasins intérieurs, le tarif passe à 425 FCFA le kilogramme.
Pour les stocks entreposés en magasin usine, le prix est fixé à 454 FCFA.
Enfin, au niveau des magasins portuaires, dernière étape avant l’exportation, le kilogramme atteint 484 FCFA.
Cette hiérarchie tarifaire prend en compte les coûts des intermédiaires tout en sécurisant un revenu minimum pour les producteurs.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Les autorités préviennent les opérateurs, le respect de ces prix est obligatoire sur toute l’étendue du territoire. Tout contrevenant s’expose au retrait de son agrément, ainsi qu’à d’éventuelles poursuites judiciaires.
Pour renforcer le contrôle, le Conseil met à la disposition des acteurs de la filière la ligne de signalement 1690. Il mobilise également ses délégués régionaux pour recueillir les plaintes et surveiller les pratiques sur le terrain.
La loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 crée le Conseil Coton Anacarde Karité, un établissement public chargé de la régulation et du développement des filières coton, anacarde et karité. Dans ce cadre, la fixation de prix planchers constitue l’un de ses principaux leviers d’intervention.
Pour la campagne 2026, les autorités annoncent une application stricte des règles, dans une filière jugée stratégique pour l’économie et les exportations ivoiriennes.




